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24 avril 2011

La mort muette, Volker Kutscher

23_1046383La mort muette est le second roman policier de l'écrivain allemand Volker Kutscher qui met en scène le commissaire Rath. Son premier titre, Le poisson mouillé, a été publié en France en 2010.

1930, Berlin.  Le cinéma parlant en est à ses prémisses. Une actrice meurt en plein tournage, écrasée par un projecteur.
Dépêché sur place, le commissaire Gereon Rath interroge les témoins, et très vite, la piste s'oriente vers un meurtre : le projecteur concerné avait en effet été dévissé...
Alors que l'enquête stagne, un nouveau cadavre fait son apparition : une autre actrice est découverte sans vie dans un ancien cinéma, les cordes vocales enlevées...

Si la quatrième de ce roman m'avait complètement conquise et intéressée, cette lecture m'a en réalité ennuyée. Volker Kutscher abuse de clichés et autres archétypes des romans policiers, ce qui annule tout suspense.
Avec un pavé de 666 pages comme celui-ci, je m'attendais à une intrigue riche et élaborée, et non à des stéréotypes parfois grossiers. Si le contexte historique et culturel est intéressant - la frontière entre le cinéma muet et le parlant - l'auteur ne l'exploite que peu, et sombre dans bien des écueils.
Si je vous dis qu'à la page 350 précisément, j'ai découvert l'identité du criminel, son mobile et sa situation personnelle... J'ai poursuivis néanmoins (et non sans vaillance !) cette lecture longue et parfois éculée pensant, à tord, qu'un retournement de situation improbable et inespéré  allait renverser  l'intrigue et donner à ce roman la portée qui lui manquait... Peine perdue ! Je me suis à moitié endormie sur la fin, tant ce retournement n'était en fait qu'un leurre de mon imagination désespérée qui a persévéré pour rien...
Bref, vous l'aurez compris, un rendez-vous complètement manqué, que je ne vous conseillerais même pas pour le contexte historique ou cinématographique tant il s'agit d'une toile de fond insipide.

Je tiens néanmoins à remercier Club_Libfly et les seuil pour ce roman policier reçu dans le cadre d'un partenariat.

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17 avril 2011

Oscar Wilde et le cadavre souriant, Gyles Brandeth

Oscar Wilde et le cadavre souriantOscar Wilde et le cadavre souriant est le troisième roman policier écrit par l'écrivain anglais Gyles Brandeth qui met en scène le célèbre dandy. Intriguée par l'idée de ce mélange des genres, j'ai donc commencé la série par ce troisième tome...

1883. Oscar Wilde, après une tournée florissante aux Etats-Unis, s'installe à Paris pour aiguiser sa notoriété. Grand ami de Sarah Bernhardt, il travaille avec Edmond La Grange sur sa nouvelle mise en scène, une nouvelle adaptation de Hamlet. Mais très vite, des meurtres entâchent la pièce et la réputation de la célèbre famille La Grange... Oscar Wilde mène alors l'enquête.

Si j'ai été intriguée par l'idée de Gyles Brandeth - faire d'un écrivain un détective en mêlant Histoire et fiction - je dois dire que c'est un rendez-vous manqué avec ce roman...
Non seulement l'intrigue traîne en longeur et s'attarde sur des détails biographiques inutiles à la fiction, mais en plus l'enquête en elle-même n'est vraiment pas palpitante et ne ressemble que de très loin à un roman policier.

Le premier cadavre est celui d'un caniche, puis s'ensuit, après une longue période au calme soporifique pour le lecteur, une série de trois meurtres pour le moins précipités et pour lesquels Oscar Wilde va se montrer très clairvoyant.
En pâle copie de Sherlock Holmes (ce qui n'est pas étonnant vu que Gyles Brandeth fait également intervenir Conan Doyle dans son intrigue), Wilde mène une pseudo enquête plutôt ennuyeuse, sur fond d'une nonchalance propre à son personnage d'artiste excentrique.
Une lecture qui m'a laissée complètement de marbre, et m'a même ennuyée sur la fin... Bien entendu, je m'arrête là pour la découverte de cette série !
L'avis de
Sharon qui a raté ce rendez-vous, elle aussi...

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22 février 2011

Car voici que le jour vient, Fabienne Ferrère

9782264053329FSUn roman policier qui se passe dans le Paris de la fin du XVIe ? Il n'en faut pas plus pour m'allécher ! Car voici que le jour vient est la seconde enquête de Gilles Bayonne écrite par Fabienne Ferrère, enseignante de philosophie à Toulouse.

Paris, 1595. Des meurtres atroces sont commis dans le quartier de la Grande-Boucherie. Les victimes périssent à chaque fois sous les assauts d'animaux...
Le chevau-léger Gilles Bayonne est chargé de résoudre cette enquête et d'arrêter le meurtrier.

Si la quatrième de ce roman m'a véritablement alléchée, je dois avouer que j'ai été moins charmée que ce que je pensais. L'intrigue est pourtant intéressante et très bien menée, et les personnages sont bien esquissés, mais il a manqué à cette lecture une étincelle qui m'aurait définitivement conquise.
Le Paris de la fin du XVIe siècle est pourtant très bien retranscrit et permet une véritable immersion dans cette époque. J'ai aimé suivre cette enquête sous le règne d'Henri IV et en attendre le dénouement avec impatience.
Mais une fois la dernière page tournée, mon sentiment sur ce roman demeure assez mitigé. Peut-être l'ai-je lu à un moment où j'attendais autre chose d'une lecture ? Je n'en sais rien. Mais cet avis en demi-teinte n'amoindrit en rien la qualité de ce roman policier et la justesse historique de son intrigue.

L'avis de Mazel sur ce roman, plus enthousiaste que moi. Je tiens à remercier 53811911_p et 10_18 pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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27 janvier 2011

L'énigme de Catilina, Steven Saylor

9782264028457FSJe vous avais annoncé ici que je me relançais dans la relecture de l'intégralité de la série "Les Mystères de Rome" de Steven Saylor. Je poursuis donc valeureusement cette redécouverte - je dis valeureusement car mes lectures professionnelles ont très légèrement envahi mon quotidien ces derniers temps... - avec le troisième polar historique de la série, L'énigme de Catilina.

Dix années se sont écoulées depuis la précédente enquête de Gordien. Ce dernier a quitté Rome avec sa femme Bethesda et son fils adoptif, Meto, pour s'installer en Etrurie, dans une ferme léguée par un de ses amis.
Loin du tumulte politique de Rome, Gordien occupe ses journées aux travaux des champs et à la construction d'un moulin à eau. Mais l'accession au pouvoir de son ancien ami Cicéron n'est pas sans heurt. Celui-ci, devenu consul, demande à Gordien d'espionner le sénateur Catilina, prétendument corrompu. Bien malgré lui, Gordien se retrouve donc au milieu d'une intrigue politique qui lui échappe complètement.

Si j'ai été moins charmée par ce roman que par les précédents, c'est que l'intrigue a perdu de son panache en se passant loin de la ville. Le fougueux Gordien est devenu plus pragmatique et veille à protéger sa famille des intrigues qui se trament à Rome. Et c'est ce qui est dommage ! Au lieu de voir les journées de notre enquêteur au repos à la campagne, j'aurais préféré être au cœur du tumulte romain de cette période !
Steven Saylor prend le parti de présenter ce point obscure de l'Histoire romaine (Catilina est et restera un personnage très controversé de l'Histoire) par l'intermédiaire d'un regard extérieur, celui de Gordien, qui reçoit des bribes d'information par ses contacts restés à Rome.
Néanmoins, j'ai encore une fois passé un très bon moment avec ce roman malgré une intrigue un peu moins dynamique que les précédentes. Steven Saylor alterne fiction et réalité historique avec brio, entraînant son lecteur dans une histoire finalement très subjective. Catilina y apparaît en victime d'un complot ourdi par Cicér
Logo_1on et ses sbires et qui donnera lieu aux célèbres Catilinaires... Catilina restera finalement bien une énigme...
Au final, une approche intéressante de cet événement et un roman agréable à lire !

 Et voici ma cinquième participation au Défi "Au coeur de la Rome antique".


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15 janvier 2011

Les Soupers assassins du Régent, Michèle Barrière

barriereJ'ai posé, il y a peu, quelques questions à Michèle Barrière, ce qui n'a pas amoindri  mon envie de dévorer ses romans noirs gastronomiques, bien au contraire ! J'ai donc poursuivi mon périple culinaire avec Les Soupers assassins du Régent, son cinquième roman paru en 2008.

Paris, 1718. La Cour s'entiche du Champagne, dernier vin à la mode, et les bouteilles coulent à flot lors des soirées données par le Régent. Lorsqu'une jeune comédienne est retrouvée empoisonnée après un de ces banquets, la jeune Alixe panique. Son frère, Baptiste, est fournisseur officiel de Champagne à la Cour, et les soupçons se portent très vite sur lui. Et si un complot visait à assassiner le Régent ? Alors que son frère fuit, Alixe plonge dans les méandres du commerce du Champagne pour le disculper.

Quelle lecture savoureuse ! Encore une fois, Michèle Barrière entraine son lecteur dans une intrigue rocambolesque très bien ficelée ! L'engouement de la Cour pour le Champagne à cette époque est l'occasion pour l'historienne de l'alimentation qu'elle est d'abreuver son roman de détails sur ce célèbre breuvage.  De sa concurrence avec les vins de Bourgogne à sa fabrication, en passant par les subtilités de sa mise en bouteille, le Champagne est finalement le personnage principal de ce roman gastronomique.
Encore une fois, Michèle Barrière ancre son roman dans l'Histoire  grâce à l'apparition de personnages illustres : Marivaux et John Law, entre autres, jouent ainsi une partition fictive avec les héros de l'intrigue.

Merci Michèle Barrière pour ces moments de délectation très appréciables à chaque roman. Et merci encore Latite de m'avoir fait découvrir cette auteure que j'apprécie énormément...

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09 janvier 2011

L'étreinte de Némésis, Steven Saylor

9782264027115FSA l'occasion du Défi Au cœur de la Rome Antique que j'organise, je me suis replongée dans la série "Les Mystères de Rome" de l'écrivain américain Steven Saylor.
Découverte lorsque j'étais au lycée grâce à ma prof de Latin de l'époque, j'ai déjà dévoré toute la série (soit les 9 romans traduits en français), mais j'ai décidé de les relire, à commencer par L'étreinte de Némésis, deuxième opus de la série (j'avais déjà chroniqué Du sang sur Rome, le premier titre de la série, dans ce billet).

Rome, 73 av. J.C. Alors que gronde la menace de Spartacus et des esclaves révoltés à ses côtés, un maître est retrouvé sauvagement assassiné dans sa demeure située dans une région côtière cossue d'Italie.
Gordien le Limier, enquêteur privé de Rome, est dépêché sur place pour résoudre l'enquête. Celle-ci paraît trop simple : deux esclaves en fuite et le début du nom de Spartacus gravé aux pieds du cadavre semblent orienter le meurtre dans une direction qui arrangerait trop de monde pour être vraie. Gordien, secondé par son fils adoptif Eco, mène l'enquête, et se heurte très vite à des ennemis qui œuvrent dans l'ombre, prêts à tout pour étouffer l'affaire.

Deuxième apparition de l'enquêteur Gordien, ce roman policier historique est une nouvelle fois une réussie totale ! Steven Saylor distille à chaque page une foule de détails sur la vie quotidienne des Romains - nourriture, horaires, traditions, politique, mœurs sexuelles, lois...- tout en peignant un cadre si évocateur qu'on plonge littéralement dans son intrigue sans plus se soucier de ce qui se passe autour de nous.
Cette relecture a été pour moi encore plus parlante que la première lecture, il y a sept ou huit ans : Steven Saylor excelle dans
le genre et allie avec brio enquête solide et contexte politico-historique détaillé. Ses personnages sont très attachants grâce à leur psychologie solidement développée.
Ce second tome permet donc à Steven Saylor non seulement d'assoir son talent en tant qu'auteur de romans policiers historiques, mais aussi de tisser des liens entre les personnages et de développer leur intrigue personnelle pour poursuivre sa série.

Je n'aurai qu'un conseil : découvrez cette série si vous le pouvez... Vous ne penserez jamais plus à cette époque comme avant, je vous le garantis !

Logo_1Et voici ma quatrième participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

Ceux qui connaissent la série TV Rome, produite par la chaîne HBO doivent savoir que les costumiers se sont directement inspirés des descriptions de Steven Saylor pour créer les costumes de la série.
Pour ceux qui ne connaissent pas cette série, en voici une bande-annonce (en VO, désolée, mais elle est bien plus parlante que celle en français, trop tournée sur la chose militaire à mon goût)

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03 novembre 2010

Souper mortel aux étuves, Michèle Barrière

souper_mortel_aux_etuvesDeuxième roman noir et gastronomique écrit par Michèle Barrière, Souper mortel aux étuves est ma quatrième lecture de cette auteure, après Meurtre à la pomme d'or, Meurtre au Potager du Roy et Natures mortes au Vatican.

Paris, 1393. Alors que son mari vient de se faire assassiner dans de glauques étuves - lieu de plaisir et de luxure - la jeune Constance décide de tout mettre en œuvre pour démasquer le meurtrier.
Pour mener à bien son projet, la jeune femme décide de se faire engager aux cuisines des étuves. Sur la piste des faux-monnayeurs sur lesquels enquêtait son mari, Constance va redoubler d'effort pour ressembler à une innocente et pauvre cuisinière. Mais elle n'est pas au bout de ses surprises ! Dans ce lieu de débauche où le sexe et l'argent sont rois, l'ingénue jeune femme va faire des découvertes qu'elle n'est pas prête d'oublier..

Encore une fois, j'ai été transportée dans l'univers décrit avec brio par Michèle Barrière. Ses connaissances sur Paris au Moyen Age (et sur Bruges aussi...), permettent au lecteur de s'immerger complètement dans les mœurs et la vie quotidienne de ses personnages.
J'ai appris ainsi (honte à moi !) que l'eau n'avait pas encore cette malheureuse réputation que le siècle des Lumières lui a attribuée - celle de transmettre tous les maux - et qu'il n'était pas rare de se laver à Paris, en ce XIVe siècle (d'où les étuves, plus ou moins bien famées).
La gastronomie tient bien entendu une place de choix dans cette nouvelle intrigue très bien ficelée et nous permet d'avoir un bel aperçu des traditions culinaires de cette époque. Le personnage de Constance, novice en cuisine, permet à Michèle Barrière de nous introniser dans le milieu culinaire de cette fin du XIVe. Entre blanc-manger et dariole, j'ai salivé au fil des pages...
On apprend aussi quelques mots disparus aujourd'hui, comme "boutonner" qui signifie "piquer de clous de girofles", "parboulir" qui désigne le fait de "faire bouillir un court instant la viande avant de la rôtir", "détremper" qui est un synonyme de "mouiller avec du vin ou du verjus" et "souffire" qui renvoie à une cuisson douce dans de l'huile ou du saindoux.
Un rythme rapide, une intrigue très bien menée et une ambiance moite à souhait dans ces étuves, font de Souper mortel aux étuves
un roman très agréable à lire !
Le cahier de recettes médiévales à la toute fin, ainsi que les détails sur chacune des catégories d'aliments complètent une lecture fort instructive (on apprend ainsi que les légumes avaient la réputation de transmettre des maladies car ils venaient de la terre ou encore que le bœuf n'avait pas le droit de cité sur les tables dans la mesure où il était considéré comme un outil de travail pour le transport et l'agriculture).

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J'ai fait cette lecture dans le cadre du Challenge Juste pour Lire de Mylène. Je l'ai lu, entre autres, durant deux de mes sessions de lecture de 3 heures (comme annoncé ici).



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22 octobre 2010

Le Vampire du Sussex, Arthur Conan Doyle

 Il y a quelques temps, j'ai acheté toute la collection des enquêtes sherlockde Sherlock Holmes pour palier mes lacunes concernant ce célèbre détective. Afin de poursuivre ma participation au Challenge Halloween d'Hilde et Lou, j'ai estimé logique de faire remonter ce recueil de nouvelles en haut de ma liste de priorités de lectures.

Six nouvelles le  composent. Dans Le Vampire du Sussex (qui donne son nom au recueil), Sherlock Holmes est amené à enquêter sur une étrange affaire : une mère  se nourrit du sang de son nouveau-né, tel un vampire. Son époux, affolé, fait appel au célèbre détective pour résoudre cette affaire. Dans Le client célèbre, il s'agit pour Sherlock Holmes d'empêcher une jeune femme de se marier avec un individu peu recommandable au passé douteux. La nouvelle L'aventure du soldat blanchi, racontée exceptionnellement par Sherlock Holmes et non le Dr Watson, relate le cas d'un jeune soldat qui a disparu après la guerre et dont personne, pas même son meilleur ami, ne peut avoir de nouvelles... La Pierre de Mazarin entraîne le détective et son acolyte sur la trace d'un joyau manquant à la couronne d'Angleterre. Dans Les Trois Pignons, un mystérieux cambriolage met Sherlock Holmes sur la trace d'une dangereuse maîtresse. Enfin, L'aventure des trois Garrideb permet au détective londonien de déjouer une tentative d'escroquerie.

Encore une fois, un recueil de nouvelles d'une lecture très agréable qui permet de s'immerger dans l'univers holmesien cher à beaucoup de lecteurs. Les aventures de Sherlock Holmes et de son célèbre acolyte et secrétaire sont toujours aussi amusantes à lire, même si elles comportent un petit bémol selon moi : Conan Doyle ne permet pas au lecteur de jouer dans la même cour que son enquêteur en ne délivrant qu'au compte-goutte les indices de l'enquête. Ainsi, contrairement à Agatha Christie, le lecteur est davantage spectateur des aventures de Sherlock Holmes qu'acteur à ses côtés. Le fait que Watson, comparse et admirateur du détective, relate les affaires de ce dernier offre une vision subjective et a posteriori des événements qui encourage cette mise à l'écart des indices. C'est bien dommage !

J'inscris ce recueil 
comme ma sixième participation au Challenge Halloween d'Hilde et Lou.

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27 septembre 2010

Le fantôme de Baker Street, Fabrice Bourland

9782264045027FSLors du fameux festival lyonnais Quais du Polar, j'avais acheté ce roman de Fabrice Bourland (ainsi que La dernière enquête du chevalier Dupin, dont le billet est ici !) J'ai enfin pris le temps de le lire...

Londres, 1932. Un mystérieux spectre semble hanter le 221 de la rue Baker Street, rendue célèbre par Conan Doyle et son non moins fameux détective, Sherlock Holmes.
Dépêchés sur place, Andrew Singleton et James Trelawney, détectives amateurs, oscillent entre scepticisme et séance de spiritisme.
Mais lorsque des meurtres atroces perturbent Londres, les deux compères se doivent d'agir. Surtout quand ils se rendent compte que ces meurtres trouvent écho dans des grandes œuvres du patrimoine littéraire...

Je ne suis pas très enthousiaste lorsqu'il s'agit de fantômes et autres esprits en littérature. Mais ayant discuté avec Fabrice Bourland et l'ayant trouvé à la fois intéressant et drôle à Quais du polar, j'avais succombé à son roman.

Quelle bonne idée ! Alternant fiction et éléments réels (notamment sur Conan Doyle), ce roman est un petit régal. On suit avec plaisir l'enquête que mènent les deux détectives du dimanche imaginé par F. Bourland, tout en imaginant de nombreux scénarios possibles. Entre vraisemblance et fantastique, l'intrigue chancèle un instant, avant de basculer définitivement.

Fabrice Bourland, de sa plume aiguisée, nous entraîne avec brio dans cet entrelacs de rêve et de réalité, laissant à peine le temps à son lecteur de se retourner avant de poursuivre son but. Très documenté sur cette époque et sur la relation qu'entretenait Conan Doyle avec son personnage le plus célèbre, Fabrice Bourland nous livre ici un roman intelligent et bien mené. Je l'en remercie !

Petit plus : l'interview de Fabrice Bourland pour la revue NRP (Nouvelle Revue Pédagogique): 

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23 septembre 2010

Le cadavre du métropolitain, Lee Jackson

9782264042323FSTrouvé par hasard sur les étals d'un bouquiniste, Le cadavre du Métropolitain est le premier tome d'une trilogie ayant pour héros l'inspecteur Webb.

Londres, fin XIXe. Une jeune femme est retrouvée étranglée dans  le métro, tout juste inauguré. L'inspecteur Webb est dépêché sur place pour mener l'enquête. Celle-ci va le mener tout droit au foyer d'Holborn pour femmes repenties où logeait la jeune victime...

J'ai lu ce roman très rapidement, sans y trouver une originalité folle. Le Londres de l'époque victorienne est bien décrit, certes, mais il est une toile de fond assez éculée des romans policiers et ne permet pas à ce roman de le faire sortir du lot.
L'intrigue est assez banale, (j'ai même eu peur, un instant, qu'il s'agisse de prostituées étranglées...Merci l'originalité !) et avance bien, mais sans laisser une très grande impression après coup.

Un détail a souvent gêné ma lecture et m'a empêchée de me plonger dans le lieu et l'époque de l'intrigue : le style descriptif de certains passages qui semblent prendre le lecteur à partie :
"Minuit. Laissons Baker Street pour l'instant et allons deux ou trois kilomètres plus loin vers l'est, au vénérable square de Lincoln's Inn Fields. Dans une modeste maison d'une rue secondaire, près de cet ancien enclos, une femme travaille à la lueur d'une lampe." (p.12)

J'ai trouvé ce procédé narratif vraiment grossier, comme si  un marionnettiste nous invitait à venir voir derrière son rideau, nous empêchant de se plonger dans son spectacle...
Bref, une lecture que j'ai trouvée facile, sans réelle surprise, et qui ne me laissera pas de grands souvenirs d'ici quelques temps... Et aucune envie de poursuivre ma découverte de cette trilogie avec l'inspecteur Webb !

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