Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

03 octobre 2012

La douleur fantôme T.1 Plus rien qu'un souvenir, Alexis Robin et Byun Hye Jun

La douleur fantômeLa douleur Fantôme est une série en 2 tomes parue chez Paquet. Le français Alexis Robin en signe le scénario et le coréen Byun Hye Jun les illustrations. Le premier volet de cette histoire, Plus rien qu'un souvenir, est paru en mars 2008.

Vanessa, dix-sept ans, est une jeune fille à qui tout sourit. Amoureuse de Mickaël, elle accepte de prendre avec lui un raccourci par des voies ferrées. Un train arrive. Mickaël s'en sort indemne. Vanessa perd une partie de son bras droit. Une lente reconstruction s'amorce pour la jeune fille.  Mais celle-ci se rend vite compte qu'elle sent toujours son bras disparu. Et que ce dernier semble prendre une effrayante indépendance par rapport à elle...

Étrange que cette histoire de douleur fantôme. Alexis Robin nous entraîne dans une intrigue pour le moins bien ficelée et effrayante à la fois. D'un accident dramatique pour une adolescente à qui la vie souriait, il amorce un virage fantastique pour le moins étonnant et intriguant. L'indépendance du membre disparu offre à l'intrigue quelque chose de piquant, de curieux, tandis que la question du handicap est posée. Alexis Robin n'élude pas cette partie et s'attarde sur la reconstruction de son héroïne et les réactions de son entourage. C'est fin, très fin ! 
L'intrigue est complétée par les dessins de Byun Hye Jun, qui offrent une coloration de manhwa* à cette BD (* BD coréenne). Planche La douleur fantômeUn style dynamique, qui n'est pas sans rappeler celui des mangas. Des personnages grands et élancés, aux immenses yeux bleus et aux jambes interminables, des planches très fluides et dynamiques.
Un album que j'ai trouvé par hasard dans le fonds du CDI de mon lycée. Une belle découverte ! 

Et voici ma 46e participation
à la BD du mercredi de
Mango

  

  Et ma 37e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 14/20)

  Top BD

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01 octobre 2012

Créature de la nuit, Kate Thompson

Créature de la Nuit, Kate ThompsonCréature de la nuit est un roman de l'écrivain britannique Kate Thompson publié en 2008 au Royaume-Uni puis en 2010 en France aux éditions J'ai Lu. Gagné sur le forum Livraddict, cela faisait 2 ans que ce livre traînait dans ma PAL. L'approche d'Halloween a été une bonne occasion pour l'en sortir !

Pour protéger son fils de ses mauvaises fréquentations et lui offrir un cadre de vie plus sain, une jeune mère célibataire emmène ses deux enfants vivre dans un petit village perdue au fin fond de l'Irlande.  
Mais dans la vieille maison dans laquelle ils logent tous les trois, des bruits se font entendre. Et ce ne sont pas les racontars des voisins qui vont les rassurer. Quant à Robert, quatorze ans, la vie au grand air ne lui convient pas et l'adolescent fait tout pour rentrer sur Dublin et retrouver son ancienne bande.

Ce livre est resté très longtemps dans ma PAL car je craignais une intrigue simpliste et archétypale. Une vieille maison, des bruits la nuit, la disparition mystérieuse de l'ancien locataire... Tout ça flairait bon le thriller bon marché archi vu.  
Mais halte là ! Cessons toute insinuation. Si la quatrième laisse pressentir un ouvrage comme celui-ci, il n'en est en réalité rien. Kate Thompson réussit le tour de force de traiter de l'adolescence et de ses problèmes via une intrigue teintée de fantastique. Une couverture et un résumé qui ne collent donc absolument pas au contenu de ce livre...
Robert, le narrateur de ce roman, est un personnage torturé, engoncé dans un âge difficile où tout sentiment de limite est perçu comme un affront. Élevé par une très jeune mère célibataire qui peine à lui tenir tête, il s'égare dans la violence et la délinquance. Sa découverte de la campagne irlandaise, si elle lui déplaît de prime abord, va lui apporter un sentiment d'appaisement et de réconfort. L'auteure parvient à traiter ce sujet avec justesse, en évitant bien des écueils et se sert du fantastique pour y parvenir. Que ceux qui espèrent frissonner avec cette histoire de vieille bicoque et de bruits la nuit passent leur chemin !
Créature de la nuit est finalement la chronique d'une adolescence sacrifiée sur fond de malaise social, qui oscille entre le roman d'apprentissage et le conte fantastique. Un très bon moment de lecture, intelligent et juste.

Ils l'ont lu aussi : MyaRosa, Mr Zombi, Clara, Neph, etc.

Halloween 2012, Halloween, challenge de lecturePremière participation au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou !

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30 septembre 2012

Challenge ABC 2012-2013 chez Babelio

Cette année, et ce pour la première fois, je me lance dans le célèbre Challenge ABC de Babelio !

Challenge ABC BabelioL'idée ? 1 lettre de l'alphabet = 1 auteur = 1 livre à lire de cet auteur  
Donc 26 lettres = 26 auteurs = 26 livres à lire en 1 an.
J'en suis ! Voici ma liste :

Adams, Poppy Le temps des métamorphoses
Bodard, Aliette de D'obsidienne et de sang, Les Chroniques Aztèques T.1
Collins, Wilkie La Dame en blanc
(mon billet)
Dennis, Patrick Tante Mame (mon billet)
Ellroy, James Le Dahlia Noir*

Fisher, Catherine Incarceron T.1 (mon billet)
Gaudé, Laurent Eldorado
Hiraide, Takashi Le chat qui venait du ciel
Izner, Claude Mystère rue des Saints Pères (mon billet)
James, P.D. La mort s'invite à Pemberley (mon billet)
Kerouac, Jack Sur la route
Leroux, Gaston La Poupée sanglante

Mc Call Smith, Alexander Chroniques d'Edimbourg T.1 (mon billet)
Nemirovsky, Irène Le Bal*
Orwell, Georges 1984

Peters, Elizabeth Un crocodile sur un banc de sable
Quignard, Pascal Les escaliers de Chambord
Rilke, Rainer Maria Au fil de la vie
Sackville-West, Vita Toute passion abolie

Teulé, Jean Bord cadre
Updike, John Les sorcières d'Eastwick
Van Cauwelaert, Didier Thomas Drimm T.1
Wharton, Edith Le miroir*
Xinran Baguettes chinoises
Yourcenar, Marguerite Nouvelles orientales
Zweig, Stefan Lettre d'une inconnue

 

Au total, 20 livres de ma PAL et 6 à acheter (ceux avec une astérisque).
Raisonnable, n'est-il pas ?  
Si une lecture commune vous tente, n'hésitez pas à vous manifester !

Bon challenge à tous ! Et bon courage...

 

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28 septembre 2012

L'élément qui nous manquait...

Cela fait longtemps que cela nous taraudait, mais nous nous mettions des freins  
(notre parquet, nos voyages, nos emplois du temps...)  
Mais il faut quand même l'avouer, c'est un élément essentiel avec des livres,
et nombreux sont les grands auteurs à en avoir eu. Pour l'inspiration peut-être ? 
Alors on a craqué...

Je vous présente Hermux, 2 mois et 846g !

P1050094Bon là je l'ai fait poser avec des livres, mais en temps normal il préfère les mordiller...
Hum hum, y'a du boulot !

 Cela fait 2 jours que nous l'avons adopté, et comme vous pouvez le constater,  
l'acclimatation semble s'être faite en douceur.

C'est une petite machine à ronronner qui adore jouer sur le canapé, 
manger les coins des coussins (et des livres), et courir à travers l'appart. 
Nous sommes ravis, et lui semble plutôt bien dans son nouveau foyer...

                      P1050084 P1050086

 

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26 septembre 2012

La dernière image, Gani Jakupi + entretien avec l'auteur

La dernière imageLa dernière image est un album du touche-à-tout Gani Jakupi paru en mai 2012 aux éditions Soleil, dans la collection Noctambule.

Engagé par un journal espagnol pour revenir au Kosovo, son pays d'origine, Gani Jakupi est confronté à l'horreur de la guerre qui oppose les Serbes aux Albanais. Accompagné d'un photographe, il traverse alors le pays détruit par les conflits et va à la rencontre des journalistes de guerre. Douze ans plus tard, il nous livre, en BD, son expérience.

Gani Jakupi donne à voir, dans cet album, un Kosovo meurtri par la guerre civile. Pas de fiction, ici, mais une BD documentaire, qui se lit comme un reportage. La violence est là, dans les traits des personnages, dans les dessins de bâtiments en ruines. Gani Jakupi nous offre des planches bouleversantes, et  poignantes de réalisme qui n'ont rien à envier à des photos. Mais pas de sensationnalisme ici, l'auteur conserve une certaine pudeur dans son texte etDerniereImage-p171 ses images. Et bien qu'il raconte une partie de son histoire et de celle de sa famille, il évite de sombrer dans le pathos et conserve une distance sur ce voyage et ce qu'il a pu voir.       
La dernière image est un album qui chamboule. Sa lecture offre un autre éclairage sur le conflit du Kosovo, en se penchant sur la question de l'information et la manière dont elle est transmise. Gani Jakupi nous entraîne dans une réflexion sur le métier de reporter et sur les dérives liées au sensationnalisme. Une lecture dont on ne ressort pas indemne.

Un grand merci à Clotilde Vu ainsi qu'à Claire Ughes de chez Soleil pour cette très belle découverte.

Et voici ma 45e participation à la BD du mercredi de Mango  et ma 36e au Top BD des blogueurs de Yaneck (note 17/20)

                             Top BD

        Gani

 Suite à ma lecture, Gani Jakupi a accepté gentiment de répondre à mes questions.

1/ L'idée d'une BD documentaire sur un reportage au Kosovo est particulièrement intéressante. Comment avez-vous choisi les moments que vous alliez relater dans cet album ? Et ceux que vous alliez dessiner ?

L’expérience a été si dense que le travail de sélection portait surtout sur ce qu’il y avait à omettre. Le premier critère a été la relation de ce que je racontais avec le journalisme, avec les médias. Ensuite, il fallait construire une ligne narrative, une carcasse qui donnerait une forme cohérente à ce qui, autrement, n’aurait été qu’un recueil d’anecdotes. Et, the last but not the least, ou plutôt – le plus important, c’était l’évaluation de chaque épisode ; ce qu’il était susceptible d’apporter, de générer comme réflexion, ou vers quelle conclusion pouvait-il mener. Une inconnue imprévisible devant laquelle on n’a pas de garde-fou, c’est la subjectivité du lecteur. Il aura souvent tendance à interpréter ce qu’il lit selon ses propres convictions. Tout ce qu’on peut, c’est faire le maximum pour maintenir la clarté des propos.

2/ Votre réflexion sur le métier de reporter de guerre vous amène à vous interroger sur la question des faits et de leur interprétation, consciente ou non. Vous posez, dans votre album, la question de l'ambiguïté de l'information. Comment avez-vous dépassé ce sentiment lorsque vous vous êtes lancé dans le projet de La dernière image, projet inévitablement personnel et qui donne à voir votre regard sur une situation donnée ?

Tout documentaire intéressant et passionnant l’est parce qu’il implique la subjectivité de son réalisateur. Autrement, ça se réduit à une simple information. Cela n’exempte pas ; il serait facile de dire « l’objectivité stricto sensu n’existant pas, j’ai carte blanche pour faire dire au matériel présenté ce que je souhaite ». Bien au contraire, cette prise de conscience génère une responsabilité. Il faut assumer la subjectivité et se mettre soi-même en balance, en quelque sorte être son propre superviseur et censeur. Un bon journaliste est responsable non seulement de ce qu’il rapporte, mais aussi de ce qu’il omet, ou de ce qu’il laisse entendre.

3/N'avez-vous pas éprouvé une tentation de fictionnaliser ce que vous avez vécu, lorsque vous avez décidé de le transmettre par le biais d'une BD ?

Surtout pas !!! J’ai perdu une dizaine de membres de ma famille dans cette guerre. Même sous la forme de documentaire, il faut un énorme travail sur soi-même pour ne pas laisser l’émotion voiler le témoignage. C’est pourquoi j’ai si tenacement tenu à l’angle d’approche principal de cet ouvrage : parler des médias m’aidait à prendre une distance avec les événements, me placer en observateur. Observateur des autres, mais, intégrité oblige, aussi de moi-même.  
Dans une œuvre de fiction j’aurais inévitablement mis l’émotion en avant. D’ailleurs, j’ai horreur des œuvres de fiction qui prétendent ménager la chèvre et le chou. Si un documentaire qui manque d’objectivité est malhonnête, une fiction « décaféinée » est une œuvre ratée. Je ne veux pas donner de noms, mais il y a eu des cas qui exemplifient mon affirmation, en relation avec la guerre de Bosnie, l’évènement le plus tragique en Europe depuis la Deuxième Guerre Mondiale. Le succès a été au rendez-vous, car le public préfère qu’on lui raconte l’histoire en marche de manière la moins dérangeante possible. J’exprime mon respect envers le lecteur par le sérieux de mon travail, pas en lui offrant ce qui lui sera plus commode à consommer.   
La BD fut un choix naturel, c’est ma profession première. Mais aussi parce que c’est un promontoire idéal pour traiter de l’information : après tout, on se sert du discours écrit et de l’image. Vous aurez remarqué que je n’utilise pas de bulles dans ce livre, pour rester le plus possible du langage journalistique.

4/Vos dessins offrent une dimension particulière à votre histoire, et plus particulièrement les couleurs que vous utilisez. Ce choix de couleurs s'est-il imposé d'emblée pour vous ? Correspondait-il aux tonalités que vous avez perçues lorsque vous étiez sur le terrain ou est-ce le fruit d'une réflexion de votre part pour rendre compte de ce que vous avez vu ?

Le Kosovo du début de l’été 1999 était ensoleillé et verdoyant ; les pluies de ce printemps-là avait été abondantes. Le choix des couleurs répond à un objectif purement narratif. Il correspond à la fin de votre question : c’était évidemment une manière de rendre compte de la vision personnelle des évènements. Un traitement « expressionniste », en quelque sorte.

5/Enfin, travaillez-vous sur un nouveau projet dont vous pourriez nous dire quelques mots ?

Comme auteur complet, je suis en plein sur une contre-histoire de la révolution cubaine, un double volume pour la collection Aire Libre. Il est bien possible que cet ouvrage fasse des mécontents, car il apporte des détails jusqu’à l’heure ignorés et qui ne seront pas du goût de tout le monde. Il y aura aussi un livre de mémoires de l’après-guerre kosovare, cette fois-ci hors du contexte journalistique, mais il sera dessiné par Jorge González, l’auteur de Chère Patagonie (qui vient juste de sortir). Vous constaterai que là, j’ai renoncé au dessin ; j’avais besoin d’être accompagné ! Le premier tome d’un triptyque qui explore la ferveur religieuse et les conflits raciaux au Brésil de la fin du XIX siècle, en collaboration avec Marc N’Guessan au dessin, pour Dargaud, devrait paraître en printemps 2013. D’autres projets sont en gestation, mais je crois qu’il serait tôt pour en parler. Studio

Gani Jakupi à sa table de travail 

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23 septembre 2012

Attention, rééditions !

Deux rééditions que j'attendais depuis longtemps et que je tiens à vous signaler :

La Cité des livres qui rêvent, Walter MoersPour lire mon billet sur ce roman, c'est par ici !

 

  • Les éditions Denoël rééditent le 20 septembre Gemma Bovery de Posy Simmonds*, un roman graphique vraiment génial, réécriture contemporaine de Madame Bovary. (* l'auteure de Tamara Drewe).

Gemma BoveryPour lire mon billet sur ce roman graphique, c'est par ici !

 

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21 septembre 2012

Chroniques de San Francisco saison 1, Armistead Maupin

Chroniques de San Francisco saison 1, Armistead MaupinLes Chroniques de San Francisco sont à l'origine des chroniques quotidiennes publiées par l'écrivain américain Armistead Maupin dans le San Francisco Chronicle en 1976. Gagnées par un succès immédiat, elles ont été rassemblées en six volumes et ont fait l'objet d'une adaptation télévisée. Un septième opus, paru en 2011 aux éditions de l'Olivier, est venu clore la série.

San Francisco, 1976. Mary Ann a vingt-cinq ans lorsqu'elle décide d'y poser ses valises. Pour la jeune fille de l'Ohio, San Francisco s'apparente à un monde délicieux où tout est permis. Elle trouve refuge au 28 Barbary Lane, dans la pension de la gentiment excentrique Mme Madrigal. En guise d'accueil, un joint scotché sur sa porte. Et un monde nouveau qui s'ouvre devant elle.

Longtemps, la littérature américaine m'a laissée de marbre. Comme si le fait que les États-Unis aient une telle influence sur le monde et que nous soyons tant abreuvés par leur culture m'avait lassée et détournée de leur littérature avant même que je ne m'y intéresse. Mais ces derniers temps, j'ai décidé qu'il était temps de découvrir un peu ce que les écrivains américains avaient à nous offrir. 
Débuter par Les Chroniques de San Francisco m'est apparu comme une bonne idée. Et je ne me suis pas trompée !  Mais je me rends compte qu'il n'est pas aisé de chroniquer un livre qui a fait tant d'émules avant moi... Je me lance quand même ! 
Si j'appréhendais la forme de ce recueil - le feuilleton - j'ai été agréablement surprise par la dynamique qu'elle offre à l'intrigue. Chaque chapitre est l'occasion d'un focus sur un personnage en particulier, personnage pris comme il se doit dans les affres de sa solitude et les méandres de son existence. 
Il y a Mary Ann, certes, mais aussi sa maternelle logeuse, Mme Madrigal, au passé trouble, Mona, publicitaire paumée qui partage son appartement de Barbary Lane avec Michael, jeune homosexuel en quête de l'âme soeur,  Brian, charmant serveur un peu trop entreprenant, Norman, vendeur en vitamines taciturne. Et puis il y a ceux qui n'habitent pas dans cette auberge espagnole chaleureuse qu'est la pension de Mme Madrigal : Edgar Halcyon, directeur d'une grande entreprise, Dede, sa fille, et son infidèle de mari Beauchamp, etc. Tout ce petit monde évolue et se cherche dans un San Francisco en pleine effervescence.
Ce premier tome se lit très rapidement. Chaque personnage tisse autour de lui une intrigue qui lui est propre et qui trouve au fil des pages des ramifications avec d'autres protagonistes. Armistead Maupin réussit le tour de force de ne pas lasser son lecteur avec ces feuilletons quotidiens rassemblés dans ce premier tome. Si chaque chapitre est assez court, il n'en demeure pas moins qu'il offre une avancée indéniable à l'intrigue et des rebondissements très intéressants à cette dernière. Et moi qui étais sceptique, j'ai été conquise. C'est dire...

On lit, que dis-je, on dévore, ces Chroniques de San Francisco !
Bienvenue dans un monde décalé et envoûtant...

challenge-romans-cultes1/6 pour le Challenge Romans Cultes chez Métaphore

 Elles ont lu aussi ce premier tome : Manu, Argali, L'Ogresse, Mélusine, Stephie, Leiloona, Violette, Pimprenelle...

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19 septembre 2012

Des livres, des livres !

Vous connaissez ma grande raisonnabilité en matière d'achats de livres... 
Il est en effet difficile de dévaliser les librairies quand son appart regorge d'ouvrages non lus, 
que les étagères débordent de façon non esthétique 
et que les 2/3 de mes livres m'attendent sagement chez mes parents, confinés en carton...

Bref, il m'arrive cependant parfois de craquer, comme ce weekend... 
Mais comme vous pouvez le constater, pas de rentrée littéraire ici :
j'achète au gré de mes pérégrinations, de ce que j'ai repéré sur les blogs 
et des livres qui rencontrent mon chemin en librairie. 
Vive la sérendipité comme dirait l'autre !

P1050070

-Le Lonely sur L'Ouest Américain, en vue d'une prochaine escapade...

-Rien n'est trop beau de Rona Jaffe, repéré chez Cynthia il y a peu qui m'a fait succomber en annonçant sa sortie en poche le 29 août (quelle vile tentatrice, mais passons...)

-Jayne Mansfiled 1967 de Simon Liberati, pour me mettre au fait sur une actrice dont j'ignore presque tout.

-La revue trimestrielle Feuilleton numéro 3 du printemps 2012, largement tentée par Zarline dans mon billet sur XXI, je n'ai pas hésité longtemps. Je l'ai feuilleté et, si pour le moment les thèmes et chartes graphiques de ces deux trimestriels culturels me semblent proches, je n'ai pas encore d'opinion sur Feuilleton. Affaire à suivre !

-La vie sexuelle des super-héros de Marco Mancassola, parce qu'en ce moment je suis en mode super héros. Ne me demandez pas pourquoi, surtout moi qui ai longtemps ricané de ces gens en collants moulants qui tentent de sauver l'Amérique le monde... Peut-être que le hors série des Inrocks qui leur était destiné m'a fait voir ces personnages autrement, et que Mythe et Super Héros chez les Moutons électriques a porté le coup de grâce. Donc un achat imprévu mais auquel je n'ai pas su résister !

-Nouvelles Chroniques de San Francisco saison 2 d'Armistead Maupin. J'ai dévoré le premier tome de ce feuilleton sur le San Francisco des années 70 et je n'ai pas pu m'arrêter...

Voilà donc les livres qui ont rejoint ma PAL.  
Je ne pense pas qu'ils vont y rester longtemps : 
je suis déjà plongée dans les Nouvelles Chroniques de San Francisco en parallèle de Rien n'est trop beau, et j'ai bien attaqué le Lonely...

Et vous, des achats ? Des nouvelles lectures en perspective ?

 

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15 septembre 2012

Susine et le Dorméveil T.1 Dans le Monde d'Avant, Bruno Enna et Clément Lefèvre

Susine et le Dorméveil TSusine et le Dorméveil est une série d'albums prévue en trois tomes dont le premier, Dans le Monde d'Avant, est sorti en août 2012 aux éditions Soleil dans la collection Métamorphose.

Susine est une petite fille solitaire, délaissée par ses parents. Heureusement que sa grand-mère est là pour lui raconter des histoires et nourrir son imaginaire fertile ! Mais le jour où celle-ci disparaît, la petite Susine est au plus mal. Elle bascule alors dans un monde merveilleux, le Dorméveil...

Le triptyque Susine et le Dorméveil débute par ce premier tome qui est un vrai régal. Bruno Enna signe ici une histoire riche dans laquelle une enfant incomprise fantasme une réalité bien plus colorée et rassurante que son quotidien. 
Chaque page tournée est un émerveillement. Clément Lefèvre nous offre ici des ambiances chatoyantes, à la fois cosy et fantasques, et un univers singulier très onirique. Alice au Pays des Merveilles n'est pas loin, ni Miyazaki, et c'est avec délice que le lecteur suit le parcours initiatique de cette petite Susine. Le chemin est long pour la jeune héroïne isolée au milieu d'adultes qui ne l'écoutent pas, enfermée dans un quotidien qui l'étouffe plus qu'il ne lui permet de grandir. L'évasion par cet imaginaire fantasmé permet à la fillette d'accomplir son travail de deuil et de se construire et les personnages rencontrées à Dorméveil l'aident dans cette quête.
Un magnifique album, d'une richesse incroyable tant dans son texte et ses trouvailles que dans ses illustrations. A lire sans hésiter et à offrir aux plus jeunes ! Pour ma part, j'attends le deuxième tome avec impatience.

Je tiens à remercier Claire et les Éditions  de m'avoir envoyé cet album magnifique.

Planche 2 Susine et le Dorméveil Planche 3 Susine et le Dorméveil

Planche Susine et le Dorméveil

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13 septembre 2012

Chouette, un rayon de soleil !

Sunshine AwardL'automne pointe son nez, mais l'été est encore un peu sur ce blog grâce à FondantOChocolat qui vient de me décerner un Sunshine award !

"Je tiens à remercier mes parents, qui m'ont toujours soutenue..."

Trève de plaisanterie, merci beaucoup d'avoir pensé à moi  pour ce tag et de m'envoyer un peu de soleil. J'en ai toujours besoin, surtout avec la grisaille qui arrive... Et je me fais un plaisir de répondre à tes questions !

Si vous deviez choisir...

Une ville ? Toulouse, que j'ai quittée et qui me ressource à chaque fois que j'y retourne.

ToulouseUn endroit pour vous reposer ? Ma chambre sous les toits, bercée par le léger souffle d'air entre mon oeil-de-boeuf et mon velux.

Une comédienne pour interpréter votre rôle au cinéma ? Bon, si on se fiche de savoir si elle nous ressemble, alors je dirais Kristin Scott Thomas, que j'admire énormément (non, je ne suis pas brune, ni grande et je suis toujours dans la vingtaine...)

Kristin Scott Thomas

Une odeur pour bien commencer la journée ? Le pain grillé.

Un prénom d'héroïne que vous auriez aimé porter ? Mina, comme Mina Harker, l'épouse de Jonathan Harker dans Dracula de Bram Stocker.

Un parfum de glace ? Pas de glace pour moi ! Je déteste ça...

Un mot qui vous fait sourire à chaque fois ? Ficelle : c'est comme ça que je voulais appeler mon chien quand j'étais petite. Au final, je n'ai pas de chien, mais j'y pense à chaque fois que je dis ce mot !

Un film pour passer une douce soirée cocooning ? Tamara Drewe de Stephen Frears sans hésitation !

Tamara Drewe de Stephen Frears

A mon tour d'envoyer ce sunshine award pour prolonger l'été !
CottageMyrtille, Jérôme, Martine, Latite et Hilde, si le coeur vous en dit, vous pouvez répondre à ces questions.
Sinon, profitez juste des rayons de soleil symboliques que je vous envoie !

 SoleilSoleilSoleil

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