Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




07 janvier 2019

Inspiration du jour : films

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Auourd'hui je voulais vous parler de trois films qui ont changé ma vie. Trois films qui ont changé mon regard sur le monde et permis d'engager des changements. Des changements dans mes habitudes de vie, de consommation, de regard porté sur le monde mais aussi sur moi. Bref, trois films qui me sont incontournables et que je tenais absolument à vous présenter.

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Be happy réalisé par Mike Leigh (2008)

Professeure des écoles en Angleterre, Poppy est une jeune femme pétillante et pleine de vie. En collocation avec son amie Zoe, ses journées sont rythmées par sa classe, ses cours de trampoline, de flamenco, ses sorties au pub avec ses amies mais aussi une histoire d'amour naissante. Un jour, Poppy décide décide de passer son permis mais les leçons ne se déroulent pas au mieux avec Scott, instructeur colérique et aigri.

Pourquoi ce film ? Tout simplement parce que Sally Hawkins crève l'écran par sa fantaisie, son enthousiasme et son énergie. Elle représente une sorte de phare pour moi, une personnalité lumineuse, légère et fantasque tout en étant réaliste et bien ancrée dans sa vie. Poppy gère toutes les situations avec humour et réussit à dédramatiser le quotidien. Un personnage que j'adore et une film que je regarde au moins une fois par an, comme un shoot de positif et de bienveillance.

 

Demain réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent (2015)

Face aux crises écologiques, économiques et sociales, Cyril Dion et Mélanie Laurent ont décidé de parcourir le monde, caméra à la main, pour voir les solutions qui existent. Montrer le positif, l'existant, les solutions déjà mises en place et qui ont fait leurs preuves.

Pourquoi ce film ? Parce qu'au milieu des nombreux documentaires alarmistes sur notre monde, Demain se démarque par son optimisme tant dans sa forme que dans son contenu. Sous forme de road-trip à travers dix pays du monde, les deux réalisateurs enquêtent, questionnent, s'interrogent, et donnent à voir toute la beauté de l'Homme et de la nature, face aux changements qui s'opèrent. Une bouffée d'air frais qui donne envie de faire sa part, d'oeuvrer à son échelle pour un monde meilleur. 

 

 

Earthlings réalisé par Shaun Monson (2005)

Earthling : terriens. A l'aide de caméras cachées et d'images inédites, Shaun Monson jette un gros pavé dans la mare de l'exploitation animale par l'humain. Découpé en cinq chapitres - animaux domestiques, nourriture, vêtements, divertissement, science - ce documentaire dit tout haut ce qu'on tait tout bas dans notre consommation quotidienne. L'horreur des élevages à fourrure ou à cuir, des exploitations animales pour l'alimentation, des tests de laboratoire, des animaux de cirques, de corridas, de zoos, du destin des animaux domestiques non identifiés. Rien n'est passé sous silence.

Pourquoi ce film ? Parce que je voulais arrêter de me voiler la face. Parce que je voulais savoir ce que sous-tendait de porter des Uggs ou des bottes en cuir, de manger encore un peu de fromage, d'avoir encore un vieux bidon d'adoucissant testé dermatologiquement, bref, je voulais ouvrir les yeux. Pour ne plus accepter. Pour ne plus cautionner. Je vous préviens, il y a un avant et un après. Plus de deux mois après le visionnage, ces images me hantent encore. Mais elles m'ont permis d'agir et de mettre mes pratiques plus en accord avec mon éthique. Mathieu Ricard, dans son Plaidoyer pour les animaux, dénonce le fait que ce documentaire ne soit pas diffusé sur les chaînes publiques pour informer le plus grand nombre. Un incontournable, à ne pas mettre de côté, de peur d'être choqué. Assumons ce que nous faisons, ouvrons les yeux sur ce que nous engendrons. Et prenons les décisions en conséquence. C'est extrêmement dur à voir, ça fait souffrir, mais c'est nécessaire.

***

Trois films, trois inspirations différentes mais qui se rejoingent néanmoins sur l'envie d'un monde meilleur, respectueux de tous, dans l'harmonie et la non violence. Trois films à découvrir, si ce n'est pas déjà fait.

***

Jour 7 du Challenge Feel Good 

 Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

      

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14 novembre 2018

Blog : L'union fait la force, Maliki

Maliki BlogBlog : L'union fait la force est un album regroupant les strips parus durant un an sur le site maliki.com. A l'origine du phénomène Maliki, Souillon, son dessinateur et scénariste et Becky, son bras droit, qui l'aide dans l'aspect virtuel et communicationnel. 

Retrouvez dans ces 304 pages Maliki, la jeune dessinatrice aux cheveux roses, et tout son univers : Becky, son amoureuse, Fang, l'adolescente chinoise qu'elle héberge, Fénimale, la fée de l'écologie qui lui donne des conseils pour la planète, ses chats, ses poules. Dans son petit village breton, Maliki a toujours une anecdote à raconter, qu'il s'agisse des aventures de ses poules, de ses séances de dédicaces incongrues, de ses chats et leurs petites habitudes, tout prend vie sous le stylo de Maliki ! 

Je crois que de moi-même, je ne serais pas allée vers Maliki. Trop girlie, trop manga, trop enfantin, je ne sais pas vraiment, mais je crois que j'aurais passé mon chemin sans me poser trop de question. Et ça aurait été une erreur. Celui qui m'a offert cet album me connaît bien, et il avait raison quand il m'a assuré que je serai séduite par la fraîcheur de ses strips, ses valeurs écologiques et son humour.      
Financé grâce à une campagne Ulule, cet album - et les goodies l'accompagnant - et tout d'abord un bel objet, un livre épais et facile à transporter pour se régaler n'importe où des histoires de Maliki.      
Tour à tour humoristiques, graves, fantastiques ou réalistes, les strips se suivent et ne se ressemblent pas, leur point commun étant la fantaisie et le côté pétillant de l'héroïne.           
En partie autobiographique, l'album intègre notamment des photos du voyage de Maliki en Thaïlande sous la forme d'un carnet de voyage hybride, entre BD et photos.     
Le dessin, numérique, est fin et soigné. Les rares expériences que j'avais eues de dessin numérique m'avaient laissé une impression en demi-teinte. J'avais trouvé une certaine froideur à l'ensemble. Ce n'est pas le cas ici, le travail sur les couleurs et les ombres étant particulièrement soigné.           
Personnages attachants, réflexions sociétales, histoires émouvantes (notamment celles liées aux chats que Maliki et Becky sauvent), humour décapant, cet album a su me séduire au-delà de ce que j'imaginais et casser mes représentations. C'est bien simple : je l'ai ouvert un soir, et happée par cet univers mignon et positif, je n'ai pas pu reposer l'album avant de l'avoir complètement dévoré. Merci à mon partner in crime pour ce joli cadeau !

 Strip 1  Strip 2

Strip 3   Strip 4

 

Une interview de Becky et Souillon, le tandem à l'origine de Maliki 

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Noukette qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

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25 avril 2018

Calpurnia T.1, Daphné Collignon d'après Jacqueline Kelly

Calpurnia, Daphné CollignonCalpurnia de Daphné Collignon est l'adapation en bande dessinée du roman de Jacqueline Kelly paru en 2013 à L'Ecole des Loisirs. Ce premier tome sort aujourd'hui aux éditions Rue de Sèvres. 

Eté 1899, Texas. Calpurnia, onze ans, s'ennuie dans la vaste demeure familiale, sous la chaleur écrasante, au milieu de ses six frères. Alors que son père dirige une fabrique de coton et travaille beaucoup, sa mère, sévère, la cantonne à sa condition féminine et veut faire d'elle une dame. Mais la jeune fille ne l'entend pas de cette oreille. Un jour, après avoir observé des sauterelles jaunes peu communes, elle décide de demander de l'aide à son grand-père. Ce dernier passe beaucoup de temps dans son laboratoire et s'intéresse de près à la science. Il va initier Calpurnia à cette dernière et lui ouvrir de nouveaux horizons.

Quelle réussite cet album ! Je n'avais pas lu le roman originel mais je me suis plongée avec délice dans ces pages, réfléchissant au monde aux côtés de Calpurnia, la jeune naturaliste en herbe. Les magnifiques dessins de Daphné Collignon offrent un style graphique intéressant, entre douceur et charme suranné. La rondeur des personnages fait écho à l'enfance, et les textes qui accompagnent chaque planche font de l'album un réel roman graphique. Celui-ci suit la trame du roman et scinde les aventures de la jeune fille en trois chapitres.    

L'intrigue en elle-même apporte une réflexion sur la condition féminine. Une jeune fille qui ne s'intéresse pas aux mondanités et préfère étudier les insectes et la nature, quelle inconvenance ! Déplacer l'intrigue à cette époque est historiquement intéressant, mais l'écho contemporain est bien réel, vu le faible taux de femmes dans la branche scientifique. En plus de cet atout qui fait un pied de nez aux stéréotypes de genre, Calpurnia est une héroïne attachante, espiègle et réfléchie mais que Jacqueline Kelly n'a pas exempte de défauts, heureusement.   

Un premier tome très réjouissant, qui ressemble par ses couleurs à un carnet de croquis ou un herbier. Encore une suite que je vais attendre avec impatience ! Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour la découverte de ce joli album.

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Mo' !         

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21 février 2018

Aquarica T.1 Roodhaven, Benoît Sokal et François Schuiten

Aquarica TAquarica est un diptyque imaginé par Benoît Sokal et François Schuiten. Le premier tome,  Roodhaven, est paru en octobre 2017 chez Rue de Sèvres.

Roodhaven, 1930. Le petit port de pêche vit du commerce de la baleine depuis des générations, hanté par les disparus en mer. Quand un matin vient s'échouer sur la plage une créature mi-animale mi-métallique, les pêcheurs s'emballent : le crabe géant qu'ils ont devant leurs yeux a récupéré une partie du Golden Licorn - une épave d'un navire échoué il y a plus de cinquante ans - et semble l'avoir assimilé à sa chair. Il n'en faut pas plus pour que les esprits s'échauffent et que cette découverte confirme la théorie des anciens : le naufrage serait dû à une baleine gigantesque que les pêcheurs décident d'aller tuer. Pendant ce temps, John Greyford, un jeune chercheur, est dépêché sur place pour appréhender la créature. Mais en l'approchant, il se rend compte qu'une jeune fille y est logée. Aquarica, c'est son nom, lui demande de lui venir en aide pour sauver son peuple. 

Quel album ! Dès les premières planches, le lecteur est plongé dans les dessins tumultueux de François Sokal. L'ambiance est lourde et sombre à Roodhaven, et le dessinateur rend compte avec justesse de cette atmosphère empesée et de la noirceur qui a gagné les pauvres âmes qui y vivent. Les visages déformés par l'alcool et une vie de dur labeur s'opposent à la candeur de la jeune fille et du scientifique venu étudier la créature.

Les planches se suivent et ne se ressemblent pas, alternant les découpages et les plans pour mieux provoquer un sentiment d'immersion du lecteur. Difficile de ne pas se faire happer par cette intrigue qui oppose la science aux légendes, qui offre des personnages anguleux, des trognes de vieux loups de mer et une jeune fille digne héritière des sirènes des légendes. Un régal dont j'attends le second tome avec impatience ! Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres de m'avoir permis de découvrir cet album.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Stephie !

 

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27 septembre 2017

La forêt millénaire, Jirô Taniguchi

La forêt millénaire Jiro TaniguchiLa forêt millénaire est le dernier album du dessinateur japonais Jirô Taniguchi. Il sort ce mois-ci de façon posthume aux éditions Rue de Sèvres.

Parce que sa mère est malade et ne peut plus s'occuper de lui, Wataru, dix ans, quitte Tokyo pour aller vivre chez ses grands-parents dans la région de Tottori. C'est là que suite à un tremblement de terre, une forêt est apparue près du village. Très vite, Wataru se rend compte qu'il peut entendre les voix de la forêt et de ses animaux.

Vous savez à quel point j'aime les albums de Taniguchi, et je ne suis pas la seule. Son décès en février dernier a laissé un grand vide dans l'univers de la bande dessinée japonaise et cet album est l'un des derniers projets sur lequel il travaillait et qu'il n'aura pas eu le temps de mener à terme.Imaginez donc l'émotion qui m'a saisie lorsque je l'ai ouvert...

Faisant un pas de côté par rapport à ses habitudes, Taniguchi a pensé cet album en format à l'italienne et en couleurs. Ainsi, c'est un festival de verts qui s'ouvre dès la page de garde. Ode à la nature, réflexion sur le rapport de l'homme à son environnement, La forêt millénaire est un album poétique et contemplatif, signe distinctif de Taniguchi. Le lecteur suit le parcours identitaire de Wataru et embrasse son point de vue de Tokyoïte sur la nature environnante. C'est beau, fluide, aérien. A chaque double-page, les sons de la forêt semblent s'échapper de ces dessins soignés et oniriques. Le petit Wataru doit se faire accepter par les autres enfants, et se faire à cette nouvelle vie sans sa mère, loin de ses repères. Taniguchi esquisse avec pudeur sa souffrance et ses réflexions.

Je ne vous le cache pas : un goût d'inachevé - une frustration même - s'empare du lecteur une fois la dernière page de cette histoire tournée, mais une joie surgit dans le même temps. La joie de tenir entre les mains le dernier projet de ce grand homme. L'objet en lui-même est magnifique, doté d'une couverture cartonnée d'une fort belle facture et présente à la fin un carnet de croquis et un explicatif des racines du projet. Bref, une très belle découverte, une histoire qui laissait présager une intrigue complexe et une belle réflexion sur le rapport de l'homme à son environnement. Un grand merci aux Éditions Rue de Sèvres pour cet album.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Mo' !

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18 juin 2017

Watership Down, Richard Adams

Watership Down Richard AdamsWatership Down est un monument de la littérature anglaise écrit en 1972 par Richard Adams et écoulé à plus de 50 millions d'exemplaires à travers le monde. Sa réédition, en septembre 2016 par Monsieur Toussaint Louverture, a permis de remettre ce roman sur le devant de la scène.

Parce qu'un jour son jeune frère Fyveer lui prédit une grande catastrophe, Hazel décide de fuir sa garenne avec tous ceux qui le souhaitent pour trouver un ailleurs meilleur. Voici donc une bande de lapins séditieux, mus par un instinct de survie, lancés à l'aventure. Les dangers sont nombreux jusqu'à leur terre promise, celle que Fyveer a vue en rêve, mais le courage ne leur manque pas.

Incroyable épopée au rythme intense, Watership Down est un roman marquant à plus d'un titre. Tout d'abord parce que ses personnages sont des lapins, mais pas des lapins humanisés, non. De vrais lapins, qui ont un quotidien de lapins, entre grignotage de trèfles, terriers et prédateurs divers. Des lapins à quatre pattes, qui se battent avec leurs griffes et leurs dents, détestent nager et ne comprennent pas le monde des humains et leurs terrifiants objets. Richard Adams réussit l'exploit de donner à voir l'intériorité de ce monde animal avec un oeil des plus aiguisés.

Marquant également par le vocabulaire singulier que l'auteur imagine pour ses personnages. La langue des lapins est fleurie, à l'image des plantes qu'ils adorent : fu inlè désigne ainsi le lever de la lune, sfar le fait d'être pétrifié de peur,  farfal le repas, etc. L'univers des lapins est riche, tout comme les légendes qu'ils aiment à raconter le soir, lors des veillées, et qui mettent en scène Shraavilshâ, un héros légendaire. J'ai eu l'impression de redécouvrir Le Seigneur des anneaux, par cet aspect linguistique et culturel riche et cette mythologie (Krik, le dieu des lapins, est fréquemment évoqué).

Marquant, enfin, car très vite le lecteur oublie qu'il s'agit finalement de lapins. La portée universelle est là, dans le courage et les valeurs de ce groupe de lapins valeureux qui tentent coûte que coûte de survivre et de construire une nouvelle garenne. Les parallèles sont nombreux - et certains m'ont sans aucun doute échappé - et plus d'une fois, dans les scènes de combats où le courage ne manque pas aux petits lapins, j'ai oublié qu'il s'agissait d'animaux. Epopée remplie d'espoir et de poésie, Watership Down est une de ces lectures qui marque durablement. J'ai adoré trembler aux côtés d'Hazel et ses troupes, frémir à l'apparition de la moindre belette, espérer qu'ils atteignent leur terre promise. Bref, un régal, un délice. Un roman à découvrir d'urgence. Merci de ce chouette conseil S. ! Jérome aussi avait adoré.

Une nouvelle participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda !

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25 janvier 2017

Le sixième Dalaï-Lama T.1, Zhao Ze et Guo Qiang

Le sixième Dalaï-LamaLe sixième Dalaï-Lama est un manhua - bande dessinée chinoise - illustré par Zhao Ze et scénarisé par Guo Qiang, paru en août 2016 aux éditions Fei, maison d'édition spécialisée dans la BD chinoise. 

Tawang, petit village du Sud de l'Himalaya, 1694. Lobsang y coule une vie paisible de paysan-esclave avec ses parents. Un matin, alors qu'il se rend aux champs avec Gelaï, son renard blanc, Lobsang fait la connaissance de Makye Ame, fille du seigneur local. Ignorant les conseils de ses domestiques, la fillette se lie d'amitié avec Lobsang, et, accompagnée de Dédi, sa fidèle servante, passe son temps libre avec lui. Les années passent et font naître une solide amitié entre les trois enfants. Mais le trio est loin de se douter que le cinquième Dalaï-Lama est mort depuis quinze ans et que les lamas se mettent en quête de sa réincarnation à travers le pays.

Je vous vois venir : "Mais elle a fini de nous ennuyer avec ses lectures autour du bouddhisme ?" Je vous arrête tout de suite : c'est un hasard, j'ai piqué cet album au boulot, attirée par sa couverture (et son sujet, je ne vous le cache pas !). Et autant vous le dire tout de suite : je suis tombée sous le charme de ses planches aussi belles que contemplatives.

Les personnages, tout en rondeur, semblent porter l'innocence de leur âge sur leurs visages, dominés par leurs grands yeux candides et leurs joues rosies par le vent qu'on imagine souffler dans ce petit village tibétain. Zhao Ze apporte tout autant de soin au traitement de ses paysages et chaque double page est un enchantement onirique porté par des couleurs douces.

L'intrigue se met en place doucement, et le suspense en est absent, mais qu'importe. La beauté réside ailleurs, dans cette amitié entre les enfants, entre Lobsang et son renard ou encore dans cette vie simple proche de la nature. Un très bel album que j'ai adoré découvrir et dont j'ai hâte de connaître la suite.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Mo !

 

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08 janvier 2017

Tous ces livres dont je ne parlerai pas ici...

Il y a des chances qu'avec un tel titre, je titille votre curiosité... Point de littérature pornographique ou de bluettes non assumées ici (elles, je les assume largement, hein Jerome ?), mais plutôt des livres que je lis en parallèle de mes fictions et dont je ne parle pas sur ce blog et très peu dans la vraie vie.

A l'instar du dark web, j'ai une dark PAL. Une PAL de livres qui m'aident sur mon chemin personnel, me nourrissent, me donnent matière à réfléchir et me font grandir. Je les lis en même temps que les fictions que je vous présente ici, à la différence près qu'il s'agit de lectures documentaires et tout ce que ça implique (prise de notes, etc.) Je ne trouve pas pertinent d'en parler ici, peut-être par pudeur ou parce que je peinerais à mettre des mots dessus, allez savoir.

J'ai hésité à publier ce billet mais comme certains de mes proches souhaitaient connaître les lectures qui me guidaient ces derniers temps, j'ai décidé de le faire.

Les voici donc en photo.

J'ai prêté La santé parfaite de Deepak Chopra, véritable bible sur l'Ayurveda (médecine traditionnelle indienne à laquelle je m'intéresse sérieusement depuis trois ans) et j'ai également beaucoup de livres numériques dans mon Kindle qui n'apparaissent pas sur la photo : Le pouvoir du moment présent d'Eckhart Tolle, Le secret de Rhonda Byrne, Le hasard n'existe pas de Karl Otto Schmidt, L'âme du monde de Frédéric Lenoir, La magie du rangement de Marie Kondo, J'arrête de râler de Christine Lewicki, L'infinie puissance du coeur de Baptist de Pape, Le pouvoir de l'intention de Wayne W. Dyer et La prophétie des Andes de James Redfield.

J'espère que ceux qui souhaitaient en savoir plus sont satisfaits. Quant aux autres, retour à la normale demain avec un billet de lecture d'un très beau roman japonais.

Tous ces livres dont je ne parlerai pas ici...

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22 mai 2016

Sorcière Josepha de la Luna : Je veux être une pirate ! Estelle Billon-Spagnol

Sorcière Josepha de la LuneSorcière Josepha de la Luna : Je veux être une pirate ! est un album écrit et illustré par Estelle Billon-Spagnol paru en avril chez Belin et accessible aux petits lecteurs dès 6 ans.

La petite sorcière Josepha veut devenir pirate et répond à une petite annonce postée par un pirate. Barbe-Douce, son auteur, cherche un moussaillon-stagiaire pour l'aider dans une mission de haute importance destinée à impressionner Hildung-La-Magnifique, l'élue de son coeur. Joespha, est embauchée sur le champ ! Accompagnée de Frouk, son hibou, et Markus, son ami vampire, elle part à l'aventure ! Mais elle va très vite déchanter : Barbe-douce est un pirate au coeur tendre qui n'a vraiment rien d'un sanguinaire et les folles aventures que Josepha s'imaginait vivre sont loin d'être la réalité.

Voici un petit album des plus sympathiques ! L'intrigue délivre un joli message sans mièvrerie, les personnages sont attachants -je craque littéralement pour le petit hibou ! - et l'humour est présent à chaque page. Josepha mène à tambours battants cette aventure rigolote qui emmène les petits lecteurs à bord d'une belle aventure humaine.

Les dessins tout en douceur d'Estelle Billon-Spagnol complètent à merveille son texte et lui offrent un univers coloré fourmillant de détails. L'humour est présent dans chaque illustration et c'est un réel plaisir d'observer avec attention chaque page pour en déceler les petits trésors. Une belle lecture, un album qui fait un pont entre deux univers appréciés des enfants : celui de la piraterie et de la sorcellerie. Encore un album que j'aurais adoré découvrir plus jeune ! (le plaisir de lecture était là mais mon regard est, disons, un tantinet différent !)

Un grand merci à France et aux éditions Belin pour cette jolie découverte !

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28 janvier 2015

Moby Dick, Jouvray et Alary

Moby Dick, Jouvray et AlaryOlivier Jouvray et Pierre Alary se sont intéressés au monument de la littérature qu'est le roman de l'américain Herman Melville Moby Dick, publié en 1851. Leur adaptation en BD est parue en avril 2014 chez Soleil, dans la collection Noctambule.

Le capitaine Achab a juré la perte de la baleine blanche qui lui a volé sa jambe. Moby Dick, c'est son nom, hante les océans et sème le chaos chez les baleiniers qui l'approchent de trop près.  
Ishmaël, jeune marin de la marine marchande, embarque sur le Pequod, le navire d'Achab, en compagnie de Queequeg, un harponneur rencontré dans une taverne. 
L'équipage s'engage dès lors dans un combat à mort au nom de la folie d'Achab.

Abreuvée comme tout le monde par ce monument littéraire et ses réécritures, j'étais assez curieuse d'en découvrir une adaptation BD
Si j'ai aimé l'intrigue librement adaptée de l'oeuvre de Melville par Jouvray, je dois avouer que j'ai été assez mal à l'aise face à cet album. La violence est là, qui suinte à chaque page, à l'image de la folie d'Achab et les dessins de Pierre Alary en rendent parfaitement compte.
Les couleurs utilisées - dans les tons ocres et verts - se transforment progressivement en teintes orangées sanguinolentes à mesure que le combat contre la fameuse baleine blanche gagne en intensité. Au fil des pages, le dessin se transforme pour embrasser la folie d'Achab et le lecteur d'assister impuissant à cette mécanique mortelle que rien n'arrêtera. 
L'adaptation de Jouvray et Alary est très réussie mais j'ai eu beaucoup de mal à l'apprécier tant j'ai été angoissée par l'intrigue et sa représentation picturale. Le signe que l'album est réussi, en somme. C'etait ma BD de la semaine, aujourd'hui chez Jacques (qui avait chroniqué cet album dans ce billet).

Je tiens à remercier Bénédicte et les éditions pour cet album.

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Voici ma 58e participation au Top BD des blogueurs de Yaneck (16/20)

 Top BD

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