Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

21 décembre 2016

La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-Lugand

La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-LugandLa vie est facile, ne t'inquiète pas est le troisième roman de la psychologue de formation Agnès Martin-Lugand paru en 2015 chez Michel Lafon. Il est la suite [des] gens heureux lisent et boivent du café

Diane est revenue d'Irlande, où elle était partie quelque mois pour surmonter le décès de son mari et de sa fille. Rentrée à Paris, elle reprend les rênes de sa librairie café Les gens heureux lisent et boivent du café, aidée de Félix, son ami de toujours. Un beau matin, elle rencontre Olivier, un homme gentil et attentionné, doux et patient qui comprend que Diane ne voudra plus jamais être mère. Cette dernière y voit une manière d'oublier son histoire tumultueuse avec Edward, le photographe Irlandais dont elle s'était éprise à Mulranny et de se reconstruire. Mais l'Irlande se rappelle à son bon souvenir par un sombre coup de téléphone. Diane va vite devoir choisir entre sa vie parisienne calme et apaisée et le tumulte irlandais et ses sensations fortes.

J'avais absolument dévoré Les gens heureux lisent et boivent du café et j'ai immédiatement enchaîné sur la découverte de ce second tome, mue par le désir de savoir ce qu'il allait advenir des personnages sous la plume d'Agnès Martin-Lugand. Et je n'ai pas été déçue par cette suite. S'il ne possède pas le charme du premier tome dû à la découverte du cadre - la librairie café comme le petit village irlandais sont absolument fabuleux à découvrir - ce second opus recèle bien des richesses. Il est davantage question de maternité que de deuil, de résilience et de reconstruction que de douleur. L'ensemble se déroule avec fluidité et simplicité et la lecture est encore une fois très agréable. Pas de coup de coeur cette fois, car le cadre est posé et l'auteure semble avoir voulu donner une conclusion à ses personnages mais un plaisir que je n'aurais boudé pour rien au monde et que je vous conseille fortement !

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20 décembre 2016

Amours, Léonor de Récondo

Amours, Léonor de RecondoAmours est le quatrième roman de la violoniste et romancière française Léonor de Récondo paru aux éditions Sabine Wespieser en 2015. 

Au début du XXème siècle, dans le Cher, Anselme de Boisvaillant, notable respecté, profite du sommeil de sa femme pour violer Céleste, la jeune bonne de la maisonnée.  Lorsque celle-ci tombe enceinte, Victoire, la femme d'Anselme, décide d'adopter l'enfant et de se faire passer pour sa mère afin de sauver l'honneur du couple et d'offrir à son époux l'héritier tant désiré. Passant outre l'affront et la honte liés à l'adultère, Victoire s'improvise mère mais peine à s'occuper de l'enfant. Elle oscille entre ennui et désarroi. Heureusement, Céleste veille sur le petit et prend soin de lui. Victoire s'en aperçoit rapidement et bien vite, les deux femmes se lient à l'insu d'Anselme.

Quel roman ! Reçu en cadeau pour mes trente ans et reçu à nouveau en réussite à mon mémoire (mes amies ont les mêmes idées sans même se connaître, c'est pas fabuleux ça ?), Amours est un petit bijou à côté duquel j'aurais pu passer si ces deux présences bienveillantes ne me l'avaient pas glissé entre les mains.

Léonor de Récondo signe ici une intrigue très riche dans laquelle les héroïnes sont magnifiées, leurs corps encensés et le plaisir charnel révélé. Derrière un rideau de conventions sociales lourdes, à une époque où les femmes n'avaient que peu de liberté, se révèlent deux personnages féminins forts, marqués par leur statut social. Céleste, issue d'une famille humble, qui n'a d'autre destin que de servir les autres, quels que soient leurs désirs - être violé par le maître de maison était courant à l'époque et non condamné par la loi - et Victoire, étouffant dans un mariage malheureux, s'ennuyant telle une Emma Bovary engoncée dans une vie qui ne lui convient pas. Le corps féminin, uniquement dévoué à accueillir un foetus à cette époque, se libère de ses corsets et se défait de ses interdits pour mieux accéder au plaisir. C'est beau, très beau même. Les 200 et quelques pages se tournent à une vitesse folle vers un dénouement incroyablement réussi. Léonor de Récondo signe ici un roman magnifique qui donne sans hésiter l'envie de découvrir le reste de son oeuvre. Merci Flo et Lise pour ce chouette cadeau !

« De la vie, on ne garde que quelques étreintes fugaces et la lumière d'un paysage. »

 

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14 décembre 2016

Un goût de cannelle et d'espoir, Sarah McCoy

Un goût de cannelle et d'espoirUn goût de cannelle et d'espoir est le deuxième roman de l'américaine Sarah McCoy paru en 2014 aux éditions Les Escales.

Pour les besoins d'un article qu'elle doit rédiger sur les traditions de Noël, Reba, une jeune journaliste installée à El Paso au Texas, contacte Elsie Meriwether, la propriétaire d'une boulangerie allemande de la ville. Cette dernière, loin de lui raconter le folklore des Noëls traditionnels, lui dévoile plutôt son enfance à Garmisch, en Allemagne, dans les années 1940. Comment sa famille a vécu la Seconde Guerre mondiale dans cette ville reculée à la frontière autrichienne, tentant de faire vivre sa boulangerie malgré les restrictions. Comment Elsie s'est construit une adolescence, entre une soeur partie dans un Lebensborn pour servir sa patrie en enfantant des nouveaux-nés répondant aux critères de la race aryenne, des parents contraints de collaborer avec la Gestapo pour être approvisionnés en matières premières, un prétendant officier SS qui l'emmène dans une soirée nazie et Tobias, un enfant juif qu'Elsie découvre le soir de Noël à sa porte et décide de cacher dans sa chambre.

Débuté durant mon Read-a-thon de Noël il y a dix jours, j'ai dévoré ce roman et me suis plongée avec un plaisir immense dans ses pages. La narration alterne entre le Texas, en 2008, avec Reba qui fait ses recherches pour son article, et l'Allemagne dans les années 1940 avec Elsie et sa famille. Les chapitres courts créent une réelle dynamique qui m'a rappelé Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg, un autre très beau roman à la construction similaire.

Sarah McCoy a pris le parti de raconter ce pan de l'histoire à travers les yeux d'une adolescente allemande. Et c'est justement ce qui en fait son intérêt. Bon nombre de romans traitent cette sombre période du point de vue des Alliés, tandis qu'Un goût de cannelle et d'espoir met l'accent sur le quotidien des Allemands à cette époque. Pas forcément nazis, ni même au fait de ce qui se passait, ils subissaient une guerre qui les dépassait et luttaient pour survivre, dans la peur de la délation. La déportation est brièvement évoquée, tout comme les camps, mais par le prisme d'Elsie et de sa famille, de condition modeste et qui n'avaient que peu de façons de s'informer de ce qui se passait. La peur est présente, à chaque page, et la famille vit au jour le jour dans un climat de suspicion et d'angoisse. Très documentée, l'intrigue intègre bon nombre de faits historiques qui offrent au roman une densité particulière. Petit bonus de fin : le carnet de recettes d'Elsie, boulangère émérite. A vous les Kreppel, Sonnenblumenkernbrot, Schwarzwälder Kirschtorte, Brötchen et autres Lebkuchen !

Un roman intense, difficile à lâcher, lumineux malgré le sujet, porté par des personnages féminins forts et charismatiques. Bref, une très belle lecture que j'ai partagée avec Nath. Deuxième participation au Challenge il était quatre fois Noël chez Chicky Poo et Samarian.

Il était quatre fois Noël

 

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08 décembre 2016

Un Noël sans fin, Kristen Rivers

Un Noël sans fin, Kristen RiversUn Noël sans fin est une romance de l'auteure francophone Kristen Rivers paru en auto-édition en novembre 2016.

Luka déteste Noël par dessus tout. Véritable trouble-fête, elle assène sa mauvaise humeur à ses collègues guillerets qui décorent avec entrain la médiathèque strasbourgeoise où elle travaille. Alors que la jeune femme fait tout pour oublier cette journée maudite, une distorsion du temps la contraint à rester bloquée la journée du 24 décembre... et la revivre sans cesse ! Luka va devoir comprendre pourquoi elle subit cette malédiction avant de pouvoir la briser...

Vous avez vu Un jour sans fin avec Bill Murray et Andie MacDowell ? Ce roman s'en inspire largement et en fait une sorte d'hommage - de l'émission de radio du radio-réveil aux péripéties qui égrènent la journée de Luka - pour le moins réussi. Je n'ai pas pour habitude de lire des publications auto-éditées (ma bibliothèque regorge de romans que je veux lire sans en trouver le temps !) mais j'ai eu envie de découvrir celui-ci au moment de la période de Noël. Et je ne regrette pas ce choix divertissant. 

Sur fond de période de Noël, dans un cadre enchanteur - les marchés de Noël alsaciens -l'intrigue se déroule simplement et donne à voir une héroïne un peu grincheuse et antipathique, qui s'ouvre au fil des pages et dévoile peu à peu les raisons de son aversion. Lu pendant  mon Read-a-thon de Noël le weekend dernier, ce roman est une comédie légère et bien menée autour de la distorsion temporelle. J'émettrai un petit bémol aux trop nombreuses références que l'auteure glisse à chaque page et qui alourdissent un peu l'ensemble. Au début cela prête à sourire, puis rapidement cela ralentit l'intrigue et agace un peu. Mais dans l'ensemble, j'ai passé un bon 24 décembre à répétition en compagnie de Luka à Strasbourg !

Il était quatre fois Noël

Première participation au Challenge il était quatre fois Noël chez Chicky Poo et Samarian

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07 décembre 2016

Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du caféLes gens heureux lisent et boivent du café est le premier roman de la psychologue de formation Agnès Martin-Lugan. Il est paru d'abord en auto-édition sur la plateforme Kindle d'Amazon en 2012 avant d'être repéré par Michel Lafon et publié par cette maison d'édition en 2013.

Diane a perdu Colin et Clara, son époux et sa fille, dans un accident de voiture un an plus tôt. La jeune femme est effondrée, en incapacité de gérer un deuil qui la dépasse. Epaulée par Felix son ami et collègue des Gens heureux lisent et boivent du café, le café littéraire dont elle est la propriétaire, Diane tente de surmonter cette épreuve. Acculée face à son chagrin, désespérée, elle décide de tout plaquer pour s'installer quelques mois en Irlande, une île que Colin souhaitait découvrir. Arrivée à Mulranny, dans le Nord-ouest de l'île, Diane loue un chalet en bord de mer à un couple de retraités accueillants. Dans la solitude et face aux éléments, elle tente de faire face à sa vie. Mais ça serait sans compter l'arrivée d'Edward, son voisin de chalet et neveu de ses propriétaires, un photographe au caractère froid et tempétueux.

Entre l'île d'émeraude et moi, c'est une grande histoire d'amour (mon road-trip en Irlande reste un de mes grands souvenirs de voyage !) et je n'ai pas pu résister longtemps à l'appel de ce titre que j'ai vu innonder les blogs il y a quelques temps, quand j'ai su que l'héroïne partait s'exiler sur ces terres que j'aime tant.

Entre PS. I love you et The Holidays, Les gens heureux lisent et boivent du café est un premier roman délicieux et positif malgré son sujet difficile. La question du deuil est omniprésente entre ces pages mais la narration, centrée sur le personnage de Diane, est une ode à la reconstruction personnelle et à la résilience. L'héroïne, écrasée par le chagrin d'avoir perdu sa fille et son mari, apprend à se reconstruire peu à peu et à survire à cette épreuve. C'est beau, jamais dégoulinant de bons sentiments, très fin psychologiquement et l'Irlande est un théâtre parfait pour ce déchaînement d'émotions. C'est simple, j'ai dévoré ce roman en un rien de temps : commencé un soir, terminé le lendemain matin. Je me suis plongée directement dans la suite, La vie est facile, ne t'inquiète pas et le dernier roman de l'auteure, Désolée je suis attendue, est dans ma PAL, mais pas pour longtemps ! Bref, vous l'aurez compris, une très belle lecture et un gros coup de coeur pour ce cadre - l'Irlande mais aussi le café librairie que je rêverais de tenir - et cette histoire de résilience.

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04 décembre 2016

Read-a-thon de Noël, c'est parti ! [billet mis à jour toute la journée]

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Je vous l'annonçais dans mon billet hier : c'est aujourd'hui que je participe au Read-a-Thon de Noël organisé par Chicky Poo et Samarian (merci les filles pour l'organisation au top !)

 Au programme : 12h de lecture, de 8h à 20h, sur le thème de Noël (je ne pensais pas être d'attaque dès 8h vu que je sortais hier soir et vu surtout que je suis un peu grippée mais si, miracle !) Depuis que j'ai ouvert mon blog et que j'ai découvert le concept du Read-a-Thon (ou RAT), j'essaie d'en faire un par an et de consacrer une journée entière à la lecture avec d'autres blogueuses. C'est vraiment une superbe expérience, intéressante sur bien des points ! Pour cette édition, n'hésitez pas à aller encourager les autres participantes (nous sommes 39 en tout !) :  - Samarian - Myrtille Chicky Poo - Mélodie - tea-rex - MademoiZelle Jo - Ophélie - Les femmes qui lisent sont dangereuses - Cazadora - Nahe - No Place Nowhere - MissK - Même les sorcières lisent - DidineTouloulou - Jelydragon - Elodie - Sophie - Dawn - Fondant Griotte -Tiadeets -maelysaimelire -La bibliothèque de Momiji Bullette - Lou - Lylou - L'or rouge -Little A - Pitiponks - Sogirlwriting - agdel - Sorbet Kiwi - Kimy Smile - Lilas Violet - Ma vie et compagnie - Northanger - Nath - Hilde - Margotte.

Bon, trêve de blablas, commençons les choses sérieuses : faute d'organisation au top, je n'ai pas vraiment de grignotes pour ce RAT, hormis les petits pains d'épices à la cannelle que j'ai faits cette semaine. Comme j'ai peu d'appétit en ce moment, ça ne devrait pas prêter à conséquence. En revanche, la réserve de thé est faite et je ne tomberai pas à court de mon précieux breuvage, c'est l'essentiel !

Quant aux livres soigneusement choisis pour l'occasion, ils ont tous pour décor la période de Noël ! Ma PAL spéciale RAT de Noël se compose donc de :

  • Un goût de cannelle et d'espoir de Sarah McCoy
  • Une part de ciel de Claudie Gallay
  • Un Noël sans fin de Kristen Rivers (sur ma liseuse)
  • Christmas Pudding d'Agatha Christie (sur ma liseuse)
  • La danse hésitante des flocons de neige de Sarah Morgan (sur ma liseuse)

De la romance, de l'historique, du policier... Cette PAL est hétéroclite, à la hauteur de ce que j'aime !

 Read-a-thon de Noël

 Allez, il est 8h, je déclare officiellement le Read-a-thon de Noël à Bouquinbourg ouvert !

 8h : Une décoction de gingembre pour contrer le vilain rhume qui me guette depuis jeudi - la faute au retour du salon de Montreuil où j'ai emmené des élèves et qui s'est terminé par 4h d'attente dans le froid faute de transports - et je commence avec Christmas Pudding d'Agatha Christie dans mon lit (c'est Hilde hier qui m'avait donné envie de découvrir cette enquête de Poirot que je ne connaissais pas. Merci si tu passes par ici !) Rien de mieux que la Reine du crime et une enquête de Poirot dans la campagne anglaise pour commencer cette journée !

8h40 : Je viens de terminer Christmas Pudding, (59 pages lues) une courte nouvelle assez sympathique d'Agatha Christie mais que j'aurais souhaitée plus longue pour profiter davantage de l'ambiance de Noël très traditionnelle dans un château anglais. Une douche chaude, un tour chez les autres participantes et je continue ! Je ne sais pas encore avec quelle lecture... A voir.Home sweet home

10h13 : Ma première pause s'est un peu éternisée. Petit tour chez les autres participantes, douche brûlante pour essayer d'endiguer le rhume qui semble vouloir s'installer et me fatiguer (je vous passe la minute glamour du lavage de nez et d'inhalations aux huiles essentielles !), préparation de ma première tasse de thé noir et d'un petit déj' sain et consistant (banane, compote de pommes, amandes, baies de goji et cannelle), migration vers le canapé, choix de ma nouvelle lecture, petit tour sur Insta, bref, on a connu plus efficace ! Cette fois, ça y est, je recommence ! J'ai jeté mon dévolu sur Un Noël sans fin de Kristen Rivers. A tout à l'heure !

11h55 : Avec un rythme de lecture de tortue du à mon cerveau embrumé par mon rhume, j'ai réussi à lire 84 pages d'Un Noël sans fin. L'intrigue est classique et reprend celle d'Un jour sans fin avec Bill Murray : l'héroïne, qui déteste Noël, se voit contrainte de revivre la journée du 24 décembre en boucle. C'est léger, pour l'instant ça me va bien. Je vais voir si je continue d'être séduite par la suite. Pour l'heure, il est temps de préparer de quoi me réchauffer et me nourrir ce midi. Je concocte une poêlée forestière maison et pars voir ce qui se passe par chez vous !

13h25 : C'est reparti ! Mon repas chaud et consistant avalé, je me suis préparé une infusion Yogi Tea et je reprends ma place au soleil sur le canapé. Je continue ma lecture d'Un Noël sans fin. Nath m'a ensuite proposé une lecture commune d'Un goût de cannelle et d'espoir donc je sais quelle sera ma prochaine lecture !

Casse-noisette16h30 : Terminé Un Noël sans fin (254 p.) ! J'ai lutté contre la fatigue qui m'a assaillie après manger et contre mon rhume qui persiste et signe et j'ai vaillement terminé ce roman feel good qui se passe à Strasbourg. Je vais aller me préparer une nouvelle tasse de thé chaud, chercher de quoi grignoter dans mes placards avant de passer sur vos blog et de commencer Un goût de cannelle et d'espoir. Le jour se couche, le froid arrive. Il est temps d'allumer les bougies et les lumières !

19h36 : Je relève la tête. Ce roman m'absorbe complètement. J'en ai lu une petite centaine de pages pour le moment (belle performance, petite tortue va !). Je pensais arrêter le RAT à 20h, faisant ainsi 12h de participation (je ne vais pas dire de lecture parce que j'ai fait pas mal de pauses...) mais j'ai vraiment du mal à lâcher Un goût de cannelle et d'espoir. L'intrigue alterne l'Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale dans un boulangerie familiale contrainte de collaborer avec le régime et le Texas en 2007, dans la boulangerie que tient la fille de cette famille. Les deux intrigues, liées par les personnages, sont très prenantes. Difficile de lâcher ces pages. Je continue donc, je verrai combien de temps... Bonne continuation à celles qui y sont encore, je passerai plus tard chez vous !

21h03 : Je déclare officiellement ce RAT de Noël terminé ici ! 13h consacrées à la lecture, durant lesquelles j'ai essayé d'y être au maximum, malgré le rhume qui s'est abattu sauvagement sur moi !^^

Bilan des courses : j'ai lu 59 pages de Christmas Pudding, 254 pages d'Un Noël sans fin et 147 pages d'Un goût de cannelle et d'espoir. Ce qui fait un total de 460 pages pour aujourd'hui, soit 1 roman et une nouvelle terminés et un roman en court ! Ce n'est pas faramineux, mais vu mon état, je ne pensais pas réussir à lire tout court (je pensais sombrer sous mon plaid en 3 minutes mais à part vers 14h où le sommeil m'a guettée, j'ai été alerte tout au long de la journée... enfin, alerte au maximum de ce que je pouvais donner vu mon état !) Les innombrables tasses de thé que j'ai bues m'ont accompagnée tout au long de cette journée, comme ma décoction de gingembre et le remède indiqué par Nath en commentaire. Merci aux organisatrices pour ce Read-a-thon de Noël. Encore une très belle journée sous le signe de la lecture et une expérience fort intéressante d'immersion et de partage. Bonne continuation à celles qui poursuivent encore.

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03 décembre 2016

Bilan de lecture novembre 2016

Novembre à peine apparu que déjà, décembre le bouscule pour prendre sa place. Périodes de douceur et de cocooning par excellence, ces deux mois d'hiver sont propices à la lecture. Petit bilan de ce que j'ai lu au mois de novembre...

 Bilan de lecture 8

 

Les livres chroniqués

(Cliquez sur les images pour lire mes chroniques)

Les livres en attente d'une chronique

 Bilan

Je sens vraiment la différence maintenant que ma soutenance est passée et que je ne suis plus accaparée par ma reprise d'études. J'ai le temps de lire, de chroniquer mes lectures, et de faire plein de belles choses au quotidien. Ce mois de novembre, froid, et parfois pluvieux, a été l'occasion de faire de belles découvertes. Le roman du mariage, qui s'impose comme un magistral coup de coeur et qui ne me laisse toujours pas tranquille, bien que je l'ai terminé depuis quelques jours. Et puis la découverte des deux romans d'Agnès Martin-Lugand, Les gens heureux lisent et boivent du café et La vie est facile, ne t'inquiète pas, qui ont rythmé la semaine qui vient de s'écouler et nourrir mes réflexions. Une écriture sensible et poétique et deux intrigues que j'ai adorées (les deux romans se suivent). Une très belle découverte et une auteure que j'ai hâte de continuer à découvrir (j'ai dans ma PAL Désolée je suis attendue que j'ai hâte de commencer !). Je prépare mes chroniques pour qu'elles paraissent la semaine prochaine.Il était quatre fois Noël

Le mois de décembre est également synonyme de Noël, bien entendu, et si les préparatifs que je fais ont peu leur place ici (je préfère Instagram pour vous montrer mon calendrier de l'avent ou encore mon sapin), en revanche, le Challenge Il était quatre fois Noël qu'organisent Chicky Poo et Samarian est l'occasion pour moi de vous parler de romans qui se déroulent à cette période. Surtout que demain, toute la journée, ce sera Read-a-Thon de Noël pour moi (12h de lecture non-stop, youhou !) N'hésitez pas à aller encourager celles qui y sont déjà, puisque que le RAT a commencé hier soir. 

 Bon mois de décembre à tous !

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02 décembre 2016

Il était quatre fois Noël...

Il était quatre fois Noël

Chut... C'est officiel, depuis hier le Challenge il était quatre fois Noël a ouvert ses portes chez Chicky Poo et Samarian. Il est grand temps de chausser d'épaisses et moelleuses chaussettes, de se préparer une tasse de thé ou un chocolat chaud, de concocter quelques douceurs de Noël - une fournée de pains d'épices, de biscuits de Noël ou, pourquoi pas, de roulés à la cannelle - et de parer son intérieur de bougies et de décorations. Noël arrive !

 Chicky Poo et Samarian nous ont préparé un programme des plus alléchants, avec notamment ce weekend un Read-a-Thon de Noël qui débute ce soir, avec trois formules au choix. J'hésite encore sur celle que je vais choisir, mais je suis toute contente à l'idée d'un nouveau marathon de lecture !

Bon mois de décembre à tous !

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30 novembre 2016

L'éveil de Mademoiselle Prim, Natalia Sanmartin Fenollera

L'éveil de Mademoiselle PrimL'éveil de Mademoiselle Prim est le premier roman de la journaliste espagnole  Natalia Sanmartin Fenollera paru en 2013 chez Grasset. Véritable ovni littéraire, il a été publié dans plus de soixante-dix pays.

Imaginez un petit village du nom de Saint-Irénée d'Arnois dans lequel les habitants - qui ont fui le monde moderne - ont créé un petit paradis où la simplicité et le bonheur des choses simples règnent. Ici, les commerçant vendent leurs produits, l'économie est locale, l'instruction des enfants est faite par les adultes et aucune réunion ne se tient sans une théière et une montagne de délices à déguster. La lecture et l'étude tiennent une place toute particulière dans ce village où les habitants viennent d'horizons divers. C'est en répondant à une petite annonce que Prudence Prim, trentenaire érudite et qui pense être née à la mauvaise époque, atterrit à Saint-Irénée d'Arnois. Au service d'un homme un peu plus âgé qu'elle qui a en charge les quatre enfants de sa défunte soeur, Prudence organise la bibliothèque personnelle de la maison. Mais la vie dans ce petit village va bouleverser son équilibre personnel.

Repéré chez Fondant il y a quelques temps, ce roman au titre singulier (mais pourquoi donc est-il question d'éveil ?) avait attisé ma curiosité. Et je dois avouer que si je m'attendais à une intrigue un peu éculée et un brin de romance, j'ai été assez déroutée. Oui il y a de la romance, oui, il est question de livres, mais pas que.

De Prudence, le lecteur sait peu si ce n'est qu'elle a abandonné un métier dans lequel elle ne s'épanouissait pas pour s'installer à Saint-Irénée d'Arnois. Des autres personnages, l'on en apprend aussi peu au fil des pages, qui font davantage l'éloge de cette vie simple qu'ils ont choisie et de leur quotidien, que des raisons qui les ont poussés à renoncer à tout pour venir ici. Ce village fictif où le temps semble s'être arrêté fait la part belle à la culture et tous ses habitants semblent être mus par le même désir de bonheur simple. L'intrigue rend hommage à la littérature (il est question entre ces pages de Virgile, Horace, Jane Austen, Dickens, Elizabeth Gaskell ou encore Louisa May Alcott) et aux livres, véritables trésors que l'employeur de Prudence (dont le lecteur ignore jusqu'au nom) pense qu'il faut les découvrir dans un certain ordre.

C'est un véritable éveil que Prudence Prim va vivre en allant à Saint-Irénée d'Arnois, un éveil de sa conscience mais aussi un éveil sentimental. Difficile d'en dire beaucoup plus sans vous révéler trop de détails. Si j'ai passé un agréable moment en compagnie de ces personnages lettrés et ô combien stimulants, j'avoue avoir perdu un peu de vue parfois où l'auteur voulait en venir réellement. Il me reste beaucoup de questions en suspend et une gêne quant aux relents passéistes en refermant ce roman pour que je reste sur un sentiment autre que mitigé.

D'autres lecteurs : Aifelle, , Tante Fi, etc.

"Cherchez donc la beauté, mademoiselle Prim. Cherchez-la dans le silence, cherchez-la dans le calme, cherchez-la au milieu de la nuit et cherchez-la aussi à l'aurore. Arrêtez-vous pour fermer les portes tandis que vous la cherchez, et ne vous étonnez pas si vous découvrez qu'elle ne vit pas dans les musées ni ne se cache dans les palais. Ne vous étonnez pas si vous découvrez finalement que la beauté n'est pas un quoi, mais un qui." (p.330)

"Elle avait appris à fermer les portes. Elle avait appris à  les ouvrir doucement et à les refermer avec précaution et exactitude. Et quand on apprend à fermer les portes, pensa-t-elle en regardant le couple d'amoureux, d'une certaine façon on apprend à ouvrir et fermer correctement tout le reste. Lorsqu'on fait les choses correctement, le temps paraissait s'étirer indéfiniment." (p.341)

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26 novembre 2016

Le roman du mariage, Jeffrey Eugenides

Le roman du mariage, Jeffrey EugenidesLe roman du mariage est le troisième roman de l'américain Jeffrey Eugenides paru aux éditions de L'Olivier en 2013. Son nom ne vous dit peut-être rien mais Jeffrey Eugenides, lauréat du Pulitzer catégorie fiction en 2003, est également l'auteur de Virgin Suicides, adapté à l'écran par Sofia Coppola en 1999.

Madeleine, Mitchell et Leonard. Trois étudiants américains qui se rencontrent à l'Université de Brown et explorent la sensation grisante de la liberté estudiantine. Entre soirées arrosées et cours de sémiologie, ils découvrent Barthes, et son Fragment d'un discours amoureux. A partir de ce moment-là, leurs vies dérapent. Mitchell tombe fou amoureux de Madeleine, qui n'a d'yeux que pour Leonard. Ce dernier, ténébreux et mystérieux, l'entraîne bien vite dans sa tourmente. Diagnostiqué maniaco-dépressif quelques années plus tôt, Leonard souffre d'instabilité chronique. Madeleine, éperdue d'amour pour lui, tente coûte que coûte de le sauver de ses démons. Mitchell, de son côté, part faire un voyage au long cours afin d'oublier Madeleine.

Jeffrey Eugenie signe ici un roman magistral, et je pèse mes mots. Difficile d'en parler, tant cette lecture est poignante et puissante... Portée par une construction narrative bluffante, l'intrigue suit un cours singulier où passé et présent s'entremêlent pour mieux raconter ces trois personnages. De ce triangle amoureux, personne ne sort indemne. Ni Leonard, brisé par une enfance désastreuse et une maladie qui le ronge ; ni Madeleine, soumise à ses sentiments pour Leonard et qui l'amènent à s'oublier ; ni Mitchell, qui reste dans l'ombre de Madeleine, attendant d'elle un regard, un sourire. 

Jeffrey Eugenides y décortique le sentiment amoureux pour mieux l'analyser et le donner à voir. C'est cru, parfois dérangeant, si souvent vraisemblable, malheureusement. Portrait d'une génération un rien brisée, cette comédie dramatique entraîne son lecteur dans l'intériorité de ses personnages, donnant à voir un spectre d'émotions finement dépeintes. Et le lecteur de s'interroger lui-même, à l'aune des réflexions des personnages, qu'elles soient sentimentales, professionnelles ou encore théologiques.

Bref, Le roman du mariage est une petite pépite dont vous auriez tort de vous priver. C'est grand, c'est addictif, c'est un indéniable coup de coeur ! Merci mon cher Alain pour ce conseil avisé qui n'a pas fini de me surprendre. Je sens que Madeleine, Mitchelle et Leonard n'ont pas fini de me hanter...

"Elle avait le sentiment que la plupart des sémiologues avaient dû être impopulaires dans leur enfance, tyrannisés, mis à l'écart, et qu'ils reportaient sur la littérature leur colère rentrée. Ils voulaient destituer l'auteur. Du livre, cet objet transcendantal, fruit de tant d'efforts, ils voulaient faire un texte, libre de toute attache, indeterminé, ouvert aux interprétations. Ils voulaient donner la vedette au lecteur. Parce qu'eux-mêmes étaient des lecteurs." (p.67)

"Après ton départ ce jour-là, je me suis allongé sur mon lit et je ne me suis plus levé de la semaine. Je suis resté là à ressasser comment j'avais foutu en l'air la meilleure occasion que j'aie jamais eue d'être heureux dans la vie. La meilleure occasion que j'aie jamais eue d'être avec une fille intelligente, belle et équilibrée. Une fille avec qui j'aurais pu former une équipe." (p.180)

"Il y avait des livres qui traversaient le tumulte de la vie pour vous prendre par le col et vous dire des choses essentielles." (p.285)

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