Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

06 janvier 2018

L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter May

L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter MayL'île des chasseurs d'oiseaux est le premier tome de La Trilogie écossaise écrite par le romancier et scénariste écossais Peter May. Il est paru en 2009 aux éditions du Rouergue.

Alors qu'il vient de perdre son fils unique dans un tragique accident, l'inspecteur Fin Macleod est chargé de retourner sur l'île de son enfance, l'île de Lewis, afin d'y enquêter sur un assassinat.  Ce dernier ressemble à s'y méprendre à l'enquête qu'il suit à Edimbourg où un homme a été retrouvé pendu et éventré. Ce retour sur Lewis, dix-huit ans après son départ, le replonge dans son enfance. Cette enfance passée sur cette île venteuse au Nord de l'Ecosse, où l'on parle le gaélique et se chauffe à la tourbe. Fin y retrouve ses anciens camarades d'école, ceux qui sont restés sur Lewis, qui n'ont pas pu quitter l'île. Et il y retrouve aussi Marsaili, son premier amour.

Cela faisait longtemps que cette trilogie me faisait de l'oeil, moi, amoureuse ultime du Royaume-Uni en général et de l'Ecosse en particulier. Et comme je fais une pause dans la série Outlander, j'ai eu envie de me plonger dans l'Ecosse d'aujourd'hui avec cette série.
Peter May nous offre ici une intrigue sombre et violente, à l'image des éléments qui se déchaînent sur cette petite île britannique. Le meurtre qui amène Fin sur l'île est particulièrement sordide et celui-ci va baigner dans un milieu froid et peu amène, où les rancoeurs et les regrets ont pris la part belle sur l'enthousiasme et l'espoir. Rare personnage a avoir réussi à quitter l'île, Fin retrouve ses anciennes connaissances, aigries et lassées de leur vie insulaire et reculée. Il vente fort, il pleut souvent sur l'île de Lewis, et l'alcool est bien souvent l'unique remède pour oublier une vie subie. La galerie de personnages est aussi bien léchée que l'intrigue, qui avance à bon pas.
Vous savez que je suis petite nature niveau lecture (et niveau ciné aussi !), que l'extrême violence me met mal à l'aise et que je peine à me détendre en lisant le récit de tortures et de meurtres. C'est la raison pour laquelle je fuis le polar contemporain, bien souvent trop rude pour moi. Mais l'envie de me plonger dans les pages de Peter May a pris le dessus sur ma réticence. Et si j'ai eu des moments d'horreur dans ma lecture (particulièrement avec cette tradition de chasse au guga) j'ai néanmoins adoré me glisser aux côtés de Fin sur cette île écossaise et me plonger dans ses souvenirs plus ou moins heureux. Le deuxième tome, L'homme de Lewis, m'attend sagement dans ma liseuse. Mais pas pour longtemps !

Une chronique de soukee rangée dans Romans policiers - Vos commentaires [14] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,


04 janvier 2018

Home, Toni Morrison

Home Toni MorrisonHome est un roman de la femme de lettres américaine Toni Morrison, lauréate du Prix Nobel de littérature en 1993 et unique auteur afro-américain à l'avoir reçu. Il est paru en  2011 aux Etats-Unis et en 2012 en France aux éditions Christian Bourgois.

La guerre de Corée vient de se terminer. Franck Money en revient traumatisé par ce qu'il y a vécu. Un appel le prévenant que sa soeur est à l'article de la mort à Atlanta, en Géorgie, le contraint à traverser le pays d'ouest en est. Mais dans cette Amérique des années 50 où la ségrégation raciale est à chaque coin de rue, le jeune homme replonge dans ses souvenirs d'enfance et son expérience de la guerre.

En 150 pages, Toni Morrison transporte son lecteur dans cette Amérique inégalitaire, brisée, qui se craquelle progressivement, prête à imploser. Pour Franck Money, la ségrégation est vécue comme une fatalité inacceptable, une violence qui appelle la violence. Le jeune homme, traumatisé par la guerre, entreprend un chemin introspectif sur les routes qui le ramènent en Géorgie. Il y mêle souvenirs personnels et réflexions sur le pays pour lequel il vient de se battre en Corée, et qui ne lui accorde pas les mêmes droits que les blancs.
Roman coup de poing, aussi rapide qu'efficace, violent et beau à la fois, Home est un condensé très fin de cette époque troublée de l'histoire américaine. Toni Morrison y dresse en filigrane le portrait d'un pays qui vacille par le prisme d'un personnage entier et droit. Ma première incursion dans l'oeuvre de cette grande dame de la littérature. Certainement pas la dernière. Beloved fera partie de mes lectures en 2018, c'est une certitude !

Une chronique de soukee rangée dans Littérature américaine - Vos commentaires [14] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , ,

03 janvier 2018

S'enfuir : récit d'un otage, Guy Delisle

S'enfuir, Guy DelisleS'enfuir : récit d'un otage est le dernier album de Guy Delisle paru en septembre 2016 chez Dargaud.

Guy Delisle relate dans cet album de plus de 400 pages la captivité de Christophe André, membre d'une ONG médicale, kidnappé dans la région du Caucase pendant sa première mission humanitaire durant plus de trois mois en 1997.

S'enfuir est un album lent, très lent, comme si Delisle avait voulu en adapter le rythme au temps figé de la captivité. Il ne se passe rien dans la chambre où Christophe est menotté et attend qu'on vienne le délivrer, à peine peut-il se concentrer sur le trajet du soleil sur le mur.
Comment tenir le coup ? Comment garder espoir ? Comment ne pas sombrer dans la folie avec ces journées et ces nuits sans fin à ne rien faire d'autre qu'attendre ?
Delisle met en images le quotidien de Christophe, un quotidien entre torpeur et lucidité, parfois interrompu par un événement infime qui vient rompre cette monotonie, comme le jour où il parvient à subtiliser une gousse d'ail qui améliore son unique repas de la journée constitué d'un bouillon de légumes. L'espoir, chaque soir, que la libération se déroule cette nuit-là. Et la désillusion, lorsque le jour apparaît, d'une nouvelle journée de captivité qui commence. Un album très fort, évitant tout pathos mais toute édulcoration de la condition d'otage aussi. Encore du très bon Delisle !

"Etre otage, c'est pire qu'être en prison. En prison, tu sais pourquoi tu es là et à quelle date tu vas sortir. Quand tu es otage, tu n'as même pas ce genre de repère. Tu n'as rien."

Les avis de Fanny, Karine et Mo’, Noukette et Sandrine.

Planche 1 Planche 2

BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Moka !

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [28] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , ,

01 janvier 2018

Belle année à tous !

Happy-New-Year-Greeting-Card-2018

Je n'ai rien à ajouter, en ce 1er janvier, que vous souhaiter une année lumineuse, rayonnante, joyeuse et sereine. Puisse 2018 vous permettre de trouver en vous la force pour surmonter les épreuves et les souffrances et la joie pour apprécier chaque petit bonheur. De garder en tête les combats à mener et de contribuer à votre juste mesure à un monde meilleur. De sourire à la vie et de faire de belles rencontres, de croire en vos rêves et de tout faire pour les réaliser.

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2018 !

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [35] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés :

28 décembre 2017

Mon Best of 2017

Encore une année qui se termine ! Il est l'heure de jeter un oeil à cette année de lecture et de remettre en lumière les livres qui m'ont particulièrement marquée en 2017.

Best of 2017

Mon roman de l'année

Ce n'est certes pas une nouveauté, puisque Watership Down a été écrit par Richard Adams en 1972, mais une nouvelle traduction du chef d'oeuvre de la littérature anglaise par les éditions Monsieur Toussaint Louverture en septembre 2016. Watership Down ou comment l'aventure d'une bande de lapins va vous tenir aux tripes et vous transporter dans une épopée romanesque à la portée universelle. Un chef d'oeuvre.

 

Mes deux albums de l'année

Impossible de départager ces deux albums, parus respectivement en février chez Delcourt et en août chez Rue de Sèvres. L'un aborde le destin d'un personnage condamné à courte échéance et qui décide de profiter du peu de temps qui lui reste, l'autre la question du bonheur à travers l'angle de la philosophie. Deux lectures marquantes, deux lectures que je conseille beaucoup autour de moi. Deux albums à retenir. 

 

Ma série de l'année

Sans conteste Outlander de Diana Gabaldon, qui transporte son lecteur en Ecosse, entre le 18e et le 20e siècle. Voyage dans le temps, roman d'aventure, fresque historique sur fond de romance, de sexe et de violence, un cocktail détonnant que j'adore ! Mon objectif pour 2018 ? Terminer la saga, qui compte 9 tomes.

,  

 

Mon année en livres

39 romans + 34 BD+ 8 romans jeunesse + 3 essais + 1 album  = 85 livres

En préparant ce bilan, j'ai eu peur de me noyer dans mes chroniques, de prendre beaucoup de temps pour départager mes chouchous de l'année... Et en fait non. Pour la simple et bonne raison que j'ai (et je m'en doutais) moins lu de fictions en 2017, et surtout peu de bons romans par rapport aux années précédentes. Si j'ai accordé une place importante aux BD (sachant que je n'ai pas fini de publier mes lectures de cet été...), j'ai clairement pris moins de temps pour lire des romans, et surtout j'ai souvent opté pour la facilité des feel good, voire des romances (deux en décembre !). J'ai manqué de temps, j'ai lu beaucoup d'autres choses en parallèle (dont je parlais dans ce billet), j'ai souvent fragmenté mes lectures donc finalement, heureusement que c'était des lectures prévisibles et faciles !

En 2018, j'ai envie d'être davantage en accord avec mes goûts de lectrice : revenir à la littérature française, certes, mais poursuivre aussi mon exploration de la littérature étrangère, m'attaquer à des monuments littéraires que je n'ai pas encore lus comme Hemingway, sortir de ma zone de confort, ne pas me ménager, et revenir à mes premières amours en élargissant sans cesse mon horizon littéraire. Voilà. Pas de résolutions mais des envies. Des envies de qualité. Des envies de découvrir de nouvelles plumes, de me laisser émouvoir. D'être transportée par la littérature comme j'aime l'être.

Une dernière réflexion, pour terminer. Je l'évoquais lors des 8 ans de Bouquinbourg en novembre mais je m'interroge depuis des mois sur le format du blog. Non je ne deviendrai pas booktubeuse, je suis trop peu à l'aise face à une caméra pour ça, mais j'y réfléchis depuis quelques temps et je pense qu'en 2018 je vais opérer un tournant. Certes, je continuerai à écrire ici, mais je pense que je posterai également mes chroniques sur mon compte Instagram, que beaucoup d'entre vous connaissent. J'aime ce réseau social de photos, j'aime soigner l'esthétique des miennes (merci de ne pas vous moquer !) et j'aime l'idée des fils d'actualité auxquels on s'abonne, sans avoir à sortir du réseau pour aller consulter une page. Cela pourrait être un bon compromis. Voilà. Pas de gros changement ici, donc, mais une nouvelle façon de mettre en valeur mes lectures, là-bas... Sur ce, belle soirée à tous et bonnes lectures !

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [24] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , ,


24 décembre 2017

Joyeux Noël Félix !

Home sweet home

[réplique du Père Noël est une ordure dont je ne me lasse pas, c'est vrai...]

Le 24 décembre est déjà là. Cette nuit tant attendue est arrivée... Je me souviens avec tendresse de la magie procurée par les retrouvailles familiales de mon enfance. Je me souviens de l'excitation lors de l'ouverture des cadeaux, les yeux remplis d'étoiles en découvrant sous le sapin les chaussons garnis. Je me souviens de nos traditions familiales : le chocolat chaud et la galette du 24 au soir et les Mon Chéri dans nos assiettes le 25 à midi, sur cette grande tablée décorée de branches de sapin et de pommes de pin. Je me souviens du sapin qui trônait fièrement au milieu du salon, des boules de coton déposées sur ses branches et symbolisant la neige. Je me souviens des rires et des discussions endiablées. Je me souviens de la bûche au praliné au café, aussi, mais avec un souvenir moins ému ! Je me souviens et je souris...

Cette année, Noël se fera pour la première fois ici, à Metz. Et demain  midi, c'est moi qui serai aux fourneaux pour concocter un repas végétalien pour ma famille, ravie d'élargir ses horizons culinaires... Les années passent, les traditions évoluent, mais la joie et l'amour demeurent. 

Puisse cette soirée vous permettre de profiter de vos proches, de partager d'agréables moments et de vous créer de doux souvenirs. D'oublier ce qui vous chagrine et qui pèse dans votre coeur. De laisser l'esprit de Noël vous envahir et vous remplir de douceur.

Je vous souhaite à tous un merveilleux Noël, remplie d'amour et de joie !

Merry Christmas

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [20] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : ,

20 décembre 2017

Pas si simple, Lucie Castel

Pas si simple Lucie CastelPas si simple est le premier roman de l''enseignante en droit Lucie Castel. Il est paru en mars cette année chez Harlequin.

Lorsqu'une tempête de neige s'abat sur Londres, Scarlett et sa soeur Mélie se retrouvent coincées à l'aéroport d'Heathrow le 23 décembre. Les deux soeurs s'inquiètent de ne pas être avec leur mère pour ce premier Noël depuis le décès de leur père. Mais leur inquiétude laisse vite place à une situation cocasse lorsque William, un charmant londonien que rencontre Scarlett dans les toilettes de l'aéroport, les invite à passer les fêtes chez lui. Les deux jeunes femmes vont rapidement se retrouver au coeur d'un dîner de famille des plus animés.

Vous connaissez mon goût pour les romances de Noël ? Vous savez comme, à ce moment de l'année, j'aime lire quelques romans à l'eau de rose, parfois faciles, souvent prévisibles, un tantinet caricaturaux. Et si j'ai passé un très bon moment à Snow Crystal avec La danse hésitante des flocons de neige, autant vous le dire tout de suite : je n'ai pas été conquise par ce roman.

L'intrigue est trop rapidement esquissée pour être un tant soit peu vraisemblable, la psychologie des personnages est quasi inexistante, malgré un effort porté au duo des soeurs (l'une est architecte, l'autre sexologue), la romance trop évidente pour être plaisante et l'ensemble tourne rapidement au vaudeville grossier. Lucie Castel ne prend pas le temps d'installer son intrigue pour lui donner la consistance attendue et s'embourbe dans une galerie de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. Je pensais lire une romance un brin cucul sur fond de Noël et finalement j'ai plus eu l'impression de découvrir une farce. C'est dommage ! Un rendez-vous raté de mon côté, mais qui fait l'objet d'une lecture commune dans le cadre du Challenge Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian. Je vais aller voir ce qu'en ont pensé mes acolytes de lecture !

 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature française - Vos commentaires [12] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,

16 décembre 2017

La danse hésitante des flocons de neige, Sarah Morgan

La danse hésitante des flocons de neigeQuel mois de décembre ! Je virevolte de marchés de Noël lorrains en marchés de Noël alsaciens, à chaque fois en excellente compagnie ! Autant vous dire que, le soir venu, je peine à garder un oeil ouvert et à lire plus de quelques pages... Voilà pourquoi j'ai mis tant de temps à lire cette romance de Noël, seule lecture à mon actif pour ce mois de décembre.

La danse hésitante des flocons de neige est le premier tome de la sage Snow Crystal imaginée par la britannique Sarah Morgan et paru chez Harlequin en 2014. 

Kayla Green déteste Noël. Pour cette londonienne expatriée à New York, rien ne trouve grâce à ses yeux en dehors de son travail. Pour honorer un nouveau contrat, elle doit passer la semaine de Noël dans le Vermont dans la famille O'Neil, à la demande du beau et ténébreux Jackson O'Neil. Car la famille O'Neil est à la tête d'une station de ski quasi centenaire qu'elle gère de façon familiale - chalet au chocolat chaud, promenade en traîneaux et sirop d'érable maison compris - mais dont le chiffre d'affaire est au plus bas. Pour Kayla, l'exercice s'avère rapidement périlleux car l'attirance pour Jackson est forte et la famille férue de traditions de Noël...

Quel plaisir ce roman ! Plein de copinautes me l'avaient dit, quand elles avaient vu que je commençais ma lecture, et je comprends mieux pourquoi. Tous les ingrédients sont réunis pour une romance de Noël réussie : le cadre enchanteur (les chalets en bois rempli de couvertures moelleuses, avec un spa sur la terrasse, la forêt profonde et silencieuse, la cuisine d'Elisabeth, la mère de Jackson, qui sent bon la cannelle des petits biscuits qu'elle confectionne, etc.), la romance qui débute très vite (en même temps, c'est un Harlequin, je ne suis pas experte en la matière mais je me doute que la romance est le nerf de la guerre de la littérature sentimentale !), la bienveillance familiale, les personnages attachants. Bref, là où certains verront du mièvre et du facile (pour le facile, je ne dis pas...) moi j'ai vu un conte de fée moderne, doudou et attachant, parfait pour être autant fragmenté vu mon rythme de lecture tortue de ces derniers temps. Je n'ai qu'une envie : aller passer quelques jours dans ce chalet dans le Vermont, à siroter un chocolat chaud et quelques sablés sous un plaid.

Première participation au Challenge Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian

et une nouvelle participation au Challenge Feel good que j'organise !

  107123471

 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [18] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , ,

07 décembre 2017

Bilan de lecture novembre 2017 [en retard]

Bilan de lecture

Mes lectures du mois de novembre

(cliquez sur les couvertures pour lire mes chroniques)

 

Bilan

Un tout petit mois de novembre au niveau de la lecture, mais un mois très rempli dans la vraie vie (c'est ça d'habiter maintenant dans l'Est de la France avec toutes ses traditions de Noël !). Je vais essayer de dégager davantage de temps pour lire ce mois-ci, car ça me manque, et surtout parce que Chicky Poo et Samarian organisent leur Challenge Il était cinq fois Noël, rendez-vous que j'attends toujours avec beaucoup d'impatience (mais pour lequel je manque souvent de temps !). J'ai très envie de quelques lectures de saison (traduction : de choses mièvres et cuculs, des romances sous fond de période de fêtes !) mais aussi de me plonger dans des livres qui m'attendent patiemment depuis longtemps et que j'ai hâte de découvrir, le tout accompagné d'une tasse de thé et de quelques biscuits de Noël. J'espère que les vacances seront propices à prendre le temps de lire (entre autres !).

Bon mois de décembre à tous !

Une chronique de soukee rangée dans Bilan de lecture - Vos commentaires [8] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés :

30 novembre 2017

Le sel de la vie, Françoise Héritier

Le sel de la vieLe sel de la vie est un ouvrage de l'anthropologue et ethnologue française Françoise Héritier, disparue en début de mois à l'âge de 84 ans. Il est paru en 2012 aux Editions Odile Jacob et récompensé cette même année par le Prix Simone-Veil. 

Suite à une correspondance avec le professeur de médecine et grand clinicien Jean-Charles Piette, Françoise Héritier décide de dresser une liste des petites choses qui offrent à la vie une saveur particulière.

Ode à la vie, inventaire à la Prévert, florilège de moments choisis, Le sel de la vie fait partie de ces petits bijoux dont il est bon de lire quelques passages pour illuminer une journée. Françoise Héritier y déroule sans prétention tout ce qui fait sens pour elle, entre souvenirs personnels et anecdotes à portée universelle. Manger à la file des pistaches, avoir aimé quatre chats, éviter sportivement des ornières trop profondes pour les pneus, imaginer les gens à partir de leur voix, boire du cidre, les images et les émotions se déroulent au fil des pages. Un petit plaisir qui n'est pas sans rappeler La première gorgée de bière de Delerm et que j'ai découvert avec grand plaisir. 

"Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d'exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements politiques et de tous ordres, et c'est uniquement de cela que j'ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie." (p.11)

Une chronique de soukee rangée dans Littérature française - Vos commentaires [10] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : ,