Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




31 décembre 2018

Bilan 2018 : mon année de lectures

Bilan 2018

Souvenez-vous, je commençais l'année en vous disant que je souhaitais de la qualité, faire une pause avec les romans faciles qui m'ont aidée ces dernières années à colorer ma vie mais sans réellement m'apporter grand chose si ce n'est un divertissement éphémère. Alors, qu'en est-il vraiment ?

En quelques chiffres, 2018 c'est :

38 romans (dont 4 livres audio) + 11 romans jeunesse + 35 BD + 2 biographies + 1 essai + 1 documentaire

= 88 livres

Et parmi ces lectures, voilà celles qui méritent un petit coup de projecteur en cette fin d'année !

Mes romans 2018

Mes romans jeunesse 2018

Mes séries 2018

Deux séries coup de coeur, toutes deux publiées à L'Ecole des Loisirs

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Quant aux BD, j'ai fait un billet spécial Top BD de l'année !

Bilan

Une belle année de lecture, hétéroclite, avec de belles découvertes, de jolies surprises et de la qualité. J'espère que 2019 sera une aussi belle année en livres que 2018. En tout cas, elle commence dès demain avec l'ouverture du Challenge Feel Good, pour un mois de janvier positif et enjoué. Je vous souhaite à tous une belle fin d'année et une jolie soirée de réveillon !

Challenge Feel good

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Bilan de lecture décembre 2018

Bilan de lecture décembre 2

 

Mes lectures de décembre

(cliquez sur les couvertures pour lire mes chroniques)

 

 

 Bilan

Un joli mois sous le signe des lectures de Noël avec de jolies découvertes (et deux déceptions, avouons-le, avec La douce caresse d'un vent d'hiver et Noël à la petite boulangerie). Un mois durant lequel j'ai participé aux challenges de Noël de MyaRosa et Chickypoo et Samarian. Et je me suis régalée à accompagner la fin de l'année de lectures doudou !

Demain, 2019 arrive et avec elle une nouvelle année de lectures mais aussi le Challenge Feel Good, qui se déroulera tout au long du mois de janvier. N'hésitez pas à vous inscrire ici ou sur IG. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le billet de présentation du challenge !

Belle soirée de réveillon à tous et belle fin d'année 2018 !

Challenge Feel good

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30 décembre 2018

Bjorn le Morphir, Thomas Lavachery

Bjorn le MorphirBjorn le Morphir est un roman de Thomas Lavachery paru en 2002 à L'Ecole des Loisirs. Il reçut le Prix Sorcières en 2006.

Hiver 1065. Une terrible tempête de neige s'abat sur le royaume de Fizzland, contraignant les habitants à se réfugier dans leurs maisons. La Démone blanche, comme elle est surnommée, veut tuer les hommes pour s'approprier leurs âmes. Le jeune Bjorn et sa famille s'enferment dans leur demeure familiale, prêts à tenir le siège d'un hiver sans fin. Le jeune viking, timide et réservé, va peu à peu révéler son caractère et dans ce huis-clos glacial, devenir un morphir.

Quelle découverte, pour cette dernière lecture de 2018 ! Intriguée par ce terme de morphir (qui désigne un personnage malingre et peureux qui se transforme en héros et guerrier exceptionnel), j'ai dévoré ce premier tome, prémisse d'une série qui s'annonce riche et de qualité.

Thomas Lavachery tisse une intrigue de qualité, mélange de fantasy et de légendes nordiques, pour mieux créer son univers personnel. Le fantastique est là, avec la neige personnifiée en démone qui susurre des menaces à l'oreille de Bjorn, et sert l'histoire qui oscille entre conte, roman d'apprentissage et d'aventure.

Le jeune Bjorn va révéler peu à peu ses capacités, au fil des pages et d'un voyage qui n'est pas sans rappeler Jules Verne et son Voyage au centre de la Terre. Les personnages sont rapidement décrits, l'auteur ne s'attardant pas tant sur leur psychologie que sur leurs agissements. L'intrigue est rythmée, pleine de suspense - la neige, dehors, menace de faire s'écrouler la maison familiale ! - et de péripéties.

Un excellent premier tome, qui va loin dans le terreau des contes et des légendes et promet une suite tout aussi excellente. A lire, à offrir aux plus jeunes, pour les faire rêver à un ailleurs d'un autre temps fascinant.

La série compte aujourd'hui sept tomes, adaptés en bande dessinée par l'auteur et Thomas Gilbert.

 

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Un grand merci à L'Ecole des Loisirs pour la découverte de ce roman ! 

 

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28 décembre 2018

La douce caresse d'un vent d'hiver, Sarah Morgan

La douce caresse d'un vent d'hiverLa douce caresse d'un vent d'hiver est le dernier tome de la trilogie Snow Cristal imaginée par la britannique Sarah Morgan. Il est paru chez Harlequin en octobre 2016.

A Snow Cristal, la station de ski familiale dans le Vermont, tout va pour le mieux. Les visiteurs affluent et la famille O'Neil, un temps en difficulté, a réussi à moderniser l'ensemble pour séduire à nouveau. Pour Brenna en revanche, meilleure amie des frères O'Neil et employée en tant que monitrice de ski dans la station, la situation est délicate. Amoureuse de Tyler, l'un des frères, et obligée de le côtoyer au quotidien dans le cadre de son travail, elle fait tout pour garder son secret, persuadée que son inclination n'est pas réciproque. Mais lorsqu'elle est contrainte de laisser son chalet à la location face à l'affluence de visiteurs et que Tyler propose de l'héberger, la jeune femme n'a pas le choix. Mais comment résister au quotidien à l'ex-champion de ski olympique qui la considère comme une soeur ? Noël approche, et pour Brenna, les ennuis ne font que commencer...

J'avais découvert l'an dernier La danse hésitante des flocons de neige et passé un excellent moment à Snow Cristal, station de ski de rêve dans laquelle j'aurai bien aimé me glisser pour profiter d'un des chalets perdu au milieu de la forêt. Délaissant le second tome, j'avais décidé de garder ce dernier tome pour les challenges de Noël.

Si j'ai retrouvé avec plaisir le cadre du premier tome - la station de ski Snow Cristal, ses chalets en bois, sa forêt enneigée - et ses personnages attachants -la famille O'Neil, la famille idéale où chacun trouve sa place, avec le respect des différentes individualités, de l'amour et de la bienveillance à chaque repas de famille - j'ai été un peu moins charmée par cette nouvelle romance, ô combien prévisible, il faut bien l'avouer. Brenna, personnage secondaire du premier tome, trouve ici une intrigue qui lui permet d'exister pleinement et de se développer. Véritable héroïne de ce dernier tome, elle évolue en marge des O'Neil, à côté des trois frères mais sans faire jamais partie de la famille. Ses sentiments pour Tyler l'enferment dans une zone de confort qu'elle va être obligée de quitter, tandis que sa famille, déçue par son manque d'ambition, n'a de cesse de la dévaloriser. L'intrigue se déroule lentement, mais le dénouement est si prévisible que les pages se tournent sans véritable intérêt.

Un tome qui apporte une conclusion a la trilogie mais ne comporte pas de réel intérêt à mes yeux. A lire si vous avez envie de frémir en lisant l'histoire de Tyler, bad boy bourreau des coeurs, père célibataire d'une fille adolescente un peu bourru. Personnellement, ce n'est pas forcément mon genre et même les scènes de sexe m'ont laissée de marbre - non, elles m'ont fait rire en fait - tant elles étaient caricaturales. Bref, j'ai aimé revenir à Snow Cristal et retrouver la famille O'Neil mais cette énième romance m'a laissée sur ma faim...

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23 décembre 2018

Noël à la petite boulangerie, Jenny Colgan

Noël à la petite boulangerieNoël à la petite boulangerie  est le dernier tome de la trilogie imaginée par Jenny Colgan. Il est paru en novembre 2017 aux éditions Prisma.

A Mount Polbearne, Noël approche et Polly et Huckle coulent des jours heureux, entre la boulangerie de la jeune femme et l'exploitation apicole de son compagnon. Mais le jour où Kerensa, la meilleure amie de Polly, lui annonce qu'elle ne sait pas si son mari est le père de son futur enfant, le monde de Polly chavire. La jeune boulangère veut garder le secret tout en ne rompant pas la confiance de Huckle, qui rêve de passer un peu plus de temps avec elle, alors que la boulangerie l'accapare peu à peu. En parallèle, une femme contacte Polly et lui annonce que son père, qu'elle ne connaît pas, est sur le point de décéder et demande à la voir. La veille de Noël est chargée en émotions pour la jeune femme...

J'adore, mais vraiment j'adore, les aventures de Polly ! J'avais dévoré le premier tome (et offert à beaucoup de gens de mon entourage !) et enchaîné sur la suite avec un grand enthousiasme. J'attendais donc avec impatience la fin de la trilogie et son dénouement.

Et je dois vous avouer que j'ai été un peu déçue. Vraiment déçue en fait. Si le cadre est toujours génial - Mount Polbearne, cette presqu'île des Cornouailles accessible que quelques heures par jour par un gué -, les personnages attachants, j'ai trouvé l'intrigue de ce troisième tome vraiment abracadabrante et invraisemblable. Je n'ai aimé ni le traitement de l'enfance de Polly - dont le père ne l'a pas reconnue - ni les questions concernant Kerensa, épouse adultère qui doute de la paternité de son enfant à venir. Les deux sujets sont survolés, manquent de profondeur, et c'est vraiment dommage.

J'attendais aussi que Noël soit magnifié, célébré comme il se doit à Mount Polbearne, mais Jenny Colgan a pris le parti de survoler les festivités et de les associer à une surcharge de travail pour Polly et des tensions dans son couple. Envolées donc, les réjouissances de fin d'année, place aux commandes insurmontables et aux ennuis financiers. Bref, on fait mieux pour faire rêver ! Or, et c'est là que le bât blesse, c'est justement en vendant un peu de rêve que cette série a autant séduit. Reste que ce troisième tome déroge à la règle et nous offre une intrigue un peu réchauffée sur la question de la confiance et de la famille.

Bref, vous l'aurez compris, une lecture largement en demi-teinte. Si je suis contente d'être retournée à Mount Polbearne retrouver Polly, Huckle et Neil, j'ai été vraiment déçue par l'intrigue développée. Dommage que la série se termine ainsi, cela ne lui rend pas hommage...

 Les avis de Chicky Poo, Isabelle, Agdel, Olive, Lilas, Joy, Myrtille, Fondant Grignote et Samarian.

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19 décembre 2018

Mes BD de l'année 2018

Top BD

2018 est sur le point de s'achever, l'occasion pour les participants à la BD du mercredi de faire un bilan sur les albums lus cette année. Aujourd'hui c'est Moka qui recense les billets des participants ! De mon côté, ce sont 35 BD qui sont passées entre mes petites mains en 2018, score honorable mais bien inférieur à certains de mes acolytes, férus du neuvième art. Petit tour d'horizon de mes coups de coeur par catégorie, mais aussi de mes déceptions. Cliquez sur les couvertures pour lire mes billets !

 

 

 

 

Merci à nos trois organisatrices de la BD du mercredi, MokaNoukette et Stephie, pour ce chouette rendez-vous hebdomadaire et rendez-vous en 2019 pour de nouvelles découvertes !

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15 décembre 2018

La fille qui a sauvé Noël, Matt Haig

La fille qui a sauvé Noël, Matt HaigLa fille qui a sauvé Noël est un roman écrit par le britannique Matt Haig et illustré par Chris Mould. Il est paru en novembre 2017 dans la collection Helium de chez Actes Sud.

Londres, 1841. Amélia est ramoneuse, tout comme sa maman. Avec son chat Capitaine Suie, elle tente de garder espoir, en cette période de Noël. Car la maman d'Amélia est très malade. Et si elle meurt, Amélia sait qu'elle sera envoyée dans une maison de redressement. Alors Amélia écrit au Père Noël une lettre. Une lettre pour lui demander de guérir sa maman. Mais pendant ce temps, à Lutinbourg, c'est la panique. Les lutins se font attaquer par des trolls tandis que les rennes du Père Noël n'arrivent plus à voler. Mais qui va sauver Noël ?

Alors que le Marathon de lecture de Noël bat son plein dans le chalet de Chicky Poo et Samarian (je ne peux pas participer pour cause de weekend bien chargé !), je vous propose une petite lecture jeunesse bien sympathique avec ce roman, digne héritier de Roald Dahl et Dickens.

Le Londres du 19e est bien impitoyable pour les orphelins, et Matt Haig n'ouvre pas son roman sur une note joyeuse. La petite Amélia, qui vit seule avec sa mère, tremble à l'idée que celle-ci meure et qu'elle soit envoyée dans une maison de redressement, lieu sombre et violent. On ne peut pas ne pas penser à Oliver Twist - voire à Harry Potter ! - en lisant ces lignes, mais le roman ne s'arrête pas à cette misère historique réelle et suit en parallèle les troubles de Lutinbourg. Matt Haig a imaginé un village de Noël des plus charmants, avec une organisation bien rodée (l'atelier des jouets, le journal La Gazette des neiges, le groupe de musique Les Clochettes, la monnaie en pièces en chocolat, etc.) et les illustrations de Chris Mould lui donnent vie. L'imaginaire est stimulé par les descriptions imagées complétées par ces illustrations en noir et blanc un brin rétro. L'intrigue est bien construite, le Londres du 19e bien esquissé sans être trop lourd pour un roman destiné aux 9-12 ans, les personnages attachants et l'ensemble se lit avec douceur.

Un roman jeunesse drôle et attachant, que j'aurais aimé découvrir vers 10 ans pour mieux m'émerveiller du village de Lutinbourg et des illustrations de Chris Mould. A lire et à offrir aux petits lecteurs autour de soi sans hésiter !

 

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Challenge Christmas Time chez MyaRosa et Il était six fois Noël chez Chickypoo et Samarian

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13 décembre 2018

Ça raconte Sarah, Pauline Delabroy-Allard

Ça raconte Sarah, Pauline Delabroy-AllardÇa raconte Sarah est le premier roman de la documentaliste et blogueuse Pauline Delabroy-Allard. Il est paru en septembre aux éditions de Minuit.  

La narratrice mène une vie tranquille. Mère célibataire, enseignante, elle traverse la vie sans folie, entretenant une tiède relation avec un homme. Un jour, lors d'un repas, elle rencontre une violoniste, Sarah. Sarah et sa fougue, son exubérance, sa soif de vivre, sa vulgarité et son intensité aussi. Les deux femmes entament une relation amoureuse qui se transforme en passion dévorante. Mais si les débuts sont gorgés de légèreté, le tableau s'assombrit rapidement, le caractère tempétueux et imprévisible de Sarah épuisant la patience de son amante. 

On m'a offert ce roman (et je remercie grandement celle qui l'a fait, si elle passe par là), parce que les similitudes avec l'auteure étaient trop grandes pour que je passe à côté. Je l'ai ouvert et lu d'une traite, happée par ce texte, son intrigue, ses héroïnes et sa plume poétique.

Pour un premier roman, Pauline Delabroy-Allard signe une petite pépite, tant dans la forme que dans le fond. L'intrigue est en apparence simple - une passion entre deux femmes - mais entraîne le lecteur au sein de cette idylle dévorante et destructrice, ne lui laissant aucune chance de s'en sortir. Le roman s'ouvre sur une scène de mort - l'auteure se cachant bien de dévoiler laquelle des deux femmes a succombé - pour mieux revenir en arrière et donner à voir la naissance de cet amour fou. L'économie est faite sur les personnages dont on n'apprend que le strict minimum, l'accent étant mis sur le ressenti de la narratrice et l'évolution du sentiment amoureux. La plume est précise, imagée, poétique aussi, et s'emporte au rythme des fluctuations de cette histoire, offrant au texte une dimension particulière. 

Roman de l'amour et de ses douleurs, de la passion et des extrêmes, Ça raconte Sarah décortique l'âme humaine, donne à voir une tranche de vie, dans sa beauté comme dans sa laideur, dans la vie comme dans la mort. Magistral. 

"Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S." 

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12 décembre 2018

Ar-Men, l'Enfer des enfers Emmanuel Lepage

Ar-Men

Ar-Men, l'Enfer des enfers  est un album d'Emmanuel Lepage paru en novembre 2017 chez Futuropolis. 

Au large de l'île de Sein, dans le Finistère, Ar-Men. Le phare le plus difficile d'accès de Bretagne. Germain en est le gardien, avec en alternance Pierrick et Louis, dans ce début des années 1960. Vingt jours en autarcie, seuls dans ce phare, à en garder le feu pour sécuriser les bateaux. Vingt jours dans le silence, les pensées, les souvenirs. Jusqu'à ce qu'une nuit de tempête mette au jour des inscriptions de précédents gardiens. Les naufrages, les nuits d'horreur. Germain découvre l'histoire de Moizez, le premier gardien d'Ar-Men, le premier à avoir choisi de délaisser la terre pour veiller sur la mer. Celui qui fit partie des courageux qui affrontèrent durant quinze ans les flots pour construire Ar-Men, au milieu des flots. 

Ouvrir un album d'Emmanuel Lepage, c'est accepter de prendre une claque, de perdre pied, de se faire happer par un dessin incroyable. Je l'avais déjà ressenti à la lecture d'Un printemps à Tchernobyl, il y a trois ans. Cet album confirme mon impression.

Emmanuel Lepage entraîne son lecteur dans le récit fascinant de la construction de ce phare et de son fonctionnement, lorsqu'il était encore géré par l'homme. La petite histoire et la grande se mêlent, l'aspect documentaire n'alourdissant en rien l'émotion suscitée par les personnages de papier. Le trait est net, les paysages bluffants de réalisme, et l'ensemble est visuellement grandiose. Les scènes de mer et de tempête permettent au talent de Lepage d'exploser et offrent un rendu terrifiant.

Amateur de phares ou non, de la mer ou non, ne passez pas à côté de cet album qui alterne les époques et les personnages pour mieux dresser l'histoire de ce monument classé, premier phare en mer depuis les années 1990. Je ne vais pas en dire plus, pour ne rien dévoiler de cette intrigue. A ceux qui sont passés à côté de Lepage, réparez au plus vite cet impair.  

Planche 2Planche 3

Planche 4 Planche 5

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Stephie qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles ! 

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09 décembre 2018

Les contes de Beedle le Barde, J.K. Rowling

Les Contes de Beedle le BardeLes contes de Beedle le Barde est un recueil de cinq contes imaginés par la romancière britannique  J.K. Rowling. Il est paru en 2008 aux éditions Gallimard. 

Prétendument traduits par Hermione et annotés par Dumbledore, ces cinq contes font partie du folklore des petits sorciers et sont très populaires dans le monde de la magie. Le Sorcier et la Marmite sauteuse, La Fontaine de la bonne fortune, Le Sorcier au cœur velu, Babbitty Lapina et la Souche qui gloussait et Le Conte des trois frères abordent des thèmes propres aux contes comme la justice, la bonté, l'orgeuil et la jalousie, le tout teinté de magie. 

Nécessaires à l'intrigue de Harry Potter pour introduire les reliques de la mort, ces cinq contes sont un petit régal ! Fiction dans la fiction, ils jouent sur la notion d'auteur et de traducteur, J.K. Rowling étant présentée comme une plume moldue censée expliquer certains termes sorciers aux non initiés. 

Rapides à lire, ils complètent l'univers imaginée par la romancière britannique, offrant un folklore supplémentaire à l'univers sorcier. La seule question que je me pose c'est pourquoi j'ai mis tant de temps à les découvrir !  

     

  Challenge Christmas Time chez MyaRosa 

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