Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

12 mars 2017

Fragments, Marilyn Monroe

Fragments, Marilyn MonroeFragments est une compilation des écrits de la blonde la plus célèbre du cinéma américain, parue en grand format en 2010 chez Seuil, puis en poche en 2012.

De Marilyn, on ne retient généralement qu'une présence radieuse et une beauté insolente portées par une blondeur candide. Une femme-enfant séductrice qui irradiait à l'écran.

Durant sa brève existence, pourtant, la belle n'a eu de cesse de lire, d'écrire et de s'interroger. Sur le monde, sur les relations humaines, sur son enfance, sur son art. Poèmes, lettres, écrits intimes, listes, journal, Marilyn a couvert de son écriture ronde et survoltée des dizaines de feuilles éparses et de carnets.

Véritables témoins de cet esprit aiguisé, poétiques, introspectifs, souvent torturés, parfois drôles, loin de la présence magnétique mais superficielle qu'elle incarnait à l'écran, ces écrits offrent une autre vision de Norma Jeane, son vrai nom. Ils replacent Marilyn à sa juste place, celle d'une artiste et d'une intellectuelle qui n'a eu de cesse de travailler pour pallier son manque d'éducation. Une perfectionniste passionnée par les mots et la littérature, qui a côtoyé Truman Capote, Karen Blixen ou encore Carson McCullers, sans oublier Arthur Miller, son troisième époux. 

Le livre en lui-même est un très bel objet (et encore, je n'ai que la version de poche) et met en face à face les photos des écrits de Marilyn et une traduction la plus fidèle possible de ces derniers.

Seule actrice de cette époque à être régulièrement photographiée un livre à la main, Marilyn a longtemps été réduite au rang de blonde écervelé dans laquelle certains de ses rôles l'ont cantonnée. Fragments permet de mettre en lumière son monde intérieur et sa présence poétique. Un incontournable.

 

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28 juin 2016

La troisième fille, Agatha Christie

La troisième fille, Agatha ChristieLa troisième fille est un roman policier de la Reine du crime - Agatha Christie - paru en 1966 en Angleterre.

Alors qu'il vient de terminer l'écriture de son essai sur les maîtres du roman policier, Hercule Poirot s'ennuie... Mais ce sentiment est de courte durée car une jeune fille vient le trouver pour lui demander de l'aide. Elle pense en effet avoir commis un crime, mais elle en doute. Le détective belge a à peine le temps de lui poser quelques questions qu'elle s'évanouit dans la nature. Il n'en faut pas plus à Poirot pour qu'il décide de mener l'enquête !

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman d'Agatha Christie et celui-ci était une découverte. Je m'en suis réjouie ! Hélas, la réjouissance fut de courte durée tant l'ennui m'a gagnée au fil des pages...

L'intrigue se met en place rapidement mais patine tout aussi rapidement, Poirot se retrouvant face à un crime qui n'a pas eu lieu et un personnage énigmatique qui disparaît. Le détective s'enlise dans ses réflexions, passant très régulièrement en revue la galerie des personnages qui entourent cette énigme, peinant à émettre des hypothèses. La jeune Norma, qui fait appel à lui, disparaît et laisse derrière elle bien des interrogations. C'est lent, très lent, il ne se passe pas réellement grand-chose et le lecteur a l'impression d'être figé aux côtés d'un Poirot vieillissant et empêtré dans ce mystère.

Les personnages sont assez plats, parfois caricaturaux, et même Poirot est en retrait, manigançant certaines opérations que le lecteur apprend a posteriori.

Un dénouement digne des grands Agatha Christie permet de redorer le blason de la Reine du crime, mais pas assez pour effacer le sentiment d'ennui qui naît et s'installe progressivement tout au long de ces 300 pages. Un Agatha Christie que je ne connaissais pas mais que je suis certaine de ne pas relire tant il m'a laissée de marbre...

Voici ma troisième participation au Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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16 octobre 2013

Chapeau Melon & Bottes de cuir, Grant Morrison, Ian Gibson et Anne Caulfield

Chapeau Melon & Bottes de cuirChapeau Melon et Bottes de cuir trouve son origine dans deux séries TV britanniques : The Avengers, diffusée en France en 1961  et The New Avengers, diffusée en 1976. Adaptée en BD dès les années 1960, la série est à nouveau remise au goût du jour en 1991 grâce à une adptation en BD par Grant Morrison. C'est cette adaptation que les éditions Soleil réedite aujourd'hui, regroupant deux aventures de John Steed et Emma Peel : Le Jeu d'or et Arc-en-ciel mortel.

Le Jeu d'or : Tara King, la partenaire de John Steed, disparaît mystérieusement. Ce dernier, accompagné d'Emma Peel, se lance à sa recherche. Leurs soupçons se portent rapidement sur un étrange club très select où le jeu est roi.

Arc-en-ciel mortel : Alors qu'Emma Peel retrouve son mari après trois ans de séparation, elle est confrontée à un étrange phénomène : les habitants du paisible village de Pringle on sea semblent avoir disparu. Très vite, Emma et son mari sont attaqués par des Incas qui semblent atteints d'une malédiction. Steed se joint à eux pour résoudre ce mystère.

J'ai toujours aimé la série Chapeau Melon & Bottes de cuir. Le charme de l'Angleterre, des sixties, des séries d'espionnage, du fameux tandem Diana Rigg et Patrick Macnee... Bref, les arguments en faveur de cette série sont nombreux.
Et si je ne suis pas adepte des novélisations - adapter un film en livre, le plus souvent en roman - j'ai néanmoins été très curieuse de découvrir ce comics signé deux grands noms de la BD, Grant Morrison et Ian Gibson.
Et je n'ai pas été déçue. Les deux aventures présentées dans cet album sont très différentes mais elles permettent au duo d'enquêteurs de faire preuve de tout son talent et déjouer les pièges qu'il rencontre
Le Jeu d'or offre une galerie de personnages mégalo assez intéressante et l'intrigue, très bien ficelée, demeure assez classique. Vengeance et jalousie sont au coeur d'un gigantesque jeu démesuré, destiné à piéger Steed.
Arc-en-ciel mortel, pour sa part, plonge dès les premières pages dans le surnaturel avec la malédiction Inca qui s'abat sur le petit village où Emma Peel et son mari ont passé leur première nuit de noces.

Les dessins de Ian Gibson ont ceci d'intéressant qu'ils rendent hommage à l'univers de la série et à son époque. Les traits émaciés des personnages ainsi que le travail sur les ombres offrent un rendu superbe. Les planches sont très dynamiques et alternent les plans. Le rendu est très cinématographique et permet un clin d'oeil supplémentaire à la série originelle.
En clair, un album fidèle à la série dont il provient, très agréable à lire et servi par deux pontes de la BD, ce qui ne gâche rien, avouons-le.

Et voilà ma 58e participation à la de Mango et ma 47e au  Top BD des bloggueurs organisé par Yaneck (15/20).Top BD

Voici ma 56e participation à la BD du mercredi de Mango

Et ma 45e participation au Top BD des blogueurs

initié par Yaneck

Voici(note 18/20)Top BD

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Un grand merci à Bénédicte et aux éditions pour cet album.

Planche 1 Planche 3

Planche 2

 

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