Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




13 mars 2019

Et si l'amour c'était aimer ? Fabcaro

Et si l'amour c'était d'aimer, FabcaroEt si l'amour c'était aimer ? est un album de Fabcaro paru en novembre 2017 aux éditions Six pieds sous terre.

Sandrine et Henri sont heureux et amoureux et rien ne semble pouvoir gâcher leur bonheur. Mais un jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, livreur de macédoine à domicile et chanteur d'un groupe de rock un brin ringard. Le bel équilibre de Sandrine et Henri est rompu... 

Quand on aime, on ne compte pas. Deux mercredis BD autour de Fabcaro, mais que voulez-vous, je suis fan. En ouvrant Et si l'amour c'était aimer ?, attendez-vous à un hommage vibrant aux romans photos, avec cucul et ridicule fournis ! L'intrigue est une romance mièvre à souhait qui n'échappe pas à l'humour féroce et l'ironie de l'auteur. La galerie de personnages fait penser à un feuilleton de série B tel Hélène et les garçons et enchaîne les absurderies. L'humour est présent quasi à chaque vignette, avec cette touche propre à Fabcaro, entre absurde, parodie et références aux 90's.  

Le trait de Fabcaro est plus travaillé et ressemble au genre parodié, le dessin en noir et blanc offrant un réalisme désuet aux personnages.   
J'ai ri du début à la fin, de ces répliques cinglantes ou naïves, de ces personnages caricaturaux, de ces références cachées. Du grand Fabcaro ! A lire sans hésiter et un auteur à découvrir de tout urgence pour ceux qui passent ici et qui ne l'auraient pas encore fait ! 

Planche 1 Planche 2

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Noukette qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

  

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [26] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,


09 février 2019

Sa majesté des fèves, Eve Borelli

Sa majesté des fèvesSa majesté des fèves est le dernier roman de la professeure de lettres Eve Borelli. Il est paru en janvier cette année aux éditions Mazarine. 

Lucien est le dernier fabricant de fèves en France. Lucien adore son métier : imaginer, sculpter, peindre ces petits personnages glissés dans les galettes des rois le rend heureux. Mais sa profession est en péril. La grande distribution a pris le dessus sur la vente de galettes et propose désormais des fèves bas de gamme et peu chères. Désespéré, Lucien doit en sus faire face à une rupture amoureuse. Heureusement, Cristalline, sa soeur championne de disque, arrive à sa rescousse. En parfaite grande soeur, elle vient sortir Lucien de sa torpeur et lui propose un projet insensé : aller implorer la grâce de la Reine d'Angleterre, grande amatrice de galette des rois, et lui demander de devenir le févier officiel de la Couronne. Lucien ne croit pas une seconde à la réussite de ce projet mais s'embarque avec Cristalline, Roméo, son fils de sept ans un peu déprimé, Micheline Ostermeyer, leur caniche un brin agressif. Et au hasard du covoiturage, ils rencontrent Maguelone, fraîchement séparée elle aussi, et Twix, un géant roux à qui il manque deux doigts. C'est parti pour une folle aventure ! 

J'avais envie de légèreté, pour commencer cette année, et ce roman a parfaitement rempli son office. L'intrigue se met en place avec fluidité. L'humour est omniprésent et les dialogues s'enchaînent avec une certaine répartie et beaucoup d'oralité. C'est vivant, dynamique et assez vraisemblable.     
La seconde partie du roman, qui se déroule à Londres, m'a davantage plu que la première, qui se centre sur le trajet en covoiturage et souffre parfois de longueurs, notamment dans les dialogues. Dès que le convoi a posé le pied à Londres, l'intrigue prend une autre tournure, un peu plus grave, et gagne en densité psychologique.      
La galerie de personnages est intéressante, chacun souffrant de ses blessures psychologiques et de son histoire, et nourrit l'intrigue. Un brin de suspense vient couronner le tout, Lucien et Cristalline se demandant ce que vient faire un géant roux un peu nerveux à Londres. Les suppositions vont bon train mais ils sont loin d'imaginer le dénouement !      
Bref, si vous avez envie d'un road-trip drôle et divertissant, léger et très rapide à lire, bercé par des personnages attachants et un brin fantasque, embarquez aux côtés de cette bande de joyeux drilles pour sauver le dernier févier français ! Un roman que je verrais bien adapté en pièce de théâtre, tant son texte se prête à la mise en scène. 

Un grand merci aux éditions Mazarine pour la découverte de ce roman qui m'a fait passer un agréable moment.

Logo Lecture feel good 2

Une chronique de soukee rangée dans Littérature française - Vos commentaires [8] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,

26 janvier 2019

Inspiration du jour : films feel good

Bonsoir à tous,

En ce froid et humide samedi de janvier, je voulais vous présenter deux films feel good, deux films que je regarde régulièrement et qui me donnent le sourire, pour des raisons différentes. Il s'agit de Mange, prie, aime et Bridget Jones.

Mange, prie, aime réalisé par Ryan Murphy (2010)

Adaptation cinématographique du témoignage d'Elizabeth Gilbert, Mange, prie, aime relate le parcours d'Elizabeth, qui, alors qu'elle a tout pour elle, décide de tout quitter. En pleine quête d'elle-même, elle décide de partir un an en voyage. D'abord en Italie, pour retrouver goût à la vie, puis en Inde, pour méditer et se nourrir de façon spirituelle, puis à Bali, pour gagner en sérénité.

Pourquoi ce film ? Parce que j'avais adoré le livre d'Elizabeth Gilbert et que lorsque j'ai découvert le film, j'ai plongé avec délice dans la quête introspective d'Elizabeth Gilbert. Les paysages sont magnifiques, tout comme les lumières, Julia Roberts est parfaite pour le rôle et le parcours d'Elizabeth me parle beaucoup. J'adore le regarder à intervalles réguliers, même si le film est moins dense que le livre. J'en ressors toujours avec le sourire et l'envie de profiter de ma vie comme je l'entends !

Le Journal de Bridget Jones réalisé par Sharon Maguire (2001)

Tout le monde connaît Bridget Jones, la trentenaire célibataire anglaise attachante, un brin alcoolique, un tantinet accro à la comfort food, entourée d'amis aussi barrés qu'elle. En quête du grand amour, Bridget s'est amourachée de son patron, Daniel Cleaver, l'archétype de l'enfoiré affectif, tandis que dans les parages rôde Marc Darcy, le fils des amis de ses parents, un avocat bien sous tout rapport, lisse et rempli de valeurs.

Pourquoi ce film ? J'ai découvert le roman d'Helen Fielding - adaptation de ses chroniques  parues dans The Daily Telegraph entre 1995 et 1996 - lorsque j'étais au lycée. Et dès que l'adaptation est sortie au cinéma, je me suis précipitée pour la voir. Depuis, il ne se passe pas une année sans que je regarde avec tendresse les aventures de cette gaffeuse invétérée, maladroite et si attachante. L'humour british est excellent, la romance prévisible mais bien traitée, le casting parfait - Renée Zellweger, Hufg Grant et Colin Firth - et l'ensemble fonctionne à merveille. Dès que je lance ce film, je sais que je vais passer un bon moment, rire et m'attendrir. Bref, le feel good par excellence pour moi !  

Jour 26 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

      

Films feel good

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [10] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , ,

16 janvier 2019

Literary life : scènes de la vie littéraire, Posy Simmonds

Literary lifeLiterary life est un one shot de la dessinatrice de presse et écrivaine britannique Posy Simmonds. Il est paru en 2014 aux éditions Denoël.

Parues sous forme de chroniques hebdomadaires dans The Gardian Review entre 2001 et 2005, ces 90 planches croquent avec un humour acerbe la vie littéraire anglaise du début du XXIe siècle. Posy Simmonds dévoile les coulisses de ce monde singulier, où derrière une oeuvre se cache un écrivain, un humain à l'ego parfois surdimensionné, mal placé, blessé, et en proie aux affres du commerce de son art.

Entre Posy Simmonds et moi, c'est une grande histoire d'amour, unilatérale, certes, mais non moins grande. J'avais découvert la britannique avec sa réécriture de Flaubert, Gemma Bovery, puis étais tombée sous le charme quelques temps après de Tamara Drewe et sa critique sociale acerbe autant que fine. J'étais donc très enthousiaste à l'idée de découvrir ces chroniques sur le monde littéraire.   
Et je n'ai pas été déçue par ses planches truculentes qui croquent sans filtre le monde littéraire. Posy Simmonds n'épargne personne, ni les auteurs, ni les éditeurs, pas même les attachés de presse ou les libraires, et tout ce beau monde en prend pour son grade et se voit épinglé avec un humour féroce. Les jalousies entre auteurs, les egos surdimensionnés, les sourires de façade lors des signatures, Posy Simmonds nous livre l'envers du décor de ce monde auquel elle appartient 
avec humour et sans fard.    
Le dessin est simple, souvent en noir et blanc, parfois en couleurs, et chaque planche nous livre une réflexion hebdomadaire de la britannique sur l'univers dont elle fait partie. Un peu à la manière du photographe Martin Parr et de ses séries documentaires souvent ironiques sur ses concitoyens, Posy Simmonds nous offre une belle plongée dans la vie littéraire en général, anglaise en particulier. Pas forcément l'album le plus facile d'accès de la britannique mais une bonne critique sociale à l'humour féroce. J'adore !

Planche 3Planche 2

Planche 1

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Stephie qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

 

Jour 16 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [30] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , ,

14 novembre 2018

Blog : L'union fait la force, Maliki

Maliki BlogBlog : L'union fait la force est un album regroupant les strips parus durant un an sur le site maliki.com. A l'origine du phénomène Maliki, Souillon, son dessinateur et scénariste et Becky, son bras droit, qui l'aide dans l'aspect virtuel et communicationnel. 

Retrouvez dans ces 304 pages Maliki, la jeune dessinatrice aux cheveux roses, et tout son univers : Becky, son amoureuse, Fang, l'adolescente chinoise qu'elle héberge, Fénimale, la fée de l'écologie qui lui donne des conseils pour la planète, ses chats, ses poules. Dans son petit village breton, Maliki a toujours une anecdote à raconter, qu'il s'agisse des aventures de ses poules, de ses séances de dédicaces incongrues, de ses chats et leurs petites habitudes, tout prend vie sous le stylo de Maliki ! 

Je crois que de moi-même, je ne serais pas allée vers Maliki. Trop girlie, trop manga, trop enfantin, je ne sais pas vraiment, mais je crois que j'aurais passé mon chemin sans me poser trop de question. Et ça aurait été une erreur. Celui qui m'a offert cet album me connaît bien, et il avait raison quand il m'a assuré que je serai séduite par la fraîcheur de ses strips, ses valeurs écologiques et son humour.      
Financé grâce à une campagne Ulule, cet album - et les goodies l'accompagnant - et tout d'abord un bel objet, un livre épais et facile à transporter pour se régaler n'importe où des histoires de Maliki.      
Tour à tour humoristiques, graves, fantastiques ou réalistes, les strips se suivent et ne se ressemblent pas, leur point commun étant la fantaisie et le côté pétillant de l'héroïne.           
En partie autobiographique, l'album intègre notamment des photos du voyage de Maliki en Thaïlande sous la forme d'un carnet de voyage hybride, entre BD et photos.     
Le dessin, numérique, est fin et soigné. Les rares expériences que j'avais eues de dessin numérique m'avaient laissé une impression en demi-teinte. J'avais trouvé une certaine froideur à l'ensemble. Ce n'est pas le cas ici, le travail sur les couleurs et les ombres étant particulièrement soigné.           
Personnages attachants, réflexions sociétales, histoires émouvantes (notamment celles liées aux chats que Maliki et Becky sauvent), humour décapant, cet album a su me séduire au-delà de ce que j'imaginais et casser mes représentations. C'est bien simple : je l'ai ouvert un soir, et happée par cet univers mignon et positif, je n'ai pas pu reposer l'album avant de l'avoir complètement dévoré. Merci à mon partner in crime pour ce joli cadeau !

 Strip 1  Strip 2

Strip 3   Strip 4

 

Une interview de Becky et Souillon, le tandem à l'origine de Maliki 

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Noukette qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [38] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , ,


08 novembre 2018

Le protectorat de l'ombrelle T.3 Sans honte, Gail Carriger

Sans honte, Gail CarrigerSans  honte est le troisième tome de la série Le Protectorat de l'ombrelle, imaginée par l'archéologue et romancière américaine Gail Carriger, nom de plume de Tofa Borregaard. Il est paru en 2012 dans la collection Orbit de Calmann Levy.

Enceinte et accusée d'adultère par son mari, Lord Maccon, Alexia est repartie vivre chez ses parents. La jeune paranaturelle ne bénéficie d'aucun soutien pour l'aider à prouver que sa grossesse avec son loup-garou de mari est possible. Exclue du Cabinet Fantôme par la Reine Victoria et délaissée par son ami le vampire Lord Akeldama, Alexia s'aperçoit rapidement qu'elle est la cible des vampires londonniens. Ceux-ci ont juré sa mort. Elle décide donc de fuir en Italie accompagnée de Mme Lefoux, une inventrice française et Floote, le fidèle serviteur familial, pour trouver de l'aide auprès des Templiers. 

S'il y a bien un moment de l'année où j'aime lire de la bit lit, c'est bien la période d'Halloween. Et cette série, découverte il y a deux ans, me ravit à chaque fois ! Cette année, c'est le tome 3 que j'ai découvert, et comme pour les précédents, la magie a opéré.     
L'intrigue est toujours bien ficelée, rythmée et cohérente, et les personnages gagnent en épaisseur psychologique. Après l'Ecosse, c'est en Italie que se déplacent l'héroïne et sa petite troupe, et la dolce vita et ses douceurs culinaires vont rapidement ravir leurs papilles. 
Ne cherchez pas de la grande littérature ici, vous vous en doutez, mais plutôt un divertissement plaisant, rondement mené, au rythme trépidant. L'écriture de Gail Carriger, assez cinématographique, fait ressembler le roman à un film d'aventure enchaînant batailles et péripéties. L'humour est toujours présent, offrant à l'ensemble une ambiance particulière.     
Je ne vais pas vous cacher que ce n'est d'ordinaire pas mon genre de lecture, mais je me glisse toujours avec plaisir dans cette intrigue mêlant steampunk, aventure, romance et fantastique. Une lecture détente parfaite pour cette période de l'année ! J'hésite même à enchaîner sur le tome 4 dans la foulée, c'est dire... 

Mon avis sur les deux premiers tomes 

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle*) Sans forme (Le protectorat de l'ombrelle**)

Challenge Halloween 2018, Halloween, logo   Logo Pumpkin Autumn Challenge

Une chronique de soukee rangée dans Littérature américaine - Vos commentaires [8] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , , , ,

17 octobre 2018

Edmond, Léonard Chemineau d'après la pièce d'Alexis Michalik

EdmondEdmond est un one-shot de Léonard Chemineau d'après la pièce éponyme d'Alexis Michalik. Il paraît aujourd'hui aux éditions Rue de Sèvres. 

Paris, décembre 1897. Edmond Rostand a vingt-neuf ans et à son actif des pièces d'un autre temps qui ne ravissent plus les foules. Presque ruiné, il essuie un nouvel échec avec La Princesse lointaine, dans laquelle Sarah Bernhardt tient le rôle-titre. Alors que ses dettes l'assaillent, Edmond tente le tout pour le tout : convaincre l'acteur en vogue Constant Coquelin de jouer dans sa future pièce. Une pièce novatrice, loin de ce qu'il a écrit avant : une comédie en vers. Coquelin s'emballe, veut la monter en trois semaines. Mais Edmond ne l'a pas encore écrite. C'est une véritable course à l'inspiration qui commence alors pour Edmond, pour sauver sa réputation, sa famille mais aussi sa pièce à laquelle peu croient et qui deviendra pourtant la pièce la plus jouée du répertoire français. 

Genèse de l'écriture de Cyrano de Bergerac, Edmond est véritablement un petit bijou ! La pièce, récompensée par cinq Molières, me tentait déjà terriblement (j'avais adoré Le Porteur d'Histoire d'Alexis Michalik) mais la découvrir adaptée par Léonard Chemineau (dont j'avais admiré le travail sur Le Travailleur de la nuit) fut une excellente surprise  
Chemineau et Michalik ont travaillé main dans la main pour cette adaptation en BD et le résultat est des plus réussis. Le scénario est fluide, la narration bien construite et la plongée dans le Paris de la fin du XIXe ébouriffante. Dur dur de vivre de sa plume quand les critiques sont assassins et que le public ne pardonne pas, que les créanciers frappent aux portes à toute heure du jour et de la nuit et que les comédiens sont capricieux, que les délais sont très courts et que l'inspiration n'est point ! Mais Edmond va surmonter ces épreuves pour écrire en un temps record - Alexis Michalik imagine ce fait là - une pièce qui marquera à jamais le paysage théâtral français.   
La galerie de personnages est diablement réussie - du meilleur ami au coeur brisé à l'épouse en proie au doute en passant par la comédienne capricieuse ou les créanciers tenanciers d'un lupanar - et drôle à souhait, le tout s'enthousiasmant dans un joyeux bordel au rythme d'Edmond et de sa pièce. Les visages sont soignées, les décors de la Belle Époque aussi et l'ensemble participe à cette immersion temporelle des plus délicieuses.  
Le rythme de l'intrigue, enfin, ne laisse pas une seconde de répit au lecteur. Un album qui se dévore d'une traite, émouvant, drôle, historiquement intéressant et à l'intrigue trépidante. Une réussite totale ! J'ai hâte de découvrir l'adaptation ciné de la pièce qui sort en janvier. 

Planche 1Planche 2

Planche 3Planche 4

Un grand merci aux Éditions Rue de Sèvres pour la découverte de cet album ! 

  

Je ne résiste pas à vous mettre la bande-annonce du spectable d'Alexis Michalik 

(en espérant pouvoir le découvrir à Metz bientôt !) 

 La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles ! 

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [30] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , ,

20 septembre 2018

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puertolas

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IkeaL'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea est le premier roman publié par Romain Puertolas. Il est paru en 2013 aux éditions Le Dilettante. 

Ajatashatru Lavash Patel est un escroc fakir venu chercher en France un nouveau lit à clous chez le géant du meuble suédois. Malheureusement pour lui, il se retrouve rapidement coincé dans une armoire et baladé de pays en pays, au gré de la marchandise. Clandestin involontaire, il rencontrera de vrais clandestins soudanais qui fuient leur pays, une belle parisienne qui fera chavirer son coeur, un chauffeur de taxi furieux d'avoir été arnaqué, et du Royaume-Uni à l'Espagne en passant par la Lybie, Ajatashatru Lavash Patel vivra de rocambolesques aventures. 

J'ai tourné autour de ce roman un moment avant de décider d'en écouter sa version audio, lue par Dominique Pinon. Rocambolesque est bien le terme qui définit cette épopée drôle et loufoque. L'intrigue à tiroirs fait penser aux aventures de Jules Verne, le personnage d'Ajatashatru Lavash Patel étant empreint d'un humour féroce et d'une candeur très fraîche. C'est léger et drôle, avec une réflexion sur la condition de clandestin (l'auteur faisant lui-même partie de la police aux frontières) mais je n'ai pas pris un plaisir immense à écouter les tribulations de cet indien malchanceux. A tel point que je passe sans problème à côté de son adaptation ciné, sortie en mai cette année. 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature française - Vos commentaires [6] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,

19 septembre 2018

L'étrange boutique de Miss Potimary T.1 La boîte à secrets, Ingrid Chabbert et Séverine Lefèbvre

Etrange boutique de Miss Potimary

La boîte à secrets est le premier tome de la série L'étrange boutique de Miss Potimary imaginé par Ingrid Chabbert et mis en dessins par Séverine Lefèbvre. Il est paru en janvier 2017 aux éditions Jungle !

Pour ses neufs ans, Betty reçoit un peu d'argent pour s'offrir ce qu'elle souhaite. La petite fille part alors se promener dans les rues de son village lorsqu'elle découvre une boutique qu'elle n'avait jamais remarquée. Au milieu des divers objets qui s'entassent jusqu'au plafond, Betty repère une magnifique boîte à secrets japonaise. Mais lorsqu'elle veut se l'offrir, Miss Potimary, la propriétaire de la boutique, la met en garde. La boîte serait magique et personne n'en connaît les conséquences. Betty décide néanmoins de l'acheter et s'affaire à en découvrir le secret. Alors qu'elle s'endort le soir-même, la boîte s'ouvre et transporte Betty dans un voyage dans le temps !

Besoin de douceur ? Terminus, tout le monde descend ! Quelle mignonnerie cette BD ! Je l'avais découverte chez Lasardine il y a quelques mois, lors d'un rendez-vous BD, et l'avais trouvée à la médiathèque dans la foulée. Voilà une lecture toute douce qui vous replongera en enfance et vous fera vivre d'amusantes aventures avec son personnage attachant. L'intrigue fondée sur une quête initiatique entraîne la petite Betty trente ans en arrière et regorge de suspense et de rebondissements. Ce premier tome pose les bases de la série qui s'annonce réjouissante et positive.  
Les dessins tout ronds de Séverine Lefèbvre offrent à l'ensemble un côté doux et chaleureux. Il est bien agréable de se plonger dans ces pages. Betty est un personnage débrouillard et intrépide et c'est accompagnée de Dare-Dare, sa souris de compagnie, que la fillette va vivre de joyeuses aventures. A mettre entre les mains de plus jeunes, pour le côté magique et aventurier, et les moins jeunes pour le côté léger et agréable. Allez, je vous l'avoue, j'aurais adoré le découvrir vers 9-10 ans et recopier ces dessins absolument fabuleux (Lasardine leur trouve des accointances avec le trait de Tim Burton et je la rejoins sur cette idée). 

Planche 1 Planche 2

 Planche 3Planche 4

 La BD de la semaine

Cette semaine chez Noukette !

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [44] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,

05 septembre 2018

Mamette T.1 Anges et pigeons, Nob

Mamette 1

C'est l'heure de la reprise de la BD de la semaine et c'est avec cet album tout doux que je la fais. Mamette est une série d'albums jeunesse de Nob éditée par Glénat. Le premier tome, Anges et pigeons, est paru en 2006.

Mamette est retraitée, trésorière du club des seniors et pleine d'énergie. Haute comme trois pommes, avec son petit chignon, c'est une douce grand-mère, veuve de son Jacques dont elle aime aller fleurir la tombe, très gourmande et joyeuse. Loin des plaintes des retraités qu'elle côtoie parfois, Mamette s'entoure de ses copines pour boire un peu de champagne, déguster un gâteau maison (et qu'importe le diabète !) et refaire le monde. Parce que le monde d'aujourd'hui est bruyant, fatiguant et parfois incompréhensible pour les trois compères. Et le jour où Mamette doit garder Maxou, six ans, son quotidien est bouleversé.

Cela fait longtemps que je lorgne sur cette petite série jeunesse, attirée par la petite grand-mère en couverture, promesse d'une lecture douce et drôle. Je n'ai pas été déçue par ce premier tome, fidèle à cette promesse. Loin des Vieux fourneaux, à l'humour caustique et bien réaliste sur la question de la vieillesse, Mamette dresse plutôt un monde idéal de personnes âgées, dans lesquelles les questions essentielles consistent à savoir s'il faut ou non réintégrer le Monopoly aux activités du mercredi.
Drôle, attachant, léger, ce premier tome est promesse d'une série doudou qui donne le sourire à partir de situations du quotidien.

Planche 1

Planche 2

La BD de la semaine

Cette semaine chez Moka

 

Challenge Feel good

 

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [46] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,