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29 décembre 2011

De retour, les valises pleines de livres !

Me voici de retour de mes vacances en famille, dans le Sud.
Noël est passé par là. Vous connaissez le refrain :
repas de fête, champagne, cadeaux, etc.
Parmi ceux-ci, il va sans dire, des livres.

Voici donc les petits nouveaux qui sont venus
remplir mes valises et, depuis mon retour, mes étagères !

 

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Pour commencer, les très stylisés livres de Monsieur Christian Lacroix :

Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll
Emma
de Jane Austen
Une vie
de Maupassant
Tendre est la nuit
de Fitzgerald
A l'ombre des jeunes filles en fleur
de Proust
Carmen
de Mérimée
La Princesse de Clèvres
de Mme de Lafayette
Lettre d'une Inconnue
de Zweig
Toute passion abolie
de Vita Sackville-West

 

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Puis trois magnifiques livres en grand format :

*L'esprit roulotte: un petit bijou sur ces petites maisons sur roues que j'affectionne particulièrement
*Chine
: une petite merveille de texte et de photos sur ce vaste pays.
*Klimt
: pour tout savoir sur ce peintre de génie.

*************************

Mais que serait une virée à Toulouse sans un détour par la librairie
Ombres Blanches ? 
Voici donc les livres qui ont sauté d'eux-même dans mes bras à l'occasion
de mon furetage dans ce temple des livres.

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De gauche à droite :

La Muraille de Chine, récit d'un fugitif de Kaikö Takeshi
L'Opéra de la Lune
de Bi Feiyu
A la conquête du Cinématographe : Georges Méliès

Mémoires d'une dame de Cour dans la Cité interdite
de Yi Jin
Mémoires d'un Eunuque dans la Cité interdite de Shi Dan
Les Triades de Shanghai
de Bi Feiyu
China Attitude !
de Kathy Flower
Tribulations d'un stradivarius en Amérique
de Frédéric Chaudière
Une vue splendide
de Fang Fang
Lonely planet Chine

La délicatesse
de David Foenkinos
Guide du routard sur la Chine

Je vous laisse deviner sans peine
le pays que nous allons arpenter cet été...

Et vous, des livres en cadeau ?

 

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15 septembre 2011

Tokyo, Mo Hayder

mo-Hayder_tokyoTokyo est le troisième roman de la romancière britannique Mo Hayder. Publié en France en 2004, il traînait dans ma PAL depuis quelques temps, après avoir été dégoté chez un bouquiniste.

Grey, la vingtaine, débarque seule à Tokyo, obsédée par un sujet : le massacre de Nankin par les Japonais en 1937. Mais le seul témoin de cet épisode, un vieil universitaire, n'est pas disposé à revenir sur cette période de sa vie et à lui parler.
La jeune anglaise est rapidement embauchée dans un bar à hôtesses. Mais les cients qu'elle y rencontre sont loin d'être des hommes d'affaires lambdas. Subvenant à ses besoins, Grey continue en parallèle ses recherches sur Nankin. Car son obsession n'est pas qu'empathique : la jeune femme a bien des secrets à cacher et des réponses à trouver dans cette tragédie. Et son précédent internement en hôpital psychiatrique la pousse à chercher des vérités dans le passé.

Je connaissais de réputation Mo Hayder et de ses romans. Je savais que je m'exposais à une lecture choquante, violente, etc.
Résultat ? Une nuit d'insomnie quand, arrivée à la moitié du livre et après un début plutôt calme, l'intrigue s'accélère.  Je me suis laissé happée jusqu'à la dernière page. Vous dire que j'étais tellement tendue qu'il m'était impossible de m'endormir sans connaître le dénouement n'est pas loin de la vérité... Non, en fait c'est l'exacte vérité !
Tokyo est un roman que l'on peut qualifier de morbide. Non seulement l'histoire personnelle de Grey, l'héroïne, prend très vite une tournure dérangeante, mais les détails historiques sur le massacre de Nankin font froid dans le dos.
Si Mo Hayder avoue en postface la difficulté de trouver des documents sur cet épisode historique et, surtout, des documents exposant les faits d'une façon cartésienne, sans exagération dans la cruauté ni dans l'horreur, elle en propose ici une version très personnelle mêlée à une part fictionnelle intéressante. Les personnages possèdent une psychologie très fine et leurs vies s'entremêlent inextricablement.
Comme tout bon thriller, la tension monte progressivement (le personnage de la Nurse est devenu mon cauchemar ultime !) et les explications sont données au compte-goutte pour ménager le suspense. L'alternance de temporalité entre les chapitres - Nankin en 1937 et aujourd'hui à Tokyo - permet de faire évoluer les deux histoires de façon parallèle et de faire monter l'intensité dramatique conjointement.

Lectures communesIl y a beaucoup à dire sur ce roman mais je m'arrêterai là. Pour terminer, je vous préviens : si vous ouvrez ce livre, faites le en connaissance de cause. Pour ma part, je crois que je vais m'arrêter là dans ma découverte de Mo Hayder (je suis une trop petite nature pour ce type de thrillers...)
Tokyo
était une lecture commune avec
Manu, Estellecalim, (un peu en retard) Canel et Sophie.

Et comme je n'ai pas pu résister au Challenge Thriller de Cynthia,
je me suis inscrite dans la catégorie "Touriste planquée" (3 thrillers à lire avant le 15 juin 2012)

Challenge Thriller

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30 avril 2011

Les neuf Dragons, Michael Connelly

9782020923880Et dire que Les neuf Dragons est le premier roman de Connelly que je lis... Et dire que Connelly est un écrivain américain majeur du roman policier actuel... Et dire que d'ordinaire, le roman policier américain me laisse de marbre... Il y a donc bien un début à tout  ! (pour ceux qui étaient sceptiques)

Pour ceux qui comme moi ont besoin d'une piqûre de rappel, Michael Connelly (à ne pas confondre avec John Connolly, écrivain aussi, mais irlandais cette fois), est un écrivain américain de renom, né en 1956 dont les romans sont très médiatisés, et certains, comme Créances de Sang, ont été adaptés au cinéma (en l'occurrence par notre cher Clint Eastwood pour ledit roman). Son héros récurrent est un inspecteur de police de L.A., Harry Bosch, dont on suit les aventures pour la quatorzième fois dans cet opus qui sort le 5 mai.

Los Angeles. Harry Bosch et son coéquipier attendent désespérément une affaire intéressante qui les sortirait de leur torpeur. Lorsqu'ils sont envoyés sur un meurtre par balle dans le quartier chinois, ils ne se doutent pas que leur intérêt va s'éveiller très rapidement. En effet, la victime subissait une sorte de racket de la part de gangs et Harry Bosch décide de tout mettre en oeuvre pour élucider l'affaire. Mais quand sa fille, qui réside à Hong-Kong avec son ex-femme, est kidnapée, l'affaire prend une toute autre tournure.

Attention, je vous préviens d'ores et déjà : quand on ouvre ce roman, on ne le lâche plus ! J'en ai fait la douce expérience en le lisant en une journée (merci toutefois les transports parisiens !)
Non seulement l'intrigue démarre en trombe, mais elle est ficelée avec brio et totalement imprévisible, et tout est fait pour que le lecteur sente monter progressivement une angoisse insoutenable. Si l'affaire des triades (une sorte de protection monnayée) est intrigante et originale, elle sert surtout de point de départ à la véritable intrigue centrée sur la relation qu'entretient le héros avec sa fille.
Le kidnapping de celle-ci survient très vite et Michael Connelly entraîne son lecteur dans une course-poursuite haletante digne d'un film ! L'identification au héros est grande (qu'on soit parent ou pas, la preuve avec moi) et permet au suspense de croître au fil des pages.

Bref, une lecture à couper le souffle, à faire fuir le sommeil, à accélérer le rythme cardiaque et, surtout, un auteur à découvrir si, comme moi, vous étiez passé à côté !

Un grand merci à  logo2 et aux seuil pour ce roman policier reçu dans le cadre du Jury Policier 2011.

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28 mai 2010

La couleur du bonheur, Wei-Wei

9782757817537FSJ'avais découvert il y a quelques années la littérature chinoise avec Shan Sa. Curieuse d'en savoir un peu plus sur ce pays et son histoire, je m'étais plongée avec plaisir dans Le Palanquin des Larmes au début de l'année. Donc quand j'ai vu ce roman, je n'ai  naturellement pas hésité à  le découvrir  et connaître ainsi davantage la Chine des années 1920 au milieu des années 1980.

Nous sommes en 1920. Mei-Li est mariée à seize ans à un homme aveugle et impotent qu'elle n'a jamais vu. Elle s'accommodera
de son mariage malheureux en soignant son pauvre époux et en se dévouant aux corvées domestiques.  Malgré de longues années d'abstinence, elle deviendra mère douze ans plus tard et sa petite Bai-Lan sera sans cesse un sujet de réconfort et de joie pour elle.
Lorsque cette dernière, mariée et mère de deux enfants, se retrouve seule après que son mari a été envoyé en camp de rééducation par le régime maoïste, Mei-Li n'hésite pas à rejoindre sa fille pour la soulager et l'accompagner. Mais pour ne rien oublier de sa vie et de ses rebondissements, Mei-Li la raconte à Fan-Fan, sa petite-fille.

Je me suis plongée avec plaisir dans cette lecture. L'auteure nous entraîne
avec brio dans son pays natal, relatant avec autant de précision les événements politiques et sociaux de cette période que la vie quotidienne et les gestes qui l'accompagnent.
La construction de ce roman est vraiment intéressante : les chapitres alternent entre deux époques, celle de l'enfance et la jeunesse de Mei-Li, racontée par cette dernière, et celle de la jeunesse de Fan-Fan, qu'un narrateur omniscient prend en charge, relatant par là-même la vieillesse de Mei-Li. La relation chaleureuse entre la grand-mère et sa petite-fille baigne l'ensemble de ce roman à travers les chapitres que  Mei-Li prend en charge et confère à son personnage  une aura maternelle et protectrice rare.
Les événements politiques bousculent la vie de ce pays et le quotidien des habitants, les plongeant fréquemment dans la pauvreté voire la misère. Mais face à ces aléas de la vie, le personnage de Mei-Li insuffle à son entourage un calme à toute épreuve et un soutien indéfectible. A travers sa cuisine et ses potions miraculeuses, elle soigne et cajole sa famille et ses proches. Nombreux sont les poèmes traditionnels qu'elle raconte à ses petits-enfants, afin d'illustrer leur quotidien et le comprendre.

J'ai été happée par cette histoire, tant du point de vue historique que fictionnel. Wei-Wei nous permet d'avoir une vue d'ensemble sur les événements qui ont marqué son pays d'origine des années 1920 aux années 1980 et lève ainsi le voile sur les conséquences du régime politique et du gouvernement maoïste sur les Chinois. En parallèle, elle offre à son lecteur une poésie du quotidien, notamment en cuisine, qui contrebalance la dureté de l'histoire.
J'ai lu avec horreur les punitions infligées aux opposants au régime, mais aussi certaines traditions ancrées dans l'imaginaire collectif mais dont les raisons sont parfois obscures (je pense
notamment aux pieds bandés), voire les obligations faites au peuple pour le régime, tel l'envoi de jeunes diplômés dans la campagne chinoise au nom du gouvernement, et l'obligation faite aux parents de plusieurs enfants (alors que la politique de l'enfant unique n'était pas encore en place), de choisir lequel de leur enfant échapperait à ces durs labeurs et continuerait ses études...
Un roman à la force rare, alternant fiction et histoire, et qui a le mérite d'immerger totalement son lecteur.  Pour ma part, j'ai eu du mal à en sortir.... J'ai encore en tête les tisanes de gingembre que Mei-Li prépare à diverses occasions pour soigner ses petits-enfants...

Je tiens à remercier 47286519et les Editions Capture pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat et cette belle découverte !

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13 janvier 2010

Le Palanquin des larmes, Chow Ching Lie

PalanquinJe viens de terminer ce récit autobiographique bouleversant que j'ai eu en cadeau à Noël.
Publié pour la première fois en 1975, ce livre est un recueil des confessions de  Chow Ching Lie par l'écrivain Georges Walter .

Nous sommes en Chine au milieu des années 1930. Chow Ching Lie naît dans une famille très pauvre, d'un père instituteur et d'une mère paysanne sans instruction. La beauté de la jeune fille s'accroît à mesure que les années passent.
Elle n'a que treize ans lorsque sa famille la marie à un jeune homme maladif issu d'une famille fortunée de Shanghai. Forcée de quitter sa famille et de servir sa belle-famille, elle tente de se rebeller, en vain.
Mère à quinze ans, elle assiste aux événements historiques de son pays, tout en s'accommodant de sa vie de frustrations et de soumission.
Elle trouve refuge dans la pratique assidue du piano qui lui ouvre les portes du Conservatoire de Shanghai.

Magnifique récit d'une vie de souffrances et de courage, ce livre est un plaisir de lecture.
Chow Ching Lie y raconte sa vie sans détours ni honte, avec une pudeur touchante.  La musique, seule bouée dans cette vie de naufrage, servira de garde-fou à la narratrice face aux malheurs rencontrés.
La narration à la première personne permet une immersion totale du lecteur dans cette Chine des années 30 aux années 60. La vie y est dure, la condition féminine inexistante et les traditions très ancrées dans la société.
La focalisation interne permet d'appréhender l'histoire de la Chine avec l'œil de la
Chow Ching Lie de cette époque, insouciante et inconsciente des événements qui se déroulaient, complété par le regard plus incisif de la
Chow Ching Lie des années 1970 (époque de la rédaction de cet ouvrage).
La Chine est dépeinte dans toute sa splendeur, de l'accession au pouvoir de Mao aux grandes réformes qu'a connues le pays, en passant par les années de misère et de famine.
Belle découverte pour ma part. Premier livre que je lisais sur la Chine et son histoire, il m'a permis d'en savoir un peu plus sur ce pays et son récent passé. Il aborde avec pudeur et précision la condition de la femme en Chine dans les années 50, avant la révolution Maoïste et les lois promulguées à ce propos. La transposition de Georges Walter est d'une finesse rare et a le mérite de faire oublier au lecteur la présence d'un intermédiaire.
challenge-Des-notes-et-des-mots-4Merci encore Tosty pour ce super cadeau ! Encore un excellent choix ! J'inscris cette lecture dans le Challenge d'Anne, le Challenge Des notes et des mots.

"J'avais cinq ans et je n'oublierai jamais la minute du départ, la clarté de ce jour de printemps et ce soleil, ce soleil que depuis ce jour-là je n'aime pas." p.49

"Dans la tradition chinoise, la femme était tenue à trois obéissances principales : envers son père, envers son mari, envers son fils quand celui-ci avait l'âge d'homme - et quatre morales : ne pas faire de dépenses inconsidérées, être travailleuse, ne pas chercher à séduire, être toujours prête à se sacrifier pour les autres." p.56

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