Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

30 septembre 2014

Moi après mois... Septembre 2014

Un rendez-vous initié par Moka. 
Un peu de moi à Bouquinbourg. Beaucoup des autres, aussi.

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 Happy birthday Chachat ! 6kg700, on est loin du petit bout de chat d'il y a deux ans ! / Non, il n'est pas gros d'abord ! / Une crêperie en impro, pour poursuivre un peu en mode vacances, et un kir à la framboise pour fêter la première photo officielle de Jean-Claude / Une petite jupe en simili cuir cousue main lors d'une après-midi ensoleillée chez celle qui pense trop me materner (mais en fait pas du tout, j'adore !) / Une soirée debrief de vacances en mode fanions, bisounours et just married / Reprendre le yoga et en savourer chaque bienfait / Une rentrée sur les chapeaux de roue, qu'on aurait souhaitée plus douce / Et puis celle qui est partie et qui me manque atrocement / Mais un japonais en mode efficace pour rattraper tooooouutes ces heures pas passées ensemble / Une très belle rencontre, à la maison, autour de thé et de guimauves / 15 août, 15h30, j'y serai ! Trop contente que vous soyez mes premiers, les gars ! / Prendre le train, tous les jours, et aimer rêver en regardant le paysage défiler / Des opérations spéciales commanditées par E. pour sonder celui qui doute et obtenir en retour des discussions stimulantes / Kiffe kiffe mes nouvelles boots à talons / Avoir ma minute de méditation quotidienne en franchissant le pont qui surplombe mon fleuve et voir l'automne s'installer doucement sur les berges et le brouillard commencer à nimber la surface de l'eau / Un matin tout coocooning : petit déj' au lit et relecture de Gemma Bovery / Et puis voir l'adaptation avec Lucchini et lui préférer le roman graphique de Posy Simmonds / Des crêpes au caramel au beurre salé de Bretagne ? Oh my God... / Oser reprendre la danse... Et quelle danse ! / Et me lâcher littéralement /Et un goûter du dimanche pour lequel j'ai cuisiné. Oui oui, moi. Même que c'était bon d'après les copains (ou alors ils sont trèeees gentils...) / Une brocante au soleil avec celui qui craque pour Mario Party 4 mais qui ne lira pas ces lignes / Et une autre gigantesque brocante au soleil et une barbe à papa dégustée en bonne compagnie /Franchir le pas et pousser la porte d'un lieu particulier près du Père Lachaise et voir ça comme une évidence / Aller au cinéma et me nourrir de chouettes films / Des conversations hyper ressourçantes avec celle qui est désormais loin géographiquement mais tellement proche en pensées / Et être totalement connectée avec elle / Des élèves tout mignons et que j'ai plaisir à retrouver / Tenter d'expliquer une idée à celles qui se moquent toujours de moi. - Quand le fruit est mûr, il tombe.C'est qui le fruit ?" Rire avec elles, et me dire que, décidément, je les aime telles qu'elles sont / De jolis talons dans lesquels il va falloir que j'investisse... Oui oui, je suis obligée, c'est pour la danse ! (il y a pire que d'avoir une bonne excuse pour s'acheter des chaussures, je vous le concède...) / Avoir droit à ma séance de yoga spéciale dédicace, parce que j'avais besoin de travailler sur une émotion particulière / Ma première fois dans un magasin pour bébés. Heureusement, j'étais accompagnée, très bien accompagnée , et même acclamée en sortant dudit magasin. Gros kif, merci Gab ! / Rencontrer Pablo et le trouver tout mignon / Me reglisser dans mon métier de doc et apprécier tout ce qu'il m'apporte / Une nouvelle amitié qui grandit et fondée sur de beaux échanges / Cuisiner des lasagnes végétariennes pour celle qui, d'ordinaire, cuisine pour moi / Etre sereine, beaucoup, et essayer d'apporter de la sérénité autour de moi / Celle qui est loin et pour qui la rentrée n'a pas été facile. Ni le mois d'août. F*ck./ Marrakech bis entre nanas ? Yes ! N'importe où, pourvu que le soleil soit de la partie ! / Bein faut bien en profiter, parce qu'après, il y aura JC ! / Premier bénévolat sur un festival. Je surkiffe de faire des gaufres et de tenir la buvette en papotant avec les musiciens ! / Celle dont je regarde le ventre s'arrondir au fil des jours et pour laquelle je me réjouis / Fêter un anniversaire, bizarrement. J'aurais aimé que cela se passe différemment / Faire craquer tout le monde pour un Mc Do. Ouais, moi qui me lance dans un défi végétarien et me fait vanner pour mes steaks de soja. Tout fout le camp, encore une fois, ma pauv' dame ! / Sortir de ma zone de confort et tenter des nouveautés en couture / Terminer de ranger l'appartement. 3 mois, il m'aura fallu 3 mois pour emménager complètement. Ça mérite des applaudissements, non ? / Combattre ma plus grosse peur, un matin, lors d'un face à face avec une araignée monstrueuse qui courrait très vite. Rien que d'en parler... / Cultiver toutes ces ondes positives autour de moi et me sentir pleine d'une énergie nouvelle / Et aller au boulot le sourire au lèvres / Sourire très, très souvent en fait / Planifier des dîners littéraires pour m'ouvrir, encore / Et rencontrer des tas de gens nouveaux, d'horizons différents / Réfléchir à l'impermanence des choses et tout voir avec un oeil neuf/ Fuir ma cuisine, comme d'hab, mais l'accepter / Toujours au niveau 153 de Candy Crush au fait, pour ceux qui veulent rire /    

 

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20 septembre 2014

La Carte du Temps, Felix J. Palma

La carte du tempsLa carte du temps est le premier roman de l'écrivain, chroniqueur et critique littéraire espagnol Felix J. Palma traduit en France. Annoncé comme le premier tome d'une trilogie, il est paru en 2008 en Espagne et en 2011 en France aux éditions Robert Laffont.

Londres, 1896. L'agence Murray promet à quiconque débourse une coquette somme de voyager en l'an 2000. Andrew Harrington y voit la solution désespérée pour tenter de sauver sa bien-aimée, ultime victime de Jack l'Eventreur huit ans plus tôt. De son côté, revenue de ce voyage dans le temps, la jeune Claire Haggerty est tombée sous le charme d'un héros du futur. Mais l'agence Murray est-elle vraiment sérieuse ? H.G. Wells, le célèbre écrivain, en doute.

Friande des voyages dans le temps (allez donc savoir pourquoi !?), je me suis glissée avec grand plaisir dans ce long roman de plus de 700 pages.
Sceptique, en bonne cartésienne que je suis, vis-à-vis de cette histoire de machine à explorer le temps, j'ai néanmoins dévoré le tout, fascinée par l'imagination un peu dingue de l'auteur et ses trouvailles toutes plus singulières les unes que les autres. Difficile de vous en dire plus sans vous révéler les ficelles de l'ensemble, mais disons que l'auteur maîtrise son sujet et a beaucoup réfléchi à la question du déplacement dans le temps...
En outre, son idée
d'intégrer H.G. Wells, l'auteur notamment de La machine à explorer le temps, à son intrigue est absolument géniale. Comme si Felix J. Palma souhaitait faire un clin d'oeil au chef d'oeuvre de la science-fiction et à son auteur. Mise en abyme excellente, la présence de H.G. Wells permet au roman de s'insérer dans sa lignée, tout en y faisant largement référence et en rendant hommage aux grands récits du genre et à certains auteurs comme Jules Verne.
Wells n'est pas le seul à bénéficier d'une apparition, puisque Bram Stoker et Henry James  font partie intégrante de l'intrigue. Mais je ne vous en dirai pas plus !
Enfin, la composition tripartite du roman - dont chaque partie peut se lire indépendamment malgré des interpénétrations mutuelles évidentes - permet à Felix J. Palma de tisser méticuleusement les liens de son idée folle de voyage dans le temps. C'est bien construit, ça tient la route et ses trois intrigues sont originales et très différentes, même si elles sont liées par cette mystérieuse agence de voyage en l'an 2000. 
Un bémol, cependant, dans la longueur de certains passages de la troisième partie qui tendent à casser le rythme pourtant dynamique de l'ensemble. Mais cela ne m'a pas empêchée d'aller au bout, ravie de cette lecture.
Entre fantasme et réalité, entre hommage à la littérature du genre et imagination débordante, le romancier espagnol nous livre ici un roman des plus réjouissants dont je ne peux que vous conseiller la lecture. Prêt pour une immersion dans le temps ?

L'avis de Folfaerie sur ce roman.

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17 septembre 2014

Sin City T.2 J'ai tué pour elle, Frank Miller

Sin City 2

Sin City est une série en noir et blanc de sept comics écrite et dessinée par Frank Miller et publiée de 1991 à 2000 chez Dark Horse. Elle est publiée en France d'abord aux éditions Vertige Graphic puis chez Rackham. Le deuxième tome de la série, J'ai tué pour elle, est paru en 1994 aux États-Unis et en 2002 en France. 

Sin City, la ville du pêché. Dwight McCarthy est spécialisé dans la prise de photos compromettantes pour alimenter les procédures de divorce. Solitaire et marginal, il exècre ce métier et espère le quitter sous peu. 
Un soir, la femme qu'il a tant aimée et qui l'a quitté pour un autre, le rappelle. Ava, c'est son nom, lui demande de l'aide. Mariée à un homme qu'elle décrit comme violent, elle se sent menacée et demande à son ancien amant de l'aider. Dwight refuse, dans un premier temps, puis retombe dans les filets d'Ava...

J'avais lu le premier tome il y a quelques années, après être tombée sous le charme de l'adptation ciné de Robert Rodriguez et Frank Miller. Et puis, comme pour beaucoup de séries, n'ayant pas le deuxième tome sous la main, j'ai laissé passer du temps avant de poursuivre ma lecture. 
Impossible de passer à côté de l'adaptation ciné de ce deuxième volet de la série, qui sort aujourd'hui... Et le hasard a fait qu'en allant faire une virée dans ma nouvelle médiathèque, je suis tombée sur cet album. Je l'ai donc dévoré, avant de succomber pour le film cette fin de semaine. Bon ça, c'était pour contextualiser ma rencontre avec cette lecture. Maintenant amorçons ma critique à proprement parler. 
Difficile de ne pas débuter celle-ci par le magistral travail graphique réalisé ici par Frank Miller. Le noir et blanc est travaillé ici à l'extrême et offre une atmosphère sombre absolument envoûtante qui hape le lecteur dès les premières planches. Les détails sont soignés, le travail sur la lumière fabuleux, le jeu des contrastes des plus intéressants. On en vient à s'interroger sur ce qu'il faut regarder à chaque vignette : le noir est-il le dessin ou est-ce le blanc ?  
Les personnages se découpent, entre ombres et lumière. Leurs traits sont anguleux, acérés. Même les corps féminins, pourtant pulpeux, semblent affûtés, comme s'ils étaient prêts au combat qui sourd au fil des pages.   
Ville tentaculaire et protéiforme, Sin City palpite au fil des pages, non sans rappeler l'ambiance des grands polars américains. Elle semble rongée par le mal. Truands et corrompus l'habitent, et rares sont ceux qui en sortent indemnes. Le lecteur suit avec avidité le parcours de Dwight, mais aussi de Marv, héros du premier tome, ou encore de Nancy, l'inoubliable strip-teaseuse.    
Je ne vous apprendrai rien en vous disant que c'est à la fois violent, sombre, trash et sexe. Si vous connaissez la série, vous ne serez pas surpris. Pour ceux qui n'ont vu que le premier film, l'album en est l'origine. Entre érotisation de la ville et violence. On s'immerge dans cette ingtrigue tortureuse, aux côtés de personnages torturés, pour n'en sortir qu'une fois la dernière page tournée (ce qui n'est pas sans me rappeler ma rencontre avec Walking Dead)Sublime, c'est le mot. 

D'autres avis sur ce tome : Mo' (intégrale de la série), YaneckYvan, etc. 

Voici ma 67e participation  à la  de Mango
et ma 55e au Top BD des blogueurs de Yaneck (17/20)

 Top BD-

Planches Sin City 2

 

 Si vous êtes passés à côté de la bande-annonce de l'adaptation ciné qui sort aujourd'hui, la voilà.

  

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12 septembre 2014

Rosa Candida, Auður Ava Ólafsdóttir

Rosa Candida, Auður Ava ÓlafsdóttirRosa Candida est le premier roman traduit en français de la femme de lettres islandaise Auður Ava Ólafsdóttir, paru chez Zulma en 2010.

Arnljótur a vingt-deux ans et une passion : les roses. Les faire pousser sur son île, l'Islande, relève de l'exploit, et c'est avec bonheur qu'il prenait soin de la roseraie avec sa mère, avant le décès de cette dernière. C'est d'ailleurs au milieu des roses qu'Arnljótur aima Anna, une jeune fille de son âge. Mais l'arrivée de Flóra Sólt, le fruit de cette union, a transformé Arnljótur en père imprévu.
Désireux d'aller plus loin dans sa passion, Arnljótur décide néanmoins de quitter l'Islande pour se retirer dans un monastère qui possède l'une des plus belles roseraies du monde. Mais le jeune homme oscille dans cette quête initiatique, tiraillé qu'il est entre quitter les siens et se construire à travers sa passion. Jusqu'au jour où Anna décide de le rejoindre avec leur fille.

A l'image des Rosa candida, ces délicates roses à huit pétales dont il emprunte le nom, ce roman est une parenthèse de douceur et de finesse. Auður Ava Ólafsdóttir entraîne son lecteur dans un univers paisible, porté par le personnage d'Arnljótur, étonnant de maturité et de sérénité, entouré des fleurs qu'il affectionne tant. 
La décision du jeune homme de se retirer dans un monastère pour redonner vie à une roseraie abandonnée fait écho au rythme du roman, lent et aérien à la fois, comme si le temps s'était figé pour donner à Arnljótur la liberté qu'il recherche. Le jeune adulte 
s'isole des siens, dans ce monastère dont on ignore même dans quel pays il se trouve, pour mieux se trouver. Mais ce serait sans compter sur l'arrivée d'Anna et de Flóra Sólt qui bouleverse cet équilibre fragile et infléchit petit à petit la volonté de solitude du jeune homme. 
Magnifique roman contemplatif et quête initiatique dans le même temps, Rosa Candida invite le lecteur à la rêverie et à la sérénité aux côtés d'un personnage étrangement serein et déterminé face à la vie, le tout porté par une plume des plus poétiques. Une lecture à déguster et qui me rappelle avec plaisir mon voyage en Islande il y a quelques années. 

D'autres avis : Alex-mot-à-mots, Canel, ChocoClaraEnna, EstellecalimLeiloona, LilibaMimi Pinson, Miss AlfieNatioraSharon, TheomaYuko, etc.

 

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10 septembre 2014

Rosalie Blum T.1-2-3, Camille Jourdy

Rosalie Blum est une série de BD composée de trois albums écrits et dessinés par Camille Jourdy, parus entre 2007 et 2009 chez Actes Sud.
Il est rare que je chronique plusieurs tomes dans un même billet, mais ayant lu cette série d'une traite, j'ai décidé de la présenter dans son intégralité pour vous permettre de mieux l'appréhender.
Petit conseil : si vous décidez d'ouvrir le premier tome, assurez-vous d'avoir la suite sous la main... Vous risquerez de le regretter dans le cas contraire !

Rosalie Blum

T.1 Une impression de déjà-vu

Vincent a trente ans, et une vie un brin triste. Coiffeur dans une petite ville de province, il habite au-dessus de chez sa mère et voit sa vie défiler devant ses yeux sans en profiter. Engoncé dans une relation castratrice avec sa mère, le jeune homme subit l'intrusivité de cette dernière dans sa vie personnelle et un chantage affectif insidieux.  Un jour, tenu d'aller faire une course pour elle, il sort de son quartier et découvre une petite épicerie. Le visage de l'épicière ne lui est pas inconnu et l'intrigue. Un peu par hasard, mais par curiosité surtout, Vincent se met à la suivre pour découvrir sa vie et tromper sa solitude. Mais un jour, au salon de coiffure, un coup de fil retentit. C'est Rosalie, l'épicière, qui veut prendre rendez-vous !

T.2 Haut les mains, peau de lapin !

S'étant rendu compte du manège de Vincent, Rosalie l'a fait suivre à son tour par sa nièce, Aude. Cette dernière, un peu désoeuvrée, se prête au jeu, accompagnée de Cécile et Bernadette, ses deux meilleures amies. Les trois femmes découvrent peu à peu le quotidien de Vincent et sont intriguées par son manège avec Rosalie. Et s'il était un dangereux pervers ? Rosalie, confiante, décide, contre l'avis de ses trois espionnes, de bouleverser ses habitudes et d'aller au devant de ce jeune homme intriguant. Un rendez-vous dans son salon de coiffure s'impose. De quoi chambouler les habitudes de Vincent !

T.3 Au hasard Balthazar !

Vincent et Rosalie se rencontrent enfin, officiellement, dans le salon de coiffure ! Lors de cette rencontre, aucune parole ne sera échangée. Mais Vincent est troublé, car il ne cesse de rencontrer l'épicière sur son passage. Cette dernière, intriguée par le jeune homme, a en effet décidé de se trouver sur son chemin aussi souvent que possible. Pour le confronter, enfin, et discuter autour d'une table de ce manège intriguant. 

***      

Quelle lecture ! J'ai été littéralement happée par cette série, transportée par les dessins ronds de Camille Jourdy et son trait parfois minimal, subjugée par cette histoire qui paraît simple, si simple. Et pourtant...
Les personnages imaginés par la jeune auteure sont empreints d'un réalisme rare et portent en eux un spleen très contemporain, une nonchalance teintée d'ennui. Chacun solitaire à sa façon, enfermé dans des doutes et des peurs qui le paralysent, se cherche au détour des pages, confronté à des face-à-face intimes douloureux et constructeurs. 
L'ennui et la curiosité, à l'origine de ce drôle de manège d'espionnage, amèneront les personnages à sortir de leur quotidien pour partir à la rencontre de l'autre, dans une sorte de ballet lent et introspectif.
Le triptyque s'articule de façon tout à fait originale puisque les deux premiers tomes racontent le même moment de l'intrigue mais en adoptant deux points de vue différents : celui de Vincent, dans le premier tome, puis d'Aude et Rosalie dans le second. Et si on regarde bien le premier tome, on voit Aude hanter les pages et épier Vincent, fière de relever cette mission pour sa tante. Le troisième et dernier tome fait converger les deux premiers et se rencontrer les personnages. Quelle belle idée !
Rosalie Blum est une chronique sociale des plus émouvantes où le quotidien et la lenteur ont la part belle. Chacun des personnages rôde à la recherche de lui-même, en se confrontant aux autres. 

D'autres avis sur cette série :

T.1 : Canel, CelsmoonEsmeraldaeKikineL'OgresseMango, Manu, Mo'...
T.2 : Canel, EnnaMango, Manu, Mo'...
T.3 : CanelEnnaMango, Manu, Mo'...
Trilogie : NouketteSofynet, Stephie...

  Voici ma 66e participation  à la  de Mango
et ma 54e au Top BD des blogueurs de Yaneck (16/20)

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07 septembre 2014

Quand j'étais Jane Eyre, Sheila Kohler

Quand j'étais Jane EyreQuand j'étais Jane Eyre est le neuvième roman de l'écrivaine Sheila Kohler paru en 2012 aux Éditions de la Table Ronde.

Manchester, 1846. Au chevet de son père qui  se remet doucement d'une opération des yeux, Charlotte Brontë écrit, dans la pénombre d'une chambre. Son nouveau roman, Jane Eyre, prend racine dans le terreau de sa vie. Le décès de sa mère, mais aussi la froideur de son père, en admiration devant son fils anéanti par l'alcool, la difficulté pour se faire éditer ou encore la passion qu'elle connut pour un de ses professeurs, Charlotte glisse dans son roman des éléments de sa vie et la transfigure pour mieux s'en venger. Sous sa plume naît un chef d'oeuvre. Et aux côtés de ses deux soeurs, Charlotte Brontë se laisse guider par l'acte d'écriture et transporter par les mots.

Depuis sa sortie en 2012, ce roman m'attirait, tant par son titre que par son sujet. Sheila Kohler nous livre ici une histoire tout à fait étonnante et d'une finesse exquise. Aux côtés des soeurs Brontë, dont il suit le quotidien dans les grandes lignes, le lecteur assiste à la naissance de trois chefs-d'oeuvre de la littérature anglaise : Jane Eyre, de Charlotte, Les Hauts de Hurlevent, d'Emily et Agnes Grey, d'Anne.
L'auteure, qui maîtrise parfaitement son sujet et la biographie des trois femmes, interroge l'acte d'écriture et s'immisce dans la tête de Charlotte Brontë pour mieux analyser ce qui pousse un individu à passer à l'écriture. La narration à la troisième personne, qui se focalise sur le personnage de Charlotte, offre une dynamique des plus intéressantes à l'ensemble.
De la rivalité des trois soeurs, l'auteure esquisse quelques lignes - notamment quand Charlotte est la seule à ne pas réussir à faire publier son roman - pour mieux s'intéresser aux fils entrelacés entre fiction et réalité, une réalité teintée de mélancolie et entachée de drames.
De la difficulté à publier un écrit pour une femme au 19e, en revanche, il est davantage question. Peut-être pour mieux définir les contours de ce contexte éditorial et mettre davantage en lumière les trois soeurs et leur ténacité respective.
Porté par une plume claire au style à la fois limpide et rythmé, Quand j'étais Jane Eyre est un roman peu commun, bel hommage à ces trois femmes de lettres que sont les soeurs Brontë. 

D'autres avis : Cathulu, Clara, FondantoChocolat, L'Or, Melisende, Miss Alfie, Stemilou, Theoma,...

Sheila Kohler présente son roman

 

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04 septembre 2014

Bilan de lecture : été 2014

Malgré de belles journées ensoleillées,
ultime pied de nez à deux mois incertains, 
l'été tire sa révérence, il faut en convenir.
L'heure a sonné de faire un bilan de ces deux mois de lecture.

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 Les livres chroniqués

(cliquez sur les couvertures pour lire mes billets)

Les livres en attente d'une chronique

 


 

Bilan

Encore une fois, les livres en attente d'une chronique sont bien supérieurs à ceux chroniqués ! Il faut dire qu'à défaut d'écrire, cet été, j'ai multiplié les lectures diverses et me suis laissé surprendre par de bien belles découvertes qui dormaient dans ma PAL. Il est temps de chroniquer tout ça maintenant !

 Les livres déjà chroniqués

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