Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

20 octobre 2016

La prophétie de Glendower T.1, Maggie Stiefvater

La prophétie de GlendowerLa Prophétie de Glendower est le premier tome d'une quadrilogie imaginée par la romancière et illustratrice américaine  Maggie Stiefvater, paru en 2013 chez Blackmoon.

Blue, seize ans, vit entourée de mediums. Toutes les femmes de sa famille possèdent un don pour l'art divinatoire. Toutes sauf Blue, qui exacerbe par sa présence le don des autres, sans n'en posséder aucun elle-même. Depuis qu'elle est petite, toutes ces voyantes se sont accordées sur un point : si Blue embrasse l'amour de sa vie, il mourra. Cette prophétie bien ancrée en elle, Blue renonce donc à tomber amoureuse. Jusqu'au jour où elle rencontre un groupe de garçons d'une prestigieuse école. Quatre garçons mus par le même objectif : trouver la dépouille du prince gallois Glendower. A la tête de ce groupe, Gansey, dont Blue a vu apparaître le fantôme lors d'une cérémonie la veille de la Saint-Marc. La jeune fille est troublée car un esprit se manifeste dans deux situations précises : soit il est l'amour de sa vie, soit elle est la cause de sa mort. Horrifiée par cette signification, Blue se greffe à  la quête des garçons pour découvrir les lignes de ley et le tombeau de Glendower et éviter que la prédiction ne se réalise.

Si vous me connaissez un tant soit peu, vous savez que ce livre n'avait aucune chance de croiser ma route. Et quand je dis aucune, je pèse mes mots. Je lis peu de young adult (je le fais essentiellement pour mon travail), la première de couverture laisse entendre une romance un peu mièvre et éculée et la maison d'édition fait partie de celles vers lesquelles je ne vais pas spontanément. Je n'ai rien contre Black Moon, cela va sans dire, mais leur ligne éditoriale ne me correspond pas du tout et le fait que ce texte soit publié chez eux m'aurait fait passer à côté. Heureusement, une collègue du club lecture du lycée (merci Amélie !) a fait l'apologie de ce texte qu'elle lisait l'année dernière en anglais, et j'avais été intriguée par son enthousiasme. Elle avait ajouté que l'édition française pouvait faire passer inaperçu ce roman, le noyant parmi des bluettes de bit-lit et des romances adolescentes et que ça serait fort dommage. Ce n'était bien entendu pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Sitôt que j'en ai eu l'occasion, j'ai acheté ce roman pour le CDI de mon lycée, et en bonne documentaliste que je suis, je me suis octroyé la primeur de sa lecture. Et j'ai rudement bien fait ! Effectivement, passez outre la couverture très Twilight, le sous-titre "Si elle embrasse l'amour de sa vie, il mourra" et partez à la découverte de ce texte extrêmement bien construit et à l'intrigue des plus prometteuses !

Maggie Stiefvater soigne le début de sa quadralogie en plantant un décor solide à l'ambiance léchée et en prenant le temps d'y installer ses personnages. Ces derniers sont bien loin d'être des caricatures de personnages adolescents et possèdent une psychologie fine que l'auteure dépeint avec attention. La narration à la troisième personne change de point de vue et permet de passer d'un personnage à l'autre, balayant ainsi le spectre de leurs préoccupations. C'est subtil, intelligent et tout se tient. L'apport historique lié au personnage de Glendower est d'autant plus intéressant et offre à la quête des quatre Corbeaux - Gansey et ses amis, surnommés ainsi car le corbeau est l'emblème de leur école - une visée culturelle intéressante.

L'intrigue se met en place doucement, chaque élément s'emboîtant patiemment jusqu'à ce que le tout s'accélère brusquement, vous empêchant de reposer le livre. C'est simple : moi qui peine à poursuivre les séries (je préfère de loin les titres isolés à quinze tomes d'une série qui n'en finit pas), une fois reposé ce roman, je n'ai eu d'autre choix que d'emprunter la suite (que j'avais heureusement achetée pour le CDI). Donc en gros, oui on dirait une romance de fantasy, oui la maison d'édition laisse sous-entendre ça mais que nenni : foncez ! Vous allez découvrir un texte étonnant, mêlant histoire et problématiques adolescentes et sociales, loin des poncifs du genre et vous n'aurez plus envie de le lâcher.

 Voici ma deuxième participation au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou !

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03 octobre 2016

La petite couturière du Titanic, Kate Alcott

La petite couturière du Titanic Kate AlcottLa petite couturière du Titanic est un roman de la journaliste américaine Patricia O’Brien, qui écrit sous le pseudonyme de Kate Alcott, paru en 2012 aux États-Unis avant d'être traduit en français et de paraître aux Éditions de l'Archipel en avril 2016.

10 avril 1912, le Titanic quitte le port de Southampton en direction de New York. A son bord, Tess Collins, une jeune gouvernante qui rêve de vivre de ses talents de couturière. La jeune fille vient d'être miraculeusement embauchée par Lucy Duff Gordon, la célèbre et non moins impressionnante créatrice de mode. Durant la traversée, Tess fait la connaissance de deux hommes - un marin et un riche homme d'affaires - avant que le naufrage ne les sépare. Sauvée de justesse, la jeune femme survit à la tragédie sans connaître le sort de ceux qui avaient fait chavirer son coeur. A New York, entre l'enquête sur le naufrage et ses débuts dans la mode, la jeune anglaise découvre une nouvelle vie.

Publié sous le titre The Dressmaker, La petite couturière du Titanic est une jolie romance qui mêle Histoire et fiction. Si le titre français peut faire penser que l'intrigue va se dérouler durant la traversée du Titanic, il n'en est rien car celle-ci, ainsi que le naufrage, sont évacués en début de roman et l'intrigue se concentre davantage sur la nouvelle vie de Tess à New York et les suites juridiques du drame du Titanic que sur la vie à bord. J'ai donc été quelque peu déçue de ce titre alléchant et en ouvrant ces pages, je m'attendais davantage à trouver des détails sur la vie sur le paquebot que sur l'enquête qui a suivi son naufrage.

Néanmoins, ma déception a rapidement été balayée par l'intérêt que j'ai porté aux détails historiques de l'intrigue. Non seulement les suites du naufrage sont historiquement fondées et bien documentées, mais certains personnages ont réellement existé, comme Lucy Duff Gordon. La créatrice de mode, dont la carrière était alors à son apogée, a ainsi créé la polémique quant aux conditions de sa survie au naufrage et sa carrière, entachée de ce scandale, ne s'en est jamais remise.

Le milieu dans lequel évolue Tess m'a également conquise - celui de la mode et de la création - et j'ai aimé suivre les pas de cette jeune anglaise dans le gigantisme de la grosse pomme du début du 20ème siècle. Si la romance est conventionnelle et sans surprise, j'avoue que je n'y ai pas prêté réellement attention. J'ai aimé ce que j'étais venue chercher dans ce roman : un contexte historique documenté et précis, sur fond de création et de mode.

En bref, une romance historique bien ficelée, bien documentée, qui ravira les amateurs d'histoire et de beaux sentiments. Merci à LP Langage&Projets et aux éditions de L'Archipel pour la découverte de ce roman.

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01 juin 2016

Meurtre à Oxford, Tessa Harris

Meurtre à Oxford, Tessa HarrisMeurtre à Oxford est le premier tome des aventures du Dr Silkstone, imaginé par Tessa Harris. Il est paru en avril aux éditions de l'Archipel.

Londre, 1780. Thomas Silkstone est un jeune anatomiste qui vient tout juste de débarquer de Philadelphie. Promis à une belle carrière, il enseigne avec passion l'art de disséquer à des étudiants en médecine et offre ses services aux particuliers. Mais quand Lady Lydia l'appelle à l'aide pour élucider le mystère de la mort de son frère, le jeune anatomiste n'hésite pas à se rendre à Oxford pour étudier la dépouille du Comte Crick. Celle-ci est en mauvais état après plusieurs jours exposée à la chaleur et personne ne pense que le jeune médecin pourra y trouver quelque indice. Mais cela serait sans compter l'habileté de Thomas pour la dissection...

J'aime accorder mes lectures à la météo, c'est un fait. Ainsi, l'automne et l'hiver, je me délecte d'une tasse de thé avec des romans anglophones, souvent, ou des feel good pour leur côté cosy et doudou parfaits pour contrer la grisaille et le froid, tandis qu'au printemps et à l'été j'aime visiter des contrées éloignées, m'embarquer dans la touffeur d'un été africain, australien, ou japonais, ou lire des romans qui me font sortir de ma zone de confort, des auteurs que je ne connais pas, me réveiller les méninges en m'attaquant à de grands noms que je n'ai toujours pas lus. Bref, vous me voyez venir... Je ne vous parlerai pas de la météo cataclysmique de ce mois de mai (on le fait suffisamment à toute occasion vues les circonstances !), mais je vous dirai plutôt que j'ai sauté sur l'occasion du Mois anglais organisé par Lou et Cryssilda pour me dégoter une PAL, certes automnale, mais tellement adaptée à l'été parisien que nous avons en ce moment.

C'est donc tout naturellement que je me suis plongée dans ce roman qui se déroule dans un Londres bruyant et sale du 18e siècle. Le lecteur suit les aventures du jeune Thomas Silkstone et semble regarder par dessus son épaule à chaque fois que celui-ci dissèque. L'enquête se déroule entre Oxford et Londres - où le jeune anatomiste a son laboratoire - et avance à bon point. Silkstone possède une psychologie intéressante mais très rapidement esquissée dans ce premier tome et qui laisse rapidement le lecteur sur sa faim. Les autres personnages, trop rapidement décrits tant physiquement que moralement, ne sont que des fantômes secondaires qui errent autour de lui. 

Si l'aspect historique de la médecine légale est en tout point intéressant (je n'avais par exemple jamais réfléchi aux conditions d'exercice des anatomistes de l'époque, sans chambre froide), je vous avoue que je me suis rapidement ennuyée dans cette intrigue cousue de fil blanc. Les événements s'enchaînent de façon trop prévisible et n'ont pas réussi à maintenir mon intérêt éveillé. J'ai poursuivi cette lecture non pas tant pour savoir si le Comte Edward avait été assassiné (ce dont on se doute avec le titre, mais il faut plus de 150 pages au jeune médecin pour en arriver à cette conclusion) ni par qui, mais parce que j'ai aimé me plonger dans l'Angleterre du 18e, ses moeurs, son histoire. Même si Tessa Harris n'a pas mis un accent particulier sur ces aspects-là, ils sont présents et confèrent à ce roman une épaisseur dont il serait dépourvu le cas échéant. Une lecture en demi-teinte, donc, qui m'a permis d'en apprendre plus les conditions de la médecine légale à travers l'histoire et de retrouver cette Angleterre chère à mon coeur. Je remercie néanmoins Lysiane de Langage&Projets et les Editions l'Archipel pour ce roman.

Voici ma participation du jour pour l'ouverture du Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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20 mai 2016

Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa

Les délices de TokyoLes délices de Tokyo est le premier roman traduit en français du touche-à-tout Durian Sukegawa (vous en connaissez beaucoup des personnes diplômées de philosophie, de l'Ecole de pâtisserie du Japon, romancières, essayistes, poètes, clowns, scénaristes, animateurs radio ? Moi non...). Il est paru en février cette année chez Albin Michel et a donné lieu à une adaptation ciné par Naomi Kawase en 2015.

Sentarô est gérant d'une minuscule pâtisserie tokyoïte spécialisée en dorayaki, ces douceurs japonaises composées de deux pancakes réunis par une pâte de haricots rouges, le an. Le commerce vivote et Sentarô prend peu de plaisir à son activité. Un jour, une vieille dame lui demande du travail. Sentarô accepte à contre-coeur que Tokue, c'est son nom, travaille à ses côtés. La septuagénaire souffre de malformations au niveau des mains et Sentarô craint que cela ne fasse fuir la clientèle. Mais très vite, il se rend compte que Tokue maîtrise à la perfection l'art des doroyaki, préparant une pâte de haricots rouges succulente. A ses côtés, Sentarô reprend goût à la vie et découvre un univers simple et apaisant. Mais Tokue reste très discrète sur sa vie et cache un lourd secret que Sentarô ne tarde pas à découvrir.

Je n'ai jamais besoin qu'on me tente pour avoir envie de manger japonais, c'est une chose communément admise. Mais je ne connaissais pas les dorayakis... Sacrilège pour certains, catastrophe pour d'autres - comme mon porte-monnaie - car ce roman est une véritable ode à cette pâtisserie ! Les description de son élaboration sont minutieuses et je défie quiconque  qui ouvrira ces pages de ne pas se laisser gagner par la faim !

Les délices de Tokyo est un roman tout en douceur et en poésie, qui entraîne son lecteur dans cette minuscule pâtisserie, aux côtés de Sentarô. Le temps s'écoule lentement, au rythme du cerisier planté devant la boutique, et les personnages évoluent doucement. Les liens qui les unissent sont discrets, pudiques, mais bien là et c'est tout en douceur que chacun des personnages change au fil des pages. La traduction du japonais offre une langue fluide, imagée, très poétique. Il est difficile d'en dire plus, sans trop en dévoiler.

Une parenthèse très touchante, une belle plongée dans le Japon d'aujourd'hui et d'autrefois. Un roman qui se déguste du bout des doigts, comme les dorayaki préparés avec amour par Tokue. Une très belle découverte que je suis heureuse de partager avec vous aujourd'hui. (maintenant, il ne me reste qu'à foncer dans une boutique japonaise pour découvrir ces petites merveilles !)

Je vous laisse avec la bande-annonce du film :

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31 mars 2016

Quitte Rome ou meurs, Romain Sardou

Quitte Rome ou meurs, Romain SardouQuitte Rome ou meurs est un court roman épistolaire de l'écrivain français Romain Sardou paru en 2009 aux éditions XO.

62 après JC. Pour avoir offensé Néron qui règne en despote sur Rome, Marcus Scaurus est obligé de fuir la ville pour sauver sa vie. Quittant famille et amis, il part en exil, ne gardant contact qu'avec son ami Sénèque. Ils entament une correspondance secrète qui tournent autour des grandes questions métaphysiques. Aux côtés de Sénèque, le jeune Marcus s'assagit et va trouver dans son exil  une certaine forme d'apaisement.

Prêté par un de mes collègues avec qui j'avais discuté de cette époque que j'adore, Quitte Rome ou meurs s'est avérée être une lecture des plus savoureuses. Partant du flou qui règne autour des célèbres Lettres à Lucilus auxquelles s'adressent les lettres de Sénèque regroupées dans le recueil éponyme, Romain Sardou brode un roman intelligent et diablement documenté qui mêle habilement histoire et fiction. Hormis Marcus, qui est un personnage fictif, les autres personnages croisés au fil des pages sont des figures historiques politiques, littéraires ou artistiques de l'époque.

Si Romain Sardou prête attention à rendre son roman accessible et le complète par une postface intéressante, il n'en demeure pas moins que certains pré-requis sont nécessaires pour l'aborder et en saisir toute la portée. Qui ne s'est jamais intéressé à cette période risque de manquer de références pour aborder ces lettres. Ces dernières, si elles donnent assez peu de détails sur le contexte historique et culturel de l'époque, permettent néanmoins de se plonger dans la philosophie de Sénèque et d'en avoir un aperçu des plus intéressants. Donc si vous êtes comme moi passionnés par cette époque, foncez, vous vous régalerez avec cette correspondance ! Si par contre vous connaissez peu la Rome antique, je vous conseille de commencer par les romans de Steven Saylor, qui mêlent avec brio intrigue policière et aperçu complet de la vie quotidienne de l'époque. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu sur cette époque : voici une nouvelle participation au défi Au cœur de la Rome Antique que j'organise ! 

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22 mars 2016

Baguettes et sac à dos : retour sur mon voyage au Vietnam

Une pause d'un mois ici, suite à une nouvelle pas des plus agréables et enthousiasmantes dès mon atterrissage. Je n'avais aucune envie de raconter mon voyage, du coup j'ai préféré différer que de bâcler ce billet. Mais me revoilà pour vous parler de mes deux semaines en sac à dos à 10 000 km de mon cocon douillet. Deux semaines dans le pays que je rêvais de visiter : le Vietnam !

Durant mon voyage, j'ai beaucoup communiqué avec certains d'entre vous sur Instagram, racontant mes aventures, mes mésaventures (notamment avec de féroces reptiles en plein coeur de la nuit^^) et échangeant au jour le jour sur mes impressions. C'était la première fois et je dois vous avouer que c'était très chouette ! Donc si vous m'avez suivie sur mon Instagram, vous avez déjà eu un aperçu de mon voyage. Ça ne m'empêche pas de vous faire un billet plus complet ici avec plus de photos et de détails.

Donc, comme vous le savez, je suis partie solo pendant les vacances au Vietnam, 12 jours. Le temps qui m'était imparti étant trop court pour visiter tout le pays, j'ai décidé de me concentrer sur le Nord, jusqu'au Centre, de Hanoi à Hoi An. Et comme je suis sympa (et nulle en géographie !), je vous mets une petite carte avec mon itinéraire !

J'ai opté pour un voyage minimaliste, à l'image de mes préoccupations actuelles et ne suis partie qu'avec un sac à dos de 8kg comme unique bagage. Mon Kindle chargé et rempli m'a permis de dévorer 4 romans durant ces douze jours (notamment Wild de Cheryl Strayed que j'ai adoré et dont je vous parle très prochainement !)

Donc atterrissage à Hanoï, la capitale, j'y ai passé trois jours, puis je suis partie en bus à Ninh Binh, visiter en barque et à vélo la Baie d'Along terrestre, puis de là j'ai pris un bus de nuit vers Hué, ancienne capitale impériale. Deux jours à Hué, le temps de visiter la Cité impériale, de me reposer un peu, puis départ en bus pour Hoi An, une mignonne petite ville bien conservée mais malheureusement très touristique. J'y ai passé deux jours, le temps de me balader à vélo dans les rizières et d'aller faire un saut à la plage, avant de rejoindre l'aéroport de Da Nang et de prendre un vol intérieur jusqu'à Hanoï. Deux jours pour terminer en jonque sur la Baie d'Along, avant de rentrer en bus à Hanoï et de reprendre tout plein d'avions pour rentrer à Paris.

Douze jours intenses, comme vous voyez, mais sans être non plus la course. J'ai pris le temps de vivre, de m'offrir des massages de pied, de visiter, de prendre un cours de cuisine et de m'immerger dans la culture vietnamienne. Un deuxième voyage en Asie si différent du premier, en Chine il y a quatre ans, et que j'ai vraiment adoré. Je rêvais de visiter le Vietnam depuis dix ans et finalement avoir attendu et le faire dans ces conditions était parfait. Je reviens pleinement heureuse de cette expérience. Une pause salvatrice qui confirme mon amour pour ce continent. Je rentre juste, mais je rêve d'y revenir. Népal, Birmanie, Indonésie, Thaïlande, Laos ? Quelle sera ma prochaine destination ? Mystère... Mais je ne m'arrêterais pas là dans ma découverte de l'Asie, c'est certain. Et ce qui est sûr, c'est que je reviendrai au Vietnam car je n'ai pas du tout visité le Sud, Hô Chi Minh ( ancien Saigon) et le delta du Mékong, entre autres. Bon, trêve de blabla, place aux photos, maintenant, dans l'ordre de mes visites.

Premiers jours à Hanoï : scènes de rues dans le quartier des 36 Corporations,

vibrant, vivant, plein de couleurs d'odeurs et de sons. Un festival pour les sens !

 Vieux quartier, Hanoï Vieux quartier, Hanoï

WP_20160225_063 Hanoï

Vieux quartier, Hanoï

Le coiffeur sur le trottoir Architecture hétéroclite

 Visite du Temple de la Montagne de Jade situé au bord du lac Hoan Kiem

Temple de la Montagne de Jade    

Le Temple de la Littérature (décoré pour le Têt)

Temple de la Littérature, Hanoï Temple de la Littérature, Hanoï 

Moi, au Temple de la Littérature !

 

Où je me suis sentie riche / Où j'ai joué au Monopoly 

 Les Dongs vietnamiens

La Cathédrale Saint Joseph, qui détonne en plein coeur d'Hanoï

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Un spectacle traditionnel de marionnettes sur l'eau vu un soir à Hanoï

 Marionnettes sur l'eau de Thang Long  

La Citadelle, à Hanoï

 Bonsaï de la Citadelle, Hanoï  La Citadelle, Hanoï

 Départ en bus pour Ninh Binh, avec un arrêt au Temple du roi Dinh à Hoa Lu

Temple du roi Dinh à Hoa Lu Temple du roi Dinh à Hoa Lu

Temple du roi Dinh à Hoa Lu Un paysan dans le costume tradidionnel

 Temple du roi Dinh à Hoa Lu 

Ninh Binh, la Baie d'Along terrestre et le site de Tam Coc et ses rizières

visitées à vélo (et où le nouveau King Kong est en plein tournage !)

Tam Coc Tam Coc Décor de rêve à Tam Coc Balade en barque à Tam Coc  

Puis bus de nuit pour arriver à Hué

Marchés à Hué Marchés à Hué

 

La cité impériale, Hué

 La cité impériale, Hué 

La cité impériale, Hué La cité impériale, Hué

La cité impériale, Hué  La cité impériale, Hué

 La cité impériale, Hué

La cité impériale, Hué La cité impériale, Hué

La cité impériale, Hué 

Spa incroyable et foot massage de folie à Hué

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Hoi An, la petite ville vibrante éclairée de lampions

 Les quais de Hoi An WP_20160301_053

Scènes de rue le soir à Hoi An Hoi An la merveilleuse

WP_20160301_074 Repas sur le trottoir, Hoi An

 

Hoi An de jour, plus mélancolique et surannée

Vieilles échoppes, Hoi An Les murs jaunes de Hoi An

Scènes de vie à Hoi An Hoi An de jour 

Temple Phuc Kien  Temple Phuc Kien

Temple Phuc Kien  WP_20160302_004

Les berges de Hoi An WP_20160302_067

Le Pont-pagode japonais (1593) 

Cours de cuisine : fabrication de nems !

La farce pour les nems  Et hop ! Tout à frire !

Le résultat en image

Balade à vélo dans les rizières, près de Hoi An 

Un boeuf d'eau, broutant Tra Que, jardin éco-biologique

 WP_20160303_018 An Bang Beach, à 4 km de Hoi An

Boeufs d'eau en bord de mer Arrivée sur Hoi An

Arrivée sur Hoi An 

Croisière en jonque sur la Baie d'Along

 La mystérieuse Baie d'Along Le jour se lève sur la Baie d'Along

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La Grotte des Merveilles 

 Dernière nuit à Hanoï, avant le retour et vue sur le lac Hoan Kiem et le pont du Temple de la Montagne de Jade

Pont du Temple de la Montagne de Jade

Quelques unes de mes expériences culinaires (histoire de justifier le titre de mon article !). J'ai honnêtement adoré la cuisine vietnamienne, réputée pour être une des meilleures du monde. J'ai surtout apprécié déguster des produits frais, préparés à l'instant et savourer des légumes croquants et goutus.

Nems et poulet aux noix de cajou Boeuf aux légumes Poulet aux légumes WP_20160302_073 Le Pho au foie ! (le carré marron) Des fruits frais !

Le Cao Lau d'Hoi An Poulet aux cacahuètes

Petit déj en terrasse

L'heure du retour a sonné : 32h pour rentrer chez moi, des étoiles plein les yeux

 

 

Il est temps de rentrer...

 

 Vivement la prochaine escapade... 

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27 août 2015

Le château des étoiles T.2 1869 : La conquête de l'espace, Alex Alice

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Le château des étoiles est une série imaginée par le dessinateur et scénariste français Alex Alice parue dans un premier temps sous forme de gazettes avant d'être publiée en albums. Le premier tome était paru en septembre l'année dernière (et avait été l'un de mes coups de coeur de l'année) et le second sort le 16 septembre cette année.

A la fin du premier tome, nos héros parvenaient à s'échapper in extremis des griffes de Bismarck grâce à l'éthernef, et s'envolaient dans le ciel. L'album s'ouvre sur cette évasion réussie et ses conséquences. Alors que le projet de franchir le mur de l'éther grâce à l'éthernef et découvrir l'espace se concrétise pour la petite équipée, celle-ci va peu à peu se diviser. Car si le père de Séraphin pense avant tout à la science et à ses avancées, le roi semble s'engager dans une autre voie plus solitaire, tandis que Séraphin, obnubilé par la disparition de sa mère dans l'espace, semble vouloir la retrouver à tout prix.

J'avais adoré en tous points le premier tome de ce feuilleton scientifique, découvert il y a presque un an, et j'ai éprouvé le même plaisir à la lecture de ce nouvel épisode des aventures de Séraphin et ses acolytes.

Si le premier tome avait posé les bases du contexte historique et scientifique, ce second volet permet de reprendre l'intrigue là où elle s'était arrêtée, alors que la petite équipée vogue en plein ciel, à bord de l'éthernef, synonyme de bien des possibles.

L'intrigue s'enrichit grâce aux divergences d'opinion des personnages et l'album - composé de trois chapitres - ne connaît pas de temps mort. L'ensemble relève à la fois du roman d'apprentissage - avec le personnage de Séraphin - mais aussi du roman scientifique - dans la droite lignée de Jules Verne, bien entendu - et du récit d'aventure.  La question des découvertes scientifiques et de leurs retombées sur le monde se pose et n'est pas sans rappeler certaines inventions accidentelles comme la dynamite, dont Alfred Nobel n'avait pas mesuré la portée. C'est fin, intéressant, et Alex Alice offre une dimension réflexive des plus intéressantes en abordant ce point.

Pour ce qui est des dessins, Alex Alice nous offre encore une fois un festival de couleurs et d'ambiances absolument majestueux. L'aquarelle utilisée ici permet de beaux délavés et une palette riche en nuances. La science est là, bien entendu, par son sujet et ses machines, mais la poésie point, c'est certain, dans ces dégradés de bleus et cette explosion de couleurs à chaque double page. Miyazaki avait été évoqué, déjà, à la sortie du premier tome (par moi et beaucoup d'autres), et cet album confirme cette évocation. Un bijou visuel ! En clair, une série qui poursuit sur sa lancée en terme de qualité, un second album aussi réussi que le précédent et qui me donne largement envie de connaître la suite des aventures de nos héros.

Je tiens à remercier grandement Coline et les éditions Rue de Sèvres pour la découverte de cet album.

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06 mars 2015

Hérétiques : Le mystère Isolde, Philippa Gregory

Hérétiques T.1 Le mystère IsoldeHérétiques : Le mystère Isolde est un roman jeunesse de l'auteure de fictions historiques Philippa Gregory, notamment connue pour son roman The Other Boleyn Girl adapté au cinéma sous le titre Deux soeurs pour un roi.

Italie, 1453. Le prêtre novice Luca Vero est mandaté dans un couvent non loin de Rome pour résoudre une sombre affaire. Les soeurs semblent y être frappées de folie et la jeune abbesse, Isolde, accusée d'être à l'origine de ces troubles.

De Philippa Gregory, j'avais lu et apprécié L'Héritage Boleyn. Je pensais retrouver dans ce roman les caractéristiques qui m'avaient séduite dans ce roman : éléments historiques, intrigue rudement bien ficelée, suspense et, il est vrai, un brin de romance.   
Mais ma déception a été grande puisque je n'ai quasi rien retrouvé de tout ça, hormis la romance ô combien prévisible entre les deux personnages principaux. Le mystère Isolde souffre d'une intrigue molle et prévisible et de personnages caricaturaux et anachroniques.   
Luca et Isolde, les deux héros, sont des personnages du XXIe siècle. Leur psychologie est grossière et souffre de contradictions historiques invraisemblables. La jeune fille est émancipée, féministe avant l'heure, tandis que le jeune prêtre porte un regard sur la vie bien loin de ce qu'on peut imaginer venant d'un adolescent élevé en monastère depuis son plus jeune âge.   
Rajoutez à cela la prévisibilité de l'intrigue, sa mollesse, et le fait qu'une fois le mystère résolu au couvent, l'intrigue prenne un tout autre tournant, entraînant les jeunes héros sur les routes, à la découverte de nouvelles aventures et vous comprendrez la construction bancale du roman. 
Enfin, j'ai frôlé l'indigestion des détails historiques.E t pourtant, j'adore ça. Mais avec ce roman, Philippa Gregory semble oublier toute finesse dans l'art d'intégrer subtilement des détails historiques à une intrigue, sans noyer son lecteur. C'est lourd, si lourd, que le lecteur ne peut que sortir de l'intrigue et avoir l'impression de suivre un exposé sur la vie quotidienne au XVe.   
Bref, un roman ennuyeux et prévisible qui me fait douter d'ouvrir à nouveau un ouvrage de cette auteure.

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04 mars 2015

Les Gardiens du Louvre, Jiro Taniguchi

Les gardiens du Louvre, TaniguchiLes Gardiens du Louvre est le dernier album de Jiro Taniguchi paru chez Futuropolis, en partenariat avec les éditions du Louvre, en novembre 2014.

Après un séjour en Europe pour un salon de la bande dessinée, un illustrateur japonais décide de faire escale à Paris afin de visiter ses musées.  
Fiévreux et délirant, il débute son séjour parisien avec un sentiment de solitude exacerbé par la maladie. Alors que celle-ci lui laisse quelque répit, il décide de se perdre dans les dédales du Louvre. Mais là encore, il est pris de vertiges et d'hallucinations et c'est la Victoire de Samothrace qui vient à sa rencontre pour le guider dans ce musée tentaculaire. 
Errant seul dans les couloirs du Louvre, il va se perdre à travers les époques et les genres picturaux. Croiser Camille Corot, Antonio Fontanesi, Asai Chu, ou encore Saint Exupéry, peu avant l'évacuation des oeuvres du musée en 1939. Et lors d'une escapade à Auvers-sur-Oise, c'est bien Van Gogh qui l'entraînera dans son atelier pour lui montrer sa dernière esquisse : Les Jardins de Daubigny. Un séjour parisien des plus mystérieux pour ce dessinateur japonais...

Ouvrir un album de Taniguchi, c'est à coup sûr s'immerger totalement dans un univers contemplatif des plus fascinants. De cet auteur, j'ai adoré Quartier Lointain (qui reste mon préféré), mais aussi Le gourmet solitaire, Le journal de mon père et L'homme qui marche. Et Les Gardiens du Louvre s'inscrit dans cette droite lignée d'albums tout en poésie et en contemplation, signature de l'auteur.   
Et cette fois, ce n'est pas le Japon qui est à l'honneur mais Paris et ses musées. A travers l'oeil de Taniguchi, les traits de la capitale française prennent forme et s'animent, à l'image des mystérieux gardiens
du Louvre que rencontre le héros.   
Véritable hommage à Paris
et à son histoire artistique, cet album trace des parallèles entre le Japon et la France, grâce aux artistes que Taniguchi fait revivre sous son crayon et les inspirations réciproques de leurs travaux.    
L
e trait de Taniguchi est fidèle à ses précédents albums, avec une différence notable : celui-ci est en couleurs. Difficile, peut-être, de rendre hommage au Louvre et à ses oeuvres en noir et blanc. 
J'ai adoré suivre les errements du narrateur dans les dédales du Louvre. Me perdre à ses côtés dans ce musée et m'interroger moi aussi sur la création artistique, sur la question de l'art à travers l'Histoire. Une très belle lecture. Mais ça, ce n'est pas une surprise avec Taniguchi...

C'était ma BD de la semaine et ma 61e participation au Top BD des blogueurs de Yaneck (18/20)

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18 février 2015

Un printemps à Tchernobyl, Emmanuel Lepage

Un printemps à Tchernobyl, Emmanuel LepageUn printemps à Tchernobyl est une BD documentaire d'Emmanuel Lepage parue chez Futuropolis en octobre 2012.

26 avril 1986, le coeur du réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl se met à fondre, provoquant un nuage radioactif d'une envergure sans précédent. L'affaire est étouffée, les risques minimisés. Aujourd'hui encore, il est difficile d'obtenir des informations précises sur les dégâts de cette catastrophe nucléaire. 
Vingt-deux ans plus tard, le dessinateur et scénariste Emmanuel Lepage décide de se rendre sur les lieux du drame, dans une résidence d'artistes. Pour rendre compte, par des mots, par des dessins. Pour se rendre compte. Pour rencontrer ceux qui vivent toujours près de la zone interdite. Pour défier la mort, qui rôde toujours.

Ouvrir Un printemps à Tchernobyl, c'est se garantir une claque. Une vraie claque. De celles qui vous clouent un moment au sol et vous amènent à réfléchir. Par son sujet éminemment tragique et complexe, cet album entraîne son lecteur dès les premières planches dans cette page mouvementée de l'Histoire.  
Le silence se fait dès l'ouverture de l'album, l'angoisse monte et le lecteur de s'identifier à l'auteur et à son projet un peu fou. Partir aujourd'hui à Tchernobyl ? Avec tous les risques que cela comporte ? Avec les non-dits et les flous qui persistent ? Impossible de ne pas en avoir le souffle coupé.
..
Et puis les dessins de Lepage. L'ambivalence de ses planches si sombres, si torturées, au début de l'album, qui se teintent de couleurs, dès le 1er mai, et qui fleurissent au diapason de la nature qui a repris le dessus dans la zone. Emmanuel Lepage lui-même est surpris de voir cette luxuriance, cette verdoyance, cette beauté même, dans cette zone au passé si sinistre.  Si au début ses dessins ressemblent aux représentations que l'on a de Tchernobyl et de la zone - sombres, au trait acéré et menaçantes, comme si l'image de la centrale portait en elle la menace de son nuage radioactif - au fil des pages les couleurs et la vie reprennent le dessus, à l'image de ces habitants si accueillants et joyeux, malgré tout, de ces enfants qui courent et jouent dans l'herbe, en bordure de la zone interdite, de ces rires, de ces musiques, de cette générosité.
L'auteur en est lui-même dérouté et doute de la légitimité de ses dessins colorés alors qu'il pensait venir pour dénoncer les risques du nucléaire. Comme si le passé était recouvert par la nature et enterré sous des couches de non-dits. Comme si ce 26 avril 1986 n'existait que par ses stigmates : cette ville de Pripiat abandonnée, cette centrale désaffectée et cette zone interdite qui s'ouvre désormais au tourisme. Mais les conséquences sont là, même si peu en parlent et que tous préfèrent célébrer la vie plutôt que s'apitoyer.

Il y aurait tant à dire encore, mais je préfère m'arrêter là car il m'est difficile d'organiser ma pensée. Un conseil : ouvrez-le, laissez-vous emporter par cet album documentaire, par la force du trait de Lepage, par ses mots, ses interrogations, ses doutes parfois. Laissez-vous vous immerger par son expérience et envahir par cette page de notre histoire et ses conséquences. 
Les nombreux lecteurs de cet album : Aifelle, Antigone, JérômeKikine, MangoMiss Alfie, Mo’Noukette, OliV, Sandrine, Sandrine, Syl., Yaneck, Yuko, Yvan, etc.

C'était ma BD de la semaine, aujourd'hui chez Stephie et ma 60e participation Top BDau Top BD des blogueurs de Yaneck (18/20)

 

 

 

Un grand merci à Sébastien pour cette découverte !  
 

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