Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

01 janvier 2017

Je vous souhaite...

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Je vous souhaite une magnifique année 2017, pleine de bonheurs, de joies, de douceurs, de partages, de rires et de livres. Je pourrais m'arrêter là mais j'emprunte ces mots pour vous souhaiter tout le reste avec bien plus de poésie... 

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil,
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres
parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence
et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche,
à l’aventure, à la vie, à l’amour, 
car la vie est une magnifique aventure
et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
car le bonheur est notre destin véritable. »
Jacques Brel

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30 décembre 2016

2016 en lecture

L'année a filé si vite qu'il est déjà l'heure de dresser le bilan annuel de mes lectures. J'en entends qui rigolent déjà au fond, arguant que niveau lecture, justement, cette année n'aura pas été formidable. Et ils ont raison ! Cette année aura vraiment été scindée en deux : une première partie longue de sept mois à plancher sur mon Master, à travailler mes partiels, à rédiger mon mémoire et donc, à peu lire (et surtout peu écrire ici) et une seconde partie de cinq mois de liberté totale, où la lecture est revenue en force en parallèle de tout ce que j'aime faire de mon temps libre (de la couture aux jeux vidéo en passant par le cinéma). Je n'ai pas compté, mais j'ai sans conteste beaucoup moins lu cette année que les autres années. Et j'assume ! Si vous voulez vous amuser à compter ce que j'ai lu, allez-y, ça ne devrait pas être très long...

2016 n'aura pas été un très bon cru niveau découvertes littéraires non plus, faisant la part belle à la détente, aux livres rapides, accessibles à mon cerveau fatigué par mes études en plus de mon travail. Peu de prise de risque, une zone de confort riquiqui que je n'ai pas eu envie de repousser, préférant me glisser dans des romances que je ne lis d'ordinaire pas, dans quelques polars, certains romans jeunesse, un peu de littérature étrangère et une poignée de documentaires sur le zéro déchet et le minimalisme. Pas de trucs un peu fous, pas de chefs-d'oeuvre de la littérature auxquels je me serais attaquée, pas de défi personnels du style tout Kafka dans le texte (en même temps, je ne connais pas l'allemand, ça limite un peu...). Bref, une année de lecture un peu flottante, mais c'est pas bien grave. 

 Petit focus très rapide sur les livres qui m'ont malgré tout marquée cette année.

(cliquez sur la couverture pour lire ma chronique)

La littérature française

Les gens heureux lisent et boivent du café

La littérature étrangère

Un goût de cannelle et d'espoir

Du côté de la jeunesse


La BD de mon année

Les documentaires qui m'ont accompagnée


Rien à ajouter, une petite année de lecture un peu ronronnante et une zone de confort si douillette que je me suis peu aventurée en dehors. Bref, 2016 ne restera pas dans les annales mais le meilleur est à venir !

Le meilleur est à venir

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29 décembre 2016

Au fil de l'eau, Juan Diaz Canales

Au fil de l'eau CanalesAu fil de l'eau est un album signé par le madrilène Juan Diaz Canales (le scénariste de Blacksad et plus récemment de Corto Maltese) paru en septembre aux éditions Rue de Sèvres.

Madrid, de nos jours. Le pays est marqué par la crise économique et le quotidien difficile. Niceto et ses amis nonagénaires arrondissent leurs fins de mois à coup de petits trafics. Parce qu'ils sont âgés et qu'ils ont du bagou, même les flics les laissent tranquilles. Mais cet équilibre précaire est rompu quand un à un les amis de Nicetto décèdent dans d'étranges et violentes circonstances. Lorsque Niceto disparaît à son tour, son fils et son petit-fils, redoutant le pire, se lancent sur ses traces.

C'est avec son excellente série Blacksad que Juan Diaz Canales s'est fait connaître du grand public et j'avais moi-même été soufflée par son talent de scénariste. Avec cet album, c'est son talent de dessinateur qui est mis en valeur, porté par un scénario à la fois grave et sombre. Sur fond de crise économique, Juan Diaz Canales aborde la question de la vieillesse et de la fin de la vie, mais aussi la précarité de l'Espagne d'aujourd'hui, le tout dans un style fluide très agréable. Le sujet est lourd, prend aux tripes, et l'intrigue se met en place progressivement avant d'accélérer lors de la disparition de Niceto. Porté par un noir et blanc majestueux et un dessin précis et soigné, l'album possède un petit quelque chose de polar qui rappelle sans conteste Blacksad. Le dénouement incroyable teinte l'ensemble d'une mélancolie sans pareille. Un très bel album à découvrir. Merci à Coline et aux Éditions Rue de Sèvres pour cet envoi.

Les avis de ClarabelJacques, Mo, Jérôme, Noukette et Stephie.

 Planche 1 Planche 2

Planche 4 Planche 3

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24 décembre 2016

Keep calm Christmas is coming

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Ho ho ho, je vous souhaite à tous un joyeux Noël ! Cette journée un peu magique est arrivée... Celle qui nous émerveillait enfant (je vous épargne les discussions pour ou contre faire croire au Père Noël chez moi en ce moment...) et qui mettait des paillettes dans nos yeux ébahis. Profitez de vos proches, de votre famille, de vos amis, régalez-vous de bons petits plat, et partagez de bons moments, riez, savourez. Ce sont des moments rares (celui que je cite se reconnaîtra en lisant ces lignes) C'est exactement mon programme pour ces prochains jours !

Joyeux Noël à tous !

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23 décembre 2016

Ils n'avaient pas eu droit à leur chronique : je répare l'impair !

Je vous l'ai déjà dit mille fois mais quand on est blogeur littéraire, on est très rapidement confronté à un problème de taille (à moins d'être bionique ou génétiquement modifié) : celui de lire plus rapidement que de rédiger ses chroniques de livres. 

S'ensuit donc une pile de livres à chroniquer démente, des bilans de lecture qui débordent de livres qui attendent leur chronique individuelle avec des yeux suppliants (vous voyez le Chat Potté de Shrek ?) et un stress croissant de ne pas être à jour.

Ils n'avaient pas eu de chronique

Aujourd'hui, aux grands maux les grands remèdes : j'ai décidé de mettre à  plat toutes ces chroniques en retard et de repartir en 2017 sur des baises saines. Voilà, c'est dit !

Non, je ne suis pas folle et je n'ai pas décidé de passer les 15 prochains jours enfermés à bloguer H24 et à tuer mes yeux et mes neurones (surtout que certains livres ont été lus il y a plusieurs années) mais plutôt de faire un billet fourre-tout où je vais faire un point rapide sur ces lectures avec mes impressions de lecture, un peu à la manière du speed-booking que je fais avec les élèves en club lecture (3 minutes pour parler de sa lecture et convaincre les autres). Pas de chronmètre ici mais quelques lignes pour dire l'essentiel (j'ai hésité à m'imposer les 140 caractères de Twitter mais si l'exercice de style est intéressant, il est trop contraignant vu le nombre de textes concernés).

C'est mieux que rien, même si rien ne remplace une vraie chronique en bonne et due forme. Mais l'idée est de ne plus avoir de chroniques en retard pour commencer sereinement cette nouvelle année de lecture.

Pas de résumé des livres dans ce billet fourre-tout, mais un lien vers la page d'une librairie, si vous voulez en savoir plus sur chacun des titres présentés. C'est parti, par année de lecture ! (vous allez voir, c'est quand même effarant...)

2016

Vous vous souvenez du film L'Effet Papillon ? On prend les mêmes ingrédients, en un peu moins trash : une héroïne sympathique qui se réveille un beau matin en étant un homme et qui va se servir de cette trasnformation pour essayer de mieux comprendre l'autre sexe. Comique de situation et légèreté sont les maîtres-mots de cette comédie. Amusant à lire. On s'est tous demandé ce que serait notre vie si... (à vous de terminer cette phrase ! Pour ma part, j'ai plein de "Et si..." qui me viennent en tête et j'aimerais bien voir ce qu'aurait pu être ma vie si j'avais opéré d'autres choix).

 

 

Afficher l'image d'origineUn château familial dans la campagne anglaise, un rubis dérobé, un Noël traditionnel. Une nouvelle très plaisante de la Reine du crime que j'aurais préféré être un roman pour me glisser dans cet univers suranné que j'aime tant.

 

 

 

 

Le cocktail idéal pour se changer les idées : une romance prévisible sur fond de pâtisserie dans un petit village perdu sur une petite île au Sud des États-Unis. Étonnamment, j'ai dû m'y reprendre à trois fois pour lire ce roman et hormis le côté doudou de la pâtisserie et la confection des cupcakes, il ne me reste pas grand chose de cette lecture de cet été. 

  

 

 

Un roman très sombre, qui m'a mise mal à l'aise. La guerre, la délation et la violence dominent ce texte primé mais qui m'a rappelé certaines lectures de Giono que j'avais détestées plus jeune.

 

 

 

 

Un cryptogramme mystérieux qui a traversé les âges - le carré de Sator - découvert sur les ruines de Pompéi et qui aurait servi de sigle de ralliement aux premiers chrétiens que Néron a persécutés durant son règne. Un roman prêté par un collègue, qui avait tout pour me plaire : l'époque, la forme, le côté mystérieux de ce cryptogramme que j'ai pu voir à la Maison Forte de Reignac en Dordogne cet été mais pourtant le charme n'a pas opéré et je n'ai pas été passionnée par ces pages.

 

 

 Un roman dévoré durant mon périple en sac à dos au Vietnam évoquant la relation qu'entretient une jeune adulte et son grand-père, parti sur les routes avec un ami. Je garde le souvenir d'une belle relation inter-générationnelle, au travers de sms échangés et d'un roman assez fort.

 

 

 


Un autre roman dévoré durant mon périple au Vietnam, un classique de la littérature que j'avais envie de découvrir car il évoque un pays dans lequel j'étais. J'ai été subjuguée par la plume de Duras, transportée par son style dans cette histoire d'amour interdite. 

 

 

 

Je crée ma BD avec Mortelle AdèleUn coffret complet pour découvrir comment réaliser soi-même sa BD, accompagné de l'héroïne malicieuse Mortelle Adèle. Planches à découper, bulles, exercices à réaliser, j'ai trouvé cette publication très intéressante mais un tantinet trop difficile pour le public visé (à partir de 8 ans, je dirais plutôt 10 ans).

 

 

 2015

Une lecture singulière, qui oscille entre amour et violence, entre horreur et espoir. L'histoire d'un père monstrueux et de son fils, qu'il a élevé coupé de tous, dans une cabane au fond des bois. Un texte fort, porté par une langue extrêmement travaillée. Une lecture choc dont on ne ressort pas indemne.

 

 

 

Fabuleux essai sur la saga Star Wars et la culture américaine contemporaine à travers ce prisme. Même sans être fan de George Lucas et son univers, on se plonge avec effroi dans ce texte écrit par un spécialiste de la géopolitique et des États-Unis pour mieux comprendre ce pays aujourd'hui. A lire ! 

 

 

 

L'Ecosse du 17e siècle et ses traditions, une jeune fille accusée de sorcellerie se raconte dans sa geôle, en attendant le bûcher. Un roman magnifique, qui m'a arraché pas mal de larmes. Une écriture à couper le souffle, poignante, vibrante, une ode à l'Ecosse. Un très beau souvenir de lecture et une auteure que j'ai envie de découvrir davantage.

 "On a quelque fois tant à dire qu'on ne peut le dire. Quelquefois, mieux vaut ne pas faire des adieux." (p.119)

"Ne faites pas la guerre. Combattez avec votre plume. Lancez votre cri de bataille à l'encre, écrivez vos rêves." (p.435)

 

Un roman de Carole Martinez qui m'a remuée, beaucoup, mise mal à l'aise aussi. Une écriture toujours aussi belle, mais une histoire sombre qui m'a hantée et dont j'ai eu du mal à me défaire. Impossible de chroniquer ce roman, de parler de cette voix d'outre-tombe qui raconte son destin funeste. 

 

 

 

Un touriste occidental à Bali qui entreprend un chemin personnel avec un guide rencontré sur l'île. Un guide de développement personnel qui se cache derrière un roman. Un livre qui m'a plu, fait réfléchir, mais dont j'aurais beaucoup de mal à parler ici. Comme beaucoup de lectures documentaires que je fais, je trouve qu'il n'a pas sa place ici et je n'ai pas envie d'en parler davantage. Il appartient à mon jardin secret et mes impressions ne regardent que moi.

 

 

 

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Un roman beaucoup plus profond qu'il n'en a l'air, avec sa boule à neige sur la couverture. Lu alors que j'étais en chantier l'été 2015, à grelotter sous ma tente. Il interroge sur la question du bonheur, avec une héroïne universitaire à la psychologie intéressante qui voit ses certitudes s'effondrer lorsqu'elle rencontre un homme qui lui plaît. Une belle lecture, qui m'avait fait m'interroger moi aussi.

 

 

 

Une uchronie prometteuse - et si la Première Guerre mondiale n'avait pas eu lieu ? - mais vraiment trop courte et rapide pour être intéressante. Les personnages sont trop rapidement esquissés, l'intrigue bâclée, et ce qui aurait pu être un formidable roman se transforme en lecture banale et qui rate son lectorat : pour les plus jeunes qui ignorent les détails de cette période historique, l'intrigue n'est pas accessible. Pour les autres, elle est trop légère.

 

 

Un roman-fleuve, incroyable, porté par une plume absolument magnifique (et encore, je parle de la traduction) mais qui m'a demandé tous les efforts du monde pour le terminer. L'intrigue est si sombre et sans espoir pour Théo, 13 ans au début du roman, et qui voit sa vie basculer lors d'une explosion à New York dans laquelle sa mère perd la vie et qu'il récupère un tableau célèbre, que j'ai dû faire plusieurs fois des pauses dans ma lecture pour affronter la descente aux enfers du jeune homme.

 

 

La nuit tombée

Un homme seul sur sa moto part retrouver la zone interdite de Tchernobyl, lieu de son enfance. A l'occasion des 30 ans de la catastrophe en avril 2015, j'ai fait plusieurs lectures sur ce thème dont celle-ci, qui m'a secouée beaucoup. Cette nature dévastée, ces survivants marqués par la catastrophe, ces malades et ces morts qu'on tait. Une lecture qui fait froid dans le dos. 

 

 

 

Une belle adaptation BD du roman de Julien Blanc-Gras, parti découvrir le monde en tant que touriste. Un album découvert avant le roman, mais dont j'ai apprécié le trait et le style. J'ai bien envie de découvrir le roman, passionnée de voyage et d'exploration comme l'auteur.

"Certains veulent faire de leur vie une oeuvre d'art, je compte en faire un long voyage. Je n'ai pas l'intention de me proclamer explorateur. Touriste, ça me suffit."

 

Un album qui se déroule au Moyen Âge et dans lequel le petit héros refuse de devenir bourreau comme son père, préférant les plantes comme sa mère. Mais pour comprendre le mot qu'elle lui a laissé, il doit apprendre à lire ! Un jolie histoire, portée par des graphismes ronds et des couleurs douces. Un album qui plaira aux jeunes lecteurs sans hésiter !

 

 

2014

Qu'on se le dise, j'adore Bastien Vivès. Et je me demande bien pourquoi je ne suis pas plus attentive à ses parutions... Quoiqu'il en soit, Le goût du chlore est encore une fois un très bel album en noir et blanc qui raconte la rencontre d'un jeune homme et d'une jeune fille à la piscine. Entre longueurs et silences, leur rencontre dans le bassin est très émouvante. 

 

 

 

Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi je n'ai pas chroniqué cette merveille ? Une BD sans texte, aussi onirique que poétique, qui raconte le destin d'un homme qui quitte tout dans l'espoir d'une vie meilleure dans un monde qui lui est étranger. Un bijou encensé il y a quelques années sur les blogs et dont je n'ai pas pris le temps de parler... 

 

 

La redécouverte de cet écrivain autrichien à travers ces lettres échangées avec un correspondant et dans lesquelles il évoque ses réflexions sur la solitude, l'art, la vie. Un texte conseillée par une amie et qui m'a bouleversée.

 

 

 

 

 

J'ai découvert Bridget quand j'étais lycéenne, bien avant la sortie de ses aventures au cinéma. Depuis, c'est une histoire d'amour qui dure, qui dure... Me replonger dans ce second tome, c'est comme retrouver une vieille copine avec qui discuter, entre déboires sentimentaux et crises existentielles. Pour ceux qui aiment le film, ruez-vous sur les deux premiers romans d'Helen Fielding, petit bijoux d'humour anglais absolument truculents. A lire et à relire sans modération pour rire toujours autant de et avec Bridget !

 

 

Une BD comique sur fond de Far West de la Ruée vers l'or. Un étrange document qui pourrait changer la face des Etats-Unis. Une série que j'avais eu plaisir à découvrir, écrite par Lupano et portée par des dessins aussi ronds que soignés.

 

 

 

 

Un frère et une soeur qui héritent, à la mort de leur père, de son restaurant étoilé. Mais il va falloir beaucoup de ruse et d'imagination pour sauver le restaurant paternel des dettes que celui-ci avait contractées. Un album agréable, porté par le scénario d'Arleston, le papa des Trolls de Troy, au dessin un peu manga. Une série que je n'ai pas poursuivie.

 

 

2013

La tectonique des plaques

Entre Margaux Motin et moi, c'est une histoire qui dure depuis ses débuts. Avec La tectonique des plaques, son troisième album l'illustratrice et blogueuse aborde la question du changement de vie, quand à 35 ans et mère célibataire elle décide de commencer une nouvelle histoire d'amour. Plus réaliste et un tantinet moins barré que ses deux précédentes publications, cet album est quand même promesse d'une belle rigolade !

 

 

Le mystère du hareng saur

Rien ne va plus dans le monde des livres et pour Thursday Next ! Si vous me connaissez, vous savez à quel point j'adore cette série complètement barrée et loufoque de Jasper Fforde, ode à la littérature anglaise et aux distorsions temporelles. Encore un tome à dévorer d'urgence !

 

 

 

 

Plan B pour l'étéUne belle histoire de relation inter-générationnelle entre une adolescente et sa grand-mère, la première étant contrainte de passer l'été avec la seconde. De la légèreté, des retournements de situation, des personnages attachants. Un bon roman ado que j'avais adoré découvrir !

 

 

  

Swing à BerlinUn très beau roman qui se déroule en 1942, quand Goebbels décide de créer un groupe de jazz pour remonter le moral des troupes et que Wilhem Dussander, pianiste émérite, est contraint d'accepter de recruter d'autres musiciens. Un roman percutant, abordant une époque maintes fois traitée en littérature de jeunesse, mais par le prisme de la musique. C'est intéressant, culturellement et historiquement documenté sans être indigeste. Parfait !

 

 

 LuzUn roman lourd, sur l'adolescence et ses violences. J'avais eu du mal à rentrer dedans, à comprendre où voulait en venir l'auteur. A pourquoi il faisait subir tout ç à son héroïne. Des pages dont j'avais été soulagée de sortir.

 

  

 

 

La drôle de vie de Bibow BradleyUn roman incroyable qui relate le destin de Bibow Bradley, dont la vie semblait pourtant toute tracée, dans sa petite ville de l'Illinois et qui, enrôlé pour la guerre du Vietnam, la traverse en observateur extérieur. Un excellent souvenir de lecture, et un roman sacré Pépite du roman adolescent au Salon de Montreuil en 2012.

 

 

 

InfiltrésUne mission secrète commanditée par la CIA et un adolescent hacker de génie dans un fauteuil roulant. L'intrigue fonctionne bien. Je me souviens d'une lecture au rythme dense, qui ressemble à un film d'action. A proposer sans hésitation aux adolescents, ne serait-ce que pour la question du handicap, finement traitée. 

 

 

 

2012

Un album signé Jodorowski, avec comme personnage principal un mime durant la Seconde Guerre mondial, qui parce qu'il évoque la Résistance alors que des SS sont dans le public, sera mutilé et envoyé en camp de concentration. Une lecture forte, portée par des dessins magnifiques. Un excellent souvenir !

 

 

 

Imaginez un train bloqué en pleine tempête de neige avec des adolescents qui commencent à avoir des accès de démence. Bienvenue dans Peur Express, un thriller ado rudement bien ficelé qui m'avait plu autant qu'il m'avait glacée !

 

 

 

 

Six adolescents marginaux réunis dans une mission secrète pour infiltrer la mafia taïwanaise. Chacun avec son trouble -l'hyperactivité, la dépression, la trisomie, la bipolarité, l'autisme, la dépendance aux jeux vidéo - ils vont unir leurs forces pour mener à bien leur mission. Encore une fois la question du handicap traité comme une force. Un roman que j'avais trouvé intelligent et bien mené.

 

 

 

L'adolescence de l'auteur, Vincent Cuvellier, qui, sorti du système scolaire, est perclu de doutes et d'échecs mais tenu par une certitude : plus tard, il sera écrivain. Ce texte est le récit de cette période trouble, mue par un instinct fort. Une écrite franche, incisive et un rythme rapide. A mettre entre les mains de ceux qui, à cet âge, aiment manier la plume.

 

 

 

Quand des adolescents décrocheurs partent en randonnée avec des animateurs pour redonner un sens à leur vie et redécouvrir la nature. Un roman court, très fort, violent parfois, et qui m'avait laissée un peu sonnée, une fois la dernière page tournée.

 

 

 

 

La photoQuand tous les personnages présents sur une photo la commentent et donnent leur version de cette journée. Un roman très court, teinté de poésie, porté par l'écriture sublime de Marie Desplechin. Une belle rencontre.

  

2017 peut arriver : je déclare officiellement qu'il n'y a plus de chroniques en retard sur ce blog !

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22 décembre 2016

Le chat à l'orchidée, Kwong Kuen-Shan

Le chat à l'orchidéeLe chat à l'orchidée est un album de l'illustratrice chinoise Kwong Kuen Shan paru en octobre 2015 aux éditions de l'Archipel.

C'est un véritable voyage dans la culture chinoise, au côté de chats que propose ce petit album. A chaque double page, une aquarelle très poétique et épurée et une citation issue de la culture chinoise. Calme et sérénité enveloppent ces pages où le chat règne, en maître silencieux et inspirant, accompagné de fleurs.

J'ai beaucoup aimé cette promenade méditative et poétique en compagnie d'un animal cher à mon coeur et dans un pays que j'ai aimé découvrir. Ce qui me rappelle que j'ai Le chat zen de cette même auteure à découvrir, offert par quelqu'un qui a compris très vite mon amour des chats, il y a de cela deux ans...

Un grand merci à Ines de Langage&Projets et aux Editions de l'Archipel pour cet album.

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21 décembre 2016

La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-Lugand

La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-LugandLa vie est facile, ne t'inquiète pas est le troisième roman de la psychologue de formation Agnès Martin-Lugand paru en 2015 chez Michel Lafon. Il est la suite [des] gens heureux lisent et boivent du café

Diane est revenue d'Irlande, où elle était partie quelque mois pour surmonter le décès de son mari et de sa fille. Rentrée à Paris, elle reprend les rênes de sa librairie café Les gens heureux lisent et boivent du café, aidée de Félix, son ami de toujours. Un beau matin, elle rencontre Olivier, un homme gentil et attentionné, doux et patient qui comprend que Diane ne voudra plus jamais être mère. Cette dernière y voit une manière d'oublier son histoire tumultueuse avec Edward, le photographe Irlandais dont elle s'était éprise à Mulranny et de se reconstruire. Mais l'Irlande se rappelle à son bon souvenir par un sombre coup de téléphone. Diane va vite devoir choisir entre sa vie parisienne calme et apaisée et le tumulte irlandais et ses sensations fortes.

J'avais absolument dévoré Les gens heureux lisent et boivent du café et j'ai immédiatement enchaîné sur la découverte de ce second tome, mue par le désir de savoir ce qu'il allait advenir des personnages sous la plume d'Agnès Martin-Lugand. Et je n'ai pas été déçue par cette suite. S'il ne possède pas le charme du premier tome dû à la découverte du cadre - la librairie café comme le petit village irlandais sont absolument fabuleux à découvrir - ce second opus recèle bien des richesses. Il est davantage question de maternité que de deuil, de résilience et de reconstruction que de douleur. L'ensemble se déroule avec fluidité et simplicité et la lecture est encore une fois très agréable. Pas de coup de coeur cette fois, car le cadre est posé et l'auteure semble avoir voulu donner une conclusion à ses personnages mais un plaisir que je n'aurais boudé pour rien au monde et que je vous conseille fortement !

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20 décembre 2016

Amours, Léonor de Récondo

Amours, Léonor de RecondoAmours est le quatrième roman de la violoniste et romancière française Léonor de Récondo paru aux éditions Sabine Wespieser en 2015. 

Au début du XXème siècle, dans le Cher, Anselme de Boisvaillant, notable respecté, profite du sommeil de sa femme pour violer Céleste, la jeune bonne de la maisonnée.  Lorsque celle-ci tombe enceinte, Victoire, la femme d'Anselme, décide d'adopter l'enfant et de se faire passer pour sa mère afin de sauver l'honneur du couple et d'offrir à son époux l'héritier tant désiré. Passant outre l'affront et la honte liés à l'adultère, Victoire s'improvise mère mais peine à s'occuper de l'enfant. Elle oscille entre ennui et désarroi. Heureusement, Céleste veille sur le petit et prend soin de lui. Victoire s'en aperçoit rapidement et bien vite, les deux femmes se lient à l'insu d'Anselme.

Quel roman ! Reçu en cadeau pour mes trente ans et reçu à nouveau en réussite à mon mémoire (mes amies ont les mêmes idées sans même se connaître, c'est pas fabuleux ça ?), Amours est un petit bijou à côté duquel j'aurais pu passer si ces deux présences bienveillantes ne me l'avaient pas glissé entre les mains.

Léonor de Récondo signe ici une intrigue très riche dans laquelle les héroïnes sont magnifiées, leurs corps encensés et le plaisir charnel révélé. Derrière un rideau de conventions sociales lourdes, à une époque où les femmes n'avaient que peu de liberté, se révèlent deux personnages féminins forts, marqués par leur statut social. Céleste, issue d'une famille humble, qui n'a d'autre destin que de servir les autres, quels que soient leurs désirs - être violé par le maître de maison était courant à l'époque et non condamné par la loi - et Victoire, étouffant dans un mariage malheureux, s'ennuyant telle une Emma Bovary engoncée dans une vie qui ne lui convient pas. Le corps féminin, uniquement dévoué à accueillir un foetus à cette époque, se libère de ses corsets et se défait de ses interdits pour mieux accéder au plaisir. C'est beau, très beau même. Les 200 et quelques pages se tournent à une vitesse folle vers un dénouement incroyablement réussi. Léonor de Récondo signe ici un roman magnifique qui donne sans hésiter l'envie de découvrir le reste de son oeuvre. Merci Flo et Lise pour ce chouette cadeau !

« De la vie, on ne garde que quelques étreintes fugaces et la lumière d'un paysage. »

 

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14 décembre 2016

Un goût de cannelle et d'espoir, Sarah McCoy

Un goût de cannelle et d'espoirUn goût de cannelle et d'espoir est le deuxième roman de l'américaine Sarah McCoy paru en 2014 aux éditions Les Escales.

Pour les besoins d'un article qu'elle doit rédiger sur les traditions de Noël, Reba, une jeune journaliste installée à El Paso au Texas, contacte Elsie Meriwether, la propriétaire d'une boulangerie allemande de la ville. Cette dernière, loin de lui raconter le folklore des Noëls traditionnels, lui dévoile plutôt son enfance à Garmisch, en Allemagne, dans les années 1940. Comment sa famille a vécu la Seconde Guerre mondiale dans cette ville reculée à la frontière autrichienne, tentant de faire vivre sa boulangerie malgré les restrictions. Comment Elsie s'est construit une adolescence, entre une soeur partie dans un Lebensborn pour servir sa patrie en enfantant des nouveaux-nés répondant aux critères de la race aryenne, des parents contraints de collaborer avec la Gestapo pour être approvisionnés en matières premières, un prétendant officier SS qui l'emmène dans une soirée nazie et Tobias, un enfant juif qu'Elsie découvre le soir de Noël à sa porte et décide de cacher dans sa chambre.

Débuté durant mon Read-a-thon de Noël il y a dix jours, j'ai dévoré ce roman et me suis plongée avec un plaisir immense dans ses pages. La narration alterne entre le Texas, en 2008, avec Reba qui fait ses recherches pour son article, et l'Allemagne dans les années 1940 avec Elsie et sa famille. Les chapitres courts créent une réelle dynamique qui m'a rappelé Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg, un autre très beau roman à la construction similaire.

Sarah McCoy a pris le parti de raconter ce pan de l'histoire à travers les yeux d'une adolescente allemande. Et c'est justement ce qui en fait son intérêt. Bon nombre de romans traitent cette sombre période du point de vue des Alliés, tandis qu'Un goût de cannelle et d'espoir met l'accent sur le quotidien des Allemands à cette époque. Pas forcément nazis, ni même au fait de ce qui se passait, ils subissaient une guerre qui les dépassait et luttaient pour survivre, dans la peur de la délation. La déportation est brièvement évoquée, tout comme les camps, mais par le prisme d'Elsie et de sa famille, de condition modeste et qui n'avaient que peu de façons de s'informer de ce qui se passait. La peur est présente, à chaque page, et la famille vit au jour le jour dans un climat de suspicion et d'angoisse. Très documentée, l'intrigue intègre bon nombre de faits historiques qui offrent au roman une densité particulière. Petit bonus de fin : le carnet de recettes d'Elsie, boulangère émérite. A vous les Kreppel, Sonnenblumenkernbrot, Schwarzwälder Kirschtorte, Brötchen et autres Lebkuchen !

Un roman intense, difficile à lâcher, lumineux malgré le sujet, porté par des personnages féminins forts et charismatiques. Bref, une très belle lecture que j'ai partagée avec Nath. Deuxième participation au Challenge il était quatre fois Noël chez Chicky Poo et Samarian.

Il était quatre fois Noël

 

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08 décembre 2016

Un Noël sans fin, Kristen Rivers

Un Noël sans fin, Kristen RiversUn Noël sans fin est une romance de l'auteure francophone Kristen Rivers paru en auto-édition en novembre 2016.

Luka déteste Noël par dessus tout. Véritable trouble-fête, elle assène sa mauvaise humeur à ses collègues guillerets qui décorent avec entrain la médiathèque strasbourgeoise où elle travaille. Alors que la jeune femme fait tout pour oublier cette journée maudite, une distorsion du temps la contraint à rester bloquée la journée du 24 décembre... et la revivre sans cesse ! Luka va devoir comprendre pourquoi elle subit cette malédiction avant de pouvoir la briser...

Vous avez vu Un jour sans fin avec Bill Murray et Andie MacDowell ? Ce roman s'en inspire largement et en fait une sorte d'hommage - de l'émission de radio du radio-réveil aux péripéties qui égrènent la journée de Luka - pour le moins réussi. Je n'ai pas pour habitude de lire des publications auto-éditées (ma bibliothèque regorge de romans que je veux lire sans en trouver le temps !) mais j'ai eu envie de découvrir celui-ci au moment de la période de Noël. Et je ne regrette pas ce choix divertissant. 

Sur fond de période de Noël, dans un cadre enchanteur - les marchés de Noël alsaciens -l'intrigue se déroule simplement et donne à voir une héroïne un peu grincheuse et antipathique, qui s'ouvre au fil des pages et dévoile peu à peu les raisons de son aversion. Lu pendant  mon Read-a-thon de Noël le weekend dernier, ce roman est une comédie légère et bien menée autour de la distorsion temporelle. J'émettrai un petit bémol aux trop nombreuses références que l'auteure glisse à chaque page et qui alourdissent un peu l'ensemble. Au début cela prête à sourire, puis rapidement cela ralentit l'intrigue et agace un peu. Mais dans l'ensemble, j'ai passé un bon 24 décembre à répétition en compagnie de Luka à Strasbourg !

Il était quatre fois Noël

Première participation au Challenge il était quatre fois Noël chez Chicky Poo et Samarian

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