Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

20 février 2013

Jinbe Evolution T.1, Hiroshi Fukuda

Jinbe Evolution TJinbe Evolution est une série de mangas, actuellement en trois tomes, publiée chez Delcourt. Le premier tome est paru en octobre 2012 et j'ai eu la chance de le recevoir dans le colis offert par les blogueuses de The Shop around the corner. Un grand merci à vous deux et à votre librairie partenaire !

Japon, époque Kyôhô. Jinbe s'entraîne dur pour devenir samouraï. Un matin, un émissaire venu spécialement d'Edo se présente au village pour recruter maître Tsukishima, le père de Jinbe. Mais celui-ci refuse, arguant une vieille blessure à la jambe. C'est Jinbe qui partira à sa place ! Le jeune garçon est loin de se douter qu'il va  intégrer une agence destinée à exterminer des insectes géants qui pullulent à Edo.

Cela faisait quelques temps que je n'avais pas lu de mangas (mis à part Taniguchi) et c'est avec une certaine curiosité que j'ai découvert celui-ci. Si l'intrigue ne m'attirait pas de prime abord, j'ai pris néanmoins un certain plaisir à suivre les aventures du jeune Jinbe.
L'intrigue se met très rapidement en place et Jinbe est recruté rapidement pour intégrer l'agence Shinnakamashi. L'action est au rendez-vous avec les combats contre les insectes géants et ce premier tome joue pleinement son rôle de présentation de la série. Les personnages possèdent une psychologie inégale qui oscille entre la caricature et la légèreté, mais là n'est pas le but de l'auteur je pense. 
Graphiquement, les plans sont très dynamiques et les scènes de combat très bien rendues.  
Un premier tome qui saura ravir les amateurs d'actions en tous genres. Pour ma part, si j'ai apprécié ouvrir de nouveau un manga, je vais en rester là dans ma découverte de la série.

  Voici ma 50e participation
à la BD du mercredi de
Mango
  

    Et ma 41e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 14/20)

 Top BD

 

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17 février 2013

Mon premier atlas de la Terre, Cécile Jugla, Sandra Laboucarie et Julie Mercier

Mon premier atlas de la Terre

Mon premier atlas de la Terre est un album au concept original paru en octobre 2012 aux Éditions Tourbillon. Pour le cas désespéré que je suis en géographie (si si, certains pourraient en témoigner avec des anecdotes peu flatteuses...), je me suis dit que ça ne pouvait être qu'une bonne idée de m'amuser avec cet atlas ! 

Où vit l'antilope Saïga ? Dans quels pays peut-on croiser des tuk tuk ? D'où est originaire le banjo ? Et où trouve-t-on la culture du cacaoyer ? En ouvrant cet album, vous saurez tout ! C'est parti pour un tour du monde des cultures, traditions, instruments de musique et animaux !

Cet album a ceci d'original qu'il se compose de deux parties : un album à proprement parler, qui présente des particularités de chaque continent. Puis un atlas cartonné grand format, accompagné d'autocollants repositionnables, permet au lecteur, après sa lecture, de coller sur chaque pays l'animal, le moyen de transport ou encore l'habitat qui le concerne.

                      P1050892 P1050939
J'ai adoré jouer avec cet atlas (une vraie gosse, j'assume !), coller les autocollants, les recoller parce que je voulais rendre mon atlas harmonieux, en apprendre davantage sur chaque continent. Je pense que cet album pourra ravir le jeune lectorat et lui faire apprendre de façon ludique des détails intéressants sur notre belle Terre.    

J'aurai un petit bémol néanmoins : l'album est découpé en six parties (Europe, Afrique, Asie, Amérique, Océanie, Antartique) mais, hormis une carte détaillée au début de chaque partie qui reprend l'emplacement des autocollants, aucun texte de présentation n'introduit le nouveau continent développé.    
S'ajoute à cela que les animaux/instruments de musique/monuments, etc. présentés le sont dans un ordre que je n'ai pas compris (et pourtant, je suis documentaliste, les classements ça me connaît !). Aucune unité alphabétique ou thématique qui permettrait au lecteur de s'y retrouver. On passe ainsi, pour l'Europe, du sanglier au lynx puis à la Tour Eiffel et aux Matriochkas. Difficile d'en comprendre la logique !    
Hormis ce détail de présentation de l'album en lui-même, j'ai adoré le concept de carte à compléter avec des autocollants repositionnables. Si j'avais eu ça plus jeune, peut-être qu'à l'heure actuelle je ne présenterais pas de telles lacunes en géographie (oui, je sais, c'est facile..)
   

Les avis de HildeJérômeLilibookSaxaoul et Sophie LJ.

Un grand merci à Pauline et aux Éditions siteon0_130x51 pour cette découverte !

Et voilà mon atlas complété !

 P1050941  P1050940

 

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16 février 2013

Gâtée, vous avez dit gâtée ?

Ma boîte aux lettres m'a ravie cette semaine... J'ai en effet eu l'immense plaisir de recevoir deux colis, à quelques jours d'intervalle, de blogueuses très attentionnées. Il faut dire que j'ai eu la chance d'être tirée au sort à deux concours... 

CottageMyrtille, tout d'abord, m'a envoyé un petit paquet tout frais, de sa montagne enneigée. Hermux en a été assez intrigué. 
1 petit carnet illustré d'une poupée gigogne, un stylo, un confit de violettes typique de chez elle et une carte enneigée le composait. Merci beaucoup ma chère Cottage ! J'ai été très touchée par ces attentions et j'adore ce que tu m'as préparé ! 

                              P1050925 P1050929

P1050931

Le deuxième paquet me vient de Manon et Laurie, deux copines blogueuses qui animent ensemble le blog The Shop around the corner, un blog foisonnant que je vous encourage à découvrir ! Merci beaucoup à vous deux, j'ai été ravie de tout ce que j'ai reçu ! 

Un joli colis en partenariat avec Gallimard et Momie BD&Mangas, une librairie Clermontoise, qui contenait :

  • 1 tee-shirt anniversaire des 40 ans de Gallimard
  • 1 exemplaire de la revue Zone Grise
  • Le voyage amoureux, 12 histoires d’amour venues du monde entier
  • Regards croisés sur l’adolescence, son évolution, sa diversité de Marcel Rufo et Marie Choquet
  • 1 exemplaire unique du livre en carton des éditions Céphisa Cartonera Le premier Noël du Père Noël d'Emilie Giraudet
  • Le tome 1 du manga Jinbe Evolution de Hiroshi Fukuda
  • Des marque-pages offerts par Bookstory
  • Des cartes postales des éditions Gallimard
  • La possibilité de télécharger tout le catalogue de Bookstory sur ma liseuse 
  • Une jolie carte toute ronde !

P1050934

 

Un grand merci à vous trois les filles, vous avez illuminé ma semaine ! 

 
 

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13 février 2013

Château de sable, Frederik Peeters et Pierre Oscar Lévy

Château de sable, Frederik Peeters et Pierre Oscar LévyChâteau de sable est un album paru en septembre 2010 chez Atrabile. Je l'ai découvert car, primé par les Lycéens de la Région Ile-de-France à l'occasion d'un prix littéraire régional, il a été offert au CDI de mon lycée.

Une magnifique et chaude journée d'été. Deux familles décident d'en profiter à la plage. Mais ce qui s'annonce comme une belle journée vire au cauchemar : bloqués sur la plage par une force mystérieuse, les personnages se voient vieillir en accéléré ! Chaque demi-heure passée correspond à une année de leur vie. Tentant l'impossible pour s'échapper, ils assistent impuissants à leur déchéance progressive.

Attirée par les magnifiques dessins en noir et blanc de Frederik Peeters, je me suis plongée dans ce album, intriguée par son intrigue. Un vieillissement accéléré inéluctable ? Voilà une idée intéressante. 
Il est indéniable que Frederik Peeters nous offre là un album au graphisme poignant, dans lequel les silences sont aussi importants que les paroles. La gradation du rythme du récit va de paire avec le découpage des cases et l'organisation de chaque double page. La tension monte progressivement, transformant la plage idyllique en angoissant huis-clos.Planche 1 Chateau de sable
Si j'ai un temps cru qu'une explication bien précise viendrait étayer l'idée de ce vieillissement, j'ai progressivement compris que l'intérêt de cet album résidait dans ses mystères multiples. On regarde au fil des pages les personnages tenter de sortir de cette situation qui les englue. Une belle réflexion sur la question du temps qui passe.
Une BD qui vous happe et vous entraîne dans son sillage de questions...

D'autres avis sur cet album : Canel, Choco, Mo', Yvan...

 Voici ma 49e participation
à la BD du mercredi de
Mango
  

   Et ma 40e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

Top BD

 

Une interview des deux auteurs, pour prolonger cette lecture.

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10 février 2013

Le Cirque des Rêves, Erin Morgenstern

Le cirque des rêves, Erin MorgensternLe Cirque des Rêves est le premier livre de la romancière et artiste américaine Erin Morgenstern. Publié en 2011, ce roman est rapidement devenu un best-seller en Angleterre et aux États-Unis. En cours de traduction dans vingt-neuf pays, il est paru en octobre 2012 en France, aux éditions Flammarion.

Célia et Marco ne se connaissent pas, mais leurs vies sont liées, liées par une étrange compétition dont leurs mentors détiennent les règles. Les deux jeunes gens, illusionnistes de leur état, vont se rencontrer et s'affronter au Cirque des Rêves. Un cirque itinérant noir et blanc qui sera le théâtre de leurs enchantements... et de leur amour.

Vous avez dû remarquer que cela fait quelques temps que j'étais plongée dans ce roman (je ne vous cache plus mes lectures en cours avec ma rubrique "Je suis plongée dans..." dans la colonne de droite). Et s'il a pu sembler à certains que je m'endormais sur ce roman, il n'en est rien. Avec l'hiver, contrairement à d'autres blogueuses, mon rythme de lecture s'est mis en hibernation. Je ne peux pas vraiment vous dire pourquoi, mais juste que je lis drôlement moins vite qu'en temps normal...
Passons. Ce roman m'a littéralement enchantée, malgré le temps que j'ai mis à le lire. Erin Morgenstern a créé un univers onirique - ce fameux cirque - dans lequel je me suis plongée avec délice. J'ai aimé m'imaginer déambulant dans ses allées sinueuses et labyrinthiques, humer le parfum du feu et des différentes confiseries, découvrir ses différents chapiteaux et me laisser entraîner au gré de mon envie, découvrant les artistes fantastiques mais aussi les mises en scènes fabuleuses de chacune des tentes noires et blanches. J'ai aimé imaginer mon propre cirque à partir des descriptions qu'en fait l'auteure, descriptions soignées et poétiques à souhait.
L'intrigue repose sur l'idée d'un combat entre enchanteurs à travers leurs élèves. Rien d'original en soi mais ce roman possède un petit quelque chose qui fait la différence. Et ce petit quelque chose, c'est ce fameux cirque. 
Et si l'intrigue amoureuse est loin d'être une surprise, elle pimente le déroulé de la compétition. Je me suis perdue, parfois, dans la chronologie non linéaire de l'intrigue, pour mieux m'y retrouver ensuite. C'est confus, parfois brumeux, mais finalement cela ressemble à ce cirque vaporeux et fantasmagorique.
Onirique et envoûtant, Le Cirque des Rêves vous emportera dans son sillage, c'est certain. En tout cas, il ne m'a pas laissée insensible et les descriptions d'Erin Morgenstern me hanteront un certain temps. A quand une adaptation ciné ?
D'autres avis : Alice, Bouchon des Bois, Caroline, Stephie...

« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors que hier il ne l'était pas. » (p.7)

Un grand merci à ma soeurette pour ce cadeau de Noël !

 

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07 février 2013

L'oeil du témoin, Carole Martinez

L'oeil du témoinL'oeil du témoin est un roman jeunesse écrit par Carole Martinez - dont Le coeur cousu et Du  Domaine des murmures ont fait grand bruit - publié en 1998 chez Pocket sous le titre Le Cri du livre, avant d'être réédité  chez Rageot en 2011 sous ce nouveau titre.

Noé a douze ans et n'a jamais vu la mer. Quand ses amis partent en juillet, comme chaque année, en colo à la mer, l'adolescent se sent exclu et triste. Dans la chaleur étouffante de l'été, de mornes journées se dessinent à l'horizon. Mais ce serait sans compter un événement étrange. Un jour, alors que Noé observe au télescope l'arrivée d'une vacancière parisienne dans son village, il assiste impuissant à un meurtre. Marguerite, la bibliothécaire, est étranglée par un homme que ni Noé ni son amie ne voient. Les deux adolescents se lancent ensemble à la poursuite du meurtrier.

J'avais adoré Le Coeur cousu et Du Domaine des murmures et j'étais curieuse de découvrir la plume de Carole Martinez dans un roman pour ado. C'est à l'occasion du Salon du livre Jeunesse de Montreuil en décembre dernier que j'ai craqué et me suis offert ce petit livre.
J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture de Carole Martinez, cette plume si musicale et rythmée qui m'avait enchantée avec ses deux précédents romans. La romancière nous offre ici un roman à la langue riche et poétique, accessible aux enfants dès 12 ans.
L'intrigue policière est riche et possède un un rythme intéressant. Alors que le jeune héros pensait s'ennuyer pendant la période estivale, le voilà transformé, en compagnie de Vague, la jeune vacancière, en justicier pour découvrir le meurtrier de la douce bibliothécaire. Le dénouement, inattendu et très bien ficelé, offre au roman une singulière dimension.
Carole Martinez aborde dans ce roman la question de l'adolescence, mais aussi celle du handicap - les parents de Noé sont malvoyants - et de l'amitié.
Bref, u
n livre à mettre entre les mains des petits (comme des grands, mais c'est ce que je vous dis à chaque fois !)
D'autres avis : Argali et Cynthia.

"On avait assassiné Marguerite. On avait éteint ces yeux immenses que ses éternelles lunettes argentées ne parvenaient pas à encercler entièrement. C'était comme si une bibliothèque avait brûlé, comme si on avait bâillonné tous les livres. C'était la fin des lectures à voix haute. Les livres étaient orphelins, et moi je pleurais de fureur et d'impuissance d'avoir assisté sans bouger à cet assassinat. Je pleurais pour tous les livres maintenant sans voix." (p.29-30)

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31 janvier 2013

Bilan de lecture : janvier 2013

Chaque dernier jour du mois, je vous propose un billet
récapitulatif de mes lectures, que j'aurais eu le temps de chroniquer ou non.


Vous trouverez un  bouton "Bilan mensuel de lecture" dans la colonne de droite, pour accéder rapidement aux bilans de chaque mois.

C'est parti donc pour ce mois de janvier.

 Les livres déjà chroniqués 
(pour lire mes billets, cliquez sur les couvertures)

  Les Carnets de Cerise TSérum saison 1 épisode 1 Autres chroniques de San Francisco Timeville, Tim Sliders

Six Feet Under P1050859 Rien n'est trop beau, Rona Jaffe

 

Les livres en attente d'une chronique

 La drôle de vie de Bibow Bradley Infiltrés


  Bilan

Je ne suis pas mécontente de mon début d'année : je semble tenir une de mes résolutions (avoir moins de titres dans ma rubrique "A chroniquer" que dans celle "Les livres déjà chroniqués"). Seules mes deux lectures professionnelles du mois n'ont pas encore la chance d'avoir un billet. Il faut que j'y remédie et que je rattrape mon retard des mois précédents...
Je suis actuellement plongée dans trois longs romans - La dame en blanc, Le cirque des rêves et Les sorcières d'Eastwick - dont j'ai hâte de vous parler. Pourvu que ma résolution tienne bon au fil des mois et que mes bilans continuent à ressembler à celui-ci...  

Et vous, avez-vous bien commencé votre année de lecture ?

 

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27 janvier 2013

Rien n'est trop beau, Rona Jaffe

Rien n'est trop beau

Rien n'est trop beau est un roman paru en 1958 aux Etats-Unis et adapté au cinéma par Jean Negulesco en 1959. Son auteure, Rona Jaffe, ayant travaillé quatre ans dans une maison d'édition new-yorkaise, décida de raconter le quotidien des jeunes femmes qui, comme elles, concilient vie active et vie sentimentale, dans le New York des années 1950. Mi-étude sociologique, mi-roman, ce livre rencontra dès sa parution un vif succès.

New York, 1952. Caroline, Mary Agnes, April, Gregg et Barbara travaillent toutes les cinq aux éditions Fabian. Fraîchement diplômées, les cinq jeunes filles occupent des postes subalternes dans cette vaste entreprise dirigée par des hommes. Armées de leurs rêves et de leurs désirs, chacune cherche avidement à faire un beau mariage. Mais en attendant de rencontrer leur futur mari, elles profitent de New York et de ses distractions et subissent la dure loi du monde du travail.

J'aime beaucoup la question de l'émancipation de la femme et de la condition féminine traitée en littérature. Les années 1950 sont une époque charnière où, aux États-Unis, l'indépendance financière des femmes pointait son nez... avant de disparaître majoritairement au profit d'un mariage confortable. J'ai donc dévoré les 670 pages de ce roman avec grand plaisir.
Le lecteur goûte, à travers le parcours de ces cinq personnages, au quotidien des jeunes provinciales tout juste débarquées à New York. Si les paillettes et les plaisirs sont au rendez-vous, leur nouvelle vie de citadine leur réserve malheureusement bien des déconvenues : harcèlement sexuel au travail, tromperie, mensonges, etc. Tout n'est pas doré sous les lumières new-yorkaises, et c'est avec un sérieux courage que Caroline et ses amies vont affronter leurs déceptions.
Ode à l'indépendance et conseil aux nouvelles arrivées, Rien n'est trop beau est un roman protéiforme, à la fois analyse sociologique et initiation à la vie de femme indépendante, professionnellement et sexuellement. Le lecteur d'aujourd'hui regardera avec bienveillance les personnages errer et se chercher, car ces errances ne sont finalement pas loin de ce que l'on peut vivre aujourd'hui. Les aventures sentimentales des cinq jeunes femmes et leur naïveté attachante résonnent de façon universelle, même si la note de fraîcheur et de nouveauté liée à leur époque a disparu. 
Rona Jaffe nous permet de nous immerger dans le New-York des années 1950 et décrit la ville et son ambiance avec soin. On parcourt les lignes du roman et on se retrouve plongé dans cette folle ambiance de la ville qui ne dort jamais.
J'ai été émue par cette lecture, happée par ces histoires singulières pour lesquelles Rona Jaffe a interrogé cinquante new-yorkaises. On frôle le document d'époque, on oscille entre le roman et le documentaire tant l'auteure maîtrise son sujet et relate ce qu'elle a connu. On pense à Mad Men et Sept ans de réflexion. On savoure cette lecture, sans hésiter.

Les avis de Cynthia, Enigma, Iluze,  MangoManu et Fleurfleur.

 

Voici ma cinquième participation

au Challenge La littérature fait son cinéma 2 organisé par Will

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22 janvier 2013

British Mysteries by Lou & Hilde

British MysteriesComment résister à ce nouveau Challenge ? 
Lou et sa compère Hilde en sont à l'origine.

Le principe ? Un bond dans le passé pour enquêter aux côtés des meilleurs limiers britanniques et irlandais.

Où ? En Angleterre, en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande (du Nord et du Sud). 

Quand ? Des origines de la délicieusement perfide Albion jusqu'à l'entre-deux-guerres.

Quoi ? Toute enquête de type histoire policière, mais aussi les histoires à suspense autour d'un mystère à résoudre.

Pour plus d'information, rendez-vous chez Hilde et/ou Lou !

 

Petit aperçu des titres de ma PAL qui entrent dans le cadre de ce challenge (histoire de me justifier...)

La dame en blanc, Wilkie Collins La mort s'invite à Pemberley, P Que le spectacle commence ! Ann Featherstone L'oncle Silas, Le Fanu Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier

Une cup of tea, et c'est parti !
Le temps est de saison pour se plonger dans ce challenge, n'est-il pas ?

 

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20 janvier 2013

Timeville, Tim Sliders

Timeville, Tim SlidersTimeville est un roman d'un scénariste et écrivain franco-américain écrivant sous le pseudonyme de Tim Sliders, paru en novembre 2012 chez Fleuve Noir.

David Cartier, grand ponte de la cuisine moléculaire, a tout d'un homme professionnellement accompli : une carrière grandiose, de nombreux restaurants à travers le monde, un sens des affaires inné et Victoria, une énième bimbo accrochée à son bras. Et dès ce soir, David sera officiellement divorcé d'Anna, son épouse, à qui il laisse le soin d'élever leurs deux enfants.
Mais ce serait sans compter un étrange coup du sort. Alors qu'il passe une dernière soirée dans son ancienne maison et signe les papiers de leur séparation, David se réveille le lendemain matin dans une maison à la décoration douteuse. La famille peine à s'en rendre compte, mais elle a été catapultée dans les années 80 ! Et si connaître l'avenir semble présenter bien des avantages, la famille Cartier va très vite se rendre compte qu'elle va devoir réfréner ses envies de changer le futur...

Timeville est un roman qui repose sur un concept simple mais efficace : celui du voyage dans le temps. Qui n'a jamais rêvé de se réveiller un matin à une autre  époque ? Malheureusement pour les Cartier, ce rêve n'était pas le leur, ni les eighties leur époque de prédilection. Bonjour Rubik's Cube, canapé en cuir orange, Casimir et autres références des années 80.
Porté par l'écriture cinématographique de Tim Sliders, Timeville est un roman plaisant et drôle, qui nous plonge dans le quotidien d'une famille du XIXe siècle qui se retrouve, désemparée, en 1980. Comment vivait-on sans internet ? Sans portable ? Sans les avancées médicales actuelles ? Et surtout, comment s'intégrer dans cette société d'avant Tchernobyl, le Sida, la Chute du mur de Berlin, quand on connaît la suite ? Les péripéties s'enchaînent, et dès le moment que la famille décide de s'en sortir malgré ce décalage temporel, les difficultés surviennent. 
La grande problématique de ce roman, abordée il est vrai sur un ton assez léger, réside dans cette question : peut-on changer le cours des événements, à petite ou grande échelle ? David pourra-t-il sauver son frère Paul de son cancer ? Agathe, sa fille, empêchera-t-elle John Lennon de se faire assassiner le 8 décembre 1980 ? Anna et David réussiront-ils à sauver leur mariage, pourtant voué à l'échec dès le début du roman ? 
Dévoré en quelques heures, ce roman m'a permis de passer un très bon moment avec la famille Cartier. L'idée de voyage dans le temps me fascine et nourrit grandement mon imaginaire. Et si l'intrigue tourne souvent autour des sentiments et que le tout peut paraître parfois assez couru, Tim Sliders parvient à un roman à l'intrigue diablement bien rythmée et drôle. On pense à Retour vers le futur, bien sûr, et les relents nostalgiques et les références aux années 1980 souvent humoristiques et loufoques sont nombreux, mais le tout fonctionne bien. Bref, un roman divertissant à souhait !

Un grand merci aux Editions Fleuve noir pour la découverte de ce roman rafraîchissant.

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