Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

07 décembre 2011

Le Bestiaire amoureux volume 1 Fernand le vampire, Joann Sfar

Fernand le vampireLe Bestiaire amoureux est un cycle de BD imaginé par Joann Sfar en 2007 et publié chez Delcourt. Ce premier volume, Fernand le vampire, se déroule dans le même univers que Petit Vampire, la série d'albums imaginée par l'auteur mais vise davantage un public adulte.

Cet album suit les pérégrinations de Fernand le vampire, et de ses intrigues amoureuses. Ente Liou, qui l'a trompé, la jeune Aspirine ou encore la plantureuse Josacine, son coeur balance...Planche 1

Je ne suis pas adepte du trait de Joann Sfar, le trouvant trop flou, tremblotant.  Mais j'ai été intriguée par cet album que j'avais dans un bac à BD au lycée.
Au risque d'en décevoir certains - fans de l'auteur - je suis passée complètement à côté de cet album. L'intrigue est alambiquée, évoque dès les premières pages des événements antérieurs qui semblent connus du lecteur (à tel point que j'ai vérifié sur un site de librairie que j'avais bien le premier tome entre les mains...). Bref, je me suis perdue dans cette lecture, n'éprouvant pour Fernand et ses amours qu'un intérêt limité. Le pauvre vampire est malmené par les femmes qu'il rencontre sans faire preuve d'une once de bon sens. De quoi faire fondre la quelconque empathie que le lecteur pourrait avoir. Une déception, donc, que la rencontre avec cet album...

Et voici ma 30e participation
à la BD du mercredi de
Mango

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1


Et ma 21e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 12/20)

Logo_top_bd_2011

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [24] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : ,


25 novembre 2011

Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti

Le mec de la tombe d'à côté est le second roman de la suédoise Katarina Mazetti paru en 2006 en France aux éditions Gaïa, et qui a fait grand bruit lors de sa sortie en poche en 2009 chez Babel.

Elle est bibliothécaire. Il est agriculteur. Elle est veuve. Il a perdu ses parents. Ils se recueillent sur les tombes de leurs proches disparus. Ils se rencontrent et se détestent par leurs différences. Puis ils finissent par tomber amoureux.

Ce roman a suscité un grand engouement lors de sa sortie, et a même été l'objet d'une adaptation en pièce de théâtre. Pour ma part, je suis passée à côté de cette effervescence littéraire.
Le mec de la tombe d'à côté
est un roman à l'eau de rose, alternant les points de vue des deux personnages. C'est tantôt Désirée, la bibliothécaire, tantôt Benny, l'agriculteur, qui prend en charge la narration de cette rencontre, avec une pointe d'humour, mais pas assez pour que je trouve le texte piquant. L'intrigue est centrée sur cette relation amoureuse qui éclôt malgré les différences et plus généralement sur les relations de couple.
Aucune surprise dans ce texte, aucune saveur particulière à mon goût : les deux personnages sont incompatibles au niveau sentimental et s'escriment pourtant à tromper leur solitude dans cette relation vouée à l'échec. Cela ressemble à la vie, avec un côté de déjà vu. Rien de transcendant ni d'émouvant.
L'intrigue est bien trop mièvre pour moi. Je ne me suis pas sentie concernée par l'histoire entre ces deux personnages, la trouvant courue d'avance et sans aucune saveur et j'ai tourné les pages de ce roman sans aucun ressenti.
Une lecture qui ne me marquera pas.
D'autres avis sur ce livre : Ankya, Cynthia, MyaRosa, Manu, Mango, Lystig...

Une chronique de soukee rangée dans Littérature suédoise - Vos commentaires [26] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , ,

28 octobre 2011

Notre Dame de Paris, Benjamin Carré

9782848016122_1_75Publié en 1831, Notre-Dame de Paris est un des grands succès populaires de Victor Hugo. Maintes fois adapté à la télévision et au cinéma, il ne cesse d'inspirer.

Tout le monde connait l'histoire tragique de la belle Esmeralda et des hommes qui gravitent autour d'elle. L'archidiacre Claude Frollo et son sonneur de cloches le bossu Quasimodo mais aussi Phoebus, capitaine de la garde.

Parce que Notre-Dame de Paris est un roman foisonnant, Thomas Leclère l'a adapté à un jeune lectorat. Le résultat ? Un magnifique album illustré par Benjamin Carré (dont j'avais déjà admiré l'adaptation de Peter Pan).
Le texte de Thomas Leclère respecte le style hugolien tout en le rendant accessible aux plus jeunes. Les illustrations de Benjamin Carré sont une nouvelle fois majestueuses et offrent à l'intrigue des images à la fois modernes et vraisemblables. Un album magnifique, à dévorer des yeux et un jeune illustrateur à découvrir absolument.

Je remercie grandement Inès et les Éditions siteon0_130x51, spécialisées en littérature de jeunesse, pour cette belle découverte !

notre-dame-de-paris-illustration page147-305x370

Une chronique de soukee rangée dans Albums - Vos commentaires [9] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

09 octobre 2011

Une femme de ménage, Christian Oster

9782707318497FSUne femme de ménage est le huitième roman de l'écrivain français Christian Oster. Publié pour la première fois en 2001 chez Minuit, il a été adapté au cinéma en 2002 par Claude Berri.

Jacques se retrouve seul après que sa compagne, Constance, l'a quitté. Depuis, il n'entretient plus son appartement et laisse la poussière s'installer. Suite à une petite annonce, il engage Laura. La jeune femme vient nettoyer chez lui une fois par semaine, alors qu'il travaille. Jusqu'au jour où son amant décide de la mettre à la porte. Laura n'a nulle part où aller et demande à Jacques de l'héberger.

J'avais très envie de lire ce roman depuis un certain temps, mais je n'y pensais jamais. J'aime beaucoup l'actrice Emilie Dequenne et je connaissais ce livre grâce à son adaptation ciné. Ainsi, quand je suis tombée sur un exemplaire de ce livre caché chez ma libraire, je n'ai pas résisté et l'ai dévoré en rentrant chez moi.
J'ai beaucoup de mal à exprimer mon ressenti face à cette lecture. Je ne m'attendais à rien. Je ne suis donc pas déçue. Je ne connaissais pas cet auteur. Je ne suis donc pas déçue. Et pourtant... Pourtant ce roman commence bien - focalisation interne au narrateur, Jacques, au point que c'est lui qui retranscrit les paroles des autres personnages , un humour particulier qui m'a fait sourire plus d'une fois, une intrigue qui sort des sentiers battus - mais il ne m'a pas conquise autant que je l'imaginais.
L'intrigue s'engage dans une direction qui m'a totalement échappé. J'ai été perdue par Christian Oster, malgré une adhésion immédiate à son style et son idée de départ. J'ai pensé à Claude Simon, à Christian Bobin, aussi. J'ai un peu perdu pied à la moitié du roman, non que je ne le comprenne pas, mais parce que j'avais cette nette sensation que l'auteur m'entraînait dans une direction que je n'attendais pas.
Une lecture en demi-teinte, donc. Ça aurait pu être un coup de coeur car Une femme de ménage est un roman furieusement intriguant à la construction réfléchie et intelligente. Mais finalement non. Ça reste un bon moment de lecture, avec un sentiment d'errance, sur la fin. Mais peut-être était-ce ce que cherchait Christian Oster ?
Challenge La littérature fait son cinéma 3e catégorie

Une nouvelle lecture pour le challenge La littérature fait son cinéma de Will et la bande-annonce du film de Berry avec Jean-Pierre Bacri et Emilie Dequenne dans les rôles-titres.

 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature française - Vos commentaires [6] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , ,

21 septembre 2011

Joséphine l'intégrale, Pénélope Bagieu

9782350132389_1_75Cela faisait quelques temps que je n'avais pas lu de BD de blogueuse-dessinatrice, comme Margaux Motin ou encore Diglee. J'ai donc succombé à l'appel de l'intégrale de Joséphine, regroupant les 3 tomes des aventures du personnage éponyme imaginé par Pénélope Bagieu.

Joséphine a la trentaine. Joséphine est célibataire. Joséphine se pose un milliard de questions quant à sa vie, son avenir, son chat, etc. Entre un collègue lourdingue et des copines toujours prêtes à la sortir de son célibat, Joséphine cherche l'homme de sa vie...

Dit comme ça, Joséphine semble être une BD destinée à un public féminin, à la limite de la chick-lit... Mais en réalité, et parce que je ne supporte par l'idée d'un public visé selon son sexe, malgré un personnage féminin égocentré et des préoccupations somme toutes assez superficielles, cet album aborde des thématiques plus larges que celles du célibat des femmes de trente ans et des poussières. L'humour y est omniprésent et si toutes les planches ne se valent pas, elles ont au moins le mérite de m'avoir fait sourire à plus d'un titre. josephine (1)
Le trait de Pénélope Bagieu est assez minimaliste, comme toujours, mais l'utilisation des couleurs prend tout son sens ici, créant des univers particuliers à chaque planche. Pénélope Bagieu soigne les ambiances de ses vignettes, offrant à celles-ci une atmosphère à chaque fois singulière.
Joséphine est un personnage attachant dans ses failles et ses doutes et évolue au fil de ces trois tomes (clairement distingués au sein de cet album intégral).
Si le troisième tome m'a un peu déçue - sans vous en révéler la teneur, j'évoquerais seulement le conformisme dans lequel tombe le personnage, conformisme qui ne colle pas à la psychologie développée dans les deux précédents tomes - j'ai néanmoins passé un bon moment de lecture. Rien de mémorable, certes, mais une détente appréciable parfois.

Elles ont lu aussi Joséphine : C.l!neKikine, Yoshi73, Stemilou.   

   Et voici ma 23e participation
à la BD du mercredi de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 

Et ma 14e au Top BD des blogueurs de Yaneck!
(note : 14/20)

Logo_top_bd_2011

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [17] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,


15 août 2011

Raison et sentiments, Jane Austen

Raison et sentimentsParu en 1811 de façon anonyme, Raison et sentiments (Sense and sensibility) est le premier roman de Jane Austen et l'un de ses plus connus.

A la mort de son mari, Mrs Dashwood et ses filles se trouvent privées de leur héritage. Forcées de quitter leur domaine de Norland, elles trouvent refuge à Barton Cottage, dans le Devon. Les réceptions se succèdent, ainsi que les invitations. Si Elinor, l'aînée, reste fidèle à Edward, rencontré avant son départ de Norland, Marianne, la benjamine, tombe rapidement sous le charme de John Willoughby. Et les deux soeurs souffrent rapidement des affres de l'amour et de ses caprices. Tout n'est pas calme, dans le Devon..

J'ai lu il y a peu Orgueil et préjugés, et si j'avais adoré découvrir la verve de Jane Austen et sa critique sociale féroce, je dois avouer que le charme a moins opéré ici.
L'intrigue de ce roman possède de grandes similitudes avec Orgueil et préjugés - des jeunes filles à marier issues d'une petite bourgeoisie désargentée - ainsi qu'avec la vie-même de Jane Austen. Peut-être ai-je lu ces romans de façon trop rapprochée ? Peut-être ne suis-je pas assez patiente ces derniers temps pour supporter sans grincer des dents les personnages de Jane Austen, dont les seuls remous de l'existence semblent se résumer à leur vie affective ô combien tumultueuse ? Peut-être aussi que j'ai moins perçu dans ce roman l'ironie de la femme de lettres anglaise et que les personnalités qu'elle a décortiquées m'ont moins concernée que dans son précédent roman ? Toujours est il que je n'ai pas vraiment été passionnée par cette lecture aux relents parfois mièvres... Je comprends et conçois l'attrait que les romans de Jane Austen peuvent exercer sur certain(e)s lecteurs/rices, mais je pense que le moment était vraiment mal choisi pour moi pour me lancer dans cette lecture et l'apprécier, peut-être, à sa juste valeur.
Sans en nier les qualités littéraires évidentes, je ne peux décemment pas ériger ce roman en grand souvenir de lecture estivale ni le faire entrer dans le panthéon littéraire des oeuvres qui auront marqué mon parcours de lectrice. Une relecture, peut-être, me fera changer d'avis... ou pas ! Lectures communes

Raison et sentiment était une lecture commune avec : Cynthia, Marion, Sofynet, Mélusine, L'Ogresse de Paris, Frankie, Reveline, Sabbio et Missycornish.

Et comme ce roman a donné lieu à un grand nombre d'adaptations cinématographiques, j'inscris tout naturellement cette lecture comme septième participation au Challenge de Will La littérature fait son cinéma.

Et parce que j'adore Hugh Grant, je ne résiste pas à la tentation d'insérer la bande-annonce du film réalisé en 1996 par Ang Lee.

 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [20] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,

02 juin 2011

Une passion indienne, Javier Moro

passionJavier Moro est un scénariste espagnol né en 1955 (grand cru, diraient certains...) Il est l'auteur, entre autres, d'Il était minuit cinq à Bhopal, Le sari rose et Pied de Jaipur.

Une passion indienne relate la vie d'Anita Delgado, jeune danseuse andalouse dont s'est entiché le maharajah de Kapurthala, un petit état de l'Inde du Nord. Mariée à ce dernier à dix-huit ans, la jeune fille quitte son pays pour découvrir les Indes. Nous sommes en 1908. Le pays est encore sous la domination anglaise. La Partition n'est encore qu'un projet. Pour la jeune fille, cinquième épouse du maharaja et rebaptisée Maharani Prem Kumari, se faire accepter dans ce pays aux coutumes si éloignées des siennes n'est pas une mince affaire.

Il est un point sur lequel je voulais m'arrêter pour débuter ce billet, c'est son classement dans mon blog dans la catégorie "Biographies et écritures du moi". Cette catégorisation m'a tiraillée, mais j'ai finalement opté pour ce choix. Sous-titré en effet "roman", ce livre n'est en rien une fiction et s'apparente en bien des points à une biographie de la princesse andalouse. L'auteur relate des faits de façon successive, sans parfois même prendre la peine de les lier entre eux, et n'éclaire à aucun moment son lecteur sur cet étrange sous-titre. Même si une biographie possède de façon intrinsèque une part fictionnelle due à l'interprétation de l'auteur des faits et de la vie de la personnalité à laquelle il s'intéresse, ici, rien n'est clair. Quelle est la part de fiction dans ce livre ? Mystère... Pour ma part, je n'ai à aucun moment eu l'impression de lire un roman dans la mesure où tous les éléments relatés sont historiquement avérés et que les photos présentes en fin d'ouvrage appuient ceux-ci.
Ce détail soulevé, je ne peux ensuite que vous avouer que cette lecture m'a profondément ennuyée. Je m'attendais à lire le récit haut en couleurs de cette femme, véritable jouet occidental pour le maharaja, et de sa vie romanesque s'il en est. Déception ! Javier Moro a construit son livre de manière chronologique, ce qui semble logique dans l'optique d'une biographie, mais n'a pas réussi à insuffler ce petit quelque chose qui aurait pu éveiller mon intérêt. J'ai eu l'impression de lire une énumération de faits mis bout à bout, sans réelle cohérence ni réflexion.
Dans son soucis de donner le maximum de détails sur le destin de cette femme, Javier Moro a oublié l'essentiel : intéresser son lecteur tout au long de ses 430 pages.Je ne vous cache pas ma déception. La vie d'Anita Delgado méritait une biographie davantage romanesque, à l'image de ce qu'elle a vécu, et non un documentaire présenté comme un conte de féesVignette_LC moderne sans aucune réflexion derrière...

Ce roman a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec
Elea23. Je l'inscris bien entendu dans le cadre du Challenge "L'Inde en fêtes".

logo_Inde

Une chronique de soukee rangée dans Biographies et écritures du moi - Vos commentaires [12] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

07 mai 2011

Noces indiennes, Sharon Maas

nocesindiennesSharon Maas est une journaliste spécialisée dans le sous-continent indien, née en Guyane britannique en 1951. Noces indiennes est son premier roman.

L'intrigue de ce roman suit le destin de trois personnages, trois enfants confrontés aux règles d'une société qui leur échappe.
Savitri, dont le père est le cuisinier d'une famille anglaise installée en Inde, tombe amoureuse de son compagnon de jeu, David, le fils de la famille.
Nat, fils adoptif d'un médecin anglais, est partagé entre son pays, l'Inde, et sa découverte de l'Occident lors de ses études.
Saroj, enfin, papillon rieur et multicolore, subit le joug de son père, traditionnaliste à l'extrême qui souhaite la marier dès ses quatorze ans.

Trois enfants, dont l'histoire débute à trois époques différentes (1921, 1947 et 1956), avec pour dénominateur commun l'Inde. Parce qu'ils y vivent ou qu'ils sont indiens, leur vie est régie par des règles et des traditions parfois lourdes face à la modernité de leur temps.
Sharon Maas nous entraîne avec brio dans cette intrigue complexe qui se déroule à des moments charnières de l'Histoire de l'Inde. Savamment construite, elle alterne le destin des trois personnages et leur évolution personnelle au fil du temps.

Noces indiennes est un roman de toute beauté, que j'ai lu avec grand plaisir. S'il arrive, dans ce type de construction narrative, qu'un personnage soit moins intéressant qu'un autre, ce n'est pas le cas ici et chaque chapitre amène son lot de rebondissements et d'évolutions qui le rendent aussi intéressant que le précédent.

coup_de_coeur_2011

Une belle intrigue servie par une jolie plume, un rythme dense et un hommage à l'Inde tout en subtilité, mais aussi une critique de certaines traditions comme de la condition de la femme... J'ai été conquise et j'attribue sans plus tarder à ce roman le titre de cinquième coup de coeur de cette année...

"Soit on aime l'Inde, soit on la déteste, et tout ce que je suis, tout ce que tu sais de moi, c'est à l'Inde que je le dois. L'Inde véritable, l'Inde cachée derrière le chaos, la saleté, la démence, la laideur, l'Inde de l'esprit. Tu le sentiras. J'en suis sûr. Et tu l'aimeras. Tu tomberas sous le charme, tout comme moi." (p.593)

Ce roman a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec Elea23, avec un peu de retard (ce billet devait être publié le 30 avril...) Je l'inscris bien entendu dans le Vignette_LCcadre du Challenge "L'Inde en fêtes".

logo_Inde

Une chronique de soukee rangée dans Littérature indienne - Vos commentaires [13] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,

05 mai 2011

Orgueil et préjugés, Jane Austen

jane_austen_orgueil_et_prejuges_10_18_Orgueil et Préjugés est un des romans les plus connus de la romancière et femme de lettres anglaise Jane Austen. Publié en 1813, il demeure à ce jour un incontournable de la littérature anglaise.

J'en connaissais l'intrigue avant même de me plonger dedans, ayant étudié certains fragments en fac. Mais la tentation de me faire une journée dédiée à l'Angleterre lors du mariage princier* m'a incitée à me plonger dans ce roman. (*cf. Ma journée "So British")

Orgueil et Préjugés relate le quotidien d'une famille anglaise au 19e, les Bennet, dont les cinq filles sont à marier. Entre les mondanités et les obligations de cette famille bourgeoise, les journées passent dans l'attente d'un mariage. Jusqu'au jour où Mr Bingley vient s'installer à Netherfiled, propriété voisine de celle des Bennet. Tout le voisinage se met alors en branle pour séduire ce célibataire tant convoité. Jusqu'à l'arrivée de son ami Mr Darcy...

J'avais déjà apprécié ma lecture de L'Abbaye de Northanger il y a quelques années, et renouer ici avec Jane Austen a été une très bonne chose.
Orgueil et Préjugés est un roman à l'humour féroce, véritable critique de la société de l'époque et de la rigidité de ses codes sociaux.

Les personnages de Jane Austen possèdent une psychologie finement étudiée et portent en eux certaines valeurs représentatives de leur classe sociale et de leurs attentes. Les filles cadettes des Bennet sont ainsi stupides à souhait, écervelées et mièvres, et ne jurent que par le mariage et l'argent, tandis qu'Elizabeth possède un caractère plus féministe et moderne, symbolisant ainsi le contre-pied de ces normes sociales pourtant bien réelles alors. 

Véritable bijou d'humour et de cynisme, Orgueil et Préjugés ne doit pas être réduit à sa dimension sentimentale et ne garder que son côté mièvre. C'est avant tout une oeuvre critique de son temps et de la condition des femmes de l'époque. Cet aspect, parfois acerbe, il est vrai, m'a séduite de bout en bout et fait beaucoup rire. Quelle modernité ! Quelle verve ! Le plus de l'édition 10/18 ? Une préface signée Virginia Woolf.

Pour illustrer tout le talent de Jane Austen
dans cette critique féroce, la première phrase du roman :

"C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle forture doit avoir envie de se marier et, si peu qu'on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu'il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l'esprit de ses voisins qu'ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l'une ou l'autre de leurs filles." (p.21)

 9003  ORGUEIL_ET_PREJUGES  orgueil_et_prejuges2

Et si de nombreuses adaptations ont été faites au cinéma et à la TV, (j'en connais qui se pâment pour Colin Firth dans le rôle de Darcy !^^) je n'ai pas pu résister à la tentation de vous présenter Coup de foudre à Bollywood, un remake sauce indienne de ce roman. Voici la bande-annonce aux couleurs chatoyantes de ce film, pour vous donner un aperçu de cette version un peu mièvre, certes, mais tellement pétillante !

 

 

Et voici ma deuxième participation au Challenge de Will,
La littérature fait son cinéma,
dans la catégorie Meilleure actrice (10 livres à chroniquer).


Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [16] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,

26 avril 2011

La Belle et la Bête, Jeanne Marie Leprince de Beaumont

9782740402290FSNous connaissons tous plus ou moins l'histoire de La Belle et la Bête... Si l'origine de ce conte remonte vraisemblablement à Apulée, il n'a connu le succès que nous lui connaissons qu'à la parution, au 18e, de la version de Jeanne Marie Leprince de Beaumont. Malheureusement, l'adaptation édulcorée de Walt Disney semble avoir davantage marqué les esprits que le conte originel...
Rendons donc hommage à cette auteure, née il y a 300 ans jour pour jour, le 26 avril 1711. 

Cette lecture est en réalité une relecture pour moi. J'avais en effet étudié ce conte durant mes années de fac, mais je ne me souvenais plus de certains aspects.
D'une lecture très rapide (12 pages A4, que je vous conseille de télécharger ici  par exemple) La Belle et la Bête n'en est pas moins édifiant. L'auteure prône les valeurs de vertu et de bonté que l'on retrouve dans bien des contes de cette même époque. L'héroïne est une jeune fille au goût simple, pleine d'esprit, qui aime les arts (musique, littérature, etc.) et semble représenter une sorte de modèle de conduite de l'époque, s'opposant ainsi à ses soeurs vénales et dénuées d'esprit.
La Belle et la Bête est un conte que j'apprécie beaucoup. Son double discours, très courant dans les contes, en fait une lecture appréciée autant par les adultes que par les enfants.

dulacbeautyapCe conte a été illustré, entre autres, par Edmund Dulac, illustrateur français naturalisé anglais (Edmund était né Edmond, c'est plus franchouillard...), qui fait partie des illustrateurs majeurs de l'âge d'or de l'illustration au Royaume-Uni, comme Arthur Rackham.
J'apprécie tout particulièrement le travail d'Edmund Dulac depuis que je l'ai découvert à la Médiathèque de Toulouse, lors de la rétrospective qui lui a été consacré fin 2008. Je vous en reparlerai très prochainement...

 Enfin,  ce conte a fait l'objet de nombreuses
adaptations adaptations cinématographiques
plus ou moins réussies,
mais celle de Jean Cocteau, réalisée en 1945, reste la plus célèbre,
avec Josette Day et Jean Marais dans les rôles titres.

Et voici ma première participation au Challenge de Will,
La littérature fait son cinéma et la neuvième au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

 

Une chronique de soukee rangée dans Contes - Vos commentaires [7] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,