Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

29 septembre 2011

Soeurs chocolat, Catherine Velle

couv_soeurs_chocolatSoeurs chocolat est le troisième roman de Catherine Velle, paru en 2007.

Une petite communauté religieuse en plein coeur de la France subsiste grâce aux savoureux chocolats qu'elle produit. Mais une menace pèse sur son fragile équilibre : tous les dix ans, deux soeurs doivent aller en Colombie faire valoir leur droit sur les fèves de cacao, faute de quoi, leur part sera attribuée à d'autres. L'échéance arrive, mais avec elle les problèmes. Le secret de fabrication de leurs chocolats, jalousement gardé par les soeurs, attise de nombreuses convoitises. Et lorsque les deux soeurs désignées doivent entreprendre le long voyage jusqu'en Colombie, elles ne sont pas seules. Et les péripéties commencent.

J'ai lu ce roman cet été, alors que j'étais en pause de lecture. Je n'arrivais pas, par fatigue, à fixer mon attention sur les livres que je commençais, et bon nombre me sont tombés des mains.
Soeurs chocolat
a eu le mérité de retenir mon attention grâce à une intrigue simple aux péripéties nombreuses. Si les dialogues sont parfois simplistes, les situations prévisibles et les invraisemblances nombreuses, ce roman propose néanmoins une détente non négligeable et possède une fraîcheur et un comique certains !
Rien de transcendant donc, je dois l'avouer, mais un bon moment de lecture qui a su me réconcilier avec la lecture cet été.
Les avis beaucoup plus enthousiastes de
Sharon et Latite.

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21 septembre 2011

Joséphine l'intégrale, Pénélope Bagieu

9782350132389_1_75Cela faisait quelques temps que je n'avais pas lu de BD de blogueuse-dessinatrice, comme Margaux Motin ou encore Diglee. J'ai donc succombé à l'appel de l'intégrale de Joséphine, regroupant les 3 tomes des aventures du personnage éponyme imaginé par Pénélope Bagieu.

Joséphine a la trentaine. Joséphine est célibataire. Joséphine se pose un milliard de questions quant à sa vie, son avenir, son chat, etc. Entre un collègue lourdingue et des copines toujours prêtes à la sortir de son célibat, Joséphine cherche l'homme de sa vie...

Dit comme ça, Joséphine semble être une BD destinée à un public féminin, à la limite de la chick-lit... Mais en réalité, et parce que je ne supporte par l'idée d'un public visé selon son sexe, malgré un personnage féminin égocentré et des préoccupations somme toutes assez superficielles, cet album aborde des thématiques plus larges que celles du célibat des femmes de trente ans et des poussières. L'humour y est omniprésent et si toutes les planches ne se valent pas, elles ont au moins le mérite de m'avoir fait sourire à plus d'un titre. josephine (1)
Le trait de Pénélope Bagieu est assez minimaliste, comme toujours, mais l'utilisation des couleurs prend tout son sens ici, créant des univers particuliers à chaque planche. Pénélope Bagieu soigne les ambiances de ses vignettes, offrant à celles-ci une atmosphère à chaque fois singulière.
Joséphine est un personnage attachant dans ses failles et ses doutes et évolue au fil de ces trois tomes (clairement distingués au sein de cet album intégral).
Si le troisième tome m'a un peu déçue - sans vous en révéler la teneur, j'évoquerais seulement le conformisme dans lequel tombe le personnage, conformisme qui ne colle pas à la psychologie développée dans les deux précédents tomes - j'ai néanmoins passé un bon moment de lecture. Rien de mémorable, certes, mais une détente appréciable parfois.

Elles ont lu aussi Joséphine : C.l!neKikine, Yoshi73, Stemilou.   

   Et voici ma 23e participation
à la BD du mercredi de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 

Et ma 14e au Top BD des blogueurs de Yaneck!
(note : 14/20)

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13 mai 2011

Angleterre, Geneviève Brisac

angCela faisait quelques temps que ce titre me tentait, et je n'avais pas eu le courage de résister lors de mon passage au Salon de Montreuil en décembre dernier...

Ce roman dresse le portrait d'une adolescente un peu en marge. Adélaïde, envoyée par ses parents en voyage linguistique en Angleterre, ne comprend ni les filles de son âge, ni ce que lui raconte sa famille d'accueil, ni ce que les garçons lui trouvent... Loin de sa famille, dans ce pays qui la rebute, la jeune ado va bien évoluer pendant ces trois semaines.

J'avoue tout de suite : ce roman m'a attirée non seulement parce que j'adore l'Angleterre (presque autant que l'Inde, c'est dire !) mais aussi parce que je savais que je m'identifierai à l'héroïne de Geneviève Brisac.
Envoyée moi aussi en voyage linguistique dans ce beau pays malheureusement trop pluvieux à mon goût, j'ai souri en découvrant les péripéties de cette ado mal dans sa peau.
Genevière Brisac réussit un coup de maître en choisissant son héroïne comme narratrice de son récit (un peu comme Claire Ubac dans Le fruit du dragon) et en réussissant pleinement à se faire oublier derrière la parole de son personnage. Identification garantie !
Dévoré lors du Read-a-Thon en avril dernier, ce roman m'a permis un petit retour en arrière très appréciable qui saura séduire aussi bien les nostalgiques comme moi que les ados d'aujourd'hui et leurs questions existentielles !

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17 mars 2011

Ceux qui sauront, Pierre Bordage

Ceux_qui_sauront_Pierre_Bordage_Uchronie_J_ai_LuEt voilà la première uchronie chroniquée sur mon blog ! Pour ceux qui commencent déjà à se demander de quoi je parle, une uchronie "est un temps imaginaire, une autre Histoire que celle que nous connaissons", pour reprendre les mots d'Alain Grousset, directeur de la collection Ukronie chez Flammarion.

Nous sommes en 2008. La Révolution française n'a pas eu lieu. La société est régie par des règles inégalitaires :  les masses populaires n'ont pas accès à l'éducation et sont maintenues dans l'ignorance. La monarchie en vigueur leur interdit toute scolarisation et l'accès aux progrès technologiques.
Deux adolescents, Jean et Clara, tentent d'échapper à leur condition. Le premier en apprenant clandestinement à lire pour ne pas subir les conditions de vie de sa classe sociale ; la seconde en fuyant le mariage arrangé pour le prestige de sa famille. Mais les tensions sociales, très prégnantes, sourdent, et les deux adolescents sont entraînés malgré eux dans la violente opposition sociale.

J'avais ce livre dans ma PAL depuis quelques temps et je suis vraiment contente de l'en avoir sorti ! Pierre Bordage nous entraîne avec brio dans cette uchronie aux relents actuels. Evidemment, la Révolution française a bien eu lien en 1789, mais quand on regarde de plus près la société  française actuelle, très inégalitaire, l'intrigue de Ceux qui sauront n'est pas loin...
En réécrivant ainsi notre Histoire, Pierre Bordage imagine une France encore monarchiste, dans laquelle le peuple n'a pas accès à la lecture et pour qui l'éducation est prohibée pour éviter tout soulèvement. Le propos est certes accentué par rapport à notre situation, mais peu s'en faut...
Pour en revenir à ce roman, l'intrigue est bien ficelée et fonctionne très bien. L'alternance de chapitres avec un narrateur féminin et un narrateur masculin permet de séduire un vaste public.
Pierre Bordage mêle inextricablement le destin de deux personnages que tout oppose : l'une riche, l'autre pauvre ; l'une pour qui l'éducation est un fardeau, l'autre pour qui la lecture est synonyme de liberté. Bien entendu, tout converge vers leur rencontre (et je dois dire que je l'attendais un peu plus tôt dans le roman...) qui occasionne une remise en question des deux côtés.
Le présent imaginé par Pierre Bordage est un savant mélange de ce qui fut et de ce que nous connaissons aujourd'hui (internet est ainsi appelé R2i pour Réseau International et Informatique), même si certaines technologies n'ont pas vu le jour, par peur des dirigeants d'être utilisées comme contre-pouvoirs (comme le téléphone par exemple)

Un roman qui se lit très vite, au rythme étourdissant, et à l'intrigue intéressante 59552646_pqui évite de sombrer dans l'écueil de la facilité. Une approche sombre d'une société perdue, qui résonne étrangement avec les événements mondiaux actuels... J'inscris cette lecture dans le Challenge  Winter Time Travel de Lhisbei, consacré aux uchronies.
L'avis d'Emmyne, qui avait lu ce roman à sa sortie en 2009.

 

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28 février 2011

Alchimie, Beth Fantaskey

9782702434925Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas choisi cette lecture : c'est une  lecture professionnelle que j'ai faite il y a quelques semaines. Par manque de  temps, je n'avais pas encore pris le temps de la présenter.
Je dois avouer aussi que,
en commençant  ce roman, je n'étais attirée ni par la couverture ni par le bandeau "Par  l'auteur de Comment se débarrasser d'un vampire amoureux ?" et que je redoutais le pire...

Alors qu'elle assiste à l'enterrement de son père, assassiné sur un parking, Jill  Jekel se lie d'amitié avec un garçon de son collège, Tristan Hyde, venue la  soutenir dans cette épreuve. Entre les deux adolescents, aux noms trop évocateurs pour être anodins, une alchimie naît peu à peu.
Lorsque Jill se rend compte que son père, chercheur en biologie, a vidé le compte en banque qui devait servir à financer ses études et que sa mère s'enfonce peu à peu dans une sévère dépression, la jeune fille décide de prendre sa vie en main et de participer à un concours de chimie. Aidé de son acolyte littéraire, elle se lance dans la recréation de la potion qu'a utilisé le célèbre Dr Jekyll pour se transformer en Mr Hyde....

Alors que j'ouvrais ce roman avec beaucoup d'a priori, j'ai été agréablement surprise. Même si les personnages possèdent peu de densité psychologique et que le style de l'auteur est plat, l'intrigue fonctionne bien.
Le suspense est au rendez-vous de ce roman qui, s'il n'est finalement qu'une réécriture moderne de Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson, possède néanmoins certaines qualités indéniables.
L'alternance de points de vue à chaque chapitre (ou presque), annoncée par le nom du personnage qui prend en charge la narration, permet de dynamiser le récit et d'en apporter plusieurs éclairages. Le choix typographique de l'italique lorsque la Bête prend le contrôle du personnage est aussi une excellente façon de l'indiquer finement au lecteur.
Enfin, le fait que ce roman soit en un seul tome, et non pas le premier opus d'une série, permet d'appréhender dans sa globalité l'intrigue développée par l'auteur et de ne pas avoir une impression d'inachevé une fois la dernière page tournée.

Même si l'intrigue comporte certaines prévisibilités et que la plume de l'auteure est vraiment sans intérêt, ce roman
a le mérite de moderniser l'oeuvre de Stevenson en l'adaptant à des héros adolescents contemporains, ce qui permet de tisser un parallèle entre ces deux œuvres.

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21 février 2011

Les Aigles de Rome livre 1, Marini

aiglesJe vous avais dit dans ce billet sur Murena que j'avais très envie de découvrir une autre série de BD se passant au temps de l'Antiquité romaine : Les Aigles de Rome. C'est chose faite avec le premier tome.

Nous sommes en 9 av. J.C. L'Empire romain vient de soumettre les tribus germaniques. Des jeunes princes issus de familles nobles sont faits prisonniers et donnés à Rome. Parmi eux, Ermanamer.
Éduqué en bon romain par Titus Valerius, un ancien militaire, le jeune Ermanamer se heurte très vite à Marcus, le fils de ce dernier, du même âge que lui. Malgré les  fréquentes disputes, les années passent et les deux jeunes hommes deviennent vite inséparables...

jpg_aiglesderome_t1_08Si les illustrations m'ont véritablement charmée, j'avoue ne pas avoir été complètement conquise par cette BD.
L'Histoire de Rome est complètement secondaire et ce premier tome n'est finalement consacré qu'à la rencontre entre les deux personnages principaux, Ermanamer et Marcus, et à la naissance de leur amitié. L'auteur ne donne nullement à voir des événements historiques ni un quelconque aperçu de la période historique.

De plus, ce qui m'a vraiment gênée et qui ne m'a pas permis de m'immerger complètement dans cette période, c'est l'usage des insultes et autres gros mots actuels à quasiment toutes les pages. Loin d'être facilement impressionnable à ce niveau là (je côtoie des ado à longueur de journée, les insultes font donc partie de mon quotidien), j'ai trouvé ce choix linguistique totalement inapproprié au contexte de la série.
Si les Romains usaient certainement de gros mots et pouvaient être vulgaires, ils le faisaient dans leur langue, en latin donc, et ne se traitaient pas de "connard" à tout bout de champ... C'est vraiment dommage car ces anachronismes linguistiques apparaissent dès le début de la BD et sont si fréquents qu'ils ont vraiment gâché  ma découverte de celle-ci...

J'ai finalement eu l'impression de lire une BD contemporaine relatant une amitié entre deux adolescents, saupoudré d'uLogo_1n décor de Rome antique...
Je ne sais pas encore si je vais poursuivre ma découverte de la série... Quelqu'un connait-il cette BD et peut-il me dire ce qu'il en est du deuxième tome ?
J'inscris cette lecture comme septième participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

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26 janvier 2011

Les années douces, Kawakami Hiromi

Les_annees_douces_2Non, je n'ai pas développé une passion subite pour le Japon, malgré ce que laissent à penser mes derniers billets de lectures, consacrées  ces derniers temps à ce pays... C'est juste que cela fait longtemps que je voulais lire ce récit et vous en parler. Et ce soir, j'ai décidé que ce serait l'occasion !

Tsukiko croise un soir dans un café qu'elle fréquente régulièrement, son ancien professeur de japonais. Pour la jeune femme et le vieil homme, cette rencontre est un déclic. Sans jamais vraiment se fixer de rendez-vous, ces deux solitaires vont se retrouver à intervalles réguliers, autour d'une soupe ou d'un flacon de saké, lors d'une cueillette de champignons dans la montagne ou à l'occasion de la fête des fleurs... Et réfléchir ensemble...

Quelle plume ! Je suis tombée complètement sous le charme de ce roman composé de courts récits, chacun représentant une des rencontres entre Tsukiko et Matsumoto Harutsuna.
Kawakami Hiromi fait naître, en peu de mots, une foule d'émotions et donne une profondeur psychologique rare à ses personnages. Chaque événement est sujet à un déferlement d'images poétiques et de réflexions générales sur le temps qui passe, les saisons, ou encore les traditions japonaises. On s'immerge complètement dans cet univers, ayant
même parfois l'impression d'être de trop dans cette relation d'amitié si particulière.
Une bouffée de fraîcheur que cette lecture, un réel petit moment de plaisir que je vous conseille sans tarder !
Et pour ceux qui ont envie de lire plutôt une BD, sachez que Taniguchi en a fait une adaptation BD en deux tomes. Je ne l'ai pas lue pour le moment (mais cela ne saurait tarder, je l'ai au lycée !) mais je ne pense pas trop m'avancer en vous disant que ce doit être une lecture très plaisante aussi !

rentree_annees_douces_couv  9782203034266


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11 janvier 2011

84, Charring Cross Road, Helen Hanff

9782253155751FSVoilà un de mes cadeaux de Noël bien vite dévoré ! J'en avais beaucoup entendu parler, en écho notamment [au]Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates et je voulais savoir ce qu'il en était.

A l'origine de ce recueil de lettres, une histoire vraie. Celle de la New-yorkaise Helen Hanff, auteure de scripts pour la télévision, un peu fauchée, qui contacte Frank Doel, libraire londonien spécialisé dans les livres rares, pour qu'il lui trouve des ouvrages introuvables aux États-Unis
. Nous sommes en 1949. Cette correspondance, à l'origine commerciale, durera pendant plus de vingt ans, et au fil des lettres, les deux passionnés de lecture se livrent peu à peu, en toute pudeur.

Magnifique lecture que ce recueil de lettres ! Si je devais le comparer au roman de Mary Ann Shaffer évoqué plus haut, je dirais que l'émotion particulière ressentie à la lecture de 84, Charring Cross Road est surtout due au fait que tous les faits relatés sont réels.
De l'incroyable correspondance qui naquit entre les deux personnages à l'extrême générosité d'Helen Hanff qui envoie, très rapidement, des colis de nourriture à la petite librairie londonienne pour aider le personnel à surmonter la période de restriction alimentaire due à la guerre, chaque ligne est une sorte d'écrin de souvenirs de cette époque.
J'ai été transportée par cette lecture, la dévorant d'une traite. J'ai souvent eu la larme à l'œil, j'avoue, mais quel bonheur ! Les lettres sont retranscrites telles qu'elles ont été rédigées par leurs auteurs, fautes comprises.
Helen Hanff se livre dans ce recueil et donne à voir sa personnalité à travers une série de lettres à l'humour décalé destinées à  émousser le flegme de son interlocuteur britannique.
La postface et les notes ajoutées à la fin du recueil permettent de lui donner une résonance particulière, une fois la dernière lettre lue.
Bref, vous aurez compris que je ne peux que vous conseiller cette lecture. Et que ceux qui ont trop de lectures en cours ou à venir ne m'argue pas que c'est impossible : vu la longueur de ce petit livre, personne ne peut y couper !

En fouinant sur ce livre et son contexte d'écriture, j'ai appris qu'une adaptation ciné en avait été faite en 1987
, dirigée par David Hugh Jones, avec Anthony Hopkins et Anne Bancroft dans les rôles-titres. En voici une bande-annonce (en V.O. car je n'ai pas pu mettre la main sur une sous-titrée en français...)


 

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16 octobre 2010

Le plus bel âge, Joanna Smith Rakoff

9782258081345FSLe plus bel âge est le premier roman de l'américaine Joanna Smith Rakoff, publié en France en 2010 aux Presses de la cité.

Une bande d'amis depuis l'université évolue  à New York. Entre ces quatre filles et ces deux garçons - Lil, Sadie, Beth, Emily, Tal et Dave - les amitiés se nouent et se dénouent au fil du temps, au même rythme que leurs amours. Entre mariages et licenciements, amours non partagées et déceptions, ces six jeunes adultes grandissent ensemble...

Annoncé comme un roman d'apprentissage, Le plus bel âge se présente comme une peinture sociale d'une génération, entre promesses et désillusions.
Non sans rappeler Bret Easton Ellis et Jay Mcinerney, Joanna Smith Rakoff nous livre ici un roman dense à multiples facettes.
Porté par un rythme parfois très lent, il amorce des problématiques assez ethnocentrées qui ne tendent pas à une forme d'universalité, comme le laisse entendre la quatrième. Des tragédies personnelles aux doutes existentiels en passant par les amours compliquées de cette bande de jeunes adultes, ce roman oscille entre littérature sentimentale et réflexion plus profonde sur le monde d'aujourd'hui.
Si j'ai été portée par la première partie de ce récit, je dois avouer que je me suis ennuyée à la longue, ne parvenant ni à m'identifier aux personnages principaux ni à m'intéresser à leurs petits états d'âme.
Une lecture que je ne regrette absolument pas car elle m'intéressait de prime abord, mais qui ne me laisse pas un grand souvenir une fois la dernière page tournée...

Je tiens à remercier  logo2et les éditions presses_de_la_cit_ pour ce roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.


Le plus bel âge par Joanna Smith Rakoff

Le plus bel âge
Joanna Smith Rakoff

Critiques et infos sur Babelio.com

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15 avril 2010

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

le_cercle_litteraire_des_amateurs_depluchures_de_patates1Je viens de terminer Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, roman largement plébiscité par les lecteurs ces derniers temps. Malheureusement, son auteure, Mary Ann Shaffer, n'aura  pas eu le temps de voir son livre publié, décédant en 2008 à l'âge de 74 ans.

Janvier 1946. Juliet, jeune auteure en mal d'inspiration, reçoit un matin une lettre d'un inconnu de l'Île de Guernesey, ayant en sa possession un recueil de textes qui lui a appartenu.
Désireux d'en savoir plus sur Charles Lamb, l'auteur du recueil, Dawsey Adams demande à Juliet de le mettre en contact avec une librairie londonienne, ce que la jeune femme fait avec joie. Les échanges cordiaux entre les deux personnages se poursuivent au fil des semaines, allant jusqu'à s'élargir aux autres habitants de Guernesey...
Au fil de sa correspondance, Juliet va pénétrer dans l'intimité des habitants de cette petite île, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et découvrir leur fameux cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates... Au point de vouloir quitter Londres pour découvrir Guernesey et ses habitants...

Quelle plume agréable ! D'une lecture fluide, ce roman me laisse une très bonne impression, une fois la dernière page tournée.
La forme épistolaire, si elle ralentit l'action en différant les événements, permet d'apporter un rythme particulier à l'intrigue, lent sans être ennuyeux.  Pourtant pas adepte de cette forme littéraire, j'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture !
Les différents personnages dépeints par les auteures ont une psychologie relativement développée, avec la particularité d'être esquissées par les autres personnages au fil des lettres. L'idée de faire débuter la correspondance de Juliet avec un seul habitant de Guernesey puis d'étendre celle-ci à quasiment tous les habitants de l'île, permet d'avoir un panel de personnages très intéressant. Chacun raconte ses souvenirs de guerre, sans jamais tomber dans un pathos larmoyant, malgré quelques anecdotes dures. Le ton est délibérément joyeux, malgré le sujet.
En parallèle de cette correspondance qui va nourrir son sujet d'écriture, Juliet relate ces événements à Sidney, son éditeur, et Sophie, la sœur de celui-ci, permettant au lecteur de combler les ellipses de la narration.
Il fait bon vivre à Guernesey, et ce roman, à la fois léger et drôle, permet de passer un très bon moment de lecture, à mi -chemin entre l'évasion sur cette île et les témoignages de guerre.
Je remercie 51373085 de m'avoir envoyé ce roman.47287542

Et hop ! Une lecture de plus pour Mon challenge Livraddict ! 4/10

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