Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

06 juillet 2011

L'affaire du Trompinoptère, Eddie Campbell

9782916207476FSL'affaire du Trompinoptère est le quatrième tome de la série autobiographique d'Eddie Campbell et est considéré comme une référence du roman graphique anglo-saxon. Alors que dans les précédents tomes, Eddie Campbell se cachait derrière le personnage d'Alec MacGarry, c'est sous sa véritable identité qu'il écrit ici.

C'est à travers une série d'histoires courtes - parfois une seule planche - qu'Eddie Campbell aborde dans cet album les problèmes qu'il rencontre à l'approche de la cinquantaine : ses doutes existentiels, son métier de père/mari, son travail de dessinateur. Très intimes, ces histoires mettent en scène l'auteur et son quotidien, et donnent à voir sa vision de la vie, ses excentricités artistiques comme ses réflexions métaphysiques.

Certains savent que je suis passée complètement à côté de From Hell il y a peu, et s'étonneront que je réitère mon expérience avec Eddie Campbell qui n'a pas su me charmer par le passé. En fait, j'ai eu l'occasion de recevoir cette BD grâce à l'opération Masse Critique de Babelio, et je n'avais pas retenu, lorsque j'ai coché les titres qui m'intéressaient, qu'Eddie Campbell était l'auteur de From Hell...extrait_l-affaire-du-trompinoptere
Bref, vous l'aurez compris, ce titre confirme mon manque d'attrait pour l'oeuvre de cet auteur. Est-ce parce que je n'accroche absolument pas avec son style ? Est-ce parce que ce dernier est difficile d'accès et que je ne suis pas encore assez spécialiste de la BD pour l'appréhender dans sa complexité ? Est-ce parce que j'avais quelques appréhensions quant à ce titre et son lien avec From Hell ? Quelles qu'en soient les raisons, L'affaire du Trompinoptère n'a pas su me charmer. J'ai peiné dans ma lecture de ces tranches de vie un peu barrées, un peu trop personnelles pour qu'elles me séduisent. Encore une fois, je n'ai pas du tout été conquise par l'univers graphique de l'auteur (et pourtant, je ne suis pas réfractaire au travail en noir et blanc, en témoigne mon attrait pour Chabouté !).Une lecture à côté de laquelle je suis de nouveau passée. C'est bien dommage...     

Je tiens néanmoins à remercier à   logo2 et les Éditions  Ca et làpour ce livre reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

L\'Affaire du Trompinoptère par Eddie Campbell

   Et voici ma dix-huitième participation
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma dixième au Top BD des blogueurs de Yaneck !
(note : 8/20)

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29 juin 2011

La boîte noire, Jacques Ferrandez et Tonino Benacquista

9782070788040La boîte noire est une nouvelle de Tonino Benacquista publiée en 2001 dans un recueil intitulé Tout à l'ego. Elle a été adaptée en BD la même année et portée à l'écran en 2005 par Richard Berry avec José Garcia dans le rôle titre. Ayant passé un excellent moment avec L'Outremangeur, de Benacquista et Ferrandez, j'ai eu envie de découvrir une autre BD de ce tandem.

Arthur Seligman est victime d'un grave accident de voiture qui lui provoque une amnésie partielle. Janine, une des infirmières qui s'occupent de lui, lui confie à sa sortie d'hôpital un carnet dans lequel elle a noté les paroles qu'il a proférées lors de son coma. Un accès à sa boîte noire, en somme, dans laquelle se trouvent consignés ses désirs, ses peurs et ses fantasmes...planche_boinoire_1106975097_dd557

Avec cette nouvelle, Benacquista donne à voir à son lecteur une partie fascinante du cerveau humain : celle du subconscient, celle à laquelle nous n'aurons pas accès, et qui contient nos désirs les plus profonds. Qui n'a jamais eu envie de percer à jour son propre cerveau ?
Bien entendu, le risque de confondre fantasme et réalité est grand, et Benacquista n'en fait pas l'impasse. Son personnage tente coûte que coûte de comprendre les méandres de sa mémoire, entre vrais souvenirs et réminiscences tronquées ou faussées, au risque de se perdre...
Le trait de Ferrandez accompagne ces flous dans la mémoire du personnage. Les plongées dans la boîte noire d'Arthur, en particulier, frôlent l'abstrait, et les couleurs vives utilisées illustrent à merveille sa confusion mentale.
J'avais lu cette nouvelle plus jeune, mais je n'en ai aucun souvenir. Cette lecture était donc comme une découverte, plutôt agréable, même si j'ai été moins charmée par le travail de Ferrandez que dans L'Outremangeur, première collaboration de ces deux auteurs en BD.

  Et voici ma dix-septième  participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma neuvième au Top BD des blogueurs de Yaneck!
(note : 14/20)
qui présente le Top BD du moi de juin aujourd'hui !
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22 juin 2011

Kaamelott tome 2 Les sièges de Transport, Alexandre Astier, Steven Dupré

Kaamelott_tome_2J'ai beaucoup ri avec la série TV et le premier tome de la BD Kaamelott. J'ai donc poursuivi ma lecture de cette série qui compte à ce jour cinq tomes (le dernier étant paru en novembre 2010), avec Les Sièges de Transport, le deuxième opus.

Perceval et Karadoc sont chargés par Arthur de chercher dans la forêt un tabouret magique qui permet de se téléporter sur un autre tabouret. Mais ils ne sont pas les seuls à la recherche de cet objet : Haki, le chef viking, veut lui aussi s'en emparer et envahir l'île de Bretagne.20080629231256_t2

Quel plaisir de retrouver l'ambiance de Kaamelott avec cette BD ! Si certains la trouvent éloignée de la série ou encore pas assez fidèle à celle-ci, je ne peux qu'affirmer le contraire.
Je trouve justement que l'intérêt de cette BD réside dans la réussite de sa transposition dans ce genre à partir de la série TV, sans toutefois utiliser les mêmes intrigues. Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre... Il n'est pas facile de changer de média, et cette fois, passer de l'écran au livre s'est fait avec brio !
Je me suis esclaffée avec cette lecture (particulièrement avec le gag de la chambre/bureau du roi Arthur) comme je ris devant la série. Le trait de Steven Dupré, tout en rondeur et en détails, offre un rendu visuel assez proche de l'atmosphère de la série, tandis que l'humour d'Alexandre Astier suinte à chaque réplique. Truculent, je vous le dis ! 
Pour être brève : Kaamelott en BD, c'est un condensé d'humour à ne pas négliger, surtout en ces temps moroses !
L'avis de Yaneck sur ce tome.

 Et voici ma seizième participation
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma huitième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 15/20) !
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15 juin 2011

L'Outremangeur, Jacques Ferrandez et Tonino Benacquista

9782203365063FSTonino Benacquista, auteur de romans et scénariste pour le cinéma et la BD, s'est associé à Jacques Ferrandez, connu pour sa série Les Carnets d'Orient, pour réaliser à quatre mains L'Outremangeur, une intrigue policière ayant pour thème les troubles alimentaires.

Séléna est inspecteur de police. Séléna est obèse et souffre de compulsion alimentaire : à la moindre contrariété, il se rue sur la nourriture pour apaiser ses angoisses. Son poids le fait souffrir, autant physiquement que moralement, et son cardiologue ne lui prédit que deux années à vivre. Engoncé dans ses problèmes, Séléna se débat avec son passé, à l'origine de ses troubles. Mais lorsqu'il est chargé d'une enquête pour meurtre et qu'une jeune fille entre dans sa vie, celle-ci prend un tout autre tournant.

Benacquista et Ferrandez nous offrent ici une BD très riche. Non seulement elle possède une intrigue policière bien ficelée, mais elle traite avec finesse la question du poids et des troubles alimentaires dans notre société. L'intrigue est contemporaine et se déroule à Paris, ce qui permet une certaine vraisemblance.G_1093_3
Le choix d'un personnage masculin confronté à ces pulsions alimentaires est à la fois osé et intelligent car il casse l'image ô combien misogyne mais pourtant reflet de notre société, des femmes uniques objets des troubles alimentaires. Statistiquement, elles sont plus concernées que les hommes, mais le mal-être de ces derniers est trop souvent passé sous silence. Parce que les hommes n'ont pas le droit d'être en surpoids. Parce que c'est peut-être moins communément admis. Parce qu'il y a beaucoup de non-dits. Pourtant, la souffrance est réelle.
Les deux auteurs de cette BD abordent donc ce délicat problème de société avec intelligence, sans pour autant mâcher leurs mots. L'inspecteur Séléna est victime de bien des moqueries qui semblent dures, mais qui ne sont, à mon sens, que le miroir de ce qui se dit en aparté sur les gens en surpoids. Le sujet est difficile à traiter sans tomber dans le pathos, sans être consensuel ni moraliste. Benacquista et Ferrandez franchissent certaines limites en nous montrant des scènes de compulsion alimentaire - Séléna assis devant la porte de son frigo - rarement représentées de BD.
L'intrigue policière sert ce sujet et lui donne une dimension toute particulière. Elle apporte une justification aux troubles alimentaires de Séléna tout en insufflant une atmosphère de franche virilité qui détonne avec la prétendue superficialité toute féminine des problèmes de poids.
Une BD forte, qui m'a furieusement séduite. C'est osé, c'est grand ! Bravo ! Violette aussi avait été conquise par cette BD.

Une adaptation ciné de cette BD, saluée par les deux auteurs,
a été réalisée en 2003 par Thierry Binisti,
avec Cantonna dans le rôle-titre. 

 Et voici ma quinzième participation
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma septième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 18/20) !
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08 juin 2011

Le club du suicide, Clément Baloup et Eddie Vaccaro

9782302016033_cgJ'avais aimé le roman de Stevenson. J'ai été curieuse de découvrir son adaptation en BD...

Le prince Florizel s'ennuie. En compagnie du colonel Géraldine, son écuyer, il rencontre un soir un jeune homme ruiné et suicidaire. Celui-ci les convie à une assemblée étrange : le Club du suicide, un lieu où chaque soir, les cartes désignent, parmi l'assemblée réunie, qui sera la victime et qui sera le bourreau. Le prince et son ami décident de faire cesser au plus vite cette entreprise lucrative et de sauver les membres désespérés de ce club.

9782302016033_pgSéduite dès la couverture, je n'ai pas été déçue par cette BD que j'ai dévorée d'une traite ! Clément Baloup et Eddie Vaccaro se sont approprié brillamment ce roman de Stevenson et lui offrent ici une adaptation en BD très réussie. Je suis d'ordinaire assez méfiante quant aux adaptations de romans en BD, mais avec ce titre, j'ai baissé ma garde... Et j'ai eu raison !
Le travail à l'aquarelle d'Eddie Vaccaro offre un rendu désuet très doux, aux ambiances chamarrées, qui colle parfaitement à l'intrigue et au contexte historique, et n'est pas sans me rappeler le travail de Posy Simmonds. Chaque scène semble fonctionner en autonomie grâce à ces univers graphiques proches et pourtant si singuliers.
L'intrigue est très fidèle à celle de Stevenson, et Clément Baloup s'en est emparé en l'enrichissant de certains passages inédits éludés par le roman. Une petite pépite !

Un grand merci aux Éditions Soleil pour ce très bel album. A découvrir également, l'interview des deux auteurs, qui nous permet d'appréhender davantage leur travaille collaboratif sur ce classique. 

Et voici ma quatorzième participation 01-ClubSuicide
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma sixième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 17/20) !
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01 juin 2011

From Hell, Alan Moore et Eddie Campbell

59873039Les meurtres qui ensanglantèrent le quartier londonien de Whitechapel en 1888 sont un terreau sans fin d'inspiration littéraire et artistique. La preuve avec cet album, s'inspirant de la vie de celui que l'on surnommait Jack l'Eventreur.

L'histoire est bien connue mais débute dans cet album par des faits bien antérieurs. Un petit-fils de la famille royale s'étant acoquiné avec une prostituée, un enfant illégitime gêne la Reine Victoria. Celle-ci envoie son médecin personnel, William Gull, pour régler le problème. Mais très vite, celui-ci se laisse emporter par sa mission et dérape.

576 pages. Autant dire un album imposant. Et cet adjectif s'applique tout autant à cette couverture tout en contrastes : ce titre rouge évocateur contraste à merveille avec l'ambiance sombre du décor.
Malheureusement, cette lecture a été un rendez-vous complètement manqué. Je ne suis même pas allée au bout de ces 576 pages. Il est vrai que le trait d'Eddie Campbell ne m'attirait pas de prime abord, mais lancée dans ma découverte d'album en bichromie, je suis passéefromhell outre. Mais l'intrigue ne m'a pas du tout convaincue non plus.
Alan Moore amorce comme postulat de départ une des nombreuses théories sur l'identité du célèbre tueur en série, celle du médecin de la Reine. Soit. Mais son projet de revenir sur l'enfance de celui-ci puis sur son parcours scolaire et universitaire m'a lassée. Comme si je n'avais pas envie d'une énième justification sur la monstruosité de la nature humaine.
De plus, les phylactères sont très nombreux et trop longs et prennent le pas sur les illustrations, noyant celles-ci et les reléguant au rang d'élement secondaire. C'est donc une lecture longue que cet album, et que j'ai trouvée particulièrement pesante.

Quelqu'un a-t-il lu cette BD et apprécié ? Histoire d'en parler, de voir peut-être pourquoi je n'ai pas été séduite, ou peut-être tout simplement que je comprenne la visée globale de l'auteur, à côté de laquelle je suis passée, c'est évident.

Et voici ma treizième participation 
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma cinquième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 8/20) qui présente le Top BD du moi de mai aujourd'hui !
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25 mai 2011

Zoé, Chabouté

ZoeIl y a quelques temps sur la blogosphère, une sorte de complot a vu le jour, visant à nous inciter, nous, pauvres lecteurs, à succomber au charme des albums de Chabouté. Je suis faible, avouons le, et je n'ai pas résisté bien longtemps (surtout que j'avais ce titre sous la main au lycée...)

Zoé sort de prison. Sa grand-mère, Mathilde, vient de mourir au petit village de la Goule. Désireuse de rompre avec son passé, la jeune fille voit dans la maison dont elle hérite un havre de paix parfait.
Elle s'installe donc dans le petit village. Mais l'ambiance est lourde et elle n'est pas accueillie à bras ouverts, hormis par Hugo, le fils du maire, déficient intellectuel. La méfiance règne, surtout lorsque les villageois apprennent que la jolie Zoé ne veut pas vendre la maison de sa grand-mère et souhaite s'installer là. Quel mystère se cache derrière ses façades et ces moues aux abords si peu aimables ?

Quel choc ! Je n'avais pourtant pas été charmée du tout par leschabout__pg planches présentées ça et là sur les blogs vantant le talent de Chabouté, mais force est de constater que ce dernier maîtrise plutôt bien son art !
La force de ses dessins réside dans cette utilisation de la bichromie absolument stupéfiante ! Il alterne le blanc et le noir avec brio, déstabilisant parfois son lecteur avec des inversions d'une vignette à l'autre. Pour ma part, j'ai été complètement bluffée !
L'intrigue, quant à elle, est intéressante mais doit surtout sa qualité aux dessins qui l'accompagnent. Les personnages sortis de l'imagination de Chabouté sont troublants de réalisme et provoquent une foule de sensations à la lecture, tout en offrant à l'intrigue une dimension toute particulière. Ces visages froids aux regards inquisiteurs peignent à merveille l'ambiance des petits villages dans lesquels l'autre en général et l'étranger en particulier effraye.
Enfin, point appréciable à mes yeux également, cette BD est un one-shout (= en un seul volume) et permet de s'immerger complètement dans un univers en une centaine de pages sans être obligé de lire une suite pour en l'appréhender dans sa totalité.

Une excellente rencontre avec Chabouté donc, prélude à celles qui vont suivre, obligatoirement... Un grand merci aux conspirateurs/trices qui nous ont abreuvés de planches durant des semaines et m'ont permis de découvrir cet auteur !
L'avis de Noukette, qui a été sous le charme elle aussi ! (et qui a fait partie de la conspiration évoquée plus haut...)

Et voici ma douzième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma quatrième au Top BD des blogueurs de Yaneck!
(note : 18.5/20)
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18 mai 2011

Le Décalogue T.1, Frank Giroud et Joseph Béhé

d_caologueLe Décalogue est une série de BD inspirée du Décalogue de la Bible, imaginée par le scénariste Frank Giroud. A ce jour, dix tomes sont parus, chacun illustré par un dessinateur différent, et un hors série est venu clôre la série.  

Glasgow. Un tueur en série fait rage et défraie la chronique. Au même moment, un mystérieux manuscrit du début du 19e tombe entre les mains d'un auteur en mal d'inspiration. Dans le projet de le traduire et le faire éditer, ce dernier se plonge alors dans ce texte, Nahik, dans lequel il découvre les dernières volontés du prophète Mahomet.

Le projet du Décalogue m'a tout de suite séduite. Faire travailler dix dessinateurs différents sur un scénario axé autour de ce mystérieux manuscrit. Chaque tome peut-être envisagé comme un one-shot ou être lu dans l'ensemble pour appréhender toute l'histoire de ce manuscrit.

decaSi j'ai vraiment été charmée par ce premier opus, j'ai été déçue de le voir se terminer car les personnages imaginés par Frank Giroud possédaient une telle profondeur psychologique et une histoire personnelle si riche que j'aurais aimer poursuivre cette intrigue dans un deuxième tome.
J'ai découvert grâce à ce titre Joseph Béhé et je suis tombée sous le charme de son coup de crayon. Portées par des couleurs pastel au charme désuet, ses planches sont un petit régal visuel !
Malheureusement pour la série, j'ai lu le deuxième tome qui m'a nettement moins séduite... Et même si chaque tome est illustré par un dessinateur différent et possède une intrigue propre, je pense rester sur cette excellente impression avec celui-ci qui se suffit à lui même.

 Et voici ma onzième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma troisième au Top BD des blogueurs de Yaneck !
(note : 16/20)
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11 mai 2011

Blacksad T.1 Quelque part entre les ombres, Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido

728_Blacksad1Blacksad  est une série policière en quatre tomes (le quatrième étant sorti fin 2010), qui met en scène des animaux antropomorphes.

New York, années 1950. L'enquêteur Blacksad, héros éponyme de la série, est appelé sur une scène de crime. La victime, une actrice de renom, est une de ses anciennes conquêtes. Pour Blacksad, ce meurtre ne doit pas être pris à la légère, et malgré les préconisations de ses supérieurs, la tentation d'enquêter est grande. blacksad_tome1_2b

Je n'aime pas beaucoup les livres mettant en scène des animaux antropomorphes, leur reprochant certainement une naïveté enfantine.
Ce n'est pas le cas ici. Heureusement que je suis passée outre cet aspect pour déguster ce premier tome qui est une véritable merveille ! Non seulement l'intrigue policière est très bien menée, mais elle est magistralement rendue par les dessins de Juanjo Guarnido. Les animaux possèdent des expressions faciales troublantes de réalisme.
Porté par des tons sépia et des couleurs pastel, Blacksad est un réel plaisir pour les yeux ! L'atmosphère sombre permet de recréer avec brio l'univers du roman noir. Les plans choisis possèdent un caractère cinématographique indéniable et offrent à ce premier tome un grand dynamisme.
Une très belle découverte que je conseille à tous. Même si vous n'aimez pas les BD, même si les animaux antropomorphes vous laissent de marbre, même si l'atmosphère des romans noirs ne vous intéresse pas. Essayez ce premier tome, nous verrons ensuite...

Et voici ma dixième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma deuxième au Top BD des blogueurs de Yaneck !
(note : 19.5/20)
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04 mai 2011

L'homme qui marche, Jiro Taniguchi

taniguchi_L_HOMME_QUI_MARCHEJe poursuis ma découverte de l'oeuvre de Taniguchi avec L'homme qui marche, publié en 1995 chez Casterman.

De cet homme, nous ne saurons rien de précis, si ce n'est qu'il habite en ville avec sa compagne et profite de la nature urbaine pour prendre le temps. Prendre le temps d'observer son environnement, les personnes qu'il croise ou encore les animaux, grimper dans un arbre pour en admirer la vue ou regarder la neige tomber. Faire finalement, ce que peu font...

A nouveau, Taniguchi nous transporte dans un univers à part, où lataniguchi_hommemarche_illus_0cb5a poésie domine. Peu de bulles dans cette BD, peu de dialogues et de réflexions, mais finalement, la lecture s'en trouve d'autant plus poétique. On suit avec bonheur les pérégrinations pourtant simples de ce promeneur qui a su garder l'oeil ouvert sur ce qui l'entoure et dégager la poésie de la vie quotidienne.
L'homme qui marche est une ode à cette méditation qui nous manque parfois - souvent - quand, embrumés par notre quotidien et l'acidité d'un fatras anxiogène, nous oublions de rêver un peu...

Une très belle BD de Taniguchi, encore une fois, qui m'a séduite autant que les autres et que j'ai trouvée très similaire au Gourmet solitaire, découverte il y a peu.

Et voici ma neuvième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma première au Top BD des blogueurs de Yaneck !
(note : 15/20)

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