Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

16 mai 2016

La fille du train, Paula Hawkins

La_Fille_du_trainLa fille du train est un thriller de la britannique Paula Hawkins publié en 2015 chez Sonatine.

Rachel prend tous les jours le même train, pour rejoindre Londres depuis la banlieue qu'elle habite avec Cathy, sa colocataire. Tous les jours le même trajet, pour mentir à son amie et faire semblant d'aller travailler, alors que Rachel a perdu son emploi il y a quelques mois, à cause de ses problèmes d'alcool. Alors dans le train, en sirotant la plupart du temps du gin tonic, Rachel regarde le paysage défiler. Et tous les matins, alors que le train s'arrête sur la voie, elle regarde une maison en particulier, observe le couple qui y habite et se prête à imaginer leur vie. Jess et Jason, comme elle les nomme, sont heureux et amoureux. Ca, c'est ce qu'elle imagine jusqu'au jour où elle surprend celle qu'elle prénome Jess avec un autre homme chez elle. Rachel se sent investie d'une mission : prévenir Jason que sa femme le trompe. Mais alors qu'elle se persuade que c'est la meilleure des choses à faire, Jess disparaît et tous les soupçons pèsent sur Jason. Rachel voit une occasion de se rendre utile en l'aidant. Mais entre ses souvenirs hésitants et ses matins hagards d'alcoolique, Rachel n'est pas la plus à même pour l'aider...

C'est Mona Lisa Overdrive qui a réussi à me convaincre de succomber à ce thriller qui avait enflammé la blogosphère l'an dernier. Et pourtant, j'avais dit que les thrillers et moi, c'était fini fini... Mais comme elle a su me persuader que je ne finirais pas terrorisée au fond de mon lit, je me suis lancée dans ce roman, lors d'un trajet en train qui plus est (oui, je pousse le vice jusqu'au bout pour m'identifier à l'héroïne... Non, je n'ai pas bu de gin tonic pour parfaire l'illusion !^^)

Et bien m'en a pris ! Je me suis vraiment régalée avec ce thriller psychologique très intense, qu'il est difficile de lâcher. Paula Hawkins prend en otage son lecteur de façon efficace, en alternant les narrateurs. Le personnage de Rachel prend majoritairement en charge la narration, et tout est fait, dès les premières lignes, pour que le lecteur ne lui fasse pas confiance. Son alcoolisme et le fait qu'elle doute de ses souvenirs n'aident pas à lui donner une quelconque crédibilité. Et sa mémoire vacille, à cause de l'aclool. Rachel doute de tout, de tous. Et le lecteur de douter avec elle. Ou d'elle ? Ses mensonges répétés à tous les autres personnages l'empêtrent dans des situations délicates et n'inspirent aucune empathie. Et le lecteur de subir cette narratrice anti-héroïne par excellence qui cumule les tares et les défauts.

Megan - le vrai prénom de celle qu'elle prénomme Jess et qui disparaît au début du roman - et Anna -la femme de l'ex-mari de Rachel - se chargent également partiellement de prendre en charge la narration et possèdent elles aussi quelques secrets que le lecteur peine à percer. Les trois narratrices se succèdent, et avec elles le mystère s'épaissit...

Les époques alternent, les narrateurs aussi, et le suspense croît progressivement. Le lecteur n'accorde sa confiance à personne, doutant des dires de chacun, cherchant dans les bribes de souvenirs une once de vérité. Et comme dans tout  policier, il sait qu'un des personnages est coupable. Reste à savoir lequel ! Et je dois vous avouer que, malgré le nombre incalculable d'Agatha Christie que j'ai dévorés, je me suis fait mener par le bout du nez par l'auteure quasi jusqu'à la fin. Et quel final ! Un dénouement stressant mais ô combien bien orchestré. Bref, un régal ! Merci beaucoup Mona Lisa Overdrive de m'avoir convaincue de dévorer ce roman. J'ai très envie de découvrir dans la foulée Avant d’aller dormir de S. J. Watson que tu me conseilles aussi. Et je dois vous avouer que je lève la tête le matin dans le train maintenant. Qui sait ce que je peux apercevoir, au détour d'un jardin ?

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15 mai 2016

Demain j'arrête ! Gilles Legardinier

Demain j'arrête, Gilles LegardinierDemain j’arrête ! est un roman du polyvalent Gilles Legardinier – tour à tour écrivain, scénariste, producteur et réalisateur – paru en 2011 chez Fleuve éditions et vendu à plus de 950 000 exemplaires.

Julie a vingt-huit ans et une vie assez calme. Cumulant les histoires d’amour désastreuses, la jeune femme se partage entre son travail dans une banque et son quartier où elle a ses habitudes. Mais le jour où un nouveau voisin vient s’installer dans son immeuble, la curiosité de Julie est titillée. Mais qui peut bien s’appeler Ricardo Patatras ? Intriguée, la jeune femme va tout faire pour rencontrer ce voisin – qu’elle imagine charmant et intéressant – et rentrer dans sa vie.

Qui n’a pas vu ces couvertures ornées de chatons déguisés, notamment dans les presses des gares ? Bon, on les a tous vues. Je ne pensais pas avoir un jour la curiosité d’ouvrir un roman dont la couverture présente un chat orné d’un bonnet péruvien mais finalement si. Exténuée après une semaine et alors que je devais faire un court voyage en train, j’ai opté pour la solution de facilité en achetant ce roman (et avec un Pumpkin Spice Latte de Starbucks pour faire la paire !) et je me suis plongée dedans durant l’heure et quelques que durait mon voyage. Et le problème, c’est que j’ai dû rudement intriguer mes voisins de cabine ! Parce que, voyez-vous, je n’ai pas arrêté de glousser en lisant les aventures de Julie. Oui, c’est prévisible, oui, Julie est la caricature de la fille maladroite et malchanceuse qui se met dans des situations drôlatiques, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce qui lui arrivait et plus d’une fois je me suis retrouvée dans sa maladresse (ceux qui me connaissent savent ô combien je suis maladroite…)

Gilles Legardinier prouve avec ce roman qu’il a l’habitude de travailler dans le cinéma et nous offre une écriture cinématographique très visuelle. C’est ce qui permet à l’humour d’éclore si facilement. Il dépeint son personnage et ses péripéties avec moult détails qui permettent une visualisation très concrète.

Je ne vous dirais pas que c’est le roman de l’année, vous vous en doutez, mais j’ai été étonnée de me prendre autant au jeu. Demain j’arrête ! offre un excellent moment de détente et de rires (si si !). Et parce que je me demandais si j’étais la seule à tomber sous le charme de Julie et ses péripéties dans mon entourage, j’ai prêté ce roman à deux de mes acolytes du club lecture du lycée et leur avis a corroboré le mien : elles ne l’ont pas lâché, dévoré en trois jours, et ont ri franchement de nombreuses fois. Tout a été dit donc. Pour résumer : vous voulez une détente facile et efficace ? Ouvrez Demain j’arrête ! (et dites-moi si vous aussi vous ressemblez à Julie !)

Voilà une nouvelle participation au Challenge Feel Good que j'organise

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22 avril 2016

Hier encore c'était l'été, Julie de Lestrange

Hier encore c'était l'été, Julie DelestrangeHier encore, c'était l'été est un roman de la passionnée de littérature et d'écriture Julie de Lestrange paru en mars 2016 aux toutes jeunes éditions Mazarine, un label signé Fayard qui publie des romans résolument dans l'air du temps portés par de nouvelles plumes.

Les familles Fresnais et Lefèvre ont lié leur histoire au fil des ans grâce à un chalet de vacances où tous se retrouvent chaque été. Des grands-parents aux petits-enfants, les liens se tissent au fil des générations et des moments partagés. Et c'est justement l'histoire de ces petits-enfants qui est centrale dans ce roman. Alexandre, Sophie, Marco et les autres ont grandi ensemble, partagé leur insouciante enfance mais celle-ci une fois terminée, la vie exige des décisions, des choix, et la légèreté s'estompe peu à peu. De déceptions amoureuses en drames familiaux, de jolis moments d'amitié en disputes, la petite bande se cherche et se retrouve au fil des ans.

Portrait d'une génération, de ses doutes, de ses errances, Hier encore, c'était l'été est un roman dans lequel il fait bon se glisser. Julie de Lestrange réussit le pari de permettre au lecteur de s'identifier facilement à un ou plusieurs de ses personnages et de se mêler subrepticement à cette petite bande d'amis pour en savourer les sursauts.
Vraisemblables et attachants, les personnages sont le portrait d'une époque - la nôtre - et possèdent une psychologie bien travaillée. Rien n'est prévisible, sans pour autant que l'intrigue possède des retournements incroyables. Mais l'intérêt de ce roman réside justement dans son grain réaliste et le récit de ces quotidiens entremêlés. Il y a de chacun d'entre nous dans ce roman, dans ces personnages et leurs failles, et c'est grand.
Erreurs de parcours et déceptions côtoient de beaux moments mais jamais l'intrigue ne sombre dans un genre édulcoré ou dramatique. C'est léger, parfois drôle, parfois sombre, et c'est bien.
Pour ma part, j'ai dévoré ces pages en ayant l'impression de retrouver des amis. Un grand merci à Fanny et aux éditions Mazarine pour cette belle découverte.

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09 avril 2016

Le Livre des Baltimore, Joël Dicker

BALTIMORE

Le livre des Baltimore est le troisième roman du suisse Joël Dicker, paru en septembre 2015 aux éditions de Fallois. Reprenant le personnage de Marcus Goldman rencontré dans son précédent roman La vérité sur l'affaire Harry Québert, ce roman se centre sur la famille de Marcus et revient sur la jeunesse du personnage.

 Marcus Goldman, le personnage principal de La Vérité sur l'affaire Harry Québert, décide de quitter New York pour revenir sur les traces de son enfance, dans la moiteur de la Floride. Après le succès de son premier roman, Marcus décide d'écrire sur sa famille et de se replonger dans l'histoire de celle-ci. Dans la famille Goldman existent deux branches, nommées d'après leur lieu de résidence : les Goldman de Baltimore, à la réussite éclatante et à la richesse de bon goût, et les Goldman de Montclair, classe moyenne et vie sans éclat. Pour le Marcus adolescent, qui appartient à la branche Montclair, les Baltimore exerçaient une attraction sans pareille. Se replongeant dans ses souvenirs d'étés flamboyants, avec Hillel, son cousin, et Woody, le jeune délinquant adopté par les Baltimore et sauvé de ses troubles par une brillante carrière sportive, Marcus décortique son passé jusqu'à comprendre comment tout a basculé.

Je ne sais pas si c'est la malédiction liée à son précédent roman ou si Joël Dicker est un réel magicien des mots et des histoires, mais Le livre des Baltimore a eu le même effet sur moi que La vérité sur l'affaire Harry Québert : je l'ai dévoré en trois jours, incapable de quitter ces pages, hypnotisée par l'histoire de cette famille. Joë Dicker imagine des personnages si réalistes et aux vies si vraisemblables que ça en est troublant. Amours, amitiés et haine se fondent en un tourbillon de sentiments mêlés aux souvenirs de Marcus, "l'écrivain" comme tous l'appellent. Entre passé et présent, la narration alterne et comme d'habitude Joël Dicker distille avec brio un suspense haletant. Les deux époques convergent, le passé teinte progressivement le présent et le lecteur de tenter de comprendre le prologue, où tout bascule. Une réussite, sans conteste, que je vous conseille de découvrir au plus vite !

"Ce que nous faisions là-bas ? Nous vivions notre jeunesse triomphale. Nous allions dompter l'océan. Nous chassions les filles comme des papillons. Nous allions pêcher. Nous allions nous trouver des rochers pour sauter dans l'océan et nous mesurer à la vie." (p.42)

"Rêve, et rêve en grand ! Seuls survivent les rêves les plus grands. Les autres sont effacés par la pluie et balayés par le vent." (p.246)

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19 février 2016

Quand souffle le vent du nord, Daniel Glattauer

Quand souffle le vent du nordQuand souffle le vent du nord est un roman du journaliste viennois Daniel Glattauer paru chez Grasset en 2010.

Emmi veut résilier son abonnement au magazine Like. Elle se trompe d’adresse mail et c’est un certain Léo Leike qui reçoit son mail. D’un banal échange de mails informatifs naît une relation épistolaire entre ces deux inconnus. Une relation intense, addictive et passionnée.

Quand souffle le vent du nord est un roman qui a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie en 2010. Je m’en souviens bien, mais j’étais passée à côté à cette époque-là. Aujourd’hui, je suis bien contente d’avoir eu l’occasion de le lire.

Si le résumé fait penser à Vous avez un message - un film que j’adore dans lequel Meg Ryan et Tom Hanks entretiennent une relation par mails – l’ensemble est nettement plus fin et se centre sur la question de l’émergence du sentiment amoureux. Emmi et Léo échangent des mails par erreur avant de progressivement s’intéresser à l’autre, puis à se passionner jusqu’à devenir dépendants de ces échanges. Daniel Glattauer amène progressivement les sentiments à naître en eux et nous livre une comédie de mœurs intelligente et addictive. Car sous couvert de mails anodins et enfermés dans les règles qu’ils se sont édictées (aucun détail physique ni d’âge, entre autres), la relation bascule progressivement vers de l’intime. Le dialogue entre les deux personnages constitue l’ensemble de ce roman jouissif, à la narration diablement bien construite. Un petit régal, c’est indéniable.

Et voilà ma 3e participation au Challenge Feel Good que j'organise !

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04 janvier 2016

Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert

Mange prie aimeMange, prie, aime est l'histoire vraie de l'américaine Elizabeth Gilbert parue en 2006 aux Etats-Unis et traduite en 2008 chez Calmann-Lévy.

Elizabeth a tout pour être heureuse : un mari aimant, une belle maison, un travail passionnant. Mais elle ne l'est pas. Un sentiment de vide l'habite, des doutes l'envahissent, une angoisse sourd au plus profond d'elle. Pour s'en débarasser, Elizabeth décide de tout quitter. Mari, travail, famille, pays. Elle part un an en voyage, à la rencontre des autres, à la recherche d'elle-même. En Italie, tout d'abord, pour se délecter de la dolce vita et reprendre goût à la vie ; en Inde, ensuite, pour se nourrir spirituellement et goûter aux bienfaits de la méditation ; à Bali, enfin, pour trouver la sérénité et la paix intérieures. C'est cette année de solitude et de recherche qu'elle raconte dans ce livre.

J'avais vu il y a quelques années l'adaptation ciné de ce livre avec Julia Roberts dans le rôle-titre. Et si j'avais été divertie par l'ensemble, il ne m'avait laissé qu'un vague souvenir de beaux paysages (l'Inde et l'Indonésie étant deux endroits que je rêve de visiter...) Et parce que je l'ai conseillé à une collègue et qu'elle a été bouleversée par cette lecture, j'ai eu moi aussi envie de découvrir ce livre.

Je ne regrette absolument pas ce choix. Parce que je me retrouve beaucoup dans Elizabeth, ses doutes, ses questionnements, ses errances. Parce que, comme elle, je suis dans une quête introspective qui m'interroge beaucoup. Je me suis retrouvée de nombreuses fois dans ses réflexions et j'ai adoré vivre par procuration son changement de vie. J'adore les voyages, l'Asie m'attire irrésistiblement depuis toujours, et j'ai eu l'impression de voyager avec Elizabeth et de participer à son cheminement intérieur.

Je conviens qu'un tel livre puisse dérouter. Par sa forme, tout d'abord, proche du journal de bord (le livre est scindé en trois parties, chacune étant consacrée à un pays), mais aussi par son contenu. Disons que ses 500 pages peuvent rebuter qui n'est pas un tant soit peu intéressé par la quête de soi. Personnellement, je les ai dévorées avec plaisir, prenant le temps de méditer, parfois, entre deux chapitres, de boire un thé, de regarder par la fenêtre. J'ai pleinement accompagné Elizabeth Gilbert dans son voyage intérieur et j'ai médité à ses côtés. Et j'ai refermé le livre le sourire aux lèvres, des envies plein la tête. Une lecture marquante et inspirante à plusieurs niveaux, c'est indéniable.

La bande-annonce de l'adaptation ciné avec Julia Roberts

(j'ai largement préféré le livre, je le dis tout de suite !)



Et voici ma troisième participation au Challenge Feel Good que j'organise !

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23 novembre 2015

Le plus bel endroit du monde est ici, Francesc Miralles et Care Santos

Le plus bel endroit du monde est iciLe plus bel endroit du monde est ici est un roman écrit à quatre mains par deux auteurs espagnols, Francesc Miralles et Care Santos, paru en 2010 chez Fleuve.

Iris a la trentaine et une vie qui ne lui convient pas. Célibataire et employée comme standardiste dans une compagnie d'assurance, elle ne trouve du réconfort qu'en compagnie de ses parents. Mais ceux-ci viennent de mourir dans un accident de la route et Iris se retrouve seule.
Envahie de pensées sombres, par un sombre après-midi de janvier, Iris se décide à en finir avec la vie. Alors qu'elle est sur le point de passer à l'acte, elle découvre un café au nom intriguant : Le plus bel endroit du monde est ici. Iris en pousse la porte et découvre un lieu à l'atmosphère singulière et chaleureuse et y rencontre Luca, un jeune italien avec qui elle commence à parler de sa vie. Six jours d'affilés, elle y retrouve le jeune homme. Mais le septième, il a disparu.

Prêtée par une bonne âme il y a quelques temps, j'ai lu ce court roman d'une traite, curieuse de voir ce que j'allais découvrir derrière ces pages. Et si le style des deux auteurs est relativement plat et insipide, force est de reconnaître que l'intrigue possède de beaux retournements de situation et que cette lecture fait du bien.
Iris est dépressive et ne voit plus aucune lumière dans sa vie, engoncée dans ses problèmes. La solution lui arrive par l'intermédiaire de ce lieu un peu étrange, un peu enchanté, qu'est le café. Et c'est grâce à ce café et Luca que la jeune femme va reprendre goût à la vie.
Point de drame donc ici (mais vous vous en doutiez, vus le titre et la couverture, non ?) mais un roman doudou, qui fait du bien, qui délivre un message d'espoir. Alors certes les idées véhiculées sont parfois simples et déjà vues et seront peut-être jugées par certains comme frôlant les rives de la psychologie de comptoir, mais l'ensemble remplit complètement son rôle de
roman feel good. Et c'est l'essentiel ! Il n'y a pas de mal à se faire du bien... Merci Manuella pour le prêt.  

Et hop ! Voici ma deuxième participation au Challenge Feel Good !

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16. Un titre d'un auteur que j'aime et que je n'ai pas lu

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29 octobre 2015

Demain est un autre jour, Lori Nelson Spielman

Demain est un autre jour, Lorie Nelson SpielmanDemain est un autre jour est le premier roman de l'américaine Lori Nelson Spielman paru en 2013 aux éditions du Cherche Midi.

Elizabeth Bohlinger vient de mourir, laissant ses trois enfants éplorés. Alors que Brett, sa fille, s'apprête à prendre la tête de son immense empire cosmétique, Elizabeth lui réserve une bien drôle de surprise... Certaine que sa fille n'est pas heureuse dans sa vie actuelle, elle l'oblige à remplir une liste de dix objectifs qu'elle avait dressés lorsqu'elle avait quatorze ans, faute de quoi, elle ne pourra toucher son héritage. Brett à la vie si rangée avec son copain Andrew et son emploi dans l'entreprise familiale ne voit pas d'un très bon oeil cette ultime requête. Parce qu'entre devenir enseignante, avoir un bébé, acheter une maison ou encore acheter un cheval, elle se demande bien si ces rêves correspondent à sa vie et surtout par quoi commencer...

Ce roman est un concentré de feel good et je ne voyais pas meilleur moyen pour commencer ledit Challenge Feel Good ! Sous couvert d'une intrigue qui semble simple et cousue de fil blanc, Lori Nelson Spielman interroge son lecteur, à travers le personnage de Brett : votre vie ressemble-t-elle à celle dont vous rêviez, enfant ? Parce que pour Brett, c'est tout le contraire. Et ce personnage de femme vulnérable au début du roman va se métamorphoser au fil des pages et des objectifs atteints. Et la voir ainsi évoluer, c'est diablement grisant.

Des thématiques intéressantes comme la relation mère-fille et père-fille ou encore la quête identitaire émaillent le récit. Brett part à la recherche de ses racines tout en partant à la recherche d'elle-même, abandonnant tout sur son passage, l'injonction de sa mère résonnant comme un appel à la renaissance.

Et si certaines situations sont prévisibles (notamment l'aspect sentimental de l'intrigue), que les personnages sont parfois caricaturaux et que quelques situations sont invraisemblables ou faciles, il n'en demeure pas moins que l'ensemble remplit complètement son objectif et que j'ai eu beaucoup de plaisir à accompagner Brett pendant son année de défi, jubilant à ses côtés à chaque objectif atteint. J'ai ri, j'ai pleuré (si si, je vous assure... mais je ne suis pas une référence !) et j'ai refermé ce roman avec le coeur plus léger. Comme si suivre Brett dans ses errements m'avait donné le courage d'affronter les miens. Je n'ai pas envie d'en dire beaucoup plus. Sachez simplement que Demain est un autre jour est un roman gorgé d'espoir et d'optimisme et qu'il cristallise l'essentiel du feel good book.

Je n'ai pas été la seule à succomber à l'appel de ce roman... D'autres lecteurs : George, Liliba, Noukette, Stéphie, Keisha, Lystig, Leiloona, Karine, Solenn, Clara, L'Irrégulière, FondantGrignote, Bianca, etc.

Première participation au Challenge Feel Good

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09 octobre 2015

Les Nécrophiles anonymes T.1 Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue, Cécile Duquenne

Les Nécrophiles anonymes TQuadruple assassinat dans la rue de la Morgue est le premier tome de la série Les Nécrophiles Anonymes imaginée par la jeune auteure, étudiante en japonais et libraire en dilettante Cécile Duquenne, paru dans un premier temps chez Voy'el Editions en 2012 avant de paraître en ebook chez Bragelonne en 2014.

Népomucène est un préposé à la morgue des plus ordinaires, excepté le fait qu'il passe ses nuits de travail en compagnie de Bob, un vampire qui a élu domicile dans la morgue. L'amitié qui lie les deux compères est forte et se solde régulièrement par des retrouvailles autour de bières et d'épisodes de Buffy. Mais leur routine quotidienne est un jour interrompue par le meurtre sanglant des médecins légistes de la morgue. Selon Bob, et au vu des blessures, seul un loup-garou peut être l'auteur de ce crime. Aidés d'Edgar un retraité taxidermiste, Népomucène et Bob se lancent sur les traces du meurtrier.

Vous connaissez mes goûts en matière de lecture et vous savez que je ne suis d'ordinaire pas friande de fantasy. Mais depuis que j'ai suivi un MOOC sur la Fantasy organisé par l'Université d'Angers, mon intérêt pour le genre a été aiguisé et depuis j'aime à sortir de ma zone de confort en me frottant à des textes qui, d'ordinaire, ne m'auraient pas attirée. Ce premier tome en fait partie. Et force est de reconnaître que j'ai été charmée par la plume de cette jeune auteure et son style. 

L'humour est omniprésent entre ces pages et Cécile Duquenne joue sur les codes du genre pour mieux s'en écarter. Elle adapte à sa sauce le mythe du vampire et celui de la lycanthropie et l'ensemble est plutôt bien ficelé. Ce premier roman est très court et ressemble presque à un épisode de Buffy pour son côté parodique et sentimental à la fois. C'est drôle, léger, rapide, agréable à lire, et un peu addictif aussi. En refermant ce premier tome, j'ai eu très envie de découvrir le second et savoir ce qu'il advient de Népomucène et Bob, son ami vampire. Un bon point, non ?

Voici ma quatrième participation au Challenge Halloween organisé par Lou et Hilde.

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06 octobre 2015

Les Contes Macabres, Edgar Allan Poe et Benjamin Lacombe

Les contes macabresLes contes Macabres est un album de Benjamin Lacombe paru en 2009 dans la collection Métamorphoses des Éditions Soleil.

Piochant sept nouvelles dans les recueils Histoires extraordinaires et Nouvelles histoires extraordinaires publiés en 1839 par l'auteur américain Edgar Allan Poe, Benjamin Lacombe les met en scène et les illustre avec le talent qu'on lui connaît. Ainsi, c'est Bérénice, Le Chat noir, L'Ile de la fée, Le Coeur révélateur, La Chute de la maison Usher, Le portrait ovale et Morella qui prennent vie sous le crayon du jeune et talentueux illustrateur français.

L'album en lui-même est un petit bijou, comme chaque album de Benjamin Lacombe, et chaque détail est particulièrement soigné, permettant au lecteur de s'immerger dans l'imaginaire sombre et torturé de Poe. Dès la couverture, le ton est donné, et celui-ci se poursuit au fil des pages, mêlant habilement le talent de Poe et celui de Lacombe. Ce dernier joue avec les couleurs de pages, se réapproprie tout, y compris les typographies, pour mieux rendre hommage au maître du romantisme américain. La traduction de Baudelaire accompagne ce duo et parfait le tout.

A la fin de l'album, une courte biographie des trois auteurs de cet album - respectivement Poe, Baudelaire et Lacombe - mêle les genres et les époques pour un rendu savoureux.

Je ne suis pas objective en ce qui concerne Benjamin Lacombe car j'apprécie tout particulièrement son trait et même si l'on peut lui reprocher de toujours offrir la106229515 même esthétique à ses albums - ce qui par ailleurs pourrait être une grande qualité aussi - j'avoue avoir éprouvé beaucoup de plaisir à la découverte de cet album longtemps remisé dans ma PAL. Après La Petite Sorcière, Grimoire de Sorcières, Notre Dame de Paris et Léonard et Salaï, Benjamin Lacombe m'enchante toujours autant...Et voici ma deuxième participation au Challenge Halloween organisé par Lou et Hilde. (si on considère mon Read-a-Thon d'Halloween de dimanche comme la première !)

Poe par LacombeAutoportrait de Lacombe

Planche 3

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