Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

21 février 2011

Les Aigles de Rome livre 1, Marini

aiglesJe vous avais dit dans ce billet sur Murena que j'avais très envie de découvrir une autre série de BD se passant au temps de l'Antiquité romaine : Les Aigles de Rome. C'est chose faite avec le premier tome.

Nous sommes en 9 av. J.C. L'Empire romain vient de soumettre les tribus germaniques. Des jeunes princes issus de familles nobles sont faits prisonniers et donnés à Rome. Parmi eux, Ermanamer.
Éduqué en bon romain par Titus Valerius, un ancien militaire, le jeune Ermanamer se heurte très vite à Marcus, le fils de ce dernier, du même âge que lui. Malgré les  fréquentes disputes, les années passent et les deux jeunes hommes deviennent vite inséparables...

jpg_aiglesderome_t1_08Si les illustrations m'ont véritablement charmée, j'avoue ne pas avoir été complètement conquise par cette BD.
L'Histoire de Rome est complètement secondaire et ce premier tome n'est finalement consacré qu'à la rencontre entre les deux personnages principaux, Ermanamer et Marcus, et à la naissance de leur amitié. L'auteur ne donne nullement à voir des événements historiques ni un quelconque aperçu de la période historique.

De plus, ce qui m'a vraiment gênée et qui ne m'a pas permis de m'immerger complètement dans cette période, c'est l'usage des insultes et autres gros mots actuels à quasiment toutes les pages. Loin d'être facilement impressionnable à ce niveau là (je côtoie des ado à longueur de journée, les insultes font donc partie de mon quotidien), j'ai trouvé ce choix linguistique totalement inapproprié au contexte de la série.
Si les Romains usaient certainement de gros mots et pouvaient être vulgaires, ils le faisaient dans leur langue, en latin donc, et ne se traitaient pas de "connard" à tout bout de champ... C'est vraiment dommage car ces anachronismes linguistiques apparaissent dès le début de la BD et sont si fréquents qu'ils ont vraiment gâché  ma découverte de celle-ci...

J'ai finalement eu l'impression de lire une BD contemporaine relatant une amitié entre deux adolescents, saupoudré d'uLogo_1n décor de Rome antique...
Je ne sais pas encore si je vais poursuivre ma découverte de la série... Quelqu'un connait-il cette BD et peut-il me dire ce qu'il en est du deuxième tome ?
J'inscris cette lecture comme septième participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

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06 février 2011

Murena T.2 De sable et de sang, Dufaux, Delaby

9782871291732FSJ'ai découvert la série Murena il y a quelques temps et j'avais été charmée par cette histoire de l'antiquité romaine retranscrite en BD.  Alors que le tome 8 est paru en novembre, je poursuis de mon côté mon petit bonhomme de chemin avec la lecture du deuxième opus, De sable et de sang.

Nous sommes en 54 av. J.C. L'empereur Claude vient de mourir empoisonné. Néron, nommé nouvel empereur, s'éprend d'une jeune esclave mais s'attire les foudres du jeune Pallus, lui aussi sous le charme de la belle. Pour se venger de Néron, ce dernier transmet à Britannicus, le fils du défunt empereur, un document attestant la volonté de Claude de répudier Néron et faire accéder Britannicus au trône. Aux intrigues politiques se nouent peu à peu les histoires personnelles des personnages...

Je suis encore une fois tombée sous le charme de cette BD historique ! Porté par des illustrations au réalisme surprenant, ce deuxième opus plonge le lecteur dans les méandres du pouvoir et les affres de la politique de cette époque, le tout sans être ronflant ni encyclopédique. Chapeau !
Très fidèle historiquement, cette BD permet d'appréhender la Rome antique sous un autre angle, voire de la découvrir pour ceux qui connaissent peu cette époque.
Pour ma part je suis conquise et poursuis ma lecture avec le troisième tome,  La meilleure des mères.
aigles
Mais Murena n'est pas la seule BD consacrée à l'histoire de l'antiquité romaine. Les Aigles de Rome est une autre série de BD (en 2 tomes pour
59955902_p l'instant) qui s'intéresse à la Rome d'Auguste, au 1er siècle av. J.C.  Je vais succomber je crois...

Et voici ma sixième participation au Défi Au cœur de la Rome Antique. Les avis de petite noisette  et cl!ne sur ce tome, très enthousiastes aussi !

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15 décembre 2010

La Tour noire, Louis Bayard

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Présenté comme " le meilleur thriller de l'année " par le Washington Post et encensé par la critique Outre-Atlantique, La Tour noire est le second roman du journaliste américain Louis Bayard publié en France.

Paris, 1818. Hector Carpentier, étudiant en médecine, est accusé du meurtre d'un homme qu'il n'a jamais vu. Dans la poche de la victime, le nom et l'adresse du jeune étudiant sont inscrits sur un papier. Appréhendé par le célèbre Vidocq, le jeune homme est embarqué  à son insu dans une intrigue politique haletante. Alors que le contexte politique et social du pays est trouble, certains semblent douter du décès du Dauphin, Louis XVIII, à la prison du Temple...

Cette lecture m'a déroutée dès les premières pages par son style. A mi-chemin entre le témoignage et la confession, le début du roman m'a vraiment surprise. Le narrateur - Hector Carpentier - s'adresse directement au lecteur, procédé que je déteste, tant il empêche de s'immerger complètement dans l'intrigue. Le héros raconte donc son histoire à un "vous" qui n'est autre que le lecteur. Le roman alterne entre cette confession du héros et un autre narrateur (dont on apprend au fil de la lecture l'identité) qui relate les conditions d'un détenu dans une prison.

Passé cette première impression peu encourageante, j'ai été agréablement surprise par cette lecture. Car malgré cet effet de style qui m'a dérangée, je suis néanmoins rentrée dans ce roman tant l'auteur déploie de connaissances intéressantes sur cette période. A partir d'un point trouble de l'Histoire - la mort présumée du jeune Dauphin dans sa geôle sans que l'on ait retrouvé sa dépouille - Louis Bayard brode une fiction haletante au rythme trépidant. L'intrigue est bien construite, les personnages  sont certes peu esquissés mais sans être caricaturaux (notamment Vidocq) et le rythme rapide. Malgré une fin un peu rocambolesque et qui aurait mérité, peut-être, un développement plus important, j'ai passé un bon moment avec ce roman.

Je remercie 53811911_p et Les Éditions Le Cherche-midi pour cette lecture reçue dans le cadre d'un partenariat

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03 novembre 2010

Souper mortel aux étuves, Michèle Barrière

souper_mortel_aux_etuvesDeuxième roman noir et gastronomique écrit par Michèle Barrière, Souper mortel aux étuves est ma quatrième lecture de cette auteure, après Meurtre à la pomme d'or, Meurtre au Potager du Roy et Natures mortes au Vatican.

Paris, 1393. Alors que son mari vient de se faire assassiner dans de glauques étuves - lieu de plaisir et de luxure - la jeune Constance décide de tout mettre en œuvre pour démasquer le meurtrier.
Pour mener à bien son projet, la jeune femme décide de se faire engager aux cuisines des étuves. Sur la piste des faux-monnayeurs sur lesquels enquêtait son mari, Constance va redoubler d'effort pour ressembler à une innocente et pauvre cuisinière. Mais elle n'est pas au bout de ses surprises ! Dans ce lieu de débauche où le sexe et l'argent sont rois, l'ingénue jeune femme va faire des découvertes qu'elle n'est pas prête d'oublier..

Encore une fois, j'ai été transportée dans l'univers décrit avec brio par Michèle Barrière. Ses connaissances sur Paris au Moyen Age (et sur Bruges aussi...), permettent au lecteur de s'immerger complètement dans les mœurs et la vie quotidienne de ses personnages.
J'ai appris ainsi (honte à moi !) que l'eau n'avait pas encore cette malheureuse réputation que le siècle des Lumières lui a attribuée - celle de transmettre tous les maux - et qu'il n'était pas rare de se laver à Paris, en ce XIVe siècle (d'où les étuves, plus ou moins bien famées).
La gastronomie tient bien entendu une place de choix dans cette nouvelle intrigue très bien ficelée et nous permet d'avoir un bel aperçu des traditions culinaires de cette époque. Le personnage de Constance, novice en cuisine, permet à Michèle Barrière de nous introniser dans le milieu culinaire de cette fin du XIVe. Entre blanc-manger et dariole, j'ai salivé au fil des pages...
On apprend aussi quelques mots disparus aujourd'hui, comme "boutonner" qui signifie "piquer de clous de girofles", "parboulir" qui désigne le fait de "faire bouillir un court instant la viande avant de la rôtir", "détremper" qui est un synonyme de "mouiller avec du vin ou du verjus" et "souffire" qui renvoie à une cuisson douce dans de l'huile ou du saindoux.
Un rythme rapide, une intrigue très bien menée et une ambiance moite à souhait dans ces étuves, font de Souper mortel aux étuves
un roman très agréable à lire !
Le cahier de recettes médiévales à la toute fin, ainsi que les détails sur chacune des catégories d'aliments complètent une lecture fort instructive (on apprend ainsi que les légumes avaient la réputation de transmettre des maladies car ils venaient de la terre ou encore que le bœuf n'avait pas le droit de cité sur les tables dans la mesure où il était considéré comme un outil de travail pour le transport et l'agriculture).

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J'ai fait cette lecture dans le cadre du Challenge Juste pour Lire de Mylène. Je l'ai lu, entre autres, durant deux de mes sessions de lecture de 3 heures (comme annoncé ici).



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12 octobre 2010

Le Projet Bleiberg, David S. Khara

couv_4Il ne m'aura fallu qu'une après-midi pour dévorer le nouveau roman de David S. Khara (qui nous avait alléchés lors de ma petite interview du 10 septembre...), le tant attendu Projet Bleiberg. Et le résultat dépasse de loin ce que j'imaginais !

Jeremy Novacek est un jeune trader New Yorkais alcoolique et dépressif. Un matin, après un ultime réveil rendu difficile par l'alcool, il reçoit la visite de deux émissaires de l'armée venus lui annoncer le décès de son père, ancien pilote de l'US Air Force dont il n'a plus eu de nouvelles depuis sa plus tendre enfance. Parti annoncer cette triste nouvelle à sa mère dans la maison de santé où elle perd peu à peu l'esprit, le jeune homme se retrouve en possession d'une étrange clé marquée d'une croix gammée.
Entre passé et présent, Histoire et actualité, Jeremy va tenter de comprendre pourquoi son père a mystérieusement disparu quand il était jeune et ce qu'il avait découvert lors de la Seconde Guerre mondiale, qui pourrait menacer l'Humanité actuelle.

Bien loin de son premier roman, Les Vestiges de l'Aube, qui traitait de vampires, David S. Khara nous entraîne avec ce nouveau roman dans une histoire palpitante servie par un rythme trépidant. Aucun temps mort dans l'action, les événements s'enchaînent à une vitesse vertigineuse, ne laissant au lecteur que peu de temps pour les assimiler. La psychologie de ses personnages est fine et vraisemblable et permet une identification certaine.
Encore une fois, David S. Khara fonde son intrigue sur une réalité historique qu'il teinte brillamment de fiction (c'est même précisé en préambule, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'aller vérifier au cours de ma lecture si certains personnages étaient fictifs ou non...) A partir de cette période noire de l'Histoire, la Seconde Guerre mondiale, il brode une fiction à la fois effrayante et pourtant réaliste, à la lumière de la folie humaine. Je ne serai pas plus prolixe pour ne pas dévoiler la clé de cette intrigue.

Bref, une excellente lecture qui m'a plongée au cœur des services secrets et des machinations  pol
iSans_titre_2tiques et idéologiques, le tout teinté d'humour ! Quoi de plus mérité que le titre de treizième coup de cœur de cette belle année 2010 ?
Merci David S. Khara pour ce roman (au sens propre comme au figuré...),  merci de m'avoir permis de le découvrir au plus vite. Continue de nous faire rêver avec ta plume si fine et tes intrigues toujours bien menées.

"Dans cet univers absurde, l'ignorance protégeait le sommeil et prolongeait l'espérance de vie." (p.11)

"Prenons un shaker. Versons-y une pointe d'Air Force, une lampée de CIA, deux doigts de Suisse et un zeste de Nazi. On obtient un cocktail que je suis curieux de goûter." (p.43-44)


Pour la plaisir, je vous remets la bande-annonce de ce roman :

                           


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29 septembre 2010

Rentrée littéraire #2 Quand blanchit le monde, Kamila Shamsie

9782283024454FSDeuxième roman reçu cet été dans le cadre de la sélection adhérents Fnac, Quand blanchit le monde est le cinquième roman de l'écrivaine Kamila Shamsie, et a été finaliste du prix Orange en 2009 en Grande-Bretagne.
Exceptionnellement, je cède la place aux éditions Buchet Chastel pour le résumé de ce roman :

"Quand le 9 août 1945 au matin, Hiroko Tanaka sort sur sa terrasse en kimono aux motifs d'oiseaux, elle est enivrée par le bleu du ciel de Nagasaki, son coeur bat à tout rompre. Sur ses lèvres, elle a encore l'empreinte de celles de Konrad Weiss, son amant allemand, et à ses oreilles résonne toujours sa demande en mariage. Mais, à peine née, leur histoire s'achève déjà.
Car, d'un coup, le monde blanchit... Contrairement à Konrad, Hiroko survit à la bombe atomique, et les graves brûlures sur son dos prennent alors la forme de grands oiseaux noirs qui lui rappelleront toute sa vie ce qu'elle a perdu..."

Roman fleuve s'il en est, Quand blanchit le monde est un livre dont on ne sort pas indemne. Je l'avais sélectionné pour qu'il fasse partie de la sélection des adhérents de la Fnac, mais d'autres ont eu ce privilège à sa place. C'est bien dommage...
D'une écriture poignante, Kamila Shamsie nous entraîne dans le sillage de ses personnages, au gré des pays et des époques, chacune apportant son lot de tragédies intimes et de joies partagées.
Très dense, ce roman est absolument bouleversant tant dans son intrigue que dans la façon dont l'auteure la relate. On tourne les pages en retenant se respiration, en priant à chaque instant que les personnages soient épargnés et leurs souffrances amoindries.
Je ne vous le cacherai pas, c'est un roman qui peut parfois être dur car les sujets abordés sont à la fois actuels et universels car historiques et nous atteignent de plein fouet sans prévenir. Mais quel plaisir ! Quelle force ! Quelle poésie au détour de chacune de ces pages !
Du Japon à l'Inde en passant par les États-Unis et l'Afghanistan, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, l'intrigue se déroule avec fougue sous nos yeux, riche en détails sur chacun de ces pays et leurs traditions.
Que dire de plus si ce n'est que ce roman est une excellente découverte à laquelle je ne me serais peut-être pas intéressée au détour d'un rayon ?

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21 septembre 2010

Soie, Alessandro Baricco

9782226088819FSCela faisait longtemps que je voulais lire ce court roman d'Alessandro Baricco, publié pour la première fois en France en 1997. Après avoir longuement réfléchi, j'ai décidé de le classer non pas en littérature italienne (où il aurait tout à fait sa place) mais en littérature japonaise, même si l'appellation"littérature sur le Japon" serait plus appropriée (mais dans ce cas là, je ne m'en sortirai pas des catégories !)

1861. Hervé Joncour s'occupe d'acheter et de vendre des vers à soie pour les filatures du petit village de Sud de la France où il vit, paisiblement, avec son épouse.
Alors qu'il commerce d'ordinaire avec des pays méditerranéens, cette année, une dramatique épidémie s'abat sur les vers à soie et leurs précieux œufs.
Pour sauver son village de la ruine, Hervé s'embarque pour le Japon, où, dit-on, les vers à soie sont saufs.
Une fois là-bas, il fait la rencontre d'une jeune occidentale envoûtante...

Qu'il est difficile de ne pas en dire trop ! La longueur de ce roman ne me permet pas de développer outre mesure son intrigue, sous peine d'en dévoiler ce qui fait son essence.
Je vais donc rester évasive, et vous parler plutôt des sensations que j'ai éprouvées durant cette lecture. Beaucoup de plaisir, déjà, à la découverte de la plume de Barrico, imagée et poétique à souhait. Un sentiment bizarre d'immersion totale dans cette intrigue dramatique empreinte de poésie.
Malgré les 120 pages de son roman, Alessandro Baricco nous entraîne dans un univers de lenteur où certains gestes sont décortiqués à l'extrême. Paradoxalement, les années passent rapidement, rythmées par certaines répétitions, tant dans l'intrigue que dans la narration... Je n'en dirai pas plus !
Se plonger dans ce roman c'est comme embarquer avec Hervé Joncour pour le Japon, contrée inconnue et ô combien source de fantasmes au XIXe.
Petit florilège des citations qui m'ont marquée :

"On était en 1861. Flaubert écrivait Salammbô, l'éclairage électrique n'était encore qu'une hypothèse et Abraham Lincoln, de l'autre côté de l'Océan, livrait une guerre dont il ne verrait pas la fin." (p.7)

"Elle pleuvait, sa vie, devant ses yeux, spectacle tranquille." (p.36)

"Elle gardait les lèvres entrouvertes, on aurait dit la préhistoire d'un sourire." (p.53)

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27 août 2010

La samba des Marquises, Muriel Bloch et Marie-Pierre Farkas

sambaDernier tome de la série des Marquises, La Samba des Marquises nous entraîne sur les traces du Jazz et de la samba, entre Paris et Rio...

Oscar, devenu journaliste au Chicago Defender,  décide de tenter sa chance au Brésil. Il part avec Flo, sa fiancée, qui espère retrouver là-bas sa mère, qu’elle n’a jamais connue. Elle a pour cela peu d’indices... seul un précieux collier pourra peut-être la guider jusqu’à elle... Quant à Oscar, c’est sur les traces du fameux bandit Lampião qu’il se lance. Mais cette enquête va lui faire courir bien des risques...

D'une lecture beaucoup plus rapide que les précédents tomes, La samba des Marquises n'a pas su me conquérir comme les deux premiers opus... Il manque de la fraîcheur et de l'originalité dans ce titre, qui semble être le prolongement des deux premiers tomes mais sans les recherches et les précisions de ces derniers.
L'histoire d'un courant musical, extrêmement bien décrit dans Le souffle des Marquises et originalité de cette série, est ici esquissée trop rapidement et souvent noyée dans une intrigue facile et prévisible. La fiction prend  trop le pas sur l'Histoire pour permettre au lecteur d'en savoir un peu plus sur  le Brésil à cette époque, contrairement aux précédents tomes.
Si on retrouve avec plaisir Oscar, le petit fils d'Éléonore, héroïne du premier opus,  je n'ai malheureusement pas réussi à trouver attachant ce personnage, ni sa compagne, Flo, leur trouvant une psychologie stéréotypée trop vite esquissée.
challenge-Des-notes-et-des-mots-4Bref, une lecture qui ne m'a pas vraiment conquise ni donné l'envie de danser la samba ou la capoeira. C'est bien dommage car la série avait très bien commencé à mon goût... Je l'inscris de façon rétroactive au Challenge Des notes et des mots d'Anne.
Je tiens néanmoins à remercier Camille Wilmot  et les éditions naive pour leur collaboration et l'envoi de ce troisième tome de la série des Marquises. 


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12 juillet 2010

Les fables de sang, Arnaud Delalande

9782253128861FSJe poursuis mes lectures autour de Versailles (la troisième depuis quelques semaines !) avec Les fables de sang, le sixième roman d'Arnaud Delalande.

Versailles, 1774. Louis XV se meurt tandis que son petit-fils s'apprête à monter sur le trône. Pietro Viravolta de Lansal, agent secret de Sa Majesté,  protège la couronne et la monarchie. Lorsqu'une fable de La Fontaine lui parvient personnellement, illustrant un crime atroce, Viravolta est sur ses gardes. Un mystérieux Fabuliste menace le nouveau roi et sa jeune femme, Marie-Antoinette, en mettant en scène les fables de  La Fontaine...

Je me suis laissée porter par cette intrigue, digne d'un roman de capes et d'épées, et son rythme endiablé. Histoire et fiction se mêlent avec brio dans un compte à rebours très prenant. L'intrigue en elle-même est assez basique (un complot visant la couronne) mais Arnaud Delalande la porte par sa plume et son imagination. On suit avec plaisir le fil de la pensée de Viravolta et de son ennemi, Le Fabuliste, et leur course-poursuite jusqu'à son paroxysme.
On croise au fil des pages Louis XVI et sa femme, mais aussi les Jansénistes (ça me rappelle une de mes récentes lectures ...) et La Fontaine, par l'intermédiaire de ses célèbres fables, le tout au service de l'intrigue imaginée par Arnaud Delalande.
Le dénouement, porté par une écriture cinématographique, dote l'intrigue d'une certaine originalité... Je n'en dirai pas plus, bien entendu !
Enfin, les descriptions de Versailles sont très riches et permettent de se plonger avec délice dans  le château de cette époque. Les détails historiques étayent l'intrigue sans pour autant noyer le lecteur sous un aspect documentaire. On parcourt avec les différents personnages les jardins magnifiques du château avec l'impression de le visiter grâce aux  descriptions de l'auteur.
Bref, un excellent roman historique qui a le mérite d'avoir un rythme rapide sans pour autant faire l'impasse sur des descriptions vivantes et riches ! De quoi me donner envie de revisiter les Jardins de Versailles très vite !

"La terreur quotidienne du retournement de faveur pouvait pousser des individus a priori sains d'esprit au délire. Le fonctionnement de la Cour était à l'image de la bonne vieille roue de la fortune. Les miroirs de la Galerie renvoyaient à l'infini ces luttes de petits pouvoirs et de grandes douleurs." (p.75)

"La ville inspirait  et expirait comme une asthmatique, mais de manière si forte, si puissante, que de vieille douairière en dentelle , elle pouvait soudain se transformer en ogre capable de dévorer ses congénères. Elle transpirait la crasse autant que la lumière." (p.103)

Je remercie livraddict et LDP pour ce roman reçu dans le cadre d'un  partenariat.

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24 juin 2010

Le swing des Marquises, Muriel Bloch et Marie-Pierre Farkas

9782350211626FSAprès avoir rêvé dans le Montmartre du milieu du 19e avec le premier tome de la série Le souffle des Marquises, je me suis envolée pour la Nouvelle-Orléans, au début du 20e en compagnie d'Eléonore et de sa fille avec Le Swing des Marquises, deuxième opus de cette série.

L'intrigue débute à la Nouvelle-Orléans, où Eléonore et sa fille ont émigré à la recherche de Jim, le trompettiste auquel Eleonore avait succombé à Paris, une dizaine d'années plus tôt. Elles ne tardent pas à le retrouver, mais ce dernier à bien du mal à offrir une vie stable à sa femme et sa fille...
Tandis que le racisme fait rage dans la ville et que les esprits s'échauffent, les deux jeunes françaises poursuivent leur passion pour la musique, au gré des rencontres et des échanges.

Encore une fois, j'ai été complètement charmée par ce roman. L'intrigue entraîne le lecteur à la Nouvelle-Orléans, à Chicago et à New-York, sur fond de jazz et de blues. Tout comme dans Le souffle des Marquises, les précisions sur l'histoire de la musique sont très nombreuses et permettent d'en avoir une vue assez étayée.
Les détails historiques ne manquent pas non plus et permettent de donner une certaine profondeur à cette intrigue romanesque.
Le rythme de l'intrigue est rapide et permet au lecteur de voir grandir sous ses yeux le personnage de Carmel, la fille d'Eléonore, et les différents courants artistiques américains.
Les personnages sout toujours aussi attachants, et leur rencontre avec des personnalités réelles comme Louis Amstrong ou encore la
famille Gershwine, offre une dimension intéressante au roman.
Je pense que pour ceux que ce contexte intéresse davantage, il est possible de lire ce roman indépendamment du premier tome.
challenge-Des-notes-et-des-mots-4Bref, vous l'aurez compris, ces Marquises m'ont complètement séduite ! En véritable ode à la musique et à la tolérance, ce roman est vraiment une petite merveille... Je m'en vais de ce pas lire La samba des Marquises, dernier opus de la série, et inscris tout de suite cette lecture dans le challenge d'Anne, Challenge Des notes et des mots.

Je tiens à remercier une nouvelle fois chaleureusement Camille et les éditions naive pour l'envoi de cette série qui sort vraiment de l'ordinaire !

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