Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




02 juin 2011

Une passion indienne, Javier Moro

passionJavier Moro est un scénariste espagnol né en 1955 (grand cru, diraient certains...) Il est l'auteur, entre autres, d'Il était minuit cinq à Bhopal, Le sari rose et Pied de Jaipur.

Une passion indienne relate la vie d'Anita Delgado, jeune danseuse andalouse dont s'est entiché le maharajah de Kapurthala, un petit état de l'Inde du Nord. Mariée à ce dernier à dix-huit ans, la jeune fille quitte son pays pour découvrir les Indes. Nous sommes en 1908. Le pays est encore sous la domination anglaise. La Partition n'est encore qu'un projet. Pour la jeune fille, cinquième épouse du maharaja et rebaptisée Maharani Prem Kumari, se faire accepter dans ce pays aux coutumes si éloignées des siennes n'est pas une mince affaire.

Il est un point sur lequel je voulais m'arrêter pour débuter ce billet, c'est son classement dans mon blog dans la catégorie "Biographies et écritures du moi". Cette catégorisation m'a tiraillée, mais j'ai finalement opté pour ce choix. Sous-titré en effet "roman", ce livre n'est en rien une fiction et s'apparente en bien des points à une biographie de la princesse andalouse. L'auteur relate des faits de façon successive, sans parfois même prendre la peine de les lier entre eux, et n'éclaire à aucun moment son lecteur sur cet étrange sous-titre. Même si une biographie possède de façon intrinsèque une part fictionnelle due à l'interprétation de l'auteur des faits et de la vie de la personnalité à laquelle il s'intéresse, ici, rien n'est clair. Quelle est la part de fiction dans ce livre ? Mystère... Pour ma part, je n'ai à aucun moment eu l'impression de lire un roman dans la mesure où tous les éléments relatés sont historiquement avérés et que les photos présentes en fin d'ouvrage appuient ceux-ci.
Ce détail soulevé, je ne peux ensuite que vous avouer que cette lecture m'a profondément ennuyée. Je m'attendais à lire le récit haut en couleurs de cette femme, véritable jouet occidental pour le maharaja, et de sa vie romanesque s'il en est. Déception ! Javier Moro a construit son livre de manière chronologique, ce qui semble logique dans l'optique d'une biographie, mais n'a pas réussi à insuffler ce petit quelque chose qui aurait pu éveiller mon intérêt. J'ai eu l'impression de lire une énumération de faits mis bout à bout, sans réelle cohérence ni réflexion.
Dans son soucis de donner le maximum de détails sur le destin de cette femme, Javier Moro a oublié l'essentiel : intéresser son lecteur tout au long de ses 430 pages.Je ne vous cache pas ma déception. La vie d'Anita Delgado méritait une biographie davantage romanesque, à l'image de ce qu'elle a vécu, et non un documentaire présenté comme un conte de féesVignette_LC moderne sans aucune réflexion derrière...

Ce roman a été lu dans le cadre d'une lecture commune avec
Elea23. Je l'inscris bien entendu dans le cadre du Challenge "L'Inde en fêtes".

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01 juin 2011

From Hell, Alan Moore et Eddie Campbell

59873039Les meurtres qui ensanglantèrent le quartier londonien de Whitechapel en 1888 sont un terreau sans fin d'inspiration littéraire et artistique. La preuve avec cet album, s'inspirant de la vie de celui que l'on surnommait Jack l'Eventreur.

L'histoire est bien connue mais débute dans cet album par des faits bien antérieurs. Un petit-fils de la famille royale s'étant acoquiné avec une prostituée, un enfant illégitime gêne la Reine Victoria. Celle-ci envoie son médecin personnel, William Gull, pour régler le problème. Mais très vite, celui-ci se laisse emporter par sa mission et dérape.

576 pages. Autant dire un album imposant. Et cet adjectif s'applique tout autant à cette couverture tout en contrastes : ce titre rouge évocateur contraste à merveille avec l'ambiance sombre du décor.
Malheureusement, cette lecture a été un rendez-vous complètement manqué. Je ne suis même pas allée au bout de ces 576 pages. Il est vrai que le trait d'Eddie Campbell ne m'attirait pas de prime abord, mais lancée dans ma découverte d'album en bichromie, je suis passéefromhell outre. Mais l'intrigue ne m'a pas du tout convaincue non plus.
Alan Moore amorce comme postulat de départ une des nombreuses théories sur l'identité du célèbre tueur en série, celle du médecin de la Reine. Soit. Mais son projet de revenir sur l'enfance de celui-ci puis sur son parcours scolaire et universitaire m'a lassée. Comme si je n'avais pas envie d'une énième justification sur la monstruosité de la nature humaine.
De plus, les phylactères sont très nombreux et trop longs et prennent le pas sur les illustrations, noyant celles-ci et les reléguant au rang d'élement secondaire. C'est donc une lecture longue que cet album, et que j'ai trouvée particulièrement pesante.

Quelqu'un a-t-il lu cette BD et apprécié ? Histoire d'en parler, de voir peut-être pourquoi je n'ai pas été séduite, ou peut-être tout simplement que je comprenne la visée globale de l'auteur, à côté de laquelle je suis passée, c'est évident.

Et voici ma treizième participation 
à la BD du mercredi de Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1


Et ma cinquième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 8/20) qui présente le Top BD du moi de mai aujourd'hui !
Logo_top_bd_2011

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