Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

26 février 2012

Périple mystère...

Je vous abandonne encore quelques jours pour visiter...

Quelle ville à votre avis ?

(certaines vont trouver cette question simplissime !)

 

(source des photos)


Edit de 21h09 : réponse trouvée très rapidement et sans grande difficulté :
il s'agit bien de Bruxelles !

Je vous promets de ne pas (trop) me gaver de chocolats...
Quoique...

 

A très bientôt pour des photos de notre escapade à deux
et des billets de mes lectures (nombreuses...)


Une chronique de soukee rangée dans - Vos commentaires [25] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , ,


20 février 2012

Un Egyptien dans la ville, Steven Saylor

Un Egyptien dans la villePublié en 1995, Un Égyptien dans la ville est le quatrième roman de la série policière Les Mystères de Rome écrite par le romancier texan Steven Saylor.

Rome, 56 avant notre ère. Un couple grimé rend visite à l'enquêteur Gordien, surnommé le Limier. Sous de grossiers déguisements se cachent le philosophe Dion d'Alexandrie et un prêtre eunuque. Envoyé en délégation depuis l'Egypte pour plaider la cause de son peuple auprès du Sénat romain, Dion a vu ses alliés périr sous les coups et les attaques. Il demande à Gordien de le protéger. Mais celui-ci, en partance pour voir son fils Meto en Gaule, refuse. Mais à son retour, Dion a été assassiné. Et Gordien décide de mener l'enquête.

Avec cette nouvelle enquête de Gordien, Steven Saylor nous offre un pan de l'histoire romaine revisité par le biais de la fiction. Au fil des pages, le lecteur croise le célèbre Cicéron, la sulfureuse Clodia, le poète Catulle, César et Ptolémée. Les références historiques sont rigoureuses et très bien explicitées sans être pour autant indigestes.
Le talent de Steven Saylor réside dans cette faculté de vulgariser l'histoire romaine et de la mêler à une fiction rudement bien ficelée. L'intrigue policière est bien menée et s'octroie des incartades fictionnelles au milieu des événements historiquement connus.
Je me suis régalée avec cette relecture (j'ai déjà lu tous les romans des Les Mystères de Rome parus en France) et je me suis encore une fois immergée dans la Rome de cette époque. Un petit plaisir dont je ne me lasse pas !
C'est bien dommage que ces romans ne soient plus disponibles à l'heure actuelle...
Et voici ma treizième participation au Défi Au coeur de la Rome antique
que j'organise et ma première au Challenge Polar Historique organisé par Samlor.

 

      Challenge Polar Historique 

 

Une chronique de soukee rangée dans Polars historiques - Vos commentaires [16] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

19 février 2012

Bouquinbourg dans mon sac !

 Beaucoup ailleurs et peu ici en ce moment,
je ne résiste néanmoins pas au tag que m'a lancé ma chère Jeneen
(qui m'inspire bien plus que le tag abécédaire qu'elle m'avait lancé
en même temps qu'Alex-Mot-à-Mots et que je ne me décide pas à faire...) 
Merci la miss !

Le principe ?
Vous devez, en bon blogueur, avoir entre 5 et 10 outils et/ou sources d’inspiration et/ou indispensables dans votre sac ou à proximité. Vous devez ensuite taguer au moins 7 personnes, indiquer le site qui vous a tagué, et l’informer de la remise de votre copie. Titrer le post « Nom de votre site » dans mon sac… Remettre ces règles dans le post.

P1030458

Voici donc ce qu'on peut trouver dans mon sac à main et qui fait vivre, de près ou de loin,
"Bienvenue à Bouquinbourg"...

1/Mon porte-feuille rouge orné de fleurs, et ma précieuse CB, pour parer à tout achat.

2/Mon agenda doré en cuir que j'adore, offert par Héloïse lors du Swap Nouvel an, de manière à organiser ma vie et mes lectures.

3/Mon carnet à citations de la Marelle en papier, illustré par Nicoletta Ceccoli.

4/Deux carnets offerts par Nesto : mes petites notes moustachues, pour noter mes envies de livres à acheter, et mon carnet d'enquêtes pour griffoner sur mes lectures avant de faire mes billets.

5/Un crayon à papier pour mes annotations et les passages que j'aime dans mes livres.

6/Une petite boîte d'amandes, pour garder de l'énergie où que je sois !

7/Mes lectures du moment, soit sur papier soit sur mon Kindle !


Je ne tague personne en retour, reprend le flambeau qui veut. 
Sur ce, je retourne profiter de mes vacances...


Une chronique de soukee rangée dans - Vos commentaires [27] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : ,

13 février 2012

La Dame en Noir, Susan Hill

La dame en noirLa Dame en noir est le neuvième roman de l'auteure anglaise Susan Hill, paru pour la première fois en 1983.

Le soir de Noël. Alors que les histoires d'épouvante font la joie des petits et des grands, Arthur Kipps s'isole pour se plonger dans son passé. A ses débuts de notaire, il dut s'occuper d'une étrange histoire qui ne cesse depuis de le hanter. Dépêché dans une petite ville du nord de l'Angleterre pour s'occuper des affaires d'une octogénaire décédée, le jeune homme qu'il était fut confronté à de terrifiants phénomènes et d'inquiétantes rencontres. Bravant son courage, faisant fi des racontars, il décida de s'installer, le temps de sa mission, dans la vieille demeure de sa cliente...

La Dame en noir est un digne héritier de la gothic novel : apparitions ectoplasmiques, vieille demeure réputée hantée, nature envahissante et  inquiétante... Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliff ou Le Château d'Otrante d'Horace Walpole ne sont vraiment pas loin !  Susan Hill soigne ses descriptions afin de permettre à la tension de s'installer progressivement.Le jeune Arthur Kipps est témoin de phénomènes paranormaux assez inquiétants, et leur apparition dans un tel lieu accroît le suspense du roman.
Si j'ai aimé l'ambiance digne d'un excellent roman gothique - cette maison chargée de passé, isolée par la marée, théâtre d'un drame familial qui hante les esprits - je n'ai malheureusement éprouvé aucune surprise en lisant ce roman. Susan Hill ne parvient pas à surprendre son lecteur et reste trop proche de ses dignes prédecesseurs. Largement inscrit dans la lignée des grands noms de la gothic novel, son roman ne parvient ni à les égaler ni à émerger singulièrement et son intrigue reste assez superficielle. Peut-être est-ce parce que je me suis plongée dans les romans terrifiants d'Ann Radcliff et ses semblables pour mes études que je suis si dure avec cette lecture ? Peut-être aurais-je été séduite si je n'avais pas étudié les mécanismes de la gothic novel ?
J'ai passé un bon moment, certes, mais rien de mémorable pour un roman de ce genre... Les avis de
Mango et Karine, plus enthousiastes.

Je tiens à remercier Julie de Langage & Projets ainsi que les Éditions Capture pour l'envoi de ce roman.
Une adaptation cinématographique de James Watkins sort en mars sur nos écrans, avec Daniel Radcliffe dans le rôle titre.

 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [30] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

06 février 2012

Au bonheur des Dames, Emile Zola

A bonheur des damesAu bonheur des Dames est le onzième roman de la série des Rougon-Macquart, publié la première fois en 1883.

Lorsque la jeune Denise, orpheline, arrive à Paris avec ses deux jeunes frères, elle se met en quête d'un emploi pour subvenir à leurs besoins. Son oncle, chez qui elle vient frapper, ne peut lui en donner : les affaires vont mal pour les petites boutiques du quartier qui souffrent du Bonheur des Dames, un des premiers grands magasins parisiens où les tissus se vendent à des prix dérisoires.
La jeune Denise se résout à travailler dans cette fourmilière géante, régentée par Octave Mouret. Les journées sont longues, les clientes exaspérées et les vendeuses individualistes, mais Denise travaille dur pour échapper à la misère.

Première incursion dans la saga des Rougon-Macquart (et en ayant fait des études de lettres s'il vous plaît !), la lecture de ce roman m'a littéralement enchantée.
J'ai plongé avec plaisir dans la description de ce Paris en pleine mutation et dans ces transformations économiques. Les descriptions du magasin sont telles qu'elles semblent étonnamment anachroniques pour leur époque. On y croise des employés soumis à des pressions hiérarchiques, un système d'entreprise où chaque personne possède un rôle bien défini dont il ne doit pas s'éloigner, des stratégies pour vendre et tenter les clientes, etc.
L'univers des grands magasins, décrit sous toutes ses coutures, m'a évidemment fait penser aux grandes enseignes parisiennes d'aujourd'hui, et c'est avec stupéfaction que je me suis rendu compte à quel point ces systèmes économiques sont rodés depuis bien longtemps. Le basculement, décrit ici avec l'oncle de Denise et ses voisins, montre comment les petites boutiques, fonctionnant selon des anciens modèles commerciaux, se sont fait littéralement dévorer
 par les grandes enseignes aux profits toujours plus exacerbés. C'est dur, la misère rôde pour beaucoup, mais c'est diablement bien décrit !
Zola nous plonge dans cette machine infernale où chaque employé est une partie d'un engrenage fabuleux qui permet à la bête humaine de fonctionner. Un pur régal ! Un roman qui m'a donné envie de découvrir davantage l'oeuvre de Zola. Après des années loin des auteurs classiques trop étudiés au lycée et en fac, je reviens progressivement vers eux...

Lu sur mon Kindle

Pour ceux qui veulent avoir accès au texte dans son intégralité, il est disponible chez Ebooks. Voici ma quatrième lecture sur mon Kindle, et ma quatrième participation au Club des lecteurs numériques.

                    Lecteurs numériques      

 

"Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroulaient l'enseigne : Au bonheur des Dames."

"Et les étoffes vivaient, dans cette passion du trottoir : les dentelles avaient un frisson, retombaient et cachaient les profondeurs du magasin, d'un air troublant de mystère ; les pièces de drap elles-mêmes, épaisses et carrées, respiraient, soufflaient une haleine tentatrice ; tandis que les paletots se cambraient davantage sur les mannequins qui prenaient une âme, et que le grand manteau de velours se gonflait, souple et tiède, comme sur des épaules de chair, avec des battements de la gorge et le frémissement des reins."

"Le soleil pâlissait, la poussière d'or rouge n'était qu'une lueur blonde, dont l'adieu se mourait dans la soie des tentures et les panneaux des meubles."

"C'était la femme que les magasins se disputaient par la concurrence, la femme qu'ils prenaient au continuel  piège de leurs occasions, après l'avoir étourdie devant leurs étalages [...] Et si, chez eux, la femme était reine, adulée et flattée dans ses faiblesses, entourée de prévenances, elle y régnait en reine amoureuse, dont les sujets trafiques, et qui paye d'une goutte de son sang chacun de ses caprices."

"Ce fut le dernier coup porté à ces dames. Cette idée d'avoir de la marchandise à perte fouettait en elles l'âpreté de la femme, dont la jouissance d'acheteuse est doublée, quand elle croit voler le marchand. Il les savait incapables de résister au bon marché."

"L'heure était venue du branle formidable de l'après-midi, quand la machine surchauffée menait la danse des clientes et leur tirait l'argent de la chair."

fashion

 Une lecture que j'inscris dans le défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière


Une chronique de soukee rangée dans Littérature française - Vos commentaires [45] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , ,

02 février 2012

L'appel du dragon...

J'ai tenté de résister mais je me suis résignée...
Catherine
a lancé un Challenge Dragon consacré à l'Asie.
3 niveaux
(1, 3 ou 5 livres) durant l'année du Dragon,

soit du 23 janvier 2012 au 9 février 2013.


Soyons passionnés ou ne le soyons pas !
Je me suis inscrite dans la troisième catégorie,
celle du Dragon de feu (5 livres)...
Avec mon prochain voyage en Chine, ma PAL a mystérieusement grandi
de récits concernant ce vaste pays.

Challenge Dragon de feu


Alors, serez-vous du voyage ?


Une chronique de soukee rangée dans - Vos commentaires [6] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , ,

01 février 2012

Les Voisins du 109 "Vendredi", Coyotte et Nini Bombardier

Les voisins du 109 TLes Voisins du 109 est une série d'albums signée Coyotte et Nini Lombardier parue chez Le Lombard. A ce jour, deux tomes la composent, Vendredi et Samedi.

Une banlieue comme bien d'autres. Un immeuble, le 109, que rien ne distingue des autres, si ce n'est ses locataires.
Lorsque M. et Mme Moinot emménagement, ils rencontrent les autres habitants de l'immeuble : le couple de gothiques, qui vit quasiment dans le noir, la vieille dame entourée de chats, un couple de soixante-huitards nostalgiques, un comédien qui se cherche, le gardien de l'immeuble peu engageant... Une fois les préjugés mis de côté, la confiance s'installe et chacun devient acteur de ce théâtre de l'entraide. Et tout le monde apprend à vivre ensemble.

J'ai toujours beaucoup aimé Coyotte. Petite, j'ai été biberonnée à Litteul Kevin. L'humour Fluide Glacial, c'est mon truc !
Donc quand ma soeur m'a parlé il y a quelques temps de cette série que Coyotte a imaginée en collaboration avec Nini Lombardier pour le scénario, je me suis jetée dessus.Planche Les Voisins du 109
Et j'ai bien fait ! L'album se présente comme une journée, celle du vendredi, jour d'emménagement des Moinot. A chaque étage, les personnages vivent leur vie et entrent en interaction avec les nouveaux venus, un peu guindés, un peu trop propres sur eux, un peu trop lisses... L'album est scindé en plusieurs histoires qui s'étalent sur plusieurs pages. Chacune met en lumière un des habitants de ce chouette immeuble.
Et je dois dire que se plonger dans une BD comme celle-ci c'est la garantie de rire et de passer un excellent moment. Coyotte et Nini Lombardier font voler en éclat les préjugés à coup de personnages mordants, un brin piquants. Un peu caricaturaux parfois, certes, mais tellement vraisemblables ! 
Bref, un petit régal d'humour et de satire dont je ne peux que vous conseiller la lecture. Juste pour rire. Juste pour se détendre un peu. Juste pour réfléchir un tantinet sur la façon dont on vit ensemble et dont on juge ceux qui nous entourent. 
Et pour les plus récalcitrants, dites-vous que La vie mode d'emploi de Perec n'est pas si loin...

 Et voici ma 34e participation
à la BD du mercredi de
Mango

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 Et ma 25e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

  Top BD 2012

Et voici les dix premiers titres du Top BD des blogueurs du mois de janvier,
calculé par
Yaneck

 

  1. Gaza 1956, Joe Saco, Futuropolis   
  2. Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                         
  3. Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest     
  4. Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis            
  5. Maus, Art Spiegelmann, Flammarion               
  6. Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman  
  7. Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis  
  8. Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial    
  9. NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                
  10. Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là                                                                      

...

Pour voir la suite, pour savoir ce qui a bougé ce mois-ci, pour en savoir un peu plus sur le Top BD des blogueurs, rendez-vous chez Yaneck...


Une chronique de soukee rangée dans BD et romans graphiques - Vos commentaires [24] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : ,