Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




12 avril 2018

Dark Web, Dean Koontz

Dark Web Dean Kontz

Dark Web est le dernier roman de l'américain Dean Koontz paru en février 2018 aux éditions de l'Archipel. 

Parce que David, son mari, s'est donné la mort sans raison apparente et que sa hiérarchie semble vouloir étouffer l'affaire, Jane Hawk, inspectrice du FBI, décide d'enquêter seule. Après un congé sans solde, la vente de sa maison et le placement de son fils chez un couple d'amis, la jeune femme se lance à la poursuite d'un complot qui semble s'étendre à l'échelle nationale. David n'est en effet pas le seul à s'être donné la mort sans signe avant-coureur : une vague de suicides sans précédent frappe les Etats-Unis. Mais plus Jane avance dans ses recherches, plus elle semble déranger en haut lieu et se faire d'ennemis. 

Page-turner efficace, bien rythmé, Dark web est un thriller de facture assez classique mais qui fonctionne bien. Les péripéties s'enchaînent pour l'héroïne livrée à elle-même et l'adrénaline est là, à chaque page. Fusillades, courses-poursuites, Dark Web a vraiment tout d'un film d'action, surtout que l'écriture cinématographique de  Dean Koontz permet de s'imaginer aisément les scènes.   
Mais si les 400 pages se dévorent sans peine, j'ai eu l'impression que l'auteur ne se foulait pas, livrant au lecteur un thriller efficace mais sans âme, certain d'en vendre des milliers d'exemplaires grâce à son nom. L'intrigue est assez classique, ledit complot intéressant mais un peu gros et flirtant avec la science-fiction de ses premières amours et les personnages un brin caricaturaux. Jane s'enfuit sans cesse à travers le pays, seule à bord de sa voiture, de môtels en sandwichs, de fusillades en prises d'otages. Bref, il manque clairement quelque chose à ce thriller pour le rendre inédit.   
Enfin, gros bémol mais qui a son importance : il n'est nulle part fait mention qu'il s'agit d'un premier tome. Imaginez ma surprise, alors que je pensais découvrir un one-shot, une fois arrivée à la fin du roman avec un énorme cliffhanger. Le complot étant quasi dévoilé à la fin du premier tome, je ne suis vraiment pas sûre de lire la suite lorsqu'elle paraîtra. Merci à Audrey de Langage&Projets et aux Editions de l'Archipel pour l'envoi de ce thriller.

Une chronique de soukee rangée dans Thrillers - Vos commentaires [2] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,


11 avril 2018

Dans la combi de Thomas Pesquet, Marion Montaigne

Dans la combi de Thomas Pesquet, Marion MontaigneDans la combi de Thomas Pesquet est un album de Marion Montaigne paru chez Dargaud en novembre 2017.

Tout le monde connaît l'astronaute français Thomas Pesquet, revenu en juin dernier de six mois dans la Station Spatiale Internationale. Cet album propose un retour en humour sur son enfance, sa formation et son expérience dans l'espace jusqu'à son retour sur Terre.

Excellent, vraiment excellent ! Je n'aurais pas d'autre mot. Dans la combi de Thomas Pesquet est une BD de reportage mêlant documentation extrêmement précise et humour qui tache. Marion Montaigne - célèbre pour sa  vulgarisation scientifique avec le Professeur Moustache - signe ici une biographie des plus instructives, en collaboration avec le principal intéressé.

Il aura fallu sept ans de formation intensive pour que l'ancien pilote de chez Air France devienne astronaute et parte en mission dans l'ISS. Sept ans, après une sélection sévère parmi 8413 candidats, pour apprendre à se débrouiller dans l'espace, de changer un boulon à déboucher les toilettes. Sept ans entre Moscou, Cologne, le Japon, la France, à apprendre de la technique et ingurgiter des tonnes de documentation. Sept ans de travail acharné pour réaliser un rêve d'enfant : celui d'aller dans l'espace. Marion Montaigne apporte sa touche humoristique pour présenter ce parcours de vie hors-norme, tout en inondant son lecteur de foules de détails et d'informations incroyables. C'est simple : j'ai dévoré d'une traite les 208 pages de cet album, m'esclafant allègrement toutes les deux pages tout en admirant le parcours et le courage de ces hommes et de ces femmes. A tous les passionnés d'espace, et aux autres aussi, Dans la combi de Thomas Pesquet est une lecture dont vous auriez vraiment tort de vous priver ! Les avis de Brize et Herisson.

Et zou ! Pour prolonger la lecture, un petit tour sur Youtube pour une visite guidée de l'ISS, la chaîne du Professeur Moustache en partenariat avec Arte et sur Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même !) le blog de vulgarisation scientifique de Marion  Montaigne.

Planche 1   Planche 3 Planche 2 Planche 4

La BD de la semaine

Cette semaine chez Stephie !

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [32] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

05 avril 2018

Agatha Raisin enquête T.3 Pas de pot pour la jardinière, M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête TPas de pot pour la jardinière est le troisième tome de la série Agatha Raisin imaginée par la romancière britannique M.C. Beaton. Il est paru en 2016 chez Albin Michel. 

A son retour de vacances dans son paisible village des Cotswolds, Agatha Raisin apprend avec stupeur que son taciturne voisin James Lacey est tombé sous le charme d'une nouvelle venue. Mary Fortune, c'est son nom, est drôle et élégante, et possède un incroyable talent de jardinière. La journée portes ouvertes des jardins de Carsely approche à grand pas et Mary est certaine d'y triompher. Mais la jalousie d'Agatha n'a pas le temps de parvenir à son apogée : Mary est retrouvée morte, la tête enfoncée dans un grand pot de fleurs. Encore une enquête pour Agatha ! 

J'avais succombé au charme d'Agatha il y a deux ans, et cette chronique patiente dans mes billets de lecture depuis l'été dernier, alors que j'étais moi-même dans les Cotswolds. Heureusement que j'en avais rédigé le brouillon ! Si le premier tome m'avait enchantée, j'avais trouvé le deuxième un peu gros et prévisible. Et c'est malheureusement le cas aussi avec ce tome, cousu de fil blanc. L'intrigue est trop rapidement esquissée pour être crédible et le paisible petit village des Cotswolds se transforme, au fil des tomes, en théâtre de faits divers rocambolesques.  
Mais malgré ce gros bémol, je dois avouer que j'ai passé un bon moment à Carsely avec Agatha. Cette dernière est toujours aussi comique, pleine de mauvaise foi et dotée d'un sacré caractère, et si le lecteur ne peut pas réellement éprouver de l'empathie pour elle, il peut néanmoins s'attacher à cette célibataire endurcie que la vie n'a pas épargnée. Un bon moment de lecture, drôle et divertissant. 
Les avis de Alex-Mots-à-Mots, Chroniques Littéraires, Fondant, Melo, Sharon sur ce tome et celui de Chicky Poo sur l'adaptation télévisuelle de la série !

Le lien vers mes chroniques de deux premiers tomes :

Agatha Raisin T Agatha Raisin T

 

Logo Challenge Feel good

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [12] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , ,

04 avril 2018

Brigade Verhoeven T.1 Rosie, Pascal Bertho et Yannick Corboz

Brigade Verhoeven TRosie est une adaptation en BD du roman Rosie&John de Pierre Lemaître par Pascal Bertho et Yannick Corboz. C'est le premier tome de la série Brigade Verhoeven paru en janvier aux éditions Rue de Sèvres. 

Camille Verhoeven, commandant de police criminelle, est dépêché sur une étrange affaire d'attentat. Jean Garnier, un jeune homme sans passé criminel, vient de faire exploser une bombe en plein Paris. Aucune victime n'est à déclarer mais lors de l'interrogatoire, Jean est formel : il a disséminé six bombes dans la capitale, une par jour durant six jours, et chacune explosera si ses volontés ne sont pas respectées. Il veut que sa mère soit libérée de prison, qu'on lui donne cinq millions d'euros et deux billets pour l'Australie. Pour Verhoeven, cette histoire n'a ni queue ni tête. Surtout que Rosie, sa mère, est incarcérée pour avoir renversé en voiture et tué la petite amie de Jean quelques mois plus tôt...

Excellente plongée dans l'univers policier contemporain, ce premier tome est efficace autant qu'il est bien mené. Le tandem d'auteurs prend le temps d'installer son décor et ses personnages pour mieux dérouler son intrigue. La brigade criminelle du nom de son commandant est bien campée, et le commandant Verhoeven n'échappe pas lui non plus à une représentation soignée. 
L'intrigue avance à bon pas, portée par une mise en page dynamique et des planches alternant différents plans et trouve son dénouement à la fin de ce tome. L'ensemble est assez cinématographique, entre couleurs douces et rondeurs des traits. Les personnages ont un petit je-ne-sais-quoi de surannée, un peu comme les anciens Disney. Les trognes sont soignées et témoignent d'une volonté de bien installer le décor et les personnages d'une série prometteuse. Une excellente découverte que je fais d'ores et déjà découvrir autour de moi et qui m'a enchantée ! Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour cet album.

Planche 1 Planche 2

Planche 3  Planche 4

 BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Moka !

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [32] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,

02 avril 2018

Minute, papillon ! Aurélie Valognes

Minute, papillon Aurélie ValognesMinute, papillon ! est le troisième roman de la française Aurélie Valognes paru en avril 2017 aux éditions Fayard Mazarine.

Rose, mère célibataire de trente-six ans, entretient des relations compliquées avec Baptiste, son fils de dix-huit ans. Lorsque celui-ci lui annonce qu'il quitte la maison, la jeune femme voit une occasion de rebondir et reprendre sa vie en main. Elle accepte un nouvel emploi un peu louche dans un luxueux appartement parisien : celui de dame de compagnie... d'un chien ! Pépette, le chien de Véronique, riche femme d'affaire égocentrique et despotique. Acculée, Rose accepte cet emploi grassement rémunéré et découvre que Véronique vit avec Colette, sa mère. La septuagénaire un peu lunaire, atteinte d'un toc de propreté, ne sort plus de chez elle. Entre elle et Rose, une drôle de relation va se nouer.

J'avais passé un agréable moment entre les pages de Nos adorables belles-filles, second roman d'Aurélie Valognes. Quel plaisir quand une amie m'a envoyé un paquet contenant celui-ci ! 
Une nouvelle fois, Aurélie Valognes tresse une intrigue efficace et drôle, résolument contemporaine. Le personnage de Rose, mère célibataire dépassée par le départ précoce de son fils, est attachant, tout comme celui de Colette, retraitée un peu déboussolée par ses relations tendues avec sa fille. L'amitié entre les deux femmes n'est pas une surprise mais donne le sourire aux lèvres. L'intrigue est ponctuée d'humour - notamment la découverte du couchsurfing par Colette ou encore de l'essai de végétalisme par la soeur de Rose - et avance à bon rythme. Un roman que j'ai dévoré en quelques heures, qui m'a donné le sourire aux lèvres et empli le coeur de positif et de bonne humeur. Un excellent feel good comme cela faisait longtemps que je n'en avais pas découvert, parfait pour ce printemps un peu gris. Merci encore Lydie pour ton joli cadeau !

Logo Challenge Feel good

 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature française - Vos commentaires [8] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,


01 avril 2018

Bilan de lecture mars 2018

Bilan de lecture

Mes lectures de mars

(cliquez sur les couvertures pour lire mes chroniques)

 

 

  Bilan

Un mois de mars laborieux niveau lecture... Si vous venez régulièrement ici vous avez dû voir que les livres en cours de lecture dans la colonne de droite n'ont pas beaucoup changé depuis quelques semaines. Et pour cause ! Je m'endors littéralement sur Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky. Le genre post-apocalyptique n'est pas mon rayon d'ordinaire mais un lycéen m'en ayant fait longuement l'éloge, je me suis lancée, à mon grand regret. Je m'accroche, je persévère, parce que je sens bien qu'il s'agit d'un grand roman, mais définitivement, le métro moscovite en mode survie n'est pas un univers qui m'attire. Je me donne ce long weekend de Pâques pour le terminer et passer à de nouvelles lectures plus enthousiasmantes. J'espère que de votre côté ce mois de mars a été davantage productif et enthousiasmant. 

Bon mois d'avril à tous !

Une chronique de soukee rangée dans Bilan de lecture - Vos commentaires [9] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés :

29 mars 2018

Romy Schneider, Sophie Guillou

Romy Schneider Sophie GuillouRomy Schneider est une biographie de l'actrice allemande écrite par Sophie Guillou et publiée en octobre 2014 chez Libretto.

Novembre 1981. Sur le tournage de La Passante du Sans-Souci à Berlin, Romy Schneider vacille. Son fils David vient de mourir accidentellement et la douleur la ronge. De ses débuts en Sissi à ses nombreuses collaborations avec Claude Sautet, de son idylle malheureuse avec Alain Delon à ses amours plurielles, de Berlin à Paris, la grande actrice est usée par la vie. Une vie qui ne l'a épargnée ni en drames ni en blessures. Constamment déchirée entre son pays d'origine et son pays d'adoption, Romy Schneider n'aura de cesse de chercher à combler le vide affectif de son enfance. Quelques mois après le tournage, elle décèdera, à quarante-trois ans. Retour sur la vie de celle qui a enchanté le public, notamment en robe de crinoline.

De Romy Schneider, je connaissais peu. Vaguement Sissi et La Piscine. Quand à Livre Paris cette année je suis tombée sur cette biographie, j'ai été curieuse d'en savoir plus, ayant apprécié dans la même collection Coco Chanel d'Elizabeth Weissman. En 112 pages, Sophie Guillou dresse les grandes lignes de la vie de celle qui a lutté durant toute sa carrière pour ôter son costume froufrouté de Sissi dans lequel le public l'a cantonné. J'ai découvert une femme forte, au caractère impétueux, submergée constamment par ses blessures d'enfance et tentant de les noyer dans des amours tumultueuses et des psychotropes, qui m'a sans conteste rappelé Marilyn, au destin aussi funeste. J'ignorais son déracinement, sa volonté de s'extraire du rôle superficiel de l'Impératrice autrichienne, ses amours déçues et les drames de sa vie. Une lecture instructive bien que rapide, Sophie Guillou ne cédant jamais à la facilité d'un pathos inutile. 

Une chronique de soukee rangée dans Biographies et écritures du moi - Vos commentaires [0] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,

28 mars 2018

La différence invisible, Julie Dachez et Mademoiselle Caroline

La différence invisibleLa différence invisible est un album de Julie Dachez illustré par Mademoiselle Caroline. Il est paru en août 2016 chez Delcourt dans la collection Mirages. 

Marguerite a vingt-sept ans et si en apparence sa vie est équilibrée - elle travaille, est en couple, a des amis - Marguerite souffre et se sent différente. Ses manies sont nombreuses et son environnement doit être un cocon protecteur dans lequel elle doit pouvoir se ressourcer. Lassée de ce mal-être, Marguerite va consulter divers spécialistes jusqu'à ce que l'un d'eux mette un nom dessus : Marguerite est autiste Asperger. Dès l'annonce du diagnostic, elle se sent soulagée et comprise. Sa différence s'explique et porte un nom. Marguerite amorce alors sa renaissance. 

Album autobiographique de Julie Dachez, La différence invisible est un titre percutant sur l'autisme. Son point fort réside dans le fait que le syndrome est décrit de l'intérieur, par Julie elle-même autiste Asperger, contrairement aux Petites victoires, qui évoquait cette question du point de vue du père d'un jeune enfant autiste. Le trait de Mademoiselle Caroline, tout en simplicité, rend hommage aux questionnements intérieurs du personnage. La couleur est utilisée avec parcimonie, notamment pour évoquer les agressions sonores dont est victime Marguerite, hypersensible aux bruits ou le sentiment de libération une fois qu'elle se sent comprise. Un cahier pédagogique en fin d'album complète l'explication du syndrome par des chiffres, des précisions sur ses formes et une bibliographie fournie.

Un album extrêmement instructif, qui souffre parfois de quelques longueurs dues à la volonté d'être informatif, mais que j'ai pris plaisir à découvrir après l'avoir tant vu passer sur les blogs. L'avis de Petite Noisette, Mo' et Stephie et le blog de Julie Dachez.

Planche 1 Planche 2

 Planche 3 Planche 4

 BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Mo' !

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [38] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , ,

22 mars 2018

Un été indien, Truman Capote

Un été indien, Truman CapoteUn été indien est une nouvelle de l'américain Truman Capote publiée de façon posthume en 1986.

Virginie Occidentale. Un jour, les parents de Bobby décident de déménager en Virginie afin que ce dernier aille à l'école. Ils laissent derrière eux leur maison de famille ainsi que les grands-parents de Bobby, confiés aux bons soins des nouveaux exploitants agricoles. Pour Bobby, le départ est terrible. 

J'avais découvert la plume de Truman Capote avec Petit déjeuner chez Tiffany et Cercueils sur mesure il y a quelques années et j'avais été charmée. Le charme s'est poursuivi avec la lecture de cette nouvelle d'une quarantaine de pages à la première personne. Bobby, le narrateur de cette histoire, revient sur la blessure d'enfance suscitée par son départ de sa maison de famille et la séparation avec ses grands-parents. Il évoque, dans un style très poétique et empreint de pudeur, la difficulté de communiquer avec ses parents, froids, et son incapacité à dire à son grand-père à quel point il va lui manquer. 
Le texte est bref, mais Truman Capote fixe avec talent cette blessure d'enfance dans une atmosphère empesée et silencieuse, à l'image de la solitude de son narrateur enfant. La neige survient, précipitant les adieux, et fermant à jamais la page de l'enfance de Bobby. C'est à la fois triste et beau.
Une très belle lecture, poétique et nostalgique, hommage à l'enfance et ses blessures. Un auteur fondateur de la littérature américaine dont j'aime à découvrir progressivement les oeuvres. 


READING CLASSICS CHALLENGE 2018

Une chronique de soukee rangée dans Littérature américaine - Vos commentaires [7] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,

21 mars 2018

La femme aux cartes postales, Jean-Paul Eid, Claude Paiement

La femme aux cartes postales, Jean-Paul Eid, Claude PaiementLa femme aux cartes postales est un album de Jean-Paul Eid et Claude Paiement publié en septembre 2016 aux éditions de la Pastèque. 

1957. Rose quitte son petit village de Gaspésie pour réaliser son rêver : chanter sur les scènes des cabarets de jazz de Montréal. Elle laisse sur son oreiller une carte postale expliquant son dessein et n'aura de cesse d'utiliser ce biais pour informer sa famille de sa nouvelle vie. A cette époque, le jazz fait fureur à Montréal et les plus grands musiciens de l'époque se bousculent pour monter sur scène. Mais la révolution rock'n roll est en marche...  
2002. Un jeune universitaire apprend avec stupeur par le CIA que ses cendres ont été retrouvées dans les décombres du World Trade Center. Il se lance alors dans une quête identitaire, qui l'amènera de Paris aux confins de la Gaspésie...

Bel objet à feuilleter, La femme aux cartes postales est un album dans les tons sépia qui n'est pas sans rappeler les anciens albums photos. La narration alterne deux époques et offre un très bel bel hommage aux 60's et au jazz avec des planches soignées à la lumière intéressante.
Rose, son héroïne, est un personnage naïf et attachant qui grandit en même temps que l'histoire du jazz. Elle écrit à intervalles réguliers à sa famille des cartes postales, d'où le titre de l'album, et celles-ci entrecoupent le récit pour en offrir une vision personnelle et intime. Le rendu de l'album est pluriel, et l'objet livre en est rendu singulier. L'ambiance des 60's est extrêmement bien rendue et l'illustrateur permet une réelle plongée dans l'époque, disséminant ça et là des allusions que le lecteur contemporain comprend (l'apparition d'Elvis, en qui personne ne croyait, etc.).  
Une belle lecture au son des trompettes de jazz, un album d'une maison d'édition québécoise aux engagements forts. Une très belle découverte ! 

Planche 1 Planche 2

Planche 3 Planche 4

BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Stephie !

 

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [28] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,