Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

30 avril 2010

Le point sur le Challenge : les billets d'avril

49862010_pVoilà deux mois que notre challenge Bienvenue en Inde a été lancé. Comme le mois dernier (ici !), voici un récapitulatif des billets publiés :

Pour le mois d'avril :
11 billets publiés, dont 3 par Nane (qui nous a avoué une nouvelle passion pour la littérature indienne grâce à ce challenge... Super !)
Bulbul Sharma
semble toujours autant séduire les blogolecteurs, tandis que
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire apparaît comme l'un des livres les plus lus du Challenge.

Avis aux curieux, allez jeter un œil sur les blogs des participants pour en savoir un peu plus...

Qui se laissera tenter ??

Bulle : Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup

Hilde : La fille du Rajah de France Alessi et Marie Diaz

Kathel : Aux bords du Gange et autres nouvelles de Rabindranath Tagore

Moi : Les trois erreurs de ma vie de Chetan Bhagat 
             Princesse de l'ombre d'Indu Sundaresan          
             La solitude lumineuse de Pablo Neruda

Nane : La Reine des rêves de Chitra Banerjee Divakaruni
               Mariage à l'indienne de Kavita Daswani
               
India Dreams de Jean-François et Maryse Charles

Penelope : Mes sacrées tantes de Bulbul Sharma

Sybille : La colère des aubergines de Bulbul Sharma

Theoma :
Le livre de Rachel d'Esther David

Voici les 55 participants à notre voyage : Alexiel - Anneso - Antigone37 - Armande -  Austengirl - Babycakes  - Bookine  - Brunissende - Briggy13 - Bulle - Canel - Catherine - Charlotte - Choco -Choupynette -Evertkhorus - **Fleur** - Hilde  - Héloïse -  Iluze - Jeny  - Kathel  - ladyshushin -  lagrandesteph  - Latite  - Liyah  - Lou - Loulou  - Mamoun - Manu  - Marie  - Marie L  - Mary Goodnight - Mea  - MeL  - Mimi - Mme tout va bien - Moi -  Nane   - Nyenna -  Noryane -  Penelope -Pickwick -Pikachu - Saperlipopette  - Séverine- Stellade - Solène  - Stémilou - Sybille - Taliesin -  Theoma -Tinusia -   Tiphanie -Yoshi


Et sur le blog de Hilde vous trouverez un billet récapitulatif par roman, histoire d'avoir plusieurs points de vue sur un même titre !

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29 avril 2010

Ne vous fâchez pas Imogène, Charles Exbrayat

9782702419069FSPlus jeune, j'ai croisé la route de Charles Exbrayat et d'Agatha Christie dans la bibliothèque de mes parents. Mais par une étrangeté que je n'explique pas, j'avais décidé de ne m'attacher qu'à un seul détective de chacun de ces auteurs et de ne rien lire en dehors d'eux.
Ainsi, Hercule Poirot et Roméo Tarchinini ont eu le privilège de combler mes attentes, contrairement à Miss Marple et Imogène, auxquelles je n'ai pas daigné m'intéresser (n'y voyez aucune misogynie mais plutôt l'influence de mes parents et la façon dont ils m'ont décrit chaque personnage...)
Me voici donc, plus d'une décennie plus tard (...) à découvrir le fameux personnage d'Imogène, crée par Exbrayat en 1959. De façon logique, j'ai donc débuté par le premier roman dans lequel cette charmante femme apparaît : Ne vous fâchez pas Imogène !

Imogène est écossaise, descendante du clan McLeod. Imogène a près de cinquante ans et vit toujours seule à Londres, employée en qualité de sténodactylographe à l'Amirauté. Imogène a une tendance colérique qui fait d'elle une collègue parfois peu sympathique.
Mais le jour où son supérieur hiérarchique décide de lui confier une mystérieuse mission secrète pour l'Amirauté, Imogène exulte. Elle doit livrer des plans secrets à un contact à Callander, le village où elle a grandi en Écosse. Mais les choses se corsent très vite pour la courageuse Imogène : les espions rôdent autour d'elle pour lui dérober son précieux bien...
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C'est avec plaisir que je découvre le personnage d'Imogène ! Vieille fille traditionnelle et pince-sans-rire, c'est un personnage drôle autant dans ses attitudes que dans ses réparties. Exbrayat a certes forcé le trait quant à sa psychologie parfois caricaturale, mais le tout dans une optique satirique et comique très réussie. La naïveté de la pauvre Imogène, notamment dans ses relations avec les hommes, prête à sourire plus d'une fois malgré des répétitions de situation parfois lourdes.
L'intrigue en elle-même est assez simple et prévisible (l'entourage de la vieille écossaise étant réduit, les soupçons se portent très rapidement sur certains personnages ambivalents), avec quelques lenteurs, mais le caractère d'Imogène et ses mésaventures  font que le roman se lit néanmoins très vite.
Le retournement de situation final permet de gommer les défauts d'une intrigue parfois simple et de donner une saveur nouvelle au roman, une fois la dernière page tournée.
Bref, je ne vais pas m'arrêter là dans ma lancée et poursuivrai mes lectures d'Exbrayat avec Imogène très prochainement !

Il va sans dire que la prochaine sortie sur les écrans français du film Imogène Mc Carthery, adaptation de ce roman, m'a permis de dépoussiérer mes vieux Exbrayat et de me pencher d'un peu plus près sur cette héroïne assez déroutante. Le fait que Catherine Frot endosse le rôle de l'écossaise traditionnelle qui a fait rire une génération de lecteurs m'a évidemment empêchée d'imaginer ma propre Imogène, mais a apporté une touche de comique non négligeable à ma lecture !

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28 avril 2010

La dernière enquête du chevalier Dupin, Fabrice Bourland

9782264049162FSA l'occasion du Festival Quais du Polar de Lyon, j'ai eu le plaisir d'assister à une conférence hommage à Sherlock Holmes en présence de plusieurs auteurs, dont Fabrice Bourland, qui s'est intéressé, dans un de ses romans, à l'œuvre de Doyle.
C'est à cette occasion que j'ai pu discuter avec lui et découvrir ce roman, pastiche d'Edgar Poe, et mettant en scène son célèbre chevalier Dupin.

Paris, 1855. Le poète Gérard de Nerval est retrouvé pendu aux grilles d'une sordide rue. Certains attestent un suicide, arguant la santé mentale défaillante de l'auteur, tandis que d'autres crient au meurtre.
Le chevalier Dupin est dépêché sur place pour enquêter, aidé par un ami, le narrateur de cette histoire. Et ses découvertes vont très rapidement dépasser son entendement.

D'une lecture très rapide, ce roman est un régal. La plume de Fabrice Bourland est d'une fluidité rare et ses phrases s'enchaînent sans lourdeur.
L'intrigue en elle-même est à la fois mystérieuse et fascinante : qu'en est-il réellement de la mort du célèbre poète ? Et que viennent faire un corbeau observateur et une momie égyptienne
dans cette histoire
?
Le personnage du chevalier Dupin est égal à lui-même, à la fois suffisant, comme tout grand détective, et intrigant, pour le lecteur comme pour le narrateur. Ses observations, pertinentes et logiques, s'écoulent lentement au fil de la narration, permettant ainsi de rythmer le suspense du roman et d'orienter progressivement l'intrigue dans une direction originale.
Fabrice Bourland amène son lecteur à franchir les frontières entre fiction et réalité en faisant réfléchir son Dupin à la mort mystérieuse de Poe, le créateur originel de ce personnage.
Une excellente découverte que ce roman et ce auteur ! Moi qui n'étais pas très portée sur les pastiches, les jugeant souvent de qualité inférieure à l'œuvre dont ils proviennent, j'ai passé un très bon moment de lecture.
Je vais poursuivre ma découverte de Fabrice Bourland avec Le fantôme de Baker Street, acheté également à son stand à Quais du polar !

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27 avril 2010

La solitude lumineuse, Pablo Neruda

576380_gf Je ne connaissais Pablo Neruda que pour sa poésie. Quelle surprise de découvrir ce texte en prose ! Extrait de ses mémoires - J'avoue que j'ai vécu - publiées de façon posthume, La solitude lumineuse relate les souvenirs de Neruda à l'époque où il était consul. Nommé à Colombo, à Ceylan, à Singapour puis à Batavia, il donne à voir dans ce court texte ses souvenirs.

Quelle plume ! La prose de Neruda est d'une musicalité rare (et encore, je ne parle que de la traduction française). Ses phrases, imagées et empreintes de poésie, emmènent le lecteur dans ses pérégrinations. La solitude ressentie loin de son pays natal, le Chili, les rencontres qu'il a faites à travers ces pays, les personnes qui l'ont marqué, les événements dont il se souvient... Neruda invite son lecteur dans son voyage. Bien qu'il soit court, ce texte est d'une richesse en évasion vraiment appréciable.
A ma lecture, je m'arrêtais quasiment à toutes les phrases pour m'imprégner de leur poésie et rêver un peu... Une lecture que je conseille à tous !
Je me retiens de vous citer l'intégralité de ce texte tant il m'a conquise mais vous offre néanmoins un petit florilège des phrases qui m'ont arrêtée plus que les autres :
"Un peu plus loin, dans une autre cage, allait et venait une panthère noire, encore pleine de l'odeur de sa forêt natale. C'était un étrange fragment de nuit étoilée, une bande magnétique qui s'agitait sans arrêt, un volcan noir et élastique qui voulait raser le monde, une dynamo de force pure qui ondulait ; et deux yeux jaunes, pré
cis comme des poignards, et qui interrogeaient de tout feu car ils ne comprenaient ni la prison ni le genre humain." (p.15-16)

"Partout les statues de Bouddha, de Lord Bouddha... Les statues sévères, verticales, vermoulues, avec une dorure qui leur communique un éclat animal et un écaillement extérieur qui donne à croire que l'air les détériore." (p.23)

"Et il en émane une odeur non de pièce morte, non de sacristie et de toiles d'araignée, mais d'espace végét49862010_pal, de rafales qui retomb46247012_pent soudain en ouragan de plumes, de feuilles, de pollen de la forêt sans fin..."  (p.25)

J'inscris cette lecture dans le cadre de deux challenges : Bienvenue en Inde, initié par Hilde et moi, et le Challenge 2 euros de Cynthia.

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25 avril 2010

Le bon gros géant, Roald Dahl

bggjpg_b82e0b82e_0811c47287542Cela faisait longtemps que je  voulais lire ce roman de Roald Dahl. Du coup, je l'ai inscrit dans Mon Challenge Livraddict ! Et voilà : 5 livres lus sur les 10 annoncés (en fait  sur 12, car je me suis engagée à lire la trilogie de Pullman...) 5/10

Sophie est orpheline. Un soir, alors qu'elle n'arrive pas à dormir, elle voit apparaître dans la rue une silhouette immense munie d'une gigantesque trompette qui se penche de fenêtres en fenêtres... A la fois horrifiée et intriguée, la fillette ne perd rien de la scène. Malheureusement pour elle, le géant, car il s'agit bien d'un géant, a vu qu'elle l'observait et l'enlève pour l'emmener chez lui, au pays des géants.
Contre toute attente, ce géant s'avère être un compagnon gentil et bienveillant avec la fillette. Végétarien et collectionneur de rêves, il ne ressemble en rien à l'image de géant monstrueux véhiculé d'ordinaire. Mais ses voisins géants ont peu de points communs avec lui : cruels et sanguinaires, ils dévorent d'innocents humains à travers le monde. Le Bon Gros Géant et Sophie vont tout tenter pour mettre fin à ce carnage...

J'adore Roald Dahl et me laisse à chaque fois porter par son imagination hors du commun.  Sa plume a l'art de faire susciter l'imaginaire de ses lecteurs via une intrigue riche en rebondissements. L'univers de ce roman est à la fois onirique et merveilleux. On y retrouve les géants, personnages populaires de la littérature enfantine, mêlés à des éléments historiques et géographiques réels puisque l'intrigue se déroule en partie à Londres.
Les illustrations de Quentin Blake, grand complice de Roald Dahl, complètent le texte parfois loufoque. Le Bon Gros Géant, dyslexique, use de néologismes de son cru et d'expressions souvent désopilantes  (
"Je vais être comme un phoque en pâte" p.204 ; "Envers et carnation ! s'écria-t-il."  p.202 ; "J'entends les petites fourmis qui bavardouillent quand elles trottent sur le sol." p.50...)
Un régal de lecture, longtemps différé par manque de temps, mais dont je suis absolument ravie...

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23 avril 2010

Des ambitieux, Isabelle Siac

9782709635011_1_75J'ai été très surprise de découvrir le premier roman d'Isabelle Siac, auteure mais aussi psychothérapeute et psychologue, intitulé Des Ambitieux.

Jean est le patron d'une multinationale très importante. Sa vie est rythmée par le microcosme qu'il gère d'une main de maître. Le jour où il rencontre Angélique, une jeune ado boulimique et mal dans sa peau, son ennui disparaît, intrigué qu'il est par cette rencontre riche en émotions. Les événements s'enchaînent alors et vont rompre la monotonie de sa vie...

Très intriguée par ce roman, j'ai eu énormément de mal à rentrer dedans. Le monde de l'entreprise, très présent et décrit avec brio par l'auteur, est un univers qui m'est étranger et dont les codes, tant psychologiques que sociaux, ne m'intéressent pas. De longues descriptions de réunions avec analyses des rôles et places de chacun au sein de la multinationale s'égrainent au fil des pages, ce qui m'a souvent paru long et ennuyeux. L'emploi d'une terminologie propre au monde de l'entreprise m'a également perdue en chemin voire agacée, obligée que j'étais de lire fréquemment les notes de bas de page traduisant les nombreux anglicismes utilisés.
L'intrigue en elle-même est intéressante mais vite gangrénée par les longs passages sur les codes de l'entreprise. L'auteur a de solides connaissances dans ce domaine mais je ne me suis pas laissée emporter dans cet univers.
Enfin, les personnages ne sont nullement attachants, bien que je ne pense pas que ça ait été un but poursuivi par l'auteur.
Bref, un roman dont la lecture a été pesante pour moi et qui ne m'a pas transportée outre mesure.
Je remercie 47286519 et les Éditions
Capture pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

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22 avril 2010

L'étrange projet de monsieur G., Gustavo Roldan

9782848653402FSJ'ai reçu, à l'occasion du Swap Around Your World un petit album très intrigant de la part de Laurette.

Monsieur G. Vit dans un petit village au milieu du désert. Un matin, il décide de planter un bulbe de fleur. Les autres villageois n'en reviennent pas, mais monsieur G. persiste à arroser et entretenir son bulbe, arguant à ses concitoyens que la fleur qui en sortira amènera de la musique dans le désert. Le habitants du village sont sceptiques... Mais un jour, le bulbe éclot et donne naissance à un immense buisson...

Un joli petit album porteur d'un message d'espoir. Les illustrations, si elles sont parfois simples, s'organisent dans la double page de façon harmonieuse et complètent parfaitement le texte. Une lecture très agréable, à lire avec des petits ou tout seul ! Une belle découverte qui n'est pas sans me rappeler les illustrations de Serge Bloch... Merci Laurette pour cet album !

Je fais d'une pierre deux coups avec ce charmant petit album : je l'inscris bien entendu dans le Challenge Je lis aussi aussi des albums d'Herisson (7/11) mais aussi dans le Challeng'ÔSwap de Nadège / LadyScar.

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20 avril 2010

Le mystère de la maison Aranda, Jeronimo Tristante

couv71970536Je viens de terminer Le mystère de la maison Aranda, bien heureuse de découvrir ce roman policier dont j'avais entendu parler il y a quelques temps.

Madrid, 1877. Victor Ros vient d'être promu sous-inspecteur. Pour cet ancien voleur à la tire, cette promotion est le résultat d'un dur labeur. Mais au moment où il rentre dans sa nouvelle fonction, deux affaires attirent son attention : des prostituées se font assassiner d'un coup de poignard dans le ventre, tandis que dans le même temps une jeune femme agresse son mari en pleine nuit, après avoir lu un passage de La Divine Comédie...

Très enthousiaste à l'idée de commencer cette lecture, mon entrain s'est affaibli au fur et à mesure de celle-ci... Le rythme de l'intrigue est très lent (une centaine de pages pour que l'histoire se mette en place), les personnages sont peu consistants et une abondance de dialogues parfois stériles et redondants parsèment le texte. Bref, un enthousiasme de plus en plus mou de mon côté, mais j'ai néanmoins poursuivi ma lecture.
Sauf que... Sauf que l'évocation des meurtres des prostituées , qui survient très tôt dans le roman, m'a bien évidemment fait penser à Jack l'Éventreur, transposant le drame à Madrid. Cet aspect de l'intrigue m'a fortement déplu, me faisant suspecter l'auteur de manquer d'imagination...
Et l'allusion à l'œuvre de Dante m'a complètement refroidie. Toute l'intrigue repose sur la question de la prétendue malédiction de la maison où la jeune femme agresse son mari, et le lien avec le livre démoniaque qu'elle lisait : La Divine Comédie. Depuis quelques années, une malédiction semble frapper les habitants de la maison Aranda et pousser les épouses à poignarder leurs maris. Et à chaque fois, l'œuvre de Dante se trouve à leurs côtés, sur la scène du crime. J'ai vraiment eu beaucoup de mal à adhérer au raisonnement de l'auteur et n'ai jamais été entraînée dans le côté fantastique dont il a teinté son roman.
L'intrigue est simple, trop simple pour un lecteur averti de romans policiers, les révélations sont courues d'avance et les personnages ont une psychologie développée a minima. Le duo que forme Victor Ros avec son collègue ressemble à une pâle copie de Sherlock et Watson, appliquant avec soin la méthode développée par Doyle :  observation et déduction.
Bref, après un dénouement ô combien prévisible, j'ai refermé ce roman en me disant qu'outre le voyage dans le Madrid de la fin du XIXe, il ne m'avait pas beaucoup apporté... Dommage ! C'est vraiment rare que je ne n'accroche pas avec un "Grand détective" de 10/18...
Je remercie néanmoins  
47286893 et la collection 10/18 pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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19 avril 2010

La fabuleuse cuisine de la route des épices, Alain Serres et Vanessa Hié

Ma sœur vient de m'offrir ce magnifique et immense album des Éditions Rue du Monde... J'avais déjà Une cuisine grande 9782355040924comme le monde, que j'adore et dont je fais beaucoup de recettes, mais je ne connaissais pas ce titre !  Quelle belle surprise !

Alain Serres prend en charge les textes de cet album,  racontant sous forme de conte l'histoire d'une épice, une par double page, auquel s'ajoutent deux recettes dans lesquelles elle est utilisée (Tajine de gambas au fenouil,  Cocotte de pintade, orange et curcuma, Crumble de pêche, basilic et citronnelle...), complétée par des anecdotes  et des traditions populaires. On y apprend ainsi qu'en Inde, on raconte que la cardamome protégerait des morsures de serpents... Et qu'en Égypte, une croyance populaire accorde au cumin noir la faculté de rajeunir la peau... Tous ces textes sont magnifiquement illustrés par Vanessa Hié, dont les couleurs font voyager le lecteur à travers le monde.

Un magnifique album très coloré qui sent bon les épices, personnages à part entière des récits d'Alain Serres. Les recettes présentées sont très simples à mettre en œuvre mais vraiment étonnantes. Un délice de voyage au pays des épices pour qui aime rêver en même temps que cuisiner...

challenge2Merci soeurette pour ce beau cadeau qui me fait voyager au gré des pages...
J'inscris bien entendu cette lecture dans le cadre du challenge "Je lis aussi des albums" d'Herisson.   6/11

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18 avril 2010

Les vestiges de l'aube, David S. Khara

lueurs01Reçu cette semaine, j'ai dévoré d'une traite Les Vestiges de l'aube, premier  roman de David S. Khara. Et je n'ai pas été déçue !

Barry Donovan, flic New Yorkais, est empêtré dans une enquête pour meurtre. Depuis les attentats du 11 septembre, sa vie est brisée et le désespoir le submerge.
Sa rencontre avec Werner Von Lowinsky, sur internet, redonne un sens à sa vie. Son interlocuteur est une oreille bienveillante et sa présence virtuelle est apaisante.
Mais ce que Barry ignore, c'est que Werner  n'est pas un homme comme les autres... Werner est un vampire. Un vampire vivant reclus dans le sous-sol de son ancienne propriété. Et sa rencontre avec Barry lui insuffle un regain de vitalité et d'humanité très grisant. Les deux hommes s'entraident au gré de leurs discussions régulières, et entre eux naît une amitié peu commune...

Autant vous le dire tout de suite, je me suis régalée avec ce roman ! Et pourtant, les vampires  dans la littérature et moi... Surtout en ce moment avec cette déferlante de bit-lit plus ou moins réussie... Bref, disons que je suis une lectrice exigeante avec ce thème !
Et avec ce thriller, j'ai été satisfaite au-delà de ce que j'espérais ! Le personnage de Werner, le vampire, est doté d'une humanité rare, de sentiments d'empathie et de compassion étonnants. L'intrigue, centrée sur les deux personnages principaux, avance à bon rythme, tout en laissant une grande place à la psychologie de Barry et Werner.
Ces deux personnages en souffrance trouvent un réconfort inattendu dans leur correspondance virtuelle quasi quotidienne. La lecture est fluide, les chapitres alternant la focalisation sur l'un ou l'autre (symbolisée par une police en italique ou non).
On est loin du mythe du vampire gothique, écumant les cimetières et saignant avec délectation de pauvres humains, victimes faciles et inoffensives. Werner est un vampire très humain, dont la vie a pris fin lors de la guerre de Sécession, et qui cherche, désormais, à reconquérir ses sentiments et un semblant de vie. Sa rencontre avec le personnage de Barry, brisé par la tragédie des Tours jumelles, va être le déclic dans son éternité d'inaction et d'attente.
Un excellent thriller qui modernise le mythe du vampire sans céder à la facilité. Un vampire qui se nourrit tous les cinq ans, raffole d'électro-ménager et navigue sur le web, quelle bonne idée !
Dernière interrogation, et non des moindres : à quand la suite Monsieur Khara ?? Je l'attends avec impatience !
Je remercie 47286893 et les Éditions Rivière Blanche pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat. Et je remercie David S. Khara de m'avoir dédicacé son livre !

"Je me nomme Werner Von Lowinsky. Mon père était prussien et ma mère française. Mélange ô combien explosif si l'on se replace dans le contexte historique de mes jeunes années. Je suis né en 1812 à New York. Je suis un vampire. Voilà. Croyez-moi ou pas, craignez-moi ou pas, peu importe. Les choses sont ainsi." (p.11)

"Bien loin des caricatures décrivant des goules putrides, je corresponds plus à l'image d'un dandy qu'à celle d'un cadavre décomposé." (p.11)

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