Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

23 septembre 2010

Le cadavre du métropolitain, Lee Jackson

9782264042323FSTrouvé par hasard sur les étals d'un bouquiniste, Le cadavre du Métropolitain est le premier tome d'une trilogie ayant pour héros l'inspecteur Webb.

Londres, fin XIXe. Une jeune femme est retrouvée étranglée dans  le métro, tout juste inauguré. L'inspecteur Webb est dépêché sur place pour mener l'enquête. Celle-ci va le mener tout droit au foyer d'Holborn pour femmes repenties où logeait la jeune victime...

J'ai lu ce roman très rapidement, sans y trouver une originalité folle. Le Londres de l'époque victorienne est bien décrit, certes, mais il est une toile de fond assez éculée des romans policiers et ne permet pas à ce roman de le faire sortir du lot.
L'intrigue est assez banale, (j'ai même eu peur, un instant, qu'il s'agisse de prostituées étranglées...Merci l'originalité !) et avance bien, mais sans laisser une très grande impression après coup.

Un détail a souvent gêné ma lecture et m'a empêchée de me plonger dans le lieu et l'époque de l'intrigue : le style descriptif de certains passages qui semblent prendre le lecteur à partie :
"Minuit. Laissons Baker Street pour l'instant et allons deux ou trois kilomètres plus loin vers l'est, au vénérable square de Lincoln's Inn Fields. Dans une modeste maison d'une rue secondaire, près de cet ancien enclos, une femme travaille à la lueur d'une lampe." (p.12)

J'ai trouvé ce procédé narratif vraiment grossier, comme si  un marionnettiste nous invitait à venir voir derrière son rideau, nous empêchant de se plonger dans son spectacle...
Bref, une lecture que j'ai trouvée facile, sans réelle surprise, et qui ne me laissera pas de grands souvenirs d'ici quelques temps... Et aucune envie de poursuivre ma découverte de cette trilogie avec l'inspecteur Webb !

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22 septembre 2010

Double assassinat dans la rue Morgue, adapté par Jean David Morvan et illustré par Fabrice Druet

poeRepérée chez Anne Sophie il y a quelques temps, cette BD m'intéressait au plus haut point. Il s'agit en effet d'une adaptation en BD de la célèbre nouvelle de Poe, parue en 2008 aux Éditions Delcourt.
Quelle bonne surprise de la découvrir dans le nouveau CDI où je travaille ! Ni une ni deux, je l'ai bien entendu empruntée...

Deux femmes sont retrouvées atrocement mutilées rue Morgue, à Paris. Le meurtrier, doté d'une force exceptionnelle au vu des blessures, a mystérieusement disparu alors que la porte est verrouillée de l'intérieur... Le Chevalier Dupin décide de mener l'enquête.

Première apparition du célèbre détective imaginé par Poe, cette nouvelle est aussi une des plus célèbre de cet auteur. Son adaptation ici en BD est un véritable défi : il s'agissait non seulement de retranscrire  grâce aux illustrations l'atmosphère propre aux nouvelles macabres de Poe,
mais aussi d'adapter la courte nouvelle à ce nouveau genre littéraire.
Pari réussi ! Les illustrations de Fabrice Druet oscillent entre réalisme et approche cinématographique. Les doubles pages sont organisées chacune d'une manière différente et mettent en lumière certains détails sur lesquels la narration insiste (un bijou, un geste, etc.) de façon tout à fait intéressante.9782756004693_pg
L'adaptation de la nouvelle en elle-même est aussi très bien menée, éludant certains passages  qui peuvent parfois être longuets dans l'œuvre de Poe (notamment au niveau des parties de whist), tout en conservant les paroles essentielles entre les deux personnages principaux, sans noyer pour autant les cases sous des bulles immenses v
oire des didascalies trop prégnantes.

Bref, une excellente adaptation d'un classique en BD ! Je ne suis jamais déçue avec les éditions Delcourt et leurs adaptations (j'ai notamment adoré Sans Famille) Pourvu que ça dure !

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21 septembre 2010

Soie, Alessandro Baricco

9782226088819FSCela faisait longtemps que je voulais lire ce court roman d'Alessandro Baricco, publié pour la première fois en France en 1997. Après avoir longuement réfléchi, j'ai décidé de le classer non pas en littérature italienne (où il aurait tout à fait sa place) mais en littérature japonaise, même si l'appellation"littérature sur le Japon" serait plus appropriée (mais dans ce cas là, je ne m'en sortirai pas des catégories !)

1861. Hervé Joncour s'occupe d'acheter et de vendre des vers à soie pour les filatures du petit village de Sud de la France où il vit, paisiblement, avec son épouse.
Alors qu'il commerce d'ordinaire avec des pays méditerranéens, cette année, une dramatique épidémie s'abat sur les vers à soie et leurs précieux œufs.
Pour sauver son village de la ruine, Hervé s'embarque pour le Japon, où, dit-on, les vers à soie sont saufs.
Une fois là-bas, il fait la rencontre d'une jeune occidentale envoûtante...

Qu'il est difficile de ne pas en dire trop ! La longueur de ce roman ne me permet pas de développer outre mesure son intrigue, sous peine d'en dévoiler ce qui fait son essence.
Je vais donc rester évasive, et vous parler plutôt des sensations que j'ai éprouvées durant cette lecture. Beaucoup de plaisir, déjà, à la découverte de la plume de Barrico, imagée et poétique à souhait. Un sentiment bizarre d'immersion totale dans cette intrigue dramatique empreinte de poésie.
Malgré les 120 pages de son roman, Alessandro Baricco nous entraîne dans un univers de lenteur où certains gestes sont décortiqués à l'extrême. Paradoxalement, les années passent rapidement, rythmées par certaines répétitions, tant dans l'intrigue que dans la narration... Je n'en dirai pas plus !
Se plonger dans ce roman c'est comme embarquer avec Hervé Joncour pour le Japon, contrée inconnue et ô combien source de fantasmes au XIXe.
Petit florilège des citations qui m'ont marquée :

"On était en 1861. Flaubert écrivait Salammbô, l'éclairage électrique n'était encore qu'une hypothèse et Abraham Lincoln, de l'autre côté de l'Océan, livrait une guerre dont il ne verrait pas la fin." (p.7)

"Elle pleuvait, sa vie, devant ses yeux, spectacle tranquille." (p.36)

"Elle gardait les lèvres entrouvertes, on aurait dit la préhistoire d'un sourire." (p.53)

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20 septembre 2010

Rentrée littéraire #1 Jardin d'hiver, Thierry Dancourt

Rappelez-vous, au mois de juin je vous avais annoncé faire partie des heureux lecteurs choisis par La Fnac pour lire en avant-première certains romans de la rentrée littéraire. Je vous avais dévoilé les quatre romans reçus en exclusivité.

Pourtant, je n'ai jamais réellement suivi l'actualité éditoriale de la rentrée littéraire, préférant picorer mes lectures au gré de mes envies et de mes trouvailles. Quoiqu'il en soit, cette opportunité a été l'occasion pour moi de lire ces romans et de donner mon avis pour participer à l'élection des Talents de la rentrée littéraire selon la Fnac.
L'heure est donc aujourd'hui venue de vous livrer mes impressions sur ces quatre lectures, en commençant par Jardin d'hiver, le second roman de Thierry Dancourt.

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Pascal Labarthe. le narrateur de Jardin d'hiver, arrive un soir d'hiver brumeux à Royan. A l'hôtel l'Océanic, où il prend une chambre, il fait la connaissance de Serge Castel, le seul autre client. En ce lieu désolé et désertique, il prétend avoir rendez-vous. Rendez-vous avec qui, avec quoi ?

D'une lecture très rapide et porté par une écriture très fluide, Jardin d'hiver est un roman à la lenteur délectable. L'intrigue avance pas à pas, alternant passé et présent, distillant au fil des pages les clés de sa compréhension.
J'ai eu l'impression de me plonger dans un roman de Giono, un de ces romans où la lenteur est au service de l'écoulement d'un récit sans heurts.
L'ambiance générale de l'intrigue est empesée, lourde parfois tant le récit de micro événements prend le pas sur le quotidien.
J'ai beaucoup apprécié m'immerger dans cette station balnéaire mélancolique en plein hiver, et accompagner le narrateur dans sa quête. Une très bonne lecture qui me laisse, déjà deux mois après, des souvenirs très nets.

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18 septembre 2010

Wilt 1, Tom Sharpe

9782264042439FS51641037Reçu de la part d'Héloïze dans le cadre de son Swap En avant l'été, Wilt 1 est le premier roman que je lisais de Tom Sharpe.

Henri Wilt est prof de culture générale dans un lycée technique londonien. Sans ambition, il poursuit sa vie sans passion, entre des élèves très peu intéressés par sa matière et une épouse castratrice qui le rabaisse constamment. Lorsque celle-ci décide de se libérer sexuellement et de partir avec un couple d'américains, Wilt prend la décision d'assassiner celle qui a fait de sa vie un enfer. Mais devenir un meurtrier n'est pas si simple...

Wilt 1
fait partie de ces livres qu'on dévore sans s'arrêter. On se délecte des malheurs de ce pauvre personnage dont la vie pathétique et sans aspérité est triste.
L'intrigue est rapide, bourrée de rebondissements aussi nombreux qu'imprévisibles, ce qui rend le rythme très dynamique.
Même si finalement les événements en eux-mêmes sont très peu crédibles ni vraisemblables, il est bon de se plonger dans ce roman rocambolesque s'il en est.
Quand on sait que le sous-titre choisi par l'éditeur français est : "Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore", on peut se douter que le bon goût ne sera pas à toutes les pages, mais on rit quand même grâce au talent de Tom Sharpe.
Un grand merci Héloïze pour cette lecture qui m'a détendue cet été !

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17 septembre 2010

Les aventuriers du dimanche T.1 Le tour des donjons, Jean-Philippe Boudart

9782359760064_cgRien de telle qu'une BD pour se détendre... Surtout quand il s'agit de commencer une nouvelle série !

Les aventuriers du dimanche sont de drôles de créatures assez peu téméraires qui consacrent leurs dimanches à piller des donjons pour récupérer des trésors.
Mais ce dimanche, leur périple hebdomadaire et routinier va être bouleversé : les aventuriers se perdent dans les bois...

En voilà une lecture sympathique ! Pas besoin de lire la quatrième pour voir que l'auteur s'inspire directement des jeux en ligne tel Warcraft et autres univers d'heroïc fantasy.
Ses personnages sont comiques tant ils incarnent des anti-héros, leur témérité n'ayant d'égale que leur vénalité et leur sens de la répartie (les répliques sont souvent tordantes !)
Les9782359760064_pg illustrations, loin d'un tracé net et de détails à foison, participent de la confusion des personnages et de leur perte de repères dans la forêt. Les couleurs utilisées, souvent chaudes, donnent à l'intrigue une atmosphère réconfortante et chaleureuse, malgré les
dangers multiples.

On rigole donc e
n lisant cette BD, même si on reste sur sa faim une fois la dernière page (très frustrante !) atteinte... J'attends donc le deuxième tome avec impatience...

Je tiens à remercier grandement bob et  Manolosanctispour cette  BD reçue dans le cadre d'un  partenariat.

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15 septembre 2010

Mariage à l'indienne, Kavita Daswani

mariage Une nouvelle lecture sur l'Inde... Cela faisait quelques temps que je n'avais pas succombé...

Anju est une jeune indienne trentenaire et célibataire. Partie faire ses études à New York, elle a décidé de rester dans cette ville pour se lancer dans le monde de la mode. Mais entre ce modèle occidental et les traditions de son enfance, la jeune femme est tiraillée... Surtout quand sa famille se morfond de la voir toujours célibataire.

La couverture de ce livre semblait me prévenir : attention, roman à l'eau de rose... Pourtant, j'ai décidé de me lancer, intriguée par le résumé de l'éditeur et pensant (à tord) que l'intrigue allait détromper cette couverture guimauve.

En réalité, il s'agit bien d'un roman sentimental comme je déteste, où la mièvrerie et les considérations égocentriques et ô combien inutiles suintent à chaque page. L'héroïne, Anju, est l'archétype de la trentenaire célibataire qui subit la pression de son entourage pour rentrer dans la norme en se mariant.

Malheureusement, cette version indienne de Bridget Jones n'a su en rien me séduire. Le récit est centré sur ce personnage qui n'est en rien attachant et l'intrigue suit un schéma trop prévisible.

La recherche de l'homme parfait qui saura aimer cette jeune femme Logoindépendante et moderne n'a rien d'original, et les  soupçons de détails sur l'Inde et ses traditions sont si maigres qu'il n'ont pas réussi à retenir mon attention. J'ai bien failli arrêter ma lecture en cours, me disant au fur et à mesure que je tournais les pages: "Mais, c'est de la chick-lit en fait..." Mais vu qu'il s'agissait d'une lecture commune, je suis allée au bout, sans surprise ni intérêt... Dommage.

A l'occasion de notre Challenge Bienvenue en Inde, j'avais lancé l'idée de cette lecture commune avec paikanne, mamzellebulle,Elea23, Stellade. Allez donc voir ce qu'elles en ont pensé ! 


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10 septembre 2010

Rencontre avec un auteur : David S. Khara

David_KharaSouvenez-vous, il y a quelques mois... Je vous avais fait l'éloge [des] Vestiges de l'aube, premier roman d'un auteur très prometteur, David S. Khara. Et bien figurez-vous que j'ai eu la chance de le rencontrer cet été, lors d'une soirée  avec son éditeur, de lui poser quelques questions...

*D'où t'est venue l'idée d'une amitié entre un vampire et un humain ?

A l’origine, je souhaitais aborder une amitié complexe, improbable, entre deux hommes que tout sépare en apparence, sans forcément intégrer d’élément fantastique. Mais plus le personnage de Werner prenait corps, plus il me semblait nécessaire de lui donner une dimension surnaturelle pour accentuer son recul sur l’humanité. En observant le personnage, son caractère, ses attitudes, il est très vite devenu évident qu’il devait être un vampire. Mais il est un homme avant tout, d’où de fréquents rappels de son passé pour mieux comprendre, non pas le vampire, mais bien l’homme  qu’il était et qu’il n’a peut-être pas cessé d’être…


*N'as-tu pas eu peur d'être noyé dans la déferlante de romans qui sortent en ce moment sur ce thème et d'être estampillé "bit lit"?

Pas l’ombre d’une seconde, pour la simple raison que j’ignorais jusqu’à l’existence de ce type de littérature, ou de cette segmentation, lors de la sortie des Vestiges.

J’ai écrit ce roman en 2003, alors que je me consacrais intégralement à mon entreprise par ailleurs. Je ne connaissais absolument rien au monde de l’édition et l’arrivée de la vague vampirique me passait au dessus de la tête. J’ai découvert Buffy l’hiver dernier et True Blood peu de temps après. Je ne connais pas les romans Twilight  et ce que j’ai vu des films me parle peu, bien que je comprenne tout à fait que l’on puisse aimer cela. A force de nous montrer des vampires au physique d’adolescents, je trouve que l’on s’éloigne un peu de ce qui fait l’essence même du monstre mythique, mais c’est une impression très personnelle. Je n’ai pas crains la noyade dans la mesure ou Les Vestiges de l’Aube est un roman noir plus qu’un roman fantastique et ne s’inscrit pas une seconde dans la mouvance « bit lit ».


*Pourquoi as-tu voulu ancrer ton intrigue dans l'Histoire (je pense notamment aux événements du World Trade Center et à la Guerre de Sécession)

Tu mets le doigt sur un point fondamental de ma démarche d’auteur. Autant dans Les Vestiges que dans Le Projet Bleiberg, l’Histoire est omniprésente et se répercute dans le présent. Les sociétés actuelles ont une fâcheuse tendance à oublier les enseignements du passé et sont susceptibles d’en reproduire les pires erreurs. Parfois, j’ai l’impression que l’humanité avance sans réellement progresser ni même chercher à le faire. Les découvertes médicales et technologiques n’influent en rien sur l’intolérance, la peur de l’autre, le besoin de désigner des coupables. Les évènements de cet été ne font d’ailleurs que confirmer mes craintes. Le Projet Bleiberg commence par une citation de Winston Churchill : « Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ». Cette phrase résume parfaitement mes intentions. Par ailleurs, je ne cherche pas à donner de leçon ou à imposer des points de vue mais j’essaye d’inviter à la réflexion. A chacun ensuite de faire son propre cheminement…


*Quel est le moment de la journée où tu préfères écrire ?

Le matin, très tôt, et l’après-midi. Je n’écris jamais en soirée ou la nuit. Les idées me viennent un peu n’importe quand, donc je les note ou je les enregistre et je les incorpore lors de ma prochaine session de travail. Je m’astreins à une discipline assez stricte lors de l’écriture d’un roman pour rester concentré sur l’univers, l’ambiance et les personnages. Un vrai travail de forçat (Rires).

 

*Que t'apporte l'écriture ?

 


La liberté, sans la moindre hésitation ! La liberté de créer des histoires et de donner vie à des personnages. J’ai travaillé de longues années dans la communication et la créativité est toujours bridée par des impératifs commerciaux. C’est une bonne école pour l’écriture, mais en terme de profondeur, c’est…limité, dirais-je. (Rires)

Comme je n’écris pas pour me psychanalyser, je prends plaisir à donner vie à des personnages souvent très éloignés de ce que je suis, et, très honnêtement, c’est passionnant. C’est un véritable exercice d’ouverture sur les autres pour comprendre et intégrer des modes de pensées différents des miens.

L’écriture me permet également de rencontrer des gens formidables, venant d’univers variés, avec qui échanger est un plaisir, qu’il s’agisse de lecteurs, auteurs, éditeurs ou libraires. La rencontre à Colomiers reste un de mes meilleurs souvenirs toutes catégories confondues.  Je suis toujours étonné et honoré que l’on consacre du temps à ma prose. J’essaye de donner du plaisir aux lecteurs, sans autre prétention que de distraire. Le succès des Vestiges m’encourage à continuer et j’en suis très heureux. Mais si un jour mes écrits devaient casser les pieds à tout le monde, je saurais arrêter ! (Rires)

couv_4*Je ne sais pas si tu as le droit de nous en dire plus, mais qu'en est-il de ton prochain roman ?

Le Projet Bleiberg est terminé depuis la fin août et la sortie officielle est programmée pour le 6 octobre 2010, donc nous y sommes presque. Le registre est très différent des Vestiges puisqu’il s’agit d’un thriller pur et dur, là encore ancré dans l’Histoire, en l’occurrence la Seconde Guerre mondiale. C’est un roman "chorale" mettant en scène de nombreux personnages, naviguant entre notre époque et les années 1924-1945. La tentation de tout te raconter est forte, mais je dois résister ! (Rires) Je te promets beaucoup d’action, des personnages hauts en couleur, et une intrigue terriblement cruelle.

 

Merci beaucoup David S. Khara d'avoir répondu à mes questions !

Maintenant, il ne nous reste plus qu'à attendre impatiemment

le 6 octobre la parution du Projet Bleiberg...

Pour nous mettre en haleine, voici une bande-annonce de ce second roman

 

 

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07 septembre 2010

Le thé des nuages, Mal Peet et Elspeth Graham

couv_29_307x370Touchée par l'illustration de la couverture de cet album, et comme il s'agissait d'un conte indien,  j'ai vraiment eu  envie de le découvrir...

Magnifique conte, Le thé des nuages s'inspire de nombreuses fables indiennes sur les cueilleurs de thé. Il relate l'histoire d'une enfant qui, s'étant fait accepter par des singes, se voit recevoir de leur part un panier entier de feuilles de thé très rares qui donne une boisson exquise : le thé des nuages...
Porté par des illustrations au graphisme très réaliste, cet album est un plaisir de lecture.

J'ai souvent eu l'impression de regarder un tableau quand je détaillais les illustrations aux couleurs douces de Juan Wijngaard.
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Ode à l'onirisme et aux traditions populaires, cet album permet d'ouvrir une fenêtre d'évasion très appréciable sur l'Inde et la boisson la plus bue au monde... Amateurs de thé, voici un album pour vous !
Je pense que je ne regarderais plus ma tasse de thé de la même façon maintenant, oscillant entre la condition des cueilleurs de thé et les fables qui leur sont associées...

Je tiens à remercier une nouvelle fois Inès Adam et les Éditions siteon0_130x51, spécialisées en littérature de jeunesse, pour cette belle découverte !

Logo

J'inscris bien entendu cette lecture dans notre Challenge Bienvenue en Inde !Que de trouvailles durant ce challenge... Et comme sixième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle.

 


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05 septembre 2010

Le portrait de Madame Charbuque, Jeffrey Ford

33597747Je n'avais pas du tout prévu de découvrir ce roman, mais suite à une erreur dans un partenariat, il a atterri entre mes mains et je n'ai pas pu m'empêcher de me plonger dedans.

New York, fin XIXe. Piambo est un peintre à la mode que la haute société sollicite pour des portraits.
Lorsque une mystérieuse femme l'engage pour faire son portrait sans qu'il ne la vît, Piambo est intrigué et accepte. Débute alors une série d'entretien avec Madame Charbuque, cette mystérieuse commanditaire cachée derrière son paravent. Envoûté par cette femme manipulatrice, Piambo se trouve rapidement pris dans un jeu dangereux.

J'ai été moi aussi envoûtée par cette intrigue, dévorant ce livre en trois jours ! L'histoire de cette femme mystérieuse qui se dissimule derrière un paravent et que personne n'a le droit de voir m'a tout simplement fascinée.
La plume de Jeffrey Ford est fluide, la traduction de l'américain ne comporte pas de lourdeurs et le lecteur est très vite transporté dans cette intrigue.
Les similitudes avec Le portrait de Dorian Gray sont nombreuses, mais Jeffrey Ford a eu la bonne idée de désamorcer cette impression de déjà vu en évoquant le roman d'Oscar Wilde en l'évoquant dès la deuxième page de son roman.
Les personnage sont peu nombreux car l'auteur a décidé de centrer sa narration sur son héros et sa relation avec Madame Charbuque. C'est un procédé narratif très intelligent   car il permet au lecteur de se sentir tel un personnage dans ce simili huis-clos étouffant.
La tension monte au fil des pages et le danger devient de plus en plus prégnant, obligeant le lecteur à lire vite pour en savoir plus.
Une très bonne lecture en somme, malgré une fin peut-être un peu décevante...

Je tiens à remercier
livraddict et LDP pour ce roman reçu dans le cadre d'un  partenariat. 

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