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09 septembre 2012

Les matchs de la rentrée littéraire sur Priceminister

Vous devez en avoir entendu parler...
Priceminister lance ses matchs de la rentrée littéraire par et pour les blogueurs !

Qu'est-ce que c'est ?

C'est une opération destinée aux blogueurs qui permet de choisir, recevoir et chroniquer un ouvrage de la rentrée littéraire parmi la sélection ci-dessous.

              Une place à prendre 

               

                                 

Comment participer ?

Vous choisissez, dans la sélection, le livre que vous souhaitez chroniquer et confirmez votre participation en envoyant un message à oliver.moss@priceminister.com avant le 12 octobre 2012.
Vous rédigez ensuite votre chronique et en informez Priceminister.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le blog de Priceminister !

 

Les matchs de la rentrée littéraire 2012 sur Priceminister

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06 septembre 2012

Le Silence des Cris, Stéphanie de Mecquenem

Le silence des crisLe Silence des Cris est le second roman de Stéphanie de Mecquenem, publié chez Edilivre en mars 2012.

Les corps mutilés de jeunes Amérindiennes sont retrouvés sans vie le long d'une nationale isolée du Grand Nord Canadien. La peur ronge les populations et l'enquête piétine jusqu'à ce que Tiphaine Dumont, jeune coroner, soit chargée de cette enquête. Accompagnée de Sir James Jeffrey, épigraphiste britannique retraité, la jeune femme part affronter courageusement la rigueur du climat et tenter de résoudre ce mystère.

En s'inspirant d'un fait réel, Stéphanie de Mecquenem nous plonge dès les premières lignes dans une intrigue bien ficelée d'autant plus poignante. Portée par un duo de détectives attachant, sorte de couple Sherlock Holmes/Watson revisité, l'histoire se déroule à bon rythme. Pour autant, pas de cadence effrénée dans ces lignes, mais plutôt le déroulement progressif d'une intrigue riche qui semble aligner son pas à celui de l'hiver endormi.
Stéphanie de Mecquenem a vécu au Québec et nous livre, tout au long de son roman, ses précieuses connaissances sur cette région et sur ses coutumes. Les indiens Cris, et leurs traditions, mais aussi la gastronomie (la poutine !), l'histoire, etc. Et tout en évitant les lourdeurs, elle glisse dans ses dialogues des expressions et mots québécois, permettant à son lecteur de s'immerger davantage...
J'ai donc découvert avec plaisir ce roman policier et surtout son duo d'enquêteurs haut en couleurs. Déjà apparus dans le premier roman de Stéphanie de Mecquenem, Mauvais Sang, Tiphaine et Sir James Jeffrey sont des personnages attachants et singuliers. Un grand merci donc, Stéphanie de Mecquenem, de m'avoir permis de découvrir votre roman.
Il fait froid, il fait très froid à la lecture du Silence des Cris, et l'on entend presque crisser les pas dans la blanche neige canadienne.

Une lecture que j'inscris dans le cadre du Challenge Québec en septembre de Karine:)

Mon Québec en septembre

 

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02 septembre 2012

XXI, une revue qui fait du bien

En ce beau jour de veille de rentrée scolaire (et oui, je suis toujours concernée !), je m'écarte de mes habitudes pour vous parler d'une revue. Non, restez là ! Je ne vais pas vous en remettre une couche avec Vogue, restons sérieux ! J'ai bien compris que j'étais allée trop loin en vous avouant ça dans mon précédent billet...
Jusqu'à maintenant, je m'étais contentée de vous parler de livres parce que je n'avais pas trouvé nécessaire de vous parler de titres de presse que tout le monde connaît ou qui fêtent leurs 100 ans.
Non, aujourd'hui je veux vous parler d'une publication née en 2008 et qui propose, chaque trimestre, une belle ouverture et un regard singulier sur le monde qui est le nôtre. Une publication qui a droit à un petit coup de pouce pour que son lectorat s'élargisse. Et comme, à défaut de livres, j'ai passé mon été avec cette revue, j'ai estimé qu'à mon humble niveau je pouvais peut-être lui en donner un.

XXI, voilà ladite revue.

Source : Bande-annonce XXI par rollinpublications

XXI, qu'est ce que c'est ? Une revue trimestrielle de 200 pages qui se penche sur le monde d'aujourd'hui pour mieux l'analyser et le comprendre.

Pourquoi c'est bien ? Parce que c'est une revue à part qui propose des reportages au long cours, des enquêtes, des entretiens, un récit graphique documentaire, etc. Parce que les auteurs de XXI possèdent tous une plume assez incroyable, et que leurs articles sont accompagnés de photos et d'illustrations de jeunes talents prometteurs. XXI, c'est une ouverture sur le monde, des journalistes qui nous ouvrent les yeux sur ce qui se passe à travers le monde, des illustrateurs de talent, le tout porté par une déontologie professionnelle et une certaine vision du monde journalistique.

Où la trouve-t-on ? En librairie et dans les grandes surfaces culturelles (Fn*c, Virg*n, Cult*ra, etc.)

Combien ça coûte ? 15,50€ le numéro. Sans publicité, financé uniquement par les ventes et les abonnements, XXI réussit le tour de force de proposer, à chaque trimestre, une revue unique en son genre que vous garderez précieusement et rangerez dans votre bibliothèque.

Bonus : Le site internet de la revue  fourmille de bonnes trouvailles : vous trouverez une rubrique qui propose des interviews des auteurs des articles pour prolonger votre lecture, mais aussi des reportages inédits, des dossiers autour des récits développés dans la revue, etc. Et vous pourrez également proposer votre contribution sur la page Proposer un sujet. Enfin, si mon pouvoir de persuasion a fonctionné au-delà de mes attentes et que vous ne pouvez plus vous passer de XXI, non seulement vous pouvez acheter les anciens numéros en coffret annuel ou en individuel, mais je vais songer sérieusement à me reconvertir...

 Pour ma part, j'ai décidé de l'offrir à tour de bras autour de moi - à commencer par ma grand-mère, enchantée de ce cadeau -
et de me régaler ensuite à en discuter avec ces nouveaux lecteurs (je pique même l'idée de Frédérique A. dans le courrier des lecteurs du dernier numéro : je vais l'offrir à mes hôtes lorsque je serai invitée !)

Je ne résiste pas à vous allécher éhontément avec les couvertures de tous les numéros sortis.

    

  

   

Si vous aimez être surpris, sortir des sentiers battus.
et élargir votre horizon, ouvrez un XXI : vous ne le lâcherez pas...

 

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30 août 2012

Les moitiés, Claire Castillon

Les moitiésLes moitiés est un court roman inédit de Claire Castillon, publié en août 2012 en supplément du magazine Vogue.

Ils se sont connus à quinze ans. Ils sont inséparables. Leurs amis les appellent "les lacets". Leur amour fait pâlir d'envie les autres. Mais sous cette histoire aux allures de conte de fées se cache des fissures.

Découvert par hasard avec le Vogue du mois dernier (j'en entends qui ricanent au fond...), Les moitiés est un texte court qui m'a littéralement conquise.
Avec un humour acide et une plume acérée, Claire Castillon nous entraîne, en 60 pages, au coeur de ce couple fusionnel et imprévisible. Cet amour adolescent qui a grandi et muté pour devenir un amour d'adulte possède pourtant des failles. Leur origine ? Peut-être l'ennui, la lassitude, le temps qui use les personnages.
Leurs errances sont universelles, leurs doutes ont une résonance particulière et leurs erreurs sont familières. 
Un brin surréaliste, le personnage de Paola, femme enfant mélancolique, intrigue. Il intrigue d'autant plus que c'est son compagnon qui prend en charge la narration et donne à voir au lecteur son point de vue sur celle qu'il considère parfois comme une étrangère. Il nous raconte Paola, son couple, son évolution, son quotidien et ses blessures.
Un amour fragile, deux personnages lumineux dans leurs fragilités, une narration qui coule dans un souffle de voix. Un très beau texte, à lire d'une traite, et une auteure à découvrir, notamment avec son dernier texte, Les Merveilles, paru en janvier chez Grasset.

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29 août 2012

Un tour au Québec en septembre, des frissons en octobre et plein de romans cultes !

 Je m'en suis écartée quelques temps, mais l'envie de redynamiser mes lectures
grâce à des challenges est revenue
avec la fin des vacances,  une nouvelle rentrée scolaire, etc.
Bon, j'arrête de me justifier, non ?
Voici les 3 challenges qui m'ont fait craquer :

 Mon Québec en septembreMon Québec en septembre.
Organisé par Karine:) du 1er au 30 septembre

¤ Lecture prévue ¤

  • Le silence des cris de Stéphanie de Mecquenem

 

Halloween 2012, Halloween, challenge de lecture

Challenge Halloween 2012
Organisé par Hilde et Lou du 1er octobre au 11 novembre

¤ Lectures prévues ¤

  • L'historienne et Drakula T.1 et 2 (en LC avec CottageMyrtille)
  • Créature de la nuit de Kate Thompson

 

Challenge Romans Cultes
Organisé par
Métaphore jusqu'au 31 août 2014

¤ Lectures prévues ¤

  • Sur la route de Jack Kerouac
  • L'attrape-coeurs de Salinger
  • 1984 d'Orwell
  • Chroniques de San Francisco Tome 1 d'Armistead Maupin
  • Le Dahlia Noir de James Ellroy
  • Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald

 

Alors, tentés aussi ?

 

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28 août 2012

Le scandale Modigliani, Ken Follett

Le scandale ModiglianiPublié en 1976, Le scandale Modigliani est le premier roman de l'écrivain gallois Ken Follett.

Un Modigliani inconnu ? Une belle aubaine pour Dee, étudiante en arts, Julian, galeriste fauché, et Lipsey, détective privé. Surtout qu'il s'agit du seul tableau restant que le peintre aurait réalisé sous l'emprise de drogues.

Mon été ne fut pas riche en lectures. La tête ailleurs, j'ai eu en effet beaucoup de mal à fixer mon attention sur des pages. Mais ce premier roman de Ken Follett a su forcer mon esprit à se concentrer un tant soit peu.
Malgré une préface plutôt péjorative - préface signée Ken Follett lui-même -, j'ai plongé en compagnie des personnages dans le milieu très fermé de l'art. Nous sommes dans les années 1980, les tableaux se vendent un prix dérisoire par rapport à nos jours, mais les questions de fond sont là. Qui détermine la valeur d'un tableau ? Les galeristes, par de subtiles manoeuvres pour susciter la demande ? Les acheteurs ? Pourquoi un faux serait-il moins coté qu'un original s'il est en tous points semblable à celui-ci ? Existe-t-il vraiment une liberté individuelle pour un jeune artiste qui tente de percer ? Des interrogations habilement soulevées par l'auteur, auxquelles nous n'aurons pourtant pas de réponse.
Si l'intrigue est un peu alambiquée et pêche par une alternance de personnages parfois un peu indigeste, elle n'en demeure pas moins intéressante grâce à son rythme effréné. Ken Follett préfigure, dans ce roman, son oeuvre à venir et de nombreuses caractéristiques de cette dernière : la véracité historique, la style journalistique, etc. Si ce Scandale Modigliani ne relève pas d'une réussite totale, il n'en demeure pas moins une lecture agréable pour un été.

D'autres lectrices de ce roman : Argali, Miss Alfie, Mrs Pepys, Syl, Estellecalim...

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19 août 2012

De retour de Chine...

Après plus d'un mois d'interruption, me voici de retour ici !
J'espère que l'été a été agréable de votre côté et que le soleil
a été au rendez-vous.

Pour ma part, après un début gris et frisquet à Paris,
il fut dépaysant au possible et riche en découvertes grâce à notre voyage en Chine !
Des gens accueillants, de belles rencontres, des paysages magnifiques, des monuments incroyables 
et de beaux fous rires, nous laisseront de ce voyage un souvenir impérissable.
Je ne vous fais pas languir davantage et je cesse toute logorrhée symptomatique du voyageur qui revient au bercail...
(mais si vous avez des questions ou si vous avez envie de précisions, je suis là !)

En avant pour quelques photos, à cliquer pour les voir en grand !

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Vue de la rivière Li à Yangshuo et une plantation de thé à Hangzhou

P1040757

Une pharmacie traditionnelle à Suzhou

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Un dessinateur dans le Jardin de la Politique des Simples, à Suzhou,
jardin classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO

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La petite ville lacustre de Nanxun et son jardin de lotus

 

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La voie sacrée, qui mène aux treize tombeaux des Ming, près de Pékin

 

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La Grande Muraille, section Mutianyu, à 70 km au Nord de Pékin

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La majestueuse Cité Interdite, en plein coeur de la capitale
(visitée dans une touffeur incroyable, la veille des inondations)

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Une des échoppes où déguster un scorpion vivant en brochette,
une étoile de mer ou encore un hippocampe, à Pékin...

 

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                          P1040264 P1040266

 Le Temple des Lamas, à Pékin, plus grand temple bouddhiste en dehors du Tibet

 

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Le Bund, à Shanghai, et le district de Pudong (quartier des affaires),
avec ses vertigineux gratte-ciel.

P1040879

Shanghai by night !

 

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Les vieux quartiers de Shanghai (Tintin et le lotus bleu n'est pas loin !)

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La ville ancienne de Pingyao, petit cocon à l'abri du temps qui s'écoule

P1040317  P1040364

Boutique de calligraphie traditionnelle et le Temple des Dieux de la Cité à Pingyao

 

P1040443L'armée enterrée à Xi'an

 

Trois semaines intenses et fabuleuses qui me font revenir ici des étoiles pleins les yeux...
Pas forcément la meilleure période pour découvrir la Chine (très très chaud et humide)
mais un voyage qui nous a séduits au-delà de nos espérances.

Pour l'heure, j'ai filé faire une cure de soleil dans mon Sud afin de revenir pleine d'énergie pour septembre.
Par contre, niveau lecture, cet été ne restera pas dans les mémoires !
Les voyages, c'est bien connu, c'est épuisant...
 A très bientôt à tous et profitez bien de ce soleil d'août !
(d'aucuns diraient que nous sommes en pleine canicule, mais après la grisaille parisienne et les typhons à Shanghai, tout est relatif !)

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07 juillet 2012

Evasion estivale...

Je m'éclipse à pas de loup pour de lointains horizons...

Je vous souhaite un bel été et je vous donne rendez-vous en août !

La Cité Interdite

 

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30 juin 2012

Moi après mois... Juin 2012

Une chouette idée et un beau logo piqués à Moka ! (avec son accord)

Un bilan mensuel des moments forts, émouvants, marquants, drôles, tristes parfois,
bref, de ces instants qui permettent d'avancer et de continuer à se construire au quotidien.

Un peu de moi à Bouquinbourg et beaucoup des autres, aussi, de ceux qui ne sont pas sur la blogo et qui m'accompagnent au jour le jour...

Moi-apres-mois

Des textos qui relatent les pérégrinations corses d'une soeur / Acheter nos billets pour la prochaine saison théâtrale /Organiser un anniversaire qui approche à grands pas... /Un vernis rose trop funky dont j'abuse / Changer notre chambre d'endroit et adorer le cocon que l'on a fait /Stresser en même temps que mes élèves pour le bac / Un été qui approche à vitesse grand v et préparé avec délectation / Voir enfin My week with Marilyn / Un chouette déjeuner avec une copine marrante en perspective / Bouder les soldes et ne pas en être frustrée / Ranger, ranger et encore ranger / Être sous vitamines, pour terminer l'année scolaire / Dormir, dormir et encore dormir / Danser comme une folle à une soirée de boulot... / Râler car la programmation de mon ciné est vraiment destinée à un public ado / Fêter un nouvel anniversaire par Skype, à défaut d'y être... / Rejouer aux Pinatas et m'éclater comme au premier jour avec ces drôles de créatures /Me réinscrire au yoga pour l'année prochaine / Etre désignée au boulot pour un projet culturel assez dément / Assister à un festival médiéval où tout le monde était déguisé et me dire que l'an prochain, moi aussi je le serai ! / Célébrer la fêtes des pères/mères par Skype, encore... / Bailler devant Blanche-Neige et le Chasseur... / Recevoir un paquet surprise d'une amie loin et me dire qu'elle est vraiment géniale ! / Rêver à notre mutation dans les Antilles, un jour... / Une énième fête de la Musique sous la pluie / Textoter des amies loin, à défaut de les voir /

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28 juin 2012

Vous prendrez bien une tasse de thé ? Claude Keller

Vous prendez bien une tasse de théVous prendrez bien une tasse de thé ? est le premier roman du psychothérapeute Claude Keller paru en mai 2012 chez Plon.

Lyon, l'hiver. Dora, quinze ans, est une lycéenne brillante. Fille d'un psychanalyste et d'une soprano, la jeune fille est destinée à un brillant avenir. Mais le jour où elle rencontre Benjamin, vingt-deux ans, enfant de la Ddass et voyou à ses heures, sa vie bascule. Dora décide de fuguer pour le rejoindre. Mais elle n'est pas au bout de ses surprises. Car la vieille dame qu'ils rencontrent dans la rue les emmène dans un immeuble bourgeois où tout va basculer. Les vies ordinaires vont voler en éclat et les masques tomber. Et Dora et Ben sont loin d'être les seuls concernés : tout l'immeuble le sera.

A la manière d'un Perec, Claude Keller nous propose, dans son roman, de se focaliser sur un immeuble et ses habitants à un instant t.
Un engrenage se met en place, et tous les personnages vont se rencontrer, alors même que rien de les y destinait. Certains avec leurs blessures, d'autres avec leurs vices ou encore leur violence, et la jeune héroïne se retrouve bien vite au milieu d'un théâtre de violence et d'excès complètement étranger à son univers confortable.
Le suspense ne cesse d'augmenter et l'étau de se resserrer autour de ce couple de jeunes un peu paumés. A la façon d'une pièce de théâtre, Claude Keller fait minutieusement converger tous ses personnages au 7 rue d'Auvergne et le compte à rebours se met en marche.
Mais si l'idée de départ est bonne, malheureusement, le tout s'essouffle rapidement. La psychologie des personnages est légère et sombre souvent dans la caricature. Le schéma jeune fille de bonne famille / jeune garçon paumé de la Ddass est trop éculé pour réellement fonctionner. L'auteur affuble ses personnages de personnalités et de caractères ô combien faciles : le gamin de la Ddass à qui rien ne sourit, la jeune bourgeoise qui a sauté une classe et aux parents CSP+, la jeune punk avec épingle à nourrice dans ses oreilles en rupture avec sa famille, la veuve riche et un peu gaga, etc. La galerie de personnages ressemble à n'importe quel saga de l'été ou feuilleton télévisé... C'est ennuyeux et ça manque de saveur.
C'est bien dommage, car l'alternance de points de vue offre à l'intrigue un dynamisme bienvenu et permet au lecteur de s'immerger complètement dans ce vaudeville contemporain qui aurait pu être drôle, émouvant, poétique même (comme le promettait la quatrième). Mais rien de tout cela pour moi. Je n'ai pas réussi à prendre en sympathie les personnages ni m'intéresser vraiment à leurs sorts. Malgré une construction narrative intéressante et un suspense indéniable, j'ai refermé ce roman un peu déçue.
Je tiens à remercier   logo2   et les éditions Plon  pour ce livre reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

 

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