Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

28 mai 2014

Ekhö Monde Miroir T.2 Paris Empire, Arleston et Barbucci

Ekhö Monde miroir TParis Empire est le deuxième tome de la série Ekhö écrite par Christophe Arleston et dessinée par Alessandro Barbucci, paru en novembre 2013 chez Soleil.

Fourmille Gratule, qui a atterri par hasard sur Ekhö dans le premier tome, s'est installée dans le New York de ce monde miroir du nôtre où les dragons remplacent les moyens de transport et l'électricité n'existe pas. Gérante de l'agence artistique que sa tante lui a léguée, Fourmille doit se rendre à Paris avec Yuri, qui a malencontreusement atterri sur Ekhö lui aussi, et Grace, la secrétaire de l'agence, afin de négocier un contrat. Mais Fourmille est une nouvelle fois possédée et cette fois-ci c'est le fantôme du fils de Napoléon VII qui l'habite. Le mystère de sa mort doit être résolu pour que Fourmille retrouve sa personnalité...

J'avais adoré découvrir le premier tome de cette série, m'immergeant avec beaucoup de plaisir dans cet univers d'heroïc-fantasy très attachant. Le plaisir est intact à la lecture de ce deuxième opus.
L'intrigue esquissée dans le premier tome s'installe progressivement dans cette suite et s'ouvre toujours autant, promettant à la série des aventures rocambolesques.

Les dessins de Barbucci sont encore une fois magnifiques et les larges planches du Paris et du New York d'Ekhö sont un régal pour les yeux. Les détails sont très nombreux et particpent de cette ambiance particulière, à la fois légère et onirique.
L'humour est toujours aussi présent et permet de casser le côté classique de l'intrigue. Le duo formé par Fourmille et Yuri détonne toujours autant par son inadéquation et créé des situations toujours aussi cocasses.
Un deuxième tome prometteur, donc, qui permet d'ancrer la série davantage dans son univers miroir et tisse une intrigue qui s'annonce riche pour la suite.

Je remercie chaleureusement Bénédicte et les Editions pour cette lecture encore une fois très agréable.

  Voici ma 65e participation  à la de Mango
 
et ma 53e au Top BD des blogueurs de Yaneck
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07 mai 2014

Mon ami Dahmer, Derf Backderf

Mon ami DahmerMon ami Dahmer est un album documentaire qui a occupé vingt ans son auteur, Derf Backderf, avant de voir le jour. Vainqueur ex-æquo du Fauve d'Or au Festival d'Angoulême cette année, il est paru en février 2013 aux éditions Ça et là.

Jeffrey Dahmer, enfant solitaire puis adolescent marginal, est devenu un des plus célèbres serial killer américain. Derf Backderf, l'auteur de cet album, a été son camarade au collège et au lycée, dans les années 1970. A la lumière des évènements, il tente de se souvenir de celui qu'il a cotôyé. En interrogeant d'anciens camarades et en plongeant dans ses souvenirs, il cherche à comprendre.

Glaçant au possible, Mon ami Dahmer est un album dont on ne sort pas indemne. Jamais violent ni sanglant malgré son sujet, il fouille  l'enfance et l'adolescence de Jeffrey Dahmer et amène le lecteur aux portes du moment où tout a basculé. Le jour où Dahmer a succombé à ses pulsions. De ces dernières, nous ne saurons rien, tout du moins en images. La postface explique tout en pudeur les troubles de Dahmer - nécrophilie, cannibalisme, démembrement de ses victimes - et tente d'éclairer, grâce à ses propos et son histoire personnelle, ses agissements.
Derf Backderf tente de retranscrire ses souvenirs et c'est un étrange récit que cet album. Les dessins tout en rondeurs et en plis offrent une esthétique particulière au récit. On se croirait dans un comics américain un peu léger. Il n'en est rien. Dès la première page, on est happé. Hypnotisé par le personnage de Dahmer, tel que se le rappellent ceux qui l'ont côtoyé avant. Avant l'horreur. Et cet adolescent un peu à part, extrême, qui adorait jouer au fou, est tour à tour pathétique et glaçant. On essaie de comprendre avec l'auteur. On frémit de voir le nombre de gens qui l'ont connu sans jamais déceler ses troubles. On referme l'album avec un sentiment étrange. Mal à l'aise, apeuré peut-être. En tout cas profondément marqué, c'est sûr. Comme si on avait nous aussi côtoyé Dahmer... Merci C. pour cette lecture que je ne suis pas prêt d'oublier.

D'autres avis : CanelChoco, Jérôme,  Joëlle, Mo', Oliv, Theoma, Yaneck, Yvan, etc.

Voici ma 64e participation à la   organisée par Mango et ma 53e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

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16 avril 2014

Léonard & Salaï T.1, Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen

Léonard & Salaï, Benjamin Lacombe et Paul EchegoyenLéonard & Salaï est un album réalisé à quatre mains paru en mars 2014 dans la collection Noctambule chez Soleil. Benjamin Lacombe en signe le scénario, les dessins des personnages et le storyboard, aidé dans cette tâche par Paul Echegoyen qui signe de son côté les décors de l'album.

De Léonard de Vinci, tout le monde connaît ses oeuvres picturales emblématiques, son génie architectural et ses créations ingéniériques. Mais derrière ce mythe se cache un homme au quotidien agité par les troubles de son pays, détesté par ses pairs, profondément humaniste et végétarien avant l'heure, intensément marqué par l'histoire d'amour qu'il vécut pendant trente ans avec celui qu'il surnomme Salaï, son petit diable.
C'est le quotidien de cet homme au génie inégalé que cet album propose de découvrir. Entre amour et création, menaces et succès, Léonard de Vinci sous un autre angle. 

Ouvrir cet album, c'est plonger tel l'oiseau de la première page dans l'Italie du 16e siècle et s'immerger dans l'atelier du grand artiste de la Renaissance. Dominée par des teintes sépia et violines inspirées des travaux de l'artiste tels qu'on les connaît aujourd'hui, chaque double page est un enchantement qui permet une immersion certaine dans cette époque. 
Dans l'intimité de Léonard et Salaï, le lecteur découvre le quotidien de l'artiste, ses doutes et ses réflexions, et c'est avec brio que les deux auteurs de l'album s'approprient la vie de ce génie pour mieux nous la retransmettre.
Benjamin Lacombe excelle dans la reproduction des tableaux du maître, tout en y incorporant son style, tandis que Paul Echegoyen offre au lecteur l'opportunité de laisser de côté le XXIe siècle pour se plonger à corps perdu dans l'Italie de la Renaissance. Quelle émotion, pour moi qui reviens tout juste de Florence, de découvrir cette dernière sous la main habile de Paul Echegoyen !
L'album alterne les épisodes romancés de la vie de Léonard et reproductions des oeuvres sur lesquelles il travaille.
Oeuvre à quatre mains, certes, presque à  six mains même, tant Léonard hante ces pages et le travail autour de son œuvre est impressionnant.
Ouvrez cet album, oubliez notre époque. Glissez-vous sans bruit aux côtés du maître pour mieux le voir évoluer. Sentez l'odeur des huiles qu'il utilise. Émerveillez-vous de son talent. Écoutez-le disserter. Laissez chacun de vos sens s'imprégner de ces moments rares à ses côtés. Et une fois la dernière page tournée, accordez-vous un temps pour mieux savourer cette lecture. Un petit bijou.
A noter : à la fin de l'album, une interview des deux auteurs permet d'en savoir davantage sur leur collaboration. S'y ajoutent des visuels des différentes étapes de réalisation du projet et des repères historiques.

 

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Un grand merci à Bénédicte et aux Éditions   pour cet album. Vivement le second tome de ce diptyque !

Voici ma 63e participation à la   organisée par Mango et ma 52e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

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12 février 2014

Long John Silver T.2 Neptune, Xavier Dorison et Mauthieu Lauffray

long-john-silver-tome-2- -neptune-9564Long John Silver est une série de BD en quatre tomes publiée chez Dargaud. Neptune, le deuxième album, est paru en septembre 2008. J'avais adoré le premier tome. Raison de plus pour poursuivre la lecture de cette série !

Le navire qui vogue vers l'Amérique du Sud, avec à son bord Long John Silver et ses pirates, progresse lentement. Embauché par Lady Hastings pour débusquer le trésor de son mari, Long John Silver dissimule son véritable dessein : fomenter une mutinerie et se rebeller contre le capitaine du bateau, une fois le trésor en vue. Mais Elsie, la domestique de Lady Hastings, va mettre à mal ce plan en découvrant le contrat passé entre sa maîtresse et le flibustier. Son meurtre met à jour les plans du pirate et faire peser des doutes sur ses véritables intentions. La tension monte d'un cran sur le navire, et la situation devient vite incontrôlable.

Excellente série, Long John Silver offre au lecteur une plongée des plus réussies dans l'oeuvre de Stevenson.  
Ce deuxième tome, très sombre, se présente comme un huis-clos glaçant. La vie à bord est rude et le meurtre de la jeune domestique va déchaîner les plus bas instincts des personnages.  
La palette de couleurs utilisée est très sombre et offre un rendu superbe. Le temps est à l'image de l'ambiance qui règne sur le navire : tumultueux et imprévisible. Le découpement des pages alterne des vignettes classiques et de larges planches qui dynamisent le tout et renforcent la violence du récit. La narration alterne accalmie et déchaînement de violence et le lecteur de suivre le tout avec avidité.  
Car l'intérêt de ce tome est de montrer Silver dans sa dualité et dans sa difficulté à contenir l'envie de meurtre qui sourd en lui. Son obsession : tuer le Capitaine pour prendre sa place. Mais il se doit de maîtriser sa mutinerie pour parvenir à ses fins. Cette difficulté suinte à toutes les pages et le côté torturé du pirate semble se cristalliser dans ce tome.     
Un album à dévorer d'une traite, dans un souffle. Une réussite incontestable, tant graphique que narrative. Merci C. de cette attention.

Voici ma 62e participation à la   organisée par Mango et ma 51e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

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29 janvier 2014

Les Carnets de Cerise T.2 Le livre d'Hector, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Les Carnets de Cerise TLe Livre d'Hector est le second tome de la série Les Carnets de Cerise, imaginée par Joris Chamblain et dessinée par Aurélie Neyret, paru en novembre 2013 chez Soleil dans la collection Métamorphose.

Cerise a grandi et va entrer au collège. Mais pas question pour elle de cesser d'observer le monde qui l'entoure... Alors que ses amies partent durant l'été, Cerise est intriguée par une vieille dame qui se rend chaque semaine à la bilbiothèque pour emprunter systématiquement le même livre. Il ne lui en faut pas plus pour vouloir percer ce mystère ! Aidée de la bibliothécaire, la fillette se lance dans cette aventure... au détriment de ses amies et de sa mère.

Quel bonheur de retrouver Cerise et son univers ! Une nouvelle fois, Joris Chamblain a su me charmer avec une intrigue qui laisse la part belle aux relations humaines et à la réflexion. 
Le personnage de Cerise évite de sombrer dans la caricature de la pré-ado mal dans sa peau et apporte une fraîcheur à l'intrigue. La vraisemblance est là, néanmoins, cristallisée par les mésententes entre l'héroïne et ses amies, désintéressées de ses enquêtes farfelues, et les relations compliquées entre Cerise et sa mère, dépassée par l'attitude de celle-ci.
Les dessins d'Aurélie Neyret offrent une nouvelle fois une tonalité à part à cette intrigue. Les couleurs douces et le trait rond sont une ode à l'enfance et à la candeur de ces doux moments où l'innocence domine et où l'insignifiant se transforme en extraordinaire.
Le mélange des genres - entre carnet intime et bande-dessinée - découvert dans le premier tome, confère à l'album un style à part, toujours aussi séduisant et original. L'intrigue, qui se déroule principalement à la bibliothèque municipale, rend hommage au monde des livres et fait écho aux velléités d'écriture de la jeune héroïne. Un album qui m'a enchantée, vous l'aurez compris. Et comme lorsque j'ai découvert cette série, j'ai hâte de lire la suite ! 
Un grand merci à Bénédicte et aux
Éditions   pour cet album.

Voici ma 61e participation à la organisée par Mango et ma 50e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

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imaginée par Joris Chamblain et illustrée par Aurélie Neyret, publiée dans la collection Métamorphose de chez Soleil. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2013/01/12/26127751.html#sthash.tPGIiYcv.dpuf

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04 décembre 2013

Sexe et sentiments, Amandine et Eddy Simon

Sexe et Sentiments

Sexe et sentiments est un album paru  aux éditions Jungle en septembre 2013. Il est signé Eddy Simon pour le texte et Amandine pour le dessin. Si le premier a réalisé le Kama Sutra en BD en 2010, la seconde est notamment connue pour sa série Mistinguette parue aux éditions Jungle également.

Ils ont entre 14 et 17 ans. L'âge des premiers émois amoureux, des premiers baisers et des premières relations intimes. On découvre son corps, celui de l'autre et avec ces expériences nouvelles émergent des doutes, des questions.

Abordant son sujet sous un angle très pédagogique et prenant appui sur des témoignages de lycéens, Sexe et Sentiments est un album qui oscille entre fiction et documentaire pour mieux aborder un sujet au coeur des préoccupations adolescentes.
En suivant le quotidien de plusieurs ados, l'album se penche sur la question des premières fois, de l'homosexualité, de la naissance des premiers sentiments amoureux... Porté par  un graphisme rond très actuel, cet album saura séduire son public-cible par la teneur de ses propos et son accessibilité.
Les personnages doutent, réfléchissent ensemble, prennent conscience des attentes de chacun et évoluent au fil des pages. Et si parfois certaines questions restent en suspens, c'est pour mieux laisser au lecteur le soin d'y réfléchir.
Petit plus : les infos situées en début et fin d'album, sous forme de questions posées par les personnages croisés au fil des pages. De quoi en savoir un peu plus sur l'IVG, la pornographie, la contraception, l'homosexualité, le plaisir, etc.

Voilà ma 60e participation à la   organisé par Mango et ma 49e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

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   Planche 1 Sexe et SentimentsPlanche 2 Sexe et Sentiments

Je tiens à remercier Audrey de LP Langage et Conseils et les éditions Jungle pour cet album.

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30 octobre 2013

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, Jean Regnaud et Emile Bravo

Ma Maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill est un album signé Jean Regnaud pour le scénario et Émile Bravo pour le dessin, paru en 2007 chez Gallimard Jeunesse et qui s'est vu décerner le prix Les Essentiels d'Angoulême en 2008.

Premier jour à la grande école pour Jean. L'occasion de se faire de nouveaux copains et de s'amuser dans la cour. Mais lorsque la maîtresse demande à chacun de se présenter et d'énoncer la profession de ses parents, le petit garçon angoisse. Car s'il sait pour son père - ce dernier est chef d'entreprise et travaille beaucoup - Jean ne sait pas où est sa mère. Cela fait si longtemps qu'il ne l'a pas vu... Le jour où il reçoit d'elle une carte postale lui annonçant qu'elle est en Amérique, le petit garçon est fou de joie.

Aucun doute possible : cet album est une pépite à découvrir sans attendre. Jean Regnaud aborde avec délicatesse un sujet délicat - celui de la mort d'un parent - et le traite en adoptant le point de vue de Jean, le narrateur. Alors que le lecteur adulte pressent dès les premières pages le funeste de la situation, l'album poursuit son décalage au fil des pages. Les mots de Jean résonnent innocemment et s'enthousiasment d'une situation que le garçonnet n'est pas en mesure de comprendre.
Les dessins d’Émile Bravo oscillent entre adéquation avec ce que le jeune héros croit - on voit ainsi la maman de Jean au Far West - et la triste réalité de la chose. C'est dans ce décalage que réside la force de cet album.

Planche 1, Ma maman est en Amérique

Mais une question demeure : quel est vraiment le lectorat visé par cet album ? Publié dans une collection jeunesse et clairement destiné à ce public, il peut dérouter les plus jeunes par le décalage énoncé plus haut. Parfaitement compréhensible par un lectorat plus âgé, il peut être délaissé à cause de ses dessins ou de sa collection. Ce qui est regrettable. 
Bref, quel que soit votre âge, lisez cette petite merveille. De mon côté, je m'interroge encore. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour découvrir un tel album ? Encore un grand mystère de ma vie...

D'autres avis : Antigone, Bouma, Mo', NouketteSylire, Yvan, etc.

Voilà ma 59e participation à la organisée par Mango et ma 48e au Top BD des blogueurs de Yaneck (18/20).

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de Mango et ma 47e au  Top BD des bloggueurs organisé par Yaneck (15/20). - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/bd_et_romans_graphiques/index.html#sthash.cGYx7mhY.dpuf

Et parce que l'album a été adapté au cinéma et est sorti sur les écrans le 23 octobre 2013, je vous propose d'en découvrir la bande-annonce (au moins pour écouter le timbre suave de Marc Lavoine...)

     

 

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16 octobre 2013

Chapeau Melon & Bottes de cuir, Grant Morrison, Ian Gibson et Anne Caulfield

Chapeau Melon & Bottes de cuirChapeau Melon et Bottes de cuir trouve son origine dans deux séries TV britanniques : The Avengers, diffusée en France en 1961  et The New Avengers, diffusée en 1976. Adaptée en BD dès les années 1960, la série est à nouveau remise au goût du jour en 1991 grâce à une adptation en BD par Grant Morrison. C'est cette adaptation que les éditions Soleil réedite aujourd'hui, regroupant deux aventures de John Steed et Emma Peel : Le Jeu d'or et Arc-en-ciel mortel.

Le Jeu d'or : Tara King, la partenaire de John Steed, disparaît mystérieusement. Ce dernier, accompagné d'Emma Peel, se lance à sa recherche. Leurs soupçons se portent rapidement sur un étrange club très select où le jeu est roi.

Arc-en-ciel mortel : Alors qu'Emma Peel retrouve son mari après trois ans de séparation, elle est confrontée à un étrange phénomène : les habitants du paisible village de Pringle on sea semblent avoir disparu. Très vite, Emma et son mari sont attaqués par des Incas qui semblent atteints d'une malédiction. Steed se joint à eux pour résoudre ce mystère.

J'ai toujours aimé la série Chapeau Melon & Bottes de cuir. Le charme de l'Angleterre, des sixties, des séries d'espionnage, du fameux tandem Diana Rigg et Patrick Macnee... Bref, les arguments en faveur de cette série sont nombreux.
Et si je ne suis pas adepte des novélisations - adapter un film en livre, le plus souvent en roman - j'ai néanmoins été très curieuse de découvrir ce comics signé deux grands noms de la BD, Grant Morrison et Ian Gibson.
Et je n'ai pas été déçue. Les deux aventures présentées dans cet album sont très différentes mais elles permettent au duo d'enquêteurs de faire preuve de tout son talent et déjouer les pièges qu'il rencontre
Le Jeu d'or offre une galerie de personnages mégalo assez intéressante et l'intrigue, très bien ficelée, demeure assez classique. Vengeance et jalousie sont au coeur d'un gigantesque jeu démesuré, destiné à piéger Steed.
Arc-en-ciel mortel, pour sa part, plonge dès les premières pages dans le surnaturel avec la malédiction Inca qui s'abat sur le petit village où Emma Peel et son mari ont passé leur première nuit de noces.

Les dessins de Ian Gibson ont ceci d'intéressant qu'ils rendent hommage à l'univers de la série et à son époque. Les traits émaciés des personnages ainsi que le travail sur les ombres offrent un rendu superbe. Les planches sont très dynamiques et alternent les plans. Le rendu est très cinématographique et permet un clin d'oeil supplémentaire à la série originelle.
En clair, un album fidèle à la série dont il provient, très agréable à lire et servi par deux pontes de la BD, ce qui ne gâche rien, avouons-le.

Et voilà ma 58e participation à la de Mango et ma 47e au  Top BD des bloggueurs organisé par Yaneck (15/20).Top BD

Voici ma 56e participation à la BD du mercredi de Mango

Et ma 45e participation au Top BD des blogueurs

initié par Yaneck

Voici(note 18/20)Top BD

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Un grand merci à Bénédicte et aux éditions pour cet album.

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25 septembre 2013

The New Yorker : L'humour des chats

The New Yorker, L'humour des chatsThe New Yorker : L'humour des chats est un recueil de dessins humoristiques parus dans le célèbre magazine américain depuis 1925, publié en 2010 aux éditions Arènes. Sélectionnés et traduits par Jean-Loup Chiflet, les 300 dessins présentés dans ce bel album rose ne laisseront pas insensibles les amoureux des chats !

Ouvrez cet album au hasard, et vous ne pourrez plus le refermer ! L'album regroupe les gags par thématique et qu'il s'agisse de la psychologie du chat, son éducation, son rapport aux chiens ou encore son usage de la chatière, le félin et son comportement son étudiés sous toutes les coutures par de grands noms de la BD.
Le mélange des styles des dessinateurs est très intéressant et le lecteur peut deviner, grâce à certains détails d'une vignette ou le style d'humour employé, l'époque de parution du gag. Petit plus : Un index des artistes, en fin d'album, permet une entrée différente dans le livre.

Un album pour les amoureux des chats et les autres. Histoire de sourire et se rassurer de ne pas être un cas isolé quand votre chat creuse le dos pour éviter que vous ne le caressiez...

Et voilà ma 57e participation à la de Mango et ma 46e au  Top BD des bloggueurs organisé par Yaneck (16/20)

Top BD

Voici ma 56e participation à la BD du mercredi de Mango

Et ma 45e participation au Top BD des blogueurs

initié par Yaneck

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Un grand merci à ma copine Flo pour cette belle surprise qui a su me faire sourire à plus d'un titre.

 

The New Yorker 3

The New Yorker 2

The New Yorker

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17 août 2013

Les quatre soeurs T.1 Quatre saisons, Malika Ferdjoukh et Lucie Durbiano

Les quatre soeurs TQuatre soeurs est, à l'origine, une série de quatre romans signés Malika Ferdjoukh parus à l'Ecole des Loisirs en 2003. Celle-ci s'est associée à Lucie Durbiano pour les adaptater en roman graphique dont le premier tome est sorti en juin 2013 chez BD Kids.

Enid, Hortense, Bettina et Geneviève sont orphelines. Leurs parents, disparus dans un accident de voiture, ont laissé les quatre soeurs sous la responsabilité de Charlie, leur aînée. Mais la vie continue dans leur vieille maison branlante et les filles s'entraident dans leur quotidien d'enfants et d'adolescentes, sous le regard attentif de leur soeur aînée et de son amoureux.

J'ai entendu beaucoup de bien des quatre romans de Malika Ferdjoukh, et ce depuis quelques années, mais je n'ai pas encore eu le temps de les découvrir. L'occasion de découvrir leur adaptation en BD est peut-être - encore une fois - commencer à l'envers, mais l'idée était trop belle.Planche 1
Je suis tombée sous le charme de cette fratrie fragile et forte à la fois, de ces personnages si bien esquissés que leur vraisemblance bouleverse, de ce quotidien incertain et pourtant cocasse et apaisant. 
L'album, divisé en quatre saisons, nous entraîne dans le quotidien de ces soeurs, quotidien pris en charge tantôt par l'une tantôt par l'autre. Le découpage est intéressant et offre une réelle dynamique à ces aventures : à chaque double-page correspond un chapitre différent de la vie de l'une d'elles. 
L'ensemble résonne à la fois au singulier mais évoque un choeur antique, une sorte de propos choral. C'est très beau, très émouvant, et c'est avec regret que la dernière page est tournée. Ces quatre soeurs laissent un vide, une fois qu'on les a quittées.

Je tiens à remercier Babelio et les éditions     pour l'envoi de cet album dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

pour l'envoi de ce roman dans le cadre de l'Opération Masse Critique. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/tag/Service%20de%20presse#sthash.MxRz0nrB.dpuf

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