Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

18 janvier 2010

Tag de l'amitié

Esmeraldae m'a fait l'immense honneur de me taguer avec ce "Certificat d'amitié Sincè48586867_pre".
Je l'en remercie grandement... et en rosis de plaisir, d'où cette couleur  !

A mon tour je le décerne à certaines blogueuses que j'apprécie particulièrement et que je lis dès que j'en ai le temps (le choix a été dur...) et que je n'avais pas forcément taguées depuis mes débuts sur la blogosphère littéraire :

*Tinusia, parce que j'adore lire ses avis et que c'est une amie "virtuelle" de longue date...

*Cynthia, parce qu'elle a été  une des premières à m'introduire dans la blogosphère des lecteurs !

*Latite, que j'ai découverte récemment et qui me fait beaucoup rire dans ses billets !

*Ankya, qui me fait souvent découvrir des livres sympa !

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17 janvier 2010

Coraline, Neil Gaiman

coralineJe viens de terminer le premier livre de Mon Challenge Livraddict  !! Il s'agit de Coraline, de Neil Gaiman, publié en 2003 aux éditions Albin Michel.

47287542       1/10

Coraline est fille unique. Elle déménage avec ses parents dans une nouvelle maison, très grande, partagée en plusieurs appartements. 
Les adultes préoccupés par leur travail, la fillette s'ennuie, et explore la vieille bâtisse. Dans le salon, une porte étrange qui ouvre droit sur un mur en pierres... Coraline est intriguée.
Un jour de désœuvrement, elle décide d'ouvrir à nouveau cette porte. Mais celle-ci ne donne plus sur un mur, mais sur un appartement qui ressemble étrangement au sien... La fillette, curieuse, s'y engouffre et découvre une nouvelle réalité, proche de celle qu'elle connaît, et pourtant si différente...


Pour une fois, j'avais vu l'adaptation ciné avant de lire le roman. Difficile donc pour moi de me fabriquer mon propre univers, envahie par les souvenirs du film d'animation.
J'ai beaucoup aimé ce roman très rapide, qui permet de s'immerger dans cet univers merveilleux à la fois inquiétant et fascinant.
La traduction de l'anglais est réussie et permet une fluidité dans la lecture.
J'ai trouvé plus prégnant avec cette lecture les références à Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll. Les deux fillettes, désœuvrées, pénètrent dans un univers parallèle merveilleux, à la fois dangereux et envoûtant. Elles rencontrent une figure maternelle tyranique (la Dame de Cœur pour l'une, l'autre mère pour l'autre), à qui elles lancent un défi afin de revenir vivante dans leur monde, le tout aidé par un chat.
L'univers de Coraline est issu de notre monde actuel. Celle-ci attend patiemment la rentrée scolaire en septembre dans cette grande maison, trompant son ennui par ses explorations. Ses parents travaillent chacun sur leur ordinateur, absorbés par leurs occupations et délaissant leur fille unique.

Neil Gaiman mêle donc ici un thème récurrent dans la littérature - le passage dans un monde parallèle via une porte, un miroir, un trou dans le sol ou autre - à des thématiques plus actuelles. Comme Alice, Coraline s'ennuie, mais c'est parce que ses parents consacrent beaucoup de temps à l'outil informatique... Belle réflexion que beaucoup d'entre nous pourraient se faire, même sans enfant...

Bref, vous l'aurez compris, il ne s'agit pas ici à proprement parler d'une réécriture au sens stricte du terme, postercoraline2mais plutôt d'une adaptation libre de l'œuvre de Carroll, très agréable à lire, effrayante et captivante.

Et pour compléter cette lecture, si vous n'avez pas vu le film d'animation  sorti récemment sur les écrans, je vous le conseille : c'est une adaptation très fidèle de ce roman, qui ne le dénature en rien et en restitue en tout point son style.

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14 janvier 2010

Les trois bonnes résolutions que je ne tiendrai pas en 2010

tagTaguée par Tinusia (que je remercie grandement ! ), je me plie avec plaisir à ce petit exercice... d'autant que je suis la reine des résolutions que je ne tiens pas !!


1° Lire un seul livre à la fois : IMPOSSIBLE pour moi de me limiter qu'à une seule lecture... Je suis tiraillée par tellement de livres que le désir est trop fort et que j'y succombe tout le temps.
En plus, j'ai des lectures pour mon plaisir mais aussi des lectures pour mon boulot (qui sont aussi des lectures pour le plaisir, l'air de rien), du coup je lis au lit mes lectures pour le plaisir et dans les transports mes lectures boulot !

2°Arrêter d'interrompre Tosty quand  je suis en train de lire quelque chose de passionnant / horrible / étonnant : pas possible pour moi non plus, il me faut communiquer à tout prix au moment où je le lis quelque chose qui m'interpelle. De toute façon, si je ne dis rien, Tosty me demande quand même parce que je fais souvent une exclamation qui en dit long et qui agace mon entourage ! Hihihi !)

3°Arrêter de trop emprunter à la bibliothèque de mon quartier, de mon  IUFM et dans mon CDI car je me retrouve tout le temps avec des piles de livres autour de mon bureau que je me sens obligée de lire car je les ai empruntés. Mais c'est trop dur de résister et trop tentant... Tous ces livres que je n'ai pas lus !!!

A mon tour de taguer (si elles en ont envie !) Canel, Nelfe et Héloïze !

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13 janvier 2010

Le Palanquin des larmes, Chow Ching Lie

PalanquinJe viens de terminer ce récit autobiographique bouleversant que j'ai eu en cadeau à Noël.
Publié pour la première fois en 1975, ce livre est un recueil des confessions de  Chow Ching Lie par l'écrivain Georges Walter .

Nous sommes en Chine au milieu des années 1930. Chow Ching Lie naît dans une famille très pauvre, d'un père instituteur et d'une mère paysanne sans instruction. La beauté de la jeune fille s'accroît à mesure que les années passent.
Elle n'a que treize ans lorsque sa famille la marie à un jeune homme maladif issu d'une famille fortunée de Shanghai. Forcée de quitter sa famille et de servir sa belle-famille, elle tente de se rebeller, en vain.
Mère à quinze ans, elle assiste aux événements historiques de son pays, tout en s'accommodant de sa vie de frustrations et de soumission.
Elle trouve refuge dans la pratique assidue du piano qui lui ouvre les portes du Conservatoire de Shanghai.

Magnifique récit d'une vie de souffrances et de courage, ce livre est un plaisir de lecture.
Chow Ching Lie y raconte sa vie sans détours ni honte, avec une pudeur touchante.  La musique, seule bouée dans cette vie de naufrage, servira de garde-fou à la narratrice face aux malheurs rencontrés.
La narration à la première personne permet une immersion totale du lecteur dans cette Chine des années 30 aux années 60. La vie y est dure, la condition féminine inexistante et les traditions très ancrées dans la société.
La focalisation interne permet d'appréhender l'histoire de la Chine avec l'œil de la
Chow Ching Lie de cette époque, insouciante et inconsciente des événements qui se déroulaient, complété par le regard plus incisif de la
Chow Ching Lie des années 1970 (époque de la rédaction de cet ouvrage).
La Chine est dépeinte dans toute sa splendeur, de l'accession au pouvoir de Mao aux grandes réformes qu'a connues le pays, en passant par les années de misère et de famine.
Belle découverte pour ma part. Premier livre que je lisais sur la Chine et son histoire, il m'a permis d'en savoir un peu plus sur ce pays et son récent passé. Il aborde avec pudeur et précision la condition de la femme en Chine dans les années 50, avant la révolution Maoïste et les lois promulguées à ce propos. La transposition de Georges Walter est d'une finesse rare et a le mérite de faire oublier au lecteur la présence d'un intermédiaire.
challenge-Des-notes-et-des-mots-4Merci encore Tosty pour ce super cadeau ! Encore un excellent choix ! J'inscris cette lecture dans le Challenge d'Anne, le Challenge Des notes et des mots.

"J'avais cinq ans et je n'oublierai jamais la minute du départ, la clarté de ce jour de printemps et ce soleil, ce soleil que depuis ce jour-là je n'aime pas." p.49

"Dans la tradition chinoise, la femme était tenue à trois obéissances principales : envers son père, envers son mari, envers son fils quand celui-ci avait l'âge d'homme - et quatre morales : ne pas faire de dépenses inconsidérées, être travailleuse, ne pas chercher à séduire, être toujours prête à se sacrifier pour les autres." p.56

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10 janvier 2010

La femme d'un autre et le mari sous le lit, Fédor Dostoïevski

9782070356942Inscrite à plusieurs challenges en ce moment (cf. ci-contre), j'ai fait ce matin d'une pierre deux coups en lisant cette nouvelle de Dostoïevski : non seulement elle me permet de commencer mon  Défi "Une année en Russie", organisé par Pimpi, mais en plus je continue mon Challenge 2 euros, initié par Cynthia.

                        russie          2_euros

Dans cette très courte nouvelle - une petite centaine de pages - Ivan Andréiévitch soupçonne sa femme d'adultère et tient à tout prix à la démasquer.
Engoncé dans sa jalousie maladive, il en oublie toute cohérence lorsqu'il rencontre d'autres personnages et en devient incompréhensible.
S'en suit une série de quiproquos qui vont finalement inverser la situation...

D'une lecture très agréable, cette nouvelle est composée essentiellement de dialogues. Ceux-ci s'entremêlent jusqu'à l'inextricable, conduisant le lecteur à une certaine confusion, celle-ci faisant écho à la confusion d'
Ivan Andréiévitch. On ne sait plus qui parle, qui est l'amant et qui est le mari.
Le mari trompé est très comique et toute la nouvelle est finalement très théâtrale.
Les dialogues s'enchaînent, les rôles s'inversent, la méprise règne pour le plus grand plaisir du lecteur.
En revanche, la Russie n'est que le cadre de cette nouvelle et ne donne lieu à aucune description. Aucune indication temporelle ou spatiale n'éclaire le lecteur.
Dostoïevski est concis et va à l'essentiel, et c'est en cela que réside, selon moi, l'intérêt de ce texte.

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09 janvier 2010

Le Samouraï Bambou, Taiyou Matsumoto, Issei Eifuku

fnacJe viens de terminer ce manga, un cadeau du nouvel an cette fois !
Le Samouraî Bambou tome 1 est un manga paru en 2009 aux éditions Kana et qui a obtenu en 2007 le Prix d'excellence du prestigieux Japan Media Arts Festival, section manga.

Quatrième de couverture : Soîchirô, samouraï sans maître, passe ses journées paisiblement, à flâner, à discuter avec les enfants. Jusqu'au jour où des hommes lui cherchent querelle et où il dégaine son sabre et les châtie facilement...
Pour s'éviter la tentation de le dégainer,
Soîchirô décide de ne plus porter à sa ceinture qu'un sabre de bambou. Ainsi commence sa nouvelle vie d'homme fort, faiblement armé !

Je ne connaissais pas cet auteur et été conquise. Qualifié comme "le plus digne  représentant du manga d'auteur japonais" par l'éditeur français, Taiyou Matsumoto n'a pas volé sa reconnaissance.
Derrière des graphismes assez anguleux se cache une histoire intrigante. Mêlant tradition japonaise et fiction, ce manga met en scène un samouraï loin des clichés véhiculés. Il puise sa force dans le contrôle de sa violence, contrôle qui a atteint son paroxysme le jour où il vend son sabre pour éviter de s'en servir trop promptement.
Ode à la non violence, ce manga peut convaincre ceux qui sont réticents à ce genre littéraire. Un rythme lent, des cases poétiques et une complémentarité texte / images équilibrée permettent de se plonger avec plaisir dans cette histoire.
On prend le temps de déguster ce manga comme
Soîchirô prend le temps de regarder le ciel pour réfléchir...
Je suis curieuse de la suite : je vais aller emprunter rapidement le tome 2 à ma bibliothèque de quartier !
Merci Olive et Vanessa pour ce cadeau !! Il m'a conquise !

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08 janvier 2010

Meurtres sur le Palatin, Cristina Rodriguez

9782702434697Et voilà, terminé Meurtres sur le Palatin, de Cristina Rodriguez, premier livre que je lisais de cette auteure.

Nous sommes sous le règne de Tibère à Rome. Un homme a été découvert criblé de coups de poignards, un denier dans la bouche pour payer son passage au royaume des morts. Une affaire de corruption et d'argent sale semble y être liée.
Kaeso, un jeune prétorien, se charge de l'enquête. Accompagné de Io, son fidèle léopard, il parcourt la ville et ses sombres quartiers pour mettre au jour la vérité.

Grande amatrice de polars historiques, et particulièrement sur la Rome Antique, je me suis précipitée sur ce titre ! Je ne connaissais ni cette auteur ni son célèbre personnage.
L'intrigue débute in medias res et semble intéressante de prime abord. Je me suis laissée porter... Les meurtres se succèdent (comme l'indique le pluriel du titre...) et le récit avance à bon rythme.
Les personnages sont bien esquissés, peut-être un peu archétypaux (le héros est d'une beauté rare et ne semble présenter aucun vice, sa cousine folle amoureuse de lui est aussi jolie que futée...), mais cela ne trouble pas la lecture.
Par contre, beaucoup de dialogues, parfois inutiles à mon goût, au détriment de descriptions de l'environnent direct des personnages. Rome n'apparaît pas du tout comme un personnage du roman et ne donne lieu qu'à très peu de descriptions.
De plus, pour un roman qui se passe à cette époque, je m'attendais à beaucoup plus de détails historiques, voire une approche beaucoup plus fouillée des mœurs et traditions de la Rome Antique.
Pour avoir lu de nombreux romans sur cette période, j'ai été un peu déçue de cet aspect là. L'intrigue semble avoir été transposée à cette époque sans en apporter plus de précisions. Les mœurs romaines ne sont pas étudiées (et parfois même des mœurs contemporaines semblent avoir été collées sur les personnages de façon anachronique), ni les traditions ou encore les événements historiques.
Nous n'en apprenons pas plus que l'intrigue policière présentée, qui est assez plate. Ce qui est bien dommage !

C'est donc un r
oman qui se lit très vite mais ne laisse pas forcément un souvenir impérissable pour ma part.
J'ai pris plaisir à me plonger dans cette époque grâce aux connaissances que j'en ai, mais n'est pas été transportée par l'intrigue p
olicière assez banale.

Je remercie Logo_147286519 ainsi que les 47970598_p  de m'avoir offert ce livre !
D'autres critiques de blogueurs : El Jc et Jess.

Et voici ma seconde participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

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07 janvier 2010

Swap Around Your World, chez Celsmoon et Virginie

swapEncore un Swap !!! C'est une avalanche de Swaps depuis le début de l'année !! Difficile d'y résister !!

Virginie et Celsmoon sont à l'origine du Swap Around Your World, avec ce magnifique logo.


Le swap n'est pas seulement destiné à celles qui lisent dans le texte mais aussi  à celles qui voudraient découvrir une nouvelle langue !


******

Le contenu du colis :

* 2 livres en rapport avec les affinités de votre swap, en langues étrangères ou sur les pays concernés

*2 objets dans le même esprit que les livre

*Des gourmandises


*******

Le planning

Vous avez jusqu'au 31 janvier pour vous inscrire

Vous devrez nous retourner les questionnaires avant le 10 février

Nous vous communiqerons le nom de votre swappé(e) le 15 février

Vous devrez envoyer vos colis entre le 1er et le 10 avril

Pour vous inscrire , un petit mail à swaparoundyourworld@yahoo.fr

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06 janvier 2010

Quiproquo, Philippe Delerm

32027_2787091Voilà un de mes cadeaux de Noël, dévoré le soir même !!
J'adore Philippe Delerm depuis La sieste assassinée et La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.
J'ai découvert avec Quiproquo un court roman publié aux magnifiques éditions Le Serpent à Plumes en 2005.

Comment ne pas trop en dire. Ce roman fait tout juste 85 pages et m'oblige donc à la concision...

Le narrateur, journaliste dans le Nord de la France, décide un jour de tout plaquer et se retrouve presque par hasard dans un petit village du Sud de la France.
Là, il y fait la connaissance d'une troupe de comédiens qui officie dans une petite auberge. La vie est douce et coule au rythme de la Garonne et des longues soirées d'été.

Un petit régal grâce à la plume de Delerm, imagée et poétique. Une douceur de vivre, une ode au Sud, au soleil, à l'été...
Un plaisir par ce froid !! Je n'en dirai pas plus...
Trois citations truculentes pour vous mettre en appétit j'espère !

"A l'onctuosité presque trop profuse de cette campagne normande, où les herbages plongent jusqu'à la mer, avait succédé bientôt un paysage plus austère, qui n'avait pas la  mélancolie de ces petites plages désuètes où les Parisiens viennent promener les amours tristes, le long des cabines de bain abandonnées : Cayeux, Le Crotoy..." p.10

"Derrière l'objectif de l'appareil photo, derrière les phrases rituelles pour déplorer la rareté des spectateurs au concert baroque ou souligner la convivialité du bal de la police, on est quelqu'un que les autres ne savent pas." p.11

"J'avais en moi cette brique du Nord qui s'attache si bien les soirs à bière, les petits matins de pluie et de mélancolie. Ici la brique était tout autre chose, une aquarelle patinée par la douceur du temps." p22-23

Merci Tosty de ce cadeau !!! Il confirme mon goût pour cet auteur...

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03 janvier 2010

Trajets et itinéraires de l'oubli, Serge Brussolo

trajets_itinerairesJe viens de terminer Trajets et itinéraires de l'oubli de Serge Brussolo (que je connaissais pour avoir écrit la saga Peggy Sue et les fantômes en jeunesse), paru aux Editions Denoël en 1981, et dans la collection Folio 2 euros.

Dans ce court roman, Georges relate sa souffrance. La souffrance d'avoir perdue celle qu'il aimait dans un musée aux dimensions infernales. Embauchée pour en faire l'inventaire, Elsy a disparu mystérieusement dans son antre il y a plusieurs mois de cela.
Rituellement, tel un automate, Georges se rend dans ce lieu gigantesque plusieurs nuits par semaine, repoussant chaque fois les limites, allant chaque fois un peu plus loin, au risque de se perdre, au risque de s'y perdre, au risque aussi d'y laisser la raison.
Pourquoi Elsy a-t-elle tout quitté ? Pourquoi s'est-elle enfoncée dans ce musée étrange, dont elle connaissait le danger ? 


En moins de 120 pages, Serge Brussolo nous entraîne dans une intrigue fascinante.
Son musée, non sans rappeler La bibliothèque de Babel de Borgès, est un lieu fascinant, aux dimensions hors normes.  Dans ce microcosme, reflet de l'univers,  le visiteur trouve de quoi se sustenter, se laver, mais aussi dormir, afin que sa visite se déroule sans encombre. Il possède également une sorte de radar, capable de le ramener à l'entrée de l'édifice, le protégeant ainsi de toute désorientation.
Le musée apparaît à la fois comme un lieu de perdition, de mort si on s'égare, mais peut aussi être considéré comme la métaphore de l'utérus maternel, dans lequel le personnage pénètre pour revenir aux origines.

La narration à la troisième personne alterne le point de vue de Georges et celui d'Elsy, permettant au lecteur de se repérer dans les méandres brumeux de cette intrigue.
Un bon roman, qui frôle le fantastique avec ce musée surdimensionné et permet d'aborder une réflexion sur l'art intéressante, non loin de rappeler celle d'Eric Emmanuel-Schmidt dans Lorsque j'étais une œuvre d'art.

"Un tombeau dont la salle des trésors aurait été protégée par tout un dédale de couloirs destinés à égarer les pillards, par un de ces enchevêtrements de mort comme en recèle le ventre des pyram
47287655ides ? "  p.116

Et hop ! Un titre de plus pour mon Challenge 2 euros initié par Cynthia !!

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