Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

28 février 2011

Alchimie, Beth Fantaskey

9782702434925Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas choisi cette lecture : c'est une  lecture professionnelle que j'ai faite il y a quelques semaines. Par manque de  temps, je n'avais pas encore pris le temps de la présenter.
Je dois avouer aussi que,
en commençant  ce roman, je n'étais attirée ni par la couverture ni par le bandeau "Par  l'auteur de Comment se débarrasser d'un vampire amoureux ?" et que je redoutais le pire...

Alors qu'elle assiste à l'enterrement de son père, assassiné sur un parking, Jill  Jekel se lie d'amitié avec un garçon de son collège, Tristan Hyde, venue la  soutenir dans cette épreuve. Entre les deux adolescents, aux noms trop évocateurs pour être anodins, une alchimie naît peu à peu.
Lorsque Jill se rend compte que son père, chercheur en biologie, a vidé le compte en banque qui devait servir à financer ses études et que sa mère s'enfonce peu à peu dans une sévère dépression, la jeune fille décide de prendre sa vie en main et de participer à un concours de chimie. Aidé de son acolyte littéraire, elle se lance dans la recréation de la potion qu'a utilisé le célèbre Dr Jekyll pour se transformer en Mr Hyde....

Alors que j'ouvrais ce roman avec beaucoup d'a priori, j'ai été agréablement surprise. Même si les personnages possèdent peu de densité psychologique et que le style de l'auteur est plat, l'intrigue fonctionne bien.
Le suspense est au rendez-vous de ce roman qui, s'il n'est finalement qu'une réécriture moderne de Dr Jekyll et Mr Hyde de Stevenson, possède néanmoins certaines qualités indéniables.
L'alternance de points de vue à chaque chapitre (ou presque), annoncée par le nom du personnage qui prend en charge la narration, permet de dynamiser le récit et d'en apporter plusieurs éclairages. Le choix typographique de l'italique lorsque la Bête prend le contrôle du personnage est aussi une excellente façon de l'indiquer finement au lecteur.
Enfin, le fait que ce roman soit en un seul tome, et non pas le premier opus d'une série, permet d'appréhender dans sa globalité l'intrigue développée par l'auteur et de ne pas avoir une impression d'inachevé une fois la dernière page tournée.

Même si l'intrigue comporte certaines prévisibilités et que la plume de l'auteure est vraiment sans intérêt, ce roman
a le mérite de moderniser l'oeuvre de Stevenson en l'adaptant à des héros adolescents contemporains, ce qui permet de tisser un parallèle entre ces deux œuvres.

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27 février 2011

L'homme de Kaboul, Cédric Bannel

62155866_pDécouvrir un roman qui a pour cadre l'Afghanistan d'aujourd'hui ? Voilà une idée qui m'a séduite ! Mes lectures étant assez pauvres sur ce sujet, le roman L'Homme de Kaboul a été l'occasion d'en savoir davantage.

Appelé sur les lieux d'un suicide, Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul n'est pas dupe : l'homme qui gît dans son salon n'est pas mort de son propre fait par une balle en pleine tête, malgré la mise en scène astucieuse qui tend à le faire croire. Les détails, trop nombreux, soutiennent la thèse d'un crime déguisé en suicide. Oussama se lance alors dans une enquête que sa hiérarchie semble étonnement vouloir freiner...
Pendant ce temps, en Suisse, Nick, un jeune analyste travaillant pour une structure secrète du nom de l'Entité, se voit propulsé au milieu d'une chasse à l'homme au nom d'un rapport hautement confidentiel détenu par le fugitif. 

L'homme de Kaboul fait partie de ces romans dans lesquels on s'immerge complètement sans voir le temps passer. Cédric Bannel réussit avec brio à emmener son lecteur dans ce pays à la violence très médiatisée mais au quotidien souvent peu connu.
De la condition féminine aux difficultés du quotidien en passant par le régime taliban et l'histoire de l'Afghanistan ces dernières années, le lecteur appréhende ce pays par le biais de l'intrigue qui s'y déroule sans jamais avoir l'impression d'un quelconque étalage des recherches entreprises par l'auteur sur le sujet. La carte du pays, située en début de livre, abonde dans ce sens et permet de suivre les déplacements des personnages et de comprendre les nombreuses disparités du pays.

Le style de Cédric Bannel est fluide, l'intrigue haletante à souhait - grâce notamment à l'alternance des chapitres entre la Suisse et L'Afghanistan - et les deux héros crédibles.

Malgré un dénouement un peu trop rocambolesque à mon goût, L'homme de Kaboul n'en demeure pas moins un excellent roman à suspense dont la lecture m'a enchantée.

Les avis enthousiastes aussi d'
Alex-Mots-à-Mots et d'Esmeraldae sur ce roman.

Je tiens à remercier grandement Violette de Canalblog et les logo pour l'envoi de ce roman à paraître le 3 mars 2011 et la découverte de cet auteur.

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24 février 2011

Les étranges talents de Flavia de Luce, Alan Bradley

les_etranges_talents_de_flavia_de_luceLes Étranges talents de Flavia de Luce est le premier roman de l'écrivain septuagénaire canadien Alan Bradley.

Angleterre, été 1950. Dans le manoir familial des de Luce, Flavia et ses deux sœurs s'ennuient. Leur père, distant, est plongé dans sa collection de timbres, négligeant ses filles depuis le décès de leur mère.
Le jour où Flavia découvre un oiseau mort avec un timbre planté dans le bec et un cadavre dans le potager familial,
la fillette émerge de la douce torpeur de ses journées et décide de mener l'enquête, seule.

J'ai été très curieuse de découvrir ce roman qui a fait beaucoup de bruit sur la blogosphère, il y a quelques mois. L'ayant à lire dans le cadre de mon travail, j'ai fait d'une pierre deux coups.
Si j'ai apprécié l'ambiance générale de ce roman - l'Angleterre, les années 1950, la paisible tranquillité de la campagne -  je n'ai pas du tout été conquise par celui-ci (troisième billet successif de lectures qui ne m'enchantent pas...)
L'ambiance surannée du manoir familial et des années cinquante offre à ce roman un cadre agréable au charme singulier peu original mais appréciable. La solitude du personnage de Flavia est compensée par son attrait pour la chimie, et si peu d'adolescents actuels se reconnaîtront dans cette héroïne, beaucoup peuvent apprécier l'aspect ludique de cette science et les possibilités qu'elle permet.
Malheureusement, l'intrigue est lente et parfois prévisible et des invraisemblances trop nombreuses ponctuent le récit (notamment sur la probabilité qu'une enfant de onze ans réussisse là où des enquêteurs chevronnés échouent...) Je suis allée au bout de cette lecture uniquement car je prenais le train et que je l'ai lue d'une traite. Je ne suis pas sûre que ça aurait été le cas sans ce voyage...
Je remercie néanmoins C. et J. qui m'ont offert ce roman pour Noël, suivant scrupuleusement la liste que je leur avais donnée pour les aiguiller ! 

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22 février 2011

Car voici que le jour vient, Fabienne Ferrère

9782264053329FSUn roman policier qui se passe dans le Paris de la fin du XVIe ? Il n'en faut pas plus pour m'allécher ! Car voici que le jour vient est la seconde enquête de Gilles Bayonne écrite par Fabienne Ferrère, enseignante de philosophie à Toulouse.

Paris, 1595. Des meurtres atroces sont commis dans le quartier de la Grande-Boucherie. Les victimes périssent à chaque fois sous les assauts d'animaux...
Le chevau-léger Gilles Bayonne est chargé de résoudre cette enquête et d'arrêter le meurtrier.

Si la quatrième de ce roman m'a véritablement alléchée, je dois avouer que j'ai été moins charmée que ce que je pensais. L'intrigue est pourtant intéressante et très bien menée, et les personnages sont bien esquissés, mais il a manqué à cette lecture une étincelle qui m'aurait définitivement conquise.
Le Paris de la fin du XVIe siècle est pourtant très bien retranscrit et permet une véritable immersion dans cette époque. J'ai aimé suivre cette enquête sous le règne d'Henri IV et en attendre le dénouement avec impatience.
Mais une fois la dernière page tournée, mon sentiment sur ce roman demeure assez mitigé. Peut-être l'ai-je lu à un moment où j'attendais autre chose d'une lecture ? Je n'en sais rien. Mais cet avis en demi-teinte n'amoindrit en rien la qualité de ce roman policier et la justesse historique de son intrigue.

L'avis de Mazel sur ce roman, plus enthousiaste que moi. Je tiens à remercier 53811911_p et 10_18 pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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21 février 2011

Les Aigles de Rome livre 1, Marini

aiglesJe vous avais dit dans ce billet sur Murena que j'avais très envie de découvrir une autre série de BD se passant au temps de l'Antiquité romaine : Les Aigles de Rome. C'est chose faite avec le premier tome.

Nous sommes en 9 av. J.C. L'Empire romain vient de soumettre les tribus germaniques. Des jeunes princes issus de familles nobles sont faits prisonniers et donnés à Rome. Parmi eux, Ermanamer.
Éduqué en bon romain par Titus Valerius, un ancien militaire, le jeune Ermanamer se heurte très vite à Marcus, le fils de ce dernier, du même âge que lui. Malgré les  fréquentes disputes, les années passent et les deux jeunes hommes deviennent vite inséparables...

jpg_aiglesderome_t1_08Si les illustrations m'ont véritablement charmée, j'avoue ne pas avoir été complètement conquise par cette BD.
L'Histoire de Rome est complètement secondaire et ce premier tome n'est finalement consacré qu'à la rencontre entre les deux personnages principaux, Ermanamer et Marcus, et à la naissance de leur amitié. L'auteur ne donne nullement à voir des événements historiques ni un quelconque aperçu de la période historique.

De plus, ce qui m'a vraiment gênée et qui ne m'a pas permis de m'immerger complètement dans cette période, c'est l'usage des insultes et autres gros mots actuels à quasiment toutes les pages. Loin d'être facilement impressionnable à ce niveau là (je côtoie des ado à longueur de journée, les insultes font donc partie de mon quotidien), j'ai trouvé ce choix linguistique totalement inapproprié au contexte de la série.
Si les Romains usaient certainement de gros mots et pouvaient être vulgaires, ils le faisaient dans leur langue, en latin donc, et ne se traitaient pas de "connard" à tout bout de champ... C'est vraiment dommage car ces anachronismes linguistiques apparaissent dès le début de la BD et sont si fréquents qu'ils ont vraiment gâché  ma découverte de celle-ci...

J'ai finalement eu l'impression de lire une BD contemporaine relatant une amitié entre deux adolescents, saupoudré d'uLogo_1n décor de Rome antique...
Je ne sais pas encore si je vais poursuivre ma découverte de la série... Quelqu'un connait-il cette BD et peut-il me dire ce qu'il en est du deuxième tome ?
J'inscris cette lecture comme septième participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

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18 février 2011

Le coeur cousu, Carole Martinez

9782070379491Hathaway m'a ravie en m'offrant, à l'occasion du Swap Nouvel An 2011, Le cœur cousu, premier roman de Carole Martinez, repéré sur son blog quelques temps auparavant...

Soledad porte bien son prénom : sa vie entière n'a été que solitude. A l'aube de sa mort, elle décide de raconter l'histoire des femmes de sa famille, à commencer par Frasquita, sa mère, couturière de génie. Ayant hérité, au sortir de l'enfance, d'une magnifique boîte à couture, leur mère a consacré des heures à coudre, broder, orner tout ce qu'elle trouvait, tissus comme plaies... Mais une fois mariée, son talent a jeté  l'opprobre sur elle et sa famille, certains l'accusant de sorcellerie et de mensonge pour renier son don.
Au fil des ans et des enfants qu'elle met au monde, Frasquita abandonne la couture pour éviter toute médisance. Mais le jour où son mari, qui se lance dans les combats de coqs,  joue et perd son épouse, la vie de Frasquita et de ses enfants bascule.

Quelle plume ! Carole Martinez m'a émue à chacune de ses pages, m'emportant loin, dans cette Espagne à la chaleur étouffante. Pour un premier roman, Le coeur cousu est une petite réussite à côté de laquelle il ne faut pas passer ! J'ai éprouvé beaucoup de sensations que la lecture [Du] Soleil des Scorta de Laurent Gaudé avait fait naître en moi...
Carole Martinez manie la langue avec une finesse rare et allie celle-ci à une intrigue romanesque et originale s'il en est, entre histoire familiale et conte.
Son récit emboîté alterne les époques et les personnages avec une aisance que j'ai rarement vue. Un récit qui coupe le souffle, émeut aux larmes et fait sourire. En bref, une petite merveille !

coup_de_coeur_2011Sans aucune hésitation, je lui décerne le titre de deuxième coup de cœur de l'année 2011. Un immense merci Hathaway pour ce roman magistral ! (son avis est ici !)

Un avant-goût de la plume fantastique de Carole Martinez :

"Mon nom est Soledad.
Je suis née, dans ce pays où les corps sèchent, avec
des bras morts incapables d'enlacer et de grandes
mains inutiles.
Ma mère a avalé tant de sable, avant de trouver un
mur derrière lequel accoucher, qu'il m'est passé dans
le sang.
Ma peau masque un long sablier impuissant à se tarir.
Nue sous le soleil peut-être verrait-on par transparence
l'écoulement sableux qui me traverse.
LA TRAVERSÉE.
Il faudrait bien que tout ce sable retourne un jour
au désert." (p.7)

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11 février 2011

Où je me dévoile un peu...

qui_se_cache

Parce que Ally me l'a demandé dans ce commentaire.
Parce que j'y ai réfléchi depuis.
Parce qu'elle a raison quand elle dit que c'est intéressant de lire un blog,
mais que ça l'est aussi de savoir qui se cache derrière.
Parce que finalement, depuis son ouverture,
je ne me suis pas beaucoup dévoilée à Bouquinbourg...


Pour toutes ces raisons,
et parce que ça intéressera peut-être ceux qui me suivent,
mon billet du jour sera très égocentré.
D'avance, pardon à ceux que cela ennuiera...

De mon vrai prénom, vous n'en saurez rien car il est
tellement alambiqué qu'il est hautement reconnaissable...
Mon pseudo sur la blogosphère est soukee depuis près de dix ans.
Malheureusement pour moi, Charlaine Harris a eu la bonne idée
d'appeler l'héroïne de La communauté du Sud Sookie,
ce qui donne parfois lieu à de belles confusions à mon égard.
Donc, et pour résoudre une dernière fois ce malentendu,
non, mon pseudo ne vient pas de cette série et non, je ne suis pas lectrice
de bit lit. Honte à moi, je n'ai même pas lu Anne Rice ni Bram Stoker...

J'ai 25 ans, je suis documentaliste dans un lycée de région parisienne.
Toulousaine d'origine, il m'a été compliqué de m'adapter
au climat de cette région. Si les premiers mois m'ont été difficiles,
je crois que le plus dur est maintenant derrière.

J'ai suivi un cursus de lettres modernes à la fac,
je me suis spécialisée en littérature de jeunesse en Master 1,
puis en bibliothéconomie en Master 2.
Après avoir hésité entre le concours de Conservateur des bibliothèques et
le Capes documentation, j'ai finalement opté pour ce dernier.
Après avoir travaillé en collège l'an dernier,
je suis désormais en Lycée général, ce qui me donne
grandement le loisir de parler de lectures avec mes lycéens.
Un des petits plaisirs de mon quotidien !

A l'heure actuelle, je réfléchis intensément à septembre
prochain et la probabilité de reprendre
des études
(certains souriront... J'en suis sortie l'an dernier...)
Un Master de FLE (Français Langue Étrangère)
me permettrait de partir travailler à l'étranger en
tant qu'enseignante pour des publics non francophones.
Un nouvel horizon que j'envisage très sérieusement.
Et des rêves qui se dessinent peu à peu...

Voilà plus d'un an maintenant que je chronique mes lectures sur mon blog.
Il doit son nom au fantastique roman de Walter Moers,

 La cité des livres qui rêvent, publié aux regrettées
éditions du Panama, et qui reste à ce jour
un des livres qui m'a le plus marquée dans mon parcours de lectrice.

Comme beaucoup sur la blogosphère littéraire, j'ai toujours aimé lire,
au plus loin que remontent mes souvenirs.
Mes parents n'y sont pas pour rien, c'est certain.
Même s'il m'arrive parfois d'avoir des baisses d'envies
(comme en ce moment...),
la lecture a toujours fait partie de mon quotidien.
Je me suis peu à peu forgé une culture littéraire,
loin de l'académisme de mes études universitaires.
Et si celles-ci me permettent d'analyser plus facilement la structure
d'un roman et d'en déceler les qualités,
elles m'ont, pour le moment, dégoûtée des grands classiques
de la littérature française.
La fin de mes études a été l'occasion de m'ouvrir aux littératures étrangères
et découvrir de nouveaux horizons.

Ma bibliothèque en témoigne : je lis de tout, ou presque,
et si certains genres littéraires ne m'attirent pas,
je n'aime rien tant que la découverte de nouveaux textes.
Je reste très attachée à la littérature de jeunesse,
par mon métier et mon goût personnel,
et poursuis ma découverte de petites merveilles
qui ne devraient pas rester dans l'ombre...

Si je suis difficile dans mon choix de lectures,
c'est parce que je garde toujours un œil critique quant à la production
littéraire actuelle, en jeunesse et en adulte.
Les aspects commerciaux de certains titres
ou encore les effets de mode me rebutent
au plus haut point.
Et les distinctions honorifiques, tels les prix littéraires,
me laissent de marbre et je préfère de loin
m'attacher à découvrir de nouvelles maisons d'édition plus intimistes
à la politique éditoriale plus littéraire que commerciale.

Voilà, j'espère, de quoi mieux me cerner.
 Merci Ally de m'avoir poussée à me dévoiler.
Je ne l'aurais pas fait de moi-même.
J'espère ne pas avoir été trop longue.
J'espère aussi ne pas décevoir l'image que certains avaient de moi.
Finalement, c'est une excellente initiative
pour les blogueurs qui sont très discrets...

Certains reprendraient-ils le flambeau de leur plein gré ?

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10 février 2011

Le petit théâtre des grands gâteaux, Christophe Adam, Thomas Baas

9782732442051FSLorsqu'un chef pâtissier de la maison Fauchon sélectionne des classiques de la pâtisserie et les met en scène avec l'aide d'un illustrateur de talent, le résultat est une gourmandise pour les yeux !

Le petit théâtre des grands gâteaux, résultat de cette audacieuse collaboration, est un livre pop-up alléchant à tous les points de vue.
Non seulement l'historique de ces classiques de la pâtisserie est intéressant et nous fait apprendre une foule de choses (saviez-vous, par exemple, que la crème qui garnit le Saint-Honoré se prénome la crème chiboust, du nom du pâtissier qui l'a inventée ?), mais l'objet livre en lui-même est très réussi dans son imitation d'un théâtre miniature. A dévorer sans hésitation !
Le Paris-Brest, la religieuse, la tarte tatin ou encore la forêt noire n'auront bientôt plus de secret pour vous...
Merci à celle qui me l'a offert et grâce à qui je me suis régalée !

 

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08 février 2011

La cote 400, Sophie Divry

9782923682136FSUn titre pareil, vu mon métier, ne peut que me faire sourire... Et finalement, il n'y a pas qu'avec le titre que j'ai souri...

La cote 400 est un court roman d'une soixantaine de pages très étonnant. La narratrice, une bibliothécaire d'une cinquantaine d'années, se lance un matin dans un monologue sur son métier et plus généralement sur la littérature et la vie, en passant par ses névroses et frustrations personnelles, alors qu'un visiteur s'est fait enfermer dans la bibliothèque la nuit. Ce monologue constitue l'intégralité du roman. Le malheureux visiteur à qui il est destiné ne sera, tout au long du roman, qu'un "vous" impersonnel et ectoplasmique dans la bouche de cette narratrice très loquace.

 

Premier roman de Sophie Divry, La cote 400 est une petite merveille furieusement drôle ! Je l'ai lu d'une traite, séduite tant par le sujet qui m'est proche que par le style incisif et mordant à souhait de cette jeune auteure.
L'originalité même de la forme de ce roman - un monologue sans transition ni hésitation aucune - m'a donné l'impression d'être en apnée tout au long de ma lecture, subissant moi aussi la logorrhée de ce personnage esseulé.
Ses réflexions sur la célèbre classification Dewey, la hiérarchie des sciences au sein même de la bibliothèque et plus généralement de la société, la solitude qui la pèse, perdue au sous-sol de géographie où rares sont les lecteurs qui s'y aventurent, l'absurdité de la côte 400, initialement destinée aux langues, mais délaissée dans la structure dans laquelle elle travaille, etc. m'ont fait rire autant qu'elles m'ont fait réfléchir.
Bref, une grande bouffée d'air frais avec cette profusion de réflexions, un humour féroce, un personnage unique et désabusé qui occupe tout l'espace et monopolise la conversation... Merci Sophie Divry pour ce roman qui ne cesse de m'étonner par sa richesse !

Petit florilège de certains passages qui m'ont particulièrement plu...

"Être bibliothécaire n'a rien de valorisant, je vous le dis : c'est proche de la condition d'ouvrier. Moi, je suis une taylorisée de la culture." (p.12)

"Savoir se repérer dans une bibliothèque, c'est dominer l'ensemble de la culture, donc le monde."
(p.15)


"Quand je lis, je ne suis plus seule, je discute avec le livre. Cela peut être très intime. Vous connaissez ça, peut-être. Ce sentiment d'échanger mentalement avec l'auteur, de pouvoir suivre son chemin, d'être accompagnée des semaines entières par lui."
(p.20)

"De toute façon, les livres, c'est comme les carrosses, ça sert surtout à frimer. La vraie culture, chez les riches, ça ne vient jamais qu'après, en contrebande, et c'est toujours mal vu." (p.24)

Un grand merci à   logo2 et aux Éditions Les Allusifs pour ce roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

La cote 400 par Sophie Divry

 

La cote 400

La cote 400

Sophie Divry

Critiques et infos sur Babelio.com

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07 février 2011

C'est lundi que lisez-vous ? #5

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Quelle bonne idée !

Malou en est à l'origine.
Le principe ?
Faire un point sur nos lectures en cours,
 passées et à venir !
C'est parti pour cette semaine !

Livres lus la semaine dernière

les_etranges_talents_de_flavia_de_luce  9782923682136FS india_dreams_tome_1_les_chemins_de_brume_7965111


Livres en cours


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Livres à venir

Suspense... Les vacances approchent et je ne sais

pas encore quoi mettre dans mes valises...

Et vous, que lisez-vous ?

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