Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

31 octobre 2013

Les sorcières d'Eastwick, John Updike

Les Sorcières d'Eastwick, John UpdikeLes sorcières d'Eastwick est un roman du prolifique John Updike paru en 1984. Il fait partie de ces livres qui possèdent la particularité d'avoir éclipsé, par leur titre, le nom de leur auteur. Car si beaucoup connaissent de nom ces diaboliques femmes de la paisible Eastwick, peu nombreux sont capables d'attribuer à John Updike la paternité de cette œuvre.

70's. Eastwick, petite bourgade américaine sans histoire. Mais derrière les apparences et les masques se cachent un brin de sorcellerie et beaucoup de commérages. Trois amies, Alexandra, Sukie et Jane, dont les pouvoirs se sont développés suite à leur célibat, utilisent leurs dons au gré de leurs humeurs, et ce malgré les quand-dira-t-on. Mais lorsqu'arrive en ville Darryl Van Horne, un homme riche et mystérieux, les trois femmes sont piquées de curiosité. Sournoisement, Darryl va tour à tour les séduire et les aliéner. Orgies, drogues, séduction et jalousie vont devenir leur lot quotidien. Darryl, sous ses apparences ordinaires, ne serait-il pas une incarnation du Malin ?

Tant a déjà été dit sur ce roman et cet auteur qu'il est difficile de mettre des mots, mes mots, sur cette lecture. John Updike signe ici un roman foisonnant et multiple qui entraîne le lecteur dans un méandre où seule subsiste l'image de ces trois femmes, puissantes et fragiles à la fois.
La petite ville d'Eastwick est le théâtre de bien des drames et il s'y noue des relations complexes entre les habitants. Critique de cette micro-société, le roman n'épargne personne, et surtout pas les hommes. Ces derniers, hormis Darryl Van Horne, ne souffrent pas la comparaison avec les personnages féminins et restent en arrière-plan de l'intrigue. Faibles, lâches, menteurs, meurtriers parfois, ils semblent cristalliser le mal que la société fomente. Face à ces hommes secondaires, les personnages féminins - les héroïnes ainsi que les autres femmes de la ville - s'érigent en  figures de force et de pouvoir, allant même jusqu'à s'affronter pour éprouver leur domination.
 
La sorcellerie n'est finalement qu'un prétexte à l'auteur pour s'interroger sur la question de l'émancipation de la femme. Ses trois héroïnes, malgré leur posture dominante énoncée plus haut, n'en demeurent pas moins sensibles au charme masculin, et notamment à celui du manipulateur Darryl Van Horne. Et elles qui prônaient la liberté comme valeur essentielle, se retrouvent bien vite piégées par cet individu paradoxalement repoussant et irrésistible. Le lecteur suit avec avidité le mécanisme qui se met en place et les tourments par lesquels passent tour à tour Alexandra, Sukie et Jane. Et à son tour de s'interroger sur la place de la femme.
Porté par une plume splendide, une traduction agréable et des longues phrases au rythme parfait, Les sorcières d'Eastwick est un plaisir dont on aurait tord de se priver.

Et parce que le roman d'Updike a inspiré le petit écran et le septième art, voici deux bandes-annonce d'adaptations très différentes et plus ou moins fidèles à l'oeuvre originelle.
La première est celle du film Les Sorcières d'Eastwick réalisé par Georges Miller en 1987, avec Jack Nicholson, Susan Sarandon, Michelle Pfeiffer et Cher dans les rôles principaux.

 Les sorcières d'Eastwick

Le film Les sorcières d'Eastwick (1987)

  

La seconde est celle de la série de Maggie Friedman, Les Mystères d'Eastwick, dont les 13 épisodes produits ont été diffusés fin 2009 sur ABC.

Eastwick

La série Les Mystères d'Eastwick (2009)

 

Enfin, parce que j'ai tellement annoté ce roman qu'il m'était impossible de faire l'impasse sur cette partie dans ma chronique, voici un florilège de citations qui illustrent le talent d'écrivain de John Updike.

"Si Alexandra était une sorcière du genre substantiel et instable, encline par nature à se gaspiller pour s'offrir aux influences et se fondre dans le paysage, et au tréfonds de son cœur plutôt paresseuse et d'un détachement quelque peu entropique, Jane était bouillante, trapue, concentrée comme une pointe de crayon, et Sukie Rougemont, qui à longueur de journée se dépensait en ville à recueillir cancans et nouvelles et dispenser sourires et salutations, avait une essence oscillante." (p.12-13)

"Rhode Island, bien que de notoriété publique le plus petit des cinquante États, renferme pourtant ça et là des immensités désertes typiquement américaines, des étendues mal explorées enclavées au milieu de zones industrielles tentaculaires, fermes abandonnées et grandes demeures oubliées, campagnes dépeuplées que traversent en hâte des routes droites et noires, marécages pareils à des landes et rivages désolés des deux côtés de la Baie, cet énorme coin d'eau enfoncé comme un pieu jusqu'au cœur de l’État, sa capitale, dont le nom est un acte de foi." (p.19)

"Dock Street, à cette heure où la nuit précoce rattrapait les acheteurs emmitouflés, avait un aspect dévasté, ses illuminations une pathétique manœuvre pour faire obstacle au sommeil, une tentative désespérée et hagarde pour tenir quelque vague promesse prisonnière de l'âpre ciel noir." (p.276)

"Entre-temps, la neige était tombée ; on finit par oublier cette merveille annuelle, son ampleur, l'air doté soudain d'une présence, les traits obliques des flocons ruisselants qui recouvrent tout comme les zébrures d'un graveur, le gros béret qui le lendemain matin coiffe de guingois la baignoire à oiseaux, le brun soudain plus foncé des feuilles sèches encore accrochées aux chênes, les branches vert foncé des sapins ciguë ployant sous le poids et le bleu limpide du ciel pareil à un bol vidé de sa dernière goutte, l'allégresse qui à l'intérieur de la maison ricoche sur les murs, la vie soudain comme survoltée qui sourd de la tapisserie, l'intensité mystérieuse de l'intimité que sur la fenêtre, dans son pot, l'amaryllis partage avec son ombre phallique et pâle." (p.304)

"Alexandra faisait de son mieux pour se montrer à la hauteur et s'intéresser à ces gens qu'elle n'avait jamais rencontrés, mais ses cellules cérébrales n'étaient déjà que trop encombrées de gens qu'elle avait jadis rencontrés, appris à connaître, trouvés passionnants et parfois même aimés, pour bientôt les oublier." (p.333)

"La musique illumine de sa lampe palpitante la sombre caverne de nos existences." (p.351)

"N'ont d'intérêt en fait que ce que nos esprits retiennent, ce que nos vies ont confié à l'air." (p.477)

 

Et vous vous en doutez : en ce beau jour d'Halloween, 
je ne pouvais pas ne pas participer au Challenge Halloween de
Lou et Hilde

 

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30 octobre 2013

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, Jean Regnaud et Emile Bravo

Ma Maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill est un album signé Jean Regnaud pour le scénario et Émile Bravo pour le dessin, paru en 2007 chez Gallimard Jeunesse et qui s'est vu décerner le prix Les Essentiels d'Angoulême en 2008.

Premier jour à la grande école pour Jean. L'occasion de se faire de nouveaux copains et de s'amuser dans la cour. Mais lorsque la maîtresse demande à chacun de se présenter et d'énoncer la profession de ses parents, le petit garçon angoisse. Car s'il sait pour son père - ce dernier est chef d'entreprise et travaille beaucoup - Jean ne sait pas où est sa mère. Cela fait si longtemps qu'il ne l'a pas vu... Le jour où il reçoit d'elle une carte postale lui annonçant qu'elle est en Amérique, le petit garçon est fou de joie.

Aucun doute possible : cet album est une pépite à découvrir sans attendre. Jean Regnaud aborde avec délicatesse un sujet délicat - celui de la mort d'un parent - et le traite en adoptant le point de vue de Jean, le narrateur. Alors que le lecteur adulte pressent dès les premières pages le funeste de la situation, l'album poursuit son décalage au fil des pages. Les mots de Jean résonnent innocemment et s'enthousiasment d'une situation que le garçonnet n'est pas en mesure de comprendre.
Les dessins d’Émile Bravo oscillent entre adéquation avec ce que le jeune héros croit - on voit ainsi la maman de Jean au Far West - et la triste réalité de la chose. C'est dans ce décalage que réside la force de cet album.

Planche 1, Ma maman est en Amérique

Mais une question demeure : quel est vraiment le lectorat visé par cet album ? Publié dans une collection jeunesse et clairement destiné à ce public, il peut dérouter les plus jeunes par le décalage énoncé plus haut. Parfaitement compréhensible par un lectorat plus âgé, il peut être délaissé à cause de ses dessins ou de sa collection. Ce qui est regrettable. 
Bref, quel que soit votre âge, lisez cette petite merveille. De mon côté, je m'interroge encore. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour découvrir un tel album ? Encore un grand mystère de ma vie...

D'autres avis : Antigone, Bouma, Mo', NouketteSylire, Yvan, etc.

Voilà ma 59e participation à la organisée par Mango et ma 48e au Top BD des blogueurs de Yaneck (18/20).

Top BD

de Mango et ma 47e au  Top BD des bloggueurs organisé par Yaneck (15/20). - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/bd_et_romans_graphiques/index.html#sthash.cGYx7mhY.dpuf

Et parce que l'album a été adapté au cinéma et est sorti sur les écrans le 23 octobre 2013, je vous propose d'en découvrir la bande-annonce (au moins pour écouter le timbre suave de Marc Lavoine...)

     

 

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25 octobre 2013

Coco Chanel, Elisabeth Weissman

Coco Chanel, Elisabeth Weissman

Coco Chanel est une biographie consacrée à la créatrice éponyme, écrite par la journaliste et essayiste française Elisabeth Weissman.

Beaucoup ont essayé de dresser le portrait de la grande dame qui aimait se faire appeler Mademoiselle. Mais si les biographies sont nombreuses, nombreuses sont également les zones d'ombre qui subsistent autour de la vie de Gabrielle Chanel. 
Elisabeth Weissman prend le parti de se distancier par rapport à ce qui a déjà été écrit sur Gabrielle Chanel et propose une lecture placée sous le signe de l'analyse sociale et féministe. Son propos ? Essayer de comprendre et donner à voir à son lecteur comment cette enfant abandonnée et d'une pauvreté extrême, a réussi à devenir une créatrice de génie et une femme à la fortune colossale, à l'heure où les femmes n'avaient aucune existence sociale et vivaient sous la coupe de leur mari.

Le pari d'Elisabeth Weissman était risqué. 94 pages seulement pour parcourir la vie de Gabrielle Chanel, là où Edmonde Charles-Roux, entre autres, lui consacre 662 pages avec son Irrégulière.
Mais Elisabeth Weissman réussit avec brio ce projet de courte biographie placée sous l'angle féministe et celui de la condition sociale de son objet d'étude. De l'enfance pauvre, ballotée entre orphelinat et institutions religieuses de Gabrielle, à ses débuts de chanteuse de cabaret qui lui valent le surnom de Coco, à ses balbutiements dans la mode lorsqu'elle commence en tant que commise dans un commerce de Moulins avec sa jeune tante, Elisabeth Weissman revient sur ces éléments marquants de la vie de la créatrice et éclaire son parcours à la lumière des humiliations vécues et des frustrations refoulées. Ce sont justement ces blessures qui ont permis à Gabrielle, par un perfectionnisme rare et un goût acharné pour le travail, d'ériger l'empire économique que l'on connaît et de prendre une revanche face à une vie difficile.
De ses amours malheureuses, Gabrielle Chanel retire une indépendance rare et un goût extrême pour le travail, son ultime raison de vivre. Amoureuse à plusieurs reprises, elle essuie des échecs successifs et perd brutalement deux de ses amours, décès qui seront dévastateurs pour son équilibre émotionnel. Là encore, Elisabeth Weissman éclaire la vie de Chanel à la lumière de ces expériences et analyse leurs conséquences. Alors qu'elle rêvait d'une vie maritale aisée, Gabrielle finit sa vie seule, délaissée, ne trouvant que dans le travail une raison de vivre et s'y plongeant à corps perdu, jusqu'à ses derniers jours.
Je ressors enchantée de cette lecture. La pertinence de l'analyse d'Elisabeth Weissman m'a permis de découvrir la vie de fashionChanel sous un angle inhabituel et diablement intéressant. Première incursion dans la liste des biographies consacrée à Mademoiselle, Coco Chanel ne sera pas la dernière, c'est certain.

Voici une nouvelle participation
au défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière.

Un grand merci à Babelio et aux éditions  pour l'envoi de cette biographie dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

Et parce qu’Élisabeth Weissman l'indique en bibliographie et que le document est disponible grâce à l'INA, je vous propose de découvrir un numéro spécial de l'émission Cinq colonnes à la une, datant de 1959, dans lequel Pierre Dumayet interviewe la grande dame.

 

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16 octobre 2013

Chapeau Melon & Bottes de cuir, Grant Morrison, Ian Gibson et Anne Caulfield

Chapeau Melon & Bottes de cuirChapeau Melon et Bottes de cuir trouve son origine dans deux séries TV britanniques : The Avengers, diffusée en France en 1961  et The New Avengers, diffusée en 1976. Adaptée en BD dès les années 1960, la série est à nouveau remise au goût du jour en 1991 grâce à une adptation en BD par Grant Morrison. C'est cette adaptation que les éditions Soleil réedite aujourd'hui, regroupant deux aventures de John Steed et Emma Peel : Le Jeu d'or et Arc-en-ciel mortel.

Le Jeu d'or : Tara King, la partenaire de John Steed, disparaît mystérieusement. Ce dernier, accompagné d'Emma Peel, se lance à sa recherche. Leurs soupçons se portent rapidement sur un étrange club très select où le jeu est roi.

Arc-en-ciel mortel : Alors qu'Emma Peel retrouve son mari après trois ans de séparation, elle est confrontée à un étrange phénomène : les habitants du paisible village de Pringle on sea semblent avoir disparu. Très vite, Emma et son mari sont attaqués par des Incas qui semblent atteints d'une malédiction. Steed se joint à eux pour résoudre ce mystère.

J'ai toujours aimé la série Chapeau Melon & Bottes de cuir. Le charme de l'Angleterre, des sixties, des séries d'espionnage, du fameux tandem Diana Rigg et Patrick Macnee... Bref, les arguments en faveur de cette série sont nombreux.
Et si je ne suis pas adepte des novélisations - adapter un film en livre, le plus souvent en roman - j'ai néanmoins été très curieuse de découvrir ce comics signé deux grands noms de la BD, Grant Morrison et Ian Gibson.
Et je n'ai pas été déçue. Les deux aventures présentées dans cet album sont très différentes mais elles permettent au duo d'enquêteurs de faire preuve de tout son talent et déjouer les pièges qu'il rencontre
Le Jeu d'or offre une galerie de personnages mégalo assez intéressante et l'intrigue, très bien ficelée, demeure assez classique. Vengeance et jalousie sont au coeur d'un gigantesque jeu démesuré, destiné à piéger Steed.
Arc-en-ciel mortel, pour sa part, plonge dès les premières pages dans le surnaturel avec la malédiction Inca qui s'abat sur le petit village où Emma Peel et son mari ont passé leur première nuit de noces.

Les dessins de Ian Gibson ont ceci d'intéressant qu'ils rendent hommage à l'univers de la série et à son époque. Les traits émaciés des personnages ainsi que le travail sur les ombres offrent un rendu superbe. Les planches sont très dynamiques et alternent les plans. Le rendu est très cinématographique et permet un clin d'oeil supplémentaire à la série originelle.
En clair, un album fidèle à la série dont il provient, très agréable à lire et servi par deux pontes de la BD, ce qui ne gâche rien, avouons-le.

Et voilà ma 58e participation à la de Mango et ma 47e au  Top BD des bloggueurs organisé par Yaneck (15/20).Top BD

Voici ma 56e participation à la BD du mercredi de Mango

Et ma 45e participation au Top BD des blogueurs

initié par Yaneck

Voici(note 18/20)Top BD

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Voici(note 18/20)Top BD

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Voici(note 18/20)Top BD

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Un grand merci à Bénédicte et aux éditions pour cet album.

Planche 1 Planche 3

Planche 2

 

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13 octobre 2013

Le Prince de la brume, Carlos Ruiz Zafón

Le Prince de la Brume, ZafonLe Prince de la brume est le premier roman de l'auteur barcelonais Carlos Ruiz Zafón, connu notamment pour sa trilogie Les livres oubliés. Paru en 1993 en espagnol, Le Prince de la brume dut attendre 2011 et le succès du roman L'Ombre du Vent pour paraître en français chez Robert Laffont.

Angleterre, été 1943. Les Carver fuient la guerre et se réfugient sur la côte Atlantique. Maximilian, horloger de son état, a acheté pour sa famille une maison au bord de la plage.
Pour Max, treize ans, ce déménagement est un drame. En fuyant la ville, sa famille le prive de son microcosme adolescent et de son équilibre fragile. Mais une fois sur place, le jeune garçon découvre très vite une autre vie. En compagnie de Roland, un jeune du village, Max découvre les lieux. Et la vieille maison achetée par son père n'est pas exempte de rumeurs. Quant au jardin de statues que Max aperçoit de sa chambre, il lui fait froid dans le dos. Que s'est-il réellement passé avec les précédents locataires ? Pourquoi semble-t-il régner un malaise autour d'un naufrage survenu en 1918 ? Et quelle est cette ombre qui rôde autour de la maison ?

J'ai découvert Zafón avec L'Ombre du Vent, comme bon nombre de lecteurs francophones. Et si je n'ai pas poursuivi la lecture de cette trilogie (allez savoir pourquoi), j'ai eu envie de découvrir les premiers romans de l'auteur.
On retrouve dans Le Prince de la brume ce qui fait le charme de Zafón : un soin tout particulier apporté aux descriptions, des lieux nimbés d'une aura mystérieuse à souhait, des personnages fragiles à la psychologie léchée.
Si l'intrigue semble facile de prime abord, Zafón parvient, en 187 pages, à lui donner une  atmosphère singulière. Le fantastique rôde, et le lecteur dévore les pages pour savoir si l'intrigue va y basculer ou non. Les événements se succèdent et l'étau se ressère autour des personnages adolescents. Le suspense croît au fil des pages et la tension monte progressivement.  Zafón excelle en la matière !
En un mot, Le Prince de la brume porte en lui tous les ingrédients propres aux romans de Zafón. Comme s'il en était un prélude. Une sorte d'avant-goût assez court. A découvrir, donc, si vous êtes, comme moi, sous le charme de cet auteur espagnol.

Première participation au Challenge Halloween chez Lou et Hilde

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05 octobre 2013

Bilan de lecture : septembre 2013

Un autre mois écoulé et un nouveau bilan de lecture.
 Pour l'occasion, un logo apaisant, ode aux douces soirées d'été désormais derrière nous.

Bilan de lecture 2

Les livres déjà chroniqués

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Les livres en attente d'une chronique

  

Bilan

Un mois de septembre qui a filé, comme si le temps subissait des distorsions inexplicables, inextricables. Des moments ailleurs, hors de moi, hors des livres. Un rythme de lecture un peu plus léger que d'habitude. Un plaisir certain à me replonger dans la saga de Jasper Fforde. Le retard accumulé cet été dans la rédaction de mes chroniques n'a pas encore été rattrapé, loin de là, et de nouveaux projets me font craindre de ne pouvoir le faire sous peu. Mais j'y travaille...

 

Les livres déjà chroniqués

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