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14 juin 2017

Où le regard ne porte pas...T.1 Georges Abolin et Olivier Pont

Où le regard ne porte pasOù le regard ne porte pas... est une série en deux tomes imaginée par Georges Abolin et Olivier Pont et parue chez Dargaud en 2004.

1906, Barellito, petit village italien qui prospère grâce à la pêche. Le jour où William et sa famille quittent Londres pour venir s'y installer, ce petit équilibre va être rompu. Car en visionnaire, Alex, le père de William, a décidé d'acheter un bateau et d'aller pêcher au large. Mais les pêcheurs du coin ne voient pas d'un bon oeil cette avancée technique. En parallèle, William fait la connaissance de Lisa, Nino et Paolo, trois enfants de son âge. Ensemble, dans ce paysage paradisiaque, ils se découvrent. Car tous trois semblent liés par leur date d'anniversaire et un étrange objet que détient Lisa.

Un de mes collègues m'a offert les deux tomes de cette série à l'occasion de mon départ (J., si tu passes par ici, merci beaucoup !) et je dois dire qu'après six ans à se conseiller des livres - et notamment des BD -, j'ai ouvert cet album les yeux fermés, certaine d'y trouver la poésie qu'il évoquait dans le petit mot qu'il m'a laissé.

J'ai plongé dans ce petit village italien du début du 20ème siècle, son charme suranné, sa nature sauvage, impétueuse et à la fois envoûtante, ses villageois bourrus et rétrogrades, aussi. J'ai glissé dans l'eau, aux côtés de Williams et de ses amis, menée par le rythme absolument parfait de cette intrigue en apparence simple. Et j'ai aimé. Beaucoup aimé même.

Georges Abolin prend le temps de dérouler patiemment les fils de son histoire, entre suspense et accalmie. Il la jalonne de mystères - les dons étonnants de Lisa, les visions rougeoyantes à la première personne qui émaillent l'intrigue -, de tranches de vie, de difficultés aussi - notamment du côté des adultes de l'intrigue.

Les dessins magnifiques d'Olivier Pont portent ce récit en lui offrant une lumière douce et un rythme semblable à celui des jeux des enfants dans cette nature qui semble insouciante. Ode à l'enfance, à l'amitié, à l'insouciance ce premier tome est un enchantement très poétique, une échappée dans le temps. J'aurais aimé être aux côtés de ces personnages dans ce village où le temps semble s'être arrêté, plonger moi aussi dans ces eaux. Je n'ai qu'une hâte : ouvrir le second tome pour connaître le dénouement de l'intrigue!

Planche 1 Planche 2

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Cette semaine chez Noukette !

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09 juin 2017

Harry Potter et la Coupe de feu, J.K. Rowling

Harry Potter et la Coupe de feu, JHarry Potter et la Coupe de feu est le quatrième tome des aventures du célèbre petit sorcier imaginé par J.K. Rowling et paru en 2000 chez Gallimard.

Invité à venir au Terrier chez les Weasley pour assister à la Coupe du Monde de Quidditch, Harry est soulagé de quitter les Dursley et de terminer l'été en compagnie de ses amis. Surtout depuis qu'il a rêvé de l'assassinat d'un moldu par Voldemort. Alors que la fête bat son plein à la Coupe du Monde, des Mangemorts terrorisent la foule en faisant apparaître la Marque des Ténèbres, signe de ralliement de Voldemort. Dès lors, le Ministère panique et la peur règne. Cela n'empêche pas le grand événement de l'année d'avoir lieu à Poudlard : le Tournoi des Trois Sorciers, qui oppose des élèves de trois grande écoles de sorcellerie. Mais lorsque le nom de Harry, pourtant trop jeune pour s'inscrire, apparaît dans la Coupe, ce dernier comprend que cette année sera bien singulière.

Je continue de vous abreuver régulièrement de mes relectures de la série. Ce quatrième tome est certainement celui que je préfère. Il est sombre mais pas trop, met en scène deux événements intéressants dans l'univers sorcier - la Coupe du monde de Quidditch et le Tournoi des Trois Sorciers -, aborde la question de l'esclavage et des libertés individuelles par le biais du Front de Libération des Elfes de Maison et voit les personnages entrer pas à pas dans l'adolescence. Théâtre des premiers émois amoureux, ce tome central dans la série est également celui de la résurrection de Voldemort, personnification du Mal. Ce sera le dernier tome un peu insouciant, le dernier dans lequel l'enfance et l'innoncence auront encore un peu leur place. Les trois tomes suivants, en voyant le retour de Voldemort, seront synonymes de peur, de noirceur, de résistance et de mort.

Une relecture un peu laborieuse dans le premier quart de l'intrigue - la partie avant d'arriver à Poudlard m'a semblé infinie - mais qui a su me séduire à nouveau une fois l'intrigue lancée et conclue par une scène finale parfaitement orchestrée.

 

Deuxième participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda.

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07 juin 2017

Aliénor Mandragore T.2 Trompe-la-Mort, Séverine Gauthier et Thomas Labourot

Aliénor Mandragore 2Trompe-la-Mort est le second tome des aventures d'Aliénor Mandragore, la série imaginée par Séverine Gauthier et Thomas Labourot. Il est paru en juin 2016 aux éditions Rue de Sèvres.

Merlin est toujours mort, tué par le cri d'une mandragore déterrée par sa fille Aliénor dans le premier tome. Mais si son corps se décompose petit à petit dans la chaumière familiale, son fantôme erre dans les parages. Aliénor décide d'en finir avec cette situation et décide d'aller à la rencontre de l'Ankou, le collecteur d'âmes, et de faire revenir son père à la vie. Aidée de Lancelot, elle se lance à l'aventure !

J'avais adoré le premier tome des aventures d'Aliénor et je n'avais qu'une hâte : découvrir la suite. Ce deuxième album s'inscrit parfaitement dans la lignée du premier, drôle et bien construit. L'intrigue de Séverine Gauthier se complexifie habilement, portée par les dessins de Thomas Labourot. Le cycle arthurien est toujours la toile de fond de cette épopée rocambolesque dans laquelle les personnages principaux - Lancelot, la Dame du Lac, Merlin, etc. - gagnent en épaisseur psychologique. L'ensemble est toujours aussi drôle et les références nombreuses.Planche 1

Un régal que cette nouvelle aventure d'Aliénor. J'attends le tome 3 qui sort ce mois-ci avec impatience ! Un grand merci aux Éditions Rue de Sèvres pour cet album.

 

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Cette semaine chez Moka !

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05 juin 2017

Le dimanche des mères, Graham Swift

A17871Le dimanche des mères est le dernier roman de l'écrivain britannique Graham Swift paru en janvier 2017 chez Gallimard.

30 mars 1924, Angleterre. Alors que l'artistocratie offre traditionnellement une journée à ses domestiques afin que ceux-ci rendent visite à leur mère, Jane, jeune domestique orpheline, hésite sur son emploi du temps : va-t-elle lire ou se promener à vélo ? Mais le téléphone qui sonne coupe court à ses doutes : Paul Sheringham, jeune aristocrate dont elle est la maîtresse depuis de nombreuses années, lui demande de le rejoindre dans sa maison familiale vide. Jane court le retrouver, profitant de cette entrevue alors que le mariage de Paul avec une riche héritière doit se dérouler deux semaines plus tard.

Reçu en cadeau pour mon anniversaire (merci à celui qui se reconnaîtra !), j'ai dévoré ce roman le temps d'une après-midi ensoleillée dans mon jardin, me plongeant dans cette intrigue aux relents de Downton Abbey.

La Première Guerre mondiale terminée, l'Angleterre est à un tournant social et économique. La domesticité n'est plus ce qu'elle était, ni les relations entre maîtres et personnels. Le monde change, la guerre a laissé des stigmates, et c'est comme une fin de siècle que dépeint cette intrigue brève et rapide. Le lecteur suit cette journée du 30 mars aux côtés de Jane, racontée par une Jane plus âgée, devenue toute autre que domestique. Le temps semble figé, le vernis s'effrite, les vélos ont remplacé les chevaux et les frontières s'effacent. 

J'ai plongé dans cette intrigue comme en apnée, me demandant où Graham Swift allait m'emmener. Et je n'ai pas été déçue du voyage. J'ai adoré cette incursion dans cette Angleterre du début du 20e portée par une plume sensuelle et dense. Une belle lecture, sans aucun doute !

Première participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda.

Une pensée toute particulière aux londoniens en ces jours sombres...

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01 juin 2017

Bilan de lecture mai 2017

Bilan de lecture doré

Les livres chroniqués

(cliquez sur les couvertures pour lire mes chroniques)

 

 

Bilan du mois

Le mois de mai a filé, et j'ai essayé de tenir un rythme de lecture soutenu pour éviter de partir avec une tonne de livres non lus dans mon fonds et des regrets dans mes valises... Mais les longs weekend estivaux et des projets en cours m'ont parfois écartée de la lecture. Tant pis ! Aujourd'hui commence juin, un joli mois synonyme de la sixième édition du Mois anglais organisé par Lou et Cryssilda. J'ai donc préparé une PAL spéciale littérature anglaise pour l'occasion et suis déjà lancée dans Les filles de Hallows Farm.

Bon mois de juin à tous ! 

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31 mai 2017

Triangle rose, Michel Dufranne, Milorad Vicanovic-Maza

Triangle roseTriangle rose est un album écrit par Michel Dufranne et mis en dessins par Milorad Vicanovic-Maza paru en septembre 2011 dans la collection Quadrants chez Soleil.

Pour un devoir qu'il a à rendre, un lycéen rend visite à son grand-père, un homme taciturne et peu amène. Celui-ci lui révèle qu'il était allemand, et qu'il a été déporté à cause de son homosexualité. S'ensuit le récit de ces années de guerre et de souffrances.

Je lis à intervalles réguliers des textes sur cette période, et je n'en avais jusqu'alors jamais lu s'intéressant à la question de la déportation des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale. Cet album m'a permis de réparer cet impair.

Si le dessin est de facture classique, il n'en demeure pas moins efficace. Les couleurs sombres du passé - le présent est en couleurs - semblent faire écho aux heures noires de l'Histoire. Le texte est cru, les scènes parfois violentes, les insultes choquantes, mais l'ensemble permet de rendre compte de la cruauté et la violence qui sévissaient à l'encontre des homosexuels en Allemagne à cette époque, au nom du paragraphe 175 du Code Pénal (paragraphe aboli seulement en 1994 !).

J'ai découvert une partie de l'histoire que je ne connaissais pas (l'album se fondant sur des faits, sous un vernis de fiction) et certains détails me sont apparus avec horreur : les déportés n'avaient droit à aucune indemnisation après la guerre s'ils l'avaient été au nom du paragraphe 175 - ils étaient alors considérés comme des criminels de droit commun -, la difficile reconnaissance de ces déportations par les nations (la France ne le reconnaîtra qu'en 2005 avec un discours de Jacques Chirac), etc. Bref, une lecture qui fait froid dans le dos, une lecture qui remet les idées en place, une lecture nécessaire. Un devoir de mémoire, un droit à l'oubli, aussi, pour ceux qui ont vécu ces atrocités. Pour ne pas oublier. Pour que cela ne recommence pas. A lire, sans hésiter.

Planche 3  Planche 2

Planche 3

BD de la semaine saumon 

Aujourd'hui chez Stephie !

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29 mai 2017

MA PAL pour le Mois Anglais saison 6

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La sixième saison du Mois anglais démarre le 1er juin,
organisé comme chaque année par Lou et Cryssilda.
Le mot d'ordre : fêter l'Angleterre sur nos blogs
(ça tombe bien, j'adore ce pays et j'y retourne cet été, découvrir Bath et Stonehenge <3)

Alors pour me mettre d'ores et déjà dans l'ambiance, je me suis préparé un thé glacé maison et j'ai passé en revue ma PAL pour le mois :

  • Watership Down de Richard Adams
  • Le Trésor de Tintern de Kate Sedley
  • Les filles de Hallows Farm d'Angela Huth (pour la LC du 17 juin)
  • Une saison à la petite boulangerie de Jenny Colgan (en LC le 30 juin avec Tiphanie pour le Challenge Feel Good)
  • Le dimanche des mères de Graham Swift
  • Harry Potter et l'Ordre du Phénix de J.K. Rowling (relecture)

Ma PAL pour le Mois Anglais saison 6

Bonnes lectures à tous  et bon challenge !

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27 mai 2017

Une forêt d'arbres creux, Antoine Choplin

Une forêt d'arbres creux Antoine ChoplinUne forêt d'arbres creux est un roman du poète et romancier français Antoine Choplin paru aux éditions de la Fosse aux ours en 2015.

1941. Le dessinateur Bedrich Fritta est déporté dans le camp de concentration de Terezin avec sa femme et son fils d'un an. Contraint de diriger le bureau des dessins, il coordonne les commandes d'embellissement du ghetto que lui passent les nazis. Mais la nuit tombée, avec d'autres dessinateurs, il raconte l'horreur. Il couche sur papier ce quotidien de faim, de peur, de maladie et de mort qui rôde. Il dessine fébrilement pour raconter au monde comment l'humanité s'est brusquement perdue.

Antoine Choplin - que j'ai découvert avec La nuit tombée qui évoque la catastrophe de Tchernobyl - s'est inspiré pour ce roman de la vie de  l'artiste et caricaturiste tchèque Bedrich Fritta, s'appropriant les vides d'une biographie elliptique. 

En 120 pages, Antoine Choplin entraîne son lecteur dans le camp de Terezin, dansBedrich Fritta - Alchetron, The Free Social Encyclopedia ce quotidien de l'horreur et de la souffrance, mais sans trop en faire. L'indicible est suggéré, l'atroce sous-entendu, les émotions souvent tues, comme si l'essentiel n'était pas dans le récit des camps mais dans le projet insensé de vouloir dessiner ce quotidien pour le donner à voir au monde. La nuit, théâtre de la résistance par l'art, espace laissé libre à l'imagination de ceux qui, écoeurés d'obéir en plein jour, résistent une fois le jour couché. 

Roman poétique à souhait, porté par une écriture envolée, Une forêt d'arbres creux est un bel hommage à un homme qui s'est battu avec son art pour qu'éclate la vérité. Une très belle lecture. Merci du conseil à celui qui me l'a presque glissé dans les mains.

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25 mai 2017

Le coma des mortels, Maxime Chattam

Le coma des mortels Maxime ChattamLe coma des mortels est le dernier roman de l'écrivain français Maxime Chattam paru en juin 2016 aux éditions Albin Michel.

Pierre. Le narrateur de cette histoire. Un homme qui a laissé sa vie derrière lui pour en recommencer une autre. Une vie toute neuve. Avant, il s'appelait Simon. Désormais, ça sera Pierre. Employé au zoo de Vincennes pour nettoyer les cages des animaux, Pierre a un cercle très restreint de connaissances. Mais étrangement, les morts se succèdent autour de lui. Mais qui est finalement Pierre ?

Cela faisait des années que je me disais qu'il fallait que je découvre l'oeuvre de ce romancier (j'avais même désespéré Nelfe à ne pas avoir lu un de ses romans) et voilà qui est chose faite avec ce titre, acheté lors de notre sortie en librairie le mois dernier par une élève qui souhaitait que je le lise pour en discuter ensemble.

Je suis tombée sous le charme du style de Maxime Chattam, enferrée dans cette intrigue sombre et épineuse où le narrateur fait naître des doutes dès les premiers instants. Bon, vous me connaissez : quand une narration est à la première personne, je suis distante, je me méfie, même, de ce personnage qui prend en charge l'intrigue et qui nous livre sa version des faits. Sa vérité. C'est exactement l'attitude que j'ai adoptée en me plongeant dans ces pages, hypnotisée malgré moi par cette histoire racontée à rebours par le personnage principal. Et quelque part, j'ai bien fait, même si je ne vous dirai rien de plus.

Tout est mystérieux - à commencer par Pierre, bien entendu - et Maxime Chattam emprisonne son lecteur dans ce roman noir un peu dérangeant, où le sexe côtoie la mort et où l'amour semble perdu. Portrait grinçant d'une humanité qui dérange, un brin barré à l'image du narrateur, Le coma des mortels a su me séduire malgré un dénouement un peu simple qui m'a laissée sur ma faim. Un romancier que je découvre avec ce titre et dont je vais explorer l'oeuvre (bon, pas de façon trop rapprochée non plus parce que ça reste relativement un thriller et que je suis petite nature...) L'avis de Nelfe, très déçue par ce titre.

"La comédie c'est un peu comme l'écriture : une forme d'art dangereuse pour la santé mentale qui consiste à développer une schizophrénie contrôlée et à jouer avec en testant la plasticité, la résistance et l'étendue." (p.41)

"Elle a une beauté progressive. Il y a des beautés myopes - belles de loin -, des beautés presbytes - à tomber par terre mais insupportable à vivre de près -, des beautés astigmates - en clair moches. Constance, elle, est une beauté progressive. Plus on l'observe, plus on découvre de petits détails qui font son charme." (p.328-329)

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24 mai 2017

La maison, Paco Roca

La maison, Paco RocaLa maison  est un album du dessinateur espagnol Paco Roca paru en mai 2016 chez Delcourt, dans la collection Mirages.

Un vieil homme meurt, seul. Ses trois enfants se réunissent pour vider la maison de famille dans laquelle Antonio, c'est son nom, a passé ses derniers jours. Une maison secondaire, qui a vu les années défiler. Une maison dans laquelle les objets se sont entassés au fil du temps. A l'occasion du rangement et du nettoyage de la maison et de son jardin, ses enfants se souviennent.

Joli album en format à l'italienne, La maison est une plongée dans l'histoire d'Antonio et de sa famille. Paco Roca aborde avec beaucoup de sensibilité et de pudeur un thème un peu lourd - celui de vider une maison de famille. Les couleurs dans les tons sepia et le découpage en petites vignettes donnent l'impression de naviguer dans un album photos, écumant les souvenirs d'une famille.

La portée du propos est universelle et permet de se glisser en silence entre ces frères et soeur, et d'y trouver une résonnance certaine. Un album poétique, fin et dont il émane une sorte de nostalgie. Une belle lecture.

Planche 1 Planche 2

Planche 3 Planche 4

BD de la semaine saumon 

Aujourd'hui chez Mo'!

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