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30 octobre 2019

Les Beaux étés T.2 La Calanque - 1969, Zidrou et Jordi Lafebre

Les Beaux étés TLa Calanque est le deuxième tome de la merveilleuse série Les beaux étés imaginée par Zidrou et dessinée par Jordi Lafebre. Il est paru en juin 2016 chez Dargaud.

1969. Comme chaque année, Pierre Faldérault est en retard pour rendre ses planches de BD et sa famille l'attend depuis trois jours. Mais une fois celles-ci données au coursier de son éditeur, la petite famille belge se tasse dans sa 4L rouge et file droit au soleil ! En chemin, ils confondent le potager de Rufus et Ramona avec un sous-bois et se retrouvent à camper dans leur jardin. Le couple de retraités avec qui ils sympathisent leur indiquent un petit paradis près de Marseille, d'où ils sont originaires. Une calanque privée dotée d'une petite cabane de pêche. C'est décidé, c'est là que la famille passera les vacances !

Ouvrir un tome des Beaux étés, c'est s'assurer une lecture douce, ode aux petits bonheurs et à la simplicité. Ce deuxième tome ne déroge pas à la règle en entraînant son lecteur quatre ans avant le premier tome, en 1969
La famille drôle et soudée découverte avec Cap au Sud ! n'est encore composée que de cinq membres - Paulette n'est pas encore née - et profite de cette fin des sixties en écoutant le Tour de France à la radio, en suivant les premiers pas de l'Homme sur la lune et en fredonnant les tubes à la mode
Zidrou poursuit l'exploration de la thématique familiale avec ces personnages vraisemblables, ni lisses ni parfaits, mais ô combien attachants. Du père de Pierre - surnommé Pedro - qui voue une haine farouche à Franco qui l'a obligé à quitter son pays à Madeleine, enceinte de son quatrième enfant et pressée de commencer son nouveau travail de vendeuse dans un magasin de chaussures en passant par Pierre, qui croit dur comme fer que Four, son nouveau héros, va lui apporter richesse et gloire, le lecteur suit l'évolution des personnages à rebours et connaît déjà la suite. Four ne sera pas un triomphe et Madeleine va se lasser rapidement de son nouvel emploi
Les dessins de Jordi Lafebre offrent un petit côté vintage à ces années et suivent avec rigueur la mode de l'époque et l'album est une réelle plongée dans la fin de cette décennie qui amorce déjà les 70's
Un deuxième tome absolument délicieux, une famille à laquelle il est difficile de ne pas s'attacher et une série doudou qui fait un bien fou. A ne rater sous aucun prétexte, ne serait-ce que pour rêver encore un peu à l'été qui vient de s'achever.

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La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Noukette qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

 

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23 octobre 2019

Sombres citrouilles, Malika Ferdjoukh et Nicolas Pitz

Sombres citrouillesSombres citrouilles est l'adaptation BD du roman de Malika Ferdjoukh par Nicolas Pitz. Elle sort aujourd'hui aux éditions Rues de Sèvres.

Comme chaque année, la famille Coudrier se réunit le 31 octobre pour célébrer l'anniversaire de Papigrand. Mais cette année, la fête ne va pas se dérouler comme prévu : les petits, partis chercher des citrouilles au potager, découvrent un corps. Pour éviter de gâcher la réunion familiale, ils décident de le cacher. Ce qui ne les empêchent pas de réfléchir à l'identité de la victime. Et à son assassin ? Qui a bien pu tuer cet inconnu ? Est-il vraiment un inconnu ?

J'avais adoré le roman, étudié il y a plus de dix ans lors de mon Master de Littérature de Jeunesse. Quand j'ai vu qu'une adaptation BD sortait, il m'a été impossible de résister.
Et autant vous le dire tout de suite : je me suis autant régalée avec l'album qu'avec le roman ! Nicolas Pitz réussit le tour de force de s'emparer du scénario de Malika Ferdjoukh et d'en restituer une adaptation formidable.
L
es dessins rendent hommage à l'ambiance du roman, soignée et détaillée comme toujours chez l'auteure. Nicolas Pitz prend le parti d'égrenner l'album de planches et de vignettes sans texte pour rendre compte de ces descriptions qui participent de l'ambiance automnale
du roman. L'intrigue suit son cours, entre les différents personnages, les teintes alternant entre les tons pastels et des vignettes sombres en négatif. Le rendu est superbe et les 150 pages de l'album se dévorent jusqu'au dénouement final aussi inattendu que magistralement mis en scène.    
L'alternance de points de vue du roman est rendue par une focalisation sur les différents personnages que le lecteur suit durant cette journée particulière, et la polyphonie prend vie comme par magie.

Vous l'aurez compris, une très belle réussite que cette adaptation du roman de Malika Ferdjoukh. Une petite pépite qui rejoint ma bibliothèque BD, pas loin du roman originel. A découvrir sans tarder !

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Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres de m'avoir permis de découvrir cette belle adaptation !

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Stephie qui nous accueille chez elle
et rassemble les billets des participants aux mercredis BD !

 

Et voilà ma quatrième participation au Challenge Halloween de Lou et Hilde

Challenge Halloween 2019, logo

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14 janvier 2019

Au petit bonheur la chance ! Aurélie Valognes

Au petit bonheur la chance Aurélie ValognesAu petit bonheur la chance ! est le quatrième roman d'Aurélie Valognes, auteure française qui s'est fait connaître du grand public avec son premier roman Mémé dans les orties.

Eté 1968. Alors que Jean n'a que six ans Marie, sa mère, quitte son père en pleine nuit et le dépose chez sa grand-mère, Lucette. La jeune femme n'arrive plus à gérer sa vie et décide de laisser son fils à Granville et tenter sa chance à Paris. Le petit garçon ne se doute pas que ce qui devait être une situation temporaire va s'étirer en longueur. Lucette et Jean vont donc devoir s'apprivoiser !

J'avais passé un bon moment entre les pages des précédents romans d'Aurélie Valognes, Nos adorables belles-filles et Minute papillonJ'attendais donc de cette nouvelle lecture de la détente, du feel good et un brin de vintage. 
Mais la magie n'a pas opéré. Aurélie Valognes signe ici un roman plus grave qu'il n'y paraît et ce qui aurait pu être une belle histoire de relation inter-générationnelle entre Jean et Lucette se transforme en enfance malheureuse pour le petit garçon qui souffre du manque de sa mère, malgré l'amour de sa grand-mère. Tout au long du roman, je me suis demandée où l'auteure comptait nous emmener. Pas de feel good ici, les rires de l'enfance et les joies des étés entre cousins sont effacés par la lourdeur des perspectives du jeune héros. 
Ce n'est qu'une fois le roman terminé qu'Aurélie Valognes explique celui-ci : il est inspiré de l'enfance de son père, abandonné par sa mère et élevé par sa grand-mère. La postface explique cette lourdeur et cette enfance malmenée mais n'a pas réussi à me faire changer d'avis sur ce roman.  
Un bon conseil : ne vous fiez pas à la couverture fleurie comme une robe d'intérieure de nos grands-mères, vous ne trouverez pas dans ces pages une enfance heureuse et une mamie gâteau mais un petit garçon abandonné et une grand-mère qui peine à l'élever avec ses maigres moyens et se cache derrière ses sentiments. Bref, un avis en demi-teinte et un roman pas si feel good que ça.

Jour 14 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

      

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12 septembre 2018

Une histoire d'hommes, Zep

Une histoire d'hommes ZepUne histoire d'hommes est un album de Zep paru en 2013 aux éditions Rue de Sèvres.

Trois quadra embarquent à bord d'un vol vers le Devon. Ils vont passer quelques jours chez Sandro, le quatrième membre du groupe de rock qu'ils formaient ensemble, il y a vingt ans. S'ils ont tous cessé la musique et choisi une vie rangée, Sandro, de son côté, a continué, devenant en quelques années une star internationale. C'est l'heure des retrouvailles sur fond de souvenirs, de nostalgie, de présents, aussi, plus ou moins rangés. Les vannes fusent, l'amitié renaît mais aussi les rancoeurs et les incompréhensions. Et là, juste là, sous leur yeux, la vérité éclate au grand jour.   

J'avais découvert le papa de Titeuf en BD adulte il y a deux ans avec Un bruit étrange et beau, album que j'avais trouvé extrêmement poétique et esthétique. J'ai retrouvé cette poésie et cette esthétique soignée dès les premières pages d'Une histoire d'hommes.
L'amitié masculine est au centre de cet album aux univers chromatiques soignés, le passé et le présent s'entremêlant tandis que les personnages refont le film de leur histoire commune, chacun apportant avec son témoignage une bribe de compréhension. La mélancolie règne, tandis qu'ils évoquent leurs jeunes années de rockeurs insouciants, entre musique, drogues et filles. Les souvenirs se succèdent, le trait réaliste de Zep lui donnant vie dans des doubles pages bichromiques des plus intéressantes.  
Huis-clos lent et nostalgique, Une histoire d'hommes fait entrer le lecteur dans l'intimité de ses personnages, entre passé et présent, entre fantasmes et désillusions, jusqu'au coup de théâtre final. A lire, sans hésiter, pour découvrir Zep dans ce petit quelque chose de poétique et de mélancolique qui lui va si bien.

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Stephie !

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27 juin 2018

Les beaux étés T.1 Cap au Sud ! 1973, Zidrou et Jordi Lafebre

Les beaux étés T1 Cap au SudCap au Sud ! est le premier tome de la série Les beaux étés imaginée par Zidrou et dessinée par Jordi Lafebre qui compte à ce jour quatre tomes. Il est paru en septembre 2015 chez Dargaud.

Août 1973. Sardou monopolise les ondes avec La maladie d'amour. Comme chaque année, la famille Faldérault part en vacances. Comme chaque année, Pierre, le père, est en retard pour rendre ses planches de BD tandis que sa femme patiente et que leurs quatre enfants trépignent. Heureusement, le départ sonne enfin ! Tous tassés dans la 4L rouge, les voilà chantants sur la route du sud sans oublier le pique-nique rituel. Des vacances pour se retrouver en famille, se chamailler, se détendre. Des vacances pour oublier aussi que Tante Lili est malade ou que le couple bat de l'aile.

J'avais découvert Zidrou l'an dernier grâce à la BD du mercredi et le diptyque L'adoption. Et j'avais adoré. Quand certains tentateurs ont commencé à chroniquer en masse cette série, je n'ai pas résisté (mais mis un peu de temps, attendant qu'elle soit disponible en prêt dans ma médiathèque !)     
Zidrou signe encore une fois une belle intrigue bien ficelée dans laquelle le lecteur plonge avec délice dès les premières planches et dont on ressort le sourire aux lèvres. L'ambiance des seventies est extrêmement bien rendue à travers les dessins de Lafebre - les couleurs conférant à l'ensemble un je-ne-sais-quoi de typique de l'époque tandis que les personnages ont des visages très expressifs - et une nostalgie joyeuse se dégage de cette histoire familiale. Les personnages se présentent dans leur authenticité, avec leurs bons comme leurs mauvais côtés et permettent à l'ensemble d'être si vrai.  Ce premier tome joue bien son rôle et campe un décor familial qu'on sait riche et inattendu. Zidrou oblige.   
C'est simple : il est impossible de ne pas s'identifier à cette famille un peu loufoque, drôle et attachante qui quitte la Belgique pour profiter du doux soleil du sud. On rit, on s'émeut à leurs côtés. On entend presque les cigales dans le lointain. Bref, c'est totalement de saison et une chose est sûre : je vais de ce pas réserver la suite !
      
D'autres avis : Jérôme, Noukette, Mo' (tomes 1&2), Moka (tomes 1&2), Jacques, Sandrine, Tamara, Yvan, etc.

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Moka

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07 juin 2018

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles, Olivier BourdeautEn attendant Bojangles est le premier roman de l'écrivain français Olivier Bourdeaut paru en janvier 2016 aux éditions Finitude. Plusieurs fois primé, il a remporté un grand succès dès sa sortie.

Ils s'aiment d'un amour fou. Lui, George, ancien homme de loi reconverti en ouvreur de garages, elle, au prénom inconnu puisque son mari la nomme chaque jour différemment, amoureuse de la vie fantasque qu'elle s'invente. Tous les deux dansent, chaque jour, sur Mr Bojangles chanté par Nina Simone, devant les yeux ébahis de leur fils. La vie du trio n'est qu'un tourbillon de fantaisie et de drôlerie : les invités se succèdent, l'alcool coule à flot, les disques tournent en boucle tandis que Mme Superfétatoire, la grue domestiquée par la famille, amuse la galerie. Tout n'est qu'amusement et loufoquerie. Mais  l'équilibre de cette douce folie se rompt le jour où un percepteur d'impôt vient sonner à la porte. 

Deuxième roman que je découvre en livre audio, En attendant Bojangles m'a complètement charmée. Je l'avais dans ma PAL depuis longtemps en version papier (depuis sa sortie !) mais je n'avais pas pris le temps de le découvrir. Un trajet ce week-end m'a permis de me plonger dans la version audio empruntée à la médiathèque.  
La voix de Louis Arène, de la Comédie-Française, donne vie à ces personnages fantasques et corps à cette intrigue ubuesque, tandis que les intermèdes musicaux de Nina Simone scandent l'intrigue. La narration alterne entre les souvenirs du narrateur enfant devenu adulte et le journal de son père. Les réminiscences divergent de l'un à l'autre, l'enfant et son oeil naïf ne voyant dans la fantaisie de sa mère qu'une fraîcheur innocente, quand son père, dès le début, sait que la folie se tapit dans un recoin, et qu'elle peut à tout instant faire voler en éclat l'équilibre mental de sa chère et tendre. 
La plume d'Olivier Bourdeaut est d'une musicalité sans borne (et en livre audio le résultat est d'autant plus fort !), l'auteur jouant sur les mots, leurs sonorités et les figures de style pour créer un non-sense absolument délicieux. 
C'est bien simple : je n'ai pas vu passer les 3h d'écoute, moi qui avais eu beaucoup de mal avec mon premier livre audio. Je me suis immergée dans cette intrigue drôle et émouvante, ode à un amour fou si romanesque. Je ne vous en dirai pas plus... Un coup de coeur indéniable à côté duquel je vous déconseille de passer ! 
Les avis de BlandineEnnaFolavril, Helene, ItzamnaJerome, LeiloonaMadameNatiora, Noukette, etc. 

  En bonus un entretien d'Olivier Bourdeaut

 

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23 mai 2018

Ce n'est pas toi que j'attendais, Fabien Toulmé

Ce n'est pas toi que j'attendaisCe n'est pas toi que j'attendais est le premier album de Fabien Toulmé paru en octobre 2014 aux éditions Delcourt.

Fabien et sa femme Patricia attendent un heureux événement. Après leur petite Louise qui a quatre ans, le couple est heureux d'accueillir une nouvelle petite fille. Mais quel n'est pas leur choc en découvrant à l'accouchement que celle-ci est trisomique. Fabien Toulmé raconte, dans un vibrant témoignage, son acceptation de la différence de Julia.

De Fabien Toulmé, j'avais adoré Les deux vies de Baudouin, son deuxième album. Et si ce premier album a été vanté un peu partout sur la blogosphère, je m'en suis tenue éloignée un temps, redoutant une lecture trop dure pour moi. Mais j'ai fini par succomber à l'appel, curieuse de découvrir ce témoignage au titre ô combien évocateur. Car ce n'est effectivement pas une enfant trisomique que Fabien et sa femme, Patricia, attendaient. Mais c'est tout en pudeur et en humilité que l'auteur analyse ses émotions et ses ressentis, sa douleur et son désarroi. Dans ce vibrant récit centré sur lui, Fabien Toulmé raconte son parcours pour devenir père de Julia, ces longs mois d'indifférence, de colère, de tristesse, de déception... Jusqu'au jour où il accepte enfin sa fille dans sa différence et l'aime d'un amour inconditionnel.

Le trait est simple, comme toujours, et l'album parcourt les émotions de Fabien au gré de couleurs froides qui gagnent progressivement en chaleur.

Un album qui m'a émue aux larmes (mais sans me faire pleurer comme une madeleine non plus, comme je pensais), d'une pudeur et paradoxalement d'une authenticité sans borne. Le témoignage d'un papa désemparé qui n'est pas sans me faire penser aux Petites victoires d'Yvon Roy qui relate le parcours d'un père et de son fils autiste. A lire, sans hésiter une seconde.

Les avis de Jerome, Noukette, Mo, MadameVal, Enna, Galéa, Syl, etc.

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Mo' !   

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02 avril 2018

Minute, papillon ! Aurélie Valognes

Minute, papillon Aurélie ValognesMinute, papillon ! est le troisième roman de la française Aurélie Valognes paru en avril 2017 aux éditions Fayard Mazarine.

Rose, mère célibataire de trente-six ans, entretient des relations compliquées avec Baptiste, son fils de dix-huit ans. Lorsque celui-ci lui annonce qu'il quitte la maison, la jeune femme voit une occasion de rebondir et reprendre sa vie en main. Elle accepte un nouvel emploi un peu louche dans un luxueux appartement parisien : celui de dame de compagnie... d'un chien ! Pépette, le chien de Véronique, riche femme d'affaire égocentrique et despotique. Acculée, Rose accepte cet emploi grassement rémunéré et découvre que Véronique vit avec Colette, sa mère. La septuagénaire un peu lunaire, atteinte d'un toc de propreté, ne sort plus de chez elle. Entre elle et Rose, une drôle de relation va se nouer.

J'avais passé un agréable moment entre les pages de Nos adorables belles-filles, second roman d'Aurélie Valognes. Quel plaisir quand une amie m'a envoyé un paquet contenant celui-ci ! 
Une nouvelle fois, Aurélie Valognes tresse une intrigue efficace et drôle, résolument contemporaine. Le personnage de Rose, mère célibataire dépassée par le départ précoce de son fils, est attachant, tout comme celui de Colette, retraitée un peu déboussolée par ses relations tendues avec sa fille. L'amitié entre les deux femmes n'est pas une surprise mais donne le sourire aux lèvres. L'intrigue est ponctuée d'humour - notamment la découverte du couchsurfing par Colette ou encore de l'essai de végétalisme par la soeur de Rose - et avance à bon rythme. Un roman que j'ai dévoré en quelques heures, qui m'a donné le sourire aux lèvres et empli le coeur de positif et de bonne humeur. Un excellent feel good comme cela faisait longtemps que je n'en avais pas découvert, parfait pour ce printemps un peu gris. Merci encore Lydie pour ton joli cadeau !

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10 février 2018

La pâtisserie Bliss, Kathryn Littlewood

La pâtisserie BlissLa pâtisserie Bliss est le premier roman de la new-yorkaise Kathryn Littlewood. Il est paru en 2013 aux éditions Pocket Jeunesse.

Dans la petite ville de Calamity Falls, la famille Bliss tient une adorable pâtisserie très prisée. Mais ce que les citoyens de la ville ignorent, c'est que la famille possède un livre de recettes magiques qu'elle se passe de génération en génération. Des muffins de l'amour aux cookies de la vérité en passant par les biscuits au sommeil de plomb, certaines pâtisseries possèdent des pouvoirs bien singuliers. Mais la famille tient à garder son secret et ne distille ses merveilles enchantées qu'en cas d'urgence. Ainsi, quand Céleste et Albert, les parents, sont appelés en urgence par la maire d'une ville voisine pour l'aider dans une épidémie de grippe, leurs quatre enfants se retrouvent seuls à gérer la boutique. Pour Rose, Oliver, Origan et Anis commence alors une folle aventure ! Une tante mystérieuse fait son apparition sur une moto étincelante et les envoûte de ses charmes tandis que l'idée d'utiliser le livre de recettes magiques - malgré l'interdiction formelle de leurs parents - les taraude.

C'est bien simple : j'aurais adoré découvrir ce livre à l'âge de dix ans ! Je me serais identifiée à l'héroïne, Rose, une enfant sérieuse et responsable qui adore faire de la pâtisserie et a peur de l'ennui ; j'aurais copié la couverture toute colorée du roman et dessiné de nouvelles aventures pour les personnages ; j'aurais eu envie de tester toutes les recettes... Bref, ce roman m'aurait fascinée longtemps, plus jeune (et en tant que prof doc je me dis que l'édition jeunesse a réellement pris un virage intéressant suite à la parution de Harry Potter)

Mais même si je n'ai plus dix ans ni l'âge des personnages, j'ai quand même passé un excellent moment dans les pages de ce court roman prêté par une de mes élèves. La petite ville de Calamity Falls est paisible, rythmée par les habitudes de ses habitants, et la pâtisserie de la famille est un petit havre de paix, d'amour et de magie !

L'intrigue a beau être un peu prévisible et manichéenne, les personnages secondaires porter des noms évoquant leurs caractéristiques physiques ou une connotation humoristique (M. Phibien et Cléa Molett, notamment), l'ensemble fonctionne bien, faisant la part belle aux relations familiales et au mal-être adolescent. La petite Rose peine à trouver sa place dans sa famille et à entrer en communication avec ses frères, se démenant avec sérieux pour la pâtisserie dans ses parents sans que ceux-ci ne le voient réellement. Une série délicieuse dont j'ai vraiment envie de découvrir la suite et que je ne peux que vous conseiller.

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20 décembre 2017

Pas si simple, Lucie Castel

Pas si simple Lucie CastelPas si simple est le premier roman de l''enseignante en droit Lucie Castel. Il est paru en mars cette année chez Harlequin.

Lorsqu'une tempête de neige s'abat sur Londres, Scarlett et sa soeur Mélie se retrouvent coincées à l'aéroport d'Heathrow le 23 décembre. Les deux soeurs s'inquiètent de ne pas être avec leur mère pour ce premier Noël depuis le décès de leur père. Mais leur inquiétude laisse vite place à une situation cocasse lorsque William, un charmant londonien que rencontre Scarlett dans les toilettes de l'aéroport, les invite à passer les fêtes chez lui. Les deux jeunes femmes vont rapidement se retrouver au coeur d'un dîner de famille des plus animés.

Vous connaissez mon goût pour les romances de Noël ? Vous savez comme, à ce moment de l'année, j'aime lire quelques romans à l'eau de rose, parfois faciles, souvent prévisibles, un tantinet caricaturaux. Et si j'ai passé un très bon moment à Snow Crystal avec La danse hésitante des flocons de neige, autant vous le dire tout de suite : je n'ai pas été conquise par ce roman.

L'intrigue est trop rapidement esquissée pour être un tant soit peu vraisemblable, la psychologie des personnages est quasi inexistante, malgré un effort porté au duo des soeurs (l'une est architecte, l'autre sexologue), la romance trop évidente pour être plaisante et l'ensemble tourne rapidement au vaudeville grossier. Lucie Castel ne prend pas le temps d'installer son intrigue pour lui donner la consistance attendue et s'embourbe dans une galerie de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. Je pensais lire une romance un brin cucul sur fond de Noël et finalement j'ai plus eu l'impression de découvrir une farce. C'est dommage ! Un rendez-vous raté de mon côté, mais qui fait l'objet d'une lecture commune dans le cadre du Challenge Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian. Je vais aller voir ce qu'en ont pensé mes acolytes de lecture !

 

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