Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

20 avril 2014

Les Chroniques d'Edimbourg T.2 Edimbourg Express, Alexander McCall Smith

Edimbourg ExpressEdimbourg Express est le deuxième tome de la série Les Chroniques d'Edimbourg imaginée par l'écossais Alexander McCall Smith sur le modèle américain d'Armistead Maupin.

La vie continue au 44 Scotland Street. Si Pat a définitivement tourné la page Bruce et considère désormais son colocataire comme un ami, elle n'en demeure pas moins perturbée par l'arrivée dans sa vie d'un charmant jeune homme, Peter, qui se révèle être naturiste.
De son côté, Bruce se lance dans une nouvelle aventure. Finie l'agence immobilière ! Le jeune homme décide d'ouvrir un commerce de vins. Mais sans connaissance aucune, le projet semble compromis une nouvelle fois.
A l'étage en dessous, c'est le petit Bertie qui voit sa vie se compliquer. Irène, sa mère, a de très grandes ambitions pour lui et n'a de cesse de le stimuler intellectuellement, au détriment de son bien-être. Bertie, qui ne rêve que d'une vie normale d'un enfant de cinq ans, tente une rébellion contre sa mère.

J'avais apprécié le premier tome de cette série, découverte après mon enthousiasme pour Les Chroniques de San Francisco. Ce n'était pas un coup de coeur mais j'avais apprécié ma lecture. Malheureusement, ce deuxième tome n'est pas parvenu à susciter le même intérêt de ma part. Je lui ai trouvé des longueurs - notamment dans les passages consacrés à Bertie - et un rythme beaucoup plus lent que le premier. Edimbourg est esquissée de loin, et Alexander Mc Call Smith n'offre plus au lecteur la possibilité de s'immerger dans la capitale écossaise, immersion qui participait au charme du premier tome.
Chaque personnage semble engoncé dans sa vie et plus aucune interaction ne s'opère entre les habitants de l'immeuble. Le roman perd en cohérence et en charme et s'éloigne de ce qu'Armistead Maupin a crée avec ses chroniques américaines. C'est décousu, un peu mou, et l'ensemble donne l'impression de petites nouvelles indépendantes portées par des personnages caricaturaux. Quel dommage !

Ayant mis beaucoup de temps à terminer ce titre, je vais faire une pause dans la série. Vais-je la reprendre un jour ? Le suspense reste entier...

D'autres avis : Alex Mot-à-Mots et Clarabel.

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16 avril 2014

Léonard & Salaï T.1, Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen

Léonard & Salaï, Benjamin Lacombe et Paul EchegoyenLéonard & Salaï est un album réalisé à quatre mains paru en mars 2014 dans la collection Noctambule chez Soleil. Benjamin Lacombe en signe le scénario, les dessins des personnages et le storyboard, aidé dans cette tâche par Paul Echegoyen qui signe de son côté les décors de l'album.

De Léonard de Vinci, tout le monde connaît ses oeuvres picturales emblématiques, son génie architectural et ses créations ingéniériques. Mais derrière ce mythe se cache un homme au quotidien agité par les troubles de son pays, détesté par ses pairs, profondément humaniste et végétarien avant l'heure, intensément marqué par l'histoire d'amour qu'il vécut pendant trente ans avec celui qu'il surnomme Salaï, son petit diable.
C'est le quotidien de cet homme au génie inégalé que cet album propose de découvrir. Entre amour et création, menaces et succès, Léonard de Vinci sous un autre angle. 

Ouvrir cet album, c'est plonger tel l'oiseau de la première page dans l'Italie du 16e siècle et s'immerger dans l'atelier du grand artiste de la Renaissance. Dominée par des teintes sépia et violines inspirées des travaux de l'artiste tels qu'on les connaît aujourd'hui, chaque double page est un enchantement qui permet une immersion certaine dans cette époque. 
Dans l'intimité de Léonard et Salaï, le lecteur découvre le quotidien de l'artiste, ses doutes et ses réflexions, et c'est avec brio que les deux auteurs de l'album s'approprient la vie de ce génie pour mieux nous la retransmettre.
Benjamin Lacombe excelle dans la reproduction des tableaux du maître, tout en y incorporant son style, tandis que Paul Echegoyen offre au lecteur l'opportunité de laisser de côté le XXIe siècle pour se plonger à corps perdu dans l'Italie de la Renaissance. Quelle émotion, pour moi qui reviens tout juste de Florence, de découvrir cette dernière sous la main habile de Paul Echegoyen !
L'album alterne les épisodes romancés de la vie de Léonard et reproductions des oeuvres sur lesquelles il travaille.
Oeuvre à quatre mains, certes, presque à  six mains même, tant Léonard hante ces pages et le travail autour de son œuvre est impressionnant.
Ouvrez cet album, oubliez notre époque. Glissez-vous sans bruit aux côtés du maître pour mieux le voir évoluer. Sentez l'odeur des huiles qu'il utilise. Émerveillez-vous de son talent. Écoutez-le disserter. Laissez chacun de vos sens s'imprégner de ces moments rares à ses côtés. Et une fois la dernière page tournée, accordez-vous un temps pour mieux savourer cette lecture. Un petit bijou.
A noter : à la fin de l'album, une interview des deux auteurs permet d'en savoir davantage sur leur collaboration. S'y ajoutent des visuels des différentes étapes de réalisation du projet et des repères historiques.

 

Planche 1

 

Planche 3

Planche 4

Un grand merci à Bénédicte et aux Éditions   pour cet album. Vivement le second tome de ce diptyque !

Voici ma 63e participation à la   organisée par Mango et ma 52e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

Top BD

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11 avril 2014

La famille Fang, Kevin Wilson

FangLa famille Fang est le second roman de l'universitaire américain Kevin Wilson paru en 2011 aux États-Unis avant d'être traduit en français et de paraître aux Presses de la Cité en 2013. 

Les Fang. Leur vie ? L'art. Leurs oeuvres ? Des happenings dans lesquels ils se mettent en scène tous les quatre et sèment le chaos au milieu de badauds ahuris. Pour Caleb et Camille, les parents, la vie n'a d'intérêt qu'à travers la création artistique. Pour Annie et Buster - surnommés enfants A et B - ces mises en scène loufoques ponctuent leur enfance et fédèrent leur famille.  
Une fois parvenus à l'âge adulte, Annie et Buster tentent de se construire une vie qui leur est propre et de s'émanciper de leurs parents. Mais ça serait sans compter ces derniers qui disparaissent mystérieusement. Ultime mise en scène ou réelle disparition, Annie et Buster doutent.

Voilà. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été transportée par une lecture. Happée. Contrainte et forcée de tourner les pages pour en savoir plus. C'est chose faite avec ce roman absolument incroyable. 
La famille Fang est un ovni littéraire, c'est indéniable. A l'image de sa couverture. Un roman à part, qui met en scène des personnages complètement barrés pour qui l'art prévaut. C
aleb et Camille, artistes géniaux, s'interrogent sans cesse sur leur pratique artistique et entraînent le lecteur dans leur réflexion.  Mais face à eux, leurs deux enfants. Contraints de suivre leurs parents dans leurs délires artistiques mais portant un regard distancié sur ces derniers, ils représentent la raison face à l'extrême du génie.  Et c'est par le biais de ces deux personnages plus raisonnables mais non moins torturés que Kevin Wilson amène le lecteur à s'interroger. Où s'arrête l'art ? Quand faut-il cesser de penser à la création pour vivre ? Et quand faut-il cesser la reproduction du schéma familial pour se construire en tant qu'individu ?  
Ce sont toutes ces questions que ce roman aborde à travers une intrigue riche, alternant les époques et les happenings familiaux. On réfléchit avec Caleb et Camille, on reste interloqué face aux situations extrêmes dans lesquelles ils se mettent au nom de l'art, on regarde la création artistique de l'intérieur. Et ça fait du bien. 
Nullement indigeste, jamais élitiste, à la fois drôle et piquant, La famille Fang est un petit bijou dont je ne saurais que vous conseiller la lecture. Il se chuchote qu'une adaptation ciné avec Nicole Kidman et Jason Bateman est prévue pour 2015...    

Coup de coeur

J'avais dit que c'était fini... Mais je reviens sur ma décision tant j'ai été chamboulée par ce roman. Sans hésitation aucune, je lui attribue ce logo printanier et lui offre le privilège d'être mon premier coup de coeur 2014.  

 

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07 avril 2014

41 élèves, la Toscane et moi et moi et moi...

Quant tu deviens prof, il y a une chose que tu as très envie d'expérimenter. Une chose sur laquelle tu fantasmes secrètement mais qui, avec tous les échos entendus, te terrifie un peu. Une chose qui t'attire irrémédiablement à cause de tes souvenirs d'élève. Cette chose, c'est le voyage scolaire.

Moment unique dans la carrière d'un prof, le premier voyage scolaire est une expérience vraiment à part. D'un côté, toi, jeune prof, tu es tout excité à l'idée de partir avec des élèves, tu portes en toi tes idéaux de transmission de savoirs, la métaphore des vases communicants te revient en mémoire et toute l'idée de la démocratisation de la culture te semble réelle. Tu touches du doigt ce bel idéal d'Ecole républicaine et tu te sens investi d'une mission. C'est beau, c'est grand. Tu y crois.

Et puis... Et puis tu te heurtes à la réalité. Tu te rends compte que c'est un peu lourd à organiser, un voyage scolaire. Que 20h dans un bus pour arriver à destination, c'est quand même un peu rude. Que les élèves, malgré toute ta bonne volonté, voient avant tout l'opportunité de passer 6 jours ensemble sans leurs parents et que tout ce que tu tentes de leur faire comprendre sur les Médicis passe vraiment au second plan. Que si tu leur laisses quartier libre dans une ville, ils vont revenir avec des sacs de fringues Z*ra et du maquillage K*ko.
C'est à ce moment-là que tu comprends qu'en fait tu es adulte. Que tu es définitivement passé du côté obscur de la force. Parce que toi, tu ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas aussi fascinés que toi par la construction du Duomo. Parce que tu as l'impression qu'ils ne profitent pas autant qu'ils le devraient de ce fantastique voyage que tu as organisé. Parce que, finalement, tu as oublié comment tu étais à seize ans...

Bref, le premier voyage scolaire, c'est comme vieillir d'un coup et tirer un trait sur sa jeunesse. Ça surprend, ça fait un peu mal, c'est comme un sparadrap qu'on enlève. Mais après ça va mieux. Tu grandis d'un coup, et ça fait du bien aussi.

***

Pour ma part, c'était la semaine dernière.

41 élèves de Première.
Six jours.
Direction la Toscane.

Florence

La cathédrale Santa Maria del Fiore, Florence La cathédrale Santa Maria del Fiore, Florence

La cathédrale Santa Maria del Fiore

Le Campanile

Le Campanile et ses 414 marches à gravir pour admirer la vue de Florence

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Le Duomo, Florence P1070335

La coupole du Duomo, que Michel-Ange surnomma la cage à criquet

 Le Duomo, Florence

L'intérieur du Duomo, orné de scènes du Jugement dernier

Le Campanile

Vue du Duomo sur le Campanile

Le Ponte Vecchio, Florence Le Ponte Vecchio, Florence

Le Ponte Vecchio, sur l'Arno, qui abrite des orfèvreries depuis le 16e siècle

La Fontana del Porcellino, Florence

La Fontana del Porcellino : en caressant le groin de cette statue, le visiteur aura la certitude de revenir à Florence

 

Pise

Le Campo dei Miracoli, sa cathédrale et sa célèbre Tour Le Composanto, Pise

Le Campo dei Miracoli, sa cathédrale et sa célèbre Tour

Le Composanto, Pise

Le Composanto, cimetière aux allures de cloître gothique abritant les dépouilles des plus célèbres citoyens pisans

 

Sienne

La Piazza del Campo, Sienne Le Palazzo Pubblico, Sienne

La Piazza del Campo, dominée par le Palazzo Pubblico, une des plus belles places d'Italie

Le Palazzo Pubblico, Sienne Le Palazzo Pubblico, Sienne

Le Palazzo Pubblico

Duomo di Santa Maria Assunta, Sienne

Duomo di Santa Maria Assunta, un des plus bels édifices religieux d'Italie.

San Gimignano

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La campagne toscane, fidèle à l'imaginaire collectif : vallonnée et ponctuée de cyprès

San Gimignano San Gimignano

San Gimignano, petite ville médiévale pourvue de treize tours

San Gimignano

 

Quelques douceurs...

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A chaque coin de rue, une échoppe où déguster une part de pizza.

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Les douceurs florentines ont fait bien des émules : gelati, panforte, nougats...

 

En bref...

Déambuler dans Florence et tomber amoureuse de chaque coin de rue / La pizza, tentation ultime de la rue / Des paysages toscans à couper le souffle / Du café, constamment, exquis / Pise, ou la déception de mon voyage / Des souvenirs de mes seize ans / Une douceur de vivre qui apaise / Des élèves toujours enthousiastes, malgré la fatigue / "More vino", ou la réplique qui restera / Instant crush dans mes oreilles, en boucle / Des heures à rêver en bus en regardant la Toscane qui se déroule sous mes yeux / Des repas gargantuesques / Une responsabilité nouvelle / Assassin's Creed 2, ou comment connaître Florence au 15e siècle / Comme une envie d'y retourner.../

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31 mars 2014

Moi après mois... Mars 2014

Un rendez-vous initié par Moka.

Un peu de moi à Bouquinbourg. Beaucoup des autres, aussi.

 Montre

Une aprèm aux Tuileries, au soleil / Un super haut en jersey fait en temps reccord, merci Eugénie ! /  Un japonais entre sœurs / Des migraines et du stress /  Un goûter anniversaire mémorable chez Angélina, face aux Tuileries / Une soirée entre filles et un inconnu étrange / Un pantalon corail, acheté grâce à de précieux conseils / Des mojitos à la fraise, youhou ! / Une visite à l'hôpital, heureusement dans la bonne humeur / Une soirée visite d'appart et une discussion sur le bouddhisme des plus intéressantes / Une nouvelle aprèm aux Tuileries, en agréable compagnie / Une jupe terminée et une malédiction qui s'envole / Une terrasse fleurie des plus inspirantes / Des mutations, des départs, des questions et du stress / Une choré pas très fun mais qui me défoule quand même / Une conversation qui dissipe des doutes et une amie qui se confie / Une tarte aux légumes du soleil, pour fêter le printemps / Un essai  de planter des graines sur la terrasse et un Chachat très intéressé par la terre retournée / Des croissants sur la terrasse, en amoureux / Une nouvelle robe toute fleurie que j'aime d'amour / Une amie qui écoute, sans juger. Merci Hélène / Des magazines people pour faire rire une amie et des news improbables de gens dont on ignore jusqu'au nom / Un thé au soleil, sur la terrasse, sans rien faire d'autre que laisser son esprit vagabonder / Une Sandrine très forte et une belle conversation / Une rencontre avec une réalisatrice passionnante et des élèves attentifs / Du tri par le vide. Que ca fait du bien ! / Des voyages qui se précisent et une organisation inégale / Peu de sommeil mais peu de fatigue aussi / Des mots rassurants venus de la montagne / Daft Punk en boucle dans mes oreilles / Une année scolaire qui file tout en douceur, en légèreté / Une nouvelle valise trop girlie que j'adore / De chouettes lectures et de bons films / Un "Triple X" comme cri du cœur et une replique devenue culte, c'est évident ! / Un printemps qui sonne comme un apaisement / 

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28 mars 2014

Liebster award

Liebster Award

Comment résister à un tag ? J'ai personnellement beaucoup de mal... Même quand c'est un tag qui tourne, retourne et reretourne sur la blogosphère depuis quelques années et auquel j'ai répondu maintes fois (ici, ici et encore ici !), sous plusieurs formes.
Mais Parthenia a pensé à moi et je n'ai pas pu résister. Les révélations passionnantes sur mon compte se réduisant comme peau de chagrin au fil des tags, j'ai dû faire preuve d'imagination pour les 11 choses à vous révéler sur moi... Attention, c'est du lourd !

Les 11 choses inédites sur moi

  1. Je sais réciter l'alphabet à l'envers. Oui, ça ne sert strictement à rien dans la vie, je sais. Mais quand même, avouez que ça en jette, non ?
  2. Je suis monstrueusement inculte en musique, ça en est effrayant ! Et en plus, je n'ai pas du tout l'oreille musicale. Donc lancez-moi sur un blind test et riez, chers amis. Riez.
  3. J'ai peur des chaussettes blanches... Non, c'est une blague, mais je garde de mauvais souvenirs de chaussettes blanches...
  4. J'ai un chat noir qui s'appelle Hermux. Comment ça, c'est pas de l'inédit ? Bon ok, je l'ai repabtisé Chachat. C'est bon ? Assez inédit comme révélation ?
  5. Je déteste la viande rouge.
  6. Je rêve de visiter le Vietnam (un jour, un jour !) et je suis complètement fascinée par l'Inde.
  7. Je pleure devant les films. Mais vraiment. Du genre à pleurer vingt minutes après la fin de Million Dollar Baby (et trente minutes avant la fin du film...)
  8. On nous a longtemps prises pour des jumelles, ma soeur et moi. Jusqu'à... l'an dernier encore, en fait ! Et pourtant, nous avons quatre ans d'écart.
  9. Je déteste la purée. Ça n'a pas de goût et ça ne sert à rien dans la vie.
  10. Je suis documentaliste dans un lycée. Vous savez, le métier que personne ne comprend. Les adultes vous croient débile de faire ce métier qui consiste à garder des livres et les élèves vous appellent "la meuf du CDI" et pensent que vous ne servez qu'à dire "Chhhuuuuttt !". Bein voilà, c'est moi !
  11. J'ai commencé la couture il y a presque un an et grâce à mes copines de soirées mojitos-couture, j'ose des trucs incroyables : jersey, fronces, simili-cuir, double-rentré, rien ne me fait peur ! J'ai même eu l'audace d'essayer la surjeteuse (et même que je n'ai pas perdu un doigt dans l'histoire... Grosse victoire venant de moi !)

Les 10 questions de Parthenia

Si tu étais une catégorie de livre, tu serais... Les romans graphiques : exercice périlleux s'il en est mais somptueux quand réussi. J'attends celui de mon ami Antoine avec impatience !
Si tu étais un roman, tu serais... Madame Bovary. On en parlait encore mercredi soir, hein Manuella ?  
Si tu étais un recueil de poésie, tu serais... Un recueil de haïkus, tant j'aime cette forme poétique.
Si tu étais une citation, tu serais... "N'ont d'intérêt en fait que ce que nos esprits retiennent, ce que nos vies ont confié à l'air." Les Sorcières d'Eastwick, John Updike p.477
Si tu étais un titre de livre, tu serais... Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants. Un roman de Mathias Enard dont le titre m'envoûte littéralement tant il suggère un autre temps, un autre lieu.
Si tu étais l'adaptation cinématographique d'un livre, tu serais... Gemma Bovery de Posy Simmonds, qui est en pleine production. Moi qui vénère cette auteure et qui adore Tamara Drewe, je ne peux qu'attendre cette adaptation de pied ferme !
Si tu étais un mot, tu serais... Bucolique. J'adore les sonorités de ce mot !
Si tu étais une recette de cuisine, tu serais... Un Paris-Metz ! 
Si tu étais un personnage, tu serais... Thurday Next, l'héroïne improbable de la série non moins abracadabrante de Jasper Fforde.
Si tu étais la fin d'une histoire, tu serais... Une fin ouverte, laissée libre à l'imagination du lecteur.

Si tu étais la couverture d'un livre, tu serais... Celle de La Famille Fang, le roman que je suis en train de lire. Délicieusement barrée, colorée et onirique. En un mot, parfaite.

 Les 11 questions que je pose à mes malheureuses victimes  

  1. Version papier ou livre numérique ?
  2. Cinéma ou films chez soi ?
  3. Junk food ou sushis ?
  4. Ballerine ou escarpin ?
  5. Voyageuse dans l'âme ou bien chez toi ?
  6. Thé ou café ?
  7. Bavarde ou taiseuse ?
  8. Chaise-longue au soleil ou canapé moelleux au coin du feu ?
  9. Un seul livre en cours ou des lectures qui se chevauchent ?
  10. Habile de tes dix doigts ou allergique au manuel ?
  11. Rêveuse ou pragmatique ?

  Et les taguées sont...

Fondant O Chocolat, Latite, Karine :)CottageMyrtille, Manuella, Estellecalim, Alex-Mots-à-Mots, Faelys, L'Irrégulière, Touloulou et Eimelle
Aucune obligation, bien entendu, mais pour une fois j'avais envie de jouer le jeu jusqu'au bout et vous taguer. Merci beaucoup Parthenia pour ce tag.

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23 mars 2014

Cette chère Sylvia... Dawn French

Cette chère SylviaCette chère Sylvia... est un roman de l'humoriste britannique Dawn French paru en France le 5 mars 2014 aux éditions de L'Archipel.

Un balcon, une mauvaise chute. Une femme étendue dans le coma. Chambre numéro 5, Sylvia. A son chevet défilent ses proches : son ex-mari, sa meilleure amie qui est aussi sa maîtresse, sa soeur, sa fille, son employée de maison. A chacun de leurs passages, tous se livrent, évoquent des souvenirs, font ressurgir des rancoeurs. Qui est finalement Sylvia ? Chacun en dresse un portrait parcellaire. Son portrait d'après sa relation à cette femme.

Cette chère Sylvia... est un roman divertissant, malgré son sujet en apparence lourd, et promet de bons moments de détente à son lecteur. Dawn French met en scène une galerie de personnages à la fois attachants - bien qu'un brin caricaturaux - et souvent décapants. Ils se succèdent au chevet de cette femme qui donne son nom au roman, mais qui n'est finalement qu'un prétexte à ce que tous se confient, et évoquent leurs souvenirs.
Si l'intrigue bascule à certains moments dans l'invraisemblable, l'émotion est néanmoins là, palpable au détour d'une page, dans cette histoire familiale finalement universelle. Non-dits et déchirements, rancoeurs et reproches, les visites à Sylvia sont l'occasion pour chacun de régler ses comptes avec celle-ci, son immobilité et son silence étant propices à délier les langues. Et si la mort qui plane autour de cette chambre numéro 5 apporte une gravité à l'intrigue, elle permet à chaque personnage de jouer sa partition à la perfection.
La narration alternée apporte une dynamique toujours appréciable. Chaque chapitre, pris en charge par l'un des proches de Sylvia, amène son lot de révélations et de souvenirs et tisse le fil d'une intrigue riche en rebondissements.
Une lecture drôle et piquante. L'occasion d'un bon divertissement. Un roman dévoré en deux jours et qui m'a séduite ! 

Je tiens à remercier Sibylle de LP Langages&Conseils et les éditions de  l'archipel pour ce roman.

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13 mars 2014

La malédiction des pharaons, Elizabeth Peters

La malédiction des pharaons, Elizabeth PetersLa malédiction des pharaons est un roman de l'américaine Elizabeth Peters, paru en 1981. Second tome de la série policière consacrée aux grandes heures de l'égyptologie écrite par la romancière, il met en scène Amélia Peabody et son mari Emerson, passionnés d'égyptologie.

L'intrépide Amélia et le fougueux Emerson se sont rencontrés dans le premier tome. Ils se sont détestés... mais nous les retrouvons mariés au début de ce roman. Parents d'un petit Ramsès, le couple a décidé de s'installer en Angleterre et de laisser de côté l'Egypte et ses mystères.    
M
ais très vite, l'appel de l'aventure se fait sentir. Une sépulture inconnue découverte dans la Vallée des Rois, la mort de l'archéologue à l'origine de cette découverte et la disparition de son assistant, titillent la curiosité d'Amélia. Et lorsque la très jolie veuve de l'archéologue vient supplier Emerson de poursuivre les recherches, le couple ne tient plus et s'envole vers Louxor.

Qu'il est bon de suivre le duo formé par Amélia et son mari à Louxor et tenter en leur compagnie de percer le mystère de cette sépulture inconnue ! Avec ce deuxième tome, Elizabeth Peters, elle-même égyptologue reconnue, entraîne une nouvelle fois son lecteur dans l'effervescence des découvertes archéologiques du début du siècle dernier.
Les descriptions des lieux sont soignées et permettent une immersion délectable dans cette époque. La part belle est laissée aux vestiges archéologiques et aux détails historiques, le tout porté par un duo de personnages à la fois drôle et grinçant.     
Et si l'intrigue policière souffre parfois de quelques faiblesses ou que certains personnages tendent à être parfois un brin caricaturaux, l'ensemble reste très plaisant et promet une belle détente.      
Laissez-vous séduire par Amélia et Emerson. Laissez-les vous entraîner sur les berges du Nil, dans la moiteur du soleil égyptien, et vous faire partager leur passion des découvertes archéologiques. 
 

  • 4/10 au Challenge Polar historique  organisé par Samlor et repris par Sharon.
  • 3/10 pour le Challenge Voyage dans l'Egypte antique que j'organise (toutes les infos ici)

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08 mars 2014

Quelques idées pour la Journée des droits de la femme

Née suite à une grève d'ouvrières en 1917, la Journée de la femme est célébrée à travers le monde le 8 mars. Institutionnalisée en France en 1982, elle est devenue aujourd'hui incontournable et permet de faire un bilan sur la condition féminine. Et ça fait peur...

Très sensible à la question de la condition féminine, aujourd'hui, j'ai envie de mettre à l'honneur les femmes sur mon blog. Vous trouverez donc dans ce billet :

  • 10 écrivaines contemporaines à découvrir. Pas de présentation à rallonge. Juste leur photo et leur nom en légende. Histoire de vous les remettre en mémoire, ou d'attiser votre curiosité, à défaut.
  • 10 livres qui traitent de la condition féminine et mettent en scène des personnages forts qui se débattent avec leurs propres contraintes. 
  • 10 films qui mettent en scène des héroïnes bien dans leur époque et engagées dans la vie.
  • 10 idées pour cette journée particulière.

                              Je vous souhaite à toutes une très belle journée !

10 écrivaines à découvrir

Sylvie Testud Laure Adler Michèle Lesbre

Duong Thu Huong Zoyâ Pirzâd Jeanne Benameur

Joyce Carol Oates Posy Simmonds  Agnès Desarthe Marie NDiaye

 

  10 livres à lire, relire et offrir 

(cliquez sur la couverture pour lire ma chronique)

  Beignets de tomates vertes   


  10 films à voir ou à revoir

(cliquez sur l'affiche pour consulter la fiche du film et voir sa bande-annonce)

affiche-Be-happy-Happy-Go-Lucky-851d8

  10 idées à piocher

  1. Porter un ruban blanc pour dénoncer les violences faites aux femmes.
  2. Partager un café gourmand avec une amie.
  3. Se délecter d'un épisose de Girls, une série féminine résolument dans l'air du temps.
  4. Prendre du temps pour soi.
  5. Sortir profiter du soleil qui innonde la France en ce moment.
  6. Ne faire aucune tâche ménagère aujourd'hui. Question de principe.
  7. Participer à l'un des événements organisés à cette occasion (consulter la carte)
  8. Se plonger dans un bon livre avec une tasse de thé.
  9. Se faire les ongles de pied plutôt que de passer l'aspirateur, histoire d'accueillir le printemps
  10. Garder le sourire mais continuer à se battre : le 8 mars c'est tous les jours.

D'autres envies, d'autres idées ?   
Qu'allez-vous faire de spécial aujourd'hui ?

 

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05 mars 2014

Chronique express, ou l'art de laisser une photo parler à ma place

Flemmarde au point de faire un billet sans texte ? Non, quand même... Quoique ?

(en même temps, ce que j'écris est déjà du texte. Enfin, je dis ça...)

Allez, zou ! En détail : 4 services de presse, 2 cadeaux et 2 achats.

Saurez-vous deviner qui est quoi ?

Les nouveautés de ma PAL

Bonne lecture à tous !

 

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