Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

12 septembre 2011

Tout, tout de suite, Morgan Sportès

5953_1384599Morgan Sportès est un écrivain français dont le livre-enquête, L'Appât, publié il y a vingt ans et adapté au cinéma par Bertrand Tavernier en 1995, reçut l'Ours d'or à Berlin. Tout, tout de suite est son dernier roman, sorti en août chez Fayard et en lice pour le Goncourt 2011.

L'horreur du crime a fait couler beaucoup d'encre. En 2006, un jeune juif d'origine modeste est enlevé, séquestré et torturé pendant plus de vingt jours par une bande de jeunes, avant d'être assassiné. Morgan Sportès revient sur cet acte de barbarie. Il explore, dans ce roman inspiré de ces faits réels, les raisons qui ont poussé ces jeunes - parfois désoeuvrés, parfois parents, parfois mineurs - à torturer un autre être humain. Sans jugement, il reconstitue les faits, analyse notre société, les désillusions qu'elle créé, jusqu'à permettre l'irréparable. L'inénarrable.  L'indicible.

Lecture dure au sens propre, Tout, tout de suite est un roman assez étrange. Tout d'abord parce qu'il s'inspire de faits réels, certes, mais aussi parce qu'il décortique  notre société et ses dérives au travers de ce crime au caractère insoutenable. Le choix de Morgan Sportès d'écrire un roman et non pas un documentaire permet d'établir une distance, une distance avec ce crime, mais aussi une distance avec notre société gangrenée qui se détériore peu à peu. Une société qui permet à cette violence d'éclore. Et cette distance est salvatrice pour le lecteur. Sans elle, cette lecture serait d'autant plus dérangeante.
Tout, tout de suite n'est pas un roman que je souhaitais lire, appréhendant les mots de Morgan Sportès pour mieux me cacher derrière un voile protecteur.
Je l'ai néanmoins lu.
De ce roman terrible, je retiendrais un sentiment de malaise, qui ne m'a pas lâchée. Malaise du à à cette histoire, c'est évident, mais dû aussi à notre monde actuel. Une sorte de fatalisme en somme. C'est dur d'ouvrir les yeux. Dur de regarder la violence en face. De la voir éclore. De parler d'acte inhumain quand ce sont bien des Hommes qui l'ont commis.

Une lecture éprouvante s'il en est. Une étude sociétale inquiétante et pourtant bien réelle réalisée par un auteur qui analyse un monde qui va mal.
Une lecture dérangeante, tout sauf reposante, mais ô combien essentielle.
Je remercie libfly et   pour ce livre de la rentrée littéraire reçu en avant-première. L'avis de Stephie sur ce roman.

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10 septembre 2011

Pierre de lune, Wilkie Collins

9782859405526Pierre de lune, publié pour la première fois en 1868 dans la magazine All the year around, est le roman qui rendit célèbre Wilkie Collins, célèbre au point de rendre jaloux son grand ami Charles Dickens.

Le récit commence en 1799, lors de la prise de la ville indienne Seringapatam par les anglais. Un des militaires dérobe la pierre de lune, une pierre qui aurait été incrustée dans le front d'une divinité personnifiant la Lune. Mais une malédiction pèse sur cette pierre : quiconque la dérobe verra sa vie et celle des ses descendants devenir un cauchemar.
En 1848, la famille Verinder, noble famille du Yorkshire, descendante du militaire voleur, voit sa vie bouleversée par l'arrivée du diamant. Les conséquences malheureuses s'enclenchent dès lors pour la punir.

J'ai découvert Wilkie Collins grâce à Cryssilda et à son challenge dont je reparlerai plus bas. J'avais lu en novembre dernier Voie sans issue (ou L'abîme), un roman écrit à quatre mains avec son grand ami Charles Dickens.
Pierre de lune
était donc le premier livre que je lisais de Wilkie Collins. Et quelle découverte ! Je me suis laissée happer par cette intrigue à tiroirs. L'idée de génie de Collins est de confronter son lecteur à un crime - le vol de la Pierre de lune - et de ne pas proposer une narration surplombée par un narrateur unique mais de faire se succéder plusieurs narrateurs.
En effet, ce sont les membres de la famille Verinder et leurs proches qui racontent tour à tour ce qu'ils ont vu au moment des faits et prennent en charge le récit. Or, en lectrice assidue de romans policiers, je ne suis jamais certaine de ce que je lis quand il s'agit d'un personnage qui raconte des faits dont il a été témoin. Tout le monde est suspect. Le doute s'installe pour ne jamais repartir et la lecture s'étire en amenant toujours plus de questions. Où s'arrêtent les faits, où commencent les mensonges ? Et qui se dissimule derrière un masque ? Mystère...
Wilkie Collins entraîne son lecteur dans cette histoire de vol riche en rebondissements portée par une plume protéiforme très intéressante. Selon le personnage qui prend en charge le récit, Collins lui attribue plus ou moins d'humour, de facilité à raconter, de digressions, etc. ce qui dynamise grandement la narration.
Il y en a trop à dire, et pourtant, c'est difficile de ne pas gâcher la découverte de ce texte... Pierre de Lune est un roman vraiment extraordinaire, que certains considèrent comme précurseur du roman policier moderne, dans lequel on se plonge avec délice. Impossible de reposer ce livre tant son pouvoir hypnotique vous  happe dès les premières pages. Attendez-vous à du grand, à du très grand, si vous ouvrez ces pages.coup de coeur 2011
Vous l'aurez deviné depuis bien longtemps, Pierre de lune est un véritable coup de coeur pour moi. Un coup de coeur tel que mes lectures suivantes ont eu moins de saveurs... J'ai heureusement d'autres romans de Wilkie Collins dans ma PAL pour étancher ma soif d'émotions comme celles-ci...

"Il en faut peu pour pleurer quand vous êtes jeune et que vous entrez dans la vie. Il en faut encore moins quand vous êtes vieux et que vous êtes sur le point de la quitter." (p.180)

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec Céline.

Lectures communes

 

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08 septembre 2011

Prophétie T.1 Le maître du Jeu, Mel Odom et Jordan Weisman

prophtietome1lemaitredujeuLorsque Mel Odom, auteur de plus de cent cinquante ouvrages pour la jeunesse, et Jordan Weisman, concepteur de Cathy's book, se rencontrent, c'est pour créer Prophétie, une série de romans pour la jeunesse dont le premier tome, Le maître du Jeu, sort le 13 octobre en librairie.

La nuit de ses treize ans, Nathan, jeune collégien sans histoire, est réveillé par un étrange bruit qui provient du bureau de son père, archéologue. Il y trouve un ancien jeu Maya ayant appartenu à sa mère, décédée à sa naissance. N'en comprenant pas les règles, le jeune garçon, fatigué, va se coucher. Mais à peine assoupi, il se retrouve propulsé dans un univers parallèle où il rencontre Kukulkan, un homme étrange, qui lui propose de jouer au Jeu pour sauver le monde.

Si j'ai été attirée par ce roman, c'est tout d'abord parce qu'il propose une intrigue riche, aux accents policiers, mêlée à la mythologie Maya. Si l'idée d'un adolescent lambda se retrouvant dans un univers parallèle dans lequel il a des pouvoirs est largement éculée en littérature de jeunesse ces derniers temps (et je suis la première à râler), elle est traitée ici avec intelligence. Il n'est nullement question de nier les jeunes d'aujourd'hui et leurs pratiques (Facebo*k, etc.) en présentant un héros en marge de sa génération mais plutôt d'abonder dans ce sens et d'aller plus loin.
En effet, le second point qui m'a attirée dans ce livre, c'est son aspect interactif. En effet, et même si je n'ai eu que des épreuves non corrigées, j'ai été curieuse de découvrir ce livre novateur des éditions Bayard qui sera disponible, dès le 13 octobre, accompagné d'un plateau de jeu. L'idée ? Proposer un complément à la lecture sous la forme du jeu auquel joue le héros pour permettre aux lecteurs d'y jouer également, mais aussi un contenu multimédia à partir du site dédié au roman, www.prophétie-lelivre.fr, qui ouvrira courant septembre.
J'ai apprécié cette lecture (il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu de roman pour la jeunesse) et suis d'autant plus curieuse de découvrir le site et le coffret... A noter que, pour les plus impatients, le tome 2 sortira en avril 2012.

Si vous voulez en savoir plus, Glow a eu la chance d'assister à un petit-déjeuner de présentation du roman au Quai Branly en juin. Elle nous en parle dans ce billet, et, dans celui-ci, elle nous dévoile en exclusivité le plateau de jeu qui sera vendu avec.     

De mon côté, je tiens à remercier   logo2   et les éditions Bayard  pour ce roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique Jeunesse.

 

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07 septembre 2011

Ring Circus T.1 Les Pantres, David Chauvel et Cyril Pedrosa

Ring circusRing Circus est une série de BD en 4 tomes, parue dès 1998. Le premier tome, signé David Chauvel et Cyril Pedrosa, a attisé ma curiosité.

Jerold et Anthonin sont amis. Le jour où Jerold rattrape un chameau échappé d'un cirque et gagne des places pour aller voir le spectacle du soir, leur vie bascule. Attiré par la vie de bohème des artistes du cirque et la somptueuse écuyère, Jerold convint son ami de partir sur les routes avec la troupe en route pour la Ruskhovie.

Cette semaine pour ce rendez-vous BD, je serai assez brève. Si j'ai été ringcircus_t1_1863charmée par la couverture de cet album et curieuse de le découvrir, j'ai été assez déçue de sa lecture. Non seulement l'intrigue ne m'a pas transportée, mais les dessins de Cyril Pedrosa ne m'ont pas séduite non plus.
D'un style assez classique dans sa composition comme dans ses illustrations, ce premier tome de Ring Circus est une lecture facile, qui fait passer un bon moment mais qui n'est pas pour autant mémorable.
Petit hic, entièrement de ma faute : j'ai cru (à tord), avoir à faire à un one-shout et non un énième premier tome d'une série. Pour ma défense, cette indication n'est pas clairement visible quand on commence la lecture : aucune indication sur la tranche, ni à la fin, d'une série. Bref, une lecture agréable, sans plus, mais une série que je ne poursuivrais pas.

 Et voici ma 21e participation
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma  12e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 12/20) !
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05 septembre 2011

Arsène Lupin Gentleman cambrioleur, Maurice Leblanc

9782253002826Publié en 1907, Arsène Lupin gentleman cambrioleur est le premier recueil de nouvelles mettant en scène le célèbre voleur. Initialement publiées sous forme de feuilleton dans le mensuel Je sais tout, les aventures d'Arsène Lupin ont rapidement conquis un lectorat fidèle.

Neuf nouvelles composent ce premier recueil et si elles ne se sont pas forcément liées, elles présentent néanmoins le célèbre cambrioleur et ses aventures. La première d'entre elles, L'Arrestation d'Arsène Lupin, met notamment en scène la rencontre (fictive, s'entend) entre Maurice Leblanc et Arsène Lupin, et la façon dont Maurice Leblanc devint l'historiographe de Lupin.

Arsène Lupin est un personnage très connu et pourtant, je n'avais jamais lu jusqu'alors l'une de ses aventures.
S'inspirant de Doyle et de son célèbre Sherlock Holmes, Maurice Leblanc a imaginé un personnage de voleur sympathique, drôle et très intelligent. Son idée ? Ne pas plagier un énième enquêteur mais proposer un personnage à la moralité douteuse. Son défi ? Le faire aimer du public. Pari osé mais réussi puisqu'Arsène Lupin a tant conquis le public qu'il éclipse souvent l'identité de son créateur.

De mon côté, j'ai trouvé rafraîchissante cette lecture. Ma rencontre avec le gentleman cambrioleur a été très plaisante. Ces nouvelles ont permis d'esquisser la personnalité d'un héros beaucoup plus fin qu'il n'y paraît. Et si les intrigues de Maurice Leblanc sont bien trop rocambolesques pour être vraisemblables, elles n'en demeurent pas moins agréables à lire et teintées d'un charme suranné indéniable.

"C'est, au fond, vécue en une sorte de raccourci tragique, la vie elle-même, avec ses orages et ses grandeurs, sa monotonie et sa diversité, et voilà pourquoi, peut-être, on goûte avec une hâte fiévreuse et une volupté d'autant plus intense ce court voyage dont on aperçoit la fin du moment qu'il commence." (p.11)

"Le télégraphe sans fil ! appels d'un autre univers d'où l'on recevrait des nouvelles de la façon la plus mystérieuse qui soit ! L'imagination n'a plus la ressource d'évoquer des fils dindexe fer au creux desquels glisse l'invisible message. Le mystère est plus insondable encore, plus poétique aussi, et c'est aux ailes du vent qu'il faut recourir pour expliquer ce nouveau miracle." (p.12)

Cette lecture me permet de débuter le Challenge Maurice Leblanc de Sharon.

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03 septembre 2011

La répétition, Eleanor Catton

La répétition, Eleanor CattonLa répétition est le premier roman de la néo-zélandaise Eleanor Catton, publié en 2007 sous le titreThe Rehearsal.

Victoria, jeune élève d'un lycée réservé aux filles, subit les attouchements de son professeur de musique. Tous les élèves sont sous le choc et tentent par tous les moyens de surmonter leur émoi. Mais l'événement est tel qu'il donne lieu à la mise en scène d'une pièce de théâtre par des comédiens en herbe d'une école de théâtre.

La répétition est un roman qui peut sembler d'un abord difficile. Eleanor Catton joue avec la temporalité et mêle mise en scène théâtrale et fiction pour mieux mettre en péril les codes du genre. Elle le fait avec brio, et c'est avec peine que j'ai cerné, lorsque j'ai commencé ma lecture, ce qui était fiction et ce qui était métadiscours sur le théâtre.
Les chapitres alternent, précédés d'un jour de la semaine ou d'un mois, et c'est grâce à cette indication temporelle parfois floue que le lecteur peut se repérer dans cette construction narrative complexe.

L'auteure propose une réflexion double sur l'adolescence, d'un côté, et sur le jeu du comédien et la mise en scène de théâtre de l'autre. C'est brillant, savamment construit et furieusement intriguant ! Ses personnages adolescents incarnent cette période délicate avec autant de consistance que de vrais adolescent
s. Mais où commence le jeu des comédiens et où s'arrête la plume d'Eleanor Catton ?
Il y avait bien longtemps que je n'avais pas été tant malmenée, secouée, mise en doute par la temporalité, ou plutôt l'absence de temporalité, dans un roman. Ma dernière expérience remonte à ma lecture de L'apprentissage de la ville de Luc Dietrich. La répétition est une lecture riche, qui se mérite, qui reste en tête par sa construction en chapitres alternés entre vraie fiction et fausse fiction. Une petite pépite !

Une nouvelle lecture à inscrire dans le Challenge d'Anne, Des notes et des mots.

 Je remercie libfly et denoel  pour ce livre de la rentrée littéraire reçu en avant-première.
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01 septembre 2011

Swap Partners in Crime : l'heure du coupable a sonné !

 

Voici l'heure tant attendue de la révélation des colis du Swap Partners in Crime.

Deux mois ont été laissés aux enquêtrices pour travailler en binôme
et résoudre leur enquête...

Il est grand temps de voir si, malgré la pluie fine et le brouillard, elles ont été efficaces...

 Alex  et Argali

Anneet Jeneen

 

c  et Violette

 

Ciboulette  et  Gaelle

 

latite   et Lucie

 

  Stemilou et  Yoshi

 

  Val  et  Océane   

 

De mon côté, en bonne inspectrice à moustaches, j'ai oeuvré avec Nesto.

Mais celle-ci ayant mystérieusement perdu son blog,

je lui prête ce billet pour nous faire son compte-rendu d'enquête.

 

Nesto

"J'ai beaucoup aimé me prendre au jeu de ce swap "partners in crime": fouiner sur le net, fureter dans les magasins, tergiverser, changer d'avis, et puis "bon sang mais c'est bien sûr" trouver LE thème parfait pour ma chère binôme! (et j'avais la pression: ma binôme n'était autre que l'inspectrice en chef de ce swap, gloups).

Mais j'avoue, c'est encore mieux d'avoir à déballer son propre colis!! Un colis "noir c'est noir" pour moi: une dizaine de paquets tout de noir vêtus, ça tombe bien: moi le noir j'adore ça!

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  Au menu de ce colis:

*une magnifique théière et son mug qui sont devenus mes best (tellement best que le mug est déjà ébréché comme les 3/4 de mes mugs préférés...)

*du thé so british qui m'emmène tout droit à Notting Hill avec son odeur de Bergamote

*des cookies

*des shortbreads

*du chocolat (noir bien sûr)

*de la marmelade d'orange amère.

 

  

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P1250294Côté livres, que des découvertes pour moi que j'ai hâte de lire (j'ai quand même lu le Rankin en vacances : un bon p'tit policier comme je les aime avec un enquêteur qui est l'antithèse du héros parfait: un peu alcoolo, un peu déglingué et donc parfait pour arpenter les bas fonds d'Edimbourg...).

En bonus, un livre de recettes anglaises Cookies, muffins and co, de Pascale Weeks. Un livre que j'avais déjà dans ma cuisine: toujours ouvert à la page 61 pour le fameux "lemon drizzle cake" qui est devenu mon gâteau préféré!

P1250283Bilan: un swap réussi, sous le signe du plaisir (ce qui n'était pas évident avec un thème de swap si particulier non?!): plaisir de la préparation et plaisir de la découverte comme un gosse qui ouvre ses paquets en gloussant à Noël!!

Un grand merci à Soukee pour l'organisation (et l'invention!!) de ce chouette swap et pour ce colis qui m'a mis du baume au cœur!

Au prochain swap de Soukee je replonge les yeux fermés (enfin, si j'ai le droit!!)."

 

 

 

 

De mon côté, voici le colis que Nesto m'a concocté.

Soukee

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 Un étrange colis retrouvé devant ma porte...

Une nouvelle scène de crime ? Je me précipite, loupe à la main, pour découvrir de nouveaux indices !

 

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Et ils sont nombreux ! Mais une thématique domine...

Regardez le papier cadeau et les petits mots...

Vous avez deviné ? Les moustaches !

Nesto a découpé toutes sortes de moustaches pour m'aider dans mon enquête !

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P1020466Côté gourmandises, Nesto a fait très fort en alliant des gourmandises anglaises à des douceurs bien de chez elle en petit bonus :

*deux sortes de thé bio, un noir à la bergamote et un vert au citron

*des cookies à tomber par terre

*du chocolat mystérieux (mais j'ai deviné qu'il était à l'orange !)

*des speculoos artisanaux et des gaufrettes au chocolat ...

 

P1020469
 
Du côté des lectures, Nesto a su me surprendre avec des auteurs que je ne connaissais pas :
 
*Saison sèche de Pete Robinson
*Meurtre à l'anglaise de Cyril Hare
*L'Oncle Silas de Le Fanu
*Maisie Dobbs de Jacqueline Winspear
J'ai déjà dévoré Maisie Dobbs et Meurtre à l'anglaise et vous en parlerai très prochainement...
 
Quant aux objets, j'avais laissé quartier libre à Nesto, affirmant que mon humour avait très peu de limites.
Elle a commencé par la jouer assez soft en m'offrant deux petits carnets à l'effigie de moustaches, accompagnés d'une carte tout aussi fantaisie. Mais je m'attendais à plus excentrique de la part de ma coéquipière... Et j'ai eu raison !
 
                P1020470 cones
 
P1020471
Nesto s'est lâchée - tout en étant dans sa thématique, bien entendu - et m'a offert une panoplie de moustaches autocollantes! Oui messieurs dames. Pour que je puisse passe incognito où que j'aille !
Moi moustache
          
 
 
Ni une ni deux, en bonne enquêtrice, je me suis empressée d'essayer la moustache d'Hercule Poirot et de vérifier que mon déguisement fonctionnait...
 
Merci Nesto de ce swap partagé ! Je me suis beaucoup amusée à le préparer et j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ton paquet... Avec les moustaches, tu as fait fort ! Très fort ! Et tu gagnes ta place dans mon prochain swap si l'envie te prend !
 
 
Un grand merci également aux participantes d'avoir joué le jeu jusqu'au bout !
 

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31 août 2011

Je mourrai pas gibier, Alfred

gibierJe mourrai pas gibier est à l'origine un roman de Guillaume Guéraud paru aux éditions du Rouergue, dans la collection "DoAdo noir", en janvier 2006. Parce que sa lecture a été un choc pour lui, Alfred a décidé de l'adapter en BD.

Le personnage principal est un jeune de Mortagne, une ville de mille habitants et des poussières dont les seuls sources d'emploi sont la scierie et les vignes. Une rivalité oppose les travailleurs des deux entreprises.
Pour échapper à tout ça, le narrateur est parti étudier en CAP mécanique et ne revient que le weekend chez ses parents, où il aime partager des moments avec Terence, l'idiot du village, dont les autres se moquent. Jusqu'à ce jour terrible...

Je mourrai pas gibier est un roman qui avait fait couler beaucoup d'encre lors de sa sortie dans une collection pour adolescents aux éditions du Rouergue. La fameuse dialectique de dire l'indicible en jeunesse. Et je comprends bien pourquoi. Cette BD s'ouvre sur un bain de sang au milieu duquel trône le narrateur qui se présente dès lors comme le meurtrier. Huit victimes, dont un enfant, tuées à la pelle, au marteau et au fusil. Devant une folie meurtrière comme celle-ci, une seule question : pourquoi ?JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_1a6-2

L'intrigue en elle-même est violente - la folie meurtrière qui s'empare d'un adolescent - mais est amenée d'une manière telle que le lecteur est happé par ces vies brisées et cette fatalité intrinsèque à ce village. Comme si rien n'existait autour de Mortagne, microcosme étouffant et malsain, que cette querelle ancestrale et les bagarres qui en découlent. Comme si aucune échappatoire ne s'offrait au personnage, sinon celle de s'orienter vers une autre branche professionnelle. Comme si la vie se jouait de ces personnages minuscules aux destins dérisoires.

Même l'univers graphique d'Alfred épouse la violence du texte. Il ne s'agit pas ici de litres d'hémoglobine, non, mais d'un trait et de couleurs qui semblent porter en eux la tragédie. Alfred a pris le parti, lors de scènes de violence, de les dénuer de couleurs. Comme si le temps s'arrêtait. Comme si la violence était comme la colère, blanche. Comme si la haine n'avait pas besoin de couleurs pour s'exprimer. Ce choix graphique offre un choc visuel lors de la lecture qui semble faire écho au poids des mots choisis par Guéraud pour décrire la scène.

Bref, vous l'aurez compris : Je mourrai pas gibier est une BD dont on ne ressort pas indemne, violente, mais d'une intelligence telle que je ne peux que vous la conseiller. Lecture mémorable en perspective. 

"Je suis né chasseur ! Je mourrai pas gibier !" (p.12)

"A Mortagne, on n'a pas vraiment les moyens de réfléchir, en fait. On a bien un cerveau,
mais rien d'autre à mettre dedans que du raisin, des planches, de la sueur et du plomb.
C'est comme ça.
Pour le reste, on n'a pas les armes qu'il faut pour changer les choses." (p.55)

 

L'avis de Noukette, Val, Canel, Mo', Yaneck et l'Ogresse sur cet album.

Alfred, le scénariste et dessinateur de cette adaptation en BD, se livre dans ce billet à une  interview passionnante sur son travail d'adaptation.

Et, petit plus, vous pouvez feuilleter la BD  sur le site de Delcourt.

 

Et voici ma vingtième participation
à la BD du mercredi de
Mango.

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Et ma onzième participation
au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 18/20)

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Et l'heure du bilan BD du mois d'août, qui découle du Top BD, a sonné.

En voici les 10 premiers.

Pour la suite, rendez-vous chez Yaneck.

 

1- (=) Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                 19.29

2- (N) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis                               19.17

3- (=) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest          18.83

4- (+) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                               18.79

5- (- ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman   18.75

6- (=) Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là       18.68

7- (=) Garance, Gauthier, Labourot, Lerolle, Delcourt    18.67

8- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil                      18.59

Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

9- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman    18.5

10- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.44

 ... (pour lire la suite)

 

 

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30 août 2011

Le site de la collection Noctambule

Comme vous le savez, je ne suis pas une pro de l'univers BD

et je ne suis pas du genre à faire de la pub sur mon blog...

Mais là j'ai eu envie de vous parler d'une collection qui m'a

tapé dans l'oeil.

J'ai découvert il y a peu Noctambule des éditions Soleil,

grâce à l'excellent album Le club du suicide, adapté de Stevenson,

et je voulais revenir sur cette découverte.

Noctambule est une collection qui propose des romans graphiques audacieux

et se présente comme une passerelle entre la littérature et la BD.

Pour ma part, j'ai été conquise !

Je vous invite à aller voir le site internet de cette collection, tout nouveau, tout beau !

 

Noctambule

 

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29 août 2011

Hymne, Lydie Salvayre

9782020985550Hymne est le dernier roman de Lydie Salvayre paru en août 2011.

Mais Hymne n'est pas à proprement parler un roman qui respecte les codes du genre. Il s'approche plutôt d'un hommage personnel à Jimi Hendrix, fait par Lydie Salvayre elle-même.
L'auteure ne se cache par derrière la première personne du singulier qu'elle utilise dès les premières pages, et affirme sa volonté de rendre hommage à celui qui s'appropria, le 18 août 1969 à Woodstock The Star Spangled Banner - l’hymne américain - et le transforma en prestation musicale hors du commun.

A partir donc de cet événement, de cette reprise par Hendrix, Lydie Salvayre brode ici un texte aux envolées parfois lyriques, vibrant d'une fascination sans borne pour ce musicien. Il n'est en aucun cas question d'une analyse musicale quelconque, Lydie Salvayre s'en défend dès les premières pages, mais plutôt d'un hommage personnel qui s'égare parfois dans la biographie.
Hymne est une lecture troublante. Que l'on connaisse ce cri - celui que poussa Hendrix en ce 18 août 1969 à Woodstock - ou non, les mots de Lydie Salvayre émeuvent et provoquent une adhésion immédiate. Mon premier geste, une fois ce livre posé, a été de chercher et d'écouter la prestation d'Hendrix pour continuer à faire vivre le texte de Lydie Salvayre. Certains y trouveront peut-être trop d'emphase, voire une fascination qui frise l'adulation. Pour ma part, j'ai été sous le charme de cet hommage aux accents parfois intimes, dont la musicalité semble faire écho au talent d'Hendrix.
Hymne n'est pas un texte à réserver aux fans du musicien. Au contraire ! C'est un texte que chacun peut lire, pour découvrir comment un événement artistique a pu autant chambouler des générations et comment aujourd'hui il résonne encore dans la tête de certains.
Lydie Salvayre signe ici un texte poignant, incroyablement vivant, une partition sans faute en somme.

Une présentation d'Hymne par Lydie Salvayre elle-même.
(Source : Seuil.com)


Une nouvelle lecture à inscrire dans le Challenge d'Anne, Des notes et des mots.

Je remercie libfly et les seuil  pour ce livre reçu en avant-première.
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