Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

09 mars 2011

J'aurais adoré être ethnologue..., Margaux Motin

j_aurais_ador_tre_ethnologue_22905441J'avais découvert Margaux Motin avec La théorie de la contorsion et, ayant beaucoup ri, j'ai décidé de lire la première BD qu'elle avait faite : J'aurais adoré être ethnologue...

Une nouvelle fois, Margaux Motin nous livre ici des planches à l'humour féroce, alternant blagues potaches et réflexions sur la vie d'une jeune femme-mère-fashion qui aurait adoré, si elle n'avait pas été illustratrice, être ethnologue... (cf. l'illustration de la couverture, très probante !)
Les illustrations sont toujours aussi réussies et donnent au texte de Margaux Motin un dynamisme certain. La jeune illustratrice avait 
déjà fait preuve de sa verve humoristique avec ce premier tome qui n'a rien à envier à sa suite évoquée plus haut.
planche_j_aurais_adore_etre_ethnologue1275482381_f115cBref, encore une fois j'ai beaucoup ri avec cette BD, peut-être un peu plus vulgaire que la seconde, mais cela participe du charme de Margaux Motin... Que c'est bon, d'ouvrir une BD comme celle-ci et de rire à gorge déployée ! Merci Margaux Motin pour ces instants précieux !
Les avis de
c.l!ne et Héloïse, enthousiastes aussi !

Et voici ma première participation au rendez-vous hebdomadaire de Mango!

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

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07 mars 2011

Cendrillon, Alexandra Huard (d'après Charles Perrault)

id_5960cendrillon1J'aime beaucoup découvrir des albums de contes classiques. Qu'ils soient fidèles au texte originel ou s'en détournent, ce sont des lectures qui me ravissent à chaque fois.
La collection Tam Tam du Monde des Editions Tourbillon est parfaite pour ça puisqu'elle propose un catalogue d
e contes du monde entier, dans un petit format carré à couverture cartonnée.
Le Petit Poucet côtoie ainsi Kerwan et le dragon de l’océan ou encore Le dernier noël des trolls.

Pour ma part, j'ai été ravie de découvrir Cendrillon illustré par Alexandra Huard, une jeune illustratrice originaire d'Annecy primée pour son projet d'illustration à la carte à gratter au festvial d'illustration de Bologne en 2010.c_illustration2w

Ses illustrations aux tonalités sombres ont su moderniser ce conte de Perrault tout en se détachant sensiblement des illustrations courantes qu'il a occasionnées. J'ai été séduite par la précision de son trait tant dans son traitement des personnages que dans ses décors. Un album que j'ai adoré découvrir...

Je tiens à remercier une nouvelle fois Inès Adam et les Éditions siteon0_130x51, spécialisées en littérature de jeunesse, pour cette belle découverte !

Et pour en savoir plus sur cette jeune illustratrice de talent,
on file sur son blog !

Capture

  Et voici ma huitième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

 

 

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06 mars 2011

Festival Encres Vives à Provins 2011

bv000002Par cette belle journée ensoleillée, nous avons décidé d'aller nous promener dans la Cité médiévale de Provins, (en Seine et Marne) afin de visiter les monuments que nous n'avions pas encore vus.
Quelle surprise de découvrir, juste avant de partir, qu'un Salon du livre était organisé ce weekend ! Ni une ni deux, nous nous préparons et filons ! 
Le Festival Encres Vives était organisé dans le centre culturel de la ville. Une jolie salle au caractère si intimiste, que je n'ai pas osé sortir mon appareil photo... J'ai préféré déambuler dans les allées des éditeurs et discuter avec les auteurs présents que les mitrailler comme une groupie...

Résultat ? J'ai discuté longuement avec Jean-Philippe Blondel (l'auteur, notamment, de Blog, dont je vais vous parler cette semaine), Louis-Philippe Dalembert, Eric Holder et Marie Desplechin (je lui ai avoué qu'à Montreuil, j'avais renoncé à attendre pour la rencontrer, vue la foule...)

jean_phillipe_blondel   F09AutLouisPhilippeDalembert 

Jean-Philippe Blondel et Louis-Philippe Dalembert

eric_holder    md

Eric Holder et Marie Desplechin

Une déception, néanmoins : Michèle Barrière, auteure de romans noirs gastronomiques que j'adore (et que j'avais interviewée dans ce billet) était annoncée, mais n'était pas là... Ce n'est que partie remise !

Ce qui m'amène à vous présenter les petits nouveaux de ma PAL,
tous dédicacés, bien entendu !
(Je n'ai pas résisté comme au Festival d'Angoulême...)

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bella 9782757808115 noires__blessures 

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(je n'ai pas su résister à celui-ci :
Shivaratri est trop proche et je suis lancée à corps perdu dans "L'Inde en fêtes"...)

Bon dimanche à tous !


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05 mars 2011

Le sexe à Rome, John R. Clarke

9782732431185FSQuels étaient les mœurs sexuelles des Romains à l'Antiquité ? Pourquoi affichaient-ils tant de représentations artistiques de rapports sexuels dans leurs demeures et quelles en étaient les significations ?
John R. Clarke, professeur d'histoire de l'art à l'université d'Austin, au Texas, s'est penché sur la question à travers les vestiges de cette époque. Si le sujet peut sembler déroutant, voire prêter à sourire, le documentaire qui en résulte est tout à fait passionnant.

Il nous propose, à partir de peintures (notamment de la Maison des Mystères à Pompéi), de sculptures, d'amulettes ou encore de poteries diverses, de tenter de comprendre la représentation de la sexualité des romains (de 100 av. J.C. à 250 apr. J.C.), et de nous affranchir de la vision judéo-chrétienne que nous en avons pour mieux en percevoir les codes, qui sont parfois surprenants.
Nous apprenons ainsi qu'une sexualité épanouie était une bénédiction divine, et que les romains ne s'attachaient pas aux différences entres hommes et femmes en matière de plaisir (les termes "homosexualité" ou "hétérosexualité" n'existaient pas). Chacun faisait comme bon il lui semblait, du moment qu'il s'agissait d'un individu de situation sociale inférieure. Car finalement, aucune égalité ne régnait dans ce domaine : les Romains bien-nés faisaient ce qu'ils voulaient avec leurs esclaves hommes ou femmes (considérés comme du mobilier de leur demeure) ou des individus plus jeunes, mais il était mal-vu d'avoir ce type de rapport entre citoyens d'une même classe sociale.

Plus étonnant encore, les représentations picturales sexuelles avaient des fonctions qu'on peine à imaginer aujourd'hui : prouver sa catégorie sociale (il était bien vu d'avoir des tableaux représentant des scènes sexuelles socialement acceptées dans sa domus), éloigner le mauvais oeil (notamment dans les thermes, lors du déshabillage, il fallait rire pour éloigner le mauvais oeil dû aux convoitises) ou encore faire rêver ceux qui fréquentaient les lupanars. Car, et c'est encore une chose qui peut étonner, les lupanars n'étaient absolument pas les maisons closes propres et luxueuses qu'on peut imaginer et qui sont souvent représentées dans les films. Les Romains riches avaient leurs propres esclaves pour accomplir leurs désirs, donc seuls les classes inférieures fréquentaient ces établissements, de fait peu onéreux pour les attirer. Lorsqu'un coït coûte le prix d'une coupe de vin, le lecteur d'aujourd'hui comprend mieux que les luxueux lupanars étaient en réalité d'obscurs bouges sans lit ni coussin...

Je m'arrêteLogo_1 là, car je pourrais vous en faire un exposé beaucoup plus long si je m'écoutais. En résumé : un livre étonnant, très documenté et qui nous pousse à mettre de côté notre façon de penser la sexualité aujourd'hui pour comprendre les moeurs de cette époque.
J'inscris c
ette lecture comme huitième participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

 

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Villa des Mystères, Pompéi

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04 mars 2011

Marilyn dernières séances, Michel Schneider

9782070349289Sur Marilyn Monroe, beaucoup a été écrit, trop peut-être... Après avoir lu deux biographies la concernant, j'ai décidé de m'en tenir là sur les récits plus ou moins fantasmés concernant sa vie.

Pourquoi alors avoir succombé à Marilyn dernières séances ? Je ne sais pas. Peut-être parce que le parti de Michel Schneider n'était pas, comme bien d'autres, de comprendre le destin brisé de la star à travers son enfance, ses errements ou encore ses amants. 
Peut-être aussi parce qu'il n'affirme jamais entreprendre de comprendre celle qui fut tant médiatisée qu'elle se perdit en chemin. Il ne subsiste de la fascinante Marilyn que des souvenirs, des films, des mensonges aussi, et puis des réalités arrangées. Et Michel Shneider compose avec ces vides laissés au présent.
De ses derniers instants, il n'évoque que des bribes, décidant de laisser de côté la polémique sur cette nuit ultime où tout a basculé. Et finalement, c'est ce qui m'a plu.    
Loin des documentaires plus ou moins fiables qui promettent de révéler enfin ce qu'il advint de l'actrice adulée, Marilyn dernières séances se présente comme un ouvrage à part qui, s'il ne débute pas avec l'enfance de la jeune femme, n'échappe néanmoins pas à quelques rapides retours sur cette époque. Sa construction déconstruite chronologiquement évite, pour qui connaît un tant soit peu le parcours artistique et personnel de la belle, de lasser son lecteur. Michel Schneider alterne passé et présent, sans pour autant perdre son lecteur dans les méandres de cette vie chaotique.
Son propos ? Se pencher sur les relations qu'entretinrent Marilyn et son quatrième psychanalyste, Ralph Greenson, durant les deux dernières années de la vie de la mythique blonde. Sur leur relation destructrice, l'auteur ne porte pas de jugement, mais laisse parler les professionnels qui  connurent ce tandem improbable. Des deux, qui avait l'emprise sur l'autre ?  Qui détruisait l'autre ? Le mystère reste entier. Et finalement, des incertitudes qui demeurent sur la vie de Marylin, celle-ci semble être la plus fascinante.
Sans jamais sombrer dans une psychologie facile et hasardeuse, Michel Schneider offre ici un ouvrage étonnant autant qu'agréable. Un livre au rythme rapide, sans temps mort, au style soigné et imagé, qui a su capter mon intérêt malgré deux ouvrages déjà lus sur le sujet.

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J'inscris cette lecture comme troisième participation au Challenge Marilyn Monroe de George.L'avis deDaniel Fattore.

"REWIND. Remettre la bande à zéro. Recommencer toute l'histoire. Repasser la dernière séance de Marilyn. C'est toujours par la fin que les choses commencent." (p.15)

"Il la prend, la jette. Avec amour et abjection, il l'écoute, deux ans et demi. Il n'entend rien et la perd. Ce serait une histoire triste, sinistre, dont rien ne rachèterait la mélancolie, même pas ce sourire par lequel Marilyn semblait s'excuser d'être si belle." (p.15)

"Elle était devenue mon enfant, ma douleur, ma soeur, ma déraison." (p.24)

"Je suis son analyste, je veux incarner une image paternelle positive, un père qui ne la décevrait pas, qui éveillerait sa conscience ou lui prodiguerait, à tout le moins, de la bonté." (p.290)

"La détresse était le seul moyen pour elle de s'assurer de la présence de l'autre et elle était devenue une entité cauchemardesque qui en dépit de tout amour, de toute fragilité ou splendeur, le détruisait inexorablement. Et s'il n'avait pas envie d'être détruit ?" (p.388)

                          photo_151937_2570323_201004062832363    marilyn_monroe_les_hommes_preferent_les_blondes

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03 mars 2011

India Dreams T.1 Les Chemins de Brume, Maryse et Jean-François Charles

india_dreams_tome_1_les_chemins_de_brume_7965111India Dreams est une série de BD composée de 6 tomes, publiée chez Casterman et présentée ainsi :

"Londres, décembre 1944. Emy déteste les Indes. 16 ans plus tôt, elle y a perdu ses parents. Et voilà que resurgit le passé. De façon fortuite, Emy prend connaissance du journal intime de sa mère, Amélia, jeune femme résignée, à peine sortie des principes de l’Angleterre Victorienne, et confrontée, au travers d’une Inde dite impudique, au réveil de sa propre sensualité. "India Dreams" nous permettra de connaître son incroyable destin."

Le premier tome de la série, Les Chemins de Brume, débute à Londres en 1944. Emy découvre le journal intime d'Amélia, sa mère. Celle-ci, jeune anglaise éduquée par les codes de l'Angleterre victorienne, s'embarque en 1930 pour Bombay avec sa fille, afin de rejoindre Thomas, son mari, capitaine dans l'armée des Indes au Radjasthan. Mais les retrouvailles entre les deux époux sont décevantes. Thomas semble avoir changé, et Amélia a bien du mal à s'accoutumer au climat et aux traditions indiennes.

Vignette_LCLe premier tome de cette BD était une lecture commune avec Hilde (vous trouverez son avis dans ce billet). Pour ma part, j'ai été absolument enchantée par cette lecture.
Non seulement les illustrations sont tout bonnement magnifiques (finesse
des traits et soin du détails), mais les couleurs utilisées sont très subtiles et participent de l'immersion dans cette région de l'Inde à la chaleur suffocante. L'alliance des deux offre beaucoup de sensualité à ce premier tome.planche_pg
L'intrigue développée est très bien ficelée et l'alternance d'époque (1930 et 1944) la dynamise. Ce premier tome fonctionne réellement comme le pilote d'une série en posant un cadre et des personnages tout en multipliant les ficelles de l'intrigue.
L'Inde n'est pas une toile de fond utilisée comme élément exotique : ses traditions et son Histoire font partie de l'intrigue et l'aspect colonial y est très bien décrit.

logo_Inde

Bref, une lecture qui m'a ravie et que je compte bien poursuivre avec la lecture des autres tomes.

J'inscris cette lecture comme première participation au Challenge "L'Inde en fêtes", à l'occasion de Shivaratri.
Découvrez les avis de Irrégulière, Yoshi et Nane sur ce premier tome.

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02 mars 2011

L'Inde en fêtes #1 Shivaratri

logo_IndeHilde et moi vous proposons "L'Inde en fêtes"

Le principe ? Lire des livres sur l'Inde / de la littérature indienne tout au long de l'année, à l'occasion de 5 fêtes populaires sélectionnées (toutes les informations sont ici ou chez Hilde !)

Première fête : Shivaratri (les 2 et 3 mars)

Shivaratri signifie littéralement "La nuit consacrée à Shiva". C'est la nuit durant laquelle, selon la légende, le dieu se créa lui-même grâce à sa force divine.
Cette fête religieuse, très attendue par les Hindous, est une fête mobile qui tombe le quatorzième jour de la lune décroissante du mois de Falgun (en février ou mars la plupart du temps).

En ce jour sacré,  les fidèles jeûnent toute la journée et à l’aube, les dévots prennent un bain sacré ou se trempent dans la rivière avant d’aller prier au temple. Le temple de Pashupatinath à Kathmandu, considéré par les Hindous comme l’un despèlerinages les plus sacrés glorifiant Shiva, accueille ainsi plus de 100 000 dévots durant la fête de Shivaratri.

Les fidèles réalisent des pûjâ avec des feuilles de bili et du lait. Les femmes sont particulièrement ferventes dans leur célébration et prient pour leurs époux et leurs fils. Ce jour-là, la consommation de substances hallucinogènes est autorisée, considérées alors comme nourritures sacrées des Dieux.

Le Puran, l’un des nombreux textes sacrés hindous, dit que si l’on célèbre cette fête, tous les péchés sont oubliés. shiva

 Selon les textes sacrés, les offrandes au Seigneur Shiva doivent comporter  :

  • des feuilles de Bili, pour calmer la divinité au sang chaud, qui symbolisent la purification de l'âme
  • de la pâte de vermillon qui symbolise la vertu
  • de la nourriture, favorable à la longévité et à la satisfaction des désirs
  • de l'encens, censé apporter l'abondance
  • une lampe allumée, favorable à l'acquisition du savoir
  • des feuilles de bétel, témoignant de la satisfaction des plaisirs profanes.

A l'occasion de cette date, Hilde et moi avons fait une lecture commune que nous vous présenterons dans notre billet de demain.

Et comme ma PAL indienne s'est étoffée ces derniers temps,  je voulais proposer dans le cadre du challenge des lectures communes avec ces titres :

une_passion_indienne_8056244 jours_pluie_madras_L_1 mistry compartiment_pour_dames_anita_nair

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Les billets des participants:

Mini_Taj L'Ogresse de Paris : Le Jardin de Badalpour de Kenizé Mourad 

                                           Le festin de rose de Indu Sundaresan

Mini_Taj Penelope La maîtresse des épices de Chitra Banerjee Divakaruni

Mini_Taj Delphine  : India Dreams L'intégrale (T.1 à 4)  de Maryse et Jean-François Charles 

Mini_Taj Sharon  : La chanson du jardinier de Kalpana Swaminathan

Mini_Taj Hilde : India Dreams T. 1 Les Chemins de brume de Maryse et Jean-François Charles 

Mini_Taj Soukee : India Dreams T. 1 Les Chemins de brume de Maryse et Jean-François Charles 

 
Les participants au Challenge : 
Estellecalim, L'Ogresse de Paris, Lily, Mango, Delphine, Sharon, Penelope, Elea23, Sabbio, Choupynette, Wax, Nathalye, Briggy13, Valérie, Touloulou, Nesto, Hilde et soukee

 

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28 février 2011

Alchimie, Beth Fantaskey

9782702434925Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas choisi cette lecture : c'est une  lecture professionnelle que j'ai faite il y a quelques semaines. Par manque de  temps, je n'avais pas encore pris le temps de la présenter.
Je dois avouer aussi que,
en commençant  ce roman, je n'étais attirée ni par la couverture ni par le bandeau "Par  l'auteur de Comment se débarrasser d'un vampire amoureux ?" et que je redoutais le pire...

Alors qu'elle assiste à l'enterrement de son père, assassiné sur un parking, Jill  Jekel se lie d'amitié avec un garçon de son collège, Tristan Hyde, venue la  soutenir dans cette épreuve. Entre les deux adolescents, aux noms trop évocateurs pour être anodins, une alchimie naît peu à peu.
Lorsque Jill se rend compte que son père, chercheur en biologie, a vidé le compte en banque qui devait servir à financer ses études et que sa mère s'enfonce peu à peu dans une sévère dépression, la jeune fille décide de prendre sa vie en main et de participer à un concours de chimie. Aidé de son acolyte littéraire, elle se lance dans la recréation de la potion qu'a utilisé le célèbre Dr Jekyll pour se transformer en Mr Hyde....

Alors que j'ouvrais ce roman avec beaucoup d'a priori, j'ai été agréablement surprise. Même si les personnages possèdent peu de densité psychologique et que le style de l'auteur est plat, l'intrigue fonctionne bien.
Le suspense est au rendez-vous de ce roman qui, s'il n'est finalement qu'une réécriture moderne de Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson, possède néanmoins certaines qualités indéniables.
L'alternance de points de vue à chaque chapitre (ou presque), annoncée par le nom du personnage qui prend en charge la narration, permet de dynamiser le récit et d'en apporter plusieurs éclairages. Le choix typographique de l'italique lorsque la Bête prend le contrôle du personnage est aussi une excellente façon de l'indiquer finement au lecteur.
Enfin, le fait que ce roman soit en un seul tome, et non pas le premier opus d'une série, permet d'appréhender dans sa globalité l'intrigue développée par l'auteur et de ne pas avoir une impression d'inachevé une fois la dernière page tournée.

Même si l'intrigue comporte certaines prévisibilités et que la plume de l'auteure est vraiment sans intérêt, ce roman
a le mérite de moderniser l'oeuvre de Stevenson en l'adaptant à des héros adolescents contemporains, ce qui permet de tisser un parallèle entre ces deux œuvres.

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27 février 2011

L'homme de Kaboul, Cédric Bannel

62155866_pDécouvrir un roman qui a pour cadre l'Afghanistan d'aujourd'hui ? Voilà une idée qui m'a séduite ! Mes lectures étant assez pauvres sur ce sujet, le roman L'Homme de Kaboul a été l'occasion d'en savoir davantage.

Appelé sur les lieux d'un suicide, Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul n'est pas dupe : l'homme qui gît dans son salon n'est pas mort de son propre fait par une balle en pleine tête, malgré la mise en scène astucieuse qui tend à le faire croire. Les détails, trop nombreux, soutiennent la thèse d'un crime déguisé en suicide. Oussama se lance alors dans une enquête que sa hiérarchie semble étonnement vouloir freiner...
Pendant ce temps, en Suisse, Nick, un jeune analyste travaillant pour une structure secrète du nom de l'Entité, se voit propulsé au milieu d'une chasse à l'homme au nom d'un rapport hautement confidentiel détenu par le fugitif. 

L'homme de Kaboul fait partie de ces romans dans lesquels on s'immerge complètement sans voir le temps passer. Cédric Bannel réussit avec brio à emmener son lecteur dans ce pays à la violence très médiatisée mais au quotidien souvent peu connu.
De la condition féminine aux difficultés du quotidien en passant par le régime taliban et l'histoire de l'Afghanistan ces dernières années, le lecteur appréhende ce pays par le biais de l'intrigue qui s'y déroule sans jamais avoir l'impression d'un quelconque étalage des recherches entreprises par l'auteur sur le sujet. La carte du pays, située en début de livre, abonde dans ce sens et permet de suivre les déplacements des personnages et de comprendre les nombreuses disparités du pays.

Le style de Cédric Bannel est fluide, l'intrigue haletante à souhait - grâce notamment à l'alternance des chapitres entre la Suisse et L'Afghanistan - et les deux héros crédibles.

Malgré un dénouement un peu trop rocambolesque à mon goût, L'homme de Kaboul n'en demeure pas moins un excellent roman à suspense dont la lecture m'a enchantée.

Les avis enthousiastes aussi d'
Alex-Mots-à-Mots et d'Esmeraldae sur ce roman.

Je tiens à remercier grandement Violette de Canalblog et les logo pour l'envoi de ce roman à paraître le 3 mars 2011 et la découverte de cet auteur.

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24 février 2011

Les étranges talents de Flavia de Luce, Alan Bradley

les_etranges_talents_de_flavia_de_luceLes Étranges talents de Flavia de Luce est le premier roman de l'écrivain septuagénaire canadien Alan Bradley.

Angleterre, été 1950. Dans le manoir familial des de Luce, Flavia et ses deux sœurs s'ennuient. Leur père, distant, est plongé dans sa collection de timbres, négligeant ses filles depuis le décès de leur mère.
Le jour où Flavia découvre un oiseau mort avec un timbre planté dans le bec et un cadavre dans le potager familial,
la fillette émerge de la douce torpeur de ses journées et décide de mener l'enquête, seule.

J'ai été très curieuse de découvrir ce roman qui a fait beaucoup de bruit sur la blogosphère, il y a quelques mois. L'ayant à lire dans le cadre de mon travail, j'ai fait d'une pierre deux coups.
Si j'ai apprécié l'ambiance générale de ce roman - l'Angleterre, les années 1950, la paisible tranquillité de la campagne -  je n'ai pas du tout été conquise par celui-ci (troisième billet successif de lectures qui ne m'enchantent pas...)
L'ambiance surannée du manoir familial et des années cinquante offre à ce roman un cadre agréable au charme singulier peu original mais appréciable. La solitude du personnage de Flavia est compensée par son attrait pour la chimie, et si peu d'adolescents actuels se reconnaîtront dans cette héroïne, beaucoup peuvent apprécier l'aspect ludique de cette science et les possibilités qu'elle permet.
Malheureusement, l'intrigue est lente et parfois prévisible et des invraisemblances trop nombreuses ponctuent le récit (notamment sur la probabilité qu'une enfant de onze ans réussisse là où des enquêteurs chevronnés échouent...) Je suis allée au bout de cette lecture uniquement car je prenais le train et que je l'ai lue d'une traite. Je ne suis pas sûre que ça aurait été le cas sans ce voyage...
Je remercie néanmoins C. et J. qui m'ont offert ce roman pour Noël, suivant scrupuleusement la liste que je leur avais donnée pour les aiguiller ! 

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