Bienvenue à Bouquinbourg

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01 février 2010

Les enquêtes d'Enola Holmes tome 1 La double disparition, Nancy Springer

9782092513002FSLatite m'avait conseillé cette série pour la jeunesse, et, curieuse comme je suis, je n'y avais pas résisté ! J'ai donc emprunté le premier tome de la série, La double disparition.

Enola Holmes, la petite sœur du célèbre détective, est inquiète : sa mère a disparu sans laisser de traces le jour de son anniversaire... En fouillant sa chambre, la jeune fille découvre plusieurs indices qui laissent à penser que sa mère a tenté de brouiller les pistes et s'est enfuie de son plein gré.
Ses frères aînés dépêchés sur place pour s'occuper d'elle, Enola n'a d'autre choix que de fuir devant la perspective d'être envoyée dans une pension pour jeunes filles de bonnes familles. Commence alors pour elle un périple qui la conduira à Londres, où elle fera de nombreuses rencontres.

Lecture très rapide, certes, mais qui ne laissera de mon côté que peu de souvenirs. L'intrigue est très (trop) simple, souvent invraisemblable et n'apporte pas beaucoup de surprises.
Le rythme du récit est lent, empreint de trop de dialogues souvent vides de sens et l'enquête que mène Enola est prévisible et par là même décevante.
La jeune héroïne parvient à se sortir de toutes les situations sans susciter le moindre suspense.
Sa psychologie est trop brièvement étudiée, souvent même anachronique : féministe avant l'heure, sans aucun respect des mœurs et convenances de cette époque et de sa condition, la jeune Enola ressemble beaucoup à une ado d'aujourd'hui à qui on aurait
grossièrement mis une perruque et un costume du 19ème.
L'idée de poursuivre dans la même veine que Conan Doyle semblait de prime abord être une idée originale et plaisante mais n'est vraiment pas exploitée pleinement ici.

Dommage donc comme lecture de littérature pour la jeunesse. Aucune prise de risque, un ton consensuel, un manichéisme grossier, bref, je me suis ennuyée...

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23 janvier 2010

Cœur d'encre, Cornelia Funke

coeurVoila un livre que je voulais lire depuis longtemps. C'est chose faite et j'en suis bien contente !

Meggie vit seule avec son père, Mo, qui restaure des livres anciens. Tous deux passionnés de livres et de lectures en tous genres, ils courent les étals des bouquinistes et les librairies d'occasion, à la recherche de nouvelles perles.
Un soir, un homme étrange vient leur rendre visite chez eux. Doigts de Poussière, c'est son nom, vient les prévenir : Capricorne, un homme cruel et dangereux, est à la recherche de Mo est d'un livre rare  nommé Cœur d'Encre.
Débute alors pour le père et la fille une aventure incroyable et périlleuse, dans laquelle les livres tiennent un rôle à la fois important et inquiétant...


ATTENTION RISQUES DE RÉVÉLATIONS SUR LE ROMAN !!

Difficile d'en parler sans faire quelques révélations... Ce roman pour la jeunesse est d'une lecture très agréable. L'intrigue est bien menée et originale.
L'idée de faire sortir des personnages de livres est un vieux fantasme de lecteur, même si dans ce cas là, lesdits personnages sont assez inquiétants.
Le suspense met en haleine le lecteur, même si parfois l'intrigue ralentit pour se centrer sur le personnage de Meggie et sa relation avec son père.
Au fil des chapitres, le lecteur suit tour à tour plusieurs personnages, mettant ainsi en suspend ce qui arrive aux autres. Les citations liminaires en début de chaque chapitre permettent d'amorcer leur lecture en faisant écho à de nombreux livres.
Les livres sont de réels personnages du roman, portés par l'admiration que leur portent les personnages. Il s'agit véritablement d'une ode à la lecture de la part des personnages, chose très agréable dans un roman pour ado.
La traduction de l'allemand est réussie et ne souffre aucune lourdeur. Le lecteur est porté par cet univers merveilleux, emprunt de fantaisie et d'imaginaire.
Par contre, les personnages sont parfois archétypaux et sans surprise : la vieille fille misanthrope passionnée de lecture, qui vit recluse et du jour au lendemain devient philanthrope et aventurière ; les méchants qui proviennent du livre n'ont aucune psychologie ni justification autre que celle de faire régner le mal.

Cette lecture m'a fait penser à L'Affaire Jane Eyre de Jasper Fforde en bien des points, même si cette dernière va plus loin dans son idée de faire interpénétrer les mondes des livres et la réalité....
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En revanche, je vous déconseille fortement l'adaptation ciné qui en a été faite. Fidèle au roman pour son intrigue, elle n'en retranscrit ni l'ambiance ni les personnages. Ceux-ci sont archétypaux, souvent ridicules et grossiers. Le manichéisme se traduit par des méchants déguisés et maquillés à outrance, riant grassement à chaque scène. Bref, alors que le roman se lit avec plaisir, même avec des yeux d'adultes, il en est autrement du film...

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17 janvier 2010

Coraline, Neil Gaiman

coralineJe viens de terminer le premier livre de Mon Challenge Livraddict  !! Il s'agit de Coraline, de Neil Gaiman, publié en 2003 aux éditions Albin Michel.

47287542       1/10

Coraline est fille unique. Elle déménage avec ses parents dans une nouvelle maison, très grande, partagée en plusieurs appartements. 
Les adultes préoccupés par leur travail, la fillette s'ennuie, et explore la vieille bâtisse. Dans le salon, une porte étrange qui ouvre droit sur un mur en pierres... Coraline est intriguée.
Un jour de désœuvrement, elle décide d'ouvrir à nouveau cette porte. Mais celle-ci ne donne plus sur un mur, mais sur un appartement qui ressemble étrangement au sien... La fillette, curieuse, s'y engouffre et découvre une nouvelle réalité, proche de celle qu'elle connaît, et pourtant si différente...


Pour une fois, j'avais vu l'adaptation ciné avant de lire le roman. Difficile donc pour moi de me fabriquer mon propre univers, envahie par les souvenirs du film d'animation.
J'ai beaucoup aimé ce roman très rapide, qui permet de s'immerger dans cet univers merveilleux à la fois inquiétant et fascinant.
La traduction de l'anglais est réussie et permet une fluidité dans la lecture.
J'ai trouvé plus prégnant avec cette lecture les références à Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll. Les deux fillettes, désœuvrées, pénètrent dans un univers parallèle merveilleux, à la fois dangereux et envoûtant. Elles rencontrent une figure maternelle tyranique (la Dame de Cœur pour l'une, l'autre mère pour l'autre), à qui elles lancent un défi afin de revenir vivante dans leur monde, le tout aidé par un chat.
L'univers de Coraline est issu de notre monde actuel. Celle-ci attend patiemment la rentrée scolaire en septembre dans cette grande maison, trompant son ennui par ses explorations. Ses parents travaillent chacun sur leur ordinateur, absorbés par leurs occupations et délaissant leur fille unique.

Neil Gaiman mêle donc ici un thème récurrent dans la littérature - le passage dans un monde parallèle via une porte, un miroir, un trou dans le sol ou autre - à des thématiques plus actuelles. Comme Alice, Coraline s'ennuie, mais c'est parce que ses parents consacrent beaucoup de temps à l'outil informatique... Belle réflexion que beaucoup d'entre nous pourraient se faire, même sans enfant...

Bref, vous l'aurez compris, il ne s'agit pas ici à proprement parler d'une réécriture au sens stricte du terme, postercoraline2mais plutôt d'une adaptation libre de l'œuvre de Carroll, très agréable à lire, effrayante et captivante.

Et pour compléter cette lecture, si vous n'avez pas vu le film d'animation  sorti récemment sur les écrans, je vous le conseille : c'est une adaptation très fidèle de ce roman, qui ne le dénature en rien et en restitue en tout point son style.

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15 décembre 2009

Momo, petit prince des bleuets, Yaël Hassan

bleuetsGrâce à ma chère sœur, j'ai découvert l'an dernier une auteur pour la jeunesse géniale : Yaël Hassan. Momo, petit prince des bleuets, est un de ses romans publié aux éditions Syros en 2006.


Momo habite la cité des bleuets, une cité sans pelouse ni arbre, aux murs gris et sales. Lorsque l'été arrive, l'ennui le guette.

Mais son inscription à la bibliothèque et sa rencontre avec les livre changent son quotidien. Il se met à dévorer tous les livres qu'il emprunte.
Un jour, sur le banc où il a l'habitude de venir lire, un vieil homme est assis. Ensemble, ils vont parler des livres qu'ils aiment et échanger beaucoup malgré leurs différences.


Ce court roman est tout simplement bouleversant. Cette amitié improbable entre un jeune garçon qui vit dans une cité et entreprend la lecture de grands classiques de littérature afin de devenir un jour écrivain, et un vieil instituteur à la retraite un peu farfelu, prend le lecteur aux tripes.

Pour ma part, j'ai trouvé ce roman très émouvant. L'écriture de Yaël Hassan est remarquable et suscite un flot d'émotions. Elle parle avec justesse du fossé socio-culturel qui existe entre les deux personnages, de leurs différences, mais réussit aussi à mettre en valeur leurs ressemblances. Les doutes du jeune Momo face à la lecture et sa capacité d'écrire un jour, sa découverte des livres et son incompréhension face aux extravagances de Monsieur Emile sont savoureuses.

A lire pour le plaisir, et à faire lire aux jeunes pour amorcer une réflexion sur le thème de la vieillesse, de l'amitié ou encore de la lecture !

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23 novembre 2009

Le fruit du dragon, Claire Ubac

dagonVoilà encore un roman que j'essaie de diffuser autour de moi tellement il m'a plu ! Le fruit du dragon est un roman de Claire Ubac publié en 2003 par  l'École des Loisirs.

Margaux rêve du voyage en Asie que son père lui a promis, rien que tous les deux. Depuis le divorce de ses parents, elle peine à discuter réellement avec lui.
Mais ce dernier s'enlise peu à peu dans une dépression liée à  cette séparation et se sent incapable de tenir sa promesse  d'emmener sa fille en périple en Asie.
L'adolescente est donc confiée à des amis de son père, un couple accompagné de sa fille Jesse, 13 ans, que Margaux a tôt fait de rebaptiser "Supernigaude".
Le voyage à travers le Vietnam va finalement se transformer en voyage initiatique pour la jeune fille, loin de ceux qu'elle aime et de ce qu'elle connaît.Elle va prendre conscience de sa relation avec ses parents, de son rapport à l'autre et de sa conception de la vie... Elle va grandir et beaucoup apprendre de ce voyage, de sa déception et de ses frustrations.

Le fruit du dragon est un roman très rafraîchissant, qui transporte le lecteur dans la moiteur du  Vietnam et les parfums d'Orient.
Les descriptions font appel à tous les sens et mobilisent le lecteur à tous les niveaux. Le Vietnam est au centre d'une représentation à la fois visuelle, olfactive et auditive.
Le lecteur vit chaque instant au côté de l'héroïne, capable, grâce à la plume de Claire Ubac, de s'imaginer lui aussi en plein milieu d'un marché d'Hanoï ou en train de visiter un temple bouddhiste.
Les personnages sont très attachants, notamment Margaux, l'héroïne, pleine de doutes et de colère.
Pour échapper à la frustration de son quotidien, elle s'invente un quotidien où Lia, son alter ego imaginaire, est détenue captive par cette famille. Ces situations cocasses l'empêchent souvent de faire preuve de bonne foi et donnent lieu à des séquences très intéressantes dans lesquelles elle découpe les scènes plan par plan,
à la manière d'un metteur en scène ou un réalisateur.

A lire pour l'originalité de l'intrigue, mêlant quête identitaire et humour, mais aussi pour le Vietnam, personnage à part entière dans ce roman.
Il m'a personnellement convaincue davantage encore de l'attrait que j'avais pour ce pays...

"
Abandonnée de sa famille et louée à des kidnappeurs sans scrupule, quelques goulées d'eau à vingt degrés de moins que la fournaise ambiante font comprendre à Lia la captive à quel point elle tient encore à la vie." p.43

"Le corps se traîne en limace, rêvant qu'on le déleste de ses vêtements et de sa chevelure lourde comme un serpent. Des odeurs violentes prennent le nez, parfums d'épices, senteur familière de poulailler, puanteur de fruits surs, d'urine ou de camphre. Les bruits sont vivants aux oreilles. Je commence à repérer la mélodie de la langue vietnamienne." p.80

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18 novembre 2009

Uglies, Scott Westerfeld

ugliesJe viens de terminer (laborieusement, je l'avoue...), le premier tome de la série Uglies, écrit par Scott Westerfeld et publié chez Pocket Jeunesse en 2007.

Le jour de ses 16 ans, la jeune héroïne, Tally, va subir comme les autres Uglies (= moches en anglais) une opération de chirurgie esthétique  visant à corriger ses défauts physiques afin de la transformer en Pretty (= beau en anglais).
Mais alors qu'elle attend cette opération avec impatience, elle rencontre Shay, une autre Ugly, dont les réflexions vont bouleverser ses conceptions. L'opération qui vise à réduire tous les défauts physiques des individus ne tend-t-elle pas à uniformiser chacun et nier toute différence ? Et qu'en est-il de ces rumeurs quant aux modifications cérébrales ?
Le jour où Shay décide de s'enfuir à la Fumée, une
communauté qui vit en autarcie et récuse ces idées afin de promouvoir la beauté individuelle et les différences, Tally hésite.

Si la trame narrative est vraiment originale, l'intrigue s'essouffle très rapidement et bascule
très vite dans le  gnagnan  à mon goût. Les personnages sont assez stéréotypés, les dialogues souvent creux, le rythme est très lent... Je me suis ennuyée !
C'est vraiment dommage car il est rare de tomber sur un roman ado qui ne promeut pas les stéréotypes de la beauté actuelle, surtout pour son héroïne, et qui engage une réflexion sur le conformisme social. D'un autre côté, l'auteur nous sert beaucoup de scènes archétypales des romans sentimentaux (le triangle amoureux, la jalousie, la dispute entre meilleures amies, etc.), ce qui ralentit l'intrigue et lui donne un petit air de déjà-vu.
De mon côté, je m'arrête là pour cette série. Ma curiosité n'a pas été attisée à la fin du premier tome et je ne continuerai pas à la lire...

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14 novembre 2009

L'enfant océan, Jean-Claude Mourlevat

oc_anNormalement, ce roman de littérature de jeunesse n'a pas trop besoin de mon acharnement pour le diffuser tant il est connu.
Mais certains ne le connaissent pas encore autour de moi et ne l'ont pas lu, d'où ce billet.
L'enfant Océan est un court roman de littérature de jeunesse écrit par Jean-Claude Mourlevat et publié en 1999 aux éditions Pocket Jeunesse.

Il relate le périple de 7 frères, en fugue  vers l'Océan pour échapper à leurs parents, croyant que ceux-ci veulent les tuer.

Vous aurez sûrement deviné qu'il s'agit là d'une réécriture moderne du conte du Petit Poucet. Yann, le cadet des frères et le plus perspicace, entraîne la petite troupe vers l'Ouest, comme aimanté par l'Océan.
Le récit est une narration à plusieurs voix, chaque chapitre correspondant au récit d'un personnage ayant croisé la fratrie sur son chemin.
Dit comme ça, cet article peut laisser froid et indifférent, mais pour vous convaincre peut-être, je peux vous affirmer que l'écriture de J-C Mourlevat est poignante, que l'alternance narrative permet de maintenir un certain flou sur la fugue des enfants et que l'émotion est présente du début à la fin. Même en connaissant le conte originel, le lecteur se laisse porter par cette adaptation moderne et émouvante.
Considéré comme un classique (même si je déteste employer ce mot aux frontières floues et à la définition hasardeuse...) en littérature de jeunesse, ce roman a connu un très vif succès auprès des jeunes lecteurs et est toujours considéré comme un titre à connaître dans le domaine.
Avis aux retardataires et aux autres !

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12 novembre 2009

Rien, Janne Teller

rienJe viens de terminer ce livre qui m'a bouleversée et fait réfléchir...
Rien de Janne Teller, paru aux éditions du Panama en 2007 est en effet de ces livres dont on ne ressort pas indemne.
Ce roman pour ado, qui a reçu le prix du meilleur livre jeunesse décerné par le Ministère de la Culture Danois, ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire auparavant.

Pierre Anthon, un jeune ado de 14 ans, décide le jour  de sa rentrée en 4ème de grimper dans un prunier et d'y rester , proclamant le fait que la vie n'a pas de sens et que "tout commence pour finir".
Ses camarades de classe cherchent
en vain un moyen  de le déloger de son abri, puis s'interrogent sur sa motivation.
Si Pierre pense que rien n'a de sens, alors ils vont lui prouver qu'il existe une signification au monde en érigeant un "mont de signification" composé d'objets auxquels ils tiennent et qui font sens pour eux.  Le sens naîtra de ce sacrifice.
Chacun oblige alors un de ses camarades à se séparer de quelque chose auquel il tient pour prouver à Pierre que la vie a un sens.
D'une paire de boucle d'oreille à un gant de boxe, les jeunes deviennent de plus en plus durs entre eux et les sacrifices demandés prennent une ampleur incontrôlable. Jusqu'à l'irréparable et l'insoutenable...


A la lecture de ce livre, le lecteur se sent emporté dans un tourbillon de surenchère impossible à contrôler et sent l'horreur poindre son nez. Le petit jeu cruel des personnages, leur volonté de prouver à leur condisciple que la vie est porteuse d'une certaine signification, leurs blessures personnelles à chaque sacrifice, met mal à l'aise en même temps qu'il fascine.
Jusqu'où vont-il aller ? Quelle limite vont-il imposer à cette leçon de réflexion ? Ne vont-il pas perdre en chemin leur lucidité et une part de leur humanité ?
Un roman vraiment très réussi, loin de laisser le lecteur indifférent, et qui résonne longtemps après avoir fermé la dernière page...

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09 novembre 2009

La cité des livres qui rêvent

BouquinbourgPour rebondir sur mon précédent article (vu qu'il n'y en a qu'un pour le moment, c'est facile !), voici pour ceux qui sont intéressés, quelques indications sur La cité des livres qui rêvent.

Le lecteur suit le périple d'Hildegunst Tallemythes, un jeune dragon qui entre dans les catacombes de Bouquinbourg à la recherche du manuscrit "parfait", le tout ponctué d'illustrations en noir et blanc d'une inventivité rare.

Les descriptions sont délicieuses, l'imaginaire de Walter Moers incroyable, ses trouvailles linguistiques vraiment géniales (tout du moins l'excellente traduction de François Mathieu et Dominique Taffin-Jouhaud) et les illustrations qu'il a lui-même réalisées donnent froid dans le dos.

Bref, ce livre est un petit bijou de poésie et de réflexion sur la lecture et la littérature... Il est bien dommage qu'il ne soit pas plus connu et reconnu, d'où mon acharnement à en parler autour de moi et à l'indiquer dans le cahier de suggestions d'achats des bibliothèques. Avis aux amateurs !

 

Quatrième de couverture :

"Ici commence l'histoire. Elle raconte comment je suis entré en possession du Livre sanglant, comment j'ai atteint l'Orm. Cette histoire n'est pas destinée aux lecteurs au cuir tendre et aux nerfs fragiles - à qui je recommande d'emblée de reposer cet ouvrage. (...) Oui, je parle d'un pays où la lecture peut rendre fou. Où les livres risquent de blesser, d'empoisonner et même de tuer. Seul celui qui est prêt à accepter le risque de me lire, à mettre sa vie en jeu pour avoir sa part de mon histoire doit me suivre jusqu'au prochain paragraphe.  (...) Mais ne perdons pas plus de temps et entamons notre périple. Car il s'agit bien d'un voyage qui nous mènera à Bouquinbourg, la Cité des livres qui rêvent."

 

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