Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

09 octobre 2017

Le protectorat de l'ombrelle T.2 Sans forme, Gail Carriger

Le protectorat de l'ombrelle TSans forme est le deuxième tome de la série Le protectorat de l'ombrelle imaginée par l'américaine Gail Carriger. Il est paru en 2011 aux éditions Orbit.

Une sombre malédiction s'abat sur Londres, exorcisant toute créature surnaturelle. Alexia Maccon s'en rend rapidement compte lorsque son mari - le tumultueux lycanthrope Lord Maccon - s'enfuit, la laissant seule dans leur manoir avec des troupes de loups-garous revenant d'Egypte. Alexia n'a d'autre choix que de suivre son mari en Écosse pour découvrir l'origine de ce fléau. Car pour l'heure, fantômes, loups-garous et vampires du royaume britannique semblent exorcisés dans un périmètre qui semble se déplacer avec Lord Maccon...

J'avais découvert Alexia l'an dernier, dans le premier tome de ses aventures aux faux-airs de pastiche bit-lit d'Orgueil et Préjugés. Je m'étais gardé cette suite au chaud pour le challenge Halloween. Et j'ai bien fait : quel plaisir de retrouver Alexia et Lord Maccon dans cette nouvelle aventure rocambolesque ! Le duo fraîchement marié détonne toujours autant, alternant amour vache et étreintes passionnées. Aucun temps mort dans cette nouvelle intrigue, amorcée dès la fin du premier tome, qui entraîne le couple dans les confins de l'Écosse et dévoilant de nouveaux personnages qui complexifient l'univers imaginé par Gail Carriger.

L'humour est toujours aussi présent, le côté parodique aussi (la palme d'or du personnage le plus nunuche étant attribuée à l'unanimité à Ivy Hisselpenny, pour ses répliques absurdes et sa caricature du personnage féminin attentiste et passif) et l'ensemble fonctionne très bien. C'est bien simple : moi qui ne suis vraiment pas amateur du genre, j'ai dévoré ce deuxième roman avec avidité, curieuse de savoir quelle était la cause de ce fléau mystérieux, et ravie du dénouement (qui encore une fois, amorce un troisième tome détonnant !). Bref, un deuxième tome qui tient ses promesses, augure une suite des plus intéressantes, et une série que je suis ravie d'avoir découverte !

Challenge Halloween

Deuxième participation Challenge Halloween de Lou et Hilde

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31 octobre 2016

Le protectorat de l'ombrelle T.1 Sans âme, Gail Carriger

Sans âme TSans âme est le premier tome de la série Le protectorat de l'ombrelle imaginée par l'archéologue et romancière américaine Tofa Borregaard - qui écrit sous le nom d'emprunt de Gail Carriger - paru en 2011 aux éditions Orbit. La série compte à ce jour cinq tomes.

Londres, époque victorienne. Miss Alexia Tarabotti est un cas désespérée pour sa famille : vieille fille de vingt-cinq ans sans perspective d'union à l'horizon, elle joue au chaperon pour ses demi-soeurs cadettes au potentiel plus élevé. Mais ce que ses proches ne savent pas c'est qu'Alexia n'est pas tout à fait ordinaire : la jeune femme n'a en effet pas d'âme, elle fait partie des paranaturels et possède le don d'annuler ceux des autres. A son contact, vampires, loup-garous et consorts perdent leurs attributs et redeviennent humains. Ainsi, lorsqu'elle est attaquée à un bal privé par un vampire qui semble ignorer ses capacités et qu'elle tue celui-ci accidentellement, les choses se compliquent. La Reine Victoria dépêche sur place Lord Maccon, un loup-garou écossais au tempérament ardent. Alors que les relations entre eux sont incendiaires, des disparitions inquiétantes sont signalées. Miss Alexia Tarabotti et Lord Maccon vont devoir collaborer pour démêler l'affaire.

Voilà un roman vers lequel je ne me serais jamais tournée il y a peu. La bit-lit et moi, on est loin d'être copines... Mais depuis que j'ai suivi un MOOC sur la Fantasy, j'ouvre mes horizons littéraires et sors de ma zone de confort pour partir à la découverte d'autres genres. Et autant dire que la période d'Halloween est parfaite pour ce type de lecture aux relents de vampires et de loups-garous...

Dès la couverture, le ton est donné : l'époque victorienne - rendue furieusement glamour par l'allure du personnage et le rose Barbie du titre - sera le théâtre de ces jeux de pouvoir dont Miss Alexia Tarabotti sera l'héroïne à l'ombrelle ravageuse. L'intrigue possède un fonctionnement assez classique mais avance à bon pas, portée par des premiers chapitres assez déroutants et rythmés offrant un avant-goût de l'ensemble. L'écriture est cinématographique et très visuelle et le décor assez soigné pour permettre au lecteur de s'imaginer le contexte de l'intrigue. Ce premier tome augure un univers riche dont l'auteure semble posséder toutes les ficelles. Il n'y a rien de tel qu'un univers bien construit dans lequel le lecteur a envie de se glisser. J'espère que le contexte historique sera mieux exploité par la suite, car l'époque victorienne et ses codes sont une toile de fond qui possède de beaux avantages pour une intrigue telle celle-ci.

Petit bémol en revanche pour la galerie de personnages éclipsée par le duo formé par Miss Alexia Tarabotti et Lord Maccon. L'auteure a soigné leur psychologie au détriment des personnages secondaires qui peuplent l'univers de façon quasi fantomatique. Difficile d'exister à côté de ces deux personnages charismatiques au tempérament fort  ! Mais j'espère que la suite permettra de rééquilibrer l'ensemble.

Enfin, et encore je ne suis pas spécialiste du genre, mais le style de l'auteur est soigné et confère à l'ensemble une qualité loin des clichés du genre. Si l'intrigue amoureuse est assez cousue de fil blanc, il n'en demeure pas moins qu'elle est bien amenée et assez addictive (c'est rare que je sois tenue en haleine par une histoire d'amour et que je veuille à tout prix retrouver le couple naissant au fil des chapitres mais c'est exactement ce que j'ai ressenti avec ces pages). Elle se fond avec l'intrigue principale avec finesse et les deux coexistent en bonne intelligence.

Entre steampunk et romance aux faux-airs de pastiche d'Orgueil et Préjugés, entre bit-lit qui échappe aux clichés du genre et roman fantastique,  Le Protectorat de l'ombrelle est un pur divertissement bourré de charme auquel je n'ai pas résisté bien longtemps. Deux jours de lecture et c'était bouclé ! Heureusement que la suite m'attend au chaud dans mon Kindle... Et même si c'est la troisième fois en peu de temps que je le dis (avec Miss Peregrine et les enfants particuliers et La Prophétie de Glendower), c'est rare que les séries me donnent envie de poursuivre. Ces trois-là sont donc de belles découvertes !

D'autres avis de lecteurs : Dup, Galleane, Karine:), Lou, Patacaisse, Plume de Cajou, Radicale, Syl., Vilvirt, etc.

Voilà ma quatrième et dernière participation au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou.

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17 octobre 2012

Scotland Yard T.1 Au coeur des ténèbres, Dobbs et Perger

Scotland Yard

Scotland Yard est une série prévue en deux tomes éditée chez Soleil. Dobbs en signe le scénario et Stéphane Perger les dessins. Ce premier tome, Au coeur des ténèbres, est paru en juillet 2012 dans la collection 1800.

Londres, 1889. A Scotland Yard, le talentueux inspecteur Gregson voit sa carrière entravée par son supérieur, Lestrade, qui a fait de lui son souffre-douleur.
Et lorsqu'un transfert de prisonniers débouche sur une tuerie et une évasion, Gregson est sanctionné et obligé de travailler dans les sous-sols de Scotland Yard. Bien décidé à lever le voile qui opacifie cette histoire et retrouver les criminels évadés qui terrorisent Londres par leurs meurtres, l'inspecteur va chercher dans la ville des alliés peu communs et s'associer avec la pègre.

Cet album avait tout pour me plaire. Un scénario sombre, qui évoque à la fois le Londres victorien, une enquête criminelle gérée par Scotland Yard, des références à Sherlock Holmes (avec les personnages de Lestrade, Moriarty, Wiggins), à Jack l'Eventreur, à Dracula, etc. Mais aussi des dessins soignés : de superbes aquarelles qui dépeignent à merveille la noirceur londonienne et ces meurtres sordides. Chaque double page jouit d'une organisation qui lui est propre et offre à la lecture un dynamisme inquiétant et réjouissant à la fois.
Et pourtant, la magie n'a pas opéré. J'ai lu cet album sans lui trouver de réel intérêt. L'intrigue est certes soignée mais ne m'a pas captivée. J'ai apprécié l'esthétisme et le travail de Stéphane Perger mais cela n'a pas suffi. Un rendez-vous raté avec une BD qui avait pourtant tout pour me plaire. Je l'ai lue pendant le RAT de dimanche. Peut-être n'était-ce pas le bon moment ?  Planche 1 

Je remercie néanmoins Claire Ughes et les éditions Soleil pour cette découverte.

 Voici ma 47e participation
à la BD du mercredi de Mango
  

  Et ma 38e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 13/20)

 Top BD

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05 octobre 2012

L'Hôtel hanté, Wilkie Collins

L'Hôtel hanté, Wilkie CollinsL'Hôtel hanté est un court roman de l'écrivain britannique Wilkie Collins paru en 1878. Après Pierre de Lune, L'Abîme et Seule contre la Loi, voilà une nouvelle découverte de cet auteur à l'origine du roman policier moderne.

Contre l'avis de ses proches, Lord Montbarry décide d'épouser la mystérieuse Comtesse Narona, femme sulfureuse au passé trouble. Les deux époux partent s'installer dans un ancien palais vénitien mais très vite Lord Montbarry tombe gravement malade et décède. Et lorsque le palais est transformé en hôtel et que la famille du défunt s'y rend, d'étranges phénomènes font leur apparition.

Wilkie Collins a le don, avec une intrigue qui commence de façon classique, de la transformer en un récit haletant qu'il est impossible de lâcher. Les éléments s'imbriquent de manière judicieuse et chaque détail sert l'intrigue et ses méandres.   
Les rebondissements sont nombreux et offrent à ce roman une richesse d'intrigue vraiment intéressante. Cet hôtel est-il hanté ? Lord Montbarry est-il vraiment décédé d'une simple bronchite ? Un élément fantastique va-t-il faire son apparition au fil des pages ? Le doute est semé et perdure tout au long de la lecture. Et c'est là le coup de maître de l'auteur ! Le lecteur s'interroge sans cesse sans vraiment savoir si le roman va sombrer dans le fantastique ou rester réaliste.
La galerie de personnages présentée est riche et offre un aperçu intéressant de la société victorienne et de ses codes.  
On frissonne au fil des pages, au côté de la mystérieuse Comtesse Narona et dans ce vieux palais vénitien... Un délice de lecture, comme à chaque découverte de Wilkie Collins !

Elles l'ont lu aussi : Stemilou, Vilvirt, Alex-Mot-à-Mots, Eiluned, Lou...Halloween 2012, Halloween, challenge de lecture

Deuxième participation au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou pour laquelle je fais appel à leur Agence de voyage Démoniaque. Destination ? Le Royaume Uni !

Et voici ma septième lecture sur mon Kindle et ma septième participation au Club des lecteurs numériques.

Pour découvrir le manuscrit, vous  trouverez le texte intégral ici en PDF, à lire sur votre écran d'ordi ou votre liseuse.

Lecteurs numériques           Lu sur mon Kindle

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05 janvier 2012

Seule contre la loi, Wilkie Collins

Seule contre la loi, Wilkie CollinsSeule contre la loi (The Law and the Lady) est un roman de l'auteur britannique Wilkie Collins paru la première fois en 1875. 

Le lendemain de son union avec Eustache Woodville, Valeria, son épouse, apprend que ce dernier s'est marié sous un faux nom. Affolée, elle entreprend de comprendre la raison de son mensonge. Très vite, elle apprend que son mari, Eustache Macallan, a eu une précédente union qui s'est soldée par la mort de sa première épouse. Accusé du meurtre de sa femme puis relaxé faute de preuves, Eustache Macallan voit son nom entaché de ce scandale. Persuadée de l'innoncence de son mari, Valeria décide, envers et contre tous, de la prouver. 

Comme à chaque fois, Wilkie Collins possède la faculté incroyable de happer son lecteur dès les premières pages de son roman. Hésitant entre plusieurs lectures, j'ai voulu lire quelques lignes de celui-ci sur mon Kindle... Erreur ! Il m'a été impossible de le lâcher par la suite !
Je suis néanmoins ravie de m'être plongée dans cette lecture. Wilkie Collins est un romancier de talent qui ne cesse de m'impressionner. Découvert avec Pierre de Lune, un de mes coups de coeur en 2011, il est un des rares auteurs qui me surprend à chacune de nos rencontres littéraires. Là encore, je ne m'attendais absolument pas à ce dénouement...
Si l'intrigue démarre  très rapidement avec la découverte du faux nom du mari de Valeria, elle se ralentit par la suite. Wilkie Collins aime à dépeindre les doutes et les errances de Valeria, la narratrice de ce roman. Bien décidée à prouver l'innocence de son mari, cette dernière se plonge dans le passé pour faire émerger des maigres indices qui la mettraient sur la piste du crime ! Elle rencontre les personnes qui gravitaient autour de l'ancien couple que formaient son mari et sa défunte épouse. Parmi eux, Miserrimus Dexter, un personnage fantasque, à la limite de la folie. A ses côtés, et malgré les recommandations de ses proches, Valeria va mettre en doute tout ce qu'elle sait pour faire émerger la vérité.
La bonne société victorienne vole en éclat  sous les masques qui tombent. Wilkie Collins apprécie tout particulièrement mettre à jour ces fissures et faire émerger le doute.
Un très bon roman, extrêmement bien ficelé, qui confirme l'admiration que je porte à Wilkie Collins.

Je possède ce roman en version papier, mais lorsque j'ai acheté mon Kindle, j'aiLu sur mon Kindle téléchargé (entre autres) toutes les oeuvres de Wilkie Collins que je n'avais pas. Et pendant les vacances de Noël, j'ai commencé à lire sur ma liseuse La piste du crime.
Il m'a fallu un billet de Mazel pour me rendre compte que La piste du crime et Seule contre la loi sont deux titres différents pour le même roman ! Après étude des deux traductions et hésitation, j'ai poursuivi ma lecture sur mon Kindle. Le confort de lecture est indéniable ! Voici donc ma troisième participation au Club des lecteurs numériques.Lecteurs numériques

Vous trouverez ce roman à télécharger gratuitement - puisqu'il est dans le domaine public - sur le site d'Ebooks. (oui je sais, le double titre est expliqué en commentaire... je ne devais pas être très réveillée pour ne pas le voir !)

Et voici ma troisième participation au Mois anglais de Lou, Cryssilda et Titine.

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30 novembre 2011

Waterloo Necropolis, Mary Hooper

Waterloo Necropolis, Mary HopperWaterloo Necropolis (Fallen Grace) est un roman paru en France en avril 2011 aux Éditions Les Grandes Personnes. Son auteure, la romancière anglaise Mary Hopper, est très connue en France pour son livre La Messagère de l'au-delà, inspiré d'un fait réel.

Londres, 1861. Grace, seize ans, et sa soeur Lily, dix-sept ans, sont orphelines et survivent difficilement en vendant du cresson aux passants. Grace s'occupe avec beaucoup de dévouement de sa grande soeur, simple d'esprit.
Le jour où, après avoir été accouché d'un enfant mort-né, Grace se rend au cimetière de Brockwood pour y enterrer le corps, elle rencontre Mr et Mrs Unwin, entrepreneurs en pompes funèbres. Et leur vie bascule. Grace devient pleureuse d'enterrement, tandis que sa soeur s'occupe de basses tâches. Mais les Unwin, connus pour leur avarice, n'ont pas fait preuve de charité en engageant les deux soeurs. Ils manigancent derrière leur dos et très vite, Grace s'en rend compte...

Waterloo Necropolis est un roman que je devais lire pour mon travail. Je l'ai ouvert avec plaisir car j'avais passé un excellent moment avec La Messagère de l'au-delà.
Et ce nouvel opus ne m'a pas déçue. Mary Hooper dépeint à merveille le Londres victorien. La pauvreté, la rudesse de la vie et la violence font partie intégrante de l'intrigue. Celle-ci possède une originalité, temporelle, certes, mais aussi quant à son sujet. Le fait que l'héroïne travaille au service d'une entreprise de pompes funèbres peu scrupuleuse permet à l'auteure d'insérer des détails historiques sur l'époque et ses us et faire naître une ambiance à la Dickens (qui apparaît brièvement dans le roman). Pas d'édulcoration de cette époque, bien au contraire : la vie est dure pour les plus pauvres, les vols et viols son monnaie courante, et l'expulsion des maisons délabrées plane au-dessus des miséreux telle une épée de Damoclès.

Pour autant, pas de violence exacerbée ni de détails sordides. Tout est suggéré en finesse. Une peinture sociale et économique très réussie !
L'intrigue avance rapidement et les péripéties sont nombreuses. Le destin des deux jeunes filles suscite dès les premières pages l'intérêt du lecteur et la plume de l'auteure permet à l'empathie d'éclore.

La psychologie de l'héroïne, Grace, est travaillée tout en finesse. La jeune fille possède la psychologie d'un personnage de l'époque et évite l'écueil des anachronismes psychologiques fréquents dans les romans pour la jeunesse ancrés dans le passé (combien de fois a-t-on lu des jeunes filles s'amourachant comme des adolescentes actuelles, au mépris des convenances et des codes de l'époque ?) Lecture pro
Enfin, la question du handicap est soulevée avec le personnage de Lily, tout comme celle des agressions sexuelles. Deux thèmes intemporels qui toucheront des lecteurs adolescents d'aujourd'hui. 

Un roman très plaisant à lire, original et historiquement bien ancré. Une lecture très agréable qui ne laisse présager que du bien de mes prochaines lectures professionnelles !

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10 septembre 2011

Pierre de lune, Wilkie Collins

9782859405526Pierre de lune, publié pour la première fois en 1868 dans la magazine All the year around, est le roman qui rendit célèbre Wilkie Collins, célèbre au point de rendre jaloux son grand ami Charles Dickens.

Le récit commence en 1799, lors de la prise de la ville indienne Seringapatam par les anglais. Un des militaires dérobe la pierre de lune, une pierre qui aurait été incrustée dans le front d'une divinité personnifiant la Lune. Mais une malédiction pèse sur cette pierre : quiconque la dérobe verra sa vie et celle des ses descendants devenir un cauchemar.
En 1848, la famille Verinder, noble famille du Yorkshire, descendante du militaire voleur, voit sa vie bouleversée par l'arrivée du diamant. Les conséquences malheureuses s'enclenchent dès lors pour la punir.

J'ai découvert Wilkie Collins grâce à Cryssilda et à son challenge dont je reparlerai plus bas. J'avais lu en novembre dernier Voie sans issue (ou L'abîme), un roman écrit à quatre mains avec son grand ami Charles Dickens.
Pierre de lune
était donc le premier livre que je lisais de Wilkie Collins. Et quelle découverte ! Je me suis laissée happer par cette intrigue à tiroirs. L'idée de génie de Collins est de confronter son lecteur à un crime - le vol de la Pierre de lune - et de ne pas proposer une narration surplombée par un narrateur unique mais de faire se succéder plusieurs narrateurs.
En effet, ce sont les membres de la famille Verinder et leurs proches qui racontent tour à tour ce qu'ils ont vu au moment des faits et prennent en charge le récit. Or, en lectrice assidue de romans policiers, je ne suis jamais certaine de ce que je lis quand il s'agit d'un personnage qui raconte des faits dont il a été témoin. Tout le monde est suspect. Le doute s'installe pour ne jamais repartir et la lecture s'étire en amenant toujours plus de questions. Où s'arrêtent les faits, où commencent les mensonges ? Et qui se dissimule derrière un masque ? Mystère...
Wilkie Collins entraîne son lecteur dans cette histoire de vol riche en rebondissements portée par une plume protéiforme très intéressante. Selon le personnage qui prend en charge le récit, Collins lui attribue plus ou moins d'humour, de facilité à raconter, de digressions, etc. ce qui dynamise grandement la narration.
Il y en a trop à dire, et pourtant, c'est difficile de ne pas gâcher la découverte de ce texte... Pierre de Lune est un roman vraiment extraordinaire, que certains considèrent comme précurseur du roman policier moderne, dans lequel on se plonge avec délice. Impossible de reposer ce livre tant son pouvoir hypnotique vous  happe dès les premières pages. Attendez-vous à du grand, à du très grand, si vous ouvrez ces pages.coup de coeur 2011
Vous l'aurez deviné depuis bien longtemps, Pierre de lune est un véritable coup de coeur pour moi. Un coup de coeur tel que mes lectures suivantes ont eu moins de saveurs... J'ai heureusement d'autres romans de Wilkie Collins dans ma PAL pour étancher ma soif d'émotions comme celles-ci...

"Il en faut peu pour pleurer quand vous êtes jeune et que vous entrez dans la vie. Il en faut encore moins quand vous êtes vieux et que vous êtes sur le point de la quitter." (p.180)

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec Céline.

Lectures communes

 

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29 avril 2011

Ma journée "So British"

drapeau_angleterre_bonne_tailleJe vous l'avais annoncé... drapeau_angleterre_bonne_taille

Comme je ne travaille pas aujourd'hui,

je me suis concocté une petite journée "So British" !

Au programme, le mariage princier, certes,

mais aussi la lecture d'Orgueil et Préjugés de Jane Austen,

accompagnée de tasses de thé.

J'aime trop l'Angleterre pour ne pas succomber à l'effervescence...

929054020071

kw         jane_austen

drapeau_angleterre_bonne_tailleBonne journée à tous !drapeau_angleterre_bonne_taille


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23 septembre 2010

Le cadavre du métropolitain, Lee Jackson

9782264042323FSTrouvé par hasard sur les étals d'un bouquiniste, Le cadavre du Métropolitain est le premier tome d'une trilogie ayant pour héros l'inspecteur Webb.

Londres, fin XIXe. Une jeune femme est retrouvée étranglée dans  le métro, tout juste inauguré. L'inspecteur Webb est dépêché sur place pour mener l'enquête. Celle-ci va le mener tout droit au foyer d'Holborn pour femmes repenties où logeait la jeune victime...

J'ai lu ce roman très rapidement, sans y trouver une originalité folle. Le Londres de l'époque victorienne est bien décrit, certes, mais il est une toile de fond assez éculée des romans policiers et ne permet pas à ce roman de le faire sortir du lot.
L'intrigue est assez banale, (j'ai même eu peur, un instant, qu'il s'agisse de prostituées étranglées...Merci l'originalité !) et avance bien, mais sans laisser une très grande impression après coup.

Un détail a souvent gêné ma lecture et m'a empêchée de me plonger dans le lieu et l'époque de l'intrigue : le style descriptif de certains passages qui semblent prendre le lecteur à partie :
"Minuit. Laissons Baker Street pour l'instant et allons deux ou trois kilomètres plus loin vers l'est, au vénérable square de Lincoln's Inn Fields. Dans une modeste maison d'une rue secondaire, près de cet ancien enclos, une femme travaille à la lueur d'une lampe." (p.12)

J'ai trouvé ce procédé narratif vraiment grossier, comme si  un marionnettiste nous invitait à venir voir derrière son rideau, nous empêchant de se plonger dans son spectacle...
Bref, une lecture que j'ai trouvée facile, sans réelle surprise, et qui ne me laissera pas de grands souvenirs d'ici quelques temps... Et aucune envie de poursuivre ma découverte de cette trilogie avec l'inspecteur Webb !

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