Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




13 février 2019

Retour à Killybegs, Pierre Alary d'après Sorj Chalandon

Retour à KillybegsRetour à Killybegs est l'adaptation par Pierre Alary du roman de Sorj Chalandon, Grand Prix du roman de l'Académie française en 2011. Elle paraît aujourd'hui aux éditions Rue de Sèvres.

Tyrone Meehan, figure de proue de l'indépendance irlandaise, a été reconnu coupable de traîtrise en 2005. Pendant 25 ans, cet activiste nationaliste a livré des informations aux anglais, trahissant l'IRA et les siens. Au crépuscule de sa vie, reclus dans un cottage à Killybegs, dans le Donegal, Tyrone décide de se raconter, non pas pour justifier son geste, mais pour expliquer ce qui l'a poussé à collaborer.

Mon traître, le premier volet de cette histoire, fait partie de mes coups de coeur de l'an dernier. Un album beau, violent, vibrant. J'avais hâte de découvrir Retour à Killybegs, car si Mon traître embrasse le point de vue de Sorj Chalandon sur son amitié avec Denis Donaldson - Tyrone Meehan dans le roman - ce nouvel album donne la parole à ce dernier pour expliquer les raisons de son geste.
Quelle claque, encore une fois ! Quelle réussite ! Pierre Alary donne à voir un album au graphisme toujours aussi prenant, dans des teintes sépia qui accentuent l'ambiance. Il fait sien le texte de Sorj Chalandon qui romance l'enfance et les débuts de Tyrone à l'IRA, les violences subies, le combat, les morts aussi. L'adaptation équilibre texte et image, ces dernières dressant l'ambiance de ces souvenirs.
L'album alterne encore une fois passé et présent, ce présent lourd et pesant dans lequel Tyrone attend que l'IRA vienne l'assassiner. Les souvenirs remontent, le sentiment d'avoir été pris en étau, aussi, d'avoir voulu le bien, la paix, la cessation de toute cette violence. Tyrone s'explique, patiemment, tout en attendant ceux qui viendront venger la cause. 
Un album qui se dévore d'une traite. Un album magnifique sur cette page de l'histoire de l'Irlande. Une belle réflexion sur les notions de duplicité, de trahison, d'honneur. Bref, encore une fois
une réussite totale.

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Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour la découverte de cet album.

  La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

 

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09 février 2019

Sa majesté des fèves, Eve Borelli

Sa majesté des fèvesSa majesté des fèves est le dernier roman de la professeure de lettres Eve Borelli. Il est paru en janvier cette année aux éditions Mazarine. 

Lucien est le dernier fabricant de fèves en France. Lucien adore son métier : imaginer, sculpter, peindre ces petits personnages glissés dans les galettes des rois le rend heureux. Mais sa profession est en péril. La grande distribution a pris le dessus sur la vente de galettes et propose désormais des fèves bas de gamme et peu chères. Désespéré, Lucien doit en sus faire face à une rupture amoureuse. Heureusement, Cristalline, sa soeur championne de disque, arrive à sa rescousse. En parfaite grande soeur, elle vient sortir Lucien de sa torpeur et lui propose un projet insensé : aller implorer la grâce de la Reine d'Angleterre, grande amatrice de galette des rois, et lui demander de devenir le févier officiel de la Couronne. Lucien ne croit pas une seconde à la réussite de ce projet mais s'embarque avec Cristalline, Roméo, son fils de sept ans un peu déprimé, Micheline Ostermeyer, leur caniche un brin agressif. Et au hasard du covoiturage, ils rencontrent Maguelone, fraîchement séparée elle aussi, et Twix, un géant roux à qui il manque deux doigts. C'est parti pour une folle aventure ! 

J'avais envie de légèreté, pour commencer cette année, et ce roman a parfaitement rempli son office. L'intrigue se met en place avec fluidité. L'humour est omniprésent et les dialogues s'enchaînent avec une certaine répartie et beaucoup d'oralité. C'est vivant, dynamique et assez vraisemblable.     
La seconde partie du roman, qui se déroule à Londres, m'a davantage plu que la première, qui se centre sur le trajet en covoiturage et souffre parfois de longueurs, notamment dans les dialogues. Dès que le convoi a posé le pied à Londres, l'intrigue prend une autre tournure, un peu plus grave, et gagne en densité psychologique.      
La galerie de personnages est intéressante, chacun souffrant de ses blessures psychologiques et de son histoire, et nourrit l'intrigue. Un brin de suspense vient couronner le tout, Lucien et Cristalline se demandant ce que vient faire un géant roux un peu nerveux à Londres. Les suppositions vont bon train mais ils sont loin d'imaginer le dénouement !      
Bref, si vous avez envie d'un road-trip drôle et divertissant, léger et très rapide à lire, bercé par des personnages attachants et un brin fantasque, embarquez aux côtés de cette bande de joyeux drilles pour sauver le dernier févier français ! Un roman que je verrais bien adapté en pièce de théâtre, tant son texte se prête à la mise en scène. 

Un grand merci aux éditions Mazarine pour la découverte de ce roman qui m'a fait passer un agréable moment.

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07 février 2019

Rendez-vous au Cupcake Café, Jenny Colgan

Rendez-vous au cupcake café

Rendez-vous au Cupcake Café est un roman de la britannique Jenny Colgan paru en février 2017 aux éditions Prisma puis en poche en juin 2018 chez Pocket. 

Izzy a toujours adoré la pâtisserie. Depuis sa plus tendre enfance, son grand-père lui a transmis sa passion des cupackes et autres douceurs sucrées et la jeune femme n'aime rien tant qu'en préparer. Alors que son travail dans l'immobilier l'ennuie fortement, Izzie se fait licencier par son supérieur, celui qu'elle considérait comme son petit ami. Seule et sans travail du jour au lendemain, Izzy profite de son indemnité de départ pour se lancer dans un rêve fou : celui d'ouvrir un café spécialisé en cupcakes sur une petite place un peu reculée, dans le quartier de Stoke Newington à Londres. Un projet un peu fou, risqué et un brin utopique, mais Izzy a envie d'y croire. 

J'aime beaucoup les romans feel good de Jenny Colgan (son roman La petite boulangerie du bout du monde est mon chouchou en la matière, mais si vous me lisez, vous le savez certainement !)
J'avais hâte de me plonger dans cette nouvelle série, entre romance et roman culinaire. Et je n'ai pas été déçue ! Du doudou, en veux-tu en voilà ! Jenny Colgan est là où on l'attend pas. Sous couvert d'une intrigue en apparence facile, elle aborde des thèmes plus lourds - les différences sociales, la séparation, les pressions sociétales sur la maternité, les questions liées à l'âge, les relations intergénérationnelles, etc. - et nous offre un roman touchant, entre romance et introspection. 
Izzy est un personnage attachant, très proche de son grand-père aujourd'hui en maison de retraite, qui s'interroge sur la direction à donner à sa vie. Après une histoire chaotique avec son supérieur  hiérarchique, la jeune femme se sent vide et perdue. Jenny Colgan traite toujours avec beaucoup de finesse ces questions fréquentes de nos jours.   
Si vous cherchez un roman feel good, vous serez donc servi avec celui-ci ! Les cupackes et la pâtisserie vous apporteront une touche de douceur (avec des recettes tout au long du roman !), l'amitié et la relation forte d'Izzy avec son grand-père ce qu'il faut comme émotion, et le charmant quartier bohème et multiculturel londonien Stoke Newington un brin de nostalgie. Une recette parfaite ! Je me garde au chaud précieusement pour l'hiver prochain la suite des aventures d'Izzy, Le Cupcake Café sous la neige

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06 février 2019

Speak, Emily Carroll d'après le roman de Laurie Halse Anderson

SpeakSpeak est l'adaptation en album du roman Vous parler de ça de Laurie Halse Anderson. Il est paru le 9 janvier cette année aux éditions Rue de Sèvres.

Mélinda, quinze ans et des lèvres en sang tant elle s'empêche de parler. La lycéenne discrète et réservée, ignorée voir tourmentée par ses camarades, s'est enfermée dans le silence suite à un événement traumatique. Dans son journal, elle parle. Elle raconte, ses journées au lycée. Ses moments de solitude à la cantine. Ses cours d'arts plastiques, qui la bousculent. Ses parents, qui ne la comprennent pas. Ses anciennes amies qui lui ont tourné le dos. Mélinda se répand par écrit, alors que les mots meurent sur ses lèvres. Jusqu'au jour où le monstre de ses cauchemars refait surface. 

Album coup de poing, Speak est une claque tant par son sujet que par son traitement. Adapté du roman en partie autobiographique de Laurie Halse Anderson, il aborde la question du viol. Car c'est de viol que Mélinda a été victime, alors qu'elle avait treize ans. Violée par un élève plus âgé, lors d'une soirée. Le mot n'est posé qu'après la page 300 mais le lecteur se rend compte rapidement de quoi il retourne.     
Au fil des saisons, Mélinda se raconte en noir et blanc. La bichromie semble faire écho à sa météo intérieure, la dépression la guettant depuis l'horreur qu'elle a vécue. Parce qu'elle n'a pas réussi à parler lorsqu'elle a appelé la police ce soir-là, la jeune fille est rejetée par ses camarades, persuadés qu'elle appelait pour dénoncer la soirée. Le harcèlement passif est évoqué, alors que Mélinda voit peu à peu tous ceux qu'elle connaissait lui tourner le dos et la laisser seule, dans sa souffrance, en paria.    
Et c'est seule que Mélinda va sortir de sa souffrance. Seule qu'elle va affronter son passé, ses peurs, le rejet aussi. Seule qu'elle va s'en sortir, pour mieux raconter, ensuite, ce qu'elle a vécu.    
Un album sombre, évidemment, mais qui présente aussi le parcours de résilience de l'héroïne. Sa renaissance, après son combat intérieur. Un album qui me paraît essentiel pour aborder la question du viol et de l'adolescence brisée. Un récit rendu fort par sa part autobiographique. Bref, une lecture coup de poing à découvrir.

 

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Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour la découverte de cet album. 

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Stephie qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles ! 

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01 février 2019

Bilan de lecture janvier 2019 + Nouveautés Feel Good

Bilan de lecture janvier 2019

Mes lectures de janvier

(cliquez sur les couvertures pour lire mes chroniques)

 

 

 Mes autres posts : yoga, read-a-thon, films, méditation, etc.

  

 

 

 

 

 

 

 

 Bilan

Challenge Feel goodRarement un mois aura été aussi productif sur le blog. On peut même le dire : jamais en 9 ans de Bouquinbourg, je n'avais publié 23 billets en un mois !
Le Challenge Feel Good a été une grande source d'inspiration et de motivation qui m'a permis de commencer 2019 avec entrain, joie et enthousiasme. J'ai fait des pas de géant grâce à mes lectures, pris du recul sur beaucoup de situations, et avancé dans ma quête personnelle. Avant, je m'interdisais de parler de mes lectures inspirantes ici, trouvant que ce n'était ni le lieu, ni la ligne éditoriale de mon blog. Je trouvais que ça détonnait. J'avais peur d'ennuyer, d'être caricaturale aussi (parce qu'il faut bien l'avouer, fan de yoga, végane, en plein dans une quête de bien-être et de slow life, c'est tendance et ça fait sourire, même si ce sont des changements entrepris bien avant la vague de bien-être qui a déferlé depuis quelques années).
Et puis, j'ai réfléchi. Et avec ce challenge et les très nombreux retours que j'ai eus, ici ou sur mon Insta, sur mes lectures, mes billets d'inspiration, etc. je me dis que ça a tout à fait sa place ici. Alors certes, ça m'a pris beaucoup de temps de créer ces contenus, répondre à tous les commentaires, messages privés sur Insta et mails mais j'ai adoré les échanges qui ont eu lieu, ici ou sur Instagram sous le hashtag #challengefeelgood. Un grand merci à tous les participants du challenge mais aussi tous ceux qui sont passés ici, qui ont commenté ou non, j'ai passé un superbe mois de janvier et j'en ressors gonflée à bloc ! C'était du boulot, mais ça valait vraiment la peine !

Ces derniers jours, je me suis posé des question sur la suite. Que faire ? Continuer l'ancien Challenge Feel Good, ouvert il y a 3 ans, un peu perdu dans les limbes du blog, et qui ne me correspond plus vraiment ? Faire du mois de janvier un rendez-vous annuel du Feel Good en relançant une nouvelle édition l'an prochain ? Créer un logo pour que toutes mes lectures Feel Good soient accessibles en un clic, facilement authentifiables en un coup d'oeil ? Rajouter un onglet dans mon menu pour ce thème cher à mon coeur ? 

Finalement, après moults réflexions, j'ai décidé de clôturer l'ancien Challenge Feel Good (désolée Fondant, je sais que tu l'adores mais il ne me correspond plus et ne me nourrit plus !) et d'adopter les trois autres points de ma réflexion. Je résume ? C'est parti :

* Rendez-vous en janvier prochain pour la deuxième édition du Challenge Feel Good !

* Retrouvez ci-dessous le logo feel good que j'ai crée pour chacune de mes prochaines lectures dans ce domaine (je vous offre la possibilité de l'utiliser librement si vous souhaitez vous aussi distinguer ce type de lecture sur votre blog).

* Le menu horizontal du blog comporte désormais un onglet Feel Good qui recenses toutes mes lectures de cette catégorie (romans, essais, documentaires, etc.)

Ce qui ne veut pas dire que mon blog va se tourner exclusivement vers ce type de lectures, mais elles auront désormais leur place, tout au long de l'année, et seront l'occasion de partager et d'échanger sur les sujets abordés (zéro déchet, véganisme, minimalisme, psychologie, etc.). Et je m'en réjouis ! J'espère que ces décisions vous plairont aussi.

Je vous souhaite une belle fin de journée et un doux mois de février.

 

Logo Lecture feel good 2

Le nouveau logo pour mes lectures Feel Good

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31 janvier 2019

Un prof heureux peut changer le monde, Thich Nhat Hanh et Katerine Weare

Un prof heureux peut changer le mondeUn prof heureux peut changer le monde est un essai coécrit par le moine bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh et l'universitaire britannique Katherine Weare. Il est paru en mai 2018 aux éditions Belfond.

Dans cet essai préfacé par Jon Kabat-Zinn - élève de Thich et professeur de médecine qui promeut la pleine conscience pour réduire le stress - les deux auteurs nous présentent huit pratiques de pleine conscience à mettre en place en classe :

1/La respiration : entrer en contact avec sa respiration, et respirer en pleine conscience dans la vie quotidienne.

2/La cloche de pleine conscience : pourquoi sonner la cloche, l'inviter et comment l'écouter avec ses élèves.

3/ S'assoir : s'assoir comme une montagne et trouver la meilleure position assise.

4/ Marcher : marcher pour juste marcher, et marcher en pleine conscience en cercle.

5/ Le corps : corps et esprit réunis, les dix mouvements de la pleine conscience, la relaxation profonde, s'allonger dans la classe. 

6/ Manger : manger en pleine conscience, le cosmos dans une carotte, la méditation de la mandarine, faire un repas en pleine conscience.

7/ Prendre soin de nos émotions  : ni boue ni lotus, utiliser la respiration pour entrer en contact avec ses émotions, l'arbre sous la tempête, la méditation des cailloux.

8/ Être ensemble : l'écoute profonde et la parole aimante, partage en cercle, le nouveau départ. 

A travers ces pratiques, expliquées, détaillées, et en toute laïcité, Thich nous transmet l'essence même de la pratique de la pleine conscience, pratique centrale du Village des Pruniers, qu'il a fondé en 1982 en Dordogne après son exil du Vietnam, son pays d'origine, alors qu'il militait pour la paix. Les principes sont clairs, les pratiques expliquées et adaptées selon le public, et la pédagogie bien amenée. 
J'ai adoré parcourir ce livre, prendre des notes, réfléchir à ma propre pratique. Avoir envie de pratiquer plus, bref, j'ai adoré !  Adeptes de la méditation ou non, enseignant ou non (même si le livre est clairement adapté pour le milieu scolaire !), vous trouverez dans cet essai une foule de pistes et de réflexions pour mettre en place un temps de pleine conscience. 
Pour ma part, après avoir dévoré le livre, et après de nombreuses années de pratique personnelle seule ou avec des enseignants, j'ai mis en place un atelier bien-être dans mon lycée, durant lequel je propose à mes élèves un temps d'échange thématique et une pratique de méditation. Et le retour est vraiment positif ! A tel point qu'avec les infirmiers et les CPE, nous allons mettre en place un atelier hebdomadaire de gestion du stress au retour des vacances de Pâques, pour préparer à la période des examens. 
Bref, ce livre a été la petite goutte d'eau dont j'avais besoin pour me lancer dans le cadre éducatif. Un incontournable pour enseigner aujourd'hui et rendre plus serein le climat scolaire. Une parfaite lecture pour clore le Challenge Feel Good, partagée avec Myrtille 
et Amélie. Je rédigerai un autre billet de clôture du challenge en début de soirée. 

Jour 31 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge ! 

       

 

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30 janvier 2019

Hypersensibles : mieux se comprendre pour s'accepter, Elaine N. Aron

Hypersensibles mieux se comprendre pour s'accepter

Hypersensibles : mieux se comprendre pour s'accepter est un essai de la psychothérapeute et chercheuse en psychologie américaine Elaine N. Aron. Il est paru initialement en 2013 aux éditions de l'Homme sous le titre Ces gens qui ont peur d'avoir peur puis en poche chez Marabout en 2017.sous son nouveau titre.

Longtemps, la psychologie a bégayé face à ces patients dotés d'une grande sensibilité, d'une compréhension accrue des autres êtres sensibles, d'une grande empathie, souvent d'une forte intuition, et d'une importante capacité à discerner les subtilités de leur environnement. Taxés de trop sensibles, ils n'ont pas eu de terme pour désigner leur façon d'être, jusqu'à ce que Elaine N. Aron, avec cet essai paru en 1996 aux États-Unis, utilise le terme d'hypersensibles. Une grande avancée dans le domaine de la recherche en psychologie, puisque ce terme et ses caractéristiques concernent 20% de la population.

J'ai découvert il y a peu que j'étais hypersensible. Sensible, je le savais depuis l'enfance, mes larmes face à la cruauté, la mort, la douleur, la violence. Hypersensible, je l'ignorais. Jusqu'à ce que je lise la quatrième de ce livre et fasse le test à l'intérieur. Aucun doute possible : je suis une grande hypersensible ! Si vous êtes dans mon cas, ou que quelqu'un de votre entourage l'est (et il y a de grandes chances vues les statistiques !), ce livre est fait pour vous. C'est LA référence en la matière. 

Scindé en dix chapitres, il vous permettra de réaliser une démarche en 4 étapes pour mieux vous comprendre et accepter votre condition d'hypersensible (si c'est votre cas) :

1/Connaissance de soi : dans le début de cet essai, l'auteure propose un test d'hypersensibilité, puis décortique le cerveau d'un hypersensible, ses réactions, ses ressentis, ses incompréhensions par rapport au monde, aux autres, parfois, mais aussi sa sensibilité physique. Les réactions physiques d'un hypersensible sont souvent extrêmes : le corps, souvent peu écouté, se fait comprendre de façon plus ou moins brutale. Apprendre à l'écouter et respecter ses attentes est la première des choses à mettre en place.

2/Recadrage : une fois que vous aurez compris comment vous fonctionnez, Elaine N. Aron vous propose de faire un retour arrière sur votre enfance et votre adolescence. Parce que l'hypersensibilité a forcément influé sur celles-ci. Encore une fois, bienveillance et indulgence envers soi-même sont de rigueur. A l'aide d'exercices de visualisation, il s'agit ici de faire la paix avec son passé et de réaffirmer une estime de soi souvent déficiente. 

3/ Guérison : après cette prise de conscience, il est l'heure de guérir de ses blessures ! L'hypersensibilité a fait de vous un être sensible à son environnement, ses proches, sa famille tout en étant souvent différent des autres enfants, et les moindres difficultés de votre passé vous ont beaucoup plus touché que vos pairs. Il est l'heure de vous retourner, de regarder l'enfant que vous avez été et de guérir ces blessures par un travail introspectif.

4/ Place dans le monde extérieur : souvent trop stimulé par le monde extérieur (bruit, foule, lumières, etc.), vous peinez à trouver votre place dans le monde. Il est temps de la trouver et de vous imposer car les qualités des hypersensibles sont très nombreuses. Votre contribution pour un monde meilleur est importante, et il ne faut pas la négliger. 

***

Voilà ce que vous trouverez dans ce livre, véritable mine d'informations et de conseils. Le sujet est bien traité, les chapitres sont clairs et fragmentés et les exercices simples à réaliser. J'ai fait des pas de géant avec cette lecture ! 
Petite mise en garde personnelle : ne vous attardez pas sur la première partie trop longtemps et poursuivez votre lecture. J'ai fait l'erreur de mettre beaucoup de temps à la lire, chamboulée par ce que j'y découvrais, et j'ai eu pendant tout ce temps l'impression de porter un fardeau, une sorte de  malédiction avec mon hypersensibilité. Mais c'est une grande méprise ! Une fois l'état des lieux passé, vous allez vous rendre compte de la chance d'être né ainsi. Vous allez prendre conscience que si 20% de la population l'est encore aujourd'hui, c'est que dans l'évolution nous avons eu notre rôle à jouer et que notre subtilité, notre intuition et notre finesse d'analyse sont de très grands atouts. Il suffit d'apprivoiser notre façon d'être au monde pour vivre sa vie pleinement et sereinement. 

 

Bref, depuis que j'ai lu ce livre, je l'ai conseillé à tour de bras autour de moi, à des amis, de la famille, pour des enfants parfois, car c'est facile de repérer les autres hypersensibles autour de soi une fois cette lecture faite ! Je n'ai qu'un regret : ne pas l'avoir lu plus tôt pour mieux me comprendre et traverser notamment mon adolescence plus sereinement. A mettre dans toutes les mains, hypersensibles ou pas (vous en avez forcément autour de vous !).

  

Jour 30 du Challenge Feel Good 

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29 janvier 2019

Inspiration du jour : deux initiatives positives

Bonjour à tous,

En cet avant-dernier jour de notre mois consacré au Feel Good, je voulais vous présenter deux initiatives positives qui me tiennent à coeur et auxquelles je participe. L'une dans le domaine du patrimoine et l'autre dans le domaine de la protection animale. 

Rempart

Rempart 

Crée en 1966, l'association Rempart recense des missions patrimoines en France et dans le monde : chantiers de bénévoles, stages techniques, services civiques. Grâce à une recherche par mots-clés, dates, types de mission ou lieux, vous pouvez, en un coup d'oeil, trouver votre prochain projet de bénévolat ! 

Pourquoi c'est bien ? En devenant bénévole sur un chantier de restauration du patrimoine, vous offrez de votre temps à la sauvegarde de l'Histoire. Dans la majorité des cas, aucune compétence particulière n'est nécessaire (chaque chantier le précise sur sa fiche de présentation), et une lettre de motivation suffit à rejoindre une équipe le temps d'un weekend, d'une semaine ou plus. Des équipes de passionnés vous accueillent sur les sites et vous offrent la possibilité d'une parenthèse dans le temps. Le logement est souvent compris dans le prix du chantier (participation aux repas) et c'est une vie en communauté qui vous attend. Logement en tentes l'été, ou en dortoirs l'hiver, repas en grandes tablées, découverte des sites de la région, les chantiers sont l'occasion d'échanger autour du patrimoine et de passer un temps convivial et décontracté. Une belle façon de faire du bénévolat !
De mon côté, j'ai fait trois chantiers de restauration : deux au Château de Berzy-le-Sec (un chantier de moulage de tomettes pour la restauration d'une salle et un chantier de confection de costumes médiévaux pour les animations pédagogiques du site) et un chantier en Angleterre, dans les Cotswolds, pour l'entretien du Canal d'Inglesham (maçonnerie, mur en pierres sèches, etc.). Avec ma formation littéraire, je n'ai aucune compétence dans ces domaines (hormis la couture!) mais ces trois chantiers ont été l'occasion d'apprendre des techniques, de rencontrer d'autres bénévoles, de participer à un projet de restauration de grande envergure et de donner de mon temps pour la préservation de notre patrimoine. Une expérience à chaque fois très enrichissante ! 

 

 

L214

Actions Express L214

 Crée en 2008, l'association L214  - nom donné en référence à l'article L214 du code rural - est une association de protection animale qui lutte au quotidien. Les soutenir peut prendre plusieurs formes - faire un don, créer ou rejoindre une association locale, militer, adhérer, etc.- mais aussi, et de façon très simple, en participant aux Actions Express. Une fois inscrit par mail, une à deux fois par semaine, vous recevez un mail vous demandant d'interpeller un grand groupe pour qu'il prenne un engagement public en faveur des animaux, notamment pour lutter contre l'élevage des poules en cages. Une à deux minutes suffisent pour envoyer le mail pré-écrit, retwetter ou encore interpeller sur Facebook les têtes pensantes des grands groupes. Et l'action massive marche souvent très très bien !

Pourquoi c'est bien ? Parce que c'est super efficace et vraiment pas énergivore. Si la cause animale vous touche, voilà le pas le plus petit et le plus simple à faire, qui ne vous demandera ni d'arrêter d'acheter du cuir ni de vous passer de vos oeufs et vos mouillettes (même si, dans l'absolu, ça serait quand même super chouette !).
De mon côté, à chaque fois que je reçois une action express, j'ouvre le mail, je fais les actions demandées (sauf Facebook dont je me suis désinscrite) et la plupart du temps, en moins d'une minute, j'ai fait ma part.
Si vous êtes sensibilisé à la cause animale mais pas encore prêt à vous passer de vos oeufs, viande ou fromage, vous pouvez quand même agir, de chez vous, en très peu de temps. Et vous allez voir : quand le premier grand groupe que vous interpellez avec les autres bénévoles plie et publie un engagement public, ça fait tout chose. Je me souviens de ma joie quand Starbucks a publié son engagement contre les poules élevées en cages ou encore qu'une action express a à peine eu le temps d'être envoyée par mail que L214 nous a demandé d'arrêter de les interpeler car le groupe avait plié... en 15 minutes. Effet grisant garanti ! L'effet colibri prend tout son sens ici : seul, nous n'aurions aucun poids. Ensemble, nous faisons entendre notre voix. 

 

Jour 29 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

 

Rempart et L214

 

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28 janvier 2019

Planète végane, Ophélie Véron

Planète véganePlanète végane est un essai d'Ophélie Véron, fondatrice du blog Antigone XXI. Enseignante chercheuse en sciences sociales et spécialiste des mouvements sociaux, Ophélie Véron est l'une des ambassadrices du véganisme dans le monde francophone. Son essai est paru en mai 2017 chez Marabout.

Dans cet essai, l'auteure, végane depuis 2011, décortique le véganisme. En revenant à ses origines, en expliquant les idées fortes du mouvement et en délivrant une foule d'informations, elle permet à chacun  d'amorcer une réflexion sur le véganisme et d'envisager un monde où les animaux ne seraient plus exploités.

Scindé en cinq parties, l'essai - extrêmement documenté et pourvu d'une bibliographie importante - est accessible à tous et bien structuré.

1/ Pourquoi végane ? Dans cette partie, Ophélie Véron revient aux origines du véganisme (apparu dès le Xe siècle av. JC avec le jaïnisme) en présentant ses accointances avec les grandes religions du monde. Elle présente ensuite la question de l'éthique animale et le concept d'antispécisme avant d'expliquer en quoi le véganisme est la solution première aux problèmes environnementaux. Enfin, elle termine cette première partie par des réponses aux douze objections que les omnivores font régulièrement aux véganes, du cri de la carotte aux questions de santé en passant par l'existence de causes plus importantes dans le monde. Que j'ai aimé cette partie ! Je crois que j'ai entendu toutes ces objections, par diverses personnes de mon entourage, et aujourd'hui je me sens plus à même d'y répondre de façon plus argumentée.

2/ Devenir végane : Ici, Ophélie Véron donne des conseils à ceux qui souhaitent faire le premier pas, explique ce que doit comporter un garde-manger végane, où se cachent les produits non véganes dans les étiquettes et les additifs et donne des astuces pour devenir végane pour de bon. Elle revient sur les raisons de devenir végane et celle pour le rester, pour l'éthique animale.

3/ Véganisme et santé : En tordant le cou à toutes les représentations qui font de l'être humain obligatoirement un omnivore , l'auteure, en s'appuyant sur de nombreuses études, explique les bienfaits d'une alimentation végétalienne. Elle revient sur les concepts d'équilibre alimentaire, de vitamines et de nutriments pour clarifier la question. Vous l'aurez vite compris : hormis la Vitamine B12 qui doit être prise en supplément, un régime végétalien équilibré est bénéfique pour la santé sur le court, moyen et long terme, que ce soit pour les enfants, les ados, les adultes, les femmes enceintes comme les personnes âgées. Et nombreuses sont les études qui le prouvent !

4/ Au-delà de l'alimentation : Dans cette partie, Ophélie Véron sort du carcan de l'alimentation pour aborder tous les autres aspects du véganisme : comment se vêtir, utiliser des produits d'hygiène et des cosmétiques véganes, entretenir sa maison, nourrir ses animaux de compagnie, se divertir. Dans cette partie, une foule de conseils, de marques (notamment 75 marques de chaussures véganes et/ou éco friendly ou qui proposent des modèles véganes, tous les labels de cosmétiques véganes, etc.), d'études aussi, pour enfoncer le clou sur la question de l'exploitation animale invisible, celle qui concerne nos maquillages, notre lessive ou encore les croquettes de nos animaux.

5/ Véganisme et société : Enfin, dans cette dernière partie, l'auteure revient sur le fait d'être végane et d'en parler autour de soi, que ce soit avec ses proches ou dans le cadre de son environnement de travail. Comment continuer à sortir et être végane ? Comment partir en voyages et respecter ses convictions ? Comment, enfin, se débrouiller dans une famille omnivore ?

Vous l'aurez compris, ce livre est pour moi LA référence sur la question. Je l'ai dévoré en prenant beaucoup de notes, en notant des pages. J'ai cheminé, au fil de ma lecture. J'ai appris, beaucoup, sur la question et notamment sur les origines du véganisme. Déjà largement concernée par la question, l'auteure n'a pas eu à me convaincre du bien-fondé de ce mode de vie mais m'a permis d'avancer sur certains points sur lesquels je bloquais.  
Pour l'instant, je suis toujours en transition. Il m'arrive de manger parfois du fromage. Mais plus de viande ni de poisson. Plus de cosmétique ou de produit d'hygiène non véganes. Plus d'achat de cuir. Je termine d'user ma paire de bottes achetée il y a 3 ans pour racheter des bottes véganes, idem pour mon portefeuille en croûte de cuir, mon pull en cachemire et mes oreillers en duvet. Pour les objets dont je ne me servais pas beaucoup, comme mon ancien manteau en laine ou mon sac de voyage en cuir acheté au Maroc, je les ai vendus sur Vinted. Je ne souhaitais plus les avoir dans mon armoire. Reste le problème de la vie sociale, n'étant environnée que par des omnivores et dans une ville où il n'y a qu'un seul resto de burgers véganes. De timides apparitions de plats véganes pointent leur nez dans certains restaurants, mais c'est limité... Heureusement, j'ai la chance que la plupart de mes proches cuisinent végane quand on vient, respectent nos convictions et soient ouverts à découvrir notre mode de vie. Ah oui, vivre avec un végane, ça aide aussi beaucoup. Mais il me reste encore du chemin à parcourir et ce livre m'a été d'une grande aide.
Un grand merci, donc, Ophélie Véron, pour ce condensé très riche et bien construit sur la question, qui regorge d'astuces, de conseils et de réflexions. C'est exactement le livre dont j'avais besoin sur mon chemin.

Pour terminer, je me dis que si tout le monde lisait un tel livre, il n'y aurait plus d'exploitation animale. Parce que c'est impossible de ne pas changer de point de vue et de rester insensible sur la question. Ou alors ça donne une idée de la personne qu'on est...

 

Jour 28 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

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27 janvier 2019

Yogi Food, Clémentine Erpicum

Yogi Food, Clémentine ErpicumYogi Food est un livre de cuisine écrit par l'apprentie yogi et prof de yoga Clémentine Erpicum, connue aussi pour son blog 3heures48minutes. Il est paru en octobre 2017 aux éditions La plage sur un papier recyclé.

Voilà un livre qui était fait pour moi ! Et ça tombe bien, je l'avais reçu en cadeau de Noël à sa sortie. A l'occasion du Challenge Feel Good, je l'ai ressorti et relu pour m'imprégner des conseils de Clémentine, que j'aime beaucoup.   
Divisé en quatre parties, Yogi Food aborde à la fois des aspects théoriques que pratiques de l'alimentation yogique.

1/ Se nourrir selon la philosophie du yoga : Clémentine revient notamment sur les trois gunas - les qualités d'aliments -, les principes de l'ayurveda et de doshas, l'alimentation macrobiotique et l'alimentation végétalienne. Celle-ci, en effet, est correlée en effet au concept d'ahimsa, la non-violence, qui régit le yoga.    

2/ Cuisiner comme un yogi : l'état d'esprit du cuisinier, la méditation en cuisine, le bol du Bouddha et l'utilisation d'un bol pour manger, dans cette partie, l'auteure nous enseigne les bases de l'une des soixante-quatre sciences yogiques indiennes traditionnelles, la cuisine. 

3/ Bien digérer avec le yoga : dans cette partie plus conséquente que les deux précédentes, sont abordées des bases d'ayurvéda pour reconnaître les qualités d'un ingrédient, nourrir agni, son feu digestif, mais aussi la posture du diamant pour faciliter la digestion ou encore les mudras à réaliser durant le repas. L'auteure termine cette partie en conseillant quand manger et que manger avant et après une séance de yoga.

4/Les recettes : une soixantaine de pages de recettes pour découvrir les aliments de base de la cuisine yogique, préparer des petits déjeuners, déjeuners et dîners sains et équilibrés, des en-cas de qualité et sept recettes pour stimuler chacun de ses chakras. Le lait d'or, le tofu brouillé, le kitchari,  le surya namaskar, le bol du Bouddha, le potage muladhara, le chaï, les boules ojas, le bol massala ou le dhal n'auront bientôt plus aucun secret pour vous ! Du Guatemala à la Thaïlande en passant par l'Inde, Clémentine nous livre ses recettes yogiques favorites. 

Vous l'aurez compris, ce livre de cuisine fait partie de mes chouchous depuis que je l'ai. Son papier recyclé et ses jolies photos agrémentent le texte toujours très juste de Clémentine Erpicum. J'ai adoré les trois premières parties, brèves mais qui permettent une bonne introduction à qui ne connaît pas les concepts yogiques, et je me suis régalée des recettes que j'ai déjà testées. Prochain objectif : les essayer toutes ! 

"Ahimsa pour les animaux, ahimsa pour la planète, ahimsa pour les êtres humains et le partage des ressources ; quelle qu'en soit la raison, pour beaucoup de yogis, le végétalisme c'est ahimsa mis en pratique." (p.31)

 

Planche 1

 

Planche 2

Planche 3

Jour 27 du Challenge Feel Good 

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