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06 juin 2011

Petit meurtre et menthe à l'eau, Cécile Chartre

1249449330Cécile Chartre est bibliothécaire jeunesse à Pau. Petit meurtre et menthe à l'eau est son troisième roman paru aux Éditions du Rouergue.

Philibert, 13 ans, est tout sauf ravi de passer son mois d'août à la montagne avec son père et Magali, sa belle-mère. Rando et sac à dos ne passionnent pas le collégien. Ainsi, lorsqu'il voit au Shopi une annonce pour garder un chat pendant une semaine, il saute sur l'occasion. Non seulement il pourra avoir une semaine de tranquillité loin des randonnées familiales, mais en plus il se fera de l'argent de poche !

Cécile Chartre prend le pas, dans ce court roman, de donner la parole à un jeune adolescent en pleine crise. Philibert, le narrateur, a tout de l'ado insupportable que tout rebute, sans pour autant être antipathique. Sa psychologie, finement étudiée, n'est pas sans me rappeler son pendant féminin Adélaïde, chez Geneviève Brisac, dans Angleterre, découvert il y a peu.
Évitant l'écueil du parler djeunes, Cécile Chartre réussit à se glisser dans la peau de son héros et le rendre attachant. Alternant doutes et coups de gueule, Philibert est un ado de 13 ans bien campé !
Une lecture courte, à la douce saveur de la menthe à l'eau, qui se lit d'une traite, et se termine avec une jolie pirouette ! A conseiller dès 9-10 ans ! L'avis en demi-teinte de Manu.               

Je tiens à remercier Jérôme, Lire_pour_le_plaisir et les Éditions rouergue pour ce petit roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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04 juin 2011

Taguée de tous les côtés !

Une grande avalanche de tags m'est tombée dessus ! Heureusement, c'était le même... Un grand merci à Mazel, Noukette, Jeneen et L'Ogresse de m'avoir décerné ce prix ! Ça me fait très plaisir les filles ! Et quel beau logo pour l'accompagner...

Tag_des_7

En contrepartie, je dois vous livrer 7 choses sur moi... Un peu d'humour ne fera pas de mal ! 

1/J'ai débuté ce blog quand je me suis cassé les 2 pieds et que j'ai été immobilisée près d'un mois dans mon appartement sans pouvoir marcher. Oui, les 2 pieds. Vous avez bien lu. Je suis hautement reconnaissable en disant ça, car je suis la seule personne que je connais à qui c'est arrivé... Faites moi signe le cas échéant !

2/Je suis tellement myope que sans mes lentilles, ma vie est un éternel-flou-artistique-pas-si artistique-que-ça-quand-même... Mon travail, mon blog, la lecture et ma passion pour ma Xbox n'arrangent rien... Je sais, j'ai demandé à mon ophtalmo ! (qui m'a regardée de façon incrédule, s'entend !)

3/ J'ai une passion pour la roquette. Oui oui, la salade qui ressemble un peu à une vulgaire feuille de pissenlit. Non, pas les lances-roquette ! Je ne sais pas quel pouvoir cette salade a sur moi, mais cette salade me crée une sorte de dépendance assez louche. J'essaie (en vain) de me défaire de mon addiction. Du coup ce soir, j'ai rendez-vous aux RAA, Roquette-Addict Anonymes.

4/ J'aime aussi beaucoup les boucles d'oreille, et comme je n'en porte que des pendantes, je me suis bricolé une sorte de présentoir à partir d'un cône en métal de chez Ik*a qui sert initialement de tuteur. J'ai mis plein de rubans autour, des plumes, des grelots et des pampilles, et je suspends mes très (trop) nombreuses boucles pour les avoir sous la main le matin quand je m'habille.

5/ J'adore le cinéma, surtout depuis que j'ai suivi une formation l'an dernier pour me spécialiser professionnellement dans ce domaine. J'aime découvrir le patrimoine cinématographique et son histoire, sans renier pour autant les avancées de cet art. Malheureusement, habitant maintenant une petite ville de moins de 20 000 habitants, le panel de films qui s'offre à moi est assez réduit et freine considérablement mon élan hebdomadaire habituel. Parce qu'entre Pirates des Caraïbes et Titeuf, j'ai un peu du mal à trouver mon compte ces derniers temps...

6/ J'adore la danse Bollywood, suite logique à mon attrait pour l'Inde. Je n'ai malheureusement pas trouvé de cours près de mon nouveau chez-moi, donc je me contente d'écouter des chansons en hindi et de regarder pour la 100e fois Devdas, mon film bollywood culte (au niveau de la B.O. et des chorégraphies !)

7/ Je suis arachnophobe, comme bien des gens, mais dans une proportion assez grande pour ma part. Je suis incapable de regarder une araignée, même infime, même à la télé, même quand il s'agit d'un monstre en images de synthèse comme dans Le Seigneur des Anneaux 3. Bien entendu, quand il y en a une dans une pièce, l'une de nous est de trop, et je sors en hurlant jusqu'à ce que mort s'ensuive pour elle (enfin, je ne sais jamais trop ce qui se passe vu que je ne m'en occupe pas, mais je suppose vu les coups de chaussures et les bruits peu ragoûtants que mes cris ne couvrent pas...)

Ce tag ayant bien tourné ces derniers temps sur la blogosphère, je me contente de donner le flambeau à qui le souhaite...

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02 juin 2011

Une passion indienne, Javier Moro

passionJavier Moro est un scénariste espagnol né en 1955 (grand cru, diraient certains...) Il est l'auteur, entre autres, d'Il était minuit cinq à Bhopal, Le sari rose et Pied de Jaipur.

Une passion indienne relate la vie d'Anita Delgado, jeune danseuse andalouse dont s'est entiché le maharajah de Kapurthala, un petit état de l'Inde du Nord. Mariée à ce dernier à dix-huit ans, la jeune fille quitte son pays pour découvrir les Indes. Nous sommes en 1908. Le pays est encore sous la domination anglaise. La Partition n'est encore qu'un projet. Pour la jeune fille, cinquième épouse du maharaja et rebaptisée Maharani Prem Kumari, se faire accepter dans ce pays aux coutumes si éloignées des siennes n'est pas une mince affaire.

Il est un point sur lequel je voulais m'arrêter pour débuter ce billet, c'est son classement dans mon blog dans la catégorie "Biographies et écritures du moi". Cette catégorisation m'a tiraillée, mais j'ai finalement opté pour ce choix. Sous-titré en effet "roman", ce livre n'est en rien une fiction et s'apparente en bien des points à une biographie de la princesse andalouse. L'auteur relate des faits de façon successive, sans parfois même prendre la peine de les lier entre eux, et n'éclaire à aucun moment son lecteur sur cet étrange sous-titre. Même si une biographie possède de façon intrinsèque une part fictionnelle due à l'interprétation de l'auteur des faits et de la vie de la personnalité à laquelle il s'intéresse, ici, rien n'est clair. Quelle est la part de fiction dans ce livre ? Mystère... Pour ma part, je n'ai à aucun moment eu l'impression de lire un roman dans la mesure où tous les éléments relatés sont historiquement avérés et que les photos présentes en fin d'ouvrage appuient ceux-ci.
Ce détail soulevé, je ne peux ensuite que vous avouer que cette lecture m'a profondément ennuyée. Je m'attendais à lire le récit haut en couleurs de cette femme, véritable jouet occidental pour le maharaja, et de sa vie romanesque s'il en est. Déception ! Javier Moro a construit son livre de manière chronologique, ce qui semble logique dans l'optique d'une biographie, mais n'a pas réussi à insuffler ce petit quelque chose qui aurait pu éveiller mon intérêt. J'ai eu l'impression de lire une énumération de faits mis bout à bout, sans réelle cohérence ni réflexion.
Dans son soucis de donner le maximum de détails sur le destin de cette femme, Javier Moro a oublié l'essentiel : intéresser son lecteur tout au long de ses 430 pages.Je ne vous cache pas ma déception. La vie d'Anita Delgado méritait une biographie davantage romanesque, à l'image de ce qu'elle a vécu, et non un documentaire présenté comme un conte de féesVignette_LC moderne sans aucune réflexion derrière...

Ce roman a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec
Elea23. Je l'inscris bien entendu dans le cadre du Challenge "L'Inde en fêtes".

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01 juin 2011

From Hell, Alan Moore et Eddie Campbell

59873039Les meurtres qui ensanglantèrent le quartier londonien de Whitechapel en 1888 sont un terreau sans fin d'inspiration littéraire et artistique. La preuve avec cet album, s'inspirant de la vie de celui que l'on surnommait Jack l'Eventreur.

L'histoire est bien connue mais débute dans cet album par des faits bien antérieurs. Un petit-fils de la famille royale s'étant acoquiné avec une prostituée, un enfant illégitime gêne la Reine Victoria. Celle-ci envoie son médecin personnel, William Gull, pour régler le problème. Mais très vite, celui-ci se laisse emporter par sa mission et dérape.

576 pages. Autant dire un album imposant. Et cet adjectif s'applique tout autant à cette couverture tout en contrastes : ce titre rouge évocateur contraste à merveille avec l'ambiance sombre du décor.
Malheureusement, cette lecture a été un rendez-vous complètement manqué. Je ne suis même pas allée au bout de ces 576 pages. Il est vrai que le trait d'Eddie Campbell ne m'attirait pas de prime abord, mais lancée dans ma découverte d'album en bichromie, je suis passéefromhell outre. Mais l'intrigue ne m'a pas du tout convaincue non plus.
Alan Moore amorce comme postulat de départ une des nombreuses théories sur l'identité du célèbre tueur en série, celle du médecin de la Reine. Soit. Mais son projet de revenir sur l'enfance de celui-ci puis sur son parcours scolaire et universitaire m'a lassée. Comme si je n'avais pas envie d'une énième justification sur la monstruosité de la nature humaine.
De plus, les phylactères sont très nombreux et trop longs et prennent le pas sur les illustrations, noyant celles-ci et les reléguant au rang d'élement secondaire. C'est donc une lecture longue que cet album, et que j'ai trouvée particulièrement pesante.

Quelqu'un a-t-il lu cette BD et apprécié ? Histoire d'en parler, de voir peut-être pourquoi je n'ai pas été séduite, ou peut-être tout simplement que je comprenne la visée globale de l'auteur, à côté de laquelle je suis passée, c'est évident.

Et voici ma treizième participation 
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma cinquième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 8/20) qui présente le Top BD du moi de mai aujourd'hui !
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30 mai 2011

L'oeil de la lune, Anonyme

L_oeil_de_la_luneLa suite du si mystérieux et ô combien énigmatique Livre sans nom ? J'étais partante, bien entendu, ayant dévoré ce premier opus d'une traite (et l'ayant même considéré comme un coup de coeur en 2010 !)

Santa Mondega, Amérique du Sud. Alors qu'une mystérieuse momie a disparu du musée de la ville et qu'un jeune handicapé mental est torturé à mort dans un hôpital psychiatrique, les habitants s'apprêtent à fêter Halloween. Mais le Bourbon Kid, l'homme que le whisky rend quasi invincible, n'est pas loin et attise la haine de certains. Depuis la tuerie de la fête de la Lune, le Kid, de son côté, est à la recherche de l'Oeil de la Lune, la pierre mystérieuse convoitée par tous.

Si j'ai été complètement charmée par Le livre sans nom, cette suite ne m'a vraiment pas fait le même effet. Il est vrai que l'ambiance est toujours la même - bain de sang, ironie et humour potache sont toujours au rendez-vous - mais il lui manque la saveur de la découverte.
L'auteur a repris exactement ce qui avait fonctionné dans son premier roman et a l'a remanié de façon à bricoler une intrigue qui tient la route, certes, mais n'atteint pas des sommets d'originalité. Je lui concède un retournement de situation dans les dernières pages vraiment appréciable et qui dynamise le tout, mais cette intrigue m'a moins conquise. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans le passé du Bourbon Kid et les origines de ce Mal suprême... Du déjà-vu ! Quant aux références cinématographiques et culturelles, elles ont perdu leur saveur avec ce deuxième tome...
De plus, l'auteur a malheureusement pris un malin plaisir à distiller certaines scènes très gores entrecoupées de dialogues puérils de la part des personnages masculins, ce qui donne au roman une dimension parodique ratée. Si seulement l'ironie était plus savamment maniée, j'aurais pu sourire... Mais ce n'est pas le cas.
Bref, une lecture en demi-teinte, bien que mon billet laisse transparaître une grande déception. J'ai lu d'une traite ce roman, heureusement, car je ne sais pas si le suspense m'aurait tenue jusqu'au bout. Le charme qui a opéré avec Le livre sans nom s'est définitivement dissipé... Voici donc la chronique d'une mort annoncée d'une saga, ou comment un auteur aurait dû s'arrêter à son premier tome.
Sans moi, cela va sans dire, Le Cimetière du diable, la suite ô combien commerciale de ce best-seller.

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29 mai 2011

Le Festival des Imaginales 2011

imaginales_2011Ce weekend s'est tenue la dixième édition du Festival des Imaginales, organisé par la ville d'Epinal, dans les Vosges. J'ai décidé, sur un coup de tête, d'aller y faire un tour, avec Tosty et ma soeur ! Nous sommes donc partis vendredi dans les Vosges. Compte-rendu en image, bien sûr !

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Le Festival est organisé au bord de la Moselle, dans un parc verdoyant très agréable. Malgré la pluie et le temps gris, notre impression à l'arrivée fut très bonne !

Pas même le temps de fureter que nous tombons sur David S. Khara, auteur des Vestiges de l'aube et du Projet Bleiberg, rencontré l'été dernier dans un salon toulousain. Ni une ni deux, nous nous retrouvons ensemble autour d'un verre à la buvette du salon pour papoter !

Après cet interlude fort agréable et une rencontre éclair avec Lelf, nous découvrons le salon, organisé dans une grande tente blanche au bord de la Moselle. Les auteurs sont nombreux, tout comme les librairies et les stands des maisons d'éditions.

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Chose appréciable et étonnante, le stand des libraires de Fontenoy-la-joûte, un village du livre lorrain, perdu au milieu de la campagne (aux dires desdits libraires !), et qui abrite 15 librairies et un peu plus 800 000 livres d'occasion ! Un lieu que je vais visiter sous peu, cela va sans dire car il n'est pas sans me rappeler Montolieu, que j'aimais visiter quand j'habitais le Sud...

Je ne vais pas vous faire languir davantage... Voici donc en images les auteurs que j'ai croisés (accrochez-vous !)

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Pierre Pevel
(dont j'avais adoré Les enchantement d'Ambremer !)

 

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Anne Fakhouri
(qui a écrit la série en 2 tomes Le clairvoyage et avec qui j'ai discuté des charmes physiques de certains personnages de True Blood, et ce, sans pour autant regarder la série...)

 

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Victor Dixen
(l'auteur de la série Jack Spark...)

 

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Gilles Francescano
(le co-auteur, avec Pierre Bottero, de l'album Le Chant du Troll,
que j'ai eu
à Noël et que je n'ai toujours pas lu...)

 

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Pierre Bordage
(dont j'ai adoré l'uchronie Ceux qui sauront)

 

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Catherine Dufour et Gilles Laporte

 

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Nicolas Debandt
(en compagnie d'un représentant des toutes nouvelles Éditions de l'Homme Sans Nom, spécialisées dans les littératures de l'imaginaire - SF, fantasy et fantastique)

 

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Maryline Weyl et Marie Caillet
(respectivement illustratrice, entre autres, de Sur les traces des loups-garous
et auteure de L'Héritage des Darcer)

 

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Eric Holstein et Nadia Coste
(respectivement auteur de  Petits Arrangements avec l'éternité
et auteure de la série Fedeylins)

 

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Brice Tarvel
(dont le premier roman pour la jeunesse, Morgane Le démon du grenier
m'avait fait de l'oeil c
hez Lire pour le plaisir...)

 

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David S. Khara,
enfin, toujours prêt à se mettre en scène !


Bilan de la journée : de belles retrouvailles avec David Khara, avec une discussion on ne peut plus intéressante, très nourrissante sur le plan artistique... De belles rencontres, avec la ville d'Epinal, tout d'abord, qui a su nous séduire malgré la pluie, et avec les auteurs et nombreux professionnels du livre présents ce jour-là. Encore un festival que je suis contente d'avoir découvert cette année. Et comme d'Angoulême, et malgré les hauts cris que vous allez pousser, je suis revenue les mains vides, sans pour autant être frustrée. J'ai découvert de nouveaux auteurs, des petites maisons d'éditions, et j'ai noté plein de choses pour l'avenir... 

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28 mai 2011

J'adore ce chapeau, Robyn Johnson

couv_5_300x294Je ne suis pas une dingue de mode (même si je prends plaisir à chercher des pièces originales pour mes tenues), en revanche, j'aime beaucoup les lectures autour de la beauté et de la mode, et notamment l'histoire de femmes qui ont révolutionné un de ces domaines. J'avais adoré la biographie d'Helena Rubinstein par Michèle Fitoussi, et avais pris beaucoup de plaisir à lire le parcours de Madeleine Vionnet.
Découvrir un coffret sur les chapeaux ? Bien entendu, ma curiosité a été titillée...

Dans ce coffret tout rond comme une boîte à chapeaux et tout doux grâce aux impressions en velours, se cache un petit livre de 48 pages accompagné de 10 cartes avec leur enveloppe.

Très bel objet, J'adore ce chapeau est une sorte d'ode à cet accessoire de mode. Illustré par des très nombreuses photographies fournies par des stylistes de maisons de coutures réputées et de collages s'inspirant de grands couturiers, ce petit livre se dévore d'une traite !
Il parcourt l'histoire des chapeaux en s'attardant sur les pièces qui ont fait date, les couturiers qui l'ont révolutionné, voire les personnalités qui en sont adeptes, tout en expliquant les codes à travers l'Histoire et en citant des grands noms de la mode (mon côté féministe s'est tout de même hérissé pour les contraintes imposées aux femmes...)
Une petite mine d'informations sur les chapeaux, qui donne furieusement envie d'en porter davantage (mais c'est un effet normal, précisé dès le préambule...)

"Si une femme refuse de porter des talons hauts, il lui faut alors porter un très joli chapeau." (George Bernard Shaw)

"Une femme doit avoir deux qualités : être chic et fabuleuse." (Coco Chanel)

"L'élégance, c'est le bon goût avec une pointe d'audace". (Carmel Snow)

"Mieux vaut l'exubérance que le goût." (Gustave Flaubert)

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Je tiens à remercier à nouveau Inès Adam et Tornade pour cette très belle découverte !

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Une lecture que j'inscris dans le Challenge de l'Irrégulière !

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26 mai 2011

Peur sur Lutèce, Patrick Demory

26_1228253Patrick Demory est spécialisé dans l'histoire du bas-empire romain, période historique souvent méconnue. Peur sur Lutèce est son second roman. Après Le Feu de Mithra, l'auteur met à nouveau en scène son héros, le centurion Marcus Pius.

Hiver 358 de l'ère chrétienne. Le christianisme s'étend. Lutèce est la capitale des Gaules. Les armées romaines se reposent en garnison dans la ville, accompagnées de leur César et de son épouse.
Mais des disparitions inquiétantes ne tardent pas à alerter les soldats. Des maïeutika, les femmes chargées de s'occuper des femmes enceintes et de leurs accouchements, disparaissent, tandis que leurs patientes agonisent dans d'affreuses souffrances, obnubilées par des cauchemars sur leur future maternité. Marcus Pius craint rapidement pour Hélène, la femme de leur César, enceinte elle aussi.

J'aime beaucoup l'antiquité romaine, et je me suis aperçu avec cette lecture que je ne connaissais que très mal le bas-empire. Ce roman a donc été parfait pour me remémorer mes souvenirs de fac quant à la romanisation de la Gaule !
N'avoir pas lu le premier opus qui met en scène le centurion Marcus Pius ne m'a absolument pas gênée dans ma découverte de ce roman, et, pour une fois, je suis d'accord avec la mention de l'éditeur qui précise que sa découverte peut se faire indépendamment de la première aventure de Marcus.
L'intrigue imaginée par Patrick Demory puise ses origines dans l'Histoire en s'inspirant d'éléments réels sur le Concile de Nicée, les avancées de la médecine et certains aspects de la vie du César Julien (que je me garderais bien de dévoiler ici !). A partir de cette trame historique, il a bâti ici une intrigue riche, captivante et très bien documentée.
Pour ma part, je me suis sentie complètement immergée dans cette période historique, et ce dès la première page. Les détails sur la vie quotidienne des Romains en Gaule et leurs relations avec les différents peuples de l'époque est vraiment très instructif et complète à merveille cette intrigue bien menée. La postface de l'auteur éclaire le lecteur sur la part fictionnelle de l'intrigue et permet de mieux cerner les éléments historiques.
Bref, une grande réussite que ce roman, qui évite l'écueil, bien fréquent, d'un contexte historique qui prend le pas sur une intrigue faible et décousue.
J'ai été conquise ! Et Jérôme aussi, aux dires de son billet...

Je tiens à remercier 53811911_p et 64606378_p pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

Une lecture que j'inscris bien entendu dans
le Défi Au coeur de la Rome antique !

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25 mai 2011

Zoé, Chabouté

ZoeIl y a quelques temps sur la blogosphère, une sorte de complot a vu le jour, visant à nous inciter, nous, pauvres lecteurs, à succomber au charme des albums de Chabouté. Je suis faible, avouons le, et je n'ai pas résisté bien longtemps (surtout que j'avais ce titre sous la main au lycée...)

Zoé sort de prison. Sa grand-mère, Mathilde, vient de mourir au petit village de la Goule. Désireuse de rompre avec son passé, la jeune fille voit dans la maison dont elle hérite un havre de paix parfait.
Elle s'installe donc dans le petit village. Mais l'ambiance est lourde et elle n'est pas accueillie à bras ouverts, hormis par Hugo, le fils du maire, déficient intellectuel. La méfiance règne, surtout lorsque les villageois apprennent que la jolie Zoé ne veut pas vendre la maison de sa grand-mère et souhaite s'installer là. Quel mystère se cache derrière ses façades et ces moues aux abords si peu aimables ?

Quel choc ! Je n'avais pourtant pas été charmée du tout par leschabout__pg planches présentées ça et là sur les blogs vantant le talent de Chabouté, mais force est de constater que ce dernier maîtrise plutôt bien son art !
La force de ses dessins réside dans cette utilisation de la bichromie absolument stupéfiante ! Il alterne le blanc et le noir avec brio, déstabilisant parfois son lecteur avec des inversions d'une vignette à l'autre. Pour ma part, j'ai été complètement bluffée !
L'intrigue, quant à elle, est intéressante mais doit surtout sa qualité aux dessins qui l'accompagnent. Les personnages sortis de l'imagination de Chabouté sont troublants de réalisme et provoquent une foule de sensations à la lecture, tout en offrant à l'intrigue une dimension toute particulière. Ces visages froids aux regards inquisiteurs peignent à merveille l'ambiance des petits villages dans lesquels l'autre en général et l'étranger en particulier effraye.
Enfin, point appréciable à mes yeux également, cette BD est un one-shout (= en un seul volume) et permet de s'immerger complètement dans un univers en une centaine de pages sans être obligé de lire une suite pour en l'appréhender dans sa totalité.

Une excellente rencontre avec Chabouté donc, prélude à celles qui vont suivre, obligatoirement... Un grand merci aux conspirateurs/trices qui nous ont abreuvés de planches durant des semaines et m'ont permis de découvrir cet auteur !
L'avis de Noukette, qui a été sous le charme elle aussi ! (et qui a fait partie de la conspiration évoquée plus haut...)

Et voici ma douzième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma quatrième au Top BD des blogueurs de Yaneck!
(note : 18.5/20)
Logo_top_bd_2011

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21 mai 2011

Swap Partners in Crime

Amateurs d'Hercule Poirot, Miss Marple et autres détectives au charme désuet, l'heure a sonné d'organiser mon premier swap, un swap dédié aux romans policiers britanniques ! (à noter qu'à l'heure où je vous parle, alors que l'été et sa douce chaleur approchent, une nouvelle version de Miss Marple signée Disney est en train d'éclore, avec Jenifer Garner dans le rôle-titre et Mark Frost, le scénariste de Twin Peaks, aux commandes... Un peu rajeunie notre détective préférée...)

Vous aimez le charme suranné de la campagne anglaise, les histoires de meurtres à lire accompagnées d'une tasse de thé et de biscuits au beurre ?
Vous êtes incollable sur l'arsenic et vous avez lu Le Meurtre de Roger Ackroyd huit fois ?
Vous raffolez des romans d'Agatha Christie, de Wilkie Collins ou encore de Patricia Wentworth ?
Vous aimez frémir sous une bruine fine typiquement anglaise et tourner les pages en attendant que chacun des personnages baisse son masque ?

Si vous vous reconnaissez dans ces questions, ce swap est fait pour vous ! 

Le Swap Partners in Crime.*

Partners_in_Crime
Contenu du colis :

  • 2 romans policiers britanniques (contemporains ou non, à voir avec votre swapé !)
  • 1 gourmandise britannique salée ou sucrée pour doper les neurones (j'en entends qui critiquent la gastronomie anglaise dans le fond...)
  • 1 boisson pour s'éclaircir les idées
  • 1 objet pour mener l'enquête (excentricités permises !)

Conditions d'inscription : Avoir un blog littéraire ou ayant au moins une catégorie consacrée aux livres.
Pour une gestion plus sereine, je n'accepte pour ce swap que les blogueurs que je connais ou qui me sont recommandés par des blogueurs que je connais (cela évite les mauvaises surprises...).

Inscriptions : Les inscriptions se font en commentaire de ce billet.

Organisation et calendrier : Les envois se font en binôme, pour permettre une meilleure découverte de son swapé.
Dans la mesure où la période estivale approche à grands pas, et comme je sais que certains vont être là en pointillés durant l'été, je vous propose un calendrier assez souple qui permettra à chacun de se mettre d'accord avec son binôme pour envoyer son paquet.

Jusqu'au 5 juin : Inscription au swap
Le 6 juin : Envoi des questionnaires
Le 25 juin : Date limite de retour des questionnaires
Le 1er juillet : Réception du questionnaire de son swapé
Du 1er juillet au 15 août : Préparation et envoi des colis (à fixer en binôme)
Le 1er septembre : Présentation collective des colis (quelle que soit la date à laquelle vous aurez reçu votre paquet, le billet sur votre blog sera programmé pour ce jour-là) ... n'oubliez pas les appareils photos quand vous vous émerveillerez en l'ouvrant!)

  Participants : nesto, lucie, c.l!ne, Jeneen, AnneAlex-Mot-à-Mots, Valbouquine, Gaëlle, Ciboulette, yoshi73latite06, Violette, argali, Stemilou, Océane, soukee

INSCRIPTIONS CLOSES

*logo bricolé d'après l'affiche du film L'heure zéro de Pascal Thomas auquel j'ai associé, vous l'aviez reconnu, un célèbre titre de la Reine du crime, traduit en français par Le crime est notre affaire...

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