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02 mai 2018

Les rêveries d'un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi

Les rêveries d'un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Masayuki KusumiLes rêveries d'un gourmet solitaire est un album du regretté Jirô Taniguchi en collaboration avec Masayuki Kusumi paru en 2016 dans la collection Ecritures de Casterman.

Gorô Inokashira poursuit ses déambulations tokyoïtes. Cet homme d'affaire dont le lecteur sait peu, est amené à arpenter la capitale nippone et, à l'heure des repas, il ne résiste pas aux cris de son estomac. En esthète raffiné, il écoute son instinct, ses envies, et mange ce qu'il veut et comme il l'entend. Avide de nouvelles sensations, il sort parfois de ses sentiers battus en explorant de nouvelles traditions culinaires, de nouveaux ingrédients, et déguste le tout en pleine conscience. Solitaire assumé, il pousse chaque jour la porte d'un nouveau restaurant pour assouvir sa faim.

Vous me connaissez, j'adore les albums gastronomiques ! Alors quand à Livre Paris cette année je suis tombée sur la suite du chef d'oeuvre de Taniguchi, Le Gourmet solitaire (que j'avais adoré il y a quelques années !), je n'ai pas hésité une seconde. 

Toujours aussi poétique et contemplatif - la patte de Taniguchi - ce nouvel album est un voyage au pays de la gastronomie japonaise. Gorô est toujours aussi exigeant avec ce qu'il mange et commente chacun de ses plats, les textures, les goûts, les mariages de saveurs comme la présentation. L'intrigue est aussi simple que le premier album mais elle permet au lecteur une incroyable balade gustative. Véritable best-seller au Japon, le périple de Gorô célèbre l'art de vivre et de manger et met l'eau à la bouche de n'importe quel lecteur. Le dessin de Taniguchi sublime ce temps de pause dans la journée du personnage, ce temps calme qu'il s'accorde pour enchanter son palais. Une merveille, comme toujours. S'il y en a encore qui n'ont pas découvert cet auteur, c'est le moment où jamais (mais je vous conseille Quartier Lointain comme mise en bouche !). Pour ma part, j'ai savouré avec bonheur et délice ces rêveries, surtout que dans moins de trois mois, je serai comme Gorô en train d'arpenter les rues de Tokyo...

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Moka

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07 février 2018

La passion de Dodin-Bouffant, Mathieu Burniat

La passion de Dodin-BouffantLa passion de Dodin-Bouffant est un album du dessinateur belge Mathieu Burniat paru en octobre 2014 chez Dargaud et librement adapté du roman La vie et la passion de Dodin-Bouffant, gourmet de Marcel Rouff (1924).

Dodin-Bouffant est un fin gourmet, passionné de gastronomie. Lorsque Eugénie, sa fabuleuse cuisinière, décède brutalement, Dodin se met en quête d'une remplaçante capable d'égaler ses mets raffinés et de satisfaire son palais exigeant. Il la trouve en la personne d'Adèle, une jeune  fille de ferme dotée d'une inventivité certaine, capable d'émouvoir les rares convives de ses dîners hebdomadaires. Mais lorsqu'un aristocrate de passage goûte aux recettes d'Adèle et met tout en oeuvre pour la prendre à son service, Dodin doit se battre pour la garder à ses côtés.

Je crois que j'aime les albums gastronomiques ! J'avais adoré suivre Alain Passard en cuisine aux côtés de Christophe Blain et m'évader dans l'univers féerique du Viandier de Polpette, du coup j'étais curieuse de plonger dans cet album qui nous entraîne dans une cuisine plus historique, la cuisine du Second Empire, une cuisine riche, carnée, en sauce, une cuisine de terroir, élaborée et qui fait la part belle aux bons produits, viandes comme légumes.

Mathieu Burniat a pris beaucoup de plaisir, semble-t-il, à mettre en scène les mets concoctés par Dodin et Adèle : le Saint-marcelin en sauce aux morilles côtoie ainsi les ortolans bardés, les lapereaux farcis et les vins les plus fins. Les pages se succèdent dans un tourbillon de nourriture cuisinée avec soin et amour. Le taciturne et exigeant Dodin se laisse peu à peu gagner par la candeur et la spontanéité d'Adèle, et le notable de voir son coeur dérobé par la jeune paysanne aux talents culinaires rares. Le trait fait penser aux caricatures de Daumier et l'ensemble ressemble presque à un conte dont il manquerait le "Il était une fois..." liminaire. Un album  entre pudeur et retenue, à vous donner l'eau à la bouche si vous êtes amateurs de bonne chère, et à déguster dans tous les cas.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Moka !

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09 mai 2012

Le Viandier de Polpette T.1 L'ail des ours, Olivier Milhaud et Julien Neel

Le viandier de Polpette TLe Viandier de Polpette est une nouvelle série imaginée par Olivier Milhaud et dessinée par Julien Neel, le créateur de la série Lou !. Le premier tome, L'ail des ours, est paru en mai 2011 chez Gallimard.

Imaginez un décor féerique : une petite auberge, nichée sur une falaise, avec un ruisseau qui coule, un moulin, une nature verdoyante etc. Son propriétaire, le comte Fausto de Scaramandra, y a été envoyé par son père alors qu'il était enfant. Oisif, le jeune homme profite du calme de son nid douillet et de ses occupants : Polpette, ancien cuistot dans l'armée, qui officie désormais à l'auberge du Coq Vert, Biryani, le serviteur qui s'est occupé de lui depuis son enfance, Alméria, la jeune femme qui gère la chaufferie des termes... La vie y est paisible. Jusqu'au jour où le père de Fausto décide de rendre visite à son fils qu'il n'a pas vu depuis quinze ans.

Le Viandier de Polpette, c'est une bouffée d'air frais. Les dessins, assez naïfs, entraînent le lecteur dans un univers édulcoré rassurant et fantaisiste.  
Le ton est décalé et
l'humour, omniprésent - surtout avec le personnage égocentrique et naïf de Fausto - offre à l'intrigue une note particulière. Et si cette dernière ne possède pas une profondeur extraordinaire en apparence et semble simpliste, détrompez-vous, il n'en est rien. Cet album possède une fraîcheur indéniable et offre une belle histoire d'amitié, d'entraide et de solidarité, portée, entre autres, par ses dessins enfantins aux couleurs douces.
Mais
Le Viandier de Polpette ne serait pas un viandier (référence au plus ancien livre de cuisine connu, attribué à Guillaume Tirel au 14e sièle - fin de la minute culture, bonsoir) sans les nombreuses recettes qui complètent le récit. En effet, chaque fois qu'il est fait mention d'un plat préparé par Polpette, ce dernier est présenté et sa préparation explicitée. Oeufs aux foies de volaille, prego, beignets d'épinard et d'agneau, etc. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle avec Le Gourmet solitaire de Taniguchi...
Enfin, le petit plus que j'ai adoré : la légende de l'auberge, à la fin de l'album, qui indique où chacun des personnages vit et assure ses fonctions... Une manière de prolonger l'intrigue et de visualiser davantage encore ce havre de paix qu'est l'auberge du Coq Vert !

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J'ai donc été séduite par cette lecture. Les nombreux personnages croisés dans ce 1er tome laissent à penser que la suite des aventures de Polpette et de ses amis sera riche. Je serai au rendez-vous du prochain tome, sans hésiter !
Ils ont lu ce 1er tome du Viandier de Polpette :
Faelys, Jérôme, Canel, Kikine...

 Et voici ma 39e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 Et ma 30e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 18/20)

Top BD

 

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16 mars 2011

Le gourmet solitaire, Jiro Taniguchi et Masayuki Kusumi

leGourmetSolitaireJ'ai découvert Jiro Taniguchi avec Quartier Lointain, un de mes coups de coeur en 2010. Malgré cette rencontre si fructueuse, je n'avais pas poursuivi jusqu'alors ma découverte de ses bandes dessinées... Jusqu'à la lecture du Gourmet solitaire. Et en ces périodes douloureuses pour le Japon, j'ai eu envie de vous parler de ce titre aujourd'hui.

Le personnage de cette bande dessinée est un solitaire dont on apprend le minimum : il travaille dans le commerce d'articles de mode, est célibataire et vit à Tokyo.
Au fil de ses déplacements professionnels, il déambule dans les quartiers de la mégalopole et de ses alentours. A chaque fois, c'est l'occasion pour lui de déjeuner dans un lieu différent, goûtant aux spécialités de la maison, découvrant de nouvelles saveurs, ou se laissant emporter par l'attitude des habitués...

C'est simple : ouvrir cette BD, c'est s'exposer à avoir faim immédiatement ! Jiro Taniguchi fait faire à son lecteur un vrai marathon culinaire des spécialités japonaises, en poussant le vice jusqu'à les dessiner ! A chaque début de chapitre, le titre du plat que son personnage va découvrir au détour d'une ruelle.legourmetsolitaire1
La plume de Taniguchi nous emporte dans cette ode à la gastronomie japonaise et finalement, qu'importe la vie de son personnage, l'important réside dans son rapport à ses petites gargotes dans lesquelles il s'arrête et les petites merveilles qu'il y découvre.
On a plaisir à prendre le temps, comme lui, de déguster chaque vignette, de le voir savourer chaque assiette et se laisser porter par l'ambiance du lieu.
Encore une fois une lecture vraiment délicieuse (facile, je sais...) que je vous conseille avidement !

Et voici ma deuxième participation 
au rendez-vous hebdomadaire de
Mango !

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