Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

13 novembre 2011

La petite fille aux allumettes, Hans Christian Andersen

Contes T La petite fille aux allumettes est un conte écrit par l'auteur danois Hans Christian Andersen et publié la première fois en 1845 dans le cinquième volume de ses Contes.

L'histoire de  ce conte est bien connue : pour survivre, une petite fille est obligée de vendre des allumettes aux passants dans la rue. Mais par le froid glacial du mois de décembre, elle est tentée de se réchauffer un peu avec ses allumettes. Elle en allume une, puis deux, puis trois...

Je n'avais jamais lu ce conte. J'en connaissais bien entendu l'intrigue et la chute. Je ne cesse néanmoins de m'interroger sur la façon d'appréhender un tel conte avec un enfant... Sa dureté et sa brièveté doivent susciter bien des questions sur la vie, la mort et la pauvreté. Une histoire à la fois triste et injuste, avec une pointe d'espoir qui perle à la fin.
Sa lecture m'a émue et a fait écho en moi aux situations actuelles de ceux qui dorment dehors et pour qui chaque nuit glaciale est une épreuve à passer.

Comme bien des contes, La petite fille aux allumettes a donné lieu a un grand nombre d'adaptations en albums, BD et dessins animés.

 

        9782081627710FS            Des ronds dans l'O             Editions Lito

        Illustré par Mayalen Goust           Illustré par Fabrice Backes           Illustré par Charlotte Roederer
          Ed. Flammarion (2005)                Ed. Des ronds dans l'O (2011)     Ed. Lito (1999)

Lu sur mon Kindle

Pour ceux qui veulent avoir accès au texte dans son intégralité, il est disponible gratuitement en PDF ici.

Voici ma deuxième lecture sur mon Kindle, ma seconde participation au Club des lecteurs numériques, ma première au Challenge Gilmore Girls de Karine:) et ma dixième au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

                    Lecteurs numériques   Logo-challenge-gilmore-girls-Karine

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01 novembre 2011

De l'autre côté du miroir, Lewis Carroll

9782070628971FSDe l'autre côté du miroir (Through the Looking-Glass, and What Alice Found There) est un roman de Lewis Carroll paru en 1871, et qui, à défaut d'en être une suite chronologique, s'inscrit dans la continuité d'Alice au Pays des Merveilles.

Alice est dans son salon, avec ses chats, à penser à haute voix. Mais à quoi donc ressemble le monde qui se trouve de l'autre côté du miroir ? Alice décide d'aller voir. La voilà donc, traversant le miroir, et partant à la rencontre de la Reine Rouge, la Reine Blanche, Bonnet Blanc et son frère, le lion et la licorne et bien d'autres personnages encore. 

De l'autre côté du miroir est un roman bien plus absurde encore que le premier tome des aventures de la petite Alice. Dans son curieux voyage dans le monde de l'autre côté du miroir, la petite fille progresse de personnages en personnages, assaillie par eux de questions métaphysiques ou logiques, le tout bercé par une douce musique d'absurde, le célèbre non-sense de Lewis Carroll. Certains protagonistes oscillent à la limite de la raison et entraînent la jeune Alice dans leur monde intérieur.
Onirique et merveilleux, ce roman a ouvert la voie en matière de merveilleux et de monde parallèle. Un petit délice à redécouvrir. Alice rêve-t-elle ? Rien n'est moins sûr !

Premier texte que je lisais sur mon Kindle, De l'autre côté du miroir m'a permis d'expérimenter la lecture surLu sur mon Kindle écran. Verdict ? Un confort de lecture grâce à l'encre Lecteurs numériquesélectronique, le plaisir de découvrir en même temps les illustrations originales en noir et blanc avec la légèreté de l'objet en prime. Bref,  un régal disponible gratuitement ici en PDF illustré et ma première expérience pour le Club des lecteurs numériques.

 

Alice  echecs  Jumeaux

 

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20 octobre 2011

Sam, Jérôme Noirez et Aurélien Police

samSam est un album de Jérôme Noirez et Aurélien Police,  paru en fin 2009 chez Gulf Stream Éditeur.

Sam est une sorcière. Non pas une sorcière de contes, balai magique, chapeau pointu et chat noir à ses côtés. Non ! Sam est une sorcière bien plus moderne que ça. Les chapeaux, c'est ringard, les balais inutiles et le chat, à cause des allergies, est une ombre. Car Sam possède la magie des découpules qui permet de découper des silhouettes dans de la peau de nuit et de leur donner vie.
Ainsi, lorsque Sam a envie d'avoir une soeur, elle la créée. Mais la rate. Celle-ci est méchante et terrorise le quartier... Que faire ?

Sam est un album délicieux à lire. Onirique à souhait grâce au magnifique talent de dessinateur d'Aurélien Police, il se déguste lentement pour savourer chaque double page.
Le personnage de Sam est sympathique malgré sa psychologie adolescente très vraisemblable. Le texte de Jérôme Noirez possède quelque chose de mordant, de piquant juste ce qu'il faut.
A noter que certaines illustrations peuvent être impressionnantes pour les plus jeunes, cette lecture devra peut-être se faire accompagné.
Sam a été un coup de coeur pour MyaRosa au début de cette année.

 

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Et voilà une nouvelle étape du Train Fantôme du

Challenge Halloween 2011 de Hilde et Lou :

la Forêt interdite !

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12 novembre 2010

Le livre des choses perdues, John Connolly

livre_le_livre_des_choses_perduesUne quatrième qui évoque des similitudes avec Tolkien et Lewis Carroll et une couverture avec ce graphisme, le tout pour un roman de l'écrivain irlandais John Connolly... Il n'en fallait pas plus pour m'allécher !

Londres, au soir de la Seconde Guerre mondiale. Alors que sa mère, à l'agonie depuis quelques temps, décède, le jeune David se retrouve seul avec son père. Lorsque celui-ci se remarie quelques mois plus tard avec Rose, une jeune infirmière qui avait soigné sa mère, le jeune garçon se mure dans une colère et une tristesse indicibles. La naissance de Georgie, fruit de cette union, entérine le mal-être du garçonnet.
Celui-ci se réfugie alors peu à peu dans la lecture, et ne tarde pas à pénétrer dans un univers parallèle inquiétant, né de ses nombreuses lectures, et dans lequel sa mère l'appelle sans cesse...

Je viens de lire d'une traite ce roman, afin de pénétrer dans l'univers onirique et inquiétant à souhait de John Connoly. Et je n'ai pas été déçue !
Mêlant roman d'apprentissage et récit merveilleux, Le livre des choses perdues est un roman enivrant dans lequel on plonge pour n'en ressortir qu'à la dernière page. Empruntant aux contes sa structure et ses personnages - chevaliers, loups, monstres hybrides, chasseresse... - ce roman aborde la question du deuil et de la négation de la mort à travers un univers souvent noir et sanglant. Le jeune héros, David, murit au fil de ses rencontres dans ce monde étrange et progresse dans son acceptation de la mort de sa mère. Il se débarrasse au fil des pages des tocs qui l'enfermaient au quotidien dans une culpabilité croissante.
Une lecture onirique à souhait qui cache une réflexion bien plus profonde sur le sens de la vie. Oui, on aperçoit l'empreinte de Tolkien à travers la cartographie de ce monde parallèle, et celle de Lewis Carroll, plus prégnante, par le glissement (encore une fois) d'un héros enfant dans un univers onirique grâce à un tunnel, mais surtout par le but ultime de l'intrigue : la rencontre avec le monarque de ce royaume étrange. Mais le roman de John Connolly ne souffre pas de ces ressemblances et permet, grâce à une intrigue originale et une réflexion bien menée, de passer un très bon moment de lecture.

Un grand merci àlivraddict et à jailu pour ce roman découvert dans le cadre d'un  partenariat.

Et voici ma septième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

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10 novembre 2010

Itinéraire d'enfance, Duong Thu Huong

9782253124023_GSouvenez-nous... Quelle a été ma joie, il y a quelques mois, de découvrir un jour dans ma boîte aux lettres un colis que je n'attendais pas... Et oui, ma super soeurette m'avait fait un swap surprise sur le thème de l'Asie (c'était ici !) Je ne la remercierai jamais assez de cette attention vraiment adorable... Et dans ce colis, Itinéraire d'enfance, un roman que je zieutais depuis quelques temps !

Vietnam, fin des années 50. Bê coule une existence sans histoire dans son village, entourée de sa mère et de ses camarades de classe. La vie est douce malgré l'absence de son père, militaire, posté en garnison à la frontière nord du pays.
A douze ans, la fillette excelle à l'école. Mais le jour où un nouvel enseignant arrive au village et dépasse certaines limites avec une de ses camarades, Bê décide de la défendre. Incomprise et traitée de menteuse, la jeune adolescente est exclue de son école et décide de quitter son village. Son but ? Retrouver son père. Un long voyage commence alors pour elle...

D'une lecture très agréable, ce roman semble se scinder en deux : la première partie, au village natal de Bê, propose une réelle plongée dans ce microcosme. Des règles qui régissent cette société aux traditions culinaires, en passant par les célébrations diverses, le lecteur apprend à chaque page un pan de la culture vietnamienne.
La seconde partie, qui débute dès le départ de l'héroïne, nous offre une approche peut-être plus philosophique et s'apparente davantage à un récit initiatique. Bê, accompagnée  dans ce voyage par une de ses amies, découvre le vaste monde. Ses rencontres - bonnes ou mauvaises - ponctuent ce chemin long et hasardeux jusqu'à ce père qu'elle ne connaît pas. Des figures fortes croisent sa route - des personnes âgées, notamment - pleines de sagesse et de bonté, et apportent à son œil jeune une vision expérimentée.
J'ai adoré cette lecture, savourant la première partie très descriptive qui fait appel à tous nos sens et m'arrêtant souvent, dans la seconde, pour réfléchir à cet apprentissage de tous les instants.
Merci soeurette
pour ce roman magnifique ! Je n'ai qu'une envie : découvrir Terre des oublis, le roman le plus connu et reconnu de Duon Thu Huong.

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10 juin 2010

Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables, Philippe Delerm

9782070355297FSJ'ai toujours beaucoup aimé l'écriture de Delerm et sa faculté à rendre poétique le quotidien. Après m'être délectée de La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules il y a quelques temps, je m'étais plongée avec plaisir dans La sieste assassinée où Delerm s'attarde sur des instants du quotidien dans lesquels chaque lecteur se retrouve (l'inquiétude quant à la pluie au moment de Rolland Garros, le moment où le coiffeur a terminé sa coupe et où vous ne savez que dire...)
Avec Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables, Delerm se penche ici sur les délices de l'enfance...

De la barbe à papa trop grosse et impossible à manger à la purée dans laquelle on fait des stries avec la fourchette en passant par la pomme d'amour (véritable piège  gustatif dans lequel on ne tombe qu'une seule fois !), Delerm égrène avec beaucoup de poésie ces petits riens qui ont bercé notre enfance.
J'ai souri, beaucoup, ri aussi, notamment avec le texte sur la barbe à papa et celui sur le chocolat Milka, mais j'ai aussi appris pourquoi Renaud chante Mistral gagnant (selon Delerm, il était rare de gagner au Mistral...) ou encore que je ne suis pas la seule à ne jamais voir ce qui est écrit sur le menu de mes convives et demande à chaque fois "Où est-ce que tu vois ça ?".
Bref, un petit plaisir de lecture, très rapide (trop rapide). A lire pour rire, se souvenir, et se faire plaisir !

Petit florilège de mes citations préférées, histoire de vous donner l'eau à la bouche :

"Savourer encore quarante pages de Mustang, c'est un meilleur rapport qualité-prix que pour tant d'œuvres littéraires qu'on se doit de lire sous peine de délabrement intellectuel. Aujourd'hui comme hier, c'est bon de mépriser la prescription." (p.26)

"Une invisible volute arachnéenne cerisée dérive quelque part dans le yaourt au naturel." (p.34)

"Qu'importe, si la petite barre de chocolat au lait ne plaît pas aux papilles adultes amères, sa suavité d'enfance en est multipliée." (p.39)

"La barbe à papa, ça se vendait avec une espèce de générosité bizarre : il y en avait toujours trop. [...] On sourit pour la couleur - au choix rose Barbie, mauve vieille dame permanentée, vert ventre de grenouille en peluche." (p.46)

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