Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

16 octobre 2010

Le plus bel âge, Joanna Smith Rakoff

9782258081345FSLe plus bel âge est le premier roman de l'américaine Joanna Smith Rakoff, publié en France en 2010 aux Presses de la cité.

Une bande d'amis depuis l'université évolue  à New York. Entre ces quatre filles et ces deux garçons - Lil, Sadie, Beth, Emily, Tal et Dave - les amitiés se nouent et se dénouent au fil du temps, au même rythme que leurs amours. Entre mariages et licenciements, amours non partagées et déceptions, ces six jeunes adultes grandissent ensemble...

Annoncé comme un roman d'apprentissage, Le plus bel âge se présente comme une peinture sociale d'une génération, entre promesses et désillusions.
Non sans rappeler Bret Easton Ellis et Jay Mcinerney, Joanna Smith Rakoff nous livre ici un roman dense à multiples facettes.
Porté par un rythme parfois très lent, il amorce des problématiques assez ethnocentrées qui ne tendent pas à une forme d'universalité, comme le laisse entendre la quatrième. Des tragédies personnelles aux doutes existentiels en passant par les amours compliquées de cette bande de jeunes adultes, ce roman oscille entre littérature sentimentale et réflexion plus profonde sur le monde d'aujourd'hui.
Si j'ai été portée par la première partie de ce récit, je dois avouer que je me suis ennuyée à la longue, ne parvenant ni à m'identifier aux personnages principaux ni à m'intéresser à leurs petits états d'âme.
Une lecture que je ne regrette absolument pas car elle m'intéressait de prime abord, mais qui ne me laisse pas un grand souvenir une fois la dernière page tournée...

Je tiens à remercier  logo2et les éditions presses_de_la_cit_ pour ce roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.


Le plus bel âge par Joanna Smith Rakoff

Le plus bel âge
Joanna Smith Rakoff

Critiques et infos sur Babelio.com

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14 octobre 2010

Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté, Michèle Fitoussi

3793205D'Helena Rubinstein, je ne connaissais que le nom et la marque de cosmétiques. Ainsi, quand j'ai eu l'opportunité de lire cette biographie de Michèle Fitoussi qui lui est consacrée, je l'ai saisie.

Née en 1872 en Pologne, celle qui révolutionna l'industrie cosmétique a dû pourtant surmonter trois obstacles majeures à cette époque : elle était une femme, pauvre et juive. Ainsi débute la biographie de Chaja Rubinstein, sous la plume de Michèle Fitoussi.
De ses origines, Helena reniera presque tout, inventant au fil des ans un passé qui correspond à l'image qu'elle veut donner. De son départ à vingt-quatre ans pour l'Australie, à l'ouverture de ses premiers salons de beauté, en passant par son triomphe progressif à Londres, Paris puis aux États-Unis, Michèle Fitoussi nous ouvre grand la porte de la vie de celle qu'on appelait "Madame".

Une force de caractère peu commune, une passion pour son métier qui la fera travailler tous les jours jusqu'à plus de quatre-vingts ans, un avant-gardisme indéniable et un sens des affaires inné ont fait de cette femme une icône incontestée de la beauté.


D'une lecture captivante, cette biographie est un très bel hommage à Helena Rubinstein. Michèle Fitoussi, grâce à des recherches fouillées , nous donne à voir le parcours de cette femme hors du commun qui sut s'imposer dans un univers masculin et révolutionner l'univers de la beauté.
Sans épargner les aspects moins reluisants de la personnalité de cette grande femme - son autoritarisme, son inaptitude à aimer et à prendre soin de ses proches, son égoïsme, sa paranoïa, ses violentes colères et son incompréhension face à ceux qui ne travaillent pas autant qu'elle - Michèle Fitoussi en dresse un portrait très précis.
J'ai dévoré cette biographie d'une traite, m'étonnant à chaque page de l'avant-gardisme d'Helena Rubinstein en matière de beauté : partout où elle arrivait, elle savait comment traiter les problèmes de peaux de chaque femme et inventait des services toujours plus adaptés. Je ne m'étonne absolument pas du succès fulgurant de sa marque de cosmétique... Je m'étonne juste de son énergie hors du commun et de son dévouement obsessionnel à son entreprise, au détriment de sa vie personnelle.

"C'est une visionnaire qui a créé la beauté moderne, scientifique, rigoureuse, exigeante, en mettant en avant l'hydratation de la peau, la protection contre les méfaits du soleil, les massages, l'électricité, l'hydrothérapie, l'hygiène, les régimes alimentaires, la diététique, l'exercice physique, la chirurgie." (p.11)

 Je tiens à remercier grandement bob et les Éditions Grasset pour ce roman reçu dans le cadre d'un  partenariat.

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12 octobre 2010

Le Projet Bleiberg, David S. Khara

couv_4Il ne m'aura fallu qu'une après-midi pour dévorer le nouveau roman de David S. Khara (qui nous avait alléchés lors de ma petite interview du 10 septembre...), le tant attendu Projet Bleiberg. Et le résultat dépasse de loin ce que j'imaginais !

Jeremy Novacek est un jeune trader New Yorkais alcoolique et dépressif. Un matin, après un ultime réveil rendu difficile par l'alcool, il reçoit la visite de deux émissaires de l'armée venus lui annoncer le décès de son père, ancien pilote de l'US Air Force dont il n'a plus eu de nouvelles depuis sa plus tendre enfance. Parti annoncer cette triste nouvelle à sa mère dans la maison de santé où elle perd peu à peu l'esprit, le jeune homme se retrouve en possession d'une étrange clé marquée d'une croix gammée.
Entre passé et présent, Histoire et actualité, Jeremy va tenter de comprendre pourquoi son père a mystérieusement disparu quand il était jeune et ce qu'il avait découvert lors de la Seconde Guerre mondiale, qui pourrait menacer l'Humanité actuelle.

Bien loin de son premier roman, Les Vestiges de l'Aube, qui traitait de vampires, David S. Khara nous entraîne avec ce nouveau roman dans une histoire palpitante servie par un rythme trépidant. Aucun temps mort dans l'action, les événements s'enchaînent à une vitesse vertigineuse, ne laissant au lecteur que peu de temps pour les assimiler. La psychologie de ses personnages est fine et vraisemblable et permet une identification certaine.
Encore une fois, David S. Khara fonde son intrigue sur une réalité historique qu'il teinte brillamment de fiction (c'est même précisé en préambule, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'aller vérifier au cours de ma lecture si certains personnages étaient fictifs ou non...) A partir de cette période noire de l'Histoire, la Seconde Guerre mondiale, il brode une fiction à la fois effrayante et pourtant réaliste, à la lumière de la folie humaine. Je ne serai pas plus prolixe pour ne pas dévoiler la clé de cette intrigue.

Bref, une excellente lecture qui m'a plongée au cœur des services secrets et des machinations  pol
iSans_titre_2tiques et idéologiques, le tout teinté d'humour ! Quoi de plus mérité que le titre de treizième coup de cœur de cette belle année 2010 ?
Merci David S. Khara pour ce roman (au sens propre comme au figuré...),  merci de m'avoir permis de le découvrir au plus vite. Continue de nous faire rêver avec ta plume si fine et tes intrigues toujours bien menées.

"Dans cet univers absurde, l'ignorance protégeait le sommeil et prolongeait l'espérance de vie." (p.11)

"Prenons un shaker. Versons-y une pointe d'Air Force, une lampée de CIA, deux doigts de Suisse et un zeste de Nazi. On obtient un cocktail que je suis curieux de goûter." (p.43-44)


Pour la plaisir, je vous remets la bande-annonce de ce roman :

                           


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11 octobre 2010

La série Draculivre, Eric Sanvoisin et illustré par Olivier Latyk

J'ai découvert la série Draculivre grâce à ma chère Tinusia,
qui m'avait offert, lors du SwapÔcontes organisé par Emmyne, Le Petit buveur d'encre rouge,
un bel album inspiré du célèbre conte.
Charmée par cette histoire de vampires des livres,
j'ai depuis acheté et dévoré tous les autres tomes de la série !
Voici donc deux billets en un : La petite buveuse de couleurs et
Le buveur de fautes d'orthographe !

9782092525470FSCarmilla, la petite buveuse d'encre, est malade. Elle ne peut plus avaler une seule goutte d'encre et devient chaque jour plus faible. Très inquiet, Odilon, le petit buveur d'encre, met tout en œuvre pour l'aider.Et si un livre avait rendu malade sa bien-aimée ?

Toujours aussi attachant, cet album est encore une belle réussite ! Une intrigue originale, des illustrations oniriques (N.B. OlivierLatyk ayant remplacé Martin Matje pour illustrer cette série) et toujours beaucoup d'humour. Bref, encore un tome qui m'a charmée et transportée dans la cité des buveurs d'encre ! 

9782092521267FSOdilon est inquiet : son oncle Draculivre ne supporte pas trouver une faute d'orthographe dans un livre, au point qu'il confisque immédiatement ledit livre dès qu'il le sait. Pourtant, les fautes d'orthographe ont un goût bien particulier qu'Odilon adore. Seraient-elles dangereuses pour la santé ou est-ce Draculivre qui est malade ?

Belle ode à l'orthographe, ce petit album permet d'aborder cette question tout en douceur avec les lecteurs enfants, sans pour autant sombrer dans la démagogie ni une moralisation trop prégnante.
Une grande imagination, comme toujours, au service d'une intrigue simple tout en étant originale. Un petit bonheur de lecture, comme à chaque fois !
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Et voici ma deuxième participation au Challenge Halloween d'Hilde et Lou.

Un petit tour sur le blog d'Eric Sanvoisin pour en savoir plus sur cette série ?

Sanvoisin

 

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10 octobre 2010

Le carré de la vengeance, Pieter Aspe

9782226183873FSVu que j'adore la Belgique en général et Bruges en particulier, je me suis jetée sur ce roman de Pieter Aspe qui se déroule dans cette magnifique ville. Premier de la série qui met en scène le commissaire Van In, ce roman a été publié pour la première fois en Belgique en 1995 et en France en 2008.

Lorsqu'un bijoutier est cambriolé une nuit et que sa collection est dissoute dans un bain d'acide, les enquêteurs pensent à une vengeance. Le commissaire Van In est dépêché sur place pour mener l'enquête.
Mais lorsque son supérieur lui enjoint de ne pas ébruiter l'affaire ni de mener d'enquête approfondie, Van In est interloqué. Aidé d'Hannelore Martens, la substitut du procureur particulièrement à son goût, il décide de mener une enquête parallèle.

Lecture très rapide et très agréable, Le carré de la vengeance est un titre très accrocheur pour débuter une série.
L'intrigue est alambiquée et possède un dénouement imprévisible jusqu'à la dernière ligne (au sens propre !), les événements s'enchaînent sur un rythme rapide qui ne laisse aucun temps mort à la narration et les personnages sont tous dotés d'une psychologie intéressante.
Le commissaire Van In, le héros de ce roman, possède un anti-conformisme ravageur et un sens de la répartie rare. Son sale caractère et ses manies de vieux célibataire le dotent d'un potentiel comique qui fait de lui l'enquêteur par excellence : aussi doué dans sa vie professionnelle que gauche dans sa vie personnelle et sentimentale.
Bref, un très bon moment de lecture malgré une petite déception : Bruges n'est pas un personnage à part entière de ce roman et rares sont les descriptions qui permettent de s'immerger au cœur de cette ville... C'est bien dommage !

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08 octobre 2010

Vampire Academy T.1 Soeurs de sang, Richelle Mead

Roman___Vampire_Academy_Tome_1Malgré la déferlante de romans consacrés aux vampires, je n'ai jamais ô grand jamais succombé et lu de bit lit... (enfin si, une fois, avec le premier tome de Twilight, mais c'est ma sœur qui me l'avait offert d'abord, et même que je n'ai pas continué la série ensuite, na !)
Ainsi, lorsque j'ai vu une bonne critique de Vampire Academy sur le blog de Petites Madeleines (blog que j'aime beaucoup), j'ai été intriguée et je me suis laissée tenter...

Après une mystérieuse fugue, deux jeunes filles, Rose et Lissa, sont contraintes de retourner à l'Académie de Saint-Vladimir, où de jeunes vampires apprennent la magie. Car Rose et Lissa ne sont pas deux adolescentes ordinaires : Lissa est une princesse vampire et Rose est une dhampir chargée de sa protection.
Il règne à Saint-Vladimir une ambiance pesante et Lissa se sent menacée à cause des étranges pouvoir qu'elle développe. Son amie Rose va tout faire pour l'aider et la protéger. Mais de qui ?

Je suis rentrée facilement dans ce roman, portée par son intrigue assez originale. L'amitié entre les deux héroïnes est  bien étudiée et plausible et représente à mes yeux l'intérêt de ce roman. Malgré une plume assez pauvre, Richelle Mead semble ancrer ses personnages dans la générations actuelle des jeunes, entre problématiques adolescentes et sexualité omniprésente.
L'univers qu'elle a inventé doit plaire aux fans du genre, mais ne m'a pas particulièrement séduite. Encore une énième école de magie / sorcellerie ! Depuis Harry Potter, les auteurs en mal d'inspiration semblent s'être donné le mot (comme dans Tara Duncan, Percy Jackson, Le livre des Étoiles)
Néanmoins, ce roman a le mérite de mêler du merveilleux à des problématiques adolescentes réelles et parfois lourdes. Je n'en dirai pas plus pour ne rien vous dévoiler, mais c'est ce qui m'a le plus séduite.
Bref, un moment de lecture agréable et qui m'a permis de me pencher un peu sur le phénomène lié aux vampires dans la littérature pour adolescents aujourd'hui.

Je tiens à remercier
livraddict et Capture pour ce roman reçu dans le cadre d'un  partenariat. 

Et j'inscris immédiatement cette lecture dans le cadre du Challenge Halloween d'Hilde et Lou.

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Le principe ?
Du 1er octobre au 1er novembre,
afin de pallier la morosité ambiante,
lisons et publions nos avis sur des histoires de vampires, fantômes, sorcière et autres créatures de la nuit...

Plusieurs niveaux sont proposés dans ce challenge (Petits Monstres, Scream, Hocus Pocus, Lestat...)

Plus d'info sur le blog d'Hilde et sur celui de Lou !

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06 octobre 2010

Rencontre avec une auteure : Leslie Plée

56233155Après avoir découvert avec grand plaisir la BD Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses grâce à ma copine Héloïze, j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur Leslie Plée, la jeune auteure de cette petite perle d'humour... Elle a très gentiment accepté de répondre à quelques unes de mes questions.

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*Dans quelle mesure Moi, vivant... est-il autobiographique ?

Ce récit est totalement autobiographique, j'ai décrit ce moment de ma vie en collant vraiment à la réalité.


*Dessinez-vous depuis votre plus tendre enfance ?

Je dessine depuis toujours, quand ma mère me racontait une histoire le soir, ce que je préférais c'était regarder les beaux dessins. Quand j'ai dû à l'école lire des livres sans la moindre illustration, ça m'a un peu traumatisée.


*A quel moment de la journée dessinez-vous ?

A n'importe quel moment, il faut que j'en ai envie et c'est tout. Parfois j'ai du mal à m'y mettre, j'ai un peu la flemme, mais quand je suis dedans, j'ai du mal à m'arrêter.

*Vos illustrations viennent-elles illustrer vos idées ou est-ce plutôt l'inverse ?

A tous les coups, c'est l'idée qui vient un premier. Quand je fais une note de blog par exemple, il m'arrive de seulement écrire les dialogues des personnages sans dessiner quoi que ce soit, et une fois le texte écrit, je peux dessiner mes personnages. Parfois, l'écriture me demande plus de temps que le dessin. Une fois que j'ai trouvé l'idée, le dessin va tout seul.


*Quelle est votre lecture du moment ?

En ce moment, je lis un livre jeunesse qui s'appelle Pomme de Marie Desplechin que j'ai emprunté à la bibliothèque. J'adore, les personnages sont extras et c'est très bien écrit ! Par contre, je n'ai pas fait attention et j'ai commencé par le tome 2 (le 1er s'appelle Verte). Sinon, je viens de recevoir La FNAC, entre commerce et culture un livre de Vincent Chabault, publié chez PUF, un sujet qui m'intéresse particulièrement...

*Votre dernier coup de cœur en matière de lecture ?

En ce moment je traverse une période maudite où soit je ne finis pas le bouquin tellement il m'ennuie, soit il était plutôt à agréable à lire mais vraiment sans plus. C'est pour ça que je me rabats un peu sur la jeunesse!
Du coup je suis embêtée et j'ai un peu honte en période de rentrée littéraire. En matière de bd, j'ai lu Princesse Suplex récemment, c'est sur la catch féminin amateur, tout un programme ! Une histoire originale donc (un peu courte) et un dessin magnifique.

*Travaillez-vous sur un nouveau projet de BD (et si oui, pouvez-vous nous allécher un peu ?)

Oui encore de l'autobiographie, je parlerai avec humour et dérision de mes petites ou grandes angoisses, phobies, peurs, tout ce qui me pourrit la vie au quotidien encore aujourd'hui.



N'hésitez pas à aller faire un tour sur le blog de Leslie Plée !

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04 octobre 2010

Les crimes du Dr Watson, Duane Swierczynski

couv_sherlock_370x300Je poursuis ma lancée dans l'univers holmesien (= de Sherlock Holmes pour ceux qui l'ignorent) avec ce très bel album interactif... Attention, objet rare !

Alors que Sherlock Holmes a disparu mystérieusement dans les chutes de Reichenbach, le Dr Watson est accusé d'homicide et d'incendie volontaire. Emprisonné, il écrit à son ami le  Colonel Kelsh Resmo afin de solliciter son aide.
Il revient point par point sur les mois précédents son incarcération et les différents indices qu'il a récupérés pour clamer son innocence. Au Col. Kelsh Resmo de mener l'enquête !

Avis aux amateurs de Sherlock Holmes :  lecture très amusante ! Ce livre interactif est une petite merveille !
L'intrigue avance pas à pas, et chaque page amène une nouvelle trouvaille : une env
dblwatson1eloppe, une page de journal, un catalogue d'objets érotiques, une boite d'allumettes griffonnée, un ticket de théâtre, des horaires de train, etc.
Je me suis amusée à m
ener moi aussi l'enquête, m'émerveillant à chaque page de cette très belle édition qui nous plonge complètement dans l'atmosphère des romans de Doyle.
L'idée d'intégrer de réels indices au fil des pages rend cette lecture originale et vraiment mémorable. Un sans faute, bravo ! A offrir, à s'offrir, à dévorer sans culpabilité !
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Je tiens à remercier une nouvelle fois Inès Adam et Tornade , pour cette belle découverte  et ce moment de lecture très appréciable !

Et si je vous dis que dans cette collection de livres interactifs existent L'Héritier de Dracula et Meurtre au Manoir Wayne (donc dans l'univers de Batman), je pense en intéresser plus d'un, non ?

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01 octobre 2010

Le chemin de Sarasvati, Claire Ubac

sarasvatiAyant reçu ce roman en cadeau pour mon anniversaire en avril dernier, je n'avais pas encore pris le temps de le lire... Honte à moi ! Ce retard m'a permis d'organiser avec Hilde et paikanne une lecture commune !

A la mort de sa mère, Isaï
se retrouve seule avec son oncle et sa tante. Depuis le départ mystérieux de son père, la jeune fille était le souffre-douleur de l'épouse cruelle et méprisante de son oncle.
Voulant à tout prix retrouver son père, la jeune fille s'enfuit et décide de traverser son pays pour comprendre pourquoi ce père si aimant les a abandonnées, sa mère et elle. En compagnie de Murugan, un jeune garçon de la caste des intouchables, elle part sur les routes.

Quel roman prenant ! Destiné à un public adolescent, ce roman est une lecture vraiment agréable. L'intrigue développée est intéressante, les personnages ont une psychologie bien esquissée et le rythme de la narration est très bien dosé.
Les connaissances de Claire Ubac sur l'Inde sont assez poussées et permettent d'avoir un bon aperçu sur ce pays, l'organisation de sa société et ses traditions.
Bref, encore une fois, Claire Ubac m'a charmée !
inde

Vignette_LCPuisqu'il s'agissait d'une lecture commune, je vous invite à aller lire l'avis d'Hilde et Paikanne sur ce roman. Pour ma part, j'inscris bien entendu cette lecture dans notre Challenge Bienvenue en Inde et je remercie grandement les êtres chers qui m'ont offert ce roman après avoir su que j'avais adoré Le fruit du dragon de la même auteure...
 

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29 septembre 2010

Rentrée littéraire #2 Quand blanchit le monde, Kamila Shamsie

9782283024454FSDeuxième roman reçu cet été dans le cadre de la sélection adhérents Fnac, Quand blanchit le monde est le cinquième roman de l'écrivaine Kamila Shamsie, et a été finaliste du prix Orange en 2009 en Grande-Bretagne.
Exceptionnellement, je cède la place aux éditions Buchet Chastel pour le résumé de ce roman :

"Quand le 9 août 1945 au matin, Hiroko Tanaka sort sur sa terrasse en kimono aux motifs d'oiseaux, elle est enivrée par le bleu du ciel de Nagasaki, son coeur bat à tout rompre. Sur ses lèvres, elle a encore l'empreinte de celles de Konrad Weiss, son amant allemand, et à ses oreilles résonne toujours sa demande en mariage. Mais, à peine née, leur histoire s'achève déjà.
Car, d'un coup, le monde blanchit... Contrairement à Konrad, Hiroko survit à la bombe atomique, et les graves brûlures sur son dos prennent alors la forme de grands oiseaux noirs qui lui rappelleront toute sa vie ce qu'elle a perdu..."

Roman fleuve s'il en est, Quand blanchit le monde est un livre dont on ne sort pas indemne. Je l'avais sélectionné pour qu'il fasse partie de la sélection des adhérents de la Fnac, mais d'autres ont eu ce privilège à sa place. C'est bien dommage...
D'une écriture poignante, Kamila Shamsie nous entraîne dans le sillage de ses personnages, au gré des pays et des époques, chacune apportant son lot de tragédies intimes et de joies partagées.
Très dense, ce roman est absolument bouleversant tant dans son intrigue que dans la façon dont l'auteure la relate. On tourne les pages en retenant se respiration, en priant à chaque instant que les personnages soient épargnés et leurs souffrances amoindries.
Je ne vous le cacherai pas, c'est un roman qui peut parfois être dur car les sujets abordés sont à la fois actuels et universels car historiques et nous atteignent de plein fouet sans prévenir. Mais quel plaisir ! Quelle force ! Quelle poésie au détour de chacune de ces pages !
Du Japon à l'Inde en passant par les États-Unis et l'Afghanistan, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, l'intrigue se déroule avec fougue sous nos yeux, riche en détails sur chacun de ces pays et leurs traditions.
Que dire de plus si ce n'est que ce roman est une excellente découverte à laquelle je ne me serais peut-être pas intéressée au détour d'un rayon ?

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