Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




12 septembre 2018

Une histoire d'hommes, Zep

Une histoire d'hommes ZepUne histoire d'hommes est un album de Zep paru en 2013 aux éditions Rue de Sèvres.

Trois quadra embarquent à bord d'un vol vers le Devon. Ils vont passer quelques jours chez Sandro, le quatrième membre du groupe de rock qu'ils formaient ensemble, il y a vingt ans. S'ils ont tous cessé la musique et choisi une vie rangée, Sandro, de son côté, a continué, devenant en quelques années une star internationale. C'est l'heure des retrouvailles sur fond de souvenirs, de nostalgie, de présents, aussi, plus ou moins rangés. Les vannes fusent, l'amitié renaît mais aussi les rancoeurs et les incompréhensions. Et là, juste là, sous leur yeux, la vérité éclate au grand jour.   

J'avais découvert le papa de Titeuf en BD adulte il y a deux ans avec Un bruit étrange et beau, album que j'avais trouvé extrêmement poétique et esthétique. J'ai retrouvé cette poésie et cette esthétique soignée dès les premières pages d'Une histoire d'hommes.
L'amitié masculine est au centre de cet album aux univers chromatiques soignés, le passé et le présent s'entremêlant tandis que les personnages refont le film de leur histoire commune, chacun apportant avec son témoignage une bribe de compréhension. La mélancolie règne, tandis qu'ils évoquent leurs jeunes années de rockeurs insouciants, entre musique, drogues et filles. Les souvenirs se succèdent, le trait réaliste de Zep lui donnant vie dans des doubles pages bichromiques des plus intéressantes.  
Huis-clos lent et nostalgique, Une histoire d'hommes fait entrer le lecteur dans l'intimité de ses personnages, entre passé et présent, entre fantasmes et désillusions, jusqu'au coup de théâtre final. A lire, sans hésiter, pour découvrir Zep dans ce petit quelque chose de poétique et de mélancolique qui lui va si bien.

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Stephie !

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27 juin 2018

Les beaux étés T.1 Cap au Sud ! Zidrou et Jordi Lafebre

Les beaux étés T1 Cap au SudCap au Sud ! est le premier tome de la série Les beaux étés imaginée par Zidrou et dessinée par Jordi Lafebre qui compte à ce jour quatre tomes. Il est paru en septembre 2015 chez Dargaud.

Août 1973. Sardou monopolise les ondes avec La maladie d'amour. Comme chaque année, la famille Faldérault part en vacances. Comme chaque année, Pierre, le père, est en retard pour rendre ses planches de BD tandis que sa femme patiente et que leurs quatre enfants trépignent. Heureusement, le départ sonne enfin ! Tous tassés dans la 4L rouge, les voilà chantants sur la route du sud sans oublier le pique-nique rituel. Des vacances pour se retrouver en famille, se chamailler, se détendre. Des vacances pour oublier aussi que Tante Lili est malade ou que le couple bat de l'aile.

J'avais découvert Zidrou l'an dernier grâce à la BD du mercredi et le diptyque L'adoption. Et j'avais adoré. Quand certains tentateurs ont commencé à chroniquer en masse cette série, je n'ai pas résisté (mais mis un peu de temps, attendant qu'elle soit disponible en prêt dans ma médiathèque !)     
Zidrou signe encore une fois une belle intrigue bien ficelée dans laquelle le lecteur plonge avec délice dès les premières planches et dont on ressort le sourire aux lèvres. L'ambiance des seventies est extrêmement bien rendue à travers les dessins de Lafebre - les couleurs conférant à l'ensemble un je-ne-sais-quoi de typique de l'époque tandis que les personnages ont des visages très expressifs - et une nostalgie joyeuse se dégage de cette histoire familiale. Les personnages se présentent dans leur authenticité, avec leurs bons comme leurs mauvais côtés et permettent à l'ensemble d'être si vrai.  Ce premier tome joue bien son rôle et campe un décor familial qu'on sait riche et inattendu. Zidrou oblige.   
C'est simple : il est impossible de ne pas s'identifier à cette famille un peu loufoque, drôle et attachante qui quitte la Belgique pour profiter du doux soleil du sud. On rit, on s'émeut à leurs côtés. On entend presque les cigales dans le lointain. Bref, c'est totalement de saison et une chose est sûre : je vais de ce pas réserver la suite !
      
D'autres avis : Jérôme, Noukette, Mo' (tomes 1&2), Moka (tomes 1&2), Jacques, Sandrine, Tamara, Yvan, etc.

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Moka

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07 juin 2018

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles, Olivier BourdeautEn attendant Bojangles est le premier roman de l'écrivain français Olivier Bourdeaut paru en janvier 2016 aux éditions Finitude. Plusieurs fois primé, il a remporté un grand succès dès sa sortie.

Ils s'aiment d'un amour fou. Lui, George, ancien homme de loi reconverti en ouvreur de garages, elle, au prénom inconnu puisque son mari la nomme chaque jour différemment, amoureuse de la vie fantasque qu'elle s'invente. Tous les deux dansent, chaque jour, sur Mr Bojangles chanté par Nina Simone, devant les yeux ébahis de leur fils. La vie du trio n'est qu'un tourbillon de fantaisie et de drôlerie : les invités se succèdent, l'alcool coule à flot, les disques tournent en boucle tandis que Mme Superfétatoire, la grue domestiquée par la famille, amuse la galerie. Tout n'est qu'amusement et loufoquerie. Mais  l'équilibre de cette douce folie se rompt le jour où un percepteur d'impôt vient sonner à la porte. 

Deuxième roman que je découvre en livre audio, En attendant Bojangles m'a complètement charmée. Je l'avais dans ma PAL depuis longtemps en version papier (depuis sa sortie !) mais je n'avais pas pris le temps de le découvrir. Un trajet ce week-end m'a permis de me plonger dans la version audio empruntée à la médiathèque.  
La voix de Louis Arène, de la Comédie-Française, donne vie à ces personnages fantasques et corps à cette intrigue ubuesque, tandis que les intermèdes musicaux de Nina Simone scandent l'intrigue. La narration alterne entre les souvenirs du narrateur enfant devenu adulte et le journal de son père. Les réminiscences divergent de l'un à l'autre, l'enfant et son oeil naïf ne voyant dans la fantaisie de sa mère qu'une fraîcheur innocente, quand son père, dès le début, sait que la folie se tapit dans un recoin, et qu'elle peut à tout instant faire voler en éclat l'équilibre mental de sa chère et tendre. 
La plume d'Olivier Bourdeaut est d'une musicalité sans borne (et en livre audio le résultat est d'autant plus fort !), l'auteur jouant sur les mots, leurs sonorités et les figures de style pour créer un non-sense absolument délicieux. 
C'est bien simple : je n'ai pas vu passer les 3h d'écoute, moi qui avais eu beaucoup de mal avec mon premier livre audio. Je me suis immergée dans cette intrigue drôle et émouvante, ode à un amour fou si romanesque. Je ne vous en dirai pas plus... Un coup de coeur indéniable à côté duquel je vous déconseille de passer ! 
Les avis de BlandineEnnaFolavril, Helene, ItzamnaJerome, LeiloonaMadameNatiora, Noukette, etc. 

  En bonus un entretien d'Olivier Bourdeaut

 

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23 mai 2018

Ce n'est pas toi que j'attendais, Fabien Toulmé

Ce n'est pas toi que j'attendaisCe n'est pas toi que j'attendais est le premier album de Fabien Toulmé paru en octobre 2014 aux éditions Delcourt.

Fabien et sa femme Patricia attendent un heureux événement. Après leur petite Louise qui a quatre ans, le couple est heureux d'accueillir une nouvelle petite fille. Mais quel n'est pas leur choc en découvrant à l'accouchement que celle-ci est trisomique. Fabien Toulmé raconte, dans un vibrant témoignage, son acceptation de la différence de Julia.

De Fabien Toulmé, j'avais adoré Les deux vies de Baudouin, son deuxième album. Et si ce premier album a été vanté un peu partout sur la blogosphère, je m'en suis tenue éloignée un temps, redoutant une lecture trop dure pour moi. Mais j'ai fini par succomber à l'appel, curieuse de découvrir ce témoignage au titre ô combien évocateur. Car ce n'est effectivement pas une enfant trisomique que Fabien et sa femme, Patricia, attendaient. Mais c'est tout en pudeur et en humilité que l'auteur analyse ses émotions et ses ressentis, sa douleur et son désarroi. Dans ce vibrant récit centré sur lui, Fabien Toulmé raconte son parcours pour devenir père de Julia, ces longs mois d'indifférence, de colère, de tristesse, de déception... Jusqu'au jour où il accepte enfin sa fille dans sa différence et l'aime d'un amour inconditionnel.

Le trait est simple, comme toujours, et l'album parcourt les émotions de Fabien au gré de couleurs froides qui gagnent progressivement en chaleur.

Un album qui m'a émue aux larmes (mais sans me faire pleurer comme une madeleine non plus, comme je pensais), d'une pudeur et paradoxalement d'une authenticité sans borne. Le témoignage d'un papa désemparé qui n'est pas sans me faire penser aux Petites victoires d'Yvon Roy qui relate le parcours d'un père et de son fils autiste. A lire, sans hésiter une seconde.

Les avis de Jerome, Noukette, Mo, MadameVal, Enna, Galéa, Syl, etc.

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Mo' !   

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02 avril 2018

Minute, papillon ! Aurélie Valognes

Minute, papillon Aurélie ValognesMinute, papillon ! est le troisième roman de la française Aurélie Valognes paru en avril 2017 aux éditions Fayard Mazarine.

Rose, mère célibataire de trente-six ans, entretient des relations compliquées avec Baptiste, son fils de dix-huit ans. Lorsque celui-ci lui annonce qu'il quitte la maison, la jeune femme voit une occasion de rebondir et reprendre sa vie en main. Elle accepte un nouvel emploi un peu louche dans un luxueux appartement parisien : celui de dame de compagnie... d'un chien ! Pépette, le chien de Véronique, riche femme d'affaire égocentrique et despotique. Acculée, Rose accepte cet emploi grassement rémunéré et découvre que Véronique vit avec Colette, sa mère. La septuagénaire un peu lunaire, atteinte d'un toc de propreté, ne sort plus de chez elle. Entre elle et Rose, une drôle de relation va se nouer.

J'avais passé un agréable moment entre les pages de Nos adorables belles-filles, second roman d'Aurélie Valognes. Quel plaisir quand une amie m'a envoyé un paquet contenant celui-ci ! 
Une nouvelle fois, Aurélie Valognes tresse une intrigue efficace et drôle, résolument contemporaine. Le personnage de Rose, mère célibataire dépassée par le départ précoce de son fils, est attachant, tout comme celui de Colette, retraitée un peu déboussolée par ses relations tendues avec sa fille. L'amitié entre les deux femmes n'est pas une surprise mais donne le sourire aux lèvres. L'intrigue est ponctuée d'humour - notamment la découverte du couchsurfing par Colette ou encore de l'essai de végétalisme par la soeur de Rose - et avance à bon rythme. Un roman que j'ai dévoré en quelques heures, qui m'a donné le sourire aux lèvres et empli le coeur de positif et de bonne humeur. Un excellent feel good comme cela faisait longtemps que je n'en avais pas découvert, parfait pour ce printemps un peu gris. Merci encore Lydie pour ton joli cadeau !

Logo Challenge Feel good

 

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10 février 2018

La pâtisserie Bliss, Kathryn Littlewood

La pâtisserie BlissLa pâtisserie Bliss est le premier roman de la new-yorkaise Kathryn Littlewood. Il est paru en 2013 aux éditions Pocket Jeunesse.

Dans la petite ville de Calamity Falls, la famille Bliss tient une adorable pâtisserie très prisée. Mais ce que les citoyens de la ville ignorent, c'est que la famille possède un livre de recettes magiques qu'elle se passe de génération en génération. Des muffins de l'amour aux cookies de la vérité en passant par les biscuits au sommeil de plomb, certaines pâtisseries possèdent des pouvoirs bien singuliers. Mais la famille tient à garder son secret et ne distille ses merveilles enchantées qu'en cas d'urgence. Ainsi, quand Céleste et Albert, les parents, sont appelés en urgence par la maire d'une ville voisine pour l'aider dans une épidémie de grippe, leurs quatre enfants se retrouvent seuls à gérer la boutique. Pour Rose, Oliver, Origan et Anis commence alors une folle aventure ! Une tante mystérieuse fait son apparition sur une moto étincelante et les envoûte de ses charmes tandis que l'idée d'utiliser le livre de recettes magiques - malgré l'interdiction formelle de leurs parents - les taraude.

C'est bien simple : j'aurais adoré découvrir ce livre à l'âge de dix ans ! Je me serais identifiée à l'héroïne, Rose, une enfant sérieuse et responsable qui adore faire de la pâtisserie et a peur de l'ennui ; j'aurais copié la couverture toute colorée du roman et dessiné de nouvelles aventures pour les personnages ; j'aurais eu envie de tester toutes les recettes... Bref, ce roman m'aurait fascinée longtemps, plus jeune (et en tant que prof doc je me dis que l'édition jeunesse a réellement pris un virage intéressant suite à la parution de Harry Potter)

Mais même si je n'ai plus dix ans ni l'âge des personnages, j'ai quand même passé un excellent moment dans les pages de ce court roman prêté par une de mes élèves. La petite ville de Calamity Falls est paisible, rythmée par les habitudes de ses habitants, et la pâtisserie de la famille est un petit havre de paix, d'amour et de magie !

L'intrigue a beau être un peu prévisible et manichéenne, les personnages secondaires porter des noms évoquant leurs caractéristiques physiques ou une connotation humoristique (M. Phibien et Cléa Molett, notamment), l'ensemble fonctionne bien, faisant la part belle aux relations familiales et au mal-être adolescent. La petite Rose peine à trouver sa place dans sa famille et à entrer en communication avec ses frères, se démenant avec sérieux pour la pâtisserie dans ses parents sans que ceux-ci ne le voient réellement. Une série délicieuse dont j'ai vraiment envie de découvrir la suite et que je ne peux que vous conseiller.

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20 décembre 2017

Pas si simple, Lucie Castel

Pas si simple Lucie CastelPas si simple est le premier roman de l''enseignante en droit Lucie Castel. Il est paru en mars cette année chez Harlequin.

Lorsqu'une tempête de neige s'abat sur Londres, Scarlett et sa soeur Mélie se retrouvent coincées à l'aéroport d'Heathrow le 23 décembre. Les deux soeurs s'inquiètent de ne pas être avec leur mère pour ce premier Noël depuis le décès de leur père. Mais leur inquiétude laisse vite place à une situation cocasse lorsque William, un charmant londonien que rencontre Scarlett dans les toilettes de l'aéroport, les invite à passer les fêtes chez lui. Les deux jeunes femmes vont rapidement se retrouver au coeur d'un dîner de famille des plus animés.

Vous connaissez mon goût pour les romances de Noël ? Vous savez comme, à ce moment de l'année, j'aime lire quelques romans à l'eau de rose, parfois faciles, souvent prévisibles, un tantinet caricaturaux. Et si j'ai passé un très bon moment à Snow Crystal avec La danse hésitante des flocons de neige, autant vous le dire tout de suite : je n'ai pas été conquise par ce roman.

L'intrigue est trop rapidement esquissée pour être un tant soit peu vraisemblable, la psychologie des personnages est quasi inexistante, malgré un effort porté au duo des soeurs (l'une est architecte, l'autre sexologue), la romance trop évidente pour être plaisante et l'ensemble tourne rapidement au vaudeville grossier. Lucie Castel ne prend pas le temps d'installer son intrigue pour lui donner la consistance attendue et s'embourbe dans une galerie de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. Je pensais lire une romance un brin cucul sur fond de Noël et finalement j'ai plus eu l'impression de découvrir une farce. C'est dommage ! Un rendez-vous raté de mon côté, mais qui fait l'objet d'une lecture commune dans le cadre du Challenge Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian. Je vais aller voir ce qu'en ont pensé mes acolytes de lecture !

 

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09 juin 2017

Harry Potter et la Coupe de feu, J.K. Rowling

Harry Potter et la Coupe de feu, JHarry Potter et la Coupe de feu est le quatrième tome des aventures du célèbre petit sorcier imaginé par J.K. Rowling et paru en 2000 chez Gallimard.

Invité à venir au Terrier chez les Weasley pour assister à la Coupe du Monde de Quidditch, Harry est soulagé de quitter les Dursley et de terminer l'été en compagnie de ses amis. Surtout depuis qu'il a rêvé de l'assassinat d'un moldu par Voldemort. Alors que la fête bat son plein à la Coupe du Monde, des Mangemorts terrorisent la foule en faisant apparaître la Marque des Ténèbres, signe de ralliement de Voldemort. Dès lors, le Ministère panique et la peur règne. Cela n'empêche pas le grand événement de l'année d'avoir lieu à Poudlard : le Tournoi des Trois Sorciers, qui oppose des élèves de trois grande écoles de sorcellerie. Mais lorsque le nom de Harry, pourtant trop jeune pour s'inscrire, apparaît dans la Coupe, ce dernier comprend que cette année sera bien singulière.

Je continue de vous abreuver régulièrement de mes relectures de la série. Ce quatrième tome est certainement celui que je préfère. Il est sombre mais pas trop, met en scène deux événements intéressants dans l'univers sorcier - la Coupe du monde de Quidditch et le Tournoi des Trois Sorciers -, aborde la question de l'esclavage et des libertés individuelles par le biais du Front de Libération des Elfes de Maison et voit les personnages entrer pas à pas dans l'adolescence. Théâtre des premiers émois amoureux, ce tome central dans la série est également celui de la résurrection de Voldemort, personnification du Mal. Ce sera le dernier tome un peu insouciant, le dernier dans lequel l'enfance et l'innoncence auront encore un peu leur place. Les trois tomes suivants, en voyant le retour de Voldemort, seront synonymes de peur, de noirceur, de résistance et de mort.

Une relecture un peu laborieuse dans le premier quart de l'intrigue - la partie avant d'arriver à Poudlard m'a semblé infinie - mais qui a su me séduire à nouveau une fois l'intrigue lancée et conclue par une scène finale parfaitement orchestrée.

 

Deuxième participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda.

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23 mai 2017

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, J.K. Rowling

Harry Potter et le prisonnier d'AzkabanHarry Potter et le prisonnier d'Azkaban est le troisième tome de la saga Harry Potter écrite par l'anglaise J.K. Rowling. Il est paru en 1999 aux éditions Gallimard.

Une nouvelle année commence à Poudlard pour Harry. Mais elle ne commence pas très bien pour le jeune sorcier. Agacé par les Dursley chez qui il vit, Harry s'enfuit de chez eux après leur avoir lancé un sortilège. Contre toute attente, il n'est pas renvoyé de Poudlard mais reçu en personne par le Ministre de la magie qui l'enjoint à une grande prudence. En effet, un criminel dangereux évadé d'Azkaban - la célèbre prison pour sorciers -  est à ses trousses. Entouré d'Hermione et de Ron, Harry débute cette nouvelle année sous le sceau de la peur. Mais très vite, le rythme scolaire et ses nouvelles matières - la divination et le soin aux créatures magiques - occupe l'esprit de l'adolescent. Mais le danger rôde...

Mon rythme de relecture de la saga a un peu baissé, et je n'ai pas réussi à tenir un tome par mois, me dispersant avec tout un tas d'autres lectures. Néanmoins, j'ai pris beaucoup de plaisir à relire ce troisième tome. 

L'intrigue se complexifie et la psychologie des personnages gagne en intensité. C'est avec ce troisième tome que la saga se démarque nettement de son adaptation cinématographique et c'est un réel plaisir de replonger dans ces pages pour redécouvrir l'oeuvre de J.K. Rowling dans son entièreté. Je ne vais pas m'étendre ni en faire une analyse littéraire, ça n'aurait pas de sens. Pour cette relecture de la saga je ferai des billets rapides (mais qui me permettent de tenir à jour mon journal de lecture !)

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13 avril 2017

Bye Bye Bollywood, Hélène Couturier

Bye Bye Bollywood, Hélène CouturierBye Bye Bollywood est un roman d'Hélène Couturier qui paraît aujourd'hui aux Editions Syros.

Nina a quinze ans, un père qui vit en Irlande, une mère branchée yoga et une petite soeur de neuf ans agaçante dans son genre. Tout bascule le jour où sa mère décide de partir quinze jours dans un ashram en Inde avec ses deux filles. Quinze jours de vacances qui riment avec pénitence pour l'adolescente : pas de réseau, des menus végétariens, du yoga et de la méditation tous les jours, bref un enfer ! Mais l'Inde va réserver des surprises à Nina et faire vaciller ses certitudes. 

Vous connaissez sûrement mon goût pour l'Inde (avec Hilde nous avons organisé pendant plusieurs années des challenges autour de la littérature indienne), vous connaissez peut-être un peu moins mon goût pour le yoga et la méditation (bien que je l'ai esquissé à demi-mot dans ce billet). Mais vous l'aurez compris : ce roman jeunesse était fait pour moi !

Et j'ai dévoré ces pages en y prenant beaucoup de plaisir. Hélène Couturier réussit le tour de force d'une narration à la première personne par un personnage adolescent sans que celle-ci ne soit trop vulgaire ni édulcorée. Nina a quinze ans, Nina ne pense qu'à ses copines et sa vie sociale via Facebook et WhatsApp, Nina se fiche complètement des aspirations de sérénité de sa mère et Nina est la narratrice du roman. Du coup, l'humour est au rendez-vous de cette intrigue qui se moque gentiment de la verve yoga/bouddhisme/méditation qui envahit l'Occident et fait d'une retraite dans un ashram le dernier endroit branché. Pour la jeune fille, rien ne vaut la farniente dans un hôtel-club all inclusive à siroter des sodas toute la journée au bord d'une piscine.

Mais c'est en Inde que Nina se rend. Et le pays ne va pas la laisser indifférente. Et si la pauvreté l'assaille dès l'atterrissage, c'est surtout à la condition féminine que Nina va s'intéresser, en rencontrant notamment Sampat Pal Devi, la militante indienne qui lutte contre la corruption et défend les droits des femmes dans un pays où  les lois qui les protègent sont souvent négligées.

La culture indienne est abordée sans aucune lourdeur et permet une incursion en douceur dans cet Orient qui fait tant rêver l'Occident. Cuisine, culture, codes vestimentaires, coutumes, Hélène Couturier balaie un large spectre pour permettre à son jeune lectorat de s'imprégner du contexte de son intrigue.

Bye Bye Bollywood est un excellent roman jeunesse qui, sous couvert d'une couverture rigolote, d'une narratrice un brin en colère et auto-centrée (mais qui ne l'est pas à cet âge ?), aborde des thématiques très intéressantes. La relation mère-fille, les relations entre soeurs, les premiers émois et le conformisme adolescents sont ainsi traités avec finesse dans ces 200 pages. Un grand merci à LP Langage&Projets et aux éditions Syros pour la découverte de ce roman pétillant.

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