Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




22 juillet 2019

Les chroniques de San Francisco T.4 Babycakes, Armistead Maupin

Les chroniques de San Francisco TBabycakes est le quatrième tome du feuilleton littéraire Les Chroniques de San Francisco imaginé par l'américain Armistead Maupin. Il est paru en 1984 aux Etats-Unis avant d'être traduit en français par les éditions Passage du Marais en 1997.

1983. Alors que la Reine d'Angleterre visite San Francisco, Mary Ann couvre sa venue pour sa chaîne de télévision et fait la connaissance de Simon Bardill, un lieutenant déserteur de la flotte royale. Elle le présente à la joyeuse troupe du 28 Barbary Lane et Simon propose alors de prêter son appartement londonien pour un mois, en échange d'un des appartements de chez Mme Madrigal. Michael cède à la pression de Mary Ann qui lui propose de se changer les idées après la mort de Jon, son compagnon, décédé trois mois plus tôt du Sida, et part à Londres, lieu de son coming out seize ans plus tôt. 

Six ans et demi ! Oui, six ans et demi séparent ma lecture du troisième de celle du quatrième tome des Chroniques de San Francisco. A l'occasion du visionnage de la série sur Netflix, j'ai eu envie de me replonger dans ce feuilleton et je dois dire que j'y ai pris un certain plaisir.
A
lors que le troisième tome m'avait lassée et avait provoqué mon interruption de lecture, je me suis plongée avec plaisir dans ces nouvelles aventures des habitants du 28 Barbary Lane.
Pour la première fois, l'intrigue quitte San Francisco pour s'exiler en partie à Londres, aux côtés de Michael. Le personnage est en plein deuil de son compagnon, et le sida est évoqué à demi-mot, comme une menace qui plane sur les homosexuels. La maladie est omniprésente dans ce tome - Michael étant lui-même séropositif - et Maupin semble rendre compte de ces terribles années Sida.
De leur côté, Mary Ann et Brian éprouvent des difficultés à concevoir un enfant et l'auteur aborde cette question avec tout autant de pudeur en inversant les stéréotypes de genre, Brian cherchant à être comblé par la paternité tandis que Mary Ann se concentre sur sa carrière.
Un tome plus sombre que les précédents mais non moins dénué d'humour. Armistead Maupin poursuit son étude des moeurs avec brio et étoffe sa galerie de personnages déjà conséquente. Bref, un régal !

Mes billets des trois premiers tomes :

    

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19 juin 2019

Cassandra Darke, Posy Simmonds

B26888 Cassandra Darke est le dernier album de la dessinatrice de presse et écrivaine britannique Posy Simmonds. Il est paru en avril dernier chez Denoël.

Cassandra Darke est une riche septuagénaire londonienne égoïste, misanthrope et bougonne. La vieille dame n'a que faire des autres et n'a d'intérêt que son propre confort dans sa maison hors de prix de Chelsea. Le jour où la justice la rattrape pour fraude à la galerie d'arts de son défunt mari dont elle s'occupe, Cassandra se pardonne rapidement, même si elle y laisse beaucoup de plumes. Mais ça serait sans compter la trouvaille qu'elle fait dans son sous-sol, où elle a hebergé un temps Nicki, la fille de son ex-mari.

J'ai découvert Posy Simmonds il y a neuf ans, alors que j'étais prof doc stagiaire dans le Tarn. Et avec Gemma Bovery débutait une passion qui n'allait plus me quitter pour cette auteure britannique ! J'avais poursuivi mes lectures par Tamara Drewe puis, plus récemment, Literary Life. Autant vous dire que j'attendais ce nouvel album avec impatience !
Posy Simmonds poursuit son étude de l'Angleterre moderne à travers cette fois un personnage antipathique à l'humour noir qui n'est pas sans rappeler le Scrooge de Dickens, avare et teigne à ses heures. L'intrigue débute sur les ennuis de justice de la vieille galeriste
avant de remonter le temps, un an plus tôt, alors qu'elle héberge Niki qui veut elle aussi percer dans le monde de l'art. Cassandra se refait le film de cette cohabitation et de ce qui a pu conduire à cette étrange découverte dans son sous-sol.
Posy Simmonds possède le don de bâtir une intrigue dense et fouillée, qui n'épargne ni Londres ni ses contemporains. Tout n'est pas joli, même dans les beaux quartiers, et la vie privilégiée de Cassandra ne fait pas oublier la misère des sans-abris qui logent pas loin. C'est brutal, parfois sans fard, mais toujours avec délicatesse et finesse. L'alternance d'époque scinde presque l'album en deux intrigues tant les personnages prennent vie sous la plume de l'auteure.
L'album est toujours à mi-chemin entre le roman et la BD, les larges paragraphes écrits cohabitant avec les dessins et les planches de BD plus classiques. Posy Simmonds a l'art de réinventer la planche pour en faire un collage d'articles de presse, une vignette unique, un mélange de textes et de vignettes, etc. le tout sans perdre en cohérence ni noyer son intrigue.
C'est bien simple : j'ai ouvert l'album, n'en connaissant que le minimum, et je n'ai pas pu décrocher mes yeux des pages avant de l'avoir terminé, éprouvant un mélange d'excitation à connaître le dénouement et une envie irrépressible de ralentir pour en garder un peu pour plus tard.
Ouvrir un album de Posy Simmonds, c'est toujours un ravissement. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de découvrir cette auteure, je ne peux que vous encourager à le faire. Commencez par celui-ci, Gemma Bovery ou Tamara Drewe. Et on en reparle. Coup de coeur garanti.

Planche 3Planche 2

Planche 4  Planche 1

En bonus la vidéo "Comment j'ai dessiné Cassandra Darke" par Posy Simmonds

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

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20 mai 2019

Aux portes de la mémoire, Felicia Yap

Aux portes de la mémoireAux portes de la mémoire est le premier roman de la malaisienne Felicia Yap. Paru en 2017, il est sorti en France chez Harper Collins en février 2019.

Imaginez un monde où l'humanité est divisée en deux catégories : ceux qui ne se souviennent que de la veille, les monos, et ceux qui gardent en mémoire les dernières quarante-huit heures, les duos. Grâce à des tablettes, chacun consigne les jours qui passent pour transformer les souvenirs en faits et garder une traçabilité de sa vie.
Claire, une mono, est mariée à Mark, un duo. Alors que celui-ci jouit d'une carrière d'écrivain célèbre et brigue une place en politique, son épouse vit dans l'ombre, honteuse de ne souvenir que du jour précédent. Mais le jour où un policier vient sonner à leur porte pour interroger Mark à propos du décès d'une jeune femme dans la rivière près de chez eux, son monde bascule. Claire apprend que Mark la trompait et qu'il a peut-être tué cette femme. Mais dans un monde où chacun écrit ses souvenirs pour les transformer en faits, mener une enquête est une course contre la montre.

Je lis peu de thrillers, principalement parce que je suis une petite nature qui a très vite tendance à mal dormir à la moindre intrigue stressante. Mais j'ai été intriguée par ce premier roman et très enthousiaste à l'idée de le découvrir
Et j'ai rudement bien fait ! Felicia Yap entraîne son lecteur dans cette dystopie avec brio. La narration alternée permet au lecteur de suivre quatre personnages - le couple de Claire et Mark, mais aussi Sophia, la victime, et Hans Richardson, l'inspecteur en charge de l'enquête - et de progresser pas à pas avec ces personnages dans l'intrigue.  Celle-ci avance à bon pas, sans temps mort, au rythme de l'enquête que Hans - mono caché sous les traits d'un duo pour espérer une promotion - tente de boucler en une journée.
La psychologie des personnages est bien léchée et évite les caricatures ordinaires et l
'écriture cinématographique offre à l'ensemble un aspect visuel fort intéressant
Tout l'intérêt du roman réside dans cette question de mémoire à très court terme et ses conséquences. L'auteure maîtrise son sujet et a pensé à tous les aspects de sa dystopie. Comment les souvenirs sont consignés, comment les convoquer à nouveau, etc. Les clivages entre monos et duos sont là, dénonçant l'intolérance des seconds à l'égard des premiers, jugés inférieurs. La question de la tolérance et du vivre-ensemble est abordée en finesse et en cette époque troublée, arrive à point nommée.
C'est bien simple : je n'ai pas pu décrocher de ma lecture une fois commencée ! Le dénouement, inattendu et plein de rebondissements, clôt ce roman de façon parfaite. En bref, une petite réussite que j'ai déjà commencé à conseiller autour de moi ! Un grand merci aux éditions Harper Collins pour la découverte de ce thriller ô combien haletant.

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16 mai 2019

Tout ce que je sais sur l'amour, Dolly Alderton

Tout ce que je sais sur l'amourTout ce que je sais sur l'amour est le premier ouvrage de la journaliste et chroniqueuse britannique Dolly Alderton. Lauréat du National Book Award 2018, il est paru en février 2019 en France chez Mazarine.

Dolly Alderton, bientôt trente ans, aborde avec beaucoup d'humour la question de sa vie sentimentale. Digne héritière de la génération Y, la jeune femme, qui a grandi dans la banlieue londonienne, raconte avec un humour féroce ses déboires amoureux, des balbutiements des tchats sur MSN aux débuts de Facebook en passant par ses rendez-vous ratés, ses colocations diverses et variées et ses soirées dans les pubs. 

Intriguée par le résumé de ce livre, j'ai eu très envie de découvrir cette Bridget Jones réelle, cette anglaise à l'humour ravageur qui fait état de sa vie sentimentale un brin bancale. Et dès le début, Dolly Alderton donne le ton : "Si on ne vit pas ça à l'âge adulte, c'est qu'on a raté sa vie, comme toutes ces profs d'arts plastiques qui sont des "Mlles" au lieu d'être des "Mmes", portent des bijoux ethniques et ont des cheveux tout frisés." Cinglant, un peu grinçant, le livre s'apparente à une chronique sociale d'une génération désenchantée par les relations amoureuses.  
Tout ce que je sais sur l'amour est irrémédiablement teinté de nostalgie, d'une pointe de regrets parfois. Le lecteur décode à travers les nombreux traits d'humour de la journaliste une certaine forme de solitude, comblée par ses amitiés féminines nombreuses. La pression sociale d'être en couple est palpable, au fil des pages, et le fait de ne pas réussir à l'être, vécu comme un échec. Le conformisme social est fort, et Dolly Alderton n'y échappe pas. 
Malgré cet humour ravageur plus profond qu'il n'y parait, les 423 pages de l'ensemble m'ont paru à la longue un peu indigestes. Je me suis lassée, au fil de ma lecture, des aventures de Dolly parfois répétitives. Je remercie néanmoins les éditions Mazarine pour la découverte de ce livre. 

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27 avril 2019

La vérité sur Dix petits nègres, Pierre Bayard

La vérité sur dix petits nègresLa vérité sur Dix petits nègres est le dernier essai de critique policière de l'universitaire et psychanalyste Pierre Bayard. Il est paru en janvier aux éditions de Minuit. 

Tout le monde connaît le célèbre roman d'Agatha Christie, Les dix petits nègres. Dix personnages, sur une île en pleine tempête, sont tués chacun leur tour, tandis qu'une comptine macabre hante les murs et que des statuettes disparaissent au fur et à mesure des meurtres. Et si le meurtrier n'était pas celui que la Reine du crime a désigné comme tel ? Et si, malgré tous les indices, les lecteurs du monde entier s'étaient fourvoyés depuis quatre-vingts ans en n'identifiant pas le bon coupable ? Pierre Bayard donne la parole au meurtrier pour qu'il explique ce qui s'est réellement passé sur l'île. 

Entre Pierre Bayard et moi, c'est une histoire qui dure depuis longtemps. Je l'avais découvert avec sa première critique policière Qui a tué Roger Ackroyd ? il y a dix ans, et, conquise, j'avais poursuivi avec L'affaire du Chien des Baskerville, Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ? et enfin Et si les oeuvres changeaient d'auteur ?  
A chaque fois séduite par son style et sa déconstruction des grands classiques de la littérature, j'ai succombé à l'appel de son dernier essai, après être allée l'écouter en parler à la Librairie Autour du Monde près de chez moi.   
Encore une fois, il nous entraîne dans une relecture d'un classique du genre et cherche les invraisemblances du texte pour en proposer une solution alternative élégante, plausible et logique.  
L'exercice de style n'est pas évident mais Pierre Bayard s'en sort avec brio, comme toujours, empruntant aux illusions d'optique, à la psychologie, à la prestidigitation ou encore aux fantasmes liés à l'île pour expliquer son raisonnement.  
Nul besoin d'avoir parfaitement l'oeuvre de Christie en tête, le début de l'essai étant consacré à un résumé des personnages, des faits et de leur chronologie dans l'oeuvre originelle. S'ensuit une deuxième partie consacrée aux invraisemblances et impossibilités de la solution proposée par la romancière. Une troisième partie s'attarde sur ce qui permet de fausser le jugement du lecteur, grâce à une série d'aveuglements multiples, avant une dernière partie consacrée à la solution proposée par Pierre Bayard, à travers son personnage meurtrier.  
L'ensemble, pointu et teinté d'ironie, se lit avec délectation, tout en restant très largement accessible. C'est bien simple, pour ma part j'ai dévoré une grosse moitié dans l'avion qui m'amenait à Londres, avant de le terminer au calme sur ma terrasse. Encore une fois Pierre Bayard réussit le pari de déconstruire une oeuvre littéraire avec élégance. A découvrir sans tarder ! De mon côté, je vais aller fouiner du côté d'Intercripol, association de recherches universitaires pour traquer les personnages criminels. 

"Aborder une île ou en rêver, c'est laisser revenir en soi des récits de l'enfance et se vivre en héros de roman à la découverte de secrets enfouis." (p.127)

"Aussi terrifiante soit-elle, toute histoire nous aide à mettre de l'ordre dans le désordre des faits, le plus souvent aléatoires, qui constituent nos existences." (p.128)

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07 février 2019

Rendez-vous au Cupcake Café, Jenny Colgan

Rendez-vous au cupcake café

Rendez-vous au Cupcake Café est un roman de la britannique Jenny Colgan paru en février 2017 aux éditions Prisma puis en poche en juin 2018 chez Pocket. 

Izzy a toujours adoré la pâtisserie. Depuis sa plus tendre enfance, son grand-père lui a transmis sa passion des cupackes et autres douceurs sucrées et la jeune femme n'aime rien tant qu'en préparer. Alors que son travail dans l'immobilier l'ennuie fortement, Izzie se fait licencier par son supérieur, celui qu'elle considérait comme son petit ami. Seule et sans travail du jour au lendemain, Izzy profite de son indemnité de départ pour se lancer dans un rêve fou : celui d'ouvrir un café spécialisé en cupcakes sur une petite place un peu reculée, dans le quartier de Stoke Newington à Londres. Un projet un peu fou, risqué et un brin utopique, mais Izzy a envie d'y croire. 

J'aime beaucoup les romans feel good de Jenny Colgan (son roman La petite boulangerie du bout du monde est mon chouchou en la matière, mais si vous me lisez, vous le savez certainement !)
J'avais hâte de me plonger dans cette nouvelle série, entre romance et roman culinaire. Et je n'ai pas été déçue ! Du doudou, en veux-tu en voilà ! Jenny Colgan est là où on l'attend pas. Sous couvert d'une intrigue en apparence facile, elle aborde des thèmes plus lourds - les différences sociales, la séparation, les pressions sociétales sur la maternité, les questions liées à l'âge, les relations intergénérationnelles, etc. - et nous offre un roman touchant, entre romance et introspection. 
Izzy est un personnage attachant, très proche de son grand-père aujourd'hui en maison de retraite, qui s'interroge sur la direction à donner à sa vie. Après une histoire chaotique avec son supérieur  hiérarchique, la jeune femme se sent vide et perdue. Jenny Colgan traite toujours avec beaucoup de finesse ces questions fréquentes de nos jours.   
Si vous cherchez un roman feel good, vous serez donc servi avec celui-ci ! Les cupackes et la pâtisserie vous apporteront une touche de douceur (avec des recettes tout au long du roman !), l'amitié et la relation forte d'Izzy avec son grand-père ce qu'il faut comme émotion, et le charmant quartier bohème et multiculturel londonien Stoke Newington un brin de nostalgie. Une recette parfaite ! Je me garde au chaud précieusement pour l'hiver prochain la suite des aventures d'Izzy, Le Cupcake Café sous la neige

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26 janvier 2019

Inspiration du jour : films feel good

Bonsoir à tous,

En ce froid et humide samedi de janvier, je voulais vous présenter deux films feel good, deux films que je regarde régulièrement et qui me donnent le sourire, pour des raisons différentes. Il s'agit de Mange, prie, aime et Bridget Jones.

Mange, prie, aime réalisé par Ryan Murphy (2010)

Adaptation cinématographique du témoignage d'Elizabeth Gilbert, Mange, prie, aime relate le parcours d'Elizabeth, qui, alors qu'elle a tout pour elle, décide de tout quitter. En pleine quête d'elle-même, elle décide de partir un an en voyage. D'abord en Italie, pour retrouver goût à la vie, puis en Inde, pour méditer et se nourrir de façon spirituelle, puis à Bali, pour gagner en sérénité.

Pourquoi ce film ? Parce que j'avais adoré le livre d'Elizabeth Gilbert et que lorsque j'ai découvert le film, j'ai plongé avec délice dans la quête introspective d'Elizabeth Gilbert. Les paysages sont magnifiques, tout comme les lumières, Julia Roberts est parfaite pour le rôle et le parcours d'Elizabeth me parle beaucoup. J'adore le regarder à intervalles réguliers, même si le film est moins dense que le livre. J'en ressors toujours avec le sourire et l'envie de profiter de ma vie comme je l'entends !

Le Journal de Bridget Jones réalisé par Sharon Maguire (2001)

Tout le monde connaît Bridget Jones, la trentenaire célibataire anglaise attachante, un brin alcoolique, un tantinet accro à la comfort food, entourée d'amis aussi barrés qu'elle. En quête du grand amour, Bridget s'est amourachée de son patron, Daniel Cleaver, l'archétype de l'enfoiré affectif, tandis que dans les parages rôde Marc Darcy, le fils des amis de ses parents, un avocat bien sous tout rapport, lisse et rempli de valeurs.

Pourquoi ce film ? J'ai découvert le roman d'Helen Fielding - adaptation de ses chroniques  parues dans The Daily Telegraph entre 1995 et 1996 - lorsque j'étais au lycée. Et dès que l'adaptation est sortie au cinéma, je me suis précipitée pour la voir. Depuis, il ne se passe pas une année sans que je regarde avec tendresse les aventures de cette gaffeuse invétérée, maladroite et si attachante. L'humour british est excellent, la romance prévisible mais bien traitée, le casting parfait - Renée Zellweger, Hufg Grant et Colin Firth - et l'ensemble fonctionne à merveille. Dès que je lance ce film, je sais que je vais passer un bon moment, rire et m'attendrir. Bref, le feel good par excellence pour moi !  

Jour 26 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

      

Films feel good

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08 novembre 2018

Le protectorat de l'ombrelle T.3 Sans honte, Gail Carriger

Sans honte, Gail CarrigerSans  honte est le troisième tome de la série Le Protectorat de l'ombrelle, imaginée par l'archéologue et romancière américaine Gail Carriger, nom de plume de Tofa Borregaard. Il est paru en 2012 dans la collection Orbit de Calmann Levy.

Enceinte et accusée d'adultère par son mari, Lord Maccon, Alexia est repartie vivre chez ses parents. La jeune paranaturelle ne bénéficie d'aucun soutien pour l'aider à prouver que sa grossesse avec son loup-garou de mari est possible. Exclue du Cabinet Fantôme par la Reine Victoria et délaissée par son ami le vampire Lord Akeldama, Alexia s'aperçoit rapidement qu'elle est la cible des vampires londonniens. Ceux-ci ont juré sa mort. Elle décide donc de fuir en Italie accompagnée de Mme Lefoux, une inventrice française et Floote, le fidèle serviteur familial, pour trouver de l'aide auprès des Templiers. 

S'il y a bien un moment de l'année où j'aime lire de la bit lit, c'est bien la période d'Halloween. Et cette série, découverte il y a deux ans, me ravit à chaque fois ! Cette année, c'est le tome 3 que j'ai découvert, et comme pour les précédents, la magie a opéré.     
L'intrigue est toujours bien ficelée, rythmée et cohérente, et les personnages gagnent en épaisseur psychologique. Après l'Ecosse, c'est en Italie que se déplacent l'héroïne et sa petite troupe, et la dolce vita et ses douceurs culinaires vont rapidement ravir leurs papilles. 
Ne cherchez pas de la grande littérature ici, vous vous en doutez, mais plutôt un divertissement plaisant, rondement mené, au rythme trépidant. L'écriture de Gail Carriger, assez cinématographique, fait ressembler le roman à un film d'aventure enchaînant batailles et péripéties. L'humour est toujours présent, offrant à l'ensemble une ambiance particulière.     
Je ne vais pas vous cacher que ce n'est d'ordinaire pas mon genre de lecture, mais je me glisse toujours avec plaisir dans cette intrigue mêlant steampunk, aventure, romance et fantastique. Une lecture détente parfaite pour cette période de l'année ! J'hésite même à enchaîner sur le tome 4 dans la foulée, c'est dire... 

Mon avis sur les deux premiers tomes 

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle*) Sans forme (Le protectorat de l'ombrelle**)

Challenge Halloween 2018, Halloween, logo   Logo Pumpkin Autumn Challenge

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12 septembre 2018

Une histoire d'hommes, Zep

Une histoire d'hommes ZepUne histoire d'hommes est un album de Zep paru en 2013 aux éditions Rue de Sèvres.

Trois quadra embarquent à bord d'un vol vers le Devon. Ils vont passer quelques jours chez Sandro, le quatrième membre du groupe de rock qu'ils formaient ensemble, il y a vingt ans. S'ils ont tous cessé la musique et choisi une vie rangée, Sandro, de son côté, a continué, devenant en quelques années une star internationale. C'est l'heure des retrouvailles sur fond de souvenirs, de nostalgie, de présents, aussi, plus ou moins rangés. Les vannes fusent, l'amitié renaît mais aussi les rancoeurs et les incompréhensions. Et là, juste là, sous leur yeux, la vérité éclate au grand jour.   

J'avais découvert le papa de Titeuf en BD adulte il y a deux ans avec Un bruit étrange et beau, album que j'avais trouvé extrêmement poétique et esthétique. J'ai retrouvé cette poésie et cette esthétique soignée dès les premières pages d'Une histoire d'hommes.
L'amitié masculine est au centre de cet album aux univers chromatiques soignés, le passé et le présent s'entremêlant tandis que les personnages refont le film de leur histoire commune, chacun apportant avec son témoignage une bribe de compréhension. La mélancolie règne, tandis qu'ils évoquent leurs jeunes années de rockeurs insouciants, entre musique, drogues et filles. Les souvenirs se succèdent, le trait réaliste de Zep lui donnant vie dans des doubles pages bichromiques des plus intéressantes.  
Huis-clos lent et nostalgique, Une histoire d'hommes fait entrer le lecteur dans l'intimité de ses personnages, entre passé et présent, entre fantasmes et désillusions, jusqu'au coup de théâtre final. A lire, sans hésiter, pour découvrir Zep dans ce petit quelque chose de poétique et de mélancolique qui lui va si bien.

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Stephie !

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02 septembre 2018

Les divines glaces à l'italienne d'Anna, Abby Clements

Les divines glaces à l'italienne d'Anna, Abby ClementsLes divines glaces à l'italienne d'Anna est le second roman de la londonienne Abby Clements paru en 2016 aux éditions Prisma.

Anna est désormais heureuse avec Matteo, son mari, à Brighton. Ensemble, ils ont repris la petite boutique de crèmes glacées de Viviane, la grand-mère d'Anna. Le couple a trouvé son rythme et la naissance de leur petite Bella n'a fait que renforcer leur amour. Mais lorsque Matteo lui confie du mal du pays, Anna pressent que les difficultés vont commencer. Le couple décide de partir passer l'été sur la côté amalfitaine en travaillant dans une boutique de glaces à louer. De son côté, Imogène la voyageuse a trouvé une certaine stabilité dans les bras de Finn. Mais la bougeotte la reprend vite et le quotidien à Brighton la lasse rapidement. L'été s'annonce chargé pour les deux soeurs.

Suite de La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane, ce roman nous replonge dans les aventures d'Anna et Imogène, cette fois entre Brighton et Sorrente, en Italie. 
Si le premier tome des aventures des deux soeurs m'avait divertie, en juin dernier, je dois avouer que cette suite m'a parue des plus ennuyeuses. L'intrigue est prévisible au possible, les personnages échappés d'une mauvaise série TV, les lieux caricaturaux, et l'ensemble baigne dans une guimauve évidente et indigeste. Les grains de sable qui viennent coincer l'engrenage de la vie d'Imogène et d'Anna sont à chaque fois minimes, et l'auteure d'en faire des tonnes, à coup de dialogues insipides
. 
C'est bien simple, j'ai mis 2 mois à lire ce roman, le délaissant le temps de mon voyage au Japon au profit d'Outlander, et le retrouvant sans réel plaisir à mon retour. Je suis toujours partante pour du feel good (et je suis en train de remanier le Challenge du même nom !) mais là, je dis non. Pas sûre qu'Abby Clements me revoie après ce roman...

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