Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




10 juin 2018

Tea time pour le Mois anglais

Tea time

Cet après-midi, la maison a embaumé grâce à la recette de scones vegan d'Hélène du blog Tasting Good Naturally. Accompagnés d'un peu de confiture de fraises, de quelques cerises et d'une grande théière d'earl grey vert, c'était excellent ! Il n'y a pas à dire, Le Mois anglais, c'est quand même l'occasion de se régaler de romans et de douceurs. Belle fin de dimanche à tous !

 Le mois anglais

Et voilà ma deuxième participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda
(avec le joli logo de Syl. !)

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [20] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , ,


09 juin 2018

Agatha Raisin enquête T.4 Randonnée mortelle, M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête TRandonnée mortelle est le quatrième tome des aventures d'Agatha Raisin imaginées par la romancière britannique  M.C. Beaton paru en nomembre 2016 chez Albin Michel. 

Après un séjour de six mois à Londres pour aider son ancienne boîte de relations publiques, Agatha n'aspire qu'à une chose : retrouver ses chères Cotswolds, son cottage au toît de chaume à Carsely et sa vie bien rangée. Quand elle apprend que son charmant et célibataire voisin James Lancey a monté un club de randonnée, Agatha enfile ses chaussures et se joint aux marcheurs. Mais elle reprend très vite aussi sa casquette d'enquêtrice : Jessica, une jeune femme qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs, est retrouvée assassinée. Les pistes sont nombreuses, entre les propriétaires terriens et les membres du club agacés par Jessica, mais Agatha garde la tête froide et se lance dans l'enquête !

Entre Agatha et moi, c'est une drôle d'histoire ! A chaque fois que je lis une de ses aventures, je la trouve facile et prévisible, me disant que je vais arrêter là ma lecture de la série, mais à chaque fois, je rempile pour un nouveau tome, cherchant une détente indéniable aux côtés de cette retraité acariâtre et bourrée de mauvaise foi.   
Et force est de constater que M.C. Beaton fait mouche à chaque fois, avec une intrigue drôle et décalée, des personnages attachants et un décor de rêve (les Cotswolds jouent beaucoup en faveur de cette série, le charme anglais opérant à chaque page). Alors ce n'est pas un coup de coeur, ni un roman incroyablement novateur, mais je l'ai lu l'été dernier quand j'étais moi-même dans les Cotswolds et j'avais été grandement divertie (je vous rassure, mon brouillon était rédigé et attendait d'être publié !). Il me reste encore dans mes brouillons Pour le meilleur et pour le pire et je verrai si je reprends la suite de la série cet été ! L
es avis de  Alex-Mots-à-MotsFondant, MéloSharon, etc.

 Le lien vers mes chroniques de trois premiers tomes :

Agatha Raisin T Agatha Raisin T 119673049

Logo Challenge Feel good Le mois anglais

 Une nouvelle participation au Challenge Feel Good   
et ma première au Mois anglais (avec le joli logo de Syl. !)

 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [14] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , ,

07 juin 2018

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles, Olivier BourdeautEn attendant Bojangles est le premier roman de l'écrivain français Olivier Bourdeaut paru en janvier 2016 aux éditions Finitude. Plusieurs fois primé, il a remporté un grand succès dès sa sortie.

Ils s'aiment d'un amour fou. Lui, George, ancien homme de loi reconverti en ouvreur de garages, elle, au prénom inconnu puisque son mari la nomme chaque jour différemment, amoureuse de la vie fantasque qu'elle s'invente. Tous les deux dansent, chaque jour, sur Mr Bojangles chanté par Nina Simone, devant les yeux ébahis de leur fils. La vie du trio n'est qu'un tourbillon de fantaisie et de drôlerie : les invités se succèdent, l'alcool coule à flot, les disques tournent en boucle tandis que Mme Superfétatoire, la grue domestiquée par la famille, amuse la galerie. Tout n'est qu'amusement et loufoquerie. Mais  l'équilibre de cette douce folie se rompt le jour où un percepteur d'impôt vient sonner à la porte. 

Deuxième roman que je découvre en livre audio, En attendant Bojangles m'a complètement charmée. Je l'avais dans ma PAL depuis longtemps en version papier (depuis sa sortie !) mais je n'avais pas pris le temps de le découvrir. Un trajet ce week-end m'a permis de me plonger dans la version audio empruntée à la médiathèque.  
La voix de Louis Arène, de la Comédie-Française, donne vie à ces personnages fantasques et corps à cette intrigue ubuesque, tandis que les intermèdes musicaux de Nina Simone scandent l'intrigue. La narration alterne entre les souvenirs du narrateur enfant devenu adulte et le journal de son père. Les réminiscences divergent de l'un à l'autre, l'enfant et son oeil naïf ne voyant dans la fantaisie de sa mère qu'une fraîcheur innocente, quand son père, dès le début, sait que la folie se tapit dans un recoin, et qu'elle peut à tout instant faire voler en éclat l'équilibre mental de sa chère et tendre. 
La plume d'Olivier Bourdeaut est d'une musicalité sans borne (et en livre audio le résultat est d'autant plus fort !), l'auteur jouant sur les mots, leurs sonorités et les figures de style pour créer un non-sense absolument délicieux. 
C'est bien simple : je n'ai pas vu passer les 3h d'écoute, moi qui avais eu beaucoup de mal avec mon premier livre audio. Je me suis immergée dans cette intrigue drôle et émouvante, ode à un amour fou si romanesque. Je ne vous en dirai pas plus... Un coup de coeur indéniable à côté duquel je vous déconseille de passer ! 
Les avis de BlandineEnnaFolavril, Helene, ItzamnaJerome, LeiloonaMadameNatiora, Noukette, etc. 

  En bonus un entretien d'Olivier Bourdeaut

 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature française - Vos commentaires [16] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , , ,

04 juin 2018

Mauve, Marie Desplechin

Mauve Marie DesplechinMauve est le troisième et dernier tome de la trilogie consacrée à Verte et imaginée par Marie Desplechin. Il est paru une première fois en 2014 avant d'être réédité le mois dernier avec une nouvelle couverture de Magali Le Huche. 

Rien ne va plus ces derniers temps : Verte et Pome sont d'une humeur massacrante et claquent les portes. Serait-ce une crise d'adolescence qui pointe le bout de son nez ? C'est d'un banal et ne ressemble pas aux deux petites sorcières. Mais le jour où Pome revient avec un hématome sur la joue, le doute n'est plus possible : il se passe quelque chose au collège ! Depuis l'arrivée d'une nouvelle, Mauve, tout a changé. Verte et Pome refusent d'en parler car une aura sombre semble planer au-dessus d'elle. Heureusement, Papi Ray, Gérard, Ursule, Clorinda, Anastabotte et son amie Euphronie leur viennent en aide. 

La semaine dernière, je m'étais régalée avec Pome, renouant avec les personnages de Verte et retrouvant avec plaisir le petit univers créé par Marie Desplechin. J'ai tout naturellement enchaîné par la lecture de ce troisième et dernier tome de la série pour en connaître le dénouement.      
Marie Desplechin introduit un nouveau personnage, Mauve, qui incarne le Mal, et met à mal le fragile équilibre que la petite communauté a réussit à trouver, Pome venant régulièrement chez Papi Ray pour être avec Verte et échapper à l'humeur un peu sombre de Clorinda, sa mère, tandis que Verte alterne les semaines chez Gérard, son père et Ursule, sa mère, et les cours de sorcellerie chez sa grand-mère Anstabotte. L'auteure aborde avec finesse des thèmes sensibles comme la séparation des parents, l'amitié, les relations intergénérationnelles, les discriminations aussi - les hommes sont en minorité dans la série et non autorisés à pratiquer la sorcellerie - le harcèlement, aussi, dans ce tome, le tout sous couvert d'une intrigue légère et joyeuse dans laquelle il est agréable, à tout âge, de plonger. Ce tome clôt parfaitement la série tout en lui apportant un dynamisme certain avec le combat contre le MalUne série à mettre entre les petites mains, sans hésiter une seconde - j'aurais adoré la découvrir plus jeune ! - et à relire adulte avec gourmandise.      
Un grand merci aux éditions L'Ecole des Loisirs de m'avoir permis de découvrir ce roman.     

 

Logo Challenge Feel good

Une chronique de soukee rangée dans Romans jeunesse - Vos commentaires [2] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,

02 juin 2018

Sommeil, Haruki Murakami

Sommeil, Haruki MurakamiSommeil est une nouvelle du maître japonais Haruki Murakami parue originellement dans le recueil L'éléphant s'évapore en 1993 puis rééditée seule, illustrée par Kat Menschik, en 2010 chez Belfond. 

Dix-sept nuit que la narratrice ne dort plus. Pas qu'elle est insomniaque, non, mais qu'elle ne dort plus du tout sans éprouver la moindre fatigue. C'est arrivé un peu par hasard. Peinant à trouver le sommeil, une nuit, elle s'est levée, s'est servie un verre de cognac et s'est installée dans son séjour pour relire Anna Karénine. Transportée par l'intrigue de Tolstoï, elle s'est perdue dans ses pages. Le lendemain, sans fatigue aucune, elle a repris son quotidien, s'occupant de son fils, de son mari et de leur maison. Depuis, elle ne dort plus et passe ses nuits à lire, se promener en voiture, découvrir le monde, la nuit. 

Première incursion dans l'oeuvre du géant de la littérature japonaise pressenti pour le Nobel, ma lecture de Sommeil a été un régal. L'auteur entraîne son lecteur dans les nuits de cette Emma Bovary contemporaine, lassée de sa vie routinière et qui redécouvre le plaisir par la lecture et le chocolat, nourriture au parfum d'interdit. Portée par un style fin et poétique, la nouvelle déroule ces nuits jusqu'à un dénouement des plus audacieux. 
Les illustrations de Kat Menschik parsèment le texte d'une aura mystérieuse et le nimbe d'un bleu profond, comme le ciel nocturne. Un petit bijou à déguster page après page et qui permet de
 toucher du doigt le talent de Murakami. J'ai adoré. 

Image 1 Image 2

Image 3 Image 4

Une chronique de soukee rangée dans Littérature japonaise - Vos commentaires [2] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : ,


01 juin 2018

Bilan de lecture mai 2018

119945932

Mes lectures de mai

(cliquez sur les couvertures pour lire mes chroniques)

vg 120256303 w

x zza

zb zc  119946544

  Bilan

Un mois de mai très réjouissant niveau lecture, avec de très belles découvertes comme la biographie sur Niki de Saint  Phalle, Pome, la suite de Verte de Marie Desplechin ou encore le dernier roman de Joël Dicker. Niveau BD, encore un très beau mois avec de belles découvertes notamment Ce n'est pas toi que j'attendais que je voulais lire depuis longtemps, Mon traître adapté de Sorj Chalandon qui m'a donné envie de lire cet auteur, ou encore  La saga de Grimr, pour lequel j'ai bien fait de passer outre la couverture qui me rebutait. 
Je vais poursuivre durant ce mois de juin la lecture du quatrième tome d'
OutlanderLes tambours de l'automne, et piocher dans ma PAL pour trouver des lectures so british car aujourd'hui débute Le Mois anglais chez Lou et Cryssilda et je ne manquerais ce rendez-vous pour rien au monde ! 

Bon mois de juin à tous !

Une chronique de soukee rangée dans Bilan de lecture - Vos commentaires [4] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés :

31 mai 2018

L'amie prodigieuse T.1, Elena Ferrante

L'amie prodigieuse Elena FerranteL'amie prodigieuse est la tétralogie qui a mis sous les feux de la rampe la romancière italienne Elena Ferrante depuis la parution de son premier tome en 2011 en Italie. Il a été traduit en français et édité en 2014 aux éditions Gallimard. L'auteure, depuis sa parution, protège jalousement son anonymat et nul ne sait qui est à l'origine de cette saga mondialement plébiscitée. 

Naples, fin des années 50. Elena et Lila habitent un quartier pauvre avec leurs familles respectives. Entre les deux fillettes se noue une forte amitié. Et si Elena peine à maintenir un niveau scolaire acceptable, Lina de son côté est extrêmement douée mais décide d'abandonner l'école pour travailler avec son père et son frère dans la cordonnerie familiale. Les deux amies s'éloignent au fil des ans, car Elena poursuit ses études avec acharnement, mais demeurent proches malgré tout dans ce quartier napolitain sombre où la violence et les traditions pèsent lourd.

Voilà typiquement une saga que j'ai boudée durant longtemps vu le tapage médiatique qu'elle a suscité. Et pourtant, Elisabeth - mon ancienne libraire - m'en avait largement vantée les mérites dès sa parution (note pour plus tard : davantage suivre ses conseils !). 
J'ai donc décidé d'ouvrir ce premier tome lors de mon voyage à Lisbonne et je me suis laissé happer par cette histoire d'amitié sur fond historique. Tant a déjà  été dit sur ces personnages et ce quartier de Naples, personnage à part entière du roman, que je vais être assez concise. 
Elena Ferrante réussit le tour de force de nous plonger dans une Naples violente, patriarcale et aux traditions ancrées, aux côtés de ces deux fillettes qui se débattent pour trouver leur place. La lecture est parfois difficile, le quotidien ne laissant pas beaucoup de place à la joie et la légèreté à Elena et Lina qui sont ballottées et éprouvées au fil des pages. L
es personnages qui gravitent autour d'elles sont nombreux, les histoires secondaires pullulent, et comme dans un roman feuilleton, impossible de poser son livre. 
Criminalité, violence, corruption, adultère, folie parfois, le quartier de Lina et Lena est un microcosme qui semble refléter la dureté de la vie napolitaine de l'époque. L'emprise et la fascination que Lina exerce sur Elena, la narratrice, mettent parfois mal à l'aise le lecteur qui reçoit, telle une confession, ces souvenirs d'enfants mais rendent les personnages d'autant plus attachants dans leur amitié et leur attentes mutuelles.  
Je comprends l'engouement lié à cette saga, j'ai subi moi aussi cette force d'attraction qui m'empêchait de refermer mon livre, les personnages vibrant tellement d'authenticité que j'avais l'impression de lire une chronique d'époque.   
Il ne me reste maintenant qu'à poursuivre cette saga pour savoir ce qu'il advient d'Elena et Lina après leur adolescence.    
Les avis de HeleneEnna, Sylire, Tiphanie, Violette, Sam, etc.

Une chronique de soukee rangée dans Littérature italienne - Vos commentaires [6] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , , , ,

30 mai 2018

La Saga de Grimr, Jérémie Moreau

La saga de GrimrLa saga de Grimr est un album signé Jérémie Moreau paru en septembre 2017 chez Delcourt. Il a reçu le Fauve d'or au Festival d'Angoulême en janvier dernier.

Islande, 18e siècle. Sous le joug de la domination danoise, l'île vit ses heures les plus sombres et ses habitants peinent à survivre. Echappant de justesse à une éruption qui tua ses parents, le jeune Grimr est adopté par Vigmar, un homme solitaire et rusé. Au fil des ans, Grimr devient un colosse infatigable et valeureux, une montagne de muscles dominée par une crinière rousse. Mais sans propriété terrienne sur l'île, et malgré leur commerce de passeur de fjord, Vigmar et Grimr vivent dans une situation à l'équilibre précaire. Surtout que les habitants environnants ne voient pas d'un bon oeil leurs affaires. 

Il en aura fallu des chroniques pour me décider à passer outre cette couverture : le visage fermé de ce personnage me rebutait et ne me donnait pas envie d'aller plus loin. Et puis, la semaine dernière, avec une ultime chronique, celle de Nathalie, je me suis décidée. Et j'ai rudement bien fait ! 
Une fois dépassée la couverture, il m'a été impossible de refermer cet album, happée complètement par l'histoire de Grimr, cet enfant qu'un volcan a rendu orphelin. Jérémie Moreau offre à chaque planche des paysages spectaculaires qui m'ont replongée dans les souvenirs de mon voyage sur cette île merveilleuse et envoûtante au possible (j'en avais mis quelques photos dans ce billet). La vie y est rude, les traditions bien ancrées, et malgré sa force et son courage, Grimr peine à y trouver sa place. La violence est là, entre la nature sauvage et les lois des hommes, leur cruauté et leur vénalité. 
J'avais déjà aimé le trait de Jérémie Moreau il y a quelques années dans Le singe de Hartlepool. J'ai retrouvé son côté flou parfois mais j'ai surtout été charmée par son traitement de la nature, les personnages me laissant davantage sur ma faim
Je n'ose en dire plus. Un simple conseil : n'attendez pas des mois comme moi pour découvrir cet album : c'est une merveille esthétique qui vous remplira d'émotions et à côté de laquelle il serait bête de passer.

Les avis de Mo', Moka, Noukette, Alice, Sabine, Hélène, Joëlle, Enna, Karine:), Blog-o-Noisette, Caro, Yvan, et le Tumblr de Jérémie Moreau.

Planche 1Planche 2

Planche 3 Planche 4

La BD de la semaine

Cette semaine chez Noukette !

Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [21] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , ,

27 mai 2018

Pome, Marie Desplechin

Pome, Marie DesplechinPome est un roman jeunesse signé Marie Desplechin paru originellement en 2007 aux éditions L'Ecole des Loisirs. Une nouvelle édition avec une couverture de Magali Le Huche est paru la semaine dernière. Pome est le deuxième tome de la trilogie formée par Verte et Mauve

Verte est une petite sorcière, comme Ursule et Annastabotte, sa mère et sa grand-mère. A la fin du premier tome, elle a retrouvé Gérard, son père, qui ignore tout de sa condition. Elle partage donc son quotidien entre l'appartement de sa mère et de son père et les enseignements de sorcellerie que sa grand-mère lui délivre le mercredi après-midi. Mais lorsqu'emménage en face de chez son père une fille de son âge, Verte n'est plus seule et trouve illico une amie. Car Pome, c'est son nom, est une sorcière aussi. A elles deux, les deux espiègles vont révolutionner la vie de leurs proches, à commencer par Ray - Papi Ray comme elles l'appellent - le père de Gérard, qui endosse à la perfection le rôle de grand-père idéal en leur préparant de faramineux goûters et de délicieuses frites et en les amenant le mercredi chez Anastabotte.

J'avais adoré Verte, il y a quelques années et j'avais adoré découvrir l'adaptation en BD de ce roman par Magali Le Huche l'an dernier. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée cet après-midi dans Pome, ce deuxième tome.     
Marie Desplechin reprend les ingrédients qui ont fait de Verte un roman jeunesse de référence et en offre une excellente suite. Pome est drôle, les personnages toujours aussi attachants et les thèmes abordés tout autant actuels. Relations intergénérationnelles, amitié, confiance, famille, en un peu plus de 150 pages Marie Desplechin fait mouche avec une simplicité désarmante. L'intrigue est bien ficelée et la narration prise en charge à tour de rôle par les personnages (avec un clin d'oeil à la probable adaptation en BD par Magali Le Huche à chaque chapitre avec un dessin du personnage narrateur), marque de fabrique de la série, offre un rythme dynamique à l'ensemble.
Bref, un must have de la littérature de jeunesse que cette trilogie à lire à tout âge. Elle rejoint mon panthéon des séries jeunesse feel good et bien ficelées avec Sauveur & FilsUn grand merci aux éditions L'Ecole des Loisirs de m'avoir permis de découvrir ce tome. Je vais de ce pas dévorer Mauve, le dernier titre de la série !

"Dans cette vie faite d'événements saisissants, j'ai connu un "avant" et un "après". Ou plutôt un "avant" et un "avec". Avant Pome. Avec Pome. La séparation entre les deux époques est bien visible : "avec" est mon histoire, "avant" ma préhistoire." (p.98)

Logo Challenge Feel good

Une chronique de soukee rangée dans Romans jeunesse - Vos commentaires [2] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

24 mai 2018

Niki de Saint Phalle, Bernadette Costa-Prades

Niki de Saint Phalle, Bernadette Costa-PradesNanas de Niki de Saint Phale

Après Frida Kahlo et Simone de Beauvoir, Bernadette Costa-Prades signe une nouvelle biographie aux éditions Libretto, celle de l'artiste franco-américaine Niki de Saint Phalle. 

Connue du grand public pour ses Nanas, ses sculptures de femmes girondes colorées et remplies de vie et de joie, Niki de Saint Phalle a un parcours atypique. Issue d'une famille noble embrassant deux cultures - son père est français et sa mère américaine -  Niki s'est très tôt rebellée contre ses origines, révélant tardivement le viol dont elle a été victime de la part de son père alors qu'elle avait onze ans. Mariée et devenue mère très jeune, elle débute sa carrière comme mannequin pour Vogue avant de se former, de façon autodidacte, à l'art. Sa vie prend alors un tournant sans précédent. Délaissant son mari et ses enfants pour s'y consacrer, elle se fraye un chemin au milieu des artistes masculins de l'époque et trouve son style.

J'aime beaucoup ces courtes biographies de chez Libretto - une centaine de pages à peine - et j'avais acheté au Salon du Livre de Paris cette année celle de Romy Schneider et celle de Niki de Saint Phalle. Je ne connaissais de cette dernière que ses Nanas, ce qui est maigre, il faut l'avouer.

Bernadette Costa-Prades permet de plonger dans sa vie dans une narration en forme de monologue adressé à Niki - elle emploie la deuxième personne - et offre un aperçu rapide mais assez complet de son parcours. Son chemin artistique, ses influences - Gaudi et le Facteur Cheval notamment -, ses expositions, mais aussi ses amours, ses amitiés, le lecteur découvre la vie de l'artiste passionnée et infatigable à l'origine du Jardin des Tarots, le projet qui anima vingt ans de sa vie et qu'il est toujours possible de visiter en Toscane. Une lecture très agréable et une artiste que j'ai envie de découvrir davantage. Un sans-faute ! 

Jardins de Tarot Niki de Saint Phalle

 

Le Jardin des Tarots 

Les Tableaux tirs

Une chronique de soukee rangée dans Biographies et écritures du moi - Vos commentaires [8] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,