Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

03 avril 2016

Café givré, Suzanne Selfors

Café givréCafé Givré est un roman de l’américaine Suzanne Selfors paru chez Flammarion en 2012.

A l’aube du solstice d’hiver, dans la petite ville de Norvège où elle habite, Katrina, seize ans, aide sa grand-mère dans le café traditionnel familial. Orpheline, Katrina partage son quotidien entre le lycée – avec ses deux seuls amis, Vincent et Elizabeth – et le café de sa grand-mère. Mais depuis qu’un café moderne a ouvert juste à côté, les fins de mois sont difficiles pour Katrina et sa grand-mère. Un matin, dans l’arrière-cour du café, Katrina découvre un jeune homme endormi. Emue de son sort, elle lui dépose du café et des biscuits. Touché par cette attention, celui-ci n’a alors plus qu’un objectif en tête : remercier Katrina. Mais il veut la remercie d’une façon particulière : en exauçant un de ses voeux. Mais qui est-il ? Et finalement, que veut vraiment Katrina ?

Si vous voulez une lecture de saison réconfortante au possible, poussez la porte du café Chez Anna et venez vous réchauffer auprès du percolateur en dégustant un café traditionnel norvégien à l’œuf (enfin, si ça vous tente !). Café givré est un court roman feel good, c’est sûr, mais qui aborde des questions intéressantes et convient tout à fait à un lectorat adolescent. Katrina est une jeune fille peu sûre d’elle, à l’estime d’elle en miettes et aux doutes immenses et sa rencontre avec Malcolm –le jeune homme étrange– va lui permettre de réfléchir à ce qu’elle souhaite réeellement faire de sa vie, à l’heure où les questions d’orientation et d’avenir émergent.

En lisant ce roman, je me suis clairement dit que j’aurais aimé le lire à l’âge de l’héroïne. Par identification, c’est certain, parce que les choix d’orientation sont tellements grands, à cet âge-là, qu’ils peuvent devenir paralysants pour quiconque n’a aucune idée de ce qu’il sait faire de bien. Le personnage de Katrina est une anti-héroïne par excellence, moyenne dans tout, banale et effacée, qui n’a aucun talent particulier et s’enfonce progressivement dans l’immobilisme à défaut de faire des choix et s’emparer de sa vie. L’auteure traite très bien cette délicate question adolescente et offre à ce roman un aspect des plus intéressants.

Outre ces questions adolescentes, Café givré est une belle plongée en Norvège, au moment d’un rendez-vous fort de l’année – la fête du solstice – et nous permet de partager cette tradition aux côtés des personnages. Entraide communautaire et célébration traditionnelle sont au cœur du roman et teintent l’ensemble d’un sentiment fort de lien social.

Je pensais découvrir un roman feel good léger, en ouvrant Café givré (romans vers lesquels je vais beaucoup ces derniers temps et qui me font beaucoup de bien). Alors certes, c’est clairement de feel good dont il s’agit – et l’ambiance hivernale et le café d’Anna n’y sont pas pour rien - mais pas que. Et j’ai été fort agréablement surprise par la psychologie des personnages et les problématiques adolescentes abordées. Un roman tout doux dans lequel il est bon de se plonger.

Voilà une nouvelle participation au Challenge Feel Good que j'organise

 

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Une chronique de soukee rangée dans Littérature américaine - Vos commentaires [20] - Lien permanent vers ce billet [#]
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Vos commentaires

    C'est vrai que tu es très feel good en ce moment

    Posté par jerome, 04 avril 2016 à 09:33 | | Répondre
    • Oui ! J'ai des petits coups durs dans ma vie perso alors je cherche de la détente dans mes lectures... Et il faut bien avouer que les romans feel good font bien le job !

      Posté par soukee, 04 avril 2016 à 12:05 | | Répondre
  • Un café norvégien à l'oeuf ? Voilà qui doit tenir au corps.

    Posté par Alex-Mot-à-Mots, 04 avril 2016 à 12:50 | | Répondre
    • Heurk, oui !^^ J'ai découvert que c'était aussi la spécialité d'Hanoï (mais je n'ai pas goûté...)

      Posté par soukee, 04 avril 2016 à 13:26 | | Répondre
  • Tant mieux s'ils "font bien le job" !!!
    Bise

    Posté par Syl., 04 avril 2016 à 17:41 | | Répondre
    • C'est leur but et ils le remplissent bien. Que demander de plus ? Bizzz

      Posté par soukee, 04 avril 2016 à 22:50 | | Répondre
  • Je ne connais pas du tout, mais je retiens le titre !

    Posté par philippedester, 04 avril 2016 à 21:34 | | Répondre
    • Un feel good book plus fin qu'il n'y paraît !

      Posté par soukee, 04 avril 2016 à 22:49 | | Répondre
  • Je prends note, ce genre d'ambiance me plaît. Ce n'était pas trop la "feel good" attitude ces derniers temps alors il est temps que je me reprenne en main!

    Posté par Hilde, 05 avril 2016 à 17:45 | | Répondre
    • Ce roman est pour toi alors^^
      Bon courage, bizza

      Posté par soukee, 05 avril 2016 à 17:49 | | Répondre
  • Effectivement, ce "feel-good" n'a pas l'air si léger que cela... Et compte-tenu du sujet, tu me connais, je préfère passer mon chemin...

    Posté par Sébastien, 06 avril 2016 à 09:15 | | Répondre
    • Je sais que je ne te ferai jamais succomber à la veine du feel good mais tu sais aussi à quel point en ce moment ces lectures me sont précieuses...

      Posté par soukee, 06 avril 2016 à 11:05 | | Répondre
      • Oh, ce n'est pas le côté "feel good" qui me fait passer mon chemin ! Non, cette idée ne me déplait pas forcément, je suis ouvert à pas mal de choses et il m'arrive d'avoir des lectures que je pourrais classer ainsi. Mais, le questionnement de Katrina n'est pas propre à l'adolescence... et "faire des choix, s'emparer de sa vie..."

        Posté par Sébastien, 07 avril 2016 à 08:20 | | Répondre
        • Oui, d'accord, je n'avais pas vu ça sois cet angle... Maintenant que tu le dis, ce n'est effectivement pas forcement le moment pour toi d'ouvrir ce roman. Plus tard peut-être ?

          Posté par soukee, 07 avril 2016 à 17:47 | | Répondre
  • Je l'ai lu l'année dernière et j'avais bien aimé, dans le genre cute et feelgood.

    En revanche, ta chronique me laisse perplexe : pour moi le roman ne se passe pas en Norvège mais aux Etats-Unis, dans une petite ville où la plupart des habitants sont d'origine norvégienne...

    Posté par CaroBev, 08 avril 2016 à 15:07 | | Répondre
    • Tu m'as fait douter mais j'ai vérifié ça se passe bien en Norvège !^^ Oui c'est un roman agréable et un parfait feel good.

      Posté par soukee, 09 avril 2016 à 11:19 | | Répondre
      • J'ai vérifié aussi et ça se passe bien aux USA, sur la Côte Pacifique, dans une ville fondée par des immigrants norvégiens. L'auteur s'est d'ailleurs inspirée d'une ville existante de l'état de Washington Tu l'as lu en français ? Parce que si oui, je me demande si c'est pas un souci de traduction !

        Posté par CaroBev, 12 avril 2016 à 14:47 | | Répondre
        • Ah bein oui, je l'ai lu en français. Tu l'as lu en VO ? C'est bizarre, tiens...

          Posté par soukee, 12 avril 2016 à 17:55 | | Répondre
  • J'en garde un bon souvenir de lecture

    Posté par FondantGrignote, 18 avril 2016 à 20:05 | | Répondre
    • Moi aussi, une atmosphère cocon et doudou à souhait !

      Posté par soukee, 19 avril 2016 à 07:13 | | Répondre
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