Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

28 juin 2016

La troisième fille, Agatha Christie

La troisième fille, Agatha ChristieLa troisième fille est un roman policier de la Reine du crime - Agatha Christie - paru en 1966 en Angleterre.

Alors qu'il vient de terminer l'écriture de son essai sur les maîtres du roman policier, Hercule Poirot s'ennuie... Mais ce sentiment est de courte durée car une jeune fille vient le trouver pour lui demander de l'aide. Elle pense en effet avoir commis un crime, mais elle en doute. Le détective belge a à peine le temps de lui poser quelques questions qu'elle s'évanouit dans la nature. Il n'en faut pas plus à Poirot pour qu'il décide de mener l'enquête !

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman d'Agatha Christie et celui-ci était une découverte. Je m'en suis réjouie ! Hélas, la réjouissance fut de courte durée tant l'ennui m'a gagnée au fil des pages...

L'intrigue se met en place rapidement mais patine tout aussi rapidement, Poirot se retrouvant face à un crime qui n'a pas eu lieu et un personnage énigmatique qui disparaît. Le détective s'enlise dans ses réflexions, passant très régulièrement en revue la galerie des personnages qui entourent cette énigme, peinant à émettre des hypothèses. La jeune Norma, qui fait appel à lui, disparaît et laisse derrière elle bien des interrogations. C'est lent, très lent, il ne se passe pas réellement grand-chose et le lecteur a l'impression d'être figé aux côtés d'un Poirot vieillissant et empêtré dans ce mystère.

Les personnages sont assez plats, parfois caricaturaux, et même Poirot est en retrait, manigançant certaines opérations que le lecteur apprend a posteriori.

Un dénouement digne des grands Agatha Christie permet de redorer le blason de la Reine du crime, mais pas assez pour effacer le sentiment d'ennui qui naît et s'installe progressivement tout au long de ces 300 pages. Un Agatha Christie que je ne connaissais pas mais que je suis certaine de ne pas relire tant il m'a laissée de marbre...

Voici ma troisième participation au Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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09 février 2016

Intrigue à Giverny, Adrien Goetz

Intrigue à Giverny, Adrien GoetzIntrigue à Giverny est le quatrième roman qui met en scène Pénélope, personnage de conservatrice-détective imaginé par l'historien d'art et écrivain français Adrien Goetz, paru en 2014 chez Grasset.

Après Bayeux, Versailles et Venise, c'est désormais au mobilier national qu'est employée la fringante Pénélope. La jeune femme aspire à un brin de tranquillité mais lors d'un dîner au Musée Marmottan-Monet, elle fait connaissance de deux spécialistes du peintre impressionniste et le lendemain, l'une est portée disparue, tandis que l'autre est retrouvée égorgée. Pénélope, aidée de son journaliste de fiancé Wandrille, se lance sur les traces de ces deux femmes et de leur passion commune : Monet. Était-il l'homme tranquille qu'il semblait être ? Et que dire de son amitié avec Clémenceau ? Du musée Marmottan-Monet à Giverny, en passant par Monaco, où se déroule le mariage princier, Pénélope et Wandrille mènent l'enquête !

J'avais pris beaucoup de plaisir à découvrir les aventures de Pénélope dans les précédents romans de la série, et j'ai éprouvé le même sentiment à la lecture de cette Intrigue à GivernyAdrien Goetz maîtrise son sujet - c'est peu de le dire - et entraîne son lecteur sur les traces de Monet. Porté par une intrigue rythmée et bien ficelée, le roman est l'occasion de rendre hommage au père de l'impressionisme tout en abordant la question de l'oeuvre d'art et de sa conservation. Comme toujours, Adrien Goetz distille avec légèreté foule de détails historiques et artistiques dans son roman. L'ensemble est diablement léger et se dévore rapidement. La postface permet de démêler la fiction de l'Histoire, le fantasme de la réalité.

J'ai adoré plonger dans la vie de Monet aux côtés de Pénélope, découvrir Giverny et Marmottan-Monet à travers ses yeux, réfléchir au devenir d'une oeuvre et à sa délicate question de sa conservation. Petit bonus fort appréciable : nul besoin d'avoir lu les précédents tomes de la série pour se régaler à Giverny. Amateurs de Monet, d'art ou curieux, foncez ! Je vous garantis un divertissement documenté et savoureux !

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24 mai 2015

Nymphéas noirs, Michel Bussi

Nymph_as_noirsNymphéas noirs est un roman de l'auteur, professeur de géographie et chercheur au CNRS Michel Bussi paru en 2011 aux Presses de la Cité. 

Giverny, son moulin, ses ruelles aux couleurs chatoyantes, ses jardins de Monet avec leurs célèbres nymphéas. Tout y est paisible et la vie suit son cours, au rythme des hordes de touristes qui se déversent chaque jour pour visiter les lieux et marcher dans les pas du maître, chevalet et peintures à la main.   
Mais ça serait sans compter ce cadavre, dans le ruisseau, le crâne écrasé. Et ces trois femmes, dont on sait d'avance le destin scellé. Trois femmes singulières. Mais que se passe-t-il vraiment à Giverny ?

J'ai découvert il y a quelques temps Michel Bussi avec le roman N'oublier jamais. J'avais été happée par ce polar et agréablement surprise par son dénouement. J'ai voulu retenter l'expérience avec ce roman, demandé par une de mes élèves pour le lycée (et parce que Giverny et Monet sont singulièrement plus présents dans ma vie ces derniers temps).

Dès les premières pages, Michel Bussi plante son décor, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il le fait d'une main de maître. C'est même le point fort de ce roman : cette peinture de Giverny qui se déroule sous les yeux du lecteur. Tel un peintre, il dresse en quelques mots un portrait du village et c'est avec ravissement que le lecteur voit naître Giverny sous ses yeux. Les descriptions sont imagées et colorées et permettent de remarquablement se représenter le théâtre des macabres événements à venir.

Véritable architecte du suspense, Michel Bussi tisse la toile de son intrigue et emmêle son lecteur dans son filet dès le prologue, présentant trois personnages, trois femmes, et annonçant la mort de deux d'entre elles. Tel un marionnettiste un peu cruel, il joue avec ses personnages, et par là même, avec son lecteur qui se voit pris dans ses filets et obscurci par une intrigue très simple en apparence. Trop simple, évidemment.

Si la plume de Michel Bussi n'a rien de particulièrement remarquable, elle n'en demeure pas moins efficace. La peinture est omniprésente dans l'intrigue, par le biais de peintres, d'amateurs d'art ou encore de Monet, dont l'ombre plane sur le village. 

Nymphéas noirs est un roman policier agréable à lire, à l'intrigue bien construite et au décor enchanteur. Rajoutez à cela que l'inspecteur dépêché sur la scène de crime est un toulousain qui n'a pas froid aux yeux, et vous aurez compris que ce roman a assouvi mes attentes et m'a donné une envie : celle de découvrir Giverny !

D'autres lecteurs : Aifelle, Alex-mot-à-mots, Canel, CottageMyrtille, Sandrine, Yuko, etc.

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16 avril 2015

La vérité sur l'Affaire Harry Québert, Joël Dicker

La vérité sur l'affaire Harry QuébertLa vérité sur l'Affaire Harry Québert est le deuxième roman du Suisse Joël Dicker paru aux éditions Fallois / L'Age d'Homme en 2012 et couronné la même année par le Grand prix du roman de l'Académie française et le Goncourt des lycéens.

New Hampshire, août 1975. Nola Kellergan, quinze ans, disparaît mystérieusement à Aurora, petit village de la côte. L'affaire est classée sans suite faute d'indices probants
New York, 2008. Marcus Goldman est la gloire montante de la littérature américaine. Son premier roman l'ayant propulsé en haut des ventes, le jeune homme goûte à la gloire et à ses paillettes. Mais tenu de fournir un nouveau roman à son éditeur, Marcus panique. L'angoisse de la page blanche le guette et les semaines défilent sans qu'il ne parvienne à écrire quoi que ce soit
Bien décidé à honorer son contrat éditorial, le jeune écrivain décide d'aller rendre visite à un de ses anciens profs de fac, Harry Québert, à Aurora. Mais malgré les échanges avec son vieil ami, Marcus est en mal d'inspiration et contraint de rentrer à New York. Mais sa surprise est immense quelques jours plus tard lorsqu'un coup de téléphone l'informe de l'arrestation d'Harry. Trente-trois ans après sa disparition, le corps de Nola vient d'être retrouvé enterré dans la propriété de ce dernier. Mû par son désir de soutenir son ami, Marcus retourne à Aurora. Et au fil des jours, son désir se transforme en volonté d'innoncenter son mentor en écrivant son histoire. Le jeune écrivain se lance donc à la recherche de preuves.

Tant a déjà été dit de ce roman à sa sortie qu'il est bien difficile d'écrire une chronique qui apporte quelque chose. Mais je ne pouvais pas ne pas parler de ces 900 pages dévorées en cinq jours ! Je m'en suis longtemps tenue éloignée, allergique que je suis à ces titres dont tout le monde a parlé. Et même s'il y a eu des avis négatifs, beaucoup l'ont encensé. Alors par peur d'être déçue, encore (je me souviens de ma rencontre en demi-teinte avec Zafon), je gardais ce livre à distance. Mais une sorte d'engouement s'est produit de façon totalement indépendante autour de moi, et il ne m'en a pas fallu plus pour l'ouvrir ! (vous remarquerez à quel point je suis parfois faible et influençable ?)

Et j'ai drôlement bien fait ! Quand on parle d'addiction avec ce roman, c'est exactement ça. Si vous faites comme moi, vous allez l'ouvrir, un peu présomptueux, avec cet air d'en avoir vu/lu d'autres, en vous disant que non, décidément, cela ne passera pas par vous... Et puis... Et puis vous allez tourner les pages. Vite. Très vite même. Avide de savoir ce qui se passe. Parce que Joël Dicker excelle dans ce petit exercice de style qui consiste à accrocher son lecteur et ne plus le laisser partir. Malgré un style assez plat et qui ne restera pas dans les mémoires, le charme opère. Le suspense est distillé juste ce qu'il faut, le héros sympathique mais pas trop, les descriptions cinématographiques, la narration dynamique - l'intrigue alterne les époques - et lorsque Harry est emprisonné, le lecteur n'a qu'une envie : que Marcus retourne dans cette petite ville du New Hampshire et résolve ce mystère. Parce qu'il s'agit bien d'un mystère. Qui croire ? A qui faire confiance ?  Vaste question...

Dit comme ça, je sens que vous allez me rétorquer qu'il n'y a là rien de bien original. Et je vous le concède. Sur le papier, quand on en entend parler, il flotte comme une impression de déjà lu. On pense à Lolita avec cette petite Nola, à Millenium pour ce huis-clos et ce passé un peu glauque que l'on déterre des années après. Oui. Mais comme avec le premier tome de Millenium, cela fonctionne vraiment bien et je vous défie d'interrompre votre lecture !

Le roman est structuré par des conseils d'écriture prodigués par Harry à Marcus. Et c'est là que c'est drôlement intéressant. Joël Dicker emberlificote son lecteur et sème le doute. Car le héros ressemble quand même beaucoup au romancier. Mise en abyme ? Joker sorti de la manche de l'auteur ? Je ne vous dirai rien et vous laisse vous interroger. L'écriture et le métier d'écrivain ont une large place dans cette intrigue, et ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire.

En tout cas, je ne peux que vous encourager à vous glisser aux côtés de Marcus pour élucider ce mystère et aider le jeune romancier à écrire son roman-plaidoyer. Ouvrez La vérité sur l'Affaire Harry Québert, et parlons-en ensemble. Parce que des quatre personnes autour de moi qui l'ont lu en même temps que moi, les avis ont été unanimes... Alors, tentés ?

D'autres lecteurs : A propos de livres, Cristie, Enna, Laure, Marion, Natiora, etc.

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22 janvier 2015

Causes mortelles, Ian Rankin

Causes mortelles, Ian RankinCauses mortelles est un roman de l'auteur écossais Ian Rankin paru en 1994  avant d'être traduit en français en 2002 et de paraître chez Folio dans la collection Policier.

Le festival d'Edimbourg est l'occasion de mettre à l'honneur l'art sous toutes ses formes dans la capitale écossaise. Mais cette année, dans la ville souterraine aux rues tortueuses, un cadavre est découvert. Affreusement mutilé, le jeune homme semble avoir été torturé selon des méthodes employées par l'IRA.
L'inspecteur John Rebus mène l'enquête. Et il va très vite se rendre compte que des enjeux politiques de grande envergure se cachent derrière cette sombre histoire.

Lu pendant mon road trip en Ecosse en avril dernier, Causes mortelles est un roman policier à la construction tout à fait classique mais qui fonctionne bien.
L'intrigue entraîne le lecteur dans les bas-fonds d'Edimbourg et dans les tourmentes politiques et religieuses qui perturbent son histoire.

Le personnage de Rebus est assez semblable aux canons du genre - râleur et misanthrope, obsédé par son travail et trop porté sur la bouteille -, mais il possède un humour grinçant bien à lui, appréciable au fil des pages et qui apporte une once de légèreté au milieu des détails sordides de son enquête. 
Là où Ian Rankin excelle, c'est dans son hommage à Edimbourg, qu'il érige au rang de personnage, disséminant ça et là des anecdotes la concernant, des précisions historiques. Rien d'indigeste, bien au contraire, mais une vraie plongée dans la ville, hors des sentiers battus. Un régal quand on lit ces lignes et qu'on y est... Le tout offre une ambiance particulière au roman, qui souffre, il faut bien le dire, d'une facture bien trop classique pour être un policier dont on se souvient longtemps.
Une première découverte de l'oeuvre de Ian Rankin qui m'a plu parce que je me trouvais sur les lieux de l'intrigue mais qui ne m'a pas séduite autant que je m'y attendais. Peut-être suis-je moins sensible au genre policier ? Ou plus exigeante ?

Voici ma deuxième participation au Reading Challenge 2015 :

10 - Un thriller
41 - Un livre d'un auteur que vous n'avez jamais lu

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15 mai 2014

N'oublier jamais, Michel Bussi

N_oublier_jamais_Michel_BussiN'oublier jamais est le dernier roman de l'universitaire et politologue Michel Bussi publié le 7 mai 2014 aux Presses de la Cité. 

Jamal n'a qu'une jambe mais un rêve plutôt fou : participer à l'Ultra-Trail du Mont-Blanc. Pour cet éducateur de la Courneuve, aller s'entraîner à Yport, en Normandie, est une véritable chance. Mais cette semaine de congés va faire basculer sa vie. 
Alors qu'il s'entraîne sur la plus haute falaise d'Europe, Jamal tombe sur une jeune femme désespérée qui menace de sauter dans le vide. Jamal panique, essaye de la sauver. En vain. Traumatisé par ce suicide, il devient vite le suspect numéro un, le dernier à avoir vu la victime vivante. Et les enveloppes anonymes qu'il reçoit dans les jours qui suivent et qui établissent un parallèle entre cet accident et deux meurtres classés sans suite ne font rien pour le rassurer. 

Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas plongée dans un roman policier avec autant de plaisir. Michel Bussi est un maître dans l'art de ficeler une intrigue des plus retorses et bien malin qui saura en démêler les écheveaux.
Dès le commencement, le doute s'insinue dans l'esprit du lecteur pour ne plus le quitter. Le récit est à la première personne, pris en charge par le personnage de Jamal et ce dernier affirme, au bout de quelques pages, qu'il est innocent, que les six jours qui ont suivi l'incident de la falaise ont été une véritable chasse à l'homme contre lui mais que tout se termine bien. Intriguant, ce début. Très intriguant même.
Habituée aux romans policiers et ayant en tête un célèbre titre d'Agatha Christie qui déjoue les codes du genre pour mieux endormir son lecteur, je me suis tenue sur mes gardes dès le début. J'ai douté de la parole de Jamal, douté de son honnêteté mais aussi de sa santé mentale. Et s'il était fou, comme il le craint tout au long du roman ? Et si sa parole n'avait aucune valeur parce que Jamal s'est perdu dans ses souvenirs, perdu dans ce qu'il croit avoir vu ? Comment savoir ? 
Et c'est là que c'est brillant ! Cette narration à la première personne n'offre qu'une vue particulière sur cette histoire - celle de Jamal - et pas une seule fois le lecteur ne peut réellement lui faire confiance. Les événements s'enchaînent sans que Jamal, anti-héros par excellence, n'y puisse quoi que ce soit. L'étau se resserre, les personnages secondaires gagnent en opacité et le lecteur est aussi perdu que le personnage. Et ce, jusqu'à un dénouement des plus intéressants !
Dévoré en trois jours, N'oublier jamais est un roman policier comme on aimerait en lire plus souvent. Loin des clichés habituels et s'affranchissant des codes du genre, il fait partie de ces romans qui estomaquent autant qu'ils troublent.  
D'autres avis : Enna, Kathel, Mara, Sandrine, etc.

Un grand merci aux Éditions Presses de la Cité et à Babelio pour ce roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique

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20 août 2013

Miss Marple au Club du Mardi, Agatha Christie vue par Martin Parr

Miss Marple au Club du MardiOn ne présente plus la Reine du crime, cela s'entend. Mais lorsque les Éditions du Masque demandent au photographe britannique Martin Parr d'illustrer la bibliothèque idéale de la grande dame, le résultat est pour le moins étonnant. Cinq des plus grands titres d'Agatha Christie sont ainsi sortis en mai 2013 illustrés, en couverture et en quatrième de couverture, par deux photos issues de la série Common Sense de l'artiste réputé pour son oeil critique sur la société britannique. Cinq petits bijoux grinçants qui rendent hommage aux oeuvres de la Reine du crime et cinq autres à venir en novembre.

Miss Marple au Club du mardi est un recueil de treize nouvelles mettant en scène le armachair detective éponyme imaginé par Agatha Christie. Tous les mardis soirs, Jane Marple et cinq de ses amis se penchent sur des affaires non résolues, des enquêtes insolubles et retorses qui ont laissé derrière elles un goût d'inachevé. Et les six protagonistes réunis, en alliant leurs modes de réflexion et d'analyse, vont réussir là où les plus brillants enquêteurs ont échoué.

J'adore Agatha Christie, vous le savez, et j'aime me plonger, à intervalles réguliers, dans un de ses romans. Si durant de longues années j'ai eu une nette préférence pour Hercule Poirot, l'agaçant et omniscient détective belge, j'ai découvert il y a quelques temps que le personnage de Miss Marple avait un caractère attachant et que ses enquêtes ne possédaient pas moins de piquant. 
Les treize enquêtes présentées ici mettent en scène le pire de l'être humain : mensonges, manipulations, usurpations d'identité, rien n'arrête les meurtriers dépeints ici pour parvenir à leurs desseins et c'est grâce à l'ingéniosité de Miss Marple et de ses convives que les masques tombent et que la vérité éclate. Les nouvelles se succèdent et avec elles l'envie, à chaque fois, de démasquer le coupable avant le célèbre Club du mardi.  
La Reine du crime fait mouche à chaque coup et rares sont les nouvelles dans lesquelles j'ai entraperçu une once de vérité. L'esprit retors des meurtriers l'est décidément trop pour l'intègre lectrice que je suis. Mais le plaisir est là. Et c'est l'essentiel. Et ma bibliothèque est ravie d'accueillir ce bel objet.

 

British Mysteries

Quid ? Le Challenge British Mysteries organisé par Lou et Hilde

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Voici ma troisième participation au Challenge British Mysteries organisé par Lou et Hilde.

Lou et Hilde

Un grand merci à Anne et aux  pour ce recueil de nouvelles.

                         

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24 mai 2013

Intrigue à Venise, Adrien Goetz

Intrigue à Venise, Adrien GoetzIntrigue à Venise est la troisième aventure de la jeune conservatrice de musée Pénélope, parue en mars 2012 chez Grasset avant de sortir en poche en février 2013.

Après Bayeux et Versailles, la jeune Pénélope part à Venise pour un colloque. Pensant visiter la Sérénissime à cette occasion, la jeune femme est vite entraînée dans une sombre histoire. Un membre de l'Académie française passionné par la ville est assassiné et bientôt, ce sont tous les écrivains français de Venise qui sont menacés. La raison de ces meurtres ? Un mystérieux tableau de Rembrandt inconnu de tous...

J'avais adoré Intrigue à l'anglaise, un peu moins Intrigue à Versailles. Verdict pour ce troisième tome ? J'ai retrouvé la fraîcheur du premier. Peut-être étais-je conquise d'avance car le lieu de l'intrigue me fascine ces derniers temps...
Le lecteur suit avec plaisir les pérégrinations de la jeune Pénélope et de son amoureux, Wandrille, journaliste de son état, dans les rues de Venise. Adrien Goetz, qui enseigne l'Histoire des Arts à la Sorbonne, réussit avec brio à glisser une foule de détails historiques dans son roman sans le rendre indigeste. Un bon point qui offre à ce livre une dimension intéressante et le singularise par rapport au genre.
Et si un Rembrandt que personne n'avait jamais vu dormait quelque part ? Voilà une idée intéressante !
Adrien Goetz a écrit ce roman alors qu'il séjournait dans la Cité des Doges. Et l'atmosphère qu'il parvient à recréer tout au long de son roman est enchanteresse. Un air de dolce vita plane tout au long des pages, malgré la gravité de l'intrigue, et la jeune héroïne découvre une ville au passé historique riche mais au présent inquiétant.

Et comme Intrigue à l'anglaise m'avait donné envie de découvrir Bayeux et sa célèbre tapisserie (ce que j'ai fait peu après), ce roman m'a donné encore plus envie d'aller arpenter les rues de la Sérénissime !

D'autres avis : Eimelle, Mrs Pepys, etc.

Venise

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10 janvier 2013

Sérum saison 1 épisode 1, Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

Sérum saison 1 épisode 1

Sérum est une série de romans écrite à quatre mains par Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza et éditée par J'ai Lu. Son originalité ? Être découpée, comme une série télévisée, en saisons et en épisodes. La saison 1 a débuté en mars 2012 avec ce premier volet. Le sixième et dernier épisode de la saison est paru en décembre 2012.

Une course-poursuite dans le Brooklyn Museum. Une femme fuit une mort certaine. Grièvement blessée par ses assaillants, elle survit miraculeusement à la balle qu'elle reçoit en pleine tête. La détective Lola Gallagher est chargée d'enquêter sur cette affaire. Mais Emily, la victime, ne parvient pas à se rappeler ce qu'elle fuyait, ni qui. 

Cela fait pas mal de temps que je vois passer sur les blogs des chroniques à propos de cette série. Je me suis laissé tenter par ce roman qui sort de mes lectures habituelles. 
Je ne regarde que très peu de séries (hormis Six Feet Under, comme vous l'avez compris il y a quelques jours), notamment car l'étirement en longueur, s'il est confortable, a tendance à me lasser. Il en est de même en littérature : rares sont les séries qui ont su retenir mon attention au point de lire tous les tomes.  
Je me suis donc lancée dans ce roman avec curiosité : allait-il jouer sur moi cette attraction que certains évoquent, m'obligeant à dévorer tous les tomes parus ? 
Alors oui, l'intrigue est haletante, bien ficelée, et avance à bon pas, les auteurs mêlant habilement passé et présent au fil des pages. Le rythme effréné et l'écriture cinématographique rendent la lecture assez palpitante, tout comme les flashcodes qui ponctuent chaque chapitre (même si le concept de lecture augmentée s'est déjà fait ailleurs, notamment dans Level 26...)
Oui, les personnages mis en scène - une mère célibataire, une femme sans passé, un psy aux expériences douteuses...- sont intéressants et semblent tout droit sortis d'une série américaine. Leur vie est à la fois dramatique et follement mystérieuse. Mais le tout reste quand même léger et assez caricatural.
Et oui, ce premier épisode est une lecture agréable, qui se lit d'une traite. Il joue le rôle d'un pilote (premier épisode d'une série, pour ceux qui l'ignorent) et pose les bases d'une intrigue qui s'inspire des films et séries actuels. On pense à 24h chrono, entre autres.  
Mais, si le temps passé à lire ces pages a été plaisant pour moi, je regrette que cette organisation en épisodes ne permette pas à ce premier tome d'être plus consistant. Tout se met en place, mais il faudra évidemment lire la suite pour en savoir davantage. Au final, une fois la dernière page tournée, on n'en sait guère plus sur l'intrigue qu'au début. Alors oui, je ne suis pas fan de séries et le choix était risqué, mais j'aurais aimé voir naître en moi l'envie irrépressible de savoir ce qui va arriver à la jeune Emily. Peut-être qu'un tome unique m'aurait davantage plu. Mais ce n'était pas le concept de cette série. 

D'autres avis sur ce roman : Argali, Brize, Cynthia, Géraldine, LilibaL'Irrégulière, Mina, Nahe, NephPhookaSofynet, etc.

 

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04 janvier 2013

Le Voleur de Maigret, Simenon

P1050859Le Voleur de Maigret est un roman de Georges Simenon paru sous forme de feuilletons en 1967 et mettant en scène le célèbre commissaire.

Alors qu'il est dans le bus, en train de fumer tranquillement sa pipe, Maigret se fait dérober son portefeuille par un jeune homme. Le lendemain, il lui est restitué par courrier. Quelques jours plus tard, le jeune voleur prend contact avec lui : sa femme vient d'être assassinée et il craint d'être accusé du meurtre.

J'avais rencontré Maigret en fac lorsque j'étudiais le roman policier, et je n'étais jamais revenue vers lui. J'étais donc curieuse de découvrir un nouveau roman le mettant en scène.
Quelle déception ! Le Voleur de Maigret est un court roman au rythme très lent, dans lequel il ne se passe quasiment rien. En général, cela ne me dérange pas. J'aime que l'intrigue se mette en place avec lenteur et se déroule doucement. Mais ce roman m'a réellement déroutée par sa simplicité.
Les personnage mis en scène sont parfois caricaturaux et le milieu décrit - le milieu artistique - est plus esquissé que réellement dépeint. C'est à Paris que tout se déroule. Cela pourrait être n'importe où et c'est bien dommage.
Quant au Commissaire Maigret, il observe, interroge brièvement les protagonistes et attend presque que l'enquête aboutisse sous ses yeux. Il assiste à cette enquête plus qu'il n'y participe réellement et tout semble se dérouler sans son concours. Sa méthode : aspirer la vie qui l'entoure comme une éponge et attendre que la vérité ne lui vienne.
Chaque enquêteur possède sa méthode personnelle pour imbriquer tous les éléments de l'enquête et parvenir à une solution, mais dans le cas de Maigret, et dans ce roman en particulier, cela frôle l'inaction... Point de révélation finale théâtrale à la Poirot ni de déduction discrète derrière un rideau à la Miss Marple. Non, Maigret dîne en compagnie des suspects, et lorsqu'il a parlé à tous, il attend que l'un craque.
Je n'ai rien contre l'écriture feuilletonnesque, bien au contraire : écrire sous une contrainte de temps permet parfois de créer de véritables pépites. Mais ce court roman de Maigret m'a laissé en bouche un goût d'inachevé, de précipité et de bâclé.
Je ne m'avoue pas vaincue : je lirai de nouveau des aventures de Maigret. Ce n'était peut-être qu'une mauvaise rencontre...

Je tiens néanmoins à remercier Hermine de Babelio et les Editions Omnibus pour l'envoi de ce roman sur mon Kindle lors d'un Masse Critique spécial édition numérique.

Et voici ma neuvième lecture sur mon Kindle et ma neuvième participation au Club des lecteurs numériques.

 Lecteurs numériques           Lu sur mon Kindle

 

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