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05 juin 2010

Meurtres au Potager du Roy, Michèle Barrière

9782253128762FSDepuis que j'ai découvert sur le blog de Latite Michèle Barrière et ses romans noirs gastronomiques, je les dévore tous un par un. Après le 16ème siècle, nous voici plongés au cœur du 17ème, à la cour de Louis XIV...

Versailles, 1683. Alors que Louis XIV affirme sa passion pour les légumes, ses jardiniers cultivent au Potager du Roy de nombreuses variétés nouvelles. Le jour où tous les melons, fruit tant prisé par le monarque, sont vandalisés et un jardinier tué, les jardiniers sont en alertes. Le même crime est commis chez un maraîcher parisien. Benjamin Savoisy, premier jardinier du Potager, se lance alors sur la piste de cet étrange complot qui semble ourdir à Versailles...

Une fois encore, je me suis régalée avec cette lecture. Rapide, extrêmement documenté (une fois encore, un carnet de recettes d'époque se trouve à la fin du roman), Meurtres au Potager du Roy nous plonge au cœur du 17ème siècle à Versailles. L'intrigue est relativement centrée sur les mœurs gastronomiques de cette époque (n'oublions pas que Michèle Barrière est journaliste culinaire !) tout en étant riche de détails historiques.
L'enquête policière est peut-être le bémol de ce roman. Pour ma part, je l'ai trouvée extrêmement prévisible et j'ai été très intriguée de la naïveté du héros de Michèle Barrière. J'ai néanmoins pris beaucoup de plaisir à me plonger dans cette époque et suivre à la fois les caprices culinaires du Roi Soleil, les modes gustatives de cette époque et l'introduction de nouveaux fruits et légumes en France, tels les petits pois, les asperges, ou encore les melons.

Dernier point positif à noter, et non des moindres : le Potager du Roy se visite toujours, à deux pas de Versailles.  L'auteur y a travaillé  quelques semaines pour préparer ce roman. Vous trouverez sur le site internet du Potager du Roi une foule d'informations pour compléter votre lecture.
A noter pour les parisiens, les samedi 2 et dimanche 3 octobre 2010, la grande manifestation 
"Les Saveurs du potager". J'y serai !


"Les écuyers sont les chefs. Ils contrôlent la qualité des plats et la quantité d'ingrédients. Les maîtres queux ont la charge des viandes et de la volaille. Les hâteurs sont ceux qui mettent les viandes à rôtir ou les poissons si l'on est maigre. Les potagers, comme leur nom l'indique, s'occupent des potages qu'ils soient de viandes ou de poissons et des bouillons pour faire les sauces. Les pâtissiers font les pâtés mais aussi les biscuits. Voilà pour la cuisine proprement dite." (p.30)

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06 mai 2010

Au douzième coup de minuit, Patricia Wentworth

52713600Il y a quelques temps, je vous faisais part de ma découverte de Patricia Wentworth, grâce à Caro qui m'avait offert Un pas de trop lors du Swap Irlande.
M'étant renseignée sur cette auteure et ses écrits, j'ai donc décidé il y a peu de m'intéresser à sa célèbre détective, Maud Silver. Comme je l'avais découvert au fil de mes recherches, celle-ci, imaginée avant Miss Marple, est la première occurrence du  personnage de "armchair detective" dans la littérature policière.

James Paradine est à la tête d'une entreprise importante. Le jour où des plans disparaissent de son bureau, il décide d'en faire part à sa famille, unique coupable potentielle, lors du repas de la Saint Sylvestre. Encourageant le coupable à venir dans son bureau pour réparer sa faute et lui assurant sa discrétion, James Paradine s'enferme dans celui-ci.  Mais lorsqu'au matin il est retrouvé mort, l'affaire familiale prend immédiatement une autre ampleur.
Miss Silver, une gentille vieille dame qui réside dans la village avoisinant, s'intéresse à l'affaire, tout en s'affairant à son tricot...

Amateur de romans policiers au charme désuet et suranné, vous serez servi avec ce titre ! Tout est rassemblé pour passer un bon moment : la campagne anglaise, au calme reposant, une imposante demeure, une famille unie, aux apparences trompeuses, un meurtre déguisé en accident, un huis-clos qui devient vite oppressant, les masques qui tombent pour révéler les personnalités... jusqu'à Miss Silver, la gentille voisine à la retraite, inoffensive au premier abord, mais qui observe tout de ses yeux fatigués mais non moins alertes.
L'intrigue développée ici par Patricia Wentworth n'a certes rien d'exceptionnel et certains pourraient y voir un certain goût de déjà vu, mais j'ai néanmoins passé un très bon moment de lecture, me laissant porter par le côté rassurant de ces enquêtes que j'apprécie tant.

Je vais continuer ma découverte des enquêtes de Miss Silver, ayant acheté La roue de Sainte Catherine, que je lirai très prochainement !

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20 avril 2010

Le mystère de la maison Aranda, Jeronimo Tristante

couv71970536Je viens de terminer Le mystère de la maison Aranda, bien heureuse de découvrir ce roman policier dont j'avais entendu parler il y a quelques temps.

Madrid, 1877. Victor Ros vient d'être promu sous-inspecteur. Pour cet ancien voleur à la tire, cette promotion est le résultat d'un dur labeur. Mais au moment où il rentre dans sa nouvelle fonction, deux affaires attirent son attention : des prostituées se font assassiner d'un coup de poignard dans le ventre, tandis que dans le même temps une jeune femme agresse son mari en pleine nuit, après avoir lu un passage de La Divine Comédie...

Très enthousiaste à l'idée de commencer cette lecture, mon entrain s'est affaibli au fur et à mesure de celle-ci... Le rythme de l'intrigue est très lent (une centaine de pages pour que l'histoire se mette en place), les personnages sont peu consistants et une abondance de dialogues parfois stériles et redondants parsèment le texte. Bref, un enthousiasme de plus en plus mou de mon côté, mais j'ai néanmoins poursuivi ma lecture.
Sauf que... Sauf que l'évocation des meurtres des prostituées , qui survient très tôt dans le roman, m'a bien évidemment fait penser à Jack l'Éventreur, transposant le drame à Madrid. Cet aspect de l'intrigue m'a fortement déplu, me faisant suspecter l'auteur de manquer d'imagination...
Et l'allusion à l'œuvre de Dante m'a complètement refroidie. Toute l'intrigue repose sur la question de la prétendue malédiction de la maison où la jeune femme agresse son mari, et le lien avec le livre démoniaque qu'elle lisait : La Divine Comédie. Depuis quelques années, une malédiction semble frapper les habitants de la maison Aranda et pousser les épouses à poignarder leurs maris. Et à chaque fois, l'œuvre de Dante se trouve à leurs côtés, sur la scène du crime. J'ai vraiment eu beaucoup de mal à adhérer au raisonnement de l'auteur et n'ai jamais été entraînée dans le côté fantastique dont il a teinté son roman.
L'intrigue est simple, trop simple pour un lecteur averti de romans policiers, les révélations sont courues d'avance et les personnages ont une psychologie développée a minima. Le duo que forme Victor Ros avec son collègue ressemble à une pâle copie de Sherlock et Watson, appliquant avec soin la méthode développée par Doyle :  observation et déduction.
Bref, après un dénouement ô combien prévisible, j'ai refermé ce roman en me disant qu'outre le voyage dans le Madrid de la fin du XIXe, il ne m'avait pas beaucoup apporté... Dommage ! C'est vraiment rare que je ne n'accroche pas avec un "Grand détective" de 10/18...
Je remercie néanmoins  
47286893 et la collection 10/18 pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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21 mars 2010

Un pas de trop, Patricia Wentworth

9782264039903FSJ'ai eu la chance de recevoir, à l'occasion du Swap Irlande, ce roman policier de la part de Caro, ma swapeuse...
Quelle belle découverte ! Je ne connaissais Patricia Wentworth que de nom, et pensait qu'elle nous était contemporaine
et situait ses romans dans l'Angleterre des années 40...
En réalité, Patricia Wentworth écrivait à la même époque qu'Agatha Christie, et a même imaginé,
quelques années avant la reine du polar et avec Miss Maud Silver, le prototype du armachair detective, dont Miss Marple est le plus célèbre exemple ...
Revenons en à Un pas de trop, roman policier qui met en scène le deuxième détective de l'auteur, Frank Abbott.

Lucas Dale est un homme sûr de lui, immensément riche, et heureux propriétaire de King's Bourne, une magnifique demeure dans la campagne anglaise. Bien décidé à épouser Susan Lenox, dont la famille possédait la propriété, Lucas Dale tente par tous les moyens de séduire la belle, déjà fiancée à un autre.
Lorsque le riche propriétaire est retrouvé dans son bureau avec une balle dans la nuque, un terrible constat s'impose : il a été assassiné !
L'inspecteur Lamb de Scotland Yard, aidé du jeune inspecteur Abbott, est dépêché sur place pour mener l'enquête. Curieusement, personne ne semble avoir entendu quoi que ce soit dans la maison...

Roman policier bien ficelé, avec une intrigue classique, certes, mais bien menée. Un très bon moment de lecture, pour ceux qui adhèrent au charme paisible de la campagne anglaise et à ses histoires retorses. Un meurtre étrange, des passions humaines, un village où rien ne reste privé bien longtemps.
Les personnages sont bien esquissés et permettent une identification certaine, malgré la méfiance du lecteur.
Patricia Wentworth nous entraîne avec brio dans cette intrigue, laissant planer une atmosphère de soupçon sur chacun des personnages, et donnant au lecteur l'impression d'être épié par les commères du village, dissimulées derrière leurs rideaux.
Un huis-clos intrigant, où aucun des personnages n'est véritablement ce qu'il paraît et où chaque mensonge aide un peu plus le meurtrier à se dissimuler.
Les langues se délient difficilement, au prix de bien des sacrifices, et les masques tombent au fur et à mesure afin que la vérité soit mise au jour.

Bref, un excellent moment de lecture qui m'incite à m'intéresser de plus près à cette auteure prolifique, bien connue Outre-Manche. Merci beaucoup Caro pour cette découverte ! Je vais essayer de trouver les enquêtes de Miss Silver maintenant, pour chercher les similitudes avec cette chère Miss Marple !

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06 mars 2010

Natures mortes au Vatican, Michèle Barrière

9782253125167FSAyant vraiment apprécié Meurtres à la pomme d'or de Michèle Barrière, je me suis précipitée sur la suite des aventures de François, le héros de ce premier opus...

Le roman débute à Rome, en 1570. François, qui a fui Montpellier, est secrétaire particulier du cuisinier du Pape, Bartolomeo Scappi. Il aide ce dernier à la rédaction d'un recueil de recettes.
Mais le calme est de courte durée : le célèbre peintre Arcimboldo est enlevé, tandis que François est la proie d'un horrible chantage. Lorsqu'une fête se transforme en massacre de jeunes filles, François décide d'intervenir...

Encore une fois une lecture agréable et très rapide. Michèle Barrière nous transporte avec brio dans cette Italie de la Renaissance,  faisant côtoyer aux personnages réels des protagonistes de sa création.
La cuisine tient toujours une grande place dans ce roman dit gastronomique, et nombreuses sont les explications culinaires et les recettes. L'intrigue en elle-même n'est pas forcément ce qui m'a le plus séduite, mais j'ai aimé néanmoins cette quête à travers l'Italie et ses mystères.
J'ai passé un très bon moment de lecture, me plongeant avec plaisir dans cette époque et ses coutumes...

A la fin du roman, encore une fois, un carnet de recettes d'époque, mais aussi un dossier sur les lieux et les personnages évoqués, ainsi qu'une bibliographie sélective pour approfondir sur le sujet...

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21 février 2010

Meurtres à la pomme d'or, Michèle Barrière

9782253125143FSJe viens de terminer mon premier roman gastronomique (catégorie littéraire dont j'ignorais l'existence avant de participer au Challenge A lire et à manger de Chiffonnette !!) : Meurtres à la Pomme d'or de Michèle Barrière, historienne militant pour allier le plaisir de la table au respect de l'environnement et de la production agricole en faisant partie du mouvement "Slow Food".

L'intrigue débute à Montpellier en 1556. François, étudiant en médecine dans la prestigieuse Université de la ville, est passionné de cuisine. Délaissant ses études, il s'intéresse davantage aux nouvelles épices et aux condiments qui font leur apparition en France.
Mais d'étranges meurtres inquiètent la ville : de malheureuses victimes, sans lien apparent entre elles, meurent empoisonnées dans d'affreuses souffrances, le corps recouvert de tâches jaunes...
Quand Laurent Catalan, l'aphothicaire d'origine juive qui loge François, est accusé de ces crimes, le jeune homme décide de mener l'enquête.
Dans un climat de suspension religieuse, François et Felix, son acolyte et futur médecin, vont enquêter jusqu'en Italie pour résoudre ce mystère...

Très agréablement surprise par ce roman, je l'ai été encore plus en découvrant le carnet de recettes de la Renaissance en fin d'ouvrage !
Le jeune François nous entraîne dans une aventure haute en couleurs où la cuisine et les mets ont le beau rôle. Entre la gastronomie française et italienne de cette époque, le lecteur est transporté dans des descriptions qui donnent l'eau à la bouche ! Les détails historiques et gastronomiques sont nombreux, complétant l'intrigue sans lourdeur.
Les personnages sont attachants, l'époque bien retranscrite. L'intrigue en elle-même sert plus, selon moi, de prétexte aux personnages à voyager et découvrir de nouvelles saveurs.  Mais qu'importe ! La plume de Michèle Barrière nous entraîne avec brio dans cette époque fascinante qu'est la Renaissance... Je ne vais m'arrêter là : je viens d'acheter Souper Mortel aux étuves et Natures mortes au Vatican, en attendant la sortie de son prochain opus en avril : Meurtres au potager du Roy...
La critique de Latite, qui m'a conseillé ce livre, et que je remercie !!
338856901

Et parce que cette lecture s'inscrit dans le cadre du Challenge A lire et A manger de Chiffonnette voici deux recettes extraites de ce roman gastronomique !!

La Dariole

Pour 6 personnes :

*1 fond de tarde brisée
*
6 jaunes d'œufs
*50 gr de crème épaisse

*200 gr de sucre en poudre

*1 cuillère à café de cannelle

*1 cuillère à soupe de gingembre en poudre

*5 filaments de safran

Faire cuire le fond de tarte à blanc garni de haricots secs pendant 15 min à 200° (Th.7)
Battre les jaunes d'œufs avec le sucre.
Ajouter la crème et les épices.
Garnir le fond de tarte de ce mélange et faire cuire pendant 30 min à 180°.

L'Hypocras

Dans 1 litre de vin (blanc pour l'apéritif, rouge pour le dessert), ajouter 20 gr de gingembre frais pilé, 1 clou de girofle écrasé, 1 cuillère à café de cannelle et 100 gr de sucre.

Mixer pour bien dissoudre le sucre.
Laisser macérer 2h* puis filtrer...
Boire frais.

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Verdict : l'hypocras est une boisson divine que j'avais déjà eu l'occasion de boire à Lyon dans un resto médiéval et je suis bien contente d'en avoir la recette ! A refaire l'été et à boire bien frais !! Nous l'avions fait avec du vin blanc (c'est évident vue la photo), et laissé macéré 24 heures, comme dans le roman. Ce n'en est que meilleur : les épices ont parfumé le vin à souhait... Quant à la tarte, c'est un dessert un peu lourd et surtout fort en safran... Je ne pense pas la refaire, mais j'étais contente de tester !!

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08 janvier 2010

Meurtres sur le Palatin, Cristina Rodriguez

9782702434697Et voilà, terminé Meurtres sur le Palatin, de Cristina Rodriguez, premier livre que je lisais de cette auteure.

Nous sommes sous le règne de Tibère à Rome. Un homme a été découvert criblé de coups de poignards, un denier dans la bouche pour payer son passage au royaume des morts. Une affaire de corruption et d'argent sale semble y être liée.
Kaeso, un jeune prétorien, se charge de l'enquête. Accompagné de Io, son fidèle léopard, il parcourt la ville et ses sombres quartiers pour mettre au jour la vérité.

Grande amatrice de polars historiques, et particulièrement sur la Rome Antique, je me suis précipitée sur ce titre ! Je ne connaissais ni cette auteur ni son célèbre personnage.
L'intrigue débute in medias res et semble intéressante de prime abord. Je me suis laissée porter... Les meurtres se succèdent (comme l'indique le pluriel du titre...) et le récit avance à bon rythme.
Les personnages sont bien esquissés, peut-être un peu archétypaux (le héros est d'une beauté rare et ne semble présenter aucun vice, sa cousine folle amoureuse de lui est aussi jolie que futée...), mais cela ne trouble pas la lecture.
Par contre, beaucoup de dialogues, parfois inutiles à mon goût, au détriment de descriptions de l'environnent direct des personnages. Rome n'apparaît pas du tout comme un personnage du roman et ne donne lieu qu'à très peu de descriptions.
De plus, pour un roman qui se passe à cette époque, je m'attendais à beaucoup plus de détails historiques, voire une approche beaucoup plus fouillée des mœurs et traditions de la Rome Antique.
Pour avoir lu de nombreux romans sur cette période, j'ai été un peu déçue de cet aspect là. L'intrigue semble avoir été transposée à cette époque sans en apporter plus de précisions. Les mœurs romaines ne sont pas étudiées (et parfois même des mœurs contemporaines semblent avoir été collées sur les personnages de façon anachronique), ni les traditions ou encore les événements historiques.
Nous n'en apprenons pas plus que l'intrigue policière présentée, qui est assez plate. Ce qui est bien dommage !

C'est donc un r
oman qui se lit très vite mais ne laisse pas forcément un souvenir impérissable pour ma part.
J'ai pris plaisir à me plonger dans cette époque grâce aux connaissances que j'en ai, mais n'est pas été transportée par l'intrigue p
olicière assez banale.

Je remercie Logo_147286519 ainsi que les 47970598_p  de m'avoir offert ce livre !
D'autres critiques de blogueurs : El Jc et Jess.

Et voici ma seconde participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

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24 novembre 2009

Du sang sur Rome, Steven Saylor

DuSangSuRomeJ'ai découvert Steven Saylor grâce à une de mes profs de Latin au lycée, (que je ne remercierai jamais assez...) et depuis, je suis complètement  sous le charme de cet auteur américain. Je lui ai même écrit un mail il y a quelques années pour lui dire à quel point j'adorais ce qu'il écrivait... Si si, il m'a répondu !! Enfin, un assistant sûrement...

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Steven Saylor est un écrivain Texan diplômé en histoire et dont la série Les Mystères de Rome (Roma Sub Rosa aux Etats-Unis) relate les aventures de Gordien, un enquêteur  au temps de la Rome antique. Petite anecdote : cette série a inspiré les créateurs des costumes de la série Rome, pour éviter notamment des anachronismes et autres erreurs historiques...

Dans le premier opus de la série, Du Sang sur Rome, paru aux éditions 10/18 en 1997, le lecteur rencontre Gordien, enquêteur bourru, solitaire et un peu porté sur la bouteille, qui enquête pour le compte de particuliers. Lorsqu'il est contacté pour une affaire de parricide par le jeune Cicéron, l'affaire se corse...

Je ne vous en dirai pas plus sur l'intrigue pour maintenir le suspense. L'intérêt de cette série géniale réside dans la plongée dans la Rome Antique, époque fascinante s'il en est, et le mélange entre la fiction et les événements historiques. Gordien croise de nombreuses figures célèbres (l'histoire débute sous le règne de Sylla, en 80 av. J.C., pour se terminer, dans le dernier volet paru*, après l'assassinat de Pompée par Ptolémée XIII, en 48 av.J.C.), auxquelles Steven Saylor accorde certains actes parfois fictifs. Pour une transparence totale face à l'Histoire, l'éditeur a pris soin, à chaque tome, de rétablir les frontières entre réalité et fiction.

Les détails sont nombreux sur la vie quotidienne des Romains à cette époque, quelle que soit leur couche sociale : habitudes culinaires, loisirs, jeux du cirque, thermes, littérature de l'époque, etc. Le lecteur est embarqué dans cette époque fascinante grâce à la plume de l'auteur, riche en descriptions précises et sensitives. Rome devient un personnage à part entière et les quartiers qui la composent font l'objet de multiples descriptions et analyses.

Pour moi, le mérite de cette série très documentée est de vulgariser et rendre accessible une époque riche en événements politiques et sociaux en tous genres. Le lecteur plonge avec délice dans cette période, et parcourt aux côtés de Gordien une partie conséquente de l'Antiquité Romaine.

Bref, à lire et à relire sans hésitation !!

*Dernière minute : en vérifiant mes dires, j'ai appris que la série comptait 11 romans en françaisLogo_1, et un 12ème, paru en juillet 2009 aux Etats-Unis, qui va bientôt être traduit !!

Et voici, de façon rétroactive, ma première participation au défi Au cœur de la Rome Antique que j'organise !

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