Bienvenue à Bouquinbourg

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10 septembre 2015

Millénium 4 Ce qui ne me tue pas, David Lagercrantz

imageCe qui ne me tue pas est le quatrième tome de la série Millénium, dont la paternité revient au regretté Stieg Larsson, disparu en 2004, et qui en écrivit les trois premiers chapitres. Ce quatrième volet de la saga, dont la sortie a tant échauffé les esprits, a été écrit par le journaliste suédois David Lagercrantz, qui a récupéré l'intrigue et les personnages de Larsson et a imaginé une nouvelle aventure de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander. La sortie mondiale le 27 août - dix ans jour pour jour après la parution du premier opus - a enflammé le milieu littéraire, et c'est bien entendu dans la collection Actes Noirs de chez Actes Sud que les lecteurs français peuvent retrouver ce texte.

Mikael Blomkvist est fatigué. Considéré par beaucoup comme un journaliste de la vieille école, celui qui s'est donné corps et âme pour la revue Millenium, a perdu le goût de son métier, tandis que la revue, détraquée de toute part, peine à trouver des financeurs. Mais lorsque le professeur Frans Balder l'appelle au milieu de la nuit et lui demande de venir le voir dans l'instant, la curiosité de Mikael est titillée. Car Balder est bien connu pour ses recherches sur l'intelligence artificielle et prétend détenir des informations sensibles sur le service de renseignement américain grâce à une hakeuse qui ressemble étrangement à Lisbeth Salander. Mikael n'a pas le temps d'arriver que le professeur est assassiné, laissant comme témoin de son meurtre August, son fils autiste. 

Il n'est pas dans mon habitude de me ruer sur des textes qui font polémique lors de leur sortie pour participer à un soi-disant élan général. Je préfère de loin me tenir à l'écart de ce genre d'engouement et marcher sur mon propre chemin de lectrice, butinant çà et là au gré de mes découvertes. Mais cette fois-ci, ma curiosité a été piquée. Car entre Millénium et moi, c'est une histoire d'amour ancienne, qui date d'avant l'ouverture de ce blog (c'est dire...). Et quand j'ai appris la récupération des personnages de Larsson par un autre, j'ai été curieuse du résultat. Car voyez-vous, ma lecture de la trilogie originelle a commencé il y a dix ans, lorsque je découvrais par hasard le premier tome dans la bibliothèque toulousaine de mon quartier. S'ensuivirent trois jours de lecture intense, où j'ai plongé aux côtés de Mikael et Lisbeth dans cette Suède qui me fascinait tant et que je découvrais quatre ans plus tard. On était en 2006. J'étais alors une jeune étudiante en lettres qui ne buvait pas de café mais adorait les descriptions de Mikael, exilé dans ce petit bourg suédois pour mener son enquête, enchaînant cafés et sandwichs pour tenir le rythme.

Alors peut-être est-ce par nostalgie de cette époque que j'ai ouvert ce quatrième tome, curieuse de savoir si David Lagercrantz allait réussir là où Stieg Larsson avait excellé ? Par envie de frissons et d'addiction ? Allez savoir... Je ne m'attarderais pas ici sur les détails peu reluisants de la sortie de ce tome - opposant la veuve de Larsson et le père et le frère de ce dernier, chacun se battant pour l'héritage de celui qui a vendu 82 millions d'exemplaires de sa trilogie - mais plutôt sur mon ressenti de lecture. Contrairement à d'autres, les textes de Larsson sont assez loin dans mon parcours de lectrice puisque les ayant lus lors de leur sortie française, je n'y suis plus revenue depuis 2007. Mes souvenirs ne sont donc pas des plus frais, mais j'ai en mémoire néanmoins leur effet sur moi. Si le premier tome m'avait littéralement kidnappée dans un acte de lecture nécessaire et irrépressible, les tomes suivants m'avaient certes séduite mais déçue par leur tournure invraisemblable. J'avais néanmoins été au bout de ma lecture et avais apprécié les valeurs chères à Larsson et qu'il défendait dans ses romans : la lutte contre le racisme, la xénophobie et l'extrême-droite.

Venons-en maintenant à proprement parler à ce quatrième tome (ce n'est pas trop tôt, diront certains !). Si l'intrigue est intéressante et s'inscrit dans la droite lignée de ce qu'aurait pu défendre Stieg Larsson, il n'en demeure pas moins qu'il lui manque le punchy de Larsson, justement. Mikael Blomkvist est confronté à la question de l'intelligence articifielle et de l'espionnage industriel et s'érige en défenseur des libertés individuelles, aidée d'une Lisbeth aussi bougon et insaisissable que d'ordinaire, mais le rythme manque cruellement de régularité et de souffle. Je ne nie pas que David Lagercrantz parvienne à faire monter le suspense dans son intrigue, mais plutôt que celle-ci se révèle fade et déjà vue, bien loin des romans de Larsson. L'impression qui ressort est de lire un énième thriller vaguement haletant, qui se déroule en Suède, sur fond d'intrigue politique et de passé peu reluisant.

David Lagercrantz essaie d'injecter une once d'émotion dans cette intrigue - qui ressemble presque à celle d'un James Bond - grâce au personnage d'August, le fils autiste et surdoué du professeur Balder. Mais justement, c'est là que le bât blesse : d'émotion, il n'y en a pas dans ce roman. Aucune. Pas d'empathie pour les personnages, ni de peur qui surgit face au danger. Rien. La narration ne permet pas aux émotions d'émerger et l'auteur semble tenir son lecteur à distance. Et c'est un brin agaçant, cette impression d'être privé du plaisir de la lecture.

En revanche, l'invraisemblance est toujours là, comme chez Larsson et donne à l'ensemble un goût de film d'action un peu bâclé. Le timing est toujours parfait pour Mikael et Lisbeth qui se sortent de situations invraisemblables en un rien de temps, malgré de violentes blessures (Lisbeth se fait traverser par une balle mais continue sa mission malgré tout) et des assaillants de tous côtés. C'est ce que je déplorais chez Larsson. C'est dommage de le retrouver ici. 

En définitive, il est certes appréciable de retrouver les personnages de Mikael et Lisbeth, mais la nostalgie ne fait pas tout et l'ensemble demeure bancal. Comme si David Lagercrantz essayait de porter des chaussures qui ne lui vont pas. Ca ressemble à Stieg Larsson, mais ce n'est pas Stieg Larsson et ça se sent très nettement. David Lagercrantz qui s'est pourtant imprégné des personnages de Larsson pour se faire habiter par eux et mieux les faire revivre sous sa plume n'a pas réussi son challenge, un challenge de taille, il est vrai. Il n'en demeure pas moins que l'ensemble se lit rapidement, et si on passe outre des personnages secondaires caricaturaux, le rythme irrégulier et certaines scènes clairement bâclées - notamment les combats et autres affrontements -, l'expérience de lecture reste dans l'ensemble agréable, sans plus, mais laisse en bouche le goût d'opération commerciale (même si les bénéfices seront reversés à Expo, revue antiraciste créee en 1995 par Larsson). David Lagercrantz, qui dit avoir perdu le sommeil lors de l'écriture de ce roman, devrait à l'avenir imaginer ses propres personnages et retourner à ce qu'il sait faire de mieux, écrire des biographies comme celle de Zlatan Ibrahimovic.

Donc, cher lecteur, si tu n'as pas eu envie de lire en entier mon billet  (ce que je comprends dans ce monde où chaque seconde compte tant nos vies sont fascinantes et remplies...), je vais te faire un résumé en mode Twitter :  lis Millénium 4 si tu veux replonger en Suède aux côtés de Mikael et Lisbeth mais ne t'attends pas à retrouver Larsson à travers ces pages.

NB du 19/09 : Je l'avais oublié mais je le rajoute illico :

je rajoute ce roman à mon Reading Challenge 2015 !  

4. Un livre publié cette année

5. Un livre avec un chiffre dans le titre

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09 septembre 2015

Le jardin de Minuit, Edith

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Le Jardin de Minuit est un album signé Edith et paru fin mai dans la collection Noctambule de chez Soleil. Il s'inspire librement du roman de la britannique Philippa Pearce Tom et le Jardin de Minuit paru en 1958 et qui reçut la Médaille Carnegie cette même année.

Angleterre, XXe siècle. Tom est envoyé en vacances chez son oncle et sa tante. L'été s'annonce des plus ennuyeux pour le jeune garçon, seul enfant dans cette maison. Mais une nuit, Tom entend la pendule sonner treize coup et, piqué de curiosité, décide d'aller voir l'heure qu'elle affiche. Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il découvre derrière la porte du fond, un jardin immense et merveilleux. Intrigué, le jeune garçon le visite et y rencontre d'autres enfants, qui ne peuvent malheureusement pas le voir. Mais une fois le matin arrivé, le jardin a disparu et laisse place à une cours triste et sans végétation. Heureusement pour Tom, chaque nuit lui offre la possibilité de s'évader dans ce jardin merveilleux...

Classique de la littérature de jeunesse anglaise, Tom et le Jardin de Minuit fait partie de ces oeuvres oniriques et envoûtantes pour son lecteur. Décider de s'y frotter et de l'adapter en album est un pari audacieux dans lequel Edith s'est lancée. Beaucoup a été dit de cette adaptation en album, et si certains ont été déçus, bercés durant leur enfance par le roman originel, pour ma part il n'en est rien, pour la simple et bonne raison que je ne connaissais que de nom le roman de Philippa Paerce et ai donc découvert avec cet album cette intrigue merveilleuse. Je ne parlerai donc pas de l'intrigue - dans la mesure où je n'ai pas le recul nécessaire pour évaluer l'adaptation d'Edith par rapport à l'oeuvre dont elle s'inspire - mais me centrerai davantage sur les dessins et l'ambiance.

Edith - dont je découvre le travail avec cet album - offre à l'intrigue un rendu visuel un brin suranné qui colle parfaitement l'époque de l'intrigue. Les couleurs sont douces, tirant vers le jaune et le vert, et rendent hommage au jardin merveilleux que Tom visite chaque nuit. Les univers sont clairement identifiables par les tonalités utilisées, claires et chatoyantes la nuit, lorsque le garçonnet découvre le jardin et foncées et sombres la journée, lorsqu'il est en compagnie de son oncle et sa tante et que sa journée est rythmée par l'ennui. L'ensemble est particulièrement agréable à l'oeil et répond à l'intrigue en lui offrant une dimension des plus intéressantes.

Les personnages possèdent un petit quelque chose d'enfantin dans leur faciès, peut-être à cause de leurs nez un peu rougis et leurs visages ronds et semblent faire rappeler que l'enfance et ses rêves sont au centre de cette intrigue.

Pour ma part, Le Jardin de Minuit fut une très belle lecture. J'ai adoré me faufiler aux côtés de Tom et découvrir chaque nuit avec lui un jardin enchanteur. Et, cela n'a rien d'étonnant, j'ai très envie de découvrir le texte de Philippa Pearce maintenant !

Je tiens à remercier Mélanie et les éditions Soleil pour cette découverte.

D'autres avis sur cet album : Mo', JérômeNouketteHervéJacquesLivresse, Sandrine, Yaneck et  Faelys.

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C'est ma BD de la semaine, aujourd'hui chez Stephie.

 

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06 septembre 2015

C'est le métier qui rentre, Sylvie Testud

imageC'est le métier qui rentre est le cinquième roman de la comédienne, réalisatrice et écrivaine française Sylvie Testud paru en 2014 chez Fayard et dont une adaptation cinéma est en cours de réalisation sous la direction de Diane Kurys.

Sybille est comédienne. Mais Sybille écrit, aussi, et a décidé de se lancer dans la réalisation de son premier long-métrage. Mais elle est loin de se douter que son chemin sera parsemé d'embûches. Quand les producteurs décident de réécrire le scénario, que les comédiennes imposent leurs lois et que les financiers se dédouanent du projet, ce dernier  tourne à la catastrophe.

Entre Sylvie Testud et moi, c'est une grande histoire d'amour (unilatérale, s'entend). J'ai toujours apprécié son jeu de comédienne et me suis délectée de ses précédents romans, bourrés d'un humour corrosif des plus acides. Donc quand je suis tombée par hasard sur son dernier roman sorti en poche, je n'ai pas hésité une seconde. Mais - et vous me voyez venir - la rencontre n'a pas eu lieu. Mais absolument pas. Pas une seconde. Rien. Le trou noir. Le néant. Et j'ai besoin de revenir dessus.

Comme dans ses précédents romans, Sylvie Testud met en scène Sybille, double romanesque dont elle se détache et qui lui ressemble pourtant singulièrement. Mais elle l'annonce en prélude : "Ce livre est une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec des faits réels ne peut être que le fruit du hasard." Brouillage des frontières, entre fiction et autobiographie, Sylvie Testud s'est faite maître en la matière et jusque là j'avais adoré ce flou narratif et m'étais glissée avec grand plaisir au côté de Sylvie/Sybille.

Mais dans ce nouveau roman, point d'humour corrosif ni de réflexion sur le monde du cinéma. Une intrigue des plus prévisibles - Sybille réussira-t-elle à faire son film malgré les embûches qu'elle rencontre ? - très plate, et au rythme lent. Le personnage de Sybille n'est pas drôle, n'attire pas la sympathie et reste loin, très loin du lecteur. Comme s'il la regardait à travers une vitre se dépêtrer de ses ennuis si éloignés de son quotidien. Pour la première fois, Sylvie Testud n'offre pas à son lecteur la possibilité de s'immerger dans le monde du cinéma à ses côtés, lui en dévoilant les arcanes et les ficelles, comme dans ses précédents romans. Elle met davantage en scène son personnage que le lecteur doit regarder évoluer au fil des pages, sans sentir une quelconque connivence avec Sybille/Sylvie. 

Quant au style, Sylvie Testud n'a pas su glisser de poésie entre ses pages, comme elle en a l'habitude, ni faire naître un comique dont elle possède pourtant la finesse littéraire. J'ai eu l'impression de lire le texte d'une inconnue, bien loin de celle qui a écrit le mémorable Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir.

J'ai lu ce roman d'une traite, sans rire ni vraiment en comprendre la visée. Déçue, c'est certain. Curieuse en revanche de découvrir son adaptation cinéma. La rencontre n'a pas eu lieu, mais ce n'est pas pour autant que je vais bouder Sylvie Testud à l'avenir.

 

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02 septembre 2015

Moi après mois... juillet et août 2015

Focus sur les deux mois qui viennent de s'écouler (oui, je sais, je bidouille encore des rendez-vous mensuels en tir groupé pour deux mois mais là ça ne compte pas vraiment parce qu'on peut considérer les deux mois juillet/août comme une période unique : l'été... Non ?)

Bref, comme d'habitude, un peu de moi à Bouquinbourg,
beaucoup des autres surtout et les moments forts de ces deux mois.
(Sur une idée de Moka)

Un rendez-vous initié par Moka.

Un peu de moi à Bouquinbourg. Beaucoup des autres, surtout.

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Un

Un rendez-vous initié par Moka.

Un peu de moi à Bouquinbourg. Beaucoup des autres, surtout.

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moi après mois

L'année scolaire se termine enfin, pas dans les meilleures conditions mais elle se termine et c'est l'essentiel / Un triple merci  qui fait du bien à entendre / Et un goûter chez celle qui nous quitte pour une destination bien plus ensoleillée, avec une detox water excellente / Et un été-marathon qui commence  ! /A vos marques, valises prêtes ? C'est parti ! /J'aurais dû être à New York cet été mais les plans ont changé, alors la Lorraine, me voilà ! (moins glam', j'avoue...) Pour du Mario Kart, du soleil et des balades à deux (c'est quand même bien chouette !) /Et puis un départ pour la Dordogne et le très attendu 30, 60, 90 / 11h30 de voiture pour y arriver, c'est pas humain ?! Heureusement en excellente compagnie, dans la bonne humeur et les rires (même Chachat était détendu malgré tout, c'est dire !) / Une fête de famille des plus agréables, où sourires, détente et soleil étaient au rendez-vous. Ca fait plaisir de retrouver les miens / Descendre la Dordogne en canoë en famille, check ! Même qu'on a vu des petits cygnes et des hérons cendrés. Et même que l'eau était si basse que c'était méga sportif pour éviter de partir à contre-courant ! / Confier Chachat à mes parents pour un temps, histoire de lui épargner mon quotidien de francilienne dans un (trop) petit appart / Être triste de le quitter mais me rassurer en me disant que l'immense jardin toulousain sera un terrain de jeu des plus agréables pour lui / Et une virée express à Bordeaux, avec un excellent tartare de crabe dans une brasserie réputée / Retrouver mon acolyte de l'été à la gare / C'est parti pour une virée sur le Bassin d'Arcachon, carnet d'aquarelles sous le bras ! / Un camping qui n'a de sympa que le nom, mais qu'importe ! / Mode roots activé : une tente, deux nattes en guise de chaises, une caisse renversée en guise de table, c'est parti ! (on a fait pitié aux voisins, je confirme !) / Mais c'est pas grave car le rosé et la bonne humeur coulent à flot ! / Découvrir le bassin d'Arcachon en bateau et nous émerveiller des cabanes tchanquées et du banc d'Arguin / Une après-midi à Biscarrosse, histoire de se faire rouler par les vagues et s'amuser comme des gamines / Descendre la Leyre en canoë, check ! Même qu'on a vu une tortue (mais pas une espèce endémique, une tortue relâchée par un particulier... Grrr...) / 3 jours sur place, c'est bien trop ! C'est parti pour l'Île d'Oléron ! / Un camping écolo génial et des familles en mode Ikea pour qui la vie semble si douce / Des théories sur nos voisins parfaits, accompagnées de rosé / Continuer à être veggie, à deux / Les Innocents en concert gratuit à Dolus le soir de notre arrivée. Un signe ? Certainement ! / Une tartine de fromage, une bière et une très chouette soirée / Des marchés de nuits très agréables, entre crêpes au N*tella et galeries d'art, entre échoppes de bijoux et de fringues / Découvrir avec émerveillement l'île : le phare de Chassiron, les plages, Couleurs Cabanes au Château ... /  Et puis une journée à l'Île de Ré, magnifique, où l'appel du vélo est très fort / Un cannelé pour la route, même si je n'ai pas pédalé ! / Une discussion nécessaire et qui fait du bien / Apercevoir le Fort Boyard de loin, au détour d'une escapade sur la plage de Boyardville / Et faire une balade à cheval à Dolus d'Oléron, histoire de remonter. Adorer la sensation / Concert absolument mémorable en rentrant : Kitoslev ou le groupe de notre été. Textes poétiques et mélodies entraînantes, nous sommes méga conquises / "Tu es la plus belle sous cette pluie, j'essuie les gouttes sur ton visage." / Un petit déj en compagnie du groupe, ça se refuse ? La réponse est non / Chanter à tue-tête dans la voiture pour oublier le retour en Ile-de-France et conjurer la grisaille / Une lessive, un changement de sac à dos et c'est parti pour une semaine de chantier du patrimoine ! / Au programme : toujours la restauration du château du 12e siècle, mais cette fois avec la confection de costumes médiévaux pour les artisans, selon des iconographies du 13e / 40h de couture en 6 jours, dans une super ambiance, gros kif / Dormir en tente par 10° dans les douves du château. On poursuit le mode roots ! / Rentrer le temps d'une lessive et repartir dans la foulée en Lorraine / Le Flow n°4 en kiosque, ou comment être hyper euphorique au Relay Gare de l'Est alors que mon TGV est sur le point de partir / Cinq jours placés sous le signe de la Wii U et Yoshi Wooly World, ou comment un jeu vidéo est totalement fait pour moi : retrouver des petits Yoshis tricotés qui ont été détricotés... Énorme coup de coeur ! / Jouer en coopération avec plus ou moins de bonheur... / Celui qui n'acceptait pas d'être gobé pour devenir une pelote de laine / Mais de la laideur maladroite et blessante / Une après-midi à Metz-Plage entre soeurs, à débriefer, comme d'hab / Repartir dans la foulée à Toulouse, en bus (parce que 11,50€  le trajet, ça ne se refuse pas !) / Retrouver Chachat, devenu un chat d'extérieur des plus apaisés et être heureuse de le savoir bien / Enchaîner sur un festival à Foix avec une super super copineuh et nous retrouver entre nanas à bien papoter / Un excellent resto à trois, où le foie gras a fait fléchir mes velléités végétariennes. Mes racines me perdent ! / Revoir une copine toulousaine et découvrir avec plaisir ses nouveaux projets de vie. Next time dans votre maison ! / Et une soirée chez celui qui a toujours été là. Prolonger par une matinée à deux pour discuter et faire des points. Se promettre des vies chouettes et se soutenir / Un covoiturage des plus sympas et des petites graines plantées par ces discussions / Et ce mariage en Ardèche tant attendu qui arrive ! Vous étiez si beaux et soudés... Un très bon moment auquel je suis contente d'avoir participé / Dormir encore en tente, avec ceux chez qui j'habite presque, dans un camping glauquissime et en rire / Repartir ensemble en Ile-de-France, et me mettre à leur diapason : dodo dans la voiture plutôt que parlotte non stop ! Alors, j'ai été une bonne covoitureuse ? / Dézoner mon Navigo pour profiter de Paris à tous moments / Et repartir le lendemain pour découvrir Royan, la plage de Pontaillac et une foule de souvenirs qui ne sont pas les miens / Passer quatre jours ensemble dans ces terres foulées par d'autres. Observer et me tenir en retrait de ce passé qui ne m'appartient pas mais apprécier d'être là, dans l'instant présent / Un mini-golf qui vire en sauvetage de grenouilles et en observation d'hérisson / Du soleil et de la plage, encore et encore / Et goûter à la mascotte, un beignet emblématique de Royan / Revenir (presque) pour de bon à Paris... / Pour mieux repartir en Lorraine la dernière semaine des vacances / Parce qu'un homme blessé est assez vulnérable et qu'un peu de soutien quand le corps lâche fait du bien / Dents de scie et oscillations mais complicité et détente malgré tout / Prendre quand même mon train le samedi, parce que cette fois il faut bien rentrer / Une prime bienvenue pour cette année assez merdique, on peut le dire / Ranger, trier, jeter, pour me préparer à cette nouvelle année / Revenir gorgée d'énergie par cet été à dix mille à l'heure / Deux mois sans café, ça se fête, non ? / Et puis cette journée de pré-rentrée à laquelle j'ai l'impression d'assister de loin / Une nouvelle année qui commence, la dernière en région parisienne, c'est décidé ! / L'envie d'en profiter comme jamais du coup / Et avoir hâte de voir ce que cette année me réserve /

Les mois d'août de Marion, Sandrine, L’Irrégulière, Tiphanie, Un livre un thé et Moka.

Pour des photos de ces deux mois, c'est désormais sur mon compte Instagram !

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27 août 2015

Le château des étoiles T.2 1869 : La conquête de l'espace, Alex Alice

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Le château des étoiles est une série imaginée par le dessinateur et scénariste français Alex Alice parue dans un premier temps sous forme de gazettes avant d'être publiée en albums. Le premier tome était paru en septembre l'année dernière (et avait été l'un de mes coups de coeur de l'année) et le second sort le 16 septembre cette année.

A la fin du premier tome, nos héros parvenaient à s'échapper in extremis des griffes de Bismarck grâce à l'éthernef, et s'envolaient dans le ciel. L'album s'ouvre sur cette évasion réussie et ses conséquences. Alors que le projet de franchir le mur de l'éther grâce à l'éthernef et découvrir l'espace se concrétise pour la petite équipée, celle-ci va peu à peu se diviser. Car si le père de Séraphin pense avant tout à la science et à ses avancées, le roi semble s'engager dans une autre voie plus solitaire, tandis que Séraphin, obnubilé par la disparition de sa mère dans l'espace, semble vouloir la retrouver à tout prix.

J'avais adoré en tous points le premier tome de ce feuilleton scientifique, découvert il y a presque un an, et j'ai éprouvé le même plaisir à la lecture de ce nouvel épisode des aventures de Séraphin et ses acolytes.

Si le premier tome avait posé les bases du contexte historique et scientifique, ce second volet permet de reprendre l'intrigue là où elle s'était arrêtée, alors que la petite équipée vogue en plein ciel, à bord de l'éthernef, synonyme de bien des possibles.

L'intrigue s'enrichit grâce aux divergences d'opinion des personnages et l'album - composé de trois chapitres - ne connaît pas de temps mort. L'ensemble relève à la fois du roman d'apprentissage - avec le personnage de Séraphin - mais aussi du roman scientifique - dans la droite lignée de Jules Verne, bien entendu - et du récit d'aventure.  La question des découvertes scientifiques et de leurs retombées sur le monde se pose et n'est pas sans rappeler certaines inventions accidentelles comme la dynamite, dont Alfred Nobel n'avait pas mesuré la portée. C'est fin, intéressant, et Alex Alice offre une dimension réflexive des plus intéressantes en abordant ce point.

Pour ce qui est des dessins, Alex Alice nous offre encore une fois un festival de couleurs et d'ambiances absolument majestueux. L'aquarelle utilisée ici permet de beaux délavés et une palette riche en nuances. La science est là, bien entendu, par son sujet et ses machines, mais la poésie point, c'est certain, dans ces dégradés de bleus et cette explosion de couleurs à chaque double page. Miyazaki avait été évoqué, déjà, à la sortie du premier tome (par moi et beaucoup d'autres), et cet album confirme cette évocation. Un bijou visuel ! En clair, une série qui poursuit sur sa lancée en terme de qualité, un second album aussi réussi que le précédent et qui me donne largement envie de connaître la suite des aventures de nos héros.

Je tiens à remercier grandement Coline et les éditions Rue de Sèvres pour la découverte de cet album.

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23 août 2015

Miss Alabama et ses petits secrets, Fannie Flagg

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Miss Alabama et ses petits secrets est un roman de l'écrivaine, scénariste et actrice américaine Fannie Flagg - mondialement connue pour son roman Beignets de tomates vertes et son adaptation cinématographique - paru en 2014 aux Editions du Cherche Midi.

Maggie a soixante ans et éprouve une lassitude face à la vie. Ancienne Miss Alabama, celle qui travaille désormais dans une agence immobilière de Birmingham est fatiguée de vivre et décide de mettre fin à ses jours. Maggie veut partir sans bruit, sans déranger, doucement. Alors qu'elle planifie soigneusement son départ, sa collègue Brenda l'appelle pour l'inviter à un spectacle de derviches tourneurs, un des rêves de Maggie. Cette dernière ne peut refuser cette invitation et décide de différer son plan. Mais cette décision en apparence anodine va entraîner une foule d'événements qui vont faire chanceler sa volonté d'en finir...

J'avais littéralement dévoré Beignets de tomates vertes il y a trois ans (souvenez-vous, j'en avais même eu une nuit blanche tellement je n'arrivais pas à quitter ces personnages !) et je me suis plongée avec délice dans les pages de ce nouveau roman de Fannie Flagg, certaine d'y retrouver l'âme de  l'Alabama et de son précédent roman.

Et le plaisir a été au rendez-vous ! Si je n'ai pas succombé à l'appel d'une nouvelle nuit blanche pour dévorer la vie de Maggie, je n'en ai pas moins éprouvé énormément de plaisir avec cette lecture et l'ai terminée en quelques jours. Fannie Flagg possède la faculté d'entraîner son lecteur dans un univers chaleureux et humain, porteur de valeurs fortes et d'espoir. Pas de gnangnan ni de bons sentiments en revanche, mais une galerie de personnages bien léchée et une intrigue tricotée avec soin, qui se déroule avec soin et donne à voir de très beaux moments.

Le rythme de l'intrigue est soutenu et très régulier, happant son lecteur dès les premières pages et l'entraînant lentement mais sûrement dans le quotidien de cette héroïne des plus tragiques. Maggie est un personnage qui sait se faire oublier et n'accapare pas l'essentiel de l'intrigue, laissant la part belle à des personnages secondaires attachants et vraisemblables. Comment ne pas s'émouvoir de la fragile Brenda, boulimique en voie de guérison qui brigue un mandat politique en parallèle de sa carrière d'agent immobilier ? Comment ne pas se sentir porté par l'énergie dégagée par le personnage de Hazel, petite femme énergique et ambitieuse qui s'est servi de sa différence - mesurer un mètre deux - comme force ? Encore une fois, Fannie Flagg imagine un univers vraisemblable qu'il est difficile de quitter. Et l'impression d'avoir croisé Hazel, Brenda ou Maggie au coin d'une rue flotte, une fois les dernières pages tournées.

Bref, un bon conseil : si vous n'avez pas encore lu Beignets de tomates vertes, réparez très vite cet impair ! Pour les autres, ouvrez Miss Alabama et ses petits secrets au plus vite, ne soyez pas rebuté par le projet initial de Maggie - un peu morose, je vous l'accorde - et laissez-vous entraîner dans ce tourbillon positif que va devenir sa vie. Ce n'est pas parce que les événements sont formidables que Maggie reprend goût à la vie mais parce que celle-ci change de regard sur cette dernière...

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12 août 2015

Bilan de lecture : mai, juin et juillet 2015 (trimestriel et non plus mensuel ?)

Vous me croyiez disparue à jamais de la blogosphère littéraire, en orbite quelque part, à vadrouiller entre la restauration d'un château et les plages océanes, carnet de voyage sous le bras ?
Vous n'aviez pas complètement tort...
Si mon été m'a littéralement permis de faire un tour de France des plus chouettes (la Dordogne, le bassin d'Arcachon, l'Ile d'Oléron, l'Ile de Ré, la Picardie, Metz, Toulouse, Foix, Moissac, l'Ardèche et peut-être la Bretagne sur la fin de ces loooooongues vacances - avec quelques passages obligés en région parisienne pour faire des lessives !), et que mon blog a bien profité de cette pause, je ne vous ai pas oubliés pour autant et reviens avec tout plein d'énergie pour vous parler de ce que j'ai lu (même si le bilan est un peu maigre et que, comme à chaque fois, la période estivale est bien celle où je lis le moins et profite le plus de l'extérieur et de ses douceurs).

Voilà donc le bilan mensuel de mes lectures (vous pouvez rire dès à présent...), rendez-vous incontournable à Bouquinbourg, même si cette fois il englobe trois mois (on aura vraiment tout vu !) 

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Les livres chroniqués

(cliquez sur les couverture pour lire mes billets)

(je n'ai que mon Ipad et je ne peux pas bricoler la grandeur des images... C'est moche, mais c'est comme ça !)

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Les livres en attente d'une chronique

 

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Bilan de ces trois mois de lecture

 Je vous avais prévenus... Pour un bilan de lecture, on a vu mieux, surtout pour trois mois ! Pour ma défense - vous ne me demandez pas de me justifier mais je le fais quand même - la fin d'année scolaire a été assez compliquée et j'ai eu peu de temps pour lire et chroniquer.

Quant au mois de juillet, il a été très énergique et n'a laissé que peu de place à la lecture (et si en plus sur les temps morts je vous dis qu'une Wii U est apparue miraculeusement et que Yoshi's Wooly World aussi, vous en déduirez que j'ai passé du temps à jouer avec Yoshi au milieu de pelotes de laines !)

Mais l'été sonne son glas, et avec lui l'approche de l'automne qui pointe son nez. Si ce n'est pas forcément des plus réjouissant, la perspective de reprendre un rythme de lecture plus important et de découvrir les petites pépites de la rentrée littéraire me met en joie !

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13 juillet 2015

Sunny holidays...

Ça y est : les vacances sont là et avec elles un programme estival bien chargé qui laisse la part belle aux échanges en tous genres, aux amis, à la famille, à la détente, à la découverte et au partage. Un été qui rime aussi avec la lecture, bien entendu.

Et parce que je vous sais curieux, voici ce que j'ai glissé dans ma valise pour les quinze jours à venir : des romans feel good - Deux secondes de trop et Une certaine idée du bonheur -, un incontournable - Sur la route-,  une évidence - Miss Alabama et ses petits secrets-, un très chouette cadeau - Comment devenir un bouddha en cinq semaines -, de la rigolade assurée avec C'est le métier qui rentre et une découverte avec La Cité des Dieux sauvages. De bons moments à venir avec ces livres, c'est évident.

Mais qui dit vacances pour moi dit aussi vacances à Bouquinbourg... Et oui, il est l'heure de mettre mon blog en pause estivale, car je n'aurai aucun temps pour l'alimenter jusqu'à la fin du mois... Je vous souhaite à tous un très bel été et je vous retrouve en août pour vous parler de mes lectures.

De chouettes lectures et des fanions !

Bel été et bonnes lectures à tous !

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05 juillet 2015

Moi après mois... Juin 2015

Un rendez-vous initié par Moka.

Un peu de moi à Bouquinbourg. Beaucoup des autres, surtout.

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Un anniversaire surprise... Pour moi... Organisé en douce depuis février par celles qui me connaissent si bien... Des larmes d'émotion, des rires, des amis venus de loin et de près, une soeurette aussi, et un amoureux, des retrouvailles, un gâteau majestueux, des cadeaux qui font rire et un challenge dans la foulée, des livres choisis avec soin, et puis... Retrouver tous les amis qui me sont chers (ou presque !), les voir se rencontrer, se reconnaître grâce à tout ce que je raconte sur chacun, discuter entre eux et rigoler / Me sentir tellement bien au milieu d'eux et savourer cette soirée si belle / Et puis celui qui est venu malgré les circonstances, et a rencontré (presque) tout mon univers. Ca m'a fait très plaisir... / Boire et discuter avec chacun d'eux, leur faire des bisous et les remercier pour toute cette beauté et leur amour / Voilà le point fort de ce mois de juin et je pourrais m'arrêter là tant il m'a nourrie. Mais il s'est passé bien d'autres choses / Sortir les habits d'été de leur boîte et être contente de voir le soleil revenir / Défi végétarien commencé : plus de viande du tout, c'est parti (et en fait très facile !) / Etre suivie dans mon initiative par celle qui part avec moi cet été, entre océan et chantier de restauration. Discuter soja et protéines, souvent ! / Un japonais où je résiste aux brochettes de boeuf au fromage, oui m'dame ! / Arrêter le café aussi, parce que j'en bois trop / Me rendre compte que finalement je n'en ai pas du tout besoin pour être en forme / Un nouveau point santé nécessaire. Stressant mais de bonnes nouvelles, heureusement / La sortie de nouveau Flow, un grand moment, comme à chaque fois / Un repas au soleil où les veggies, les vegans et les autres échangent. Séduire tout le monde avec une salade tomates-kiwis / Découvrir Sostrene Grenes et en tomber littéralement amoureuse / Un pot de départ en retraite dans une grande maison où règnent les rires et la joie / Enchaîner sur un weekend impro Mario Kart et resto indien à deux / Une virée au Marché Saint Pierre pour trouver des tissus et me lancer dans la couture de trois robes d'été / Mal découper un des tissus et ne pas en avoir assez pour faire une robe... Grrr... /  Un colloque sur la littérature de jeunesse très intéressant / Rencontrer Marcus ! Le petit Marcus et ses parents, super super (mais j'en doutais pas une seconde !) / Finaliser 30, 60, 90 avec le traiteur et trouver la déco que j'imaginais chez Hema (mais c'est bien connu : Hema, c'est comme H&M et Monoprix, c'est toute ma vie !) / Rire avec Spy et me plonger dans l'univers de Jurassic World avec plaisir / Des assiettes de tomates, tapenades et feta à foison / Des soldes efficaces et assez raisonnables. Je suis fière de moi / Un verre au soleil après le boulot avec celle avec qui j'adore discuter pour me sentir reliée / Suivre avec assiduité et plaisir le MOOC sur la Fantasy et le valider / Un mois de juin très particulier, entre joie perso et stress au boulot / Tout prendre comme l'occasion de lâcher encore plus prise... Heureusement / Quand tout fout le camp et que les catastrophes s'enchaînent, rester sereine. Pas facile, mais salvateur / Avoir des appuis de choc au lycée face à cette fin d'année chaotique au possible / Aller nager pour me purifier de cette année et tirer un trait dessus. Parfaire le tout par une séance de bronzette improvisée, avec un léger vent qui me donne l'impression d'être à l'océan / Un resto entre docs, en terrasse, avec une chanteuse criarde en fond et une chaleur étouffante/ Rire et débriefer de cette nouvelle année / Un mois de juin hyper intéressant où les épreuves n'ont pas manqué, ni les moments forts / Etre dans l'instant présent pour surmonter les moments difficiles et apprécier les très beaux moments de ce mois / La vie est tellement imprévisible... C'est bien ça qui la rend intéressante ! Vivement la suite ! /

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Les Moi après mois de SarahSandrineTiphanieEleonoreMarionL’Irrégulière, Un livre un thé et Moka.

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27 juin 2015

La pyramide des besoins humains, Caroline Solé

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La pyramide des besoins humains est le premier roman jeunesse de Carolie Solé paru en mai dans la collection Medium de L'Ecole des Loisirs.

La pyramide des besoins humains est la représentation schématique de la théorie de Maslow qui classe les besoins humains en cinq catégories : besoins physiologiques, de sécurité, d'amour, de reconnaissance et de réalisation. C'est aussi le nom d'un nouveau jeu de télé-réalité auquel Christopher, quinze ans, un père violent et une fugue à son actif, va participer. Un peu par hasard, un peu par provoc', sans penser aux conséquences.

La pyramide des besoins humains est un court roman jeunesse (un tout petit plus de 120 pages, encore une fois), impossible à lâcher tant il hypnotise dès les premières pages.
Le lecteur suit avec avidité le parcours le parcours du jeune narrateur fugueur dont on sait finalement peu si ce n'est son contexte familial violent, selon les étapes de ce jeu de télé-réalité qui consiste à se mettre en scène selon les cinq besoins énoncés et obtenir le plus de voix possibles des internautes. Or pour Christopher, même le premier besoin n'est pas rempli de façon conventionnelle puisque le jeune homme dort dans un sac de couchage crasseux, dans la rue et se nourrit de hot-dogs douteux qu'il achète à un autre sans-abri. Mais c'est justement cette différence par rapport aux 14 999 autres candidats qui va attirer l'attention sur lui et le rendre célèbre en un rien de temps.image
Ce personnage adolescent cabossé suscite d'emblée une empathie sans concession, tant il offre un regard mature et distancié sur sa vie. Pas de pathos à outrance dans ces pages à la narration à la première personne, mais le récit d'une expérience - celle de Christopher avec la célébrité - et l'évocation d'une enfance dure mais sur laquelle le personnage porte là encore un regard juste.
Dénonçant les dérives de notre société et les dangers de l'interpénétration des sphères privées et publiques - notamment par les réseaux sociaux - et portant par là même un regard acéré sur notre époque, Caroline Solé amène à réfléchir aux conséquences de la mise en scène de sa vie et à la fabrique de célébrités aussi éphémères que dangereuses.
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Rien de Janne Teller, autre roman jeunesse dont la lecture m'avait nourrie longtemps après avoir refermé ses pages. La pyramide des besoins humains est une belle réflexion à glisser entre toutes les mains, surtout adolescentes, cela va sans dire. Mais pas que.

Un grand merci à Coline et aux Editions L'Ecole des Loisirs pour la découverte de ce roman coup de poing.

Les avis de Jérome, Noukette, Hélène et Leiloona.

 

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