Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

03 avril 2012

Panne de mots, fatigue, vraie vie, etc.

Comme beaucoup de blogueurs et de blogueuses, il m'arrive d'avoir des moments de doutes à propos de mon blog. Comme en ce moment, par exemple.
Des doutes quant à son intérêt, tout d'abord. Qui suis-je pour prétendre que mes lectures en intéressent d'autres ? Que mes avis personnels puissent avoir un quelconque intérêt pour d'autres lecteurs ? Je ne suis pas critique littéraire, mes avis sont le fruit d'une rencontre avec un livre, et cette rencontre dépend de mon état d'esprit, des résonances que cela va provoquer en moi, de la lecture précédente, etc. Moi-même quand je relis parfois certains de mes billets, je n'éprouve plus le même sentiment sur un livre. Difficile donc de captiver quiconque quand on a cette idée en tête...

Des doutes également, quant à la place à accorder à mon blog dans ma vie. Parfois quotidienne, parfois hebdomadaire, selon le temps dont je dispose. Depuis bientôt 3 ans maintenant, tous les livres (ou presque) qui passent entre mes mains sont chroniqués ici. Je suis souvent enthousiaste à l'idée de disserter longuement sur un livre, que je l'aie aimé ou pas. Et parfois, les mots me manquent. Non pas que ma lecture ne m'en inspire pas, mais plutôt parce qu'écrire est plus laborieux. Comme en ce moment. Non seulement je peine à m'intéresser à la lecture car trop de questions se bousculent dans ma tête, mais en plus lorsque je parviens à terminer un livre, j'ai beaucoup de mal à en parler. Et chaque billet me prend beaucoup plus de temps que d'ordinaire.
Et puis la vraie vie, vous savez, celle que vous ne passez pas derrière votre ordinateur, est très chouette aussi. Et dans ces moments là, ces moments de doutes, il est difficile de trouver le temps de palabrer. Pas envie de me réveiller et de voir que j'ai passé ma vie derrière mon écran à oublier ce(ux) qui m'entoure(nt).

Mais heureusement, il y a du positif partout. Quand une amie non blogueuse vous dit qu'elle pioche très régulièrement des idées de lectures sur votre blog et qu'en ce moment, elle a deux envies de lecture grâce à vous, ça fait tout drôle... D., tu te reconnaîtras, ton mail d'hier m'a redonné confiance quant à l'utilité de cette espace et m'a redonné le sourire ! Quand vous réussissez à susciter l'envie ou la curiosité d'autres blogueurs, c'est aussi une petite victoire !

Et puis même si en ce moment je suis moins présente ou que mes billets me demandent davantage d'effort que d'habitude, je n'ai pas l'intention d'arrêter d'alimenter cet espace. Parce qu'en dehors des moments de doutes, j'y prends beaucoup de plaisir. Et que ce blog est un formidable outil pour voir éclore des amitiés virtuelles ou non (Nesto, j'y crois !) avec des personnes qui ont des centres d'intérêts très proches des miens... Bref, vous l'aurez compris, et tant pis si mes paroles se perdent dans l'immensité de la toile, vous n'avez pas fini de me lire !

Sur ce, je file ici, avec LE roman qui réussit, ô grand exploit du moment,
à éveiller mon intérêt : Le tableau du Maître Flamand d'Arturo Perez-Reverte

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Pour quelqu'un en panne de mots, ma logorrhée est plutôt impressionnante...

 

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01 avril 2012

Tarja, Jean-Noël Sciarini

TarjaTarja est un roman de Jean-Noël Sciarini paru aux Editions La Joie de Lire en août 2011.

Tarja a 16 ans. Et à 16 ans, elle est la cible de son école. Accusée d'être une fille facile, elle est la proie de ses camarades, des murs du collège tagués, aux réseaux sociaux. Et pour la jeune adolescente, la descente aux enfers est lente, malgré l'aide de son ami Léon. Surtout avec la secret qu'elle dissimule aux autres...

Jean-Noël Sciarini signe ici un très beau roman, tout en finesse et en pudeur. Sa plume percutante permet au lecteur d'éprouver immédiatement une grande empathie pour son héroïne, une jeune fille en détresse à bien des égards. Tarja souffre, et le lecteur avec elle. Mais Jean-Noël Sciarini ne sombre pas dans le pathos et nous offre ici un texte qui insuffle un vent d'espoir, malgré tout.
Le mal-être adolescent est étudié dans sa complexité, qu'il s'agisse du rôle des réseaux sociaux aux habituelles mais non moins destructrices rumeurs.
Un très beau texte qui souligne cette douloureuse et fragile période de la vie. A lire, pour y réfléchir.
Une lecture professionnelle que j'ai partagée avec Eidole en lecture commune.

Lecture pro       Lectures communes 

 

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28 mars 2012

Le retour à la terre T.1 La vraie vie, Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet

Le retour à la terre TLe retour à la terre est une série de BD en 5 tomes parue chez Dargaud de 2002 à 2008. A l'origine ? Le déménagement de Manu Larcenet à la campagne... Et l'idée de Jean-Yves Ferri de l'adapter en BD humoristique.

Quitter Paris, le périph' et Juvisy pour les Ravenelles un charmant petit village entouré d'exploitations agricoles et de vaches... La transition est un peu rude pour Manu, sa femme Mariette et Speed, leur chat. Il faut réapprendre les codes (= abattre des arbres de 50m), s'intégrer (= boire le tord-boyaux local...) et se persuader que tout est beaucoup plus calme dans cette nouvelle vie...

A force de participer aux mercredis BD de Mango, le nom de Manu Larcenet m'est devenu familier, au point d'emprunter, sans regarder, cette BD dans mon fonds.
Le retour à la terre
est un album composé de gags courts, en 6 cases, qui se fondent sur le quotidien de Manu et Mariette. Leur emménagement, leur acclimation (et celle de leur chat !) mais aussi la venue de leurs anciens amis, sont autant de temps forts tout au long de cette BD.
L'humour émerge de cette distance entre leur quotidien parisien et celui aux Ravenelles. C'est déroutant car les codes sociaux ont changé, les habitudes aussi, et les problèmes ne sont plus liés au périph'...  
Si le trait de Manu Larcenet ne m'a pas vraiment séduite, j'ai néanmoins passé un très bon moment en compagnie de Manu, Mariette et Speed. J'ai beaucoup ri et j'ai souvent été impressionnée par la faculté de Jean-Yves Ferri de faire rire en 6 cases tout en ayant contextualisé son gag de façon bien précise.
 
Les avis de
Canel, Héloïze, Stephie et Mo'.

Et voici ma 37e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 Et ma 28e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 15/20)

  Top BD 2012

Planche Le retour à la terre 2

Planche Le retour à la terre 3



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26 mars 2012

Les Étrangers du temps : Destins obscurs, Corinne Gatel-Chol

P1030735Les Étrangers du temps est le premier roman de Corinne Gatel-Chol. Après des études d'histoire, cette stéphanoise d'origine évolue tour à tour dans le milieu journalistique, économique, publicitaire et dans la création de sites internet avant de se tourner vers l'écriture, revenant ainsi à ses premières amours.

Alors que sa famille emménage dans un ancien château en Haute-Loire, le jeune Hadrien étouffe dans son adolescence.
Écrasé par une pression familiale trop forte - entre une jumelle à qui tout réussit et un frère aîné qui prend trop de place - le jeune homme se referme peu à peu sur lui-même et sombre dans l'alcool et la drogue. Dans la vaste propriété de ses parents, il découvre une évasion en le journal de Colombe, jeune domestique de seize ans qui travailla en 1896 au château
. 
Hadrien se plonge dans la lecture de ces pages d'un autre temps qui lui permettent d'oublier son quotidien. Mais sa consommation de drogue et d'alcool effacent peu à peu les frontières temporelles et Hadrien chavire, sans s'en douter...

Les Étrangers du temps fait partie de ces romans qu'il est difficile de reposer une fois commencés. J'ai été curieuse de découvrir cette intrigue, qui, sous couvert d'esotérisme, aborde des problématiques bien plus complexes. 
Hadrien est en effet un personnage adolescent mal dans sa peau, comme beaucoup. Son échec au bac, ses conflits avec ses parents, sa difficulté à trouver sa place dans sa famille face à une soeur trop brillante, sont autant de thématiques finement observées. Hadrien est un personnage, certes, mais finalement bien proche du réel... Les Etrangers du temps
L'idée brillante de Corinne Gatel-Chol est de faire basculer son héros dans l'Histoire. Mais basculer non pas au sens littéral. Hadrien perd le contrôle à cause de sa consommation de drogue et d'alcool et confond son époque et celle de la jeune Colombe, espérant ainsi sauver la jeune fille d'un danger qu'il pressent. 
L'intrigue aurait pu s'arrêter là. Mais il n'en est rien. Car finalement, l'intérêt de ce roman réside dans le mal-être de cet adolescent et la réaction des membres de sa famille. Comment aider un frère, un fils, qui sombre ? Comment, sans le brusquer ni le materner, l'aider à remonter la pente et revenir parmi les siens ? L'auteure se penche sur cette question avec justesse, et offre à son roman une dimension bien singulière.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Je me suis évadée dans la vaste propriété de Haute-Loire avec Hadrien, je me suis passionnée pour l'histoire de la jeune Colombe, en cette fin de 19e
siècle, j'ai tremblé avec les proches du jeune homme, à le voir sombrer dans ses hallucinations. Merci Corinne Gatel-Chol pour ce roman, au propre comme au figuré !

D'autres lecteurs Des Étrangers du temps : CottageMyrtille, Iluze, Marylin, Emeralda, Marmotte, Belledenuit, Stephy21.  
Lu sur mon KindleVoici ma cinquième lecture sur mon Kindle, et ma cinquième participation au Club des lecteurs numériques.

                    Lecteurs numériques    

 

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24 mars 2012

Mary Poppins, Pamela Lyndon Travers

Mary PoppinsMary Poppins est le premier roman de Helen Lyndon Goff, publié sous le pseudonyme de Pamela Lyndon Travers en 1934. Adapté au cinéma en 1964 par les studios Disney avec Julie Andrews dans le rôle titre, ce roman est le premier à mettre en scène la célèbre nurse anglaise. Suivront cinq aventures de Mary Poppins.

Allée des Cerisiers, chez la famille Banks. Katie, la gouvernante des enfants, est partie sans prévenir M. et Mme Banks. Ces derniers, désemparés, rédigent une annonce pour lui trouver une remplaçante. Et par un frais matin bercé par le vent d'est, Mary Poppins fait son apparition dans la famille...

Ayant été bercée par Julie Andrews et ses chansons dans l'adaptation de Disney, j'étais depuis quelques temps taraudée par le roman originel. Dans un premier temps, je me suis rendu compte que l'oeuvre avait supplanté son auteur puisque j'étais incapable de citer de mémoire le nom de cette dernière et que personne autour de moi n'a pu m'aider (pas même ma libraire !)
Cette mince difficulté contournée, j'ai acheté ce livre et j'ai plongé dans ses pages. Et force est de reconnaître que Pamel Lyndon Travers dresse dans son roman un portrait de Mary Poppins moins sympathique que le personnage de Disney. J'ai été déroutée par sa froideur, son égocentrisme et sa suffisance, et je n'ai pas retrouvé la gentillesse et la bonté qui émanaient du personnage de Julie Andrews. Bon, de la part de Disney, je ne suis pas non plus très surprise de cette édulcoration, mais j'ai été assez déroutée par le personnage...  
Au fil des pages, sa froideur s'atténue pour se transformer en rigueur professionnelle, et le brin de folie du personnage émerge. Et le mystère s'épaissit quant à sa réelle identité. Qui est finalement Mary Poppins, qui utilise son jour de congé pour rendre visite à son ami peintre de trottoir ? Cette femme qui ne manque pas une occasion de regarder sa mise dans une vitrine ? Qui fête son anniversaire au zoo en compagnie des animaux ? Qui fait faire le tour du monde aux enfants qui se lèvent grognons, en l'espace de cinq minutes ? Mystère... 
J'ai passé un très bon moment en compagnie des enfants Banks et de leur nannyPamela Lyndon Travers possède une imagination très onirique et développe dans ce roman des archétypes de rêves enfantins : voler, rentrer dans un tableau, rencontrer des animaux qui parlent, etc.  J'aurais aimé lire ce roman plus jeune, car bien des chapitres ne sont pas développés dans le film de Disney et m'auraient séduite.
Une sympathique découverte donc, qui a comblé mes attentes. Une romancière à redécouvrir, pour son univers merveilleux, son humour et son côté un brin désuet.

Je ne résiste pas à l'envie de vous ajouter la bande-annonce du film...


Mary Poppins - Bande-annonce 



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22 mars 2012

La brocante Nakano, Hiromi Kawakami

La brocante NakanoLa brocante Nakano est un roman de l'auteure à succès Hiromi Kawakami publié en 2007 en France chez Picquier. Découvrir une autre oeuvre de la romancière qui m'avait émue avec Les années douces ? J'étais très enthousiaste...

Tokyo. La brocante tenue par M. Nakano est un lieu rempli d'objets hétéroclites et de personnages très différents. Entre M. Nakano, lui-même, aux allusions parfois déplacées, la jeune Hitomi, dont le coeur balance pour Takeo, l'employé taciturne et introverti, et Masayo, la soeur de Nakano, artiste un peu barrée, les jours passent et ne se ressemblent pas.

J'ai ouvert ce livre en m'attendant à trouver des tranches de vie de ce lieu calme, à la frontière entre le passé et le présent. Cette brocante poussiéreuse, où se lient des relations entre les personnages, m'est malheureusement apparue fade. Et pourtant, ce n'est pas faute de descriptions soignées et d'ambiance particulière ! Je me suis perdue dans ces histoires indépendantes, reliées uniquement par les relations entre les personnages.  J'ai persévéré, voulu croire à une erreur de ma part, une fatigue particulière qui permettait à ce roman de ne pas me plaire... Mais la magie n'a pas opéré.  
Les personnages m'ont agacée, souvent, et notamment Hitomi, la narratrice, dont les complexités sentimentales m'ont laissée de marbre.
J'aurais aimé retrouver l'étincelle qui avait fait de ma lecture des Années douces une très belle découverte, mais non... Une lecture en demi-teinte donc, qui ne m'a pas séduite, sans pour autant me déplaire complètement néanmoins. En définitive, si vous voulez en savoir plus, ouvrez La brocante Nakano !

   Voici ma deuxième participation aux
10 jours japonais chez Choco

et
au
Challenge Dragon organisé par Catherine.

 10-jours-japonais  

Challenge Dragon

 

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21 mars 2012

Ma première journée en Orient, Lafcadio Hearn

Ma première journée en OrientMa première journée en Orient, suivi de Kizuki le sanctuaire le plus ancien du Japon, sont deux textes extraits de Pèlerinages japonais, recueil de nouvelles de l'écrivain irlandais Lafcadio Hearn, naturalisé japonais en 1896.

Lorsqu'il débarque sur le sol japonais en 1890, Lafcadio Hearn suit le conseil d'un professeur d'anglais qu'il rencontre : « Ne manquez pas de noter vos premières impressions aussitôt que possible [...] Elles sont évanescentes, vous savez, elles ne vous reviendront jamais. »
Le voilà donc parti à la découverte de Yokohama dans un kuruma, un pousse-pousse. Et au hasard des rues et de ses découvertes, il nous fait partager ses impressions.
 

Cela faisait un certain temps que ce court livre dormait sur mes étagères, et j'ai profité d'une journée de transports parisiens pour le glisser dans mon sac et le découvrir. 
Véritable carnet de voyage - malgré sa brièveté -, ce texte nous offre une belle découverte du Japon de la fin du XIXe. L'auteur s'emerveille, s'étonne de ce qu'il voit, s'interroge parfois, et partage ses impressions avec ses lecteurs. Les idéogrammes, l'architecture, les us et coutumes, Lafcadio Hearn pose un oeil occidental sur ce qu'il découvre au fil de son trajet en kuruma. Sans jugement, il nous fait part de ses découvertes, à la lumière de ce qu'il connaît.
Un très beau voyage littéraire qui permet une évasion rapide dans un Japon passé. Une envie de faire de même, lors de mes prochains voyages : noter mes premières impressions pour en avoir une trace...

  Voici ma première participation aux 10 jours japonais chez Choco.

10-jours-japonais

Ma première participation, également, au Challenge Dragon
organisé par
Catherine.

 

 Et, enfin, ma dix-septième participation au Challenge 2 euros
organisé par
Cynthia

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20 mars 2012

Clin d'oeil aux bibliothécaires

 

 Voici notre quotidien, très bien résumé.
A cela se rajoute, pour les documentalistes, l'aspect pédagogique, mais sinon
c'est assez similaire...
Merci Alice, ma super collègue, pour cette vidéo !

 

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18 mars 2012

Enola game, Christel Diehl

Enola GmaChristel Diehl est professeur à l'Université de Nancy. Enola game est son premier roman, paru en février 2012 aux éditions Dialogues. Et pour un premier roman, il a fait couler beaucoup d'encre sur la blogosphère littéraire ! Mais j'ai su rester imperméable aux chroniques des autres blogueuses avant de me plonger dans ce livre... pour mieux l'appréhender !

Une mère et sa fille. Une catastrophe. La grande lumière, pour la petite. Enola game, pour sa mère, en référence à l'avion qui  largua la première Bombe A sur Hiroshima. Comment continuer à vivre quand on ne sait pas ce qui se passe dehors ? Quand les vivres s'amoidrissent au fil des jours ? Que le quotidien se désagrège dans l'attente ?  Que les souvenirs s'estompent ? Et que l'avenir est plus flou à mesure que le temps passe ?

Je n'irai pas par quatre chemins, comme à chaque fois que je suis conquise par une lecture : ce court roman de 118 pages est un texte magnifique, et ce à plusieurs niveaux.
Magnifique tout d'abord par la plume poétique de Christel Diehl. L'auteure choisit ses mots avec soin et chaque phrase possède une prosodie étonnante. Le rythme, la musicalité, les figures de style participent de la beauté de ce texte. Les réferences littéraires sont nombreuses et ponctuent le texte, comme une culture à laquelle s'accroche désespérément la mère.

Magnifique ensuite pour son intrigue qui, si elle se fonde sur une situation post-apocalyptique, possède une originalité déroutante. De cette catastrophe, nous n'en saurons rien, et là n'est pas le propos. Christel Dielh s'attache à la question de la survie dans une situation dramatique. Comment continuer à vivre dignement quand on ne peut plus se laver, quand la nourriture vient à manquer et la folie à poindre son nez ? On ne peut que penser au récit d'Anne Frank, aux opprimés obligés de se cacher, à notre passé. Les résonnances font froid dans le dos mais sont évidentes.
Magnifique, enfin, dans la relation entre les deux personnages, la mère et son enfant. Dans la volonté de la première de protéger la seconde de cet extérieur menaçant dont elle ignore tout. C'est beau, c'est très beau, et dans le même temps on se dit que sans ce personnage enfant, l'adulte n'aurait pas lutté aussi longtemps. C'est dans la protection de son enfant qu'elle trouve la force de continuer à imaginer un avenir, se nourrir de son passé tout en se moquant de la vacuité de certaines de ses réflexions antérieures. Pour continuer à avancer. Sa force, c'est cet enfant de quatre ans à peine, qui a si peu vécu et qui mérite encore que le soleil se lève, que le printemps réapparaisse et que la nature offre à ses yeux un émerveillement renouvelé. Cette histoire, c'est celle de cet espoir nécessaire à la survie.
Une très belle rencontre que ce roman. Pourtant... Pourtant j'ai eu du mal à me plonger dedans. Redoutant une claque. Redoutant une histoire forte que j'aurais du mal à supporter. Mais quand j'ai ouvert le livre etCoup de coeur 2012 que j'ai vu la citation liminaire de Maxence Fermine, (que j'avais notée
dans ma chronique), il y a eu un déclic. Et j'ai lu ce roman d'une traite. Je suis tombée sous le charme de la plume de Christel Diehl. Elle a su m'émouvoir avec ses mots et son intrigue qui a fait résonner des choses en moi au fil des pages. Bref, voici mon quatrième coup de coeur  de l'année 2012. A lire au plus vite ! 
Les avis de Canel, Manu, Clara et Noukette sur cette lecture, histoire de convaincre les indécis.

"Elle quitte toujours à regret le refuge illusoire de son sommeil aux mille cloisons mouvantes." (p.11)

"Les mots courent sur le papier comme une armée d'insectes couturiers, inlassablement occupés à tisser ses souvenirs, à tricoter l'intrigue et à filer les métaphores à la quenouille de ses rêves." (p.57)

Un grand merci à Laure-Anne et aux Editions dialogie pour la découverte de ce fantastique roman.

 

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17 mars 2012

Swap Chocolat et Cinéma : les colis !

Alors que les beaux jours arrivent à grand pas,
voilà le moment tant attendu du déballage des colis reçus lors
du
Swap Chocolat et Cinéma que j'ai organisé en janvier.

La finalité de ce swap ? Cocooner sa binômette à grand
renfort de livres, films et douceurs
en attendant la fin des frimas...

Mais je ne vous fais pas languir plus longtemps !
Regardons d'abord les colis des participantes.

     Mrs Pepys SvCath

Océane    Noukette

sofynet  Yoshi73

 Nesto   Violette

Lounima   Saraswati

Sabbio  Céline


Pour ma part, ma binômette de choc n'était autre que FondantOchocolat
qui, pour son premier swap, a su tomber très juste !
                  Mon colis P1030478

Dès l'ouverture de mon colis, j'étais conquise : une multitude
de paquets, tout colorés et plein de post-it à lire... Génial !  

 P1030480 P1030487

Une fois tout sorti du joli colis, voilà le résultat...
Et c'est parti pour le déballage !

P1030490

J'avoue, j'ai été très gâtée... Merci chère binômette !!
En détail, voilà ce que ça donne :

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2 DVD
L'Histoire sans Fin, adapté du roman de Michael Ende et Odette Toulemonde, adapté du roman d'Eric-Emmanuel Schmitt

1 roman
Julie & Julia de Julie Powell (j'ai adoré le film )

1 livre de répliques cultes du cinéma
(j'ai offert  un livre similaire à ma binômette !)

1 livre de recettes
La world food des paresseuses (très drôle)

P1030687

LA recette cultissime de FondantOchocolat : 
la tarte chèvre tapenade !
Elle tombe à pic car j'adore la tapenade et le chèvre
et je suis définitivement plus salé que sucré ! Merci !

P1030689

Une adorable lettre pour tout m'expliquer, décorée avec soin...

P1030691 P1030494

Des petites douceurs pour me régaler lors de mes soirées DVD
(M&M's, hérissons guimauve, caramels, Shokons bons, thé...)

et de quoi prendre soin de moi : un gel douche à la mauve (une tuerie !),
une coccinelle pour m'avertir quand ma tarte est cuite, un aimant très gourmand et un carnet
violet pour noter de nouvelles recettes, ou mes impressions sur les films regardés...

Bref, un colis fantastique qui a su me ravir en tous points !
Merci, merci et merci encore Fondant pour toutes ces attentions et pour nos échanges.
Je me suis régalée lors de ce swap et j'espère qu'il en a été de même pour toi.

Et pour voir le colis que j'ai concocté à ma chère binômette, .
FondantOchocolat,
rendez-vous ici !

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