Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




16 juin 2011

Geisha, Arthur Golden

GeishaGeisha est le livre qui a rendu célèbre le romancier américain Arthur Golden. Publié aux États-Unis en 1997, il s'est vendu à plus de 4 millions d'exemplaires en anglais avant d'être adapté au cinéma en 2005 par Rob Marshall. J'avais vu et aimé ce film. J'ai eu envie de lire le roman originel.

Chiyo a neuf ans lorsqu'un marchand l'arrache à sa maison ivre, perchée sur une falaise. Sa mère est mourante, son père, trop pauvre pour les élever, elle et sa soeur. Elles sont donc vendues à Kyoto. La petite Chiyo se retrouve seule, à servir dans une okiya, lieu de vie des geishas. La vie est dure pour elle : ses incroyables yeux gris attisent la haine d'Hatsumomo, la geisha qu'elle sert, mais suscitent l'admiration des autres. Dans cet univers impitoyable, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, la jeune fille va suivre à la lettre les instructions de celle qui va la faire devenir geisha, Mameha. Cérémonies du thé, danses et musiques sont au programme.

Quel roman ! Je n'avais que quelques images en tête en souvenir du film de Rob Marshall. J'ai donc pu débuter cette lecture comme si je ne connaissais pas l'histoire.
Je me suis laissé emporter dans ce Japon d'entre-deux guerres, bercée par le quotidien de ces femmes fantasmées autant que jalousées. Je connaissais beaucoup d'éléments de la vie des geishas, depuis ma lecture de Mon journal de Geisha de Komono, le récit vrai d'une jeune geisha de Kyoto, mais j'ai aimé me plonger dans le destin fictif de Chiyo, devenue Sayuri une fois geisha.
La discipline imposée à ces jeunes filles dès leur plus jeune âge, leurs obligations envers leurs clients, la fatigue de leur train de vie... Arthur Golden dévoile ici un pan souvent méconnu de la vie de ces femmes.

coup_de_coeur_2011Geisha est un roman extrêmement bien documenté, empreint d'une certaine poésie. Il s'inspire de réalités pour créer une fiction intelligente, sans faux-semblants ni hypocrisie. Un roman à découvrir ou à redécouvrir sans faute ! Un septième coup de coeur pour 2011, que je relirai avec plaisir dans quelques temps...

Lectures communesGeisha était une lecture commune avec Yoshi73.

D'autres avis sur ce livre : Evy, Achille49, Karine, L'Ogresse de Paris et Esmeraldae.
Voici ma quatrième participation au Challenge La littérature fait son cinéma de Will.

 

Challenge La littérature fait son cinéma 3e catégorie

 

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15 juin 2011

L'Outremangeur, Jacques Ferrandez et Tonino Benacquista

9782203365063FSTonino Benacquista, auteur de romans et scénariste pour le cinéma et la BD, s'est associé à Jacques Ferrandez, connu pour sa série Les Carnets d'Orient, pour réaliser à quatre mains L'Outremangeur, une intrigue policière ayant pour thème les troubles alimentaires.

Séléna est inspecteur de police. Séléna est obèse et souffre de compulsion alimentaire : à la moindre contrariété, il se rue sur la nourriture pour apaiser ses angoisses. Son poids le fait souffrir, autant physiquement que moralement, et son cardiologue ne lui prédit que deux années à vivre. Engoncé dans ses problèmes, Séléna se débat avec son passé, à l'origine de ses troubles. Mais lorsqu'il est chargé d'une enquête pour meurtre et qu'une jeune fille entre dans sa vie, celle-ci prend un tout autre tournant.

Benacquista et Ferrandez nous offrent ici une BD très riche. Non seulement elle possède une intrigue policière bien ficelée, mais elle traite avec finesse la question du poids et des troubles alimentaires dans notre société. L'intrigue est contemporaine et se déroule à Paris, ce qui permet une certaine vraisemblance.G_1093_3
Le choix d'un personnage masculin confronté à ces pulsions alimentaires est à la fois osé et intelligent car il casse l'image ô combien misogyne mais pourtant reflet de notre société, des femmes uniques objets des troubles alimentaires. Statistiquement, elles sont plus concernées que les hommes, mais le mal-être de ces derniers est trop souvent passé sous silence. Parce que les hommes n'ont pas le droit d'être en surpoids. Parce que c'est peut-être moins communément admis. Parce qu'il y a beaucoup de non-dits. Pourtant, la souffrance est réelle.
Les deux auteurs de cette BD abordent donc ce délicat problème de société avec intelligence, sans pour autant mâcher leurs mots. L'inspecteur Séléna est victime de bien des moqueries qui semblent dures, mais qui ne sont, à mon sens, que le miroir de ce qui se dit en aparté sur les gens en surpoids. Le sujet est difficile à traiter sans tomber dans le pathos, sans être consensuel ni moraliste. Benacquista et Ferrandez franchissent certaines limites en nous montrant des scènes de compulsion alimentaire - Séléna assis devant la porte de son frigo - rarement représentées de BD.
L'intrigue policière sert ce sujet et lui donne une dimension toute particulière. Elle apporte une justification aux troubles alimentaires de Séléna tout en insufflant une atmosphère de franche virilité qui détonne avec la prétendue superficialité toute féminine des problèmes de poids.
Une BD forte, qui m'a furieusement séduite. C'est osé, c'est grand ! Bravo ! Violette aussi avait été conquise par cette BD.

Une adaptation ciné de cette BD, saluée par les deux auteurs,
a été réalisée en 2003 par Thierry Binisti,
avec Cantonna dans le rôle-titre. 

 Et voici ma quinzième participation
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma septième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 18/20) !
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13 juin 2011

Bartleby le scribe, Herman Melville

9782070401406FSBartleby le scribe est une nouvelle d'Herman Melville publiée en 1853 dans un périodique, puis intégrée en 1856 dans le recueil de nouvelles Contes de la véranda.

Le narrateur, homme de loi de Wall Street, raconte les relations qu'il avait avec Bartleby, l'homme qu'il avait engagé pour occuper la fonction de scribe dans son étude. D'un naturel très discret, Bartleby passait ses journées derrière son bureau. Mais lorsque le narrateur lui demandait la moindre chose, il répondait « Je préfère pas »(« I would prefer not to »). Le narrateur, surpris, ne se résolut pourtant pas à renvoyer cet homme qui ne sortait jamais de l'étude (il y dormait même) mais sans rien faire.

Lecture très courte et amusante, Bartleby le scribe a été une source d'inspiration pour les écrivains de l'absurde du XXe. Atypique s'il en est, le personnage de Bartleby est tout sauf un personnage : il possède une psychologie minimale, ou tout du moins imperceptible, ses actions se résument à refuser toute action, et sa vie entière se borne à l'étude qu'il occupe jour et nuit. Le narrateur, choqué par son attitude puis décontenancé, culpabilise face à ce personnage de papier.
Une lecture drôle, que j'ai beaucoup aimée pour son absurdité et que Pennac résuma ainsi : « Qui a lu cette longue nouvelle sait de quelle terreur peut se charger le mode conditionnel. Qui la lira saura. »Challenge La littérature fait son cinéma 3e catégorie
Une lecture que j'inscris dans le Challenge La littérature fait son cinéma de Will en tant que troisième participation, car plusieurs adaptations cinématographiques de cette nouvelle ont été réalisées. Voici la bande-annonce de la version réalisée en 2001 par Jonathan Parker, avec Crispin Glover dans le rôle de Bartleby.

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10 juin 2011

Décès de Lilian Jackson Braun

lLilian Jackson Braun était une auteure américaine née en 1913, mondialement connue pour sa série de romans policiers "Le chat qui...", qui mettent en scène le personnage de James Qwilleran et de ses deux chats siamois, Koko et Yum Yum qui, par leur flair et leurs étranges facultés félines, aident leur maître à résoudre des énigmes...

Lilian Jackson Braun avait trouvé une échappatoire dans l'écriture, le jour où l'un de ses voisins, ne supportant plus les miaulements de son chat, avait jeté celui-ci du haut de l'immeuble.

Lilian Jackson Braun  s'est éteinte samedi 4 juin, à l'âge de 97 ans.
Elle restera à jamais associée au stage que j'ai effectué à Romford, en banlieue londonienne, il y a 3 ans, à l'occasion duquel j'ai découvert et dévoré une partie de ses romans.

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J'adore cette petite robe noire, Robyn Johnson

couv-9-278x370Je vous ai parlé il y a peu du coffret J'adore ce chapeau, que j'avais adoré découvrir. Voici un autre coffret cartonné en velours très réussi : J'adore cette petite robe noire.

Les plus grands noms de la mode vous le diront : la petite robe noire est LE vêtement indémodable que chaque femme doit avoir dans sa penderie pour être élégante en toutes circonstances. (Je vous dis ça alors que je me suis rendu compte que je n'avais pas de petite robe noire et que ma penderie criait famine !)

Depuis 1926 et le modèle dessiné par Coco Chanel pour flatter toutes les silhouettes féminines, la petite robe noire est considéré comme une des pièces à avoir obligatoirement dans son dressing. Qu'elle soit en dentelle ou en coton, décolletée ou à sequins, la robe sera noire ou ne sera pas.
Magnifique ode à ce vêtement élégant s'il en est, ce coffret est encore une fois une petite merveille que l'on dévore des yeux ! Les photos présentées mettent à l'honneur les différentes époques qui ont marqué son évolution  et permettent de découvrir des modèles audacieux et innovants. Bref, un régal que les cartes offertes accompagnent grandement !

dbl"L'élégance ne serait-elle pas l'oubli total de ce que l'on porte ?" (Yves Saint Laurent)

"Aucune femme n'est jamais trop - ou pas assez - habillée avec une petite robe noire." (Karl Lagarfeld)

"Vous devez porter des robes assez serrées pour montrer que vous êtes une femme et assez amples pour montrer que vous êtes une dame." (Edith Head)

"La robe idéale doit être comme une clôture en fil de fer barbelé : interdire sans bloquer la vue."  (Sophia Loren)

Je tiens de nouveau à remercier Inès Adam et Tornade pour la découverte de ce très beau coffret.

fashionUne nouvelle lecture à inscrire dans le Challenge Read me, I'm fashion de l'Irrégulière, et à la demande de qui (entre autres) je vous présente mon "Arbre des Merveilles", ou mon présentoir home made à boucles d'oreilles !

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                                      Oui, j'ai beaucoup de boucles d'oreilles,
                                       et oui, elles sont, pour la plupart, volumineuses !

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09 juin 2011

Le cri, Laurent Graff

9782290001721FSSouvenez-vous... J'avais découvert Laurent Graff lors du Read-a-Thon avec Il ne vous reste qu'une photo à prendre, un court roman vraiment brillant, véritable coup de coeur. Le cri est le quatrième roman de cet auteur, et vu qu'il est très court, je n'ai eu aucun scrupule à l'intercaller entre deux lectures plus longues... 

Le narrateur travaille à une barrière de péage d'une autoroute. Celle-ci est quasiment vide. Les automobilistes sont si rares que l'homme se prend à rêver. Il se lie d'amitié avec le gendarme chargé de la surveillance de cette portion d'autoroute, qui s'ennuie beaucoup lui aussi, et une jeune femme qui n'a jamais d'argent pour le péage et va chaque jour rendre visite à son mari et son amant, alités à l'hôpital après un accident de voitures.
Alors que la vie se déroule de façon monotone, un cri atroce déchire peu à peu l'atmosphère, rendant fous les humains. Peut-être est-ce depuis que le tableau de Munch a été volé ?munch_TheScream

Il est difficile de commenter ce livre tant il est court et pourtant si riche ! Mon résumé n'est pas forcément séduisant mais j'ai tenté de rendre compte des faits qui se déroulent dans le roman sans vous en dire trop... La suite ? Il faut le lire !
Encore une fois, Laurent Graff réussit une performance avec un roman très bref (125 pages), où chaque mot fait sens. Loin de subir cette sorte d'économie verbale, il parvient à  esquisser en si peu de pages un univers semblable au nôtre en bien des points, mais dans lequel le fantastique éclôt très vite. Un fantastique étrange, qui interroge. Et quand on connaît un peu le romancier, le doute s'installe.

Encore une fois, Laurent Graff amorce une réflexion sur le sens de la vie et la mort. C'est très subtil, un peu barré. Un roman comme je les aime ! J'ai préféré Il ne vous reste qu'une photo à prendre, mais chaque lecture de cet auteur est une nourriture intellectuelle délectable que je ne saurais que conseiller.

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08 juin 2011

Le club du suicide, Clément Baloup et Eddie Vaccaro

9782302016033_cgJ'avais aimé le roman de Stevenson. J'ai été curieuse de découvrir son adaptation en BD...

Le prince Florizel s'ennuie. En compagnie du colonel Géraldine, son écuyer, il rencontre un soir un jeune homme ruiné et suicidaire. Celui-ci les convie à une assemblée étrange : le Club du suicide, un lieu où chaque soir, les cartes désignent, parmi l'assemblée réunie, qui sera la victime et qui sera le bourreau. Le prince et son ami décident de faire cesser au plus vite cette entreprise lucrative et de sauver les membres désespérés de ce club.

9782302016033_pgSéduite dès la couverture, je n'ai pas été déçue par cette BD que j'ai dévorée d'une traite ! Clément Baloup et Eddie Vaccaro se sont approprié brillamment ce roman de Stevenson et lui offrent ici une adaptation en BD très réussie. Je suis d'ordinaire assez méfiante quant aux adaptations de romans en BD, mais avec ce titre, j'ai baissé ma garde... Et j'ai eu raison !
Le travail à l'aquarelle d'Eddie Vaccaro offre un rendu désuet très doux, aux ambiances chamarrées, qui colle parfaitement à l'intrigue et au contexte historique, et n'est pas sans me rappeler le travail de Posy Simmonds. Chaque scène semble fonctionner en autonomie grâce à ces univers graphiques proches et pourtant si singuliers.
L'intrigue est très fidèle à celle de Stevenson, et Clément Baloup s'en est emparé en l'enrichissant de certains passages inédits éludés par le roman. Une petite pépite !

Un grand merci aux Éditions Soleil pour ce très bel album. A découvrir également, l'interview des deux auteurs, qui nous permet d'appréhender davantage leur travaille collaboratif sur ce classique. 

Et voici ma quatorzième participation 01-ClubSuicide
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma sixième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 17/20) !
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07 juin 2011

Rester de bonne humeur dans le monde d'aujourd'hui, Martin Marceau

64424102Avec un titre pareil, ce livre est bien tentant... Surtout dans le climat actuel ! Et quand la quatrième nous promet un "texte [qui] apporte des informations capables de susciter une humeur plus joyeuse et sereine", je ne résiste évidemment pas...

Malheureusement, ce billet sera assez bref, à l'image de ce texte court et condensé. Alors que je m'attendais à un livre qui proposerait une réflexion profonde sur la société actuelle et des manières de l'envisager différemment, j'ai été confrontée à un dialogue entre un narrateur et un réparateur informatique à l'image des leçons de philosophie de l'antiquité.
L'idée aurait pu être séduisante. Elle ne l'a pas été pour moi. La démarche  de plonger au fond de soi-même pour trouver des réponses au monde d'aujourd'hui n'est pas amenée de façon subtile et ressemble, d'après mes souvenirs, à l'amorce de Jostein Gaarder dans Le monde de Sophie.
Une lecture que j'ai eu du mal à terminer, malgré sa brièveté, et qui m'a laissée interdite. Peut-être parce que je n'aime pas vraiment les leçons philosophiques de cet ordre. Peut-être parce que l'énumération de lois dites universelles m'a laissée de marbre. Peut-être parce que ma vision de la société actuelle est foncièrement plus positive que celle du narrateur. Peut-être aussi parce que j'aime me nourrir de réflexions plus subtiles sur notre monde et ses travers. Un rendez-vous manqué, c'est certain !
Je tiens néanmoins à remercier à   logo2 et les Éditions  nouvel_anglepour ce livre reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

 Rester de bonne humeur, dans le monde d’aujourd’hui par Martin Marceau

Critique et infos sur Babelio.com

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06 juin 2011

Petit meurtre et menthe à l'eau, Cécile Chartre

1249449330Cécile Chartre est bibliothécaire jeunesse à Pau. Petit meurtre et menthe à l'eau est son troisième roman paru aux Éditions du Rouergue.

Philibert, 13 ans, est tout sauf ravi de passer son mois d'août à la montagne avec son père et Magali, sa belle-mère. Rando et sac à dos ne passionnent pas le collégien. Ainsi, lorsqu'il voit au Shopi une annonce pour garder un chat pendant une semaine, il saute sur l'occasion. Non seulement il pourra avoir une semaine de tranquillité loin des randonnées familiales, mais en plus il se fera de l'argent de poche !

Cécile Chartre prend le pas, dans ce court roman, de donner la parole à un jeune adolescent en pleine crise. Philibert, le narrateur, a tout de l'ado insupportable que tout rebute, sans pour autant être antipathique. Sa psychologie, finement étudiée, n'est pas sans me rappeler son pendant féminin Adélaïde, chez Geneviève Brisac, dans Angleterre, découvert il y a peu.
Évitant l'écueil du parler djeunes, Cécile Chartre réussit à se glisser dans la peau de son héros et le rendre attachant. Alternant doutes et coups de gueule, Philibert est un ado de 13 ans bien campé !
Une lecture courte, à la douce saveur de la menthe à l'eau, qui se lit d'une traite, et se termine avec une jolie pirouette ! A conseiller dès 9-10 ans ! L'avis en demi-teinte de Manu.               

Je tiens à remercier Jérôme, Lire_pour_le_plaisir et les Éditions rouergue pour ce petit roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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04 juin 2011

Taguée de tous les côtés !

Une grande avalanche de tags m'est tombée dessus ! Heureusement, c'était le même... Un grand merci à Mazel, Noukette, Jeneen et L'Ogresse de m'avoir décerné ce prix ! Ça me fait très plaisir les filles ! Et quel beau logo pour l'accompagner...

Tag_des_7

En contrepartie, je dois vous livrer 7 choses sur moi... Un peu d'humour ne fera pas de mal ! 

1/J'ai débuté ce blog quand je me suis cassé les 2 pieds et que j'ai été immobilisée près d'un mois dans mon appartement sans pouvoir marcher. Oui, les 2 pieds. Vous avez bien lu. Je suis hautement reconnaissable en disant ça, car je suis la seule personne que je connais à qui c'est arrivé... Faites moi signe le cas échéant !

2/Je suis tellement myope que sans mes lentilles, ma vie est un éternel-flou-artistique-pas-si artistique-que-ça-quand-même... Mon travail, mon blog, la lecture et ma passion pour ma Xbox n'arrangent rien... Je sais, j'ai demandé à mon ophtalmo ! (qui m'a regardée de façon incrédule, s'entend !)

3/ J'ai une passion pour la roquette. Oui oui, la salade qui ressemble un peu à une vulgaire feuille de pissenlit. Non, pas les lances-roquette ! Je ne sais pas quel pouvoir cette salade a sur moi, mais cette salade me crée une sorte de dépendance assez louche. J'essaie (en vain) de me défaire de mon addiction. Du coup ce soir, j'ai rendez-vous aux RAA, Roquette-Addict Anonymes.

4/ J'aime aussi beaucoup les boucles d'oreille, et comme je n'en porte que des pendantes, je me suis bricolé une sorte de présentoir à partir d'un cône en métal de chez Ik*a qui sert initialement de tuteur. J'ai mis plein de rubans autour, des plumes, des grelots et des pampilles, et je suspends mes très (trop) nombreuses boucles pour les avoir sous la main le matin quand je m'habille.

5/ J'adore le cinéma, surtout depuis que j'ai suivi une formation l'an dernier pour me spécialiser professionnellement dans ce domaine. J'aime découvrir le patrimoine cinématographique et son histoire, sans renier pour autant les avancées de cet art. Malheureusement, habitant maintenant une petite ville de moins de 20 000 habitants, le panel de films qui s'offre à moi est assez réduit et freine considérablement mon élan hebdomadaire habituel. Parce qu'entre Pirates des Caraïbes et Titeuf, j'ai un peu du mal à trouver mon compte ces derniers temps...

6/ J'adore la danse Bollywood, suite logique à mon attrait pour l'Inde. Je n'ai malheureusement pas trouvé de cours près de mon nouveau chez-moi, donc je me contente d'écouter des chansons en hindi et de regarder pour la 100e fois Devdas, mon film bollywood culte (au niveau de la B.O. et des chorégraphies !)

7/ Je suis arachnophobe, comme bien des gens, mais dans une proportion assez grande pour ma part. Je suis incapable de regarder une araignée, même infime, même à la télé, même quand il s'agit d'un monstre en images de synthèse comme dans Le Seigneur des Anneaux 3. Bien entendu, quand il y en a une dans une pièce, l'une de nous est de trop, et je sors en hurlant jusqu'à ce que mort s'ensuive pour elle (enfin, je ne sais jamais trop ce qui se passe vu que je ne m'en occupe pas, mais je suppose vu les coups de chaussures et les bruits peu ragoûtants que mes cris ne couvrent pas...)

Ce tag ayant bien tourné ces derniers temps sur la blogosphère, je me contente de donner le flambeau à qui le souhaite...

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