Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

31 octobre 2014

Moi après mois... Octobre 2014

Un rendez-vous initié par Moka
Un peu de moi à Bouquinbourg. Beaucoup des autres, aussi.

 9dde4c7074316718372dc70c290e73a1

Un chouette Marathon de lecture sous le signe d'Halloween / Mon Sud, le soleil et le reste / Ceux chez qui je suis venue me ressourcer. Et c'était bien. / Une soirée croque-monsieur dans un salon que j'adore et une chouette conversation / Des vagues, trop de vagues / "Tu traces une droite..." ou le scientifique qui m'explique des choses à sa manière et me permet de tout regarder avec un autre oeil / Bon, on a quand même rigolé sur le coup de la droite, parce qu'entre les maths et moi, c'est pas une grand histoire d'amour... / Rejouer avidement à Fable III, en attendant Fable Legends sur Xbox One / Une soirée sushis où sont évoqués, en vrac,  Zlatan et le PSG, le bouddhisme, la couture et Pagnol / 30° en plein automne et ceux qui se baignent dans une piscine à 17°. Respect. Je n'y ai même pas mis un orteil. / Une après-midi parisienne qui s'étire en soirée agréable au pied de Montmartre / Et puis Flo, qui est enceinte ! / Celle qui sature pour des serviettes et m'envoie des sms-crise de nerfs. Keep Calm and Carry on / Et un weekend à Lille entre filles réservé sur Airbnb / "Respect robustes, force et honneur." Tu as bien raison. / Déjà les décos de Noël ? Ah bein oui, on est presque en novembre/ Celle qui grandit, grandit, et sourit non stop. So cute Louise ! / Soirée tapas entre copines, à débriefer de tout, de rien, surtout de tout / Antoine et Sandrine, mes amis qui me veulent du bien / Et tous les autres aussi, en fait, qui me veulent du bien. Merci. / Rêverie aux Tuileries, revêtues de leurs couleurs d'automne / Et puis Sade à Orsay / Et puis des crêpes, super bonnes et qui font du bien / Celle qui intellectualise trop une situation qui a assez duré. Allez, on passe à l'action ! / -"Vous avez entendu ce que j'ai dit ? - Oui, j'étais juste là..." ou celui qui ne saisit pas le second degré. Merci pour cette réplique culte ! / Celle qui me prépare des tomates farcies, pour être sûre que je mange. C'est adorable... / Et un coussin de méditation, un ! / De nouvelles lunettes trop chouettes pour les moments où mes yeux ne veulent plus de lentilles / Celui qui était toujours là, main tendue malgré les kilomètres, quelle que soit la situation. Un si grand merci. / Me remotiver pour mon défi végétarien, parce qu'à force de fuir ma cuisine, je ne pourrais pas inviter la team à manger / Mon nouveau sac camel de Mon*prix que j'aime d'amour / Une chouette journée à la Foire d'automne qui se prolonge en virée pas très raisonnable au Marché Saint Pierre / De nouveaux projets de jupes du coup... On ne change pas une équipe qui gagne ! / Et puis de coussins, pour faire passer ma déco en mode Noël / Des petits mots quotidiens pour vivre comme une princesse... Merci / Terminer ma pochette d'Ipad home made en lui apposant des pressions. Youhou ! / Une mauvaise nouvelle à laquelle je ne m'attendais pas. Wait and see... / Et puis mon alsacienne préférée, allergique à Paris, qui veut revenir le temps d'un weekend parce que je lui manque. Trop chouette comme nouvelle ! / Profiter de mon Pass Navigo pour aller à Paris, pour un oui ou un non... Quelle liberté ! / Projeter Niki de Saint Phalle au Grand Palais, Les années 50 à Galliera et Garry Winogrand au Jeu de Paume, du coup / Et un 15 août, qui semble si loin, mais qui occupe déjà bien nos conversations / Des nuits chaotiques, à cause du changement d'heures / Magic in the Moonlight, ou le Woody Allen qui donne le sourire /

Une chronique de soukee rangée dans Moi après mois... - Vos commentaires [24] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés :


29 octobre 2014

Contrecoups, Nathan Filer

Contrecoups, Nathan FilerContrecoups est le premier roman du britannique Nathan Filer paru en août pour la rentrée littéraire aux Éditions Michel Lafon. Lauréat du Prix Costa qui récompense le meilleur livre de l'année en Grande-Bretagne, Contrecoups est directement inspiré de l'expérience en hôpital psychiatrique de Nathan Filer durant dix ans, en qualité d'infirmier. 

Matthew, dix-neuf ans, est hanté par la mort de son frère, Simon, survenue dix ans auparavant. N'ayant jamais pu dépasser la culpabilité qui le hante, Matthew souffre désormais de schizophrénie et se débat avec cette maladie.
Pour exorciser celle qu'il compare à un serpent, Matthew s'exprime à travers des écrits, des dessins. Pour raconter son passé, cette nuit terrible où tout a basculé, l'après. Après la mort de Simon. Après ce vide laissé derrière lui et qui a ouvert la voie au chagrin de ses parents. Ce moment où il a perdu pied, à l'adolescence. Et puis son quotidien, en centre de jour, dans un hôpital psychiatrique. Matthew nous raconte son histoire, sans faux-semblant ni hypocrisie.

Voilà un des premiers romans noté lors de mon repérage de rentrée littéraire et que j'avais hâte de découvrir. Je pressentais une grande émotion lors de cette lecture, une narration à la première personne qui allait me prendre à la gorge et m'entraîner dans un tourbillon intime dont je ne ressortirais pas indemne, un roman que je ne pourrais lâcher tant le sujet, dur, allait me hanter et me tenir en haleine jusqu'à la dernière page.
Mais non. Rien de rien. Je suis restée complètement de marbre face à cette histoire pourtant intéressante et accrocheuse et j'ai tourné les pages avec une lassitude grandissante, étonnée de ne pas être touchée par cette intrigue.
Matthew ne m'a pas émue avec son drame familial et sa lente plongée dans la maladie, ni l'histoire de son frère trisomique, et sa mort aussi bête que tragique. Malgré une narration en je, l'ensemble est froid, distancié et n'a fait naître aucune émotion en moi. Je n'ai pas été mal à l'aise à l'évocation cynique par Matthew de son quotidien en hôpital psy, ni n'ai éprouvé une quelconque tristesse lors de la description de son mal-être après le décès de son frère. Rien. 
Alors certes, allez-vous me rétorquer, ce n'est pas parce que je ne pleure pas toutes les larmes de mon corps en lisant ce roman qu'il n'est pas bon. Soit. Mais pour ma part je suis restée spectatrice passive de ce drame, pas concernée une seconde par ces personnages si peu consistants. Même Matthew, protagoniste principal, demeure un personnage flou auquel il est difficile de s'attacher. Le fait qu'il prenne en charge la narration ne permet pas d'objectivité quant à sa personnalité mais le tout semble se résumer à sa schizophrénie et à son travail de deuil. Le traitement même de la maladie est rapide - puisque pris en charge par celui qui en souffre - et n'offre pas de point de vue intéressant sur la question.

Bref. Si le roman possède une originalité dans son traitement à la première personne, la magie n'a pas opéré pour moi. Une première lecture de cette rentrée littéraire à côté de laquelle je suis complètement passée, c'est indéniable.
D'autres avis, beaucoup plus enthousiastes : Azilis, Cajou, Dup et Radicale ne sont pas sorties indemnes de cette lecture.

Je tiens néanmoins à remercier les éditions  et  pour ce roman reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique.

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [14] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,

27 octobre 2014

La Saga des sorcières T.1 : Le lien maléfique, Anne Rice

Le lien maléfique, Anne RiceLa saga des sorcières de Mayfair est une chronique familiale écrite par la romancière américaine Anne Rice, connue du grand public pour sa Chronique des Vampires et l'adaptation ciné du premier tome, Entretien avec un Vampire en 1994. Le Lien maléfique est le premier tome de la trilogie des sorcières, publiée entre 1990 et 1994.

Une étrange demeure, à la Nouvelle-Orléans. Celle de la famille Mayfair. Des légendes circulent sur cette famille dont on dit que les femmes possèdent des pouvoirs parapsychiques. Certains chuchotent que ce sont des sorcières... 
Rowan Mayfair, brillante chirurgienne, ignore tout de sa famille. Adoptée par des cousins éloignés et élevée en Californie, ce n'est qu'au décès de Deirdre, sa mère biologique, que la jeune femme se rend à la Nouvelle-Orléans et découvre les légendes autour des Mayfair. Celles-ci éclairent Rowan sur les étranges pouvoirs qu'elle possède et qu'elle tentait d'ignorer jusque-là. Sa rencontre avec Michael Curry, doté lui aussi d'un don parapsychique, permet à la jeune femme d'explorer son histoire familiale et d'essayer de comprendre l'étrange lien qui unit les femmes de la famille et Lasher, un esprit qui hante ces dernières depuis le 17e siècle.

992 pages. C'est dit. Je préfère vous annoncer la couleur tout de suite et éviter les ricanements de ceux qui se sont dit que je m'étais endormie sur ce roman depuis que je l'ai commencé au Marathon de lecture d'Halloween en début de mois. 
Le lien maléfique est le premier roman d'Anne Rice que j'ouvre. Et ce pour deux raisons (si vous en avez déjà marre de ma logorrhée et de mes histoires toutes pourries de pourquoi je n'avais jamais lu Anne Rice avant, sautez trois paragraphes plus bas et vous aurez mon avis sur ce roman. Les autres, c'est parti pour histoirefascinantedemavie.com !) La première, c'est que ma chère soeur avait une passion pour la Chronique des Vampires quand on était ado. Et en bonne petite soeur que j'étais, prête à tout pour me démarquer et cultiver mon individualité, j'ai longtemps juré que jamais, au grand jamais, je n'ouvrirai un roman d'Anne Rice et que je laissais cet univers à ma soeur. Donc niet, pas d'Anne Rice du tout (enfin, je me suis quand même autorisé le film avec Brad Pitt et Tom Cruise... suis pas maso quand même !) Bon, ça c'était avant. Avant que l'adolescence ne se termine, que je cesse de clamer partout ma nécessaire et primordiale unicité, et que je me foute royalement d'aimer les mêmes choses que ma soeur. Au contraire (cf. la couture, le yoga, les sushis, les virées expo à Paris, les voyages et j'en passe). Donc maintenant que je suis grande et mature (hum hum), j'accepte totalement de picorer ci et là ce que les autres aiment, et même ce que ma soeur aime. Ouah... Quelle évolution, je sais...
Deuxième raison (j'en vois qui dorment au fond...), ma super copine Poulette-Nene n'a pas arrêté de me tanner sur les qualités incroyables de cette trilogie qu'elle avait adorée. Bon, j'ai tergiversé un moment avant de me lancer (et encore, c'était avant de savoir que le premier tome frôlait les 1000 pages...) mais comme Poulette-Nene est mon acolyte de club lecture avec les élèves, en bonne prof de maths super lectrice qu'elles est, je lui devais bien ça. Voilà voilà...
Ça, c'était ma rencontre avec La Saga des Sorcières et Anne Rice... Passons aux choses sérieuses avec ma chronique à proprement parler. Et zou ! Pour fêter ça (et récupérer ceux que ma super rencontre bipartite n'intéressait pas) je saute une ligne !

Bon, après ces tartines de blabla, je ne vais pas vous faire une chronique sans fin et vous achever complètement. Surtout que parler d'un premier tome d'une trilogie, ce n'est déjà facile (parce qu'il s'agit bien souvent d'une mise en place de l'intrigue et des personnages, amorce de la suite), mais parler d'un premier tome d'une trilogie qui compte pas loin de 1000 pages et écrit par une romancière connue et reconnue et dont tout le monde a déjà tant parlé, c'est encore moins évident. Dit comme ça, on pourrait croire que je vais terminer ce billet sans vous en parler du tout. Mais non, quand même, je me lance.
Anne Rice nous offre ici un magnifique exemple de saga familiale parfaitement orchestré. La trame narrative alterne le présent, où Rowan et Michael évoluent, s'aiment, et découvrent la demeure et son histoire, et le passé, par le récit de la famille Mayfair à travers les siècles, réalisé par le Talamasca, une société vouée à l'étude des forces occultes. L'alternance entre ces époques tisse une intrigue complexe et laisse imaginer au lecteur la richesse de l'imagination de l'auteure et de son monde intérieur. La vraisemblance, si elle pourrait sembler absente à cause de l'aspect fantastique, est pourtant bien présente dans l'universalité des liens et des problématiques entre les membres de cette famille.
Les personnages se succèdent au fil des années, et à chaque génération une des femmes de la famille voit son destin lié à celui de Lasher, entité démoniaque envoûtante. Le lecteur suit ce récit fait par les différents membres du Talamasca à chaque époque et voit le risque pour Rowan croître au fil des pages. La psychologie de cette dernière est soignée et permet au lecteur de s'attacher au personnage. La tension monte, à chaque retour au présent. Et le lecteur se doute bien que la maison et Lasher vont irrémédiablement attirer Rowan, malgré sa force et sa détermination. 
L'ambiance du roman est singulière et étouffante. Dans la moiteur de la Nouvelle-Orléans, englués dans le passé, les membres de la famille Mayfair tentent de s'extirper de leur malédiction familiale. Et le lecteur de suivre, spectateur impuissant du drame qui se joue dans cette ambiance empesée et lourde de secrets, l'histoire des Mayfair.   
La lassitude que j'ai éprouvée vers la moitié du roman n'est pas due à la qualité de ce dernier mais au fait que je suis peu portée sur les chroniques familiales. Parcourir quatre siècles de personnages d'une même famille et s'intéresser aux liens de parenté entre chacun pour bien suivre l'intrigue n'est vraiment pas ce que je préfère d'ordinaire. Mais pour autant, Anne Rice a su capter mon intérêt grâce aux fréquents retours au présent, avec Michael et Rowan. Si ce premier tome consacre beaucoup de temps à planter le décor de la famille, c'est pour mieux comprendre ensuite l'histoire de ce couple. Et finalement, une fois la dernière page tournée, la magie du suspense a opéré : moi qui d'ordinaire n'apprécie pas les romans en plusieurs tomes, j'ai envie de savoir ce qui va arriver à Rowan et Michael... 

Et voilà ma deuxième participation (et sûrement la dernière pour cette année) au Challenge Halloween d'Hilde et Lou.

Challenge Halloween

Une chronique de soukee rangée dans Littérature américaine - Vos commentaires [16] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , ,

13 octobre 2014

Carmilla, Sheridan le Fanu et Isabella Mazzanti

CarmillaCarmilla est une des oeuvres les plus connues de l'écrivain irlandais Sheridan Le Fanu, auteur majeur du récit fantastique.
Publiée en 1872 et à l'occasion des deux cents ans de la naissance de l'écrivain, elle paraît aujourd'hui en album illustré par l'italienne Isabella Mazzanti, dans la collection Métamorphose chez Soleil.

Laura vit seule avec son père, dans un château en Styrie. L'adolescente souffre de solitude et c'est avec un plaisir immense qu'elle voit sa vie bouleversée par l'arrivée au château de Carmilla, une jeune fille de son âge. Les deux adolescentes se lient rapidement d'amitié.
Mais les jours passants, des décès étranges se produisent dans les alentours. Et Laura fait des rêves étranges, remarquant au réveil de drôles de traces sur son corps. Une langueur peu à peu l'envahit...

Publié vingt-cinq ans avant le Dracula de Stoker, Carmilla est une nouvelle fondatrice dans le mythe du vampire à laquelle Bram Stoker rendra hommage et dont il reconnaîtra l'influence sur son oeuvre. Demeurée dans l'ombre de Dracula - à laquelle tout semble se référer, à tort - elle fait pourtant partie des textes qui participent de l'image du vampire telle que nous la connaissons et mérite une visibilité plus grande. Son adaptation en album en est l'occasion.
En grand maître du récit fantastique, Le Fanu offre ici à son lecteur une petite merveille très bien orchestrée. La gradation du suspense et de la peur au fil des pages est parfaitement maîtrisée et donne au lecteur l'impression d'un étau qui peu à peu se resserre autour du personnage de Laura. Le doute n'existe pas, quant à l'identité de l'auteur de ces crimes, bien entendu, et c'est avec impuissance que le lecteur regarde le châtelain et sa fille abriter le mal en leur sein et le protéger.
Mais l'intérêt de la nouvelle ne réside pas dans ce mystère mais dans l'influence de Carmilla sur Laura, son emprise sur elle - amicale, amoureuse, le doute persiste -, et la relation étrange qui naît entre les deux femmes. Au fur et à mesure des chapitres, le lecteur assiste au vampirisme de Carmilla, et regarde peu à peu Laura perdre ses forces, s'abîmer dans cette relation, s'y perdre, en se demandant si son entourage réagira à temps pour la sauver.
Figure féminine nimbée d'une aura mystérieuse et inquiétante, le personnage de Carmilla symbolise l'énigme, le mystère. De la nature humaine peut-être ? De la monstruosité de la condition humaine, qui sait ? Personnage silencieux, elle cristallise toutes les peurs et hante les pages comme le château et l'esprit de Laura. D'elle, le lecteur sait très peu. Mais sa présence est là, insaisissable et silencieuse.
Figure féminine du vampire qui ne s'attaque qu'à ses paires, Carmilla est et reste une énigme au fil des pages. S'amourachant de ses victimes pour mieux les vider de leur sang, les séduisant pour mieux les aliéner. Dangereuse, c'est certain, mais si belle. Si attachante. Si envoûtante...

Les illustrations d'Isabella Mazzanti transportent le lecteur dans cette nouvelle gothique inquiétante et ténébreuse à souhait. Le noir domine, notamment avec la chevelure de Carmilla, et se décline en nuances de gris - jusqu'au blanc - qui contrastent avec la seule couleur utilisée au fil des pages, le rouge. Le sang, mais aussi le côté virginal des jeunes filles, sont symbolisés par cette couleur, utilisée notamment en arabesques aux allures orientales, qui témoignent du parcours hétéroclite de l'illustratrice.  Quel plaisir visuel !
Les dessins complètent le texte, le dépassent parfois, l'interprètent souvent, pour mieux l'accompagner. Les personnages ont des allures de personnages de contes, avec leurs grands yeux expressifs et l'innocence qui semble se dégager des pages n'est qu'un leurre auquel le lecteur ne croit bien évidemment pas.
Vous l'aurez compris, l'
adaptation en album de cette nouvelle est en tous points splendide et je suis tombée sous le charme de Le Fanu, certes, mais aussi d'Isabella Mazzanti. C'est un objet visuellement très intéressant, dans lequel chaque détail est soigné, des pages de garde aux têtes de chapitre. Ouvrir cet album, c'est véritablement s'immerger dans la nouvelle gothique de Le Fanu. Une petite merveille ! A lire, relire, à offrir aux amateurs du genre ou à soi...
Challenge Halloween 

Voici ma première participation au Challenge Halloween d'Hilde et Lou, lue pendant le Marathon de lecture d'Halloween.

Une bande-annonce, plutôt que des planches, pour vous faire découvrir l'univers d'Isabella Mazzanti

Un grand merci à Bénédicte et aux éditions pour cette magnifique découverte.

ions pour cette lecture encore une fois très agréable. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/tag/Service%20de%20presse#sthash.qwsqmTSg.dpuf

Une chronique de soukee rangée dans Albums - Vos commentaires [28] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , ,

10 octobre 2014

Ralph's party, Lisa Jewell

Ralph's partyRalph's party est le premier roman de l'écrivaine anglaise Lisa Jewell paru en 1999 en Angleterre. Best-seller dans le monde anglophone, il a été traduit en français en 2007.

Smith et Ralph partagent un appartement à Londres. Très différents l'un de l'autre, les deux amis d'enfance partagent néanmoins un goût commun pour les soirées TV / bières.
Le jour où Jem, une pétillante jeune femme, s'installe dans la collocation, l'équilibre de Smith et Ralph est mis à mal. Ralph tombe sous le charme de Jem, qui elle s'amourache de Smith. Ce dernier, follement amoureux de Cerise, la voisine du dessous, décide pourtant de profiter de la situation avec Jem. 
A l'étage en dessous, c'est le couple de Karl et Siobhan qui vit des heures difficiles. Siobhan se sent délaissée par son mari qui se perd dans une relation adultérine... avec Cerise ! 

Voilà un roman parfait à lire à l'entrée de l'automne, dans les transports pour ma part. Un roman léger juste ce qu'il faut. Un brin chick-lit, mais pas complètement, un brin chronique sociale mais pas que. On rit des frasques de ces jeunes adultes empêtrés dans leurs sentiments, gauches, souvent, émouvants, parfois, par leur réalisme et leurs fragilités.
On pense obligatoirement aux Chroniques de San Francisco, en moins fouillé, en moins drôle aussi, et puis écrit vingt ans plus tard. Mais c'est agréable de suivre tout ce petit monde, rassemblé sous le même toit, qui se côtoie sans vraiment se connaître. Ces imbroglios sentimentaux, s'ils manquent parfois de vraisemblance (le jeu amoureux n'est qu'une succession de chaises musicales), n'en demeurent pas moins intéressants.   
On pense à Bridget Jones, aussi, pour le côté londonien sentimental. Et c'est agréable en fait, ces parallèles littéraires. 
Bref, Ralph's party est un roman qui tient ses promesses en matière de détente. Et si ce n'est d'ordinaire pas mon genre de lecture, j'ai passé un bon moment avec ce vaudeville anglais à la saveur douce amère. 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [16] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

05 octobre 2014

Marathon de lecture d'Halloween

RAT HalloweenJe ne sais pas chez vous, mais ici l'automne s'est doucement installé aujourd'hui. Le ciel est tout gris, une pluie fine nimbe le paysage d'une aura floue et la fraîcheur a fait son apparition... Le temps parfait pour se lancer dans un marathon de lecture, non ?
Et parce que les choses sont bien faites, Hilde et Lou ont, comme à leur habitude, inauguré leur Challenge Halloween il y a quelques jours et Hilde organise, en compagnie de Marjorie, un marathon de lecture sur le thème d'Halloween ce weekend.
En ce dimanche parfait pour cette occasion, je rejoins donc le Vaisseau Fantôme aux côtés des autres blogueuses pour un marathon de lecture !

Allez encourager les autres participants de ce marathon de lecture.  Certains y sont encore, d'autres l'ont déjà terminé. L'occasion de piocher de nouvelles idées de lectures, non ?  Hilde, Valeriane, Clarabel, Syl., La culture se partage, Yoda Bor, FondantOchocolat, L'or rouge, Lily's Notebook, Petit_speculoos, Marmelade de livres et Margotte.

***

Commençons par le commencement : tout Marathon de lecture nécessite un ravitaillement minimal pour tenir le coup au fil des pages. En méga organisée que je suis, je n'avais rien ce matin. Et oui, on appelle ça une impro ! Ni une ni deux, à l'occasion d'un latte partagé dans un chouette endroit, j'en ai profité pour faire un saut rapide à Mon*prix. Et si vous me lisez régulièrement, vous savez que Mon*prix, c'est toute ma vie (ça marche aussi avec H*M, diraient certaines...) 
Du coup, j'ai trouvé mon bonheur pour ce marathon... et un magnifique sac camel (en même temps, je n'avais pas de sac camel - ce qui est essentiel dans toute garde-robe qui se respecte - et celui-ci m'a fait les yeux doux dès que je suis entrée. J'vous jure, il m'a regardée avec ses grands yeux tout camel ! Quand en plus ta copine te dit qu'il est vraiment top et que c'est un sac qu'on peut même prendre pour bosser vu sa grande taille et qu'aujourd'hui il y a exceptionnellement 15% sur les accessoires... comment dire ? Bein je suis repartie avec ! )

Du coup, tadam ! (en plus du sac)

Une téhière de roïbos, du chocolat, des tartelettes poires/amandine et des clémentines,
me voilà parée pour commencer mon marathon de lecture !

L'essentiel pour un Marathon de lecture réussi

Et en terme de livres choisis (oui, je parle de ravitaillement et de sac avant de parler du but même de ce marathon : les livres !), j'ai trouvé mon bonheur en piochant dans ma PAL et dans mon Kindle :

  • La poupée sanglante de Gaston Leroux
  • D'obsidienne et de sang d'Aliette de Bodard
  • Carmilla de Le Fanu en album illustré par Isabella Mazzanti
  • Le saga des Sorcières Mayfair T.1 Le lien maléfique d'Anne Rice (sur mon Kindle)

Peu de choix, mais des livres qui me tentent beaucoup et que je souhaite lire tout bientôt. Donc je suis ravie de ces trouvailles pour ce marathon improvisé !

Chachat Chachat

Je suis hyper épaulée par Chachat, comme à chaque marathon de lecture.
Le plus dur ? Ne pas m'endormir en le regardant !

***

13h54 : Allez, c'est parti ! J'ouvre le bal avec Carmilla en album ! A très vite pour un point-lecture.

15h33 : Petite pause Ric*ré et encouragements sur les blogs des autres participants. Je me régale avec Carmilla (104 pages lues /171) Le texte de Le Fanu est délicieusement angoissant et les illustrations d'Isabella Mazzanti sont fabuleuses. Allez zou ! Je poursuis !

16h26 : Je viens de tourner la dernière page de Carmilla, accompagnée par Chachat. Quel beau récit ! Et dire que, publié 26Fin de lecture, accompagnée de Chachat ans avant Dracula de Stoker, il n'a pas connu la même notoriété, en partie parce que le vampire est une figure féminine qui ne s'attaque qu'aux jeunes filles. 
Je poursuis mon marathon, malgré une légère langueur - empruntée peut-être au personnage de Carmilla, qui sait ? - en me plongeant avec beaucoup de curiosité dans le premier tome de La saga des sorcières Mayfair d'Anne Rice, conseillé depuis je-ne-sais-combien-de-temps par ma copine Poulette-Nene.

19h28 : Et voilà... Serait-ce l'odeur des cupcakes au potimaron préparés par Hilde qui m'a repue ou l'influence zen de Chachat qui m'a gagnée ? En tout cas, ce n'est pas ma lecture qui m'a ennuyée... Mais je me suis littéralement endormie sur mon Kindle (et pas qu'un peu... 1h30, m'sieurs dames !) 
Bref, ce dernier me dit que je suis à 4% du premier tome de La saga des sorcières Mayfair (riez, riez). L'intrigue se met tranquillement en place. Le début me fait penser à celui d'Entretien avec un vampire. (le témoignage enregistré sur magnétophone, le retour sur des événements passés étranges, etc.) Ça me plaît beaucoup ! Je me réveille complètement, fais quelques étirements et me replonge dedans. Bonne continuation à toutes !Un chouette repas pour reprendre des forces... tout en lisant !

23h38 : Et voilà, la voix de la raison parle en moi et m'intime d'aller me coucher. J'ai l'immense honneur de vous annoncer que je suis à 13% de La saga des sorcières Mayfair d'Anne Rice. Bon, en vérifiant sur le site de Decitre, j'apprends quand même que ledit roman ne compte pas moins de 762 pages ! Ah ! On se moque moins de moi et de mon rythme de tortue tout de suite, hein ? J'ai encore de l'énergie (vue la sieste de cet aprèm, c'est normal), et je pense que je vais poursuivre ma lecture au lit.

Bilan de ce mini-RAT :

  • 1 album de 171 p. et 13% d'un gros roman dévorés
  • 7h30 de lecture (j'ai enlevé mon 1h30 de légère sieste, hum hum)
  • Plus d'un litre de roïbos, 2 Ric*ré (qui me maintiennent en éveil maintenant, merci bien mais c'est trop tard !), des carrés de chocolat et des tartelettes  grignotés. Un vrai repas quand même, avec une galette bretonne et une salade verte.
  • Tout plein d'échanges en commentaires ici et chez les copines blogueuses participant à ce marathon de lecture.
  • Bref, une chouette journée, pluvieuse pourtant, sous le signe de la lecture et du partage. Merci les filles pour l'organisation ! C'est toujours un plaisir de participe à un RAT, particulièrement quand il est thématique.

Bonne nuit à tous!

 

Une chronique de soukee rangée dans Read-a-Thon - Vos commentaires [42] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , ,