Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

30 novembre 2016

L'éveil de Mademoiselle Prim, Natalia Sanmartin Fenollera

L'éveil de Mademoiselle PrimL'éveil de Mademoiselle Prim est le premier roman de la journaliste espagnole  Natalia Sanmartin Fenollera paru en 2013 chez Grasset. Véritable ovni littéraire, il a été publié dans plus de soixante-dix pays.

Imaginez un petit village du nom de Saint-Irénée d'Arnois dans lequel les habitants - qui ont fui le monde moderne - ont créé un petit paradis où la simplicité et le bonheur des choses simples règnent. Ici, les commerçant vendent leurs produits, l'économie est locale, l'instruction des enfants est faite par les adultes et aucune réunion ne se tient sans une théière et une montagne de délices à déguster. La lecture et l'étude tiennent une place toute particulière dans ce village où les habitants viennent d'horizons divers. C'est en répondant à une petite annonce que Prudence Prim, trentenaire érudite et qui pense être née à la mauvaise époque, atterrit à Saint-Irénée d'Arnois. Au service d'un homme un peu plus âgé qu'elle qui a en charge les quatre enfants de sa défunte soeur, Prudence organise la bibliothèque personnelle de la maison. Mais la vie dans ce petit village va bouleverser son équilibre personnel.

Repéré chez Fondant il y a quelques temps, ce roman au titre singulier (mais pourquoi donc est-il question d'éveil ?) avait attisé ma curiosité. Et je dois avouer que si je m'attendais à une intrigue un peu éculée et un brin de romance, j'ai été assez déroutée. Oui il y a de la romance, oui, il est question de livres, mais pas que.

De Prudence, le lecteur sait peu si ce n'est qu'elle a abandonné un métier dans lequel elle ne s'épanouissait pas pour s'installer à Saint-Irénée d'Arnois. Des autres personnages, l'on en apprend aussi peu au fil des pages, qui font davantage l'éloge de cette vie simple qu'ils ont choisie et de leur quotidien, que des raisons qui les ont poussés à renoncer à tout pour venir ici. Ce village fictif où le temps semble s'être arrêté fait la part belle à la culture et tous ses habitants semblent être mus par le même désir de bonheur simple. L'intrigue rend hommage à la littérature (il est question entre ces pages de Virgile, Horace, Jane Austen, Dickens, Elizabeth Gaskell ou encore Louisa May Alcott) et aux livres, véritables trésors que l'employeur de Prudence (dont le lecteur ignore jusqu'au nom) pense qu'il faut les découvrir dans un certain ordre.

C'est un véritable éveil que Prudence Prim va vivre en allant à Saint-Irénée d'Arnois, un éveil de sa conscience mais aussi un éveil sentimental. Difficile d'en dire beaucoup plus sans vous révéler trop de détails. Si j'ai passé un agréable moment en compagnie de ces personnages lettrés et ô combien stimulants, j'avoue avoir perdu un peu de vue parfois où l'auteur voulait en venir réellement. Il me reste beaucoup de questions en suspend et une gêne quant aux relents passéistes en refermant ce roman pour que je reste sur un sentiment autre que mitigé.

D'autres lecteurs : Aifelle, , Tante Fi, etc.

"Cherchez donc la beauté, mademoiselle Prim. Cherchez-la dans le silence, cherchez-la dans le calme, cherchez-la au milieu de la nuit et cherchez-la aussi à l'aurore. Arrêtez-vous pour fermer les portes tandis que vous la cherchez, et ne vous étonnez pas si vous découvrez qu'elle ne vit pas dans les musées ni ne se cache dans les palais. Ne vous étonnez pas si vous découvrez finalement que la beauté n'est pas un quoi, mais un qui." (p.330)

"Elle avait appris à fermer les portes. Elle avait appris à  les ouvrir doucement et à les refermer avec précaution et exactitude. Et quand on apprend à fermer les portes, pensa-t-elle en regardant le couple d'amoureux, d'une certaine façon on apprend à ouvrir et fermer correctement tout le reste. Lorsqu'on fait les choses correctement, le temps paraissait s'étirer indéfiniment." (p.341)

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26 novembre 2015

Deux secondes de trop, Rachel Joyce

Deux secondes de trop, Rachel JoyceDeux secondes de trop est le second roman de l'anglaise Rachel Joyce paru chez XO en 2014. Son premier roman, La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi reçut le prestigieux National Book Award en 2012.

Angleterre, 1972. Pour coïncider avec la rotation de la Terre, il a été décidé que deux secondes seraient rajoutées au temps. Deux minuscules secondes, qui auraient pu passer inaperçues mais qui troublent énormément le jeune Byron. Et lorsque le moment annoncé arrive, Byron et sa mère sont victimes d'un accident de voiture, Byron ayant déconcentré sa mère au volant. Les conséquences de cet accident vont être lourdes pour le jeune garçon et sa mère, et seule le temps parviendra à panser les blessures occasionnées.

J'ai beaucoup entendu parler de cette auteure et de son premier roman, et étant tombée sur celui-ci par hasard avant de partir en vacances cet été, je l'ai glissé sans hésiter dans mes valises, pensant passer un délicieux moment dans les 70's avec une intrigue tournée autour de la question du temps et de ses distorsions. J'adore les voyages dans le temps et toutes les thématiques qui tournent autour de cette question et je pensais les retrouver dans ce roman (j'ai d'ailleurs beaucoup réfléchi au pourquoi du comment de ces deux secondes moi aussi, en même temps que le petit Byron...).
Mais en réalité, Deux secondes de trop est un roman bien plus grave qu'il n'y paraît. L'intrigue tourne autour de cet accident de voiture et de ces conséquences dramatiques sur la famille, alternant passé et présent. Le ton est lourd, grave, et les personnages semblent engoncés dans des situations dramatiques dont le lecteur doute qu'ils puissent sortir. 
J'ai trouvé l'ensemble très pesant et j'ai éprouvé un certain malaise à cette lecture. Malgré un retournement de situation final intéressant (mais qui n'ôte rien au caractère morose de l'intrigue), j'ai eu beaucoup de mal à terminer ce roman, non parce que je m'y suis ennuyée ou que l'auteure écrit mal, mais parce que tout semblait si sombre pour les personnages que je n'avais pas envie de progresser dans ma lecture pour apprendre d'autres événements dramatiques pour eux. Une lecture de vacances qui m'avait tout sauf détendue, vous vous en doutez...

Les avis d'Anne, Alex-mot-à-mots, Keisha, Amartia, etc.

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22 mars 2015

Le baby-sitter, Jean-Philippe Blondel

Le baby-sitter, Jean-Philippe BlondelLe baby-sitter est le dixième roman de l'écrivain et prof d'anglais Jean-Philippe Blondel paru en 2010 aux éditions Buchet / Chastel. 

Jeune étudiant en première année d'anglais, Alex est obligé, devant son frigo désespérément vide, de chercher un petit boulot. Il en vient un peu par hasard à faire du baby-sitting, commençant tout d'abord par garder les enfants de Mélanie, la boulangère. Mais progressivement, le jeune homme croule sous les demandes. Car avec sa faculté à écouter les autres et son empathie naturelle, Alex bouleverse peu à peu, et sans même s'en rendre compte, la vie de ceux qu'il croise. 

Acheté il y a presque quatre ans jours pour jours au Festival Encres Vives à Provins, Le baby-sitter dormait encore paisiblement dans ma PAL avant que je ne décide de l'en sortir sur un coup de tête (vous avez vu, je tiens toujours  mes résolutions de nouvelle année !). Et j'ai rudement bien fait...      
Comme chaque fois que j'ouvre un roman de Jean-Philippe Blondel, j'ai passé un excellent moment en compagnie de ses personnages. Comme une bouffée d'air frais, un élan d'humanité et de générosité qui font du bien.     
Le personnage d'Alex est à la fois touchant et porteur d´un optimisme sans pareil. Il apporte un peu de légèreté aux  familles avec qui il travaille, sans même s'apercevoir du bien qu'il fait autour de lui grâce à sa fraicheur et son authenticité.    
Mais attention, pas de mièvrerie gratuite ni de monde des Bisounours dans ce roman (vous savez à quel point j'y suis allergique !) mais du partage et de l'espoir, de l'entraide et de la solidarité. Jean-Philippe Blondel nous offre ici un portrait d'un jeune d'aujourd'hui auquel il est aisé de s'identifier - dans ses galères financières ou amoureuses - et fait éclore une solidarité intergénérationnelle belle à voir. Tout n'est pas rose ni simple, pour Alex et les autres personnages qui gravitent autour de lui, mais l'espoir demeure. Et c'est cette ode à la vie qui fait finalement tant bien.       
Alors, encore une fois, merci Jean-Philippe Blondel pour cette parenthèse de lecture que l'on referme plus léger !

"Dans ses yeux, il y a de la douceur - et un point très précis où le désespoir semble engloutir toute la lumière." (p.43)

"Alors, c'est toi qui ne dois être présent au monde que par intermittence." (p.49)

"Trois autres soirs, il y Marion - plutôt une cascade impetueuse qu'un long fleuve tranquille, elle veut tout et son contraire, elle jure son attachement et elle le renie trois minutes  plus tard, elle est un peu perdue, et lui aussi - ils s'apprivoisent sans douceur." (p.70)

"Parce que c'est encore plus rare, le lendemain, de marcher avec la certitude qu'il y a sur terre des gens qui vous font du bien et qui ne s'en rendent pas compte." (p.91)

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12 janvier 2013

Les Carnets de Cerise T.1 Le zoo pétrifié, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Les Carnets de Cerise TLes Carnets de Cerise est une série de BD imaginée par Joris Chamblain et illustrée par Aurélie Neyret, publiée dans la collection Métamorphose de chez Soleil. Le premier tome, Le zoo pétrifié, est paru en septembre 2012.

Cerise a dix ans et demi. Son rêve ? Devenir romancière. Pour le mener à bien et améliorer son écriture, elle entreprend la rédaction d'un journal intime dans lequel elle relate son quotidien. Et son quotidien est justement ébranlé par un mystère : qui est ce vieux monsieur qui se promène en forêt avec des pots de peinture ? Où va-t-il et pourquoi revient-il toujours recouvert de taches de peinture ? Aidée de Line et Erica, ses deux meilleures copines, Cerise décide de mener l'enquête.

Quelle petite merveille cet album ! Joris Chamblain nous offre ici un récit tout en poésie et en finesse, porté par un émouvant élan de solidarité intergénérationnel. Entre passé et présent, souvenirs et réalité, Cerise et ses amies vont découvrir le secret de celui qu'elles surnomment Monsieur Mystère.
Les dessins d'Aurélie Neyret sont un régal pour les yeux, et leur douceur un brin nostalgique et désuète les rend vraiment attachants. Les teintes pastel et le trait tout en rondeurs offrent à cette intrigue un aspect hors du temps vraiment intéressant. L'organisation des doubles pages donne un rythme certain aux aventures de la petite Cerise et chaque planche est un plaisir visuel.
L'album s'ouvre sur le carnet de l'héroïne éponyme qu'Aurélie Neyret a imaginé (petits carreaux, gribouillages et écriture enfantine, etc.) avant de muter en une BD classique. Une fois le secret de Monsieur Mystère révélé, c'est un tourbillon de couleurs et d'illustrations encore plus foisonnant à chaque page.
Je ressors enchantée de cette incursion dans les carnets de la petite Cerise ! J'attends avec impatience la suite des aventures de cette romancière en herbe et je ne peux que vous conseiller la découverte de ce très bel album.

Les avis de Entre les pages, FaelysLire pour le PlaisirLivr0ns-n0us, OliV et Pauline.

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions pour cette très belle lecture.

 Planche 1 Les Carnets de Cerise Planche 2 Les Carnets de Cerise

 

Planche 3 Les Carnets de Cerise

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17 décembre 2011

Ma petite fabrique de doudous, Lisa Sanchis et Maryse Guittet

Ma petite fabrique de doudousMa petite fabrique de doudous est un coffret paru en octobre 2011 chez Tourbillon.

Composé d'un nécessaire pour réaliser un doudou pingouin (feutrine, mousse, fils, patron) et d'un livre explicatif pour créer 16 peluches différentes, ce coffret m'a immédiatement séduite !

Certes, je n'ai pas encore d'enfant autour de moi à qui offrir mes créations, mais cela ne saurait tarder... Et ce contre-temps va me permettre de me perfectionner !
J'avais ambitionné, il est vrai, de vous montrer ma création dans ce billet... Peine perdue : armée de mes petites mains et de ma bonne volonté, je me suis rendue à l'évidence : je ne suis ni douée ni rapide. J'attends donc qu'une âme charitable, aidée de sa machine à coudre (elle se reconnaîtra sans que je lui fasse mon regard larmoyant) prenne en main les choses pour que mon vulgaire coupon de feutrine actuel se transforme en un fantastique doudou !

Un coffret qui a donc tout pour plaire, selon moi. Le tutoriel pour réaliser la peluche pingouin est bien fait et les illustrations permettent à une ultra-novice en couture comme moi de tout comprendre (c'est dire !)
Les autres modèles réalisables sont également bien détaillés (patron, réalisation, degré de difficulté) illustré à chaque fois par une photo qui met tant la création en valeur, qu'en feuilletant cet album, j'ai eu envie de plaquer mon boulot et de me lancer dans l'industrie de doudous ! Bon, vue ma grande réussite, j'ai bien fait de rester là où je suis...

Bref, si vous avez davantage des doigts de couturière que moi, une machine à coudre (ça peut aider pour aller plus vite !) et l'envie de vous lancer dans des doudous originaux faits maison, ce coffret est pour vous ! Moi je repars m'entraîner à coudre un bouton...

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Un grand merci à Inès et aux Éditions Tornade pour ce coffret fantastique ! Désolée de ne pas avoir encore réussi ma création...

Edit du 17 novembre 2012 : Et voilà  une photo du doudou réalisé par ma soeurette-aux-doigts-de-fée ! Avec une machine à coudre, c'est quand même plus simple de réaliser ce petit pingouin (surtout pour certains points, dixit ma soeurette). Pour ma part, je le trouve tout simplement parfait. D'après sa créatrice (soeurette), la patron est très bien expliqué et le doudou facilement réalisable. De mon côté, je vais attendre d'avoir une machine à coudre et des enfants sous la main pour me lancer toute seule dans une autre des créations de ce livre !

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11 décembre 2011

Raconte-moi ! 15 histoires de Noël

Raconte-moi 15 histoires de Noël est un album paru chez Gautier-Languerau en 2009 et qu'Herisson m'avait offert au Swap Enfants de Noël organisé par Emmyne en décembre dernier.

Cet album est en réalité un recueil de 15 petits albums, sur le thème de Noël. L'intérêt ? Découvrir quinze auteurs et illustrateurs au fil des pages et s'évader à travers leurs plumes et leur imagination.

Je suis retombée en enfance avec ce bel album que j'aurais adoré plus jeune. Un sommaire thématique (la neige, les jouets, en famille, etc.) permet de naviguer d'une histoire à l'autre et de créer une harmonie entre elles. Un très beau livre pour patienter avant Noël et faire rêver les plus petits, qui nous entraîne à travers le monde et ses coutumes.

J'aime beaucoup cette collection, déclinée pour le soir, pour devenir grand, pour rire, etc.
J'inscris cette lecture dans le
Challenge Le Noël de Ti Moun de Mia.

 Noël

Et pour ceux qui souhaiteraient acheter les albums de ce recueil de façon individuelle, les voici.

Quinze histoires de Noël

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28 novembre 2011

Gran'bouilla et les cracrabouillas, Maïté Pozzer et Pauline Courtois

Gran'bouilla et les cracrabouillas est un album paru en octobre 2011 aux Editions Arphivolis.

Cinq petits rayons de lune curieux visitent l'atelier d'un potier. Y trouvant une boule d'argile, ils décident de réaliser un bonhomme. Et pour chaque étape, il faut qu'ils récitent une formule magique "Grains de grune, poussière de lune, par-ci, par-là, et voilà ! " Mais attention ! La moindre erreur dans la formule se répercutera sur le bonhomme d'argile...

Gran'bouilla et les cracrabouillas est à la fois un bel album et un très beau projet. A l'origine de ce dernier, un atelier de poterie destiné à des enfants handicapés en IME (Institut Médico Educatif) afin de leur faire appréhender le schéma corporel.
De cet atelier de poterie est né le projet de cet album. Un album qui allie des photos des réalisations en argile des enfants, des dessins de Pauline Courtois et un texte de Maïté Pozzer. La musicalité de ce dernier, sa poésie et sa prosodie permettent de rythmer cet apprentissage du schéma corporel.
A la fois outil pédagogique autant qu'album pour la lecture plaisir, Gran'bouilla et les cracrabouillas est un objet esthétique autant que poétique, souvenir  d'un travail mené par les enfants d'un IME du Lot-et-Garonne.
A la fin de l'histoire se trouvent un puzzle de cartes retraçant les étapes de réalisation du bonhomme, de la boule d'argile à la silhouette définitive et un bonhomme à découper et à articuler avec des attaches parisiennes.
Une lecture bouleversante par son histoire et son ouverture sur la question du handicap.


Je tiens à remercier chaleureusement Agents littéraires et les Éditions Arphivolis pour la découverte de ce petit bijou d'album qui m'a profondément émue.


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08 décembre 2010

Lettres du Père Noël, J.R.R. Tolkien

NoelQuand j'ai su que Pocket éditait les lettres que Tolkien a écrites à chaque Noël à ses enfants, durant 23 ans, en se faisant passer pour le Père Noël, et que quinze de ces trente lettres étaient inédites en français, il a été impossible de me raisonner et de résister...

Je me suis absolument régalée à découvrir ce petit livre vraiment magnifique ! Illustré par les dessins de Tolkien et les fac-similés de ses lettres (avec les différentes écritures qu'il a inventées pour ses personnages), chaque page est une découverte réjouissante.
De la simple lettre écrite par le Père Noël en réponse à celles de ses enfants, en 1920 Tolkien brode au fil des ans ses histoires en introduisant des personnages aux côtés du Père Noël : l'Ours Polaire, son adjoint gaffeur, Ilbereth, son elfe secrétaire, les gobelins... Les aventures du Père Noël sont périlleuses et livrer les cadeaux aux enfants malgré les bêtises de l'Ours Polaire et le conflit mondial qui gronde, s'avère parfois difficile.

Onirique à souhait, magique et incroyablement talentueux, ce recueil a fait naître deux sentiments en moi : il a tout d'abord accru mon admiration pour ce linguiste et écrivain hors pair (qui a inventé un alphabet des gobelins pour l'occasion) mais il m'a aussi donné envie de récupérer cette idée s'il y a un jour des enfants dans mon entourage proche (pour la souffler à leurs parents ou m'en occuper moi-même !)

Pour rés
coeurumer, je serai brève : A lire ! A lire !  A lire !   A lire ! ... 
Bien entendu, j'accorde à ce recueil le titre amplement mérité de quatorzième coup de cœur de cette belle année 2010...

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Conquis ?


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19 avril 2010

La fabuleuse cuisine de la route des épices, Alain Serres et Vanessa Hié

Ma sœur vient de m'offrir ce magnifique et immense album des Éditions Rue du Monde... J'avais déjà Une cuisine grande 9782355040924comme le monde, que j'adore et dont je fais beaucoup de recettes, mais je ne connaissais pas ce titre !  Quelle belle surprise !

Alain Serres prend en charge les textes de cet album,  racontant sous forme de conte l'histoire d'une épice, une par double page, auquel s'ajoutent deux recettes dans lesquelles elle est utilisée (Tajine de gambas au fenouil,  Cocotte de pintade, orange et curcuma, Crumble de pêche, basilic et citronnelle...), complétée par des anecdotes  et des traditions populaires. On y apprend ainsi qu'en Inde, on raconte que la cardamome protégerait des morsures de serpents... Et qu'en Égypte, une croyance populaire accorde au cumin noir la faculté de rajeunir la peau... Tous ces textes sont magnifiquement illustrés par Vanessa Hié, dont les couleurs font voyager le lecteur à travers le monde.

Un magnifique album très coloré qui sent bon les épices, personnages à part entière des récits d'Alain Serres. Les recettes présentées sont très simples à mettre en œuvre mais vraiment étonnantes. Un délice de voyage au pays des épices pour qui aime rêver en même temps que cuisiner...

challenge2Merci soeurette pour ce beau cadeau qui me fait voyager au gré des pages...
J'inscris bien entendu cette lecture dans le cadre du challenge "Je lis aussi des albums" d'Herisson.   6/11

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