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09 octobre 2019

Amélia, première dame du ciel, Arnü West

Amélia, première dame du ciel, Arnü WestAmélia, première dame du ciel est un album de l'ardéchois Arnü West. Il est paru en septembre 2016 chez Steinkis. 

Amélia Earhart

Amélia Earharht, la célèbre aviatrice américaine, première femme à traverser l'Atlantique en solitaire en 1932, a disparu dans l'Océanie alors qu'elle terminait son tour du monde en 1937. Arnü West revient sur la vie hors du commun de cette femme, première dame du ciel. 

D'Amélia Earharht, je ne connaissais rien. Et quand je dis rien, c'est rien ! A croire que l'aviation ne me passionne pas vraiment, puisque je ne connaissais même pas le nom de celle qui a réussi l'exploit de traverser l'Atlantique en solitaire. J'ai donc découvert avec admiration le parcours de cette femme, de ses débuts dans l'aviation à ses multiples exploits - record de vitesse, d'altitude, de vols sans escale, etc. - et me suis plongée avec plaisir dans le récit de sa vie.
Les dessins un peu ronds et un tantinet désuets, aux couleurs douces, portent le récit de cette vie passionnée, où seule l'aviation compte.
Le texte, en revanche, est un peu plat et même si l'ensemble est romancé, manque cruellement de relief. Le style est à la limite du journalisme et l'émotion n'est pas au rendez-vous, malgré les tentatives. Hormis ce léger bémol, l'ensemble se découvre avec plaisir. Si comme moi vous êtes un peu léger sur la vie d'Amélia Earharht, foncez !

Planche 1Planche 2 

Planche 3Planche 4

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

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19 septembre 2015

La dernière réunion des filles de la station-service, Fannie Flagg

imageLa dernière réunion des filles de la station-service est le dernier roman de l'actrice et auteure américaine Fannie Flagg paru en avril 2015 aux éditions du Cherche Midi.

Sookie Poole a bientôt soixante ans et n'aspire qu'à une seule chose : se reposer, après avoir marié ses trois filles. Alors que sa vie est plutôt paisible à Point Clear, en Alabama - entre visites à Lenore, son excentrique et inépuisable mère, et nourrissage des oiseaux de son jardin - un courrier lui annonce un jour qu'elle a été adoptée. Son monde vole alors en éclat et son équilibre vacille. Sa mère biologique est en réalité une américaine du Wisconsin d'origine polonaise issue d'une famille de pompistes. Sookie ne peut s'empêcher de partir à la recherche de ses origines pour mieux comprendre qui elle est.

Chacune de mes lectures d'un roman de Fannie Flagg est un moment délicieux. J'avais adoré Beignets de tomates vertes, vous le savez, et plus récemment Miss Alabama et ses petits secrets. Et ce roman ne déroge pas à la règle !

La dernière réunion des filles de la station-service s'inscrit dans la droite lignée des précédentes oeuvres de l'auteure. L'intrigue se déroule en Alabama et met en scène, encore une fois, des personnages féminins forts et qui suscitent une vive empathie. Cette fois-ci, c'est d'une quête identitaire qu'il s'agit, puisque Sookie part sur les traces de sa mère biologique. Mais Fannie Flagg ne se contente pas de cet aspect-là et injecte à son roman une dimension historique en s'attardant sur l'épisode des WASP (Woman Airforce Service Pilots) d'août 1943 à décembre 1944, lors du second conflit mondial. Défendant comme à son habitude la condition féminine, l'auteure offre un rôle de choix à ces femmes pilotes dans les forces armées aériennes américaines et leur rend hommage en imaginant trois soeurs  qui intègrent les WASP pour soutenir, à leur manière, l'effort de guerre. J'ignorai tout des WASP et j'ai découvert avec grand plaisir ce rôle des femmes américaines dans le conflit. Si Fannie Flagg souhaite les mettre en lumière et leur rendre hommage, elle ne peut pour autant pas faire l'économie du fossé qui les sépare des hommes qui participèrent à la guerre et des hommages et indemnités qu'ils reçurent, contrairement à elles. C'est criant d'injustice, sans être pour autant une surprise, mais c'est important de ne pas l'oublier.

Fannie Flagg nous offre encore une fois un roman d'une humanité rare et des plus agréables à lire, dans lequel les personnages féminins occupent la première place. Sa plume légère et son humour légendaire en font une douceur dont on aurait tort de se priver, et que l'on referme le sourire aux lèvres.

Un grand merci à Solène et aux éditions du Cherche Midi pour ce roman reçu en service de presse.

Et zou ! Une nouvelle participation au Reading Challenge 2015 ! 

16. Un titre d'un auteur que j'aime et que je n'ai pas lu

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