Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

30 mai 2012

Jack L'Eventreur T.1 Les liens du sang, François Debois et Jean-Charles Poupart

Jack L'Eventreur TJack L'Éventreur n'en finit pas d'inspirer la littérature. Ce premier tome qui lui est consacré, intitulé Les liens du Sang, est paru le 16 mai 2012 chez Soleil.

Londres, 1888. Les prostituées du quartier de Whitechapel sont victimes d'un tueur sanguinaire qui les dépèce et les éviscère méthodiquement. Frederick Abberline, chargé de l'enquête, peine à la mener à bien. Son supérieur hiérarchique attend des résultats, tandis que son assistant est chargé de le tenir à l'oeil. Car le passé de Frederick le hante et l'oblige à garder pour lui certains éléments de l'enquête.

S'attaquer à l'histoire de Jack L'Éventreur est à double tranchant. Sa simplicité apparente due à sa notoriété  se mue en effet rapidement en contrainte et cède la place à la difficulté. Comment être original, quand on décide de se pencher sur ce triste fait divers londonien ? Comment se départir de ce qui a déjà été écrit/filmé/dessiné ?
François Debois réussit ce pari en offrant à ce premier tome un scénario non seulement bien construit mais aussi original, qui demeure fidèle aux hypothèses de l'époque. Si la piste du médecin de la Reine est évoquée, évidemment, une autre se dessine au fur et à mesure des pages sans laisser au lecteur le temps de la comprendre. En effet, l'album s'ouvre sur un randonneur solitaire qui trouve refuge dans une cabane abandonnée et tombe sur le squelette de Frederick Abberline, tenant son journal intime. En guise de confession, ce dernier s'ouvre sur ces termes : "Moi, Frederick Abberline... Je suis Jack L'Éventreur." De ce postulat de départ, le lecteur ne sait quoi faire au fil de sa lecture. Le doute est semé, mais les preuves sont absentes. Hormis l'assistant de Frederick qui le soupçonne un temps, la place n'est pas laissée à cette possibilité... pour le moment ! Et le mystère s'épaissit avec les silences du personnage.
Jean-Charles Poupart signe dans ce premier tome des dessins soignés, qui, s'ils ne révolutionnent pas la BD du genre, lui offrent une ambiance singulière au service d'une mise en page saisissante. Le Londres de cette fin du 19e est réaliste et les couleurs sombres utilisées mettent en valeur la saleté et la misère de la ville. Les cadrages, toujours pertinents, offrent à l'intrigue une dimension cinématographique indéniable et un rythme percutant.
Un album alléchant, donc, dont il me tarde de découvrir la suite qui sort en juin. Je tiens à remercier les Éditions  de m'avoir envoyé cet album et permis de le découvrir dès sa sortie.

  Et voici ma 41e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 

 Et ma 32e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 16/20)

 Top BD

 

Planche 1 Jack L'EventreurPlanche 2 Jack L'Eventreur

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23 mai 2012

Magasin général T.1 Marie, Régis Loisel, Jean-Louis Tripp

Magasin général TMagasin général est une série d'albums associant Régis Loisel et Jean-Louis Tripp comptant à ce jour 7 tomes. Ce premier tome, Marie, est paru en mars 2006 chez Casterman.

Notre Dame des Lacs, petit village paisible québécois. Félix Ducharme vient de mourir et la communauté entière assiste à ses funérailles. Sa veuve, Marie, doit faire face à ce décès et reprendre la tête de leur commerce : le magasin général, celui qui fournit tout le village en outils, provisions, matières premières, etc. Malgré son chagrin, la jeune veuve se laisse envahir par le quotidien et ses obligations pour aider les autres et permettre à la communauté de retrouver son fragile équilibre. Jusqu'au jour où les hommes reviennent...

Loisel et Tripp nous offrent, avec cet album et plus généralement avec cette série, une chronique sociale émouvante et pleine de réalisme.
La mort de Félix, sur laquelle s'ouvre l'album, entraîne une refonte de la petite communauté et bouleverse l'équilibre fragile auquel elle s'était habituée. Chacun y va de son inquiétude quant à la capacité de Marie de reprendre le commerce de son mari. Mais l'entraide apparaît très vite et la jeune veuve se retrouve très vite entourée, aidant à son tour ceux qui en ont besoin.Planche Magasin Général T
L'originalité de cet album réside dans la technique utilisée : Loisel et Tripp ont en effet dessiné à quatre mains, créant ainsi un dessinateur fictif.  Le résultat ? Des planches riches en détails, aux couleurs douces et à l'ambiance soignée. Mais dans la mesure où je ne connais le trait d'aucun des deux illustrateurs, je  ne peux pas juger ce qui est plus de l'un ou plus de l'autre !  
Enfin, la volonté des deux auteurs d'utiliser le vocabulaire et les expressions québécois afin de coller au mieux à leur intrigue donne une touche singulière à cet album. Afin de permettre à tous une plus grande compréhension, Jimmy Beaulieu a adapté les dialogues. Ce qui donne lieu à une langue fleurie, très souvent imagée, parfaitement compréhensible grâce au contexte.
Une très jolie lecture, portée par les traits tout en rondeur des deux dessinateurs et une intrigue attachante.
Ils ont lu ce 1er tome aussi : Marion, Mango (les 6 premiers), Kikine, Noukette, Mo', Yaneck et Karine :)

  Et voici ma 40e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 

 Et ma 31e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

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09 mai 2012

Le Viandier de Polpette T.1 L'ail des ours, Olivier Milhaud et Julien Neel

Le viandier de Polpette TLe Viandier de Polpette est une nouvelle série imaginée par Olivier Milhaud et dessinée par Julien Neel, le créateur de la série Lou !. Le premier tome, L'ail des ours, est paru en mai 2011 chez Gallimard.

Imaginez un décor féerique : une petite auberge, nichée sur une falaise, avec un ruisseau qui coule, un moulin, une nature verdoyante etc. Son propriétaire, le comte Fausto de Scaramandra, y a été envoyé par son père alors qu'il était enfant. Oisif, le jeune homme profite du calme de son nid douillet et de ses occupants : Polpette, ancien cuistot dans l'armée, qui officie désormais à l'auberge du Coq Vert, Biryani, le serviteur qui s'est occupé de lui depuis son enfance, Alméria, la jeune femme qui gère la chaufferie des termes... La vie y est paisible. Jusqu'au jour où le père de Fausto décide de rendre visite à son fils qu'il n'a pas vu depuis quinze ans.

Le Viandier de Polpette, c'est une bouffée d'air frais. Les dessins, assez naïfs, entraînent le lecteur dans un univers édulcoré rassurant et fantaisiste.  
Le ton est décalé et
l'humour, omniprésent - surtout avec le personnage égocentrique et naïf de Fausto - offre à l'intrigue une note particulière. Et si cette dernière ne possède pas une profondeur extraordinaire en apparence et semble simpliste, détrompez-vous, il n'en est rien. Cet album possède une fraîcheur indéniable et offre une belle histoire d'amitié, d'entraide et de solidarité, portée, entre autres, par ses dessins enfantins aux couleurs douces.
Mais
Le Viandier de Polpette ne serait pas un viandier (référence au plus ancien livre de cuisine connu, attribué à Guillaume Tirel au 14e sièle - fin de la minute culture, bonsoir) sans les nombreuses recettes qui complètent le récit. En effet, chaque fois qu'il est fait mention d'un plat préparé par Polpette, ce dernier est présenté et sa préparation explicitée. Oeufs aux foies de volaille, prego, beignets d'épinard et d'agneau, etc. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle avec Le Gourmet solitaire de Taniguchi...
Enfin, le petit plus que j'ai adoré : la légende de l'auberge, à la fin de l'album, qui indique où chacun des personnages vit et assure ses fonctions... Une manière de prolonger l'intrigue et de visualiser davantage encore ce havre de paix qu'est l'auberge du Coq Vert !

Le Viandier de Polpette, T1 : L'ail des ours de Julien Neel, Olivier Milhaud, éditions Gallimard

Présenté par digiBiDi, la BD à la demande - Location de bande dessinée, comics, manga, roman graphique online

J'ai donc été séduite par cette lecture. Les nombreux personnages croisés dans ce 1er tome laissent à penser que la suite des aventures de Polpette et de ses amis sera riche. Je serai au rendez-vous du prochain tome, sans hésiter !
Ils ont lu ce 1er tome du Viandier de Polpette :
Faelys, Jérôme, Canel, Kikine...

 Et voici ma 39e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 Et ma 30e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 18/20)

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04 avril 2012

Polina, Bastien Vivès

Polina, Bastien VivèsPolina est un album signé Bastien Vivès, sorti en 2011 chez Casterman, récompensé par Le Prix des Libraires 2011 et Le Grand Prix de la Critique BD 2012.  Lauréat en 2009 du Prix Révélation au Festival d'Angoulême avec son album Le goût du chlore, Bastien Vivès, 28 ans, poursuit son chemin dans le monde de la bande dessinée.

Polina a six ans lorsqu'elle rencontre le professeur Bojinski, chorégraphe réputé. Cette rencontre se solde par cette remarque assassine : "Il faut être souple, si vous espérez un jour devenir danseuse. Si vous n'êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s'apprennent pas. C'est un don." Mais quelques années plus tard, Polina retrouve le chorégraphe très strict. Et malgré sa dureté, elle apprend avec lui la rigueur nécessaire à la danse classique.

Tant a déjà été dit sur cet album que je peine à trouver quelque chose d'original à ajouter. Et pour cause : Polina est un album déroutant, et ce à plusieurs niveaux.
Déroutant par son sujet, tout d'abord, le monde très fermé des danseurs professionnels. Si vous pensez que ce n'est pas pour vous car vous ne dansez pas ou que vous n'y connaissez rien, vous vous trompez. Je suis dans ce cas-là et j'ai pourtant été captivée par l'histoire de Polina, de son enfance à son âge adulte. Aimiez-vous tant que ça la boxe pour apprécier Million Dollar Baby de Clint Eastwood ? Bon, c'est la même chose. Cet album possède la même portée universelle.
Déroutant, ensuite, dans sa temporalité, et surtout dans ses ellipses. Tout au long de ces 206 pages, on suit le parcours de Polina. De ses débuts à 6 ans à son entrée à l'école de danse puis au théâtre. Bastien Vivès parvient avec une facilité déconcertante à faire défiler les jours et les années sans aucune indication. J'ai été bluffée, notamment, par une page qui, en six cases, fait ressentir au lecteur la succession des jours d'entraînement de l'héroïne. Six cases seulement, et des journées pourtant symbolisées. Grandiose !
Déroutant, enfin, dans son dessin. L'album est en niveaux de gris et le trait de Bastien Vivès minimaliste. Ce dernier ne s'encombre ni de personnages secondaires - aux visages parfois gribouillés -, ni de décors détaillés. Le trait est simple et s'attache au personnage de Polina. Les instants dansés sont très soignés et témoignent du talent de l'auteur. Regarder une planche de dessins montrant un personnage danser, c'est assister à un ballet.
Bref, une lecture absolument incroyable, et déroutante (mais ça, vous l'aurez compris). Ne dites pas que vous n'aimez pas les dessins, qu'un album en niveaux de gris vous laisse de marbre, etc. Ouvrez Polina et venez en parler !

Les avis de Mango, Marion, Theoma, Sophie, Lili Galipette, Alex-Mot-à-Mots, d'Antigone, sur cet album.

Planche Polina

Double page Polina

Et voici ma 38e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 Et ma 29e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17,5/20)

Top BD

Et voici les dix premiers titres du
Top BD des blogueurs du mois de mars

 

  1. Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis                                           
  2. Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                          
  3. Habibi, Craig Thompson, Casterman                                                            
  4. Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                                               
  5. Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman  
  6. Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial  
  7. NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius   
  8. Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis                                                                         
  9. Black Hole, Charle Burns, Delcourt                                           
  10. Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest                      

...

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28 mars 2012

Le retour à la terre T.1 La vraie vie, Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet

Le retour à la terre TLe retour à la terre est une série de BD en 5 tomes parue chez Dargaud de 2002 à 2008. A l'origine ? Le déménagement de Manu Larcenet à la campagne... Et l'idée de Jean-Yves Ferri de l'adapter en BD humoristique.

Quitter Paris, le périph' et Juvisy pour les Ravenelles un charmant petit village entouré d'exploitations agricoles et de vaches... La transition est un peu rude pour Manu, sa femme Mariette et Speed, leur chat. Il faut réapprendre les codes (= abattre des arbres de 50m), s'intégrer (= boire le tord-boyaux local...) et se persuader que tout est beaucoup plus calme dans cette nouvelle vie...

A force de participer aux mercredis BD de Mango, le nom de Manu Larcenet m'est devenu familier, au point d'emprunter, sans regarder, cette BD dans mon fonds.
Le retour à la terre
est un album composé de gags courts, en 6 cases, qui se fondent sur le quotidien de Manu et Mariette. Leur emménagement, leur acclimation (et celle de leur chat !) mais aussi la venue de leurs anciens amis, sont autant de temps forts tout au long de cette BD.
L'humour émerge de cette distance entre leur quotidien parisien et celui aux Ravenelles. C'est déroutant car les codes sociaux ont changé, les habitudes aussi, et les problèmes ne sont plus liés au périph'...  
Si le trait de Manu Larcenet ne m'a pas vraiment séduite, j'ai néanmoins passé un très bon moment en compagnie de Manu, Mariette et Speed. J'ai beaucoup ri et j'ai souvent été impressionnée par la faculté de Jean-Yves Ferri de faire rire en 6 cases tout en ayant contextualisé son gag de façon bien précise.
 
Les avis de
Canel, Héloïze, Stephie et Mo'.

Et voici ma 37e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 Et ma 28e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 15/20)

  Top BD 2012

Planche Le retour à la terre 2

Planche Le retour à la terre 3



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14 mars 2012

American Vampire T.1 Sang Neuf, Scott Snyder, Stephen King, Rafael Albuquerque

American Vampire TAmerican Vampire est le fruit de la collaboration entre Scott Snyder et Stephen King pour le scénario et Rafael Albuquerque pour les dessins. Ce premier tome, paru en février 2011 chez Panini Comics, regroupe les 5 premiers numéros de la série parue aux États-Unis.

1880, Colorado. Skinner Sweet, premier vampire engendré sur le sol américain, bénéficie de l'évolution de sa race. Plus fort, doté de griffes impitoyables et de crocs plus longs, il ne craint pas la lueur du jour. Cette évolution scinde les vampires en deux clans : Skinner Sweet d'un côté, les anciens vampires européens de l'autre. Et pour ces créatures maléfiques, les humains ne sont que de la chair tendre.
1925, Los Angeles. La jeune Pearl Jones tente de percer au cinéma. Mais ce serait sans compter cette guerre entre vampires qui sévit autour d'elle et à laquelle elle va très rapidement participer...

La vague de vampires qui déferle sur la littérature depuis quelques mois n'est pas passée par moi. Lasse de ces récits édulcorés et loin du mythe du vampire, je suis restée très méfiante quant à ces livres.
Mais là, j'ai drôlement bien fait de me plonger dans cet album ! Tout d'abord parce que Stephen King y a collaboré, et Stephen King est quand même un excellent raconteur d'histoires qui sait manier le suspense d'une main de maître.
Ensuite parce qu'il n'était pas question de vampires mièvres qui manquent de mordant. Non. Ici point d'amourette et de violons mais des vampires monstrueux, suceurs de sang, violents et cruels. Des vampires dans la pure tradition de Bram Stoker ou d'Anne Rice qui, s'ils ne révolutionnent pas le genre, apportent néanmoins un éclairage nouveau et la reviviscence d'une tonalité perdue. C'est violent, parfois gore, mais on sait à quoi s'attendre en ouvrant cet album. Enfants s'abstenir !
Pour ma part, je me suis régalé ! Comme dans Walking Dead, le suspense est distillé avec brio, mettant la double page au service de l'intrigue. Cette dernière est complexe, alternant les époques pour finalement trouver une jonction, et possède un dynamisme très accrocheur.
Niveau dessin, je ne suis pas experte en comics et j'ai eu un léger a priori en ouvrant cet album, mais celui-ci s'est vite envolé.
Bref, vous l'aurez compris, je me suis laissé vampiriser par cette série (facile comme jeu de mots, j'avoue...) Le tome 2 est sorti en octobre 2011 en français et le tome 3 est déjà commercialisé aux Etats-Unis. Il ne me reste qu'à patienter ! L'avis d'Yvan, conquis aussi.

 Et voici ma 36e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 Et ma 27e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 18/20)

  Top BD 2012

Double page American Vampire

Planche American Vampire

 

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07 mars 2012

Britten et Associé, Hannah Berry

Britten et associéBritten et Associé est un album paru chez Casterman en juin 2009, premier tome d'une série sur laquelle son auteure, Hannah Berry, a travaillé trois ans.

Fernandez Britten est un privé fatigué. Fatigué de ne s'occuper que des histoires d'adultère. Son rêve ? Servir l'humanité et corriger les abus. Ainsi, quand une jeune femme lui demande d'enquêter sur le prétendu suicide de son fiancé, Fern et son acolyte - qui n'est autre qu'un sachet de thé ! - se lancent avec passion dans cette histoire...

J'ai découvert cet album un peu par hasard, attirée par cette couverture sombre. En le feuilletant, j'ai présumé une lecture séduisante... Et je ne me suis pas trompée !
Cet album nous plonge dès les premières planches dans l'ambiance des romans noirs. Les couleurs sombres et les dessins très soignés créent une atmosphère lourde qui englue le lecteur dans cette histoire pourtant classique. Impossible de reposer l'album sans savoir...Plache Britten et Associé
En outre, l'humour est présent tout au long de l'enquête, notamment avec l'absurde acolyte de Fern, Stewart, un sachet de thé qu'il conserve dans sa poche...
Une lecture qui a su me séduire tant par ses planches très travaillées que par son ambiance lourde digne des meilleurs romans noirs. A suivre de près !

 Et voici ma 35e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 Et ma 26e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17,5/20)

  Top BD 2012

Et voici les dix premiers titres du
Top BD des blogueurs du mois de février

  1. Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis                                           
  2. Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                          
  3. Habibi, Craig Thompson, Casterman                                       
  4. Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis                            
  5. Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                                               
  6. Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman  
  7. Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial                                     
  8. NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                      
  9. Black Hole, Charle Burns, Delcourt                                           
  10. Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest                      

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01 février 2012

Les Voisins du 109 "Vendredi", Coyotte et Nini Bombardier

Les voisins du 109 TLes Voisins du 109 est une série d'albums signée Coyotte et Nini Lombardier parue chez Le Lombard. A ce jour, deux tomes la composent, Vendredi et Samedi.

Une banlieue comme bien d'autres. Un immeuble, le 109, que rien ne distingue des autres, si ce n'est ses locataires.
Lorsque M. et Mme Moinot emménagement, ils rencontrent les autres habitants de l'immeuble : le couple de gothiques, qui vit quasiment dans le noir, la vieille dame entourée de chats, un couple de soixante-huitards nostalgiques, un comédien qui se cherche, le gardien de l'immeuble peu engageant... Une fois les préjugés mis de côté, la confiance s'installe et chacun devient acteur de ce théâtre de l'entraide. Et tout le monde apprend à vivre ensemble.

J'ai toujours beaucoup aimé Coyotte. Petite, j'ai été biberonnée à Litteul Kevin. L'humour Fluide Glacial, c'est mon truc !
Donc quand ma soeur m'a parlé il y a quelques temps de cette série que Coyotte a imaginée en collaboration avec Nini Lombardier pour le scénario, je me suis jetée dessus.Planche Les Voisins du 109
Et j'ai bien fait ! L'album se présente comme une journée, celle du vendredi, jour d'emménagement des Moinot. A chaque étage, les personnages vivent leur vie et entrent en interaction avec les nouveaux venus, un peu guindés, un peu trop propres sur eux, un peu trop lisses... L'album est scindé en plusieurs histoires qui s'étalent sur plusieurs pages. Chacune met en lumière un des habitants de ce chouette immeuble.
Et je dois dire que se plonger dans une BD comme celle-ci c'est la garantie de rire et de passer un excellent moment. Coyotte et Nini Lombardier font voler en éclat les préjugés à coup de personnages mordants, un brin piquants. Un peu caricaturaux parfois, certes, mais tellement vraisemblables ! 
Bref, un petit régal d'humour et de satire dont je ne peux que vous conseiller la lecture. Juste pour rire. Juste pour se détendre un peu. Juste pour réfléchir un tantinet sur la façon dont on vit ensemble et dont on juge ceux qui nous entourent. 
Et pour les plus récalcitrants, dites-vous que La vie mode d'emploi de Perec n'est pas si loin...

 Et voici ma 34e participation
à la BD du mercredi de
Mango

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 Et ma 25e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

  Top BD 2012

Et voici les dix premiers titres du Top BD des blogueurs du mois de janvier,
calculé par
Yaneck

 

  1. Gaza 1956, Joe Saco, Futuropolis   
  2. Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                         
  3. Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest     
  4. Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis            
  5. Maus, Art Spiegelmann, Flammarion               
  6. Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman  
  7. Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis  
  8. Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial    
  9. NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                
  10. Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là                                                                      

...

Pour voir la suite, pour savoir ce qui a bougé ce mois-ci, pour en savoir un peu plus sur le Top BD des blogueurs, rendez-vous chez Yaneck...


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25 janvier 2012

Le Cabaret des muses T.1 Au Moulin-Rouge, Gradimir Smudja

Le Cabaret des Muses TLe Cabaret des muses est une série de BD en cours, en 4 tomes pour le moment, écrite et dessinée par Gradimir Smudja. Au Moulin Rouge en est le premier tome, paru en 2007 chez Delcourt.

Paris, 1889. Montmartre en est le centre, le coeur névralgique, là où se presse toute la bohème de l'époque et où Henri de Toulouse-Lautrec passe ses journées et ses nuits. Le peintre, issu d'une famille aristocrate, a quitté sa famille pour rejoindre l'univers artistique parisien de ce XIXe siècle finissant. Entre l'ivresse et la peinture, ses amis et ses cauchemars, le peintre entraîne le lecteur à travers sa vie et ses oeuvres.

Encore un album choisi au hasard de mes pérégrinations à la bibliothèque (vive la sérendipité comme dirait l'autre !), choisi tant pour son sujet que pour ses illustrations.Planche
Gradimir Smudja
nous offre ici une interprétation à la fois onirique, comique et artistique de la vie du peintre Toulouse-Lautrec. Au fil des pages, le lecteur croise certaines de ses oeuvres, mais aussi les contemporains et amis du peintre : Cézanne, Van Gogh, Degas, etc.
Le trait est rond, à l'image du petit homme, les dessins sont soignés et détaillés et les couleurs pastels complètent ce parcours artistique et biographique.
Pour autant, je n'ai pas vraiment accroché avec cette lecture. Malgré le talent de Smudja et son hommage à un peintre que j'aime beaucoup, je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à tourner les pages de cet album. L'intrigue est très décousue et alterne cauchemars du peintre et rencontres en tous genres. Je n'ai pas vraiment compris le fil narratif - s'il y en a un - et plusieurs fois j'ai vérifié ne pas avoir sauté de page tant je ne comprenais pas la transition...
Bref, un album intéressant visuellement parlant, mais cela s'arrête là pour moi...

 Et voici ma 33e participation
à la BD du mercredi de
Mango

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 Et ma 24e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 14/20)

 

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18 janvier 2012

Alice au Pays des Merveilles, David Chauvel et Xavier Colette

AliceAujourd'hui, je vous présente une adaptation en BD du célèbre roman de Lewis Carroll, signée David Chauvel pour l'adaptation du texte et Xavier Colette pour les dessins. Parue en 2010 chez Drugstore, elle a attisé ma curiosité dans les rayons de ma bibliothèque.

L'histoire de la petite Alice est bien connue : un lapin blanc, une folle course-poursuite, des personnages tous plus loufoques les uns que les autres, un procès injuste et de l'absurde à chaque page...

Cet album signe mon retour au rendez-vous hebdomadaire de Mango, que j'ai un peu déserté ces derniers temps. Par manque de temps, justement, mais surtout d'envie. J'ai eu une baisse de lecture ces derniers mois, et en particulier de BD.
Mais me voici de nouveau ! Et ce retour se fait avec un album à l'intrigue facile car connue mais aux dessins audacieux. En alternant avec brio onirisme et noirceur, Xavier Colette nous offre une adaptation très personnelle du roman de Carroll. La petite Alice n'est pas d'une blondeur candide, le Chat du Cheshire est plus inquiétant que jamais et la Reine de Coeur a tout d'une marâtre affamée sortie de l'univers d'Edvard Munch. Très loin des illustrations de John Tenniel, d'Arthur Rackham ou encore de l'univers Disney ! Les planches alternent les compositions et créent une jolie dynamique de lecture.
J'ai aimé me plonger dans cet univers ambivalent, entre rêve et cauchemar, qui fait la part belle au non-sense et à l'absurdité du rêve d'Alice au détriment du côté plus édulcoré souvent dépeint. Un album dans lequel on plonge, telle la jeune Alice de la couverture...


          Alice 1 Alice 2

               Alice 3  Alice 4   

 Et voici ma 32e participation
à la BD du mercredi de
Mango

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 Et ma 23e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

Avec un peu de retard, voici les 10 premiers titres
du Top BD des blogueurs du mois de décembre :

 

  1.  Gaza 1956, Joe Saco, Futuropolis   
  2. Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                         
  3. Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                                            
  4. Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest                       
  5. Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis                  
  6. Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman  
  7. Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial                                  
  8. Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là                                              
  9. Black Hole, Charle Burns, Delcourt                                 
  10. NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                 

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Pour la suite, rendez-vous chez Yaneck !


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