Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




27 janvier 2019

Yogi Food, Clémentine Erpicum

Yogi Food, Clémentine ErpicumYogi Food est un livre de cuisine écrit par l'apprentie yogi et prof de yoga Clémentine Erpicum, connue aussi pour son blog 3heures48minutes. Il est paru en octobre 2017 aux éditions La plage sur un papier recyclé.

Voilà un livre qui était fait pour moi ! Et ça tombe bien, je l'avais reçu en cadeau de Noël à sa sortie. A l'occasion du Challenge Feel Good, je l'ai ressorti et relu pour m'imprégner des conseils de Clémentine, que j'aime beaucoup.   
Divisé en quatre parties, Yogi Food aborde à la fois des aspects théoriques que pratiques de l'alimentation yogique.

1/ Se nourrir selon la philosophie du yoga : Clémentine revient notamment sur les trois gunas - les qualités d'aliments -, les principes de l'ayurveda et de doshas, l'alimentation macrobiotique et l'alimentation végétalienne. Celle-ci, en effet, est correlée en effet au concept d'ahimsa, la non-violence, qui régit le yoga.    

2/ Cuisiner comme un yogi : l'état d'esprit du cuisinier, la méditation en cuisine, le bol du Bouddha et l'utilisation d'un bol pour manger, dans cette partie, l'auteure nous enseigne les bases de l'une des soixante-quatre sciences yogiques indiennes traditionnelles, la cuisine. 

3/ Bien digérer avec le yoga : dans cette partie plus conséquente que les deux précédentes, sont abordées des bases d'ayurvéda pour reconnaître les qualités d'un ingrédient, nourrir agni, son feu digestif, mais aussi la posture du diamant pour faciliter la digestion ou encore les mudras à réaliser durant le repas. L'auteure termine cette partie en conseillant quand manger et que manger avant et après une séance de yoga.

4/Les recettes : une soixantaine de pages de recettes pour découvrir les aliments de base de la cuisine yogique, préparer des petits déjeuners, déjeuners et dîners sains et équilibrés, des en-cas de qualité et sept recettes pour stimuler chacun de ses chakras. Le lait d'or, le tofu brouillé, le kitchari,  le surya namaskar, le bol du Bouddha, le potage muladhara, le chaï, les boules ojas, le bol massala ou le dhal n'auront bientôt plus aucun secret pour vous ! Du Guatemala à la Thaïlande en passant par l'Inde, Clémentine nous livre ses recettes yogiques favorites. 

Vous l'aurez compris, ce livre de cuisine fait partie de mes chouchous depuis que je l'ai. Son papier recyclé et ses jolies photos agrémentent le texte toujours très juste de Clémentine Erpicum. J'ai adoré les trois premières parties, brèves mais qui permettent une bonne introduction à qui ne connaît pas les concepts yogiques, et je me suis régalée des recettes que j'ai déjà testées. Prochain objectif : les essayer toutes ! 

"Ahimsa pour les animaux, ahimsa pour la planète, ahimsa pour les êtres humains et le partage des ressources ; quelle qu'en soit la raison, pour beaucoup de yogis, le végétalisme c'est ahimsa mis en pratique." (p.31)

 

Planche 1

 

Planche 2

Planche 3

Jour 27 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

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23 décembre 2018

Noël à la petite boulangerie, Jenny Colgan

Noël à la petite boulangerieNoël à la petite boulangerie  est le dernier tome de la trilogie imaginée par Jenny Colgan. Il est paru en novembre 2017 aux éditions Prisma.

A Mount Polbearne, Noël approche et Polly et Huckle coulent des jours heureux, entre la boulangerie de la jeune femme et l'exploitation apicole de son compagnon. Mais le jour où Kerensa, la meilleure amie de Polly, lui annonce qu'elle ne sait pas si son mari est le père de son futur enfant, le monde de Polly chavire. La jeune boulangère veut garder le secret tout en ne rompant pas la confiance de Huckle, qui rêve de passer un peu plus de temps avec elle, alors que la boulangerie l'accapare peu à peu. En parallèle, une femme contacte Polly et lui annonce que son père, qu'elle ne connaît pas, est sur le point de décéder et demande à la voir. La veille de Noël est chargée en émotions pour la jeune femme...

J'adore, mais vraiment j'adore, les aventures de Polly ! J'avais dévoré le premier tome (et offert à beaucoup de gens de mon entourage !) et enchaîné sur la suite avec un grand enthousiasme. J'attendais donc avec impatience la fin de la trilogie et son dénouement.

Et je dois vous avouer que j'ai été un peu déçue. Vraiment déçue en fait. Si le cadre est toujours génial - Mount Polbearne, cette presqu'île des Cornouailles accessible que quelques heures par jour par un gué -, les personnages attachants, j'ai trouvé l'intrigue de ce troisième tome vraiment abracadabrante et invraisemblable. Je n'ai aimé ni le traitement de l'enfance de Polly - dont le père ne l'a pas reconnue - ni les questions concernant Kerensa, épouse adultère qui doute de la paternité de son enfant à venir. Les deux sujets sont survolés, manquent de profondeur, et c'est vraiment dommage.

J'attendais aussi que Noël soit magnifié, célébré comme il se doit à Mount Polbearne, mais Jenny Colgan a pris le parti de survoler les festivités et de les associer à une surcharge de travail pour Polly et des tensions dans son couple. Envolées donc, les réjouissances de fin d'année, place aux commandes insurmontables et aux ennuis financiers. Bref, on fait mieux pour faire rêver ! Or, et c'est là que le bât blesse, c'est justement en vendant un peu de rêve que cette série a autant séduit. Reste que ce troisième tome déroge à la règle et nous offre une intrigue un peu réchauffée sur la question de la confiance et de la famille.

Bref, vous l'aurez compris, une lecture largement en demi-teinte. Si je suis contente d'être retournée à Mount Polbearne retrouver Polly, Huckle et Neil, j'ai été vraiment déçue par l'intrigue développée. Dommage que la série se termine ainsi, cela ne lui rend pas hommage...

 Les avis de Chicky Poo, Isabelle, Agdel, Olive, Lilas, Joy, Myrtille, Fondant Grignote et Samarian.

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10 juin 2018

Tea time pour le Mois anglais

Tea time

Cet après-midi, la maison a embaumé grâce à la recette de scones vegan d'Hélène du blog Tasting Good Naturally. Accompagnés d'un peu de confiture de fraises, de quelques cerises et d'une grande théière d'earl grey vert, c'était excellent ! Il n'y a pas à dire, Le Mois anglais, c'est quand même l'occasion de se régaler de romans et de douceurs. Belle fin de dimanche à tous !

 Le mois anglais

Et voilà ma deuxième participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda
(avec le joli logo de Syl. !)

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02 mai 2018

Les rêveries d'un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi

Les rêveries d'un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Masayuki KusumiLes rêveries d'un gourmet solitaire est un album du regretté Jirô Taniguchi en collaboration avec Masayuki Kusumi paru en 2016 dans la collection Ecritures de Casterman.

Gorô Inokashira poursuit ses déambulations tokyoïtes. Cet homme d'affaire dont le lecteur sait peu, est amené à arpenter la capitale nippone et, à l'heure des repas, il ne résiste pas aux cris de son estomac. En esthète raffiné, il écoute son instinct, ses envies, et mange ce qu'il veut et comme il l'entend. Avide de nouvelles sensations, il sort parfois de ses sentiers battus en explorant de nouvelles traditions culinaires, de nouveaux ingrédients, et déguste le tout en pleine conscience. Solitaire assumé, il pousse chaque jour la porte d'un nouveau restaurant pour assouvir sa faim.

Vous me connaissez, j'adore les albums gastronomiques ! Alors quand à Livre Paris cette année je suis tombée sur la suite du chef d'oeuvre de Taniguchi, Le Gourmet solitaire (que j'avais adoré il y a quelques années !), je n'ai pas hésité une seconde. 

Toujours aussi poétique et contemplatif - la patte de Taniguchi - ce nouvel album est un voyage au pays de la gastronomie japonaise. Gorô est toujours aussi exigeant avec ce qu'il mange et commente chacun de ses plats, les textures, les goûts, les mariages de saveurs comme la présentation. L'intrigue est aussi simple que le premier album mais elle permet au lecteur une incroyable balade gustative. Véritable best-seller au Japon, le périple de Gorô célèbre l'art de vivre et de manger et met l'eau à la bouche de n'importe quel lecteur. Le dessin de Taniguchi sublime ce temps de pause dans la journée du personnage, ce temps calme qu'il s'accorde pour enchanter son palais. Une merveille, comme toujours. S'il y en a encore qui n'ont pas découvert cet auteur, c'est le moment où jamais (mais je vous conseille Quartier Lointain comme mise en bouche !). Pour ma part, j'ai savouré avec bonheur et délice ces rêveries, surtout que dans moins de trois mois, je serai comme Gorô en train d'arpenter les rues de Tokyo...

Planche 1 Planche 2

Planche 3 Planche 4

La BD de la semaine

Cette semaine chez Moka

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10 février 2018

La pâtisserie Bliss, Kathryn Littlewood

La pâtisserie BlissLa pâtisserie Bliss est le premier roman de la new-yorkaise Kathryn Littlewood. Il est paru en 2013 aux éditions Pocket Jeunesse.

Dans la petite ville de Calamity Falls, la famille Bliss tient une adorable pâtisserie très prisée. Mais ce que les citoyens de la ville ignorent, c'est que la famille possède un livre de recettes magiques qu'elle se passe de génération en génération. Des muffins de l'amour aux cookies de la vérité en passant par les biscuits au sommeil de plomb, certaines pâtisseries possèdent des pouvoirs bien singuliers. Mais la famille tient à garder son secret et ne distille ses merveilles enchantées qu'en cas d'urgence. Ainsi, quand Céleste et Albert, les parents, sont appelés en urgence par la maire d'une ville voisine pour l'aider dans une épidémie de grippe, leurs quatre enfants se retrouvent seuls à gérer la boutique. Pour Rose, Oliver, Origan et Anis commence alors une folle aventure ! Une tante mystérieuse fait son apparition sur une moto étincelante et les envoûte de ses charmes tandis que l'idée d'utiliser le livre de recettes magiques - malgré l'interdiction formelle de leurs parents - les taraude.

C'est bien simple : j'aurais adoré découvrir ce livre à l'âge de dix ans ! Je me serais identifiée à l'héroïne, Rose, une enfant sérieuse et responsable qui adore faire de la pâtisserie et a peur de l'ennui ; j'aurais copié la couverture toute colorée du roman et dessiné de nouvelles aventures pour les personnages ; j'aurais eu envie de tester toutes les recettes... Bref, ce roman m'aurait fascinée longtemps, plus jeune (et en tant que prof doc je me dis que l'édition jeunesse a réellement pris un virage intéressant suite à la parution de Harry Potter)

Mais même si je n'ai plus dix ans ni l'âge des personnages, j'ai quand même passé un excellent moment dans les pages de ce court roman prêté par une de mes élèves. La petite ville de Calamity Falls est paisible, rythmée par les habitudes de ses habitants, et la pâtisserie de la famille est un petit havre de paix, d'amour et de magie !

L'intrigue a beau être un peu prévisible et manichéenne, les personnages secondaires porter des noms évoquant leurs caractéristiques physiques ou une connotation humoristique (M. Phibien et Cléa Molett, notamment), l'ensemble fonctionne bien, faisant la part belle aux relations familiales et au mal-être adolescent. La petite Rose peine à trouver sa place dans sa famille et à entrer en communication avec ses frères, se démenant avec sérieux pour la pâtisserie dans ses parents sans que ceux-ci ne le voient réellement. Une série délicieuse dont j'ai vraiment envie de découvrir la suite et que je ne peux que vous conseiller.

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07 février 2018

La passion de Dodin-Bouffant, Mathieu Burniat

La passion de Dodin-BouffantLa passion de Dodin-Bouffant est un album du dessinateur belge Mathieu Burniat paru en octobre 2014 chez Dargaud et librement adapté du roman La vie et la passion de Dodin-Bouffant, gourmet de Marcel Rouff (1924).

Dodin-Bouffant est un fin gourmet, passionné de gastronomie. Lorsque Eugénie, sa fabuleuse cuisinière, décède brutalement, Dodin se met en quête d'une remplaçante capable d'égaler ses mets raffinés et de satisfaire son palais exigeant. Il la trouve en la personne d'Adèle, une jeune  fille de ferme dotée d'une inventivité certaine, capable d'émouvoir les rares convives de ses dîners hebdomadaires. Mais lorsqu'un aristocrate de passage goûte aux recettes d'Adèle et met tout en oeuvre pour la prendre à son service, Dodin doit se battre pour la garder à ses côtés.

Je crois que j'aime les albums gastronomiques ! J'avais adoré suivre Alain Passard en cuisine aux côtés de Christophe Blain et m'évader dans l'univers féerique du Viandier de Polpette, du coup j'étais curieuse de plonger dans cet album qui nous entraîne dans une cuisine plus historique, la cuisine du Second Empire, une cuisine riche, carnée, en sauce, une cuisine de terroir, élaborée et qui fait la part belle aux bons produits, viandes comme légumes.

Mathieu Burniat a pris beaucoup de plaisir, semble-t-il, à mettre en scène les mets concoctés par Dodin et Adèle : le Saint-marcelin en sauce aux morilles côtoie ainsi les ortolans bardés, les lapereaux farcis et les vins les plus fins. Les pages se succèdent dans un tourbillon de nourriture cuisinée avec soin et amour. Le taciturne et exigeant Dodin se laisse peu à peu gagner par la candeur et la spontanéité d'Adèle, et le notable de voir son coeur dérobé par la jeune paysanne aux talents culinaires rares. Le trait fait penser aux caricatures de Daumier et l'ensemble ressemble presque à un conte dont il manquerait le "Il était une fois..." liminaire. Un album  entre pudeur et retenue, à vous donner l'eau à la bouche si vous êtes amateurs de bonne chère, et à déguster dans tous les cas.

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Pl

BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Moka !

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16 décembre 2017

La danse hésitante des flocons de neige, Sarah Morgan

La danse hésitante des flocons de neigeQuel mois de décembre ! Je virevolte de marchés de Noël lorrains en marchés de Noël alsaciens, à chaque fois en excellente compagnie ! Autant vous dire que, le soir venu, je peine à garder un oeil ouvert et à lire plus de quelques pages... Voilà pourquoi j'ai mis tant de temps à lire cette romance de Noël, seule lecture à mon actif pour ce mois de décembre.

La danse hésitante des flocons de neige est le premier tome de la sage Snow Crystal imaginée par la britannique Sarah Morgan et paru chez Harlequin en 2014. 

Kayla Green déteste Noël. Pour cette londonienne expatriée à New York, rien ne trouve grâce à ses yeux en dehors de son travail. Pour honorer un nouveau contrat, elle doit passer la semaine de Noël dans le Vermont dans la famille O'Neil, à la demande du beau et ténébreux Jackson O'Neil. Car la famille O'Neil est à la tête d'une station de ski quasi centenaire qu'elle gère de façon familiale - chalet au chocolat chaud, promenade en traîneaux et sirop d'érable maison compris - mais dont le chiffre d'affaire est au plus bas. Pour Kayla, l'exercice s'avère rapidement périlleux car l'attirance pour Jackson est forte et la famille férue de traditions de Noël...

Quel plaisir ce roman ! Plein de copinautes me l'avaient dit, quand elles avaient vu que je commençais ma lecture, et je comprends mieux pourquoi. Tous les ingrédients sont réunis pour une romance de Noël réussie : le cadre enchanteur (les chalets en bois rempli de couvertures moelleuses, avec un spa sur la terrasse, la forêt profonde et silencieuse, la cuisine d'Elisabeth, la mère de Jackson, qui sent bon la cannelle des petits biscuits qu'elle confectionne, etc.), la romance qui débute très vite (en même temps, c'est un Harlequin, je ne suis pas experte en la matière mais je me doute que la romance est le nerf de la guerre de la littérature sentimentale !), la bienveillance familiale, les personnages attachants. Bref, là où certains verront du mièvre et du facile (pour le facile, je ne dis pas...) moi j'ai vu un conte de fée moderne, doudou et attachant, parfait pour être autant fragmenté vu mon rythme de lecture tortue de ces derniers temps. Je n'ai qu'une envie : aller passer quelques jours dans ce chalet dans le Vermont, à siroter un chocolat chaud et quelques sablés sous un plaid.

Première participation au Challenge Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian

et une nouvelle participation au Challenge Feel good que j'organise !

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24 septembre 2017

Agatha Raisin enquête T.2 Remède de cheval, M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête T

Remède de cheval est le deuxième tome des aventures d'Agatha Raisin, l'héroïne imaginée par M.C. Beaton. Il est paru en juin 2016 chez Albin Michel.

Agatha la londonienne a définitivement posé ses valises dans les Cotswolds, dans le petit village de Carsely. Douillettement installée dans son cottage et rendue populaire dans le village par l'enquête qu'elle a précédemment menée, la quinquagénaire qui n'a pas la langue dans sa poche et fume comme un pompier profite de sa retraite. Mais quand un charmant vétérinaire vient s'installer au village, Agatha est toute émoustillée, surtout que ce dernier ne semble pas insensible à son charme. Mais quand ce dernier est retrouvé mort, tué par un anesthésique pour cheval, Agatha est sous le choc. Persuadée qu'il s'agit d'un meurtre, l'apprentie détective se lance dans une enquête rocambolesque, aidée de son charmant mais non moins agaçant voisin James Lancey...

J'avais succombé au charme d'Agatha l'été dernier, en dévorant La quiche fatale, le premier tome de ses aventures. Et j'ai été tout aussi enthousiaste à l'idée de découvrir la suite de ses aventures, surtout que je les ai lues durant mon propre séjour dans les Cotswolds, cet été...

Si Agatha provoque toujours aussi peu d'empathie de la part du lecteur - anti-héroïne par excellence, elle cumule mauvaise foi et mauvaise humeur ! - elle n'en demeure pas moins attachante dans ses failles. L'enquête dans laquelle ils se lancent avec James Lancey est bien ficelée et ne connaît aucun temps mort. C'est parfois un peu gros, un tantinet invraisemblable, mais on pardonne tout à cette Miss Marple moderne. Si vous avez envie d'un bon policier anglais traditionnel, où les tourtes à la viande et le thé seront présents à chaque page (enfin, Agatha préfère le café en réalité !), où l'enquête respectera les codes du genre et ne penchera jamais vers le mauvais goût ni le gore, glissez-vous avec plaisir dans cette série old school irrésistible !

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01 juillet 2017

Une saison à la petite boulangerie, Jenny Colgan

Une-saison-a-la-petite-boulangerieUne saison à la petite boulangerie est un roman de l'écossaise Jenny Colgan paru en 2016 aux éditions Prisma. C'est la suite de La petite boulangerie du bout du monde.

Polly coule toujours des jours heureux à Mount Polbearne, en Cornouailles, avec Huckle, son amoureux et Neil, son macareux, dans le phare qu'ils ont acheté. Elle prépare chaque jour avec amour du pain dans sa petite boulangerie. Mais le jour où sa propriétaire décède et que le neveu de celle-ci reprend la direction de la boutique, tout s'effondre pour Polly. Ce dernier veut rogner sur les coûts de revient et proposer des produits de piètre qualité, sous vide. Polly est désemparée. A cela s'ajoutent des problèmes financiers et la perspective qu'Huckle retourne aux Etats-Unis pour subvenir à leurs besoins...

L'été dernier, j'avais passé un moment délicieux en Cornouailles, en compagnie de Polly et de son macareux, Neil. J'ai retrouvé avec grand plaisir tous les ingrédients qui ont fait le charme de ce premier tome. Le cadre enchanteur, tout d'abord, mais aussi l'aspect chaleureux et positif de ce petit coin de l'Angleterre battu par les vents.

Polly est encore une fois malmenée par la vie mais son personnage saisit chaque occasion de rebondir et de prendre l'adversité comme une façon de se dépasser. C'est positif, sans dégouliner de bons sentiments. L'intrigue se déroule tranquillement, suivant les effluves des pains croustillants préparés par l'héroïne. Une lecture doudou, sans hésiter, que j'ai adoré lire durant cette période un peu compliquée de fin d'année et que j'ai partagée avec Tiphanie.

Une nouvelle lecture pour le Challenge Feel Good et le Mois anglais de Lou et Cryssilda.

Encore une participation au Challenge Feel Good

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Encore une participation au Challenge Feel Good

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Encore une participation au Challenge Feel Good

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12 février 2017

Un joli weekend à Prague

Si vous me connaissez un peu, vous savez que j'ai la bougeotte, que j'adore voyager et découvrir d'autres horizons et que lorsque je reste trop longtemps à un endroit, j'ai les semelles qui me démangent (très belle image que j'emprunte à Julien Blanc-Gras dans son récit Touriste). C'était le cas ces derniers temps, et même si je n'ai pas de gros projet de voyage en vue (comme le Vietnam en sac à dos l'an dernier), j'ai quand même ressenti le besoin de vadrouiller quelques jours... Et mon choix s'est porté sur Prague, à l'occasion d'une dernière minute alléchante et intéressante. Difficile de résister, quand cela faisait plus de dix ans que je tournais autour de cette ville. Petit retour en image sur cette escapade (si vous êtes sur Instagram, vous avez peut-être suivi une partie de mes péripéties !)

Arrivée à 18h, j'ai posé ma mini-valise dans mon appart et j'ai commencé à vadrouiller dans la ville, alors que la nuit se couchait. Vu le froid mordant, une halte repas s'est imposée rapidement, et si la gastronomie tchèque fait la part belle aux ragoûts et autres viandes en sauce, j'ai plutôt opté pour une autre spécialité : le fromage pané ! (tout sauf léger, je vous l'accorde)

Smazeny syr ou fromage pané

J'ai passé ma première soirée dans un théâtre noir, tradition tchèque née en 1796 en bohème centrale avec Pierrot, entre ballet et pantomime. C'était merveilleux, onirique et envoûtant. Les photos étaient interdites, mais voilà la bande-annonce du spectacle que j'ai vu.

 

Après ça, dodo ! Le lendemain matin, direction Le Grand café de la Maison centrale - au décor Art nouveau, avec serveurs en livrée, chariot de pâtisserie, lustres en cristal et argenterie - pour un petit déjeuner délicieux. 

 Kavarna Obecni Dum Apfelstrudel et tartines !

Une fois l'estomac plein, c'est sous quelques flocons de neige qui dansaient dans l'air et un froid mordant que j'ai découvert Prague, de jour, avec ses ruelles à l'architecture baroque, ses façades aux couleurs pastel qui semblent sorties d'un décor de Disney et sa majestueuse place de la Vieille-Ville et son horloge astronomique. 

 La place de la Vieille-Ville

La place de la Vieille-Ville vue dans une bulle L'horloge astronomique  

Notre-Dame-de-Tyn, une sombre église gothique datant du 14e siècle, pourvue de deux flèches gigantesques.

Notre-Dame-de-Tyn

Une balade au coeur de la vieille ville aux bâtiments gothico-baroques. 

Stare mesto, la vieille ville Stare Mesto, la vieille ville

Le pont des soupirs ?

Maisons Praha et Topic, Art nouveau 

Façades dans Nove Mesto, Prague

J'ai ensuite poursuivi ma journée, après un vin chaud salvateur pour mes doigts, en traversant la Vltava pour aller visiter le Château, symbole de la ville.

Le Château, au-delà du Pont Charles

La fin du pont Charles

  Terminer l'ascension vers le Château par la rue Nerudova et ses échoppes médiévales

La rue Nerudova 

Le Château, s'étendant sur 42 hectares, j'ai choisi d'en visiter une partie, dont le Palais royal, la Cathédrale Saint-Guy et la ruelle d'or, composée de petites maisons basses de toutes les couleurs où la légende dit que Rodolphe II logeait ses alchimistes. 

Katedrála svatého Víta ou Cathédrale Saint-Guy  Salle Vladislas du Palais royal

Une bibliothèque ingénieuse La sortie du Palais royal

Une gigantesque couronne de l'Avent, sur la porte d'une boutique de la ruelle d'or, met en valeur l'artisanat tchèque traditionnel.

Artisanat tchèque

Après la visite du Château, j'ai décidé de poursuivre ma découverte de la ville par un arrêt dans l'ancien ghetto juif.

Vue sur Prague, depuis le Château

Sur les murs de la Synagogue Pinkas, transformée en mémorial, les noms des 77297 victimes tchèques de l'Holocauste.

Synagogue Pinkas Murs de la Synagogue Pinkas

 La gorge nouée, après l'exposition à l'étage de cette même synagogue de dessins d'enfants internés dans le camp de Terezin (je n'ai pas pu faire de photo tant l'émotion m'a étreinte), j'ai poursuivi la visite du ghetto par l'ancien cimetière où reposent 100 000 juifs et où 12 000 stèles composent un étrange tableau. 

Le Cimetière juif, Prague

Le Cimetière juif, Prague 

Après un dernier tour en ville, j'ai craqué et goûté un trdelnik, pâtisserie slovaque cuite à la broche et garnie au choix de pommes, de glace, ou de chocolat, comme ici ! C'est délicieux mais légèrement périlleux à manger tout en restant digne...

Un trdelnik au chocolat, Prague

Après une bonne nuit réparatrice, je me suis réveillée pour ma deuxième et dernière journée à Prague. Je tenais absolument à découvrir le Musée Mucha, consacré à un artiste que j'adore. Mais la visite a été de courte durée et assez frustrante (je lui ai trouvé moins d'intérêt que la rétrospective que j'avais pu voir à Montpellier en 2009). 

Musée Mucha, Prague Musée Mucha, Prague

Un arrêt pour me réchauffer dans une pâtisserie réputée m'a permis de découvrir ce que je pensais être une erreur de la serveuse : une infusion de framboise, soit de l'eau chaude versée sur des framboises. J'avais commandé du thé, j'ai eu cette tasse mais finalement c'était délicieux et réconfortant ! 

Gâteau et infusion à la framboise

 Enfin, en attendant de repartir prendre mon avion, j'ai marché encore et encore dans la ville, découvrant de petites merveilles d'art par hasard : une sculpture en métal tournante représentant une tête (je n'ai pas su identifier qui c'était et il n'y avait pas panneau explicatif) et une sculpture rhabillée avec un tricot représentant un tableau de Klimt. Brillant !

Sculpture, Prague Klimt en tricot

Et puis il a été temps de partir... Un weekend éclair qui m'a permis d'avoir un premier aperçu de la ville. J'ai adoré la découvrir et me plonger dans son histoire. Il reste encore beaucoup à découvrir, c'est sûr, mais cette échappée m'a fait le plus grand bien depuis celle que j'avais faite à Anvers en novembre (mais dont je n'avais pas parlé ici !). Et comme j'ai eu un peu de temps pendant les transports, j'ai pu lire Rue des boutiques obscures de Patrick Modiano et Désolée, je suis attendue d'Agnès Martin-Lugand sur mon Kindle. Vous connaissez donc mes prochaines chroniques !

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