Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

28 avril 2014

A fantastic Scottish trip

En petite veinarde que je suis, je reviens de dix jours sublimes en Écosse.
Moi qui connais bien l'Angleterre et l'Irlande, j'étais très curieuse de découvrir cette partie du Royaume-Uni.
Notre choix s'est porté sur Edimbourg, les Highlands et l'Ile de Skye, avec des arrêts au gré de nos envies
pour admirer un point de vue, découvrir un château, nous balader sur des falaises, etc.
Et autant vous le dire tout de suite : j'ai été complètement charmée par l'Ecosse et ses trésors !

Petit compte-rendu en photos.
Et non, elles ne sont pas photoshopées : c'est bien le magnifique ciel que nous avons eu.

Edimbourg

Les Jardins de Princes Street

Candlemaker Row Vue sur le château d'Edimbourg

Un violoniste funambule Le Musée Royal d'Ecosse Victoria Street 

Le pub où J.K. Rowling écrivait Vue d'Edimbourg    

Le célèbre Loch Ness

Le Loch Ness Le Loch Ness, brumeux à souhait

Le Fairy Glen, des collines miniatures qui abritent le petit peuple dans un paysage enchanteur

Le Fairy Glen, Ecosse

 Le Ben Nevis, le point culminant des Iles Britanniques (1344 m)

Le Ben Nevis, Ecosse

Les châteaux de Eilean Donan, Urquhart et Stirling

Eilean Donan Castle Eilean Donan Castle

 Urquhart castle Stirling castle

Le Glen Coe, où de nombreux films ont été tournés (plus d'infos ici)

Glen Coe Glen Coe

L'Ile de Skye

Skye Island Skye Island

Skye Island 

 Le phare de Neist Point, comme une impression de bout du monde

 Neist Point

Les Highlands

Les Highlands, vers Fort William

 Un bien joli tertre

 Ils ont croisé notre route...

 De paisibles vaches, sur la route So cute...

Les célèbres vaches aux longues cornes

Le port de Portree, sur l'Ile de Skye et le Café Arriba (notre QG !)

Portree, Skye Island Café Arriba, Portree

 Petit aperçu de notre voyage culinaire

Du saumon d'Ecosse, des RIBs sauce BBQ, un red velvet cake, un croissant au bacon, un cappucino et un scone, un Burger au chevreuil, un scottish breakfast et un chocolat chaud aux marshmallows.

Délicieux saumon d'Ecosse Des BBQ Ribs

Un red velvet cake Un croissant au bacon

Capuccino et scone ! Un Burger au chevreuil

Traditionnal Scottish breakfast Le chocolat chaud au marshmallows parfait !

Le viaduc de Glenfinnan

Enfin, ma photo classique, dos au Viaduc de Glenfinnan... Le célèbre viaduc sur lequel passe le Poudlard Express dans Harry Potter et la Chambre des Secrets !

En résumé

Un voyage étonnant, sous le soleil / Exorciser le passé et conduire à gauche / Edimbourg, le coup de coeur de mon séjour / Une chouette rencontre autour d'une bière / Sur les pas d'Harry Potter, encore une fois / Le porridge, aliment phare de ces dix jours / Un appareil photo inutilisable et comme une sensation de lâcher prise / Des paysages majestueux et surprenants / Une agréable sieste au soleil dans Princes Gardens / Un hôtel lugubre et l'impression d'être dans Shining / Des repas typiquement anglo-saxons / Des cartes postales qui sont revenues avec moi en France / De la pluie le dernier soir, histoire de voir Edimbourg sous un autre jour / Un interminable trajet en train / Des scones au fromage bizarres / Un accueil chaleureux, toujours / D'innombrables photos d'agneaux / Des pubs le soir et une ambiance si singulière / Une balade vers un phare qui restera mémorable / Comme une envie d'explorer davantage ce pays / Un beau premier voyage à deux /

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20 avril 2014

Les Chroniques d'Edimbourg T.2 Edimbourg Express, Alexander McCall Smith

Edimbourg ExpressEdimbourg Express est le deuxième tome de la série Les Chroniques d'Edimbourg imaginée par l'écossais Alexander McCall Smith sur le modèle américain d'Armistead Maupin.

La vie continue au 44 Scotland Street. Si Pat a définitivement tourné la page Bruce et considère désormais son colocataire comme un ami, elle n'en demeure pas moins perturbée par l'arrivée dans sa vie d'un charmant jeune homme, Peter, qui se révèle être naturiste.
De son côté, Bruce se lance dans une nouvelle aventure. Finie l'agence immobilière ! Le jeune homme décide d'ouvrir un commerce de vins. Mais sans connaissance aucune, le projet semble compromis une nouvelle fois.
A l'étage en dessous, c'est le petit Bertie qui voit sa vie se compliquer. Irène, sa mère, a de très grandes ambitions pour lui et n'a de cesse de le stimuler intellectuellement, au détriment de son bien-être. Bertie, qui ne rêve que d'une vie normale d'un enfant de cinq ans, tente une rébellion contre sa mère.

J'avais apprécié le premier tome de cette série, découverte après mon enthousiasme pour Les Chroniques de San Francisco. Ce n'était pas un coup de coeur mais j'avais apprécié ma lecture. Malheureusement, ce deuxième tome n'est pas parvenu à susciter le même intérêt de ma part. Je lui ai trouvé des longueurs - notamment dans les passages consacrés à Bertie - et un rythme beaucoup plus lent que le premier. Edimbourg est esquissée de loin, et Alexander Mc Call Smith n'offre plus au lecteur la possibilité de s'immerger dans la capitale écossaise, immersion qui participait au charme du premier tome.
Chaque personnage semble engoncé dans sa vie et plus aucune interaction ne s'opère entre les habitants de l'immeuble. Le roman perd en cohérence et en charme et s'éloigne de ce qu'Armistead Maupin a crée avec ses chroniques américaines. C'est décousu, un peu mou, et l'ensemble donne l'impression de petites nouvelles indépendantes portées par des personnages caricaturaux. Quel dommage !

Ayant mis beaucoup de temps à terminer ce titre, je vais faire une pause dans la série. Vais-je la reprendre un jour ? Le suspense reste entier...

D'autres avis : Alex Mot-à-Mots et Clarabel.

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16 avril 2014

Léonard & Salaï T.1, Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen

Léonard & Salaï, Benjamin Lacombe et Paul EchegoyenLéonard & Salaï est un album réalisé à quatre mains paru en mars 2014 dans la collection Noctambule chez Soleil. Benjamin Lacombe en signe le scénario, les dessins des personnages et le storyboard, aidé dans cette tâche par Paul Echegoyen qui signe de son côté les décors de l'album.

De Léonard de Vinci, tout le monde connaît ses oeuvres picturales emblématiques, son génie architectural et ses créations ingéniériques. Mais derrière ce mythe se cache un homme au quotidien agité par les troubles de son pays, détesté par ses pairs, profondément humaniste et végétarien avant l'heure, intensément marqué par l'histoire d'amour qu'il vécut pendant trente ans avec celui qu'il surnomme Salaï, son petit diable.
C'est le quotidien de cet homme au génie inégalé que cet album propose de découvrir. Entre amour et création, menaces et succès, Léonard de Vinci sous un autre angle. 

Ouvrir cet album, c'est plonger tel l'oiseau de la première page dans l'Italie du 16e siècle et s'immerger dans l'atelier du grand artiste de la Renaissance. Dominée par des teintes sépia et violines inspirées des travaux de l'artiste tels qu'on les connaît aujourd'hui, chaque double page est un enchantement qui permet une immersion certaine dans cette époque. 
Dans l'intimité de Léonard et Salaï, le lecteur découvre le quotidien de l'artiste, ses doutes et ses réflexions, et c'est avec brio que les deux auteurs de l'album s'approprient la vie de ce génie pour mieux nous la retransmettre.
Benjamin Lacombe excelle dans la reproduction des tableaux du maître, tout en y incorporant son style, tandis que Paul Echegoyen offre au lecteur l'opportunité de laisser de côté le XXIe siècle pour se plonger à corps perdu dans l'Italie de la Renaissance. Quelle émotion, pour moi qui reviens tout juste de Florence, de découvrir cette dernière sous la main habile de Paul Echegoyen !
L'album alterne les épisodes romancés de la vie de Léonard et reproductions des oeuvres sur lesquelles il travaille.
Oeuvre à quatre mains, certes, presque à  six mains même, tant Léonard hante ces pages et le travail autour de son œuvre est impressionnant.
Ouvrez cet album, oubliez notre époque. Glissez-vous sans bruit aux côtés du maître pour mieux le voir évoluer. Sentez l'odeur des huiles qu'il utilise. Émerveillez-vous de son talent. Écoutez-le disserter. Laissez chacun de vos sens s'imprégner de ces moments rares à ses côtés. Et une fois la dernière page tournée, accordez-vous un temps pour mieux savourer cette lecture. Un petit bijou.
A noter : à la fin de l'album, une interview des deux auteurs permet d'en savoir davantage sur leur collaboration. S'y ajoutent des visuels des différentes étapes de réalisation du projet et des repères historiques.

 

Planche 1

 

Planche 3

Planche 4

Un grand merci à Bénédicte et aux Éditions   pour cet album. Vivement le second tome de ce diptyque !

Voici ma 63e participation à la   organisée par Mango et ma 52e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

Top BD

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11 avril 2014

La famille Fang, Kevin Wilson

FangLa famille Fang est le second roman de l'universitaire américain Kevin Wilson paru en 2011 aux États-Unis avant d'être traduit en français et de paraître aux Presses de la Cité en 2013. 

Les Fang. Leur vie ? L'art. Leurs oeuvres ? Des happenings dans lesquels ils se mettent en scène tous les quatre et sèment le chaos au milieu de badauds ahuris. Pour Caleb et Camille, les parents, la vie n'a d'intérêt qu'à travers la création artistique. Pour Annie et Buster - surnommés enfants A et B - ces mises en scène loufoques ponctuent leur enfance et fédèrent leur famille.  
Une fois parvenus à l'âge adulte, Annie et Buster tentent de se construire une vie qui leur est propre et de s'émanciper de leurs parents. Mais ça serait sans compter ces derniers qui disparaissent mystérieusement. Ultime mise en scène ou réelle disparition, Annie et Buster doutent.

Voilà. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été transportée par une lecture. Happée. Contrainte et forcée de tourner les pages pour en savoir plus. C'est chose faite avec ce roman absolument incroyable. 
La famille Fang est un ovni littéraire, c'est indéniable. A l'image de sa couverture. Un roman à part, qui met en scène des personnages complètement barrés pour qui l'art prévaut. C
aleb et Camille, artistes géniaux, s'interrogent sans cesse sur leur pratique artistique et entraînent le lecteur dans leur réflexion.  Mais face à eux, leurs deux enfants. Contraints de suivre leurs parents dans leurs délires artistiques mais portant un regard distancié sur ces derniers, ils représentent la raison face à l'extrême du génie.  Et c'est par le biais de ces deux personnages plus raisonnables mais non moins torturés que Kevin Wilson amène le lecteur à s'interroger. Où s'arrête l'art ? Quand faut-il cesser de penser à la création pour vivre ? Et quand faut-il cesser la reproduction du schéma familial pour se construire en tant qu'individu ?  
Ce sont toutes ces questions que ce roman aborde à travers une intrigue riche, alternant les époques et les happenings familiaux. On réfléchit avec Caleb et Camille, on reste interloqué face aux situations extrêmes dans lesquelles ils se mettent au nom de l'art, on regarde la création artistique de l'intérieur. Et ça fait du bien. 
Nullement indigeste, jamais élitiste, à la fois drôle et piquant, La famille Fang est un petit bijou dont je ne saurais que vous conseiller la lecture. Il se chuchote qu'une adaptation ciné avec Nicole Kidman et Jason Bateman est prévue pour 2015...    

Coup de coeur

J'avais dit que c'était fini... Mais je reviens sur ma décision tant j'ai été chamboulée par ce roman. Sans hésitation aucune, je lui attribue ce logo printanier et lui offre le privilège d'être mon premier coup de coeur 2014.  

 

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07 avril 2014

41 élèves, la Toscane et moi et moi et moi...

Quant tu deviens prof, il y a une chose que tu as très envie d'expérimenter. Une chose sur laquelle tu fantasmes secrètement mais qui, avec tous les échos entendus, te terrifie un peu. Une chose qui t'attire irrémédiablement à cause de tes souvenirs d'élève. Cette chose, c'est le voyage scolaire.

Moment unique dans la carrière d'un prof, le premier voyage scolaire est une expérience vraiment à part. D'un côté, toi, jeune prof, tu es tout excité à l'idée de partir avec des élèves, tu portes en toi tes idéaux de transmission de savoirs, la métaphore des vases communicants te revient en mémoire et toute l'idée de la démocratisation de la culture te semble réelle. Tu touches du doigt ce bel idéal d'Ecole républicaine et tu te sens investi d'une mission. C'est beau, c'est grand. Tu y crois.

Et puis... Et puis tu te heurtes à la réalité. Tu te rends compte que c'est un peu lourd à organiser, un voyage scolaire. Que 20h dans un bus pour arriver à destination, c'est quand même un peu rude. Que les élèves, malgré toute ta bonne volonté, voient avant tout l'opportunité de passer 6 jours ensemble sans leurs parents et que tout ce que tu tentes de leur faire comprendre sur les Médicis passe vraiment au second plan. Que si tu leur laisses quartier libre dans une ville, ils vont revenir avec des sacs de fringues Z*ra et du maquillage K*ko.
C'est à ce moment-là que tu comprends qu'en fait tu es adulte. Que tu es définitivement passé du côté obscur de la force. Parce que toi, tu ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas aussi fascinés que toi par la construction du Duomo. Parce que tu as l'impression qu'ils ne profitent pas autant qu'ils le devraient de ce fantastique voyage que tu as organisé. Parce que, finalement, tu as oublié comment tu étais à seize ans...

Bref, le premier voyage scolaire, c'est comme vieillir d'un coup et tirer un trait sur sa jeunesse. Ça surprend, ça fait un peu mal, c'est comme un sparadrap qu'on enlève. Mais après ça va mieux. Tu grandis d'un coup, et ça fait du bien aussi.

***

Pour ma part, c'était la semaine dernière.

41 élèves de Première.
Six jours.
Direction la Toscane.

Florence

La cathédrale Santa Maria del Fiore, Florence La cathédrale Santa Maria del Fiore, Florence

La cathédrale Santa Maria del Fiore

Le Campanile

Le Campanile et ses 414 marches à gravir pour admirer la vue de Florence

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Le Duomo, Florence P1070335

La coupole du Duomo, que Michel-Ange surnomma la cage à criquet

 Le Duomo, Florence

L'intérieur du Duomo, orné de scènes du Jugement dernier

Le Campanile

Vue du Duomo sur le Campanile

Le Ponte Vecchio, Florence Le Ponte Vecchio, Florence

Le Ponte Vecchio, sur l'Arno, qui abrite des orfèvreries depuis le 16e siècle

La Fontana del Porcellino, Florence

La Fontana del Porcellino : en caressant le groin de cette statue, le visiteur aura la certitude de revenir à Florence

 

Pise

Le Campo dei Miracoli, sa cathédrale et sa célèbre Tour Le Composanto, Pise

Le Campo dei Miracoli, sa cathédrale et sa célèbre Tour

Le Composanto, Pise

Le Composanto, cimetière aux allures de cloître gothique abritant les dépouilles des plus célèbres citoyens pisans

 

Sienne

La Piazza del Campo, Sienne Le Palazzo Pubblico, Sienne

La Piazza del Campo, dominée par le Palazzo Pubblico, une des plus belles places d'Italie

Le Palazzo Pubblico, Sienne Le Palazzo Pubblico, Sienne

Le Palazzo Pubblico

Duomo di Santa Maria Assunta, Sienne

Duomo di Santa Maria Assunta, un des plus bels édifices religieux d'Italie.

San Gimignano

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La campagne toscane, fidèle à l'imaginaire collectif : vallonnée et ponctuée de cyprès

San Gimignano San Gimignano

San Gimignano, petite ville médiévale pourvue de treize tours

San Gimignano

 

Quelques douceurs...

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A chaque coin de rue, une échoppe où déguster une part de pizza.

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Les douceurs florentines ont fait bien des émules : gelati, panforte, nougats...

 

En bref...

Déambuler dans Florence et tomber amoureuse de chaque coin de rue / La pizza, tentation ultime de la rue / Des paysages toscans à couper le souffle / Du café, constamment, exquis / Pise, ou la déception de mon voyage / Des souvenirs de mes seize ans / Une douceur de vivre qui apaise / Des élèves toujours enthousiastes, malgré la fatigue / "More vino", ou la réplique qui restera / Instant crush dans mes oreilles, en boucle / Des heures à rêver en bus en regardant la Toscane qui se déroule sous mes yeux / Des repas gargantuesques / Une responsabilité nouvelle / Assassin's Creed 2, ou comment connaître Florence au 15e siècle / Comme une envie d'y retourner.../

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