Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

13 janvier 2011

Brune Blonde, la chevelure féminine dans l'art et le cinéma

1421928_8_943e_brune_blonde_catalogue_de_l_exposition_sousÉtant allée ce weekend  à l'exposition à la Cinémathèque de Paris intitulée "Brune Blonde", consacrée à la chevelure féminine dans l'art et le cinéma, je n'ai pas résisté une seule seconde à l'achat du catalogue de l'expo. Et c'est le sujet de mon billet aujourd'hui !

Véritable prolongement de l'exposition, ce livre est une petite merveille. En 200 pages, il dresse un véritable panorama de la chevelure dans l'art en général et le cinéma en particulier à travers les différentes époques
et pays et selon les aléas de la mode.
Bien plus complet au niveau des textes que n'a pu l'être l'expo (un peu légère à ce niveau là par rapport aux documents audiovisuels présentés), Brune Blonde est scindé en deux parties distinctes : la première, plus théorique, aborde divers aspects capillaires, comme les techniques des cinéastes de la chevelure (Bergman, Hitchcock, Bunuel...), les mutations de la blondeur et son hégémonie, les cheveux dans le cinéma asiatique, etc.
La seconde partie se compose d'entretiens avec des acteurs, réalisateurs, professionnels du cheveu (Catherine Deneuve, François Ozon...) et d'un panorama de photos mettant en scène la chevelure.

Magnifique ouvrage s'il en est, Brune Blonde est de ceux que l'on garde à portée de main et que l'on ouvre souvent. Ce grand format est en effet un petit bijou en lui-même : les reproductions de peintures,
les photos ou encore les photogrammes de films sont tous de très bonne qualité et mis en valeur par ce beau format et le grain du papier utilisé.
Dense, unique en son genre, ce livre est une grande découverte pour moi, grande amatrice de cinéma et m'a permis d'approfondir mon intérêt sur le sujet, très éveillé par l'exposition.
Et puis la couverture présentant Pénélope Cruz en perruque blonde dans Étreintes brisées d'Almodovar, quelle bonne trouvaille pour illustrer ce thème ! fashion
En tout cas, je vous préviens, on ne regarde plus les cheveux des femmes dans les films comme avant...
Pour ceux qui veulent en savoir plus, n'oubliez pas l'exposition virtuelle sur le site de la Cinémathèque.

J'inscris cette lecture dans le Challenge "Read me, I'm fashion" organisé par L'Irrégulière .

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14 octobre 2010

Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté, Michèle Fitoussi

3793205D'Helena Rubinstein, je ne connaissais que le nom et la marque de cosmétiques. Ainsi, quand j'ai eu l'opportunité de lire cette biographie de Michèle Fitoussi qui lui est consacrée, je l'ai saisie.

Née en 1872 en Pologne, celle qui révolutionna l'industrie cosmétique a dû pourtant surmonter trois obstacles majeures à cette époque : elle était une femme, pauvre et juive. Ainsi débute la biographie de Chaja Rubinstein, sous la plume de Michèle Fitoussi.
De ses origines, Helena reniera presque tout, inventant au fil des ans un passé qui correspond à l'image qu'elle veut donner. De son départ à vingt-quatre ans pour l'Australie, à l'ouverture de ses premiers salons de beauté, en passant par son triomphe progressif à Londres, Paris puis aux États-Unis, Michèle Fitoussi nous ouvre grand la porte de la vie de celle qu'on appelait "Madame".

Une force de caractère peu commune, une passion pour son métier qui la fera travailler tous les jours jusqu'à plus de quatre-vingts ans, un avant-gardisme indéniable et un sens des affaires inné ont fait de cette femme une icône incontestée de la beauté.


D'une lecture captivante, cette biographie est un très bel hommage à Helena Rubinstein. Michèle Fitoussi, grâce à des recherches fouillées , nous donne à voir le parcours de cette femme hors du commun qui sut s'imposer dans un univers masculin et révolutionner l'univers de la beauté.
Sans épargner les aspects moins reluisants de la personnalité de cette grande femme - son autoritarisme, son inaptitude à aimer et à prendre soin de ses proches, son égoïsme, sa paranoïa, ses violentes colères et son incompréhension face à ceux qui ne travaillent pas autant qu'elle - Michèle Fitoussi en dresse un portrait très précis.
J'ai dévoré cette biographie d'une traite, m'étonnant à chaque page de l'avant-gardisme d'Helena Rubinstein en matière de beauté : partout où elle arrivait, elle savait comment traiter les problèmes de peaux de chaque femme et inventait des services toujours plus adaptés. Je ne m'étonne absolument pas du succès fulgurant de sa marque de cosmétique... Je m'étonne juste de son énergie hors du commun et de son dévouement obsessionnel à son entreprise, au détriment de sa vie personnelle.

"C'est une visionnaire qui a créé la beauté moderne, scientifique, rigoureuse, exigeante, en mettant en avant l'hydratation de la peau, la protection contre les méfaits du soleil, les massages, l'électricité, l'hydrothérapie, l'hygiène, les régimes alimentaires, la diététique, l'exercice physique, la chirurgie." (p.11)

 Je tiens à remercier grandement bob et les Éditions Grasset pour ce roman reçu dans le cadre d'un  partenariat.

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