Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

09 juin 2011

Le cri, Laurent Graff

9782290001721FSSouvenez-vous... J'avais découvert Laurent Graff lors du Read-a-Thon avec Il ne vous reste qu'une photo à prendre, un court roman vraiment brillant, véritable coup de coeur. Le cri est le quatrième roman de cet auteur, et vu qu'il est très court, je n'ai eu aucun scrupule à l'intercaller entre deux lectures plus longues... 

Le narrateur travaille à une barrière de péage d'une autoroute. Celle-ci est quasiment vide. Les automobilistes sont si rares que l'homme se prend à rêver. Il se lie d'amitié avec le gendarme chargé de la surveillance de cette portion d'autoroute, qui s'ennuie beaucoup lui aussi, et une jeune femme qui n'a jamais d'argent pour le péage et va chaque jour rendre visite à son mari et son amant, alités à l'hôpital après un accident de voitures.
Alors que la vie se déroule de façon monotone, un cri atroce déchire peu à peu l'atmosphère, rendant fous les humains. Peut-être est-ce depuis que le tableau de Munch a été volé ?munch_TheScream

Il est difficile de commenter ce livre tant il est court et pourtant si riche ! Mon résumé n'est pas forcément séduisant mais j'ai tenté de rendre compte des faits qui se déroulent dans le roman sans vous en dire trop... La suite ? Il faut le lire !
Encore une fois, Laurent Graff réussit une performance avec un roman très bref (125 pages), où chaque mot fait sens. Loin de subir cette sorte d'économie verbale, il parvient à  esquisser en si peu de pages un univers semblable au nôtre en bien des points, mais dans lequel le fantastique éclôt très vite. Un fantastique étrange, qui interroge. Et quand on connaît un peu le romancier, le doute s'installe.

Encore une fois, Laurent Graff amorce une réflexion sur le sens de la vie et la mort. C'est très subtil, un peu barré. Un roman comme je les aime ! J'ai préféré Il ne vous reste qu'une photo à prendre, mais chaque lecture de cet auteur est une nourriture intellectuelle délectable que je ne saurais que conseiller.

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08 juin 2011

Le club du suicide, Clément Baloup et Eddie Vaccaro

9782302016033_cgJ'avais aimé le roman de Stevenson. J'ai été curieuse de découvrir son adaptation en BD...

Le prince Florizel s'ennuie. En compagnie du colonel Géraldine, son écuyer, il rencontre un soir un jeune homme ruiné et suicidaire. Celui-ci les convie à une assemblée étrange : le Club du suicide, un lieu où chaque soir, les cartes désignent, parmi l'assemblée réunie, qui sera la victime et qui sera le bourreau. Le prince et son ami décident de faire cesser au plus vite cette entreprise lucrative et de sauver les membres désespérés de ce club.

9782302016033_pgSéduite dès la couverture, je n'ai pas été déçue par cette BD que j'ai dévorée d'une traite ! Clément Baloup et Eddie Vaccaro se sont approprié brillamment ce roman de Stevenson et lui offrent ici une adaptation en BD très réussie. Je suis d'ordinaire assez méfiante quant aux adaptations de romans en BD, mais avec ce titre, j'ai baissé ma garde... Et j'ai eu raison !
Le travail à l'aquarelle d'Eddie Vaccaro offre un rendu désuet très doux, aux ambiances chamarrées, qui colle parfaitement à l'intrigue et au contexte historique, et n'est pas sans me rappeler le travail de Posy Simmonds. Chaque scène semble fonctionner en autonomie grâce à ces univers graphiques proches et pourtant si singuliers.
L'intrigue est très fidèle à celle de Stevenson, et Clément Baloup s'en est emparé en l'enrichissant de certains passages inédits éludés par le roman. Une petite pépite !

Un grand merci aux Éditions Soleil pour ce très bel album. A découvrir également, l'interview des deux auteurs, qui nous permet d'appréhender davantage leur travaille collaboratif sur ce classique. 

Et voici ma quatorzième participation 01-ClubSuicide
à la BD du mercredi de Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 

Et ma sixième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 17/20) !
Logo_top_bd_2011

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07 juin 2011

Rester de bonne humeur dans le monde d'aujourd'hui, Martin Marceau

64424102Avec un titre pareil, ce livre est bien tentant... Surtout dans le climat actuel ! Et quand la quatrième nous promet un "texte [qui] apporte des informations capables de susciter une humeur plus joyeuse et sereine", je ne résiste évidemment pas...

Malheureusement, ce billet sera assez bref, à l'image de ce texte court et condensé. Alors que je m'attendais à un livre qui proposerait une réflexion profonde sur la société actuelle et des manières de l'envisager différemment, j'ai été confrontée à un dialogue entre un narrateur et un réparateur informatique à l'image des leçons de philosophie de l'antiquité.
L'idée aurait pu être séduisante. Elle ne l'a pas été pour moi. La démarche  de plonger au fond de soi-même pour trouver des réponses au monde d'aujourd'hui n'est pas amenée de façon subtile et ressemble, d'après mes souvenirs, à l'amorce de Jostein Gaarder dans Le monde de Sophie.
Une lecture que j'ai eu du mal à terminer, malgré sa brièveté, et qui m'a laissée interdite. Peut-être parce que je n'aime pas vraiment les leçons philosophiques de cet ordre. Peut-être parce que l'énumération de lois dites universelles m'a laissée de marbre. Peut-être parce que ma vision de la société actuelle est foncièrement plus positive que celle du narrateur. Peut-être aussi parce que j'aime me nourrir de réflexions plus subtiles sur notre monde et ses travers. Un rendez-vous manqué, c'est certain !
Je tiens néanmoins à remercier à   logo2 et les Éditions  nouvel_anglepour ce livre reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

 Rester de bonne humeur, dans le monde d’aujourd’hui par Martin Marceau

Critique et infos sur Babelio.com

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06 juin 2011

Petit meurtre et menthe à l'eau, Cécile Chartre

1249449330Cécile Chartre est bibliothécaire jeunesse à Pau. Petit meurtre et menthe à l'eau est son troisième roman paru aux Éditions du Rouergue.

Philibert, 13 ans, est tout sauf ravi de passer son mois d'août à la montagne avec son père et Magali, sa belle-mère. Rando et sac à dos ne passionnent pas le collégien. Ainsi, lorsqu'il voit au Shopi une annonce pour garder un chat pendant une semaine, il saute sur l'occasion. Non seulement il pourra avoir une semaine de tranquillité loin des randonnées familiales, mais en plus il se fera de l'argent de poche !

Cécile Chartre prend le pas, dans ce court roman, de donner la parole à un jeune adolescent en pleine crise. Philibert, le narrateur, a tout de l'ado insupportable que tout rebute, sans pour autant être antipathique. Sa psychologie, finement étudiée, n'est pas sans me rappeler son pendant féminin Adélaïde, chez Geneviève Brisac, dans Angleterre, découvert il y a peu.
Évitant l'écueil du parler djeunes, Cécile Chartre réussit à se glisser dans la peau de son héros et le rendre attachant. Alternant doutes et coups de gueule, Philibert est un ado de 13 ans bien campé !
Une lecture courte, à la douce saveur de la menthe à l'eau, qui se lit d'une traite, et se termine avec une jolie pirouette ! A conseiller dès 9-10 ans ! L'avis en demi-teinte de Manu.               

Je tiens à remercier Jérôme, Lire_pour_le_plaisir et les Éditions rouergue pour ce petit roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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04 juin 2011

Taguée de tous les côtés !

Une grande avalanche de tags m'est tombée dessus ! Heureusement, c'était le même... Un grand merci à Mazel, Noukette, Jeneen et L'Ogresse de m'avoir décerné ce prix ! Ça me fait très plaisir les filles ! Et quel beau logo pour l'accompagner...

Tag_des_7

En contrepartie, je dois vous livrer 7 choses sur moi... Un peu d'humour ne fera pas de mal ! 

1/J'ai débuté ce blog quand je me suis cassé les 2 pieds et que j'ai été immobilisée près d'un mois dans mon appartement sans pouvoir marcher. Oui, les 2 pieds. Vous avez bien lu. Je suis hautement reconnaissable en disant ça, car je suis la seule personne que je connais à qui c'est arrivé... Faites moi signe le cas échéant !

2/Je suis tellement myope que sans mes lentilles, ma vie est un éternel-flou-artistique-pas-si artistique-que-ça-quand-même... Mon travail, mon blog, la lecture et ma passion pour ma Xbox n'arrangent rien... Je sais, j'ai demandé à mon ophtalmo ! (qui m'a regardée de façon incrédule, s'entend !)

3/ J'ai une passion pour la roquette. Oui oui, la salade qui ressemble un peu à une vulgaire feuille de pissenlit. Non, pas les lances-roquette ! Je ne sais pas quel pouvoir cette salade a sur moi, mais cette salade me crée une sorte de dépendance assez louche. J'essaie (en vain) de me défaire de mon addiction. Du coup ce soir, j'ai rendez-vous aux RAA, Roquette-Addict Anonymes.

4/ J'aime aussi beaucoup les boucles d'oreille, et comme je n'en porte que des pendantes, je me suis bricolé une sorte de présentoir à partir d'un cône en métal de chez Ik*a qui sert initialement de tuteur. J'ai mis plein de rubans autour, des plumes, des grelots et des pampilles, et je suspends mes très (trop) nombreuses boucles pour les avoir sous la main le matin quand je m'habille.

5/ J'adore le cinéma, surtout depuis que j'ai suivi une formation l'an dernier pour me spécialiser professionnellement dans ce domaine. J'aime découvrir le patrimoine cinématographique et son histoire, sans renier pour autant les avancées de cet art. Malheureusement, habitant maintenant une petite ville de moins de 20 000 habitants, le panel de films qui s'offre à moi est assez réduit et freine considérablement mon élan hebdomadaire habituel. Parce qu'entre Pirates des Caraïbes et Titeuf, j'ai un peu du mal à trouver mon compte ces derniers temps...

6/ J'adore la danse Bollywood, suite logique à mon attrait pour l'Inde. Je n'ai malheureusement pas trouvé de cours près de mon nouveau chez-moi, donc je me contente d'écouter des chansons en hindi et de regarder pour la 100e fois Devdas, mon film bollywood culte (au niveau de la B.O. et des chorégraphies !)

7/ Je suis arachnophobe, comme bien des gens, mais dans une proportion assez grande pour ma part. Je suis incapable de regarder une araignée, même infime, même à la télé, même quand il s'agit d'un monstre en images de synthèse comme dans Le Seigneur des Anneaux 3. Bien entendu, quand il y en a une dans une pièce, l'une de nous est de trop, et je sors en hurlant jusqu'à ce que mort s'ensuive pour elle (enfin, je ne sais jamais trop ce qui se passe vu que je ne m'en occupe pas, mais je suppose vu les coups de chaussures et les bruits peu ragoûtants que mes cris ne couvrent pas...)

Ce tag ayant bien tourné ces derniers temps sur la blogosphère, je me contente de donner le flambeau à qui le souhaite...

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02 juin 2011

Une passion indienne, Javier Moro

passionJavier Moro est un scénariste espagnol né en 1955 (grand cru, diraient certains...) Il est l'auteur, entre autres, d'Il était minuit cinq à Bhopal, Le sari rose et Pied de Jaipur.

Une passion indienne relate la vie d'Anita Delgado, jeune danseuse andalouse dont s'est entiché le maharajah de Kapurthala, un petit état de l'Inde du Nord. Mariée à ce dernier à dix-huit ans, la jeune fille quitte son pays pour découvrir les Indes. Nous sommes en 1908. Le pays est encore sous la domination anglaise. La Partition n'est encore qu'un projet. Pour la jeune fille, cinquième épouse du maharaja et rebaptisée Maharani Prem Kumari, se faire accepter dans ce pays aux coutumes si éloignées des siennes n'est pas une mince affaire.

Il est un point sur lequel je voulais m'arrêter pour débuter ce billet, c'est son classement dans mon blog dans la catégorie "Biographies et écritures du moi". Cette catégorisation m'a tiraillée, mais j'ai finalement opté pour ce choix. Sous-titré en effet "roman", ce livre n'est en rien une fiction et s'apparente en bien des points à une biographie de la princesse andalouse. L'auteur relate des faits de façon successive, sans parfois même prendre la peine de les lier entre eux, et n'éclaire à aucun moment son lecteur sur cet étrange sous-titre. Même si une biographie possède de façon intrinsèque une part fictionnelle due à l'interprétation de l'auteur des faits et de la vie de la personnalité à laquelle il s'intéresse, ici, rien n'est clair. Quelle est la part de fiction dans ce livre ? Mystère... Pour ma part, je n'ai à aucun moment eu l'impression de lire un roman dans la mesure où tous les éléments relatés sont historiquement avérés et que les photos présentes en fin d'ouvrage appuient ceux-ci.
Ce détail soulevé, je ne peux ensuite que vous avouer que cette lecture m'a profondément ennuyée. Je m'attendais à lire le récit haut en couleurs de cette femme, véritable jouet occidental pour le maharaja, et de sa vie romanesque s'il en est. Déception ! Javier Moro a construit son livre de manière chronologique, ce qui semble logique dans l'optique d'une biographie, mais n'a pas réussi à insuffler ce petit quelque chose qui aurait pu éveiller mon intérêt. J'ai eu l'impression de lire une énumération de faits mis bout à bout, sans réelle cohérence ni réflexion.
Dans son soucis de donner le maximum de détails sur le destin de cette femme, Javier Moro a oublié l'essentiel : intéresser son lecteur tout au long de ses 430 pages.Je ne vous cache pas ma déception. La vie d'Anita Delgado méritait une biographie davantage romanesque, à l'image de ce qu'elle a vécu, et non un documentaire présenté comme un conte de féesVignette_LC moderne sans aucune réflexion derrière...

Ce roman a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec
Elea23. Je l'inscris bien entendu dans le cadre du Challenge "L'Inde en fêtes".

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01 juin 2011

From Hell, Alan Moore et Eddie Campbell

59873039Les meurtres qui ensanglantèrent le quartier londonien de Whitechapel en 1888 sont un terreau sans fin d'inspiration littéraire et artistique. La preuve avec cet album, s'inspirant de la vie de celui que l'on surnommait Jack l'Eventreur.

L'histoire est bien connue mais débute dans cet album par des faits bien antérieurs. Un petit-fils de la famille royale s'étant acoquiné avec une prostituée, un enfant illégitime gêne la Reine Victoria. Celle-ci envoie son médecin personnel, William Gull, pour régler le problème. Mais très vite, celui-ci se laisse emporter par sa mission et dérape.

576 pages. Autant dire un album imposant. Et cet adjectif s'applique tout autant à cette couverture tout en contrastes : ce titre rouge évocateur contraste à merveille avec l'ambiance sombre du décor.
Malheureusement, cette lecture a été un rendez-vous complètement manqué. Je ne suis même pas allée au bout de ces 576 pages. Il est vrai que le trait d'Eddie Campbell ne m'attirait pas de prime abord, mais lancée dans ma découverte d'album en bichromie, je suis passéefromhell outre. Mais l'intrigue ne m'a pas du tout convaincue non plus.
Alan Moore amorce comme postulat de départ une des nombreuses théories sur l'identité du célèbre tueur en série, celle du médecin de la Reine. Soit. Mais son projet de revenir sur l'enfance de celui-ci puis sur son parcours scolaire et universitaire m'a lassée. Comme si je n'avais pas envie d'une énième justification sur la monstruosité de la nature humaine.
De plus, les phylactères sont très nombreux et trop longs et prennent le pas sur les illustrations, noyant celles-ci et les reléguant au rang d'élement secondaire. C'est donc une lecture longue que cet album, et que j'ai trouvée particulièrement pesante.

Quelqu'un a-t-il lu cette BD et apprécié ? Histoire d'en parler, de voir peut-être pourquoi je n'ai pas été séduite, ou peut-être tout simplement que je comprenne la visée globale de l'auteur, à côté de laquelle je suis passée, c'est évident.

Et voici ma treizième participation 
à la BD du mercredi de Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1


Et ma cinquième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 8/20) qui présente le Top BD du moi de mai aujourd'hui !
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30 mai 2011

L'oeil de la lune, Anonyme

L_oeil_de_la_luneLa suite du si mystérieux et ô combien énigmatique Livre sans nom ? J'étais partante, bien entendu, ayant dévoré ce premier opus d'une traite (et l'ayant même considéré comme un coup de coeur en 2010 !)

Santa Mondega, Amérique du Sud. Alors qu'une mystérieuse momie a disparu du musée de la ville et qu'un jeune handicapé mental est torturé à mort dans un hôpital psychiatrique, les habitants s'apprêtent à fêter Halloween. Mais le Bourbon Kid, l'homme que le whisky rend quasi invincible, n'est pas loin et attise la haine de certains. Depuis la tuerie de la fête de la Lune, le Kid, de son côté, est à la recherche de l'Oeil de la Lune, la pierre mystérieuse convoitée par tous.

Si j'ai été complètement charmée par Le livre sans nom, cette suite ne m'a vraiment pas fait le même effet. Il est vrai que l'ambiance est toujours la même - bain de sang, ironie et humour potache sont toujours au rendez-vous - mais il lui manque la saveur de la découverte.
L'auteur a repris exactement ce qui avait fonctionné dans son premier roman et a l'a remanié de façon à bricoler une intrigue qui tient la route, certes, mais n'atteint pas des sommets d'originalité. Je lui concède un retournement de situation dans les dernières pages vraiment appréciable et qui dynamise le tout, mais cette intrigue m'a moins conquise. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans le passé du Bourbon Kid et les origines de ce Mal suprême... Du déjà-vu ! Quant aux références cinématographiques et culturelles, elles ont perdu leur saveur avec ce deuxième tome...
De plus, l'auteur a malheureusement pris un malin plaisir à distiller certaines scènes très gores entrecoupées de dialogues puérils de la part des personnages masculins, ce qui donne au roman une dimension parodique ratée. Si seulement l'ironie était plus savamment maniée, j'aurais pu sourire... Mais ce n'est pas le cas.
Bref, une lecture en demi-teinte, bien que mon billet laisse transparaître une grande déception. J'ai lu d'une traite ce roman, heureusement, car je ne sais pas si le suspense m'aurait tenue jusqu'au bout. Le charme qui a opéré avec Le livre sans nom s'est définitivement dissipé... Voici donc la chronique d'une mort annoncée d'une saga, ou comment un auteur aurait dû s'arrêter à son premier tome.
Sans moi, cela va sans dire, Le Cimetière du diable, la suite ô combien commerciale de ce best-seller.

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29 mai 2011

Le Festival des Imaginales 2011

imaginales_2011Ce weekend s'est tenue la dixième édition du Festival des Imaginales, organisé par la ville d'Epinal, dans les Vosges. J'ai décidé, sur un coup de tête, d'aller y faire un tour, avec Tosty et ma soeur ! Nous sommes donc partis vendredi dans les Vosges. Compte-rendu en image, bien sûr !

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Le Festival est organisé au bord de la Moselle, dans un parc verdoyant très agréable. Malgré la pluie et le temps gris, notre impression à l'arrivée fut très bonne !

Pas même le temps de fureter que nous tombons sur David S. Khara, auteur des Vestiges de l'aube et du Projet Bleiberg, rencontré l'été dernier dans un salon toulousain. Ni une ni deux, nous nous retrouvons ensemble autour d'un verre à la buvette du salon pour papoter !

Après cet interlude fort agréable et une rencontre éclair avec Lelf, nous découvrons le salon, organisé dans une grande tente blanche au bord de la Moselle. Les auteurs sont nombreux, tout comme les librairies et les stands des maisons d'éditions.

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Chose appréciable et étonnante, le stand des libraires de Fontenoy-la-joûte, un village du livre lorrain, perdu au milieu de la campagne (aux dires desdits libraires !), et qui abrite 15 librairies et un peu plus 800 000 livres d'occasion ! Un lieu que je vais visiter sous peu, cela va sans dire car il n'est pas sans me rappeler Montolieu, que j'aimais visiter quand j'habitais le Sud...

Je ne vais pas vous faire languir davantage... Voici donc en images les auteurs que j'ai croisés (accrochez-vous !)

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Pierre Pevel
(dont j'avais adoré Les enchantement d'Ambremer !)

 

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Anne Fakhouri
(qui a écrit la série en 2 tomes Le clairvoyage et avec qui j'ai discuté des charmes physiques de certains personnages de True Blood, et ce, sans pour autant regarder la série...)

 

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Victor Dixen
(l'auteur de la série Jack Spark...)

 

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Gilles Francescano
(le co-auteur, avec Pierre Bottero, de l'album Le Chant du Troll,
que j'ai eu
à Noël et que je n'ai toujours pas lu...)

 

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Pierre Bordage
(dont j'ai adoré l'uchronie Ceux qui sauront)

 

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Catherine Dufour et Gilles Laporte

 

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Nicolas Debandt
(en compagnie d'un représentant des toutes nouvelles Éditions de l'Homme Sans Nom, spécialisées dans les littératures de l'imaginaire - SF, fantasy et fantastique)

 

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Maryline Weyl et Marie Caillet
(respectivement illustratrice, entre autres, de Sur les traces des loups-garous
et auteure de L'Héritage des Darcer)

 

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Eric Holstein et Nadia Coste
(respectivement auteur de  Petits Arrangements avec l'éternité
et auteure de la série Fedeylins)

 

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Brice Tarvel
(dont le premier roman pour la jeunesse, Morgane Le démon du grenier
m'avait fait de l'oeil c
hez Lire pour le plaisir...)

 

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David S. Khara,
enfin, toujours prêt à se mettre en scène !


Bilan de la journée : de belles retrouvailles avec David Khara, avec une discussion on ne peut plus intéressante, très nourrissante sur le plan artistique... De belles rencontres, avec la ville d'Epinal, tout d'abord, qui a su nous séduire malgré la pluie, et avec les auteurs et nombreux professionnels du livre présents ce jour-là. Encore un festival que je suis contente d'avoir découvert cette année. Et comme d'Angoulême, et malgré les hauts cris que vous allez pousser, je suis revenue les mains vides, sans pour autant être frustrée. J'ai découvert de nouveaux auteurs, des petites maisons d'éditions, et j'ai noté plein de choses pour l'avenir... 

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28 mai 2011

J'adore ce chapeau, Robyn Johnson

couv_5_300x294Je ne suis pas une dingue de mode (même si je prends plaisir à chercher des pièces originales pour mes tenues), en revanche, j'aime beaucoup les lectures autour de la beauté et de la mode, et notamment l'histoire de femmes qui ont révolutionné un de ces domaines. J'avais adoré la biographie d'Helena Rubinstein par Michèle Fitoussi, et avais pris beaucoup de plaisir à lire le parcours de Madeleine Vionnet.
Découvrir un coffret sur les chapeaux ? Bien entendu, ma curiosité a été titillée...

Dans ce coffret tout rond comme une boîte à chapeaux et tout doux grâce aux impressions en velours, se cache un petit livre de 48 pages accompagné de 10 cartes avec leur enveloppe.

Très bel objet, J'adore ce chapeau est une sorte d'ode à cet accessoire de mode. Illustré par des très nombreuses photographies fournies par des stylistes de maisons de coutures réputées et de collages s'inspirant de grands couturiers, ce petit livre se dévore d'une traite !
Il parcourt l'histoire des chapeaux en s'attardant sur les pièces qui ont fait date, les couturiers qui l'ont révolutionné, voire les personnalités qui en sont adeptes, tout en expliquant les codes à travers l'Histoire et en citant des grands noms de la mode (mon côté féministe s'est tout de même hérissé pour les contraintes imposées aux femmes...)
Une petite mine d'informations sur les chapeaux, qui donne furieusement envie d'en porter davantage (mais c'est un effet normal, précisé dès le préambule...)

"Si une femme refuse de porter des talons hauts, il lui faut alors porter un très joli chapeau." (George Bernard Shaw)

"Une femme doit avoir deux qualités : être chic et fabuleuse." (Coco Chanel)

"L'élégance, c'est le bon goût avec une pointe d'audace". (Carmel Snow)

"Mieux vaut l'exubérance que le goût." (Gustave Flaubert)

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Je tiens à remercier à nouveau Inès Adam et Tornade pour cette très belle découverte !

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Une lecture que j'inscris dans le Challenge de l'Irrégulière !

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